★ À maîtriser
📌 L’action publique vise l’application de la loi pénale, tandis que l’action civile vise la réparation du dommage subi par un particulier.
📌 Lorsque l’action publique et l’action civile sont exercées devant des juridictions différentes, le juge civil doit surseoir à statuer jusqu’à ce que le juge pénal ait statué sur l’action publique, conformément à l’article 4 du Code d’instruction criminelle.
Compléments
La souveraineté est la qualité d’un pouvoir suprême qui s’impose à toutes les composantes de l’État et exclut l’intervention des autres États.
Les compétences régaliennes de l’État comprennent notamment:
Souveraineté de l’État → monopole de la violence légitime → droit pénal d’ordre public
★ À maîtriser
📌 Le droit pénal général regroupe les principes et règles communs relatifs à l’incrimination, à la responsabilité pénale et à l’application des peines, tandis que le droit pénal spécial détermine les infractions particulières et les peines applicables.
📌 Selon l’article 77 du Code pénal, les dispositions du livre général s’appliquent aux infractions du livre spécial et aux infractions prévues par les lois et règlements particuliers, sauf disposition contraire.
Compléments
📌 Le pouvoir exécutif ne peut intervenir dans l’élaboration de la loi pénale que sur la base d’une délégation précise fixant son but, les comportements punissables, les limites de la délégation et la peine maximale.
Droit pénal général : règles communes ; droit pénal spécial : infractions et peines déterminées
★ À maîtriser
Une loi pénale ne peut pas s’appliquer à des actions ou omissions qui n’étaient pas punissables au moment où elles ont été commises, et aucune peine plus forte que celle alors prévue ne peut être infligée.
Lorsque la loi pénale est modifiée après l’infraction, les dispositions les plus favorables à son auteur s’appliquent rétroactivement.
La loi pénale est d’interprétation stricte et ne peut pas être appliquée par analogie en défaveur de la personne poursuivie, conformément à l’article 4 du Code pénal.
Une interprétation évolutive est possible si l’hypothèse était absolument imprévisible pour le législateur, si sa volonté de l’incriminer est certaine et si elle peut être comprise dans la définition légale de l’infraction.
Compléments
Sauf disposition contraire du législateur, la loi pénale entre en vigueur dix jours après sa publication au Moniteur belge.
La jurisprudence a admis qu’un logiciel puisse faire l’objet d’une soustraction frauduleuse ou d’un recel en interprétant la notion de soustraction selon la nature de la chose et l’évolution des techniques.
Comportement → loi applicable → peine encourue → interprétation stricte
★ À maîtriser
La loi pénale peut être interprétée par analogie uniquement lorsque cette interprétation est en faveur de la personne poursuivie.
L’interprétation évolutive exige que l’hypothèse soit absolument imprévisible pour le législateur, que sa volonté de l’incriminer soit certaine et que la loi la vise de manière certaine mais implicite.
Le principe in dubio pro reo impose, en cas d’incertitude concernant les faits, de retenir l’interprétation favorable à l’accusé.
Compléments
Analogie favorable à l’accusé, évolution sous conditions
★ À maîtriser
📌 La pensée des Lumières oppose l’état de nature, associé à l’homme, à l’état de société, associé au citoyen, selon l’idée du contrat social.
Compléments
La responsabilité civile est conçue comme individuelle et consiste, pour une personne qui a commis une faute, à réparer le dommage causé à autrui.
Les articles cités du Code pénal concernent: la loi, l’interprétation dans le temps, l’interprétation stricte, les éléments constitutifs et aggravants de l’infraction, le dol, les causes de justification, le caractère individuel de l’infraction, les personnes morales, les causes d’exemption de culpabilité
Individu rationnel et autonome → contrat social et pouvoir législatif
📌 Selon l’article 5 du Code pénal, l’infraction requiert la réunion d’un élément matériel et d’un élément moral, le comportement étant illicite lorsque ces deux éléments sont réunis, tandis que la loi peut prévoir des éléments aggravants.
📌 L’élément matériel est l’aspect extérieur de l’infraction et consiste en une action ou une omission, tandis que l’élément moral est l’état d’esprit requis par la loi.
Loi → matériel → moral → imputabilité → peine
★ À maîtriser
Une infraction réglementaire est établie par la preuve du comportement interdit, l’élément moral étant présumé, tandis qu’une infraction intentionnelle exige la preuve que l’auteur a agi sciemment et volontairement.
