📌 Le droit objectif et les droits subjectifs sont complémentaires : tout individu est à la fois titulaire de droits subjectifs et tenu par les obligations issues du droit objectif.
Droit objectif = règles imposées ; droits subjectifs = prérogatives individuelles
★ À maîtriser
Les règles juridiques se distinguent des règles religieuses, morales et de courtoisie parce que leur violation peut être sanctionnée par l’autorité publique, notamment par un juge, et donner lieu à une exécution forcée.
La morale vise le perfectionnement individuel et repose sur la conscience, tandis que le droit vise l’ordre social et est édicté par des autorités publiques.
En droit français, les juges doivent en principe appliquer la loi et trancher les litiges conformément aux règles de droit, mais ils peuvent exceptionnellement statuer en équité conformément à l’article 12, alinéa 4, du Code de procédure civile.
Les règles de droit sont générales, abstraites et impersonnelles : elles s’appliquent à un nombre indéterminé de personnes et à des situations générales, contrairement aux décisions de justice qui concernent des parties et un cas concret.
Les lois impératives d’ordre public ne peuvent pas être écartées par convention, tandis que les lois supplétives s’appliquent seulement en l’absence de volonté contraire des parties.
Les sanctions juridiques peuvent:
📌 Selon le droit naturel, les règles juridiques tirent leur autorité de leur conformité à des règles supérieures, universelles et immuables, tandis que selon le positivisme elles tirent leur caractère obligatoire de l’État et du respect de la hiérarchie des normes. — Kelsen
Compléments
📌 La règle de droit reconnaît à la fois des droits et des devoirs, tandis que la morale ne connaît que des devoirs.
📌 La justice est une valeur et une finalité du droit, mais son caractère subjectif et ses conceptions multiples ne suffisent pas à régir seuls l’ordre social.
Règle juridique → sanction étatique
★ À maîtriser
📌 Le droit privé régit les rapports entre particuliers, tandis que le droit public régit l’organisation de l’État et ses relations avec ses sujets.
📌 Le droit pénal est mixte : il relève du droit public par l’intervention de l’État dans la poursuite et la sanction des infractions, mais du droit privé par l’appartenance des juridictions pénales à l’ordre judiciaire et la constitution de partie civile.
Compléments
Le droit privé comprend notamment:
Le droit public interne comprend:
Droit privé = particuliers ; droit public = État
Selon l’article 55 de la Constitution, les traités régulièrement ratifiés ou approuvés et publiés ont une autorité supérieure aux lois sous réserve de réciprocité, sauf pour les traités relatifs aux droits de l’homme.
Le droit primaire de l’Union européenne résulte des traités fondateurs, tandis que le droit dérivé est adopté par les institutions européennes sur le fondement de ces traités.
Les règlements européens sont obligatoires et directement applicables dans les États membres sans transposition, tandis que les directives doivent en principe être transposées en droit interne.
Constitution → traités → droit de l’Union et CEDH
📌 D’un point de vue formel, la loi est un texte voté par le Parlement, tandis que d’un point de vue matériel elle est une règle générale, abstraite, obligatoire et coercitive.
📌 Une proposition de loi est déposée par un membre du Parlement, tandis qu’un projet de loi est déposé par le Premier ministre.
📌 Le règlement d’application précise les modalités d’exécution d’une loi et lui est subordonné, tandis que le règlement autonome intervient dans les matières relevant du pouvoir réglementaire selon l’article 37 de la Constitution.
Initiative → adoption → promulgation → publication
★ À maîtriser
En droit français, la prohibition des arrêts de règlement interdit au juge d’édicter une solution générale et réglementaire applicable à tous les litiges, conformément à l’article 5 du Code civil.
L’autorité de la chose jugée n’a lieu qu’à l’égard de ce qui a fait l’objet du jugement, de sorte qu’une décision judiciaire n’engage en principe que les parties au procès, conformément à l’article 1355 du Code civil.
Le juge français n’est pas lié par une décision antérieure et doit trancher le litige conformément aux règles de droit applicables, conformément à l’article 12 du Code de procédure civile.
L’article 4 du Code civil interdit au juge de refuser de juger en invoquant le silence, l’obscurité ou l’insuffisance de la loi, ce qui lui impose de compléter ou d’interpréter la règle nécessaire à la résolution du litige.
La jurisprudence peut interpréter les notions souples, combler les lacunes d’une loi incomplète et suppléer la loi lorsqu’un vide législatif empêche de résoudre un litige.
L’interprétation par analogie applique à un cas proche la solution prévue pour un autre cas, l’interprétation a contrario applique la solution inverse au cas opposé et l’interprétation a fortiori étend la solution au cas présentant encore plus de raisons de l’appliquer.
Compléments
L’arrêt Teffaine du 16 juin 1896 a reconnu à l’article 1384, alinéa 1, du Code civil un principe général de responsabilité du fait des choses applicable à toutes les choses.
L’arrêt Blieck du 29 mars 1991 a reconnu dans l’article 1384 du Code civil un principe général de responsabilité du fait d’autrui.