Dans le nouveau Code pénal, la faute lourde est le seul degré de faute involontaire sanctionné pénalement, tandis qu’une faute légère peut encore donner lieu à une demande de dommages et intérêts au civil.
L’élément aggravant est prévu par la loi, obligatoire pour le juge lorsqu’il est constaté, et s’ajoute à l’infraction de base pour entraîner une peine d’un ou plusieurs niveaux supérieurs.
Depuis le Code pénal de 2024, la distinction entre crime, délit et contravention est supprimée et il n’existe plus qu’un type d’infraction.
Une infraction instantanée est consommée immédiatement, une infraction continue se prolonge par la volonté persistante de l’agent et une infraction d’habitude exige la répétition du comportement.
Compléments
📌 La prescription commence le jour de la consommation pour une infraction instantanée, le jour où cesse l’état délictueux pour une infraction continue et le dernier jour de la série des faits pour une infraction d’habitude.
📌 Les délits de presse sont soumis à la cour d’assises, sauf ceux inspirés par le racisme ou la xénophobie, qui relèvent des juridictions correctionnelles.
Réglementaire : comportement suffit ; intentionnelle : connaissance et volonté requises
★ À maîtriser
📌 L’acte inachevé est interrompu avant la consommation, tandis que l’acte manqué est consommé mais n’atteint pas le résultat escompté.
📌 La tentative est punissable pour les infractions intentionnelles et elle est punie d’une peine du niveau immédiatement inférieur à celui prévu pour l’infraction consommée.
📌 Le désistement volontaire est l’abandon spontané du projet criminel avant la consommation, et il constitue une cause personnelle d’exemption de peine.
Compléments
📌 La proposition, l’offre ferme ou la provocation à commettre une infraction de niveau 5 à 8 est punie de deux niveaux inférieurs lorsque l’absence de commencement d’exécution résulte de circonstances indépendantes de la volonté des intéressés.
Résolution → commencement d’exécution → absence de désistement volontaire
★ À maîtriser
📌 L’ordre ou l’autorisation de la loi justifie un comportement lorsque la loi l’impose ou l’autorise, notamment pour certaines obligations médicales, l’arrestation légale ou l’euthanasie selon la loi du 28 mai 2002.
📌 L’ordre de l’autorité exige un comportement conforme à l’ordre, une autorité légitime et un ordre légal.
Compléments
📌 Lorsqu’un prévenu soulève une cause de justification vraisemblable, le parquet doit démontrer qu’elle n’existe pas ou qu’elle n’est pas vraisemblable pour l’écarter.
Justification : l’infraction disparaît ; exemption : l’infraction subsiste
★ À maîtriser
📌 L’état de nécessité justifie l’infraction lorsqu’un péril grave, imminent et certain menace un droit ou un intérêt de valeur supérieure, qu’aucune autre solution n’existe et que l’agent n’a pas créé délibérément la situation.
📌 La légitime défense suppose une agression illégitime, grave et actuelle contre une personne, une absence d’alternative et une réaction nécessaire et proportionnée destinée à repousser l’agression.
📌 La défense doit être limitée à ce qui est nécessaire et proportionné à l’agression, en fonction de l’acte de défense lui-même et non des lésions finalement causées.
Compléments
📌 La résistance légitime aux abus d’autorité exige une illégalité flagrante, une réaction immédiate nécessaire pour éviter un mal irréparable, ainsi qu’une résistance proportionnée et strictement nécessaire.
Nécessité : choisir entre deux valeurs ; légitime défense : repousser une agression
★ À maîtriser
📌 L’imputabilité est la méthode d’attribution de l’infraction, la responsabilité pénale est le constat que l’agent doit en répondre, et la culpabilité est la déclaration juridictionnelle de cette responsabilité au terme du procès.
📌 Nul n’est pénalement responsable que de son propre comportement, de sorte que la responsabilité pénale est individuelle et ne se transmet pas aux héritiers.
Compléments
📌 La responsabilité pénale d’une personne morale n’exclut pas celle des personnes physiques qui ont commis les mêmes faits ou y ont participé.
Fait → imputabilité → responsabilité → culpabilité
★ À maîtriser
📌 Toute personne morale est pénalement responsable des infractions intrinsèquement liées à la réalisation de son objet ou à la défense de ses intérêts, ainsi que des infractions commises pour son compte selon les faits concrets.
📌 Une personne morale ne peut pas être condamnée lorsque l’infraction n’est pas intrinsèquement liée à son objet réel ou à la défense de ses intérêts et n’a pas été commise pour son compte.
Compléments
📌 L’identification physique des personnes à l’origine de l’infraction n’est pas nécessaire si la décision émane de personnes disposant du pouvoir de la prendre, dirigeantes en droit ou en fait.
📌 La responsabilité pénale d’une personne morale n’est pas objective : l’utilisation de son cadre juridique ou matériel par une personne physique ne suffit pas à engager sa responsabilité.
Personne morale ≠ personne physique : elle agit toujours par l’intermédiaire d’une personne physique
📌 Selon l’article 19 du Nouveau Code pénal, sont participants ceux qui, sciemment et volontairement, contribuent de façon significative à une infraction par un acte de participation prévu par la loi, et ils peuvent être punis comme auteurs. - Code de 2024, art. 19
📌 Le Nouveau Code pénal de 2024 supprime la distinction entre auteur et complice en intégrant le participant dans la notion d’auteur. - Code de 2024, art. 19
La participation criminelle suppose:
La volonté de s’associer à l’infraction exige que le participant sache qu’il contribue à une infraction déterminée et agisse volontairement, sans devoir connaître toutes les circonstances, les victimes, le mobile ou le montant du butin.
La simple connaissance d’un projet criminel, l’approbation du projet ou l’abstention de réaction ne constituent pas un acte de participation lorsqu’aucune contribution légalement prévue n’est apportée.
Les éléments ou facteurs aggravants objectifs peuvent être imputés à l’auteur ou au participant qui en avait connaissance, devait en avoir connaissance ou savait qu’ils constituaient une suite normale ou prévisible des événements et persistait à s’associer à l’infraction.
Infraction préalable → volonté de s’associer → contribution significative → acte légal de participation
📌 La force irrésistible suppose une force physique ou morale extérieure et indépendante de la volonté de l’agent, imprévisible, qui annihile complètement sa volonté et ne lui laisse aucune alternative. - Code de 2024, art. 22
📌 L’erreur invincible de droit ou de fait exonère l’agent lorsque toute personne raisonnable et prudente placée dans les mêmes circonstances aurait commis la même erreur portant sur un élément constitutif de l’infraction. - Code de 2024, art. 23
Erreur : absence de connaissance ; force irrésistible : absence de volonté
★ À maîtriser
Le trouble mental constitue une cause de non-imputabilité lorsque, au moment des faits, il a aboli la capacité de discernement ou le contrôle des actes de l’agent. - Code de 2024, art. 25
L’internement est une mesure de sûreté, et non une peine, qui peut être ordonnée si la personne a commis un crime ou un délit menaçant l’intégrité physique de tiers, présente au moment de la décision un trouble mental grave et représente un danger de récidive lié à ce trouble. - loi du 5 mai 2014, art. 9
Sauf exception légale, une personne âgée de moins de dix-huit ans au moment des faits n’est pas pénalement responsable. - Code de 2024, art. 26
L’irresponsabilité pénale des mineurs n’empêche pas une réaction de la société sous la forme de mesures d’éducation, de réparation, de restauration ou de traitement, plutôt que d’une peine ayant pour finalité de punir.
Compléments
L’expertise examine notamment: l’état mental au moment des faits et de l’expertise, le lien causal entre le trouble et les faits, le risque de nouvelles infractions, les possibilités de traitement et de réinsertion
Dans certaines communautés, aucune réaction spécifique n’est possible à l’égard des mineurs de moins de douze ans, qui peuvent être orientés vers les autorités d’aide à la jeunesse.
Trouble mental : discernement aboli ; minorité : moins de 18 ans
Toutes les Communautés ont fixé la majorité pénale à 18 ans, de sorte que le tribunal de la jeunesse connaît des faits qualifiés infraction commis avant cet âge. - Convention des droits de l’enfant
Le mineur est présumé dépourvu de discernement pénal : il ne commet pas une infraction et ne peut pas être condamné à une peine, mais il peut avoir commis un fait qualifié infraction.
Les réactions à la délinquance des mineurs sont des mesures de sûreté poursuivant notamment des finalités éducative, réparatrice, restauratrice ou de sanction, et non une punition destinée à faire souffrir.
Pour les infractions de roulage commises par un mineur âgé d’au moins 16 ans, le dessaisissement automatique entraîne la compétence des juridictions de droit commun et l’application du droit pénal commun, sauf si les infractions sont connexes à d’autres catégories d’infractions.