L’arrêt Perruche du 17 novembre 2000 a été censuré par la loi du 4 mars 2002, qui dispose que nul ne peut se prévaloir d’un préjudice du seul fait de sa naissance.
Pour interpréter un texte obscur, le juge peut combiner l’exégèse, qui s’attache à la lettre du texte, et la libre méthode scientifique, qui tient compte de l’évolution des mœurs, de l’histoire, des technologies ou de l’équité.
Juge soumis à la loi, mais créateur lorsque la loi est obscure ou absente
★ À maîtriser
📌 La coutume requiert un élément matériel, constitué par un usage constant et général, ainsi qu’un élément moral consistant dans la croyance collective au caractère obligatoire de cet usage.
📌 La coutume secundum legem intervient lorsque la loi renvoie expressément aux usages, la coutume praeter legem se développe en l’absence ou l’insuffisance de la loi, et la coutume contra legem contredit la loi malgré la supériorité de celle-ci.
Compléments
La coutume naît de la pratique, la doctrine naît des juristes
★ À maîtriser
Compléments
Majeure → mineure → conclusion
★ À maîtriser
📌 Le contrôle a priori de constitutionnalité intervient avant la promulgation de la loi, tandis que le contrôle a posteriori, notamment par la question prioritaire de constitutionnalité, intervient après son entrée en vigueur.
📌 Une QPC ne peut être transmise que si la disposition législative est applicable au litige, si le Conseil constitutionnel ne s’est pas déjà prononcé sur la question et si la question est sérieuse.
Compléments
Une pyramide où la Constitution domine les traités, les lois et les règlements
📌 Selon l’article 2 du Code civil, la loi ne dispose que pour l’avenir et n’a point d’effet rétroactif.
📌 Lorsqu’une loi nouvelle entre en vigueur, elle ne peut pas remettre en question les conditions de constitution ni les effets passés d’une situation juridique, mais elle s’applique immédiatement à ses effets futurs.
La loi nouvelle s’applique aux effets futurs, mais ne remet pas en cause les effets passés
★ À maîtriser
📌 En droit interne français, le droit de l’Union européenne et le droit international sont supérieurs aux lois internes mais inférieurs à la Constitution, tandis que le droit de l’Union prime les normes constitutionnelles dans la hiérarchie communautaire.
Compléments
Dans l’arrêt Sarran du 30 octobre 1998, le Conseil d’État a jugé que la suprématie reconnue aux traités par l’article 55 de la Constitution ne s’applique pas aux dispositions constitutionnelles dans l’ordre interne.
Dans l’arrêt Costa de 1964, la Cour de justice de l’Union européenne a posé la primauté du droit communautaire, auquel aucun texte interne ne peut être opposé. — CJUE
Constitution au sommet en droit interne, droit de l’Union au sommet de sa propre hiérarchie
★ À maîtriser
📌 La loi nouvelle ne remet pas en cause les conditions de formation ni les effets passés des situations juridiques antérieures ou en cours, mais elle s’applique immédiatement à leurs effets futurs.
Pour régler un conflit de lois dans le temps, il faut d’abord rechercher les dispositions transitoires de la loi nouvelle, puis appliquer l’article 2 du Code civil si la loi est silencieuse.
Les lois civiles expressément rétroactives peuvent s’appliquer à des situations juridiques nées avant leur entrée en vigueur, contrairement au principe général de l’article 2 du Code civil.
Les lois pénales plus douces, qui suppriment une infraction, adoucissent une peine ou réduisent le champ d’une infraction, s’appliquent rétroactivement aux faits antérieurs tant qu’ils n’ont pas donné lieu à une condamnation passée en force de chose jugée.
En matière contractuelle, la loi ancienne survit en principe pour régir les effets futurs des contrats en cours afin de respecter les prévisions des contractants, sauf dispositions transitoires ou règle nouvelle impérative d’ordre public.
Compléments
📌 Une loi de validation confère rétroactivement une validité à des actes ou situations qui seraient nuls selon la loi ancienne, mais elle doit être justifiée par un motif d’intérêt général.
Non-rétroactivité pour le passé, application immédiate pour l’avenir
📌 L’ordre judiciaire regroupe les juridictions civiles et répressives, tandis que l’ordre administratif regroupe les juridictions administratives.
📌 Le conflit négatif existe lorsque les juridictions judiciaire et administrative se déclarent successivement incompétentes, tandis que le conflit positif existe lorsque le juge judiciaire se reconnaît compétent mais que le préfet conteste cette compétence.
Judiciaire pour les intérêts privés, administratif pour l’administration
★ À maîtriser
Les juridictions de première instance et les cours d’appel sont des juges du fond, tandis que la Cour de cassation est le juge du droit.
Les contraventions relèvent du tribunal de police, les délits du tribunal correctionnel et les crimes de la cour d’assises.
La cour d’appel réexamine l’affaire en fait et en droit, peut confirmer ou infirmer le jugement et exerce un effet dévolutif, tandis que la Cour de cassation ne rejugera pas les faits.
Le Conseil d’État est la juridiction suprême de l’ordre administratif, mais il conseille également le Gouvernement sur les projets de lois et de décrets.