Le tribunal de la jeunesse peut se dessaisir lorsque le mineur avait au moins 16 ans au moment des faits et que les mesures de protection sont inadéquates au regard de sa personnalité, après une étude sociale et un examen médico-psychologique.
Mineur : fait qualifié infraction et mesure de sûreté ; majeur : infraction et peine
📌 Le rétributivisme conçoit la peine comme un mal symboliquement équivalent au tort causé à la société, tandis que le réductionnisme oriente la peine vers l’avenir afin de réduire l’intensité et la fréquence de la criminalité. - Kant
📌 La prévention spéciale vise à dissuader l’auteur de récidiver, tandis que la prévention générale adresse un signal dissuasif et exemplaire aux infracteurs potentiels présents ou futurs.
Les fonctions mentionnées comprennent:
Les objectifs légaux de la peine sont (Code pénal): exprimer la désapprobation de la société, promouvoir la restauration de l’équilibre social et la réparation du dommage, favoriser la réhabilitation et la réinsertion sociale de l’auteur, protéger la société
📌 L’emprisonnement constitue l’ultime recours et ne peut être prononcé que si les objectifs de la peine ne peuvent pas être atteints par une autre peine ou mesure prévue par la loi. - Code pénal
Rétributivisme : mal passé → mal équivalent ; réductionnisme : peine présente → réduction future de la criminalité
La transaction éteint l’action publique moyennant le paiement d’une somme d’argent, tandis que la médiation et les mesures l’éteignent moyennant l’exécution de mesures et le respect de conditions.
La transaction et la médiation et les mesures ne sont pas des peines : ce sont des mesures alternatives au procès pénal et au jugement sur la culpabilité et la peine.
Une cause d’excuse entraîne obligatoirement une exemption ou une réduction de peine lorsqu’elle est prévue par la loi, tandis qu’une circonstance atténuante est facultative dans son admission mais impose ensuite une diminution du niveau de peine.
Un facteur aggravant impose au juge d’être plus sévère sans permettre de dépasser le niveau de peine applicable, tandis qu’un élément aggravant augmente légalement le niveau de peine d’un ou plusieurs niveaux.
La peine est personnelle : nul n’est pénalement responsable de son propre comportement et, en principe, seule la personne déclarée coupable peut subir la peine. - Code pénal
📌 La peine principale peut être prononcée de manière autonome, la peine accessoire s’ajoute en principe à une peine principale et la peine subsidiaire est exécutée en cas d’inexécution de la peine principale.
📌 Le suivi prolongé est exécuté après la peine d’emprisonnement ou le traitement sous privation de liberté lorsque le condamné n’a pas accompli avec succès le délai d’épreuve de sa libération conditionnelle.
Le suivi prolongé est obligatoire pour les peines de niveau 7 ou 8 et pour les peines de niveau 4 ou plus concernant les infractions graves listées par la loi, tandis qu’il est facultatif pour les peines de niveau 3 ou plus dans les autres cas prévus.
Lorsque le suivi prolongé est obligatoire, sa durée est d’au moins 5 ans et peut atteindre 10 ans pour une peine de niveau 4 ou 15 ans pour une peine de niveau 5 ou plus, tandis qu’aucune durée n’est fixée lorsqu’il est facultatif et que le niveau 3 est limité à 5 ans maximum.
La durée de la surveillance électronique est comprise entre 1 mois et 1 an.
Transaction ou médiation : pas de condamnation ni de peine ; peine : infraction et culpabilité établies par le juge
| Domaine | Contenu | Sources principales |
|---|---|---|
| Droit pénal général | Principes communs d’incrimination, de responsabilité et d’application des peines | Livre I du Code pénal et lois pénales complémentaires |
| Droit pénal spécial | Infractions particulières et peines applicables | Livre II du Code pénal et lois pénales particulières |
| Élément | Contenu | Effet |
|---|---|---|
| Élément matériel | Action ou omission observable | Décrit le comportement |
| Élément moral | État d’esprit requis par la loi | Établit la responsabilité subjective |
| Élément aggravant | Élément légal ajouté à l’infraction | Augmente le niveau de peine |
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Qu'est-ce que le droit pénal public protège principalement ?
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Quelles règles regroupe le droit pénal général ?
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Quelle est la qualité principale de la souveraineté dans l'État ?
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