Compléments
📌 Depuis le 1er janvier 2020, le tribunal judiciaire est la juridiction civile de droit commun issue de la fusion du tribunal d’instance et du tribunal de grande instance lorsque ceux-ci étaient situés dans la même commune.
Premier degré → appel → cassation
★ À maîtriser
📌 La personnalité juridique commence à la naissance si l’enfant est vivant et viable et prend fin au décès, mais l’enfant conçu est réputé né chaque fois que son intérêt l’exige.
📌 L’incapacité d’exercice empêche une personne d’exercer seule un droit tout en lui laissant sa titularité, tandis que l’incapacité de jouissance empêche d’être titulaire du droit et exclut la représentation.
Compléments
Naissance → identification → capacité
★ À maîtriser
L’incapacité d’exercice empêche seulement une personne d’exercer elle-même un droit, tandis que l’incapacité de jouissance la prive de la titularité du droit et de toute représentation.
Le mineur incapable d’exercice doit être représenté par ses parents dans l’administration légale ou par un tuteur pour accomplir les actes juridiques.
Sous tutelle, le majeur doit être représenté de manière continue, tandis que sous curatelle, il conserve une capacité d’action mais doit être assisté pour les actes de disposition.
Compléments
📌 La jouissance légale des parents sur les biens du mineur se poursuit jusqu’à ses 16 ans et leur permet d’en percevoir les revenus en contrepartie de l’entretien et de l’éducation de l’enfant.
Exercice = exercer le droit ; jouissance = être titulaire du droit
Toute atteinte au corps humain n’est licite que si elle est justifiée par une nécessité médicale ou, exceptionnellement, par l’intérêt thérapeutique d’autrui, et si le consentement de la personne a été recueilli.
L’indisponibilité du corps humain interdit d’en faire un objet de commerce, notamment par des contrats de don d’organes ou de gestation pour autrui.
Toute personne dispose d’un droit exclusif sur son image et peut s’opposer à sa reproduction sans autorisation, sauf notamment lorsque les nécessités de l’information ou de l’ordre public le justifient.
Atteinte au corps → nécessité médicale et consentement
Les sociétés acquièrent la personnalité juridique après leur immatriculation au registre du commerce, tandis que les associations doivent être déclarées à la préfecture et les syndicats en mairie.
Les droits patrimoniaux ont une valeur pécuniaire et appartiennent au patrimoine, tandis que les droits extra-patrimoniaux ont une valeur morale et n’y appartiennent pas.
Les droits extra-patrimoniaux sont imprescriptibles, indisponibles et intransmissibles, sauf l’exception du nom devenu nom commercial, qui peut être cédé avec le fonds de commerce.
Le droit réel porte directement sur une chose, tandis que le droit personnel permet à un créancier d’exiger une prestation d’un débiteur.
Le droit réel est absolu et comporte un droit de suite, tandis que le droit personnel est relatif et ne peut être opposé qu’au débiteur.
Le gage porte sur un meuble, tandis que l’hypothèque porte sur un immeuble et garantit une créance en permettant au créancier de se payer sur le prix du bien en cas d’impayé.
Le contrat unilatéral ne crée d’obligation qu’à la charge d’une partie, tandis que le contrat synallagmatique crée des obligations réciproques à la charge de toutes les parties.
La validité d’un contrat exige le consentement des parties, leur capacité à contracter et un contenu licite et certain.
La nullité relative protège un intérêt particulier et ne peut être demandée que par la personne protégée ou son représentant, tandis que la nullité absolue protège l’ordre public et peut être invoquée par toute personne intéressée.
La charge de la preuve incombe en principe à celui qui réclame l’exécution d’une obligation ou invoque une prétention.
La présomption légale est imposée au juge par la loi et peut inverser la charge de la preuve, tandis que la présomption judiciaire est proposée au juge par les parties sans modifier cette charge.
Personne physique : droits du corps ; personne morale : patrimoine et objet social
| Dimension | Droit privé | Droit public |
|---|---|---|
| Objet | Rapports entre particuliers | Organisation et action de l’État |
| Juridictions | Juridictions judiciaires | Juridictions administratives |
| Branches principales | Droit civil, commercial, travail | Droit constitutionnel, administratif, finances publiques |
| Contrôle | Moment | Effet |
|---|---|---|
| Constitutionnalité a priori | Avant la promulgation | La disposition inconstitutionnelle ne peut pas entrer en vigueur |
| QPC | Après l’entrée en vigueur, pendant un procès | La disposition peut être abrogée |
| Conventionnalité | Après l’entrée en vigueur | La loi contraire est écartée dans le litige, sans être annulée |
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1. Concernant le droit objectif, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :
2. Parmi les propositions suivantes concernant les droits subjectifs, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?
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Qu'est-ce que le droit objectif ?
L'ensemble des règles de conduite qui gouvernent les rapports sociaux.
Qu'imposent les règles du droit objectif aux individus ?
Elles s'imposent au besoin par une sanction de l'autorité publique.
Que sont les droits subjectifs ?
Des prérogatives individuelles exercées sur un bien ou envers une autre personne.
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