QCM : Plan local d’urbanisme et carte communale (39 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un terrain est classé en zone constructible. Que peut-on en conclure au sujet du projet de son propriétaire ?

Le classement autorise tout projet respectant les règles nationales de construction.
Le classement ne donne pas un droit général de réaliser n’importe quelle construction.
Le classement dispense de vérifier les autres règles applicables au terrain.
Le classement garantit la délivrance d’un permis dès qu’un projet est déposé.

Le classement ne donne pas un droit général de réaliser n’importe quelle construction.

Explication

Le classement en zone constructible ne confère pas, à lui seul, un droit général de construire n’importe quel ouvrage. Il ne garantit donc pas la délivrance d’un permis, qui dépend aussi des règles applicables au projet.

2. Avant d’évaluer la faisabilité d’un projet de bâtiment, quels éléments faut-il notamment examiner ?

Le zonage et la valeur foncière, en laissant de côté les orientations et les contraintes propres au terrain.
Les règles nationales de construction et l’accès au terrain, sans examiner son classement ni les orientations.
Les orientations du PLU et la destination du projet, sans vérifier les règles applicables à la zone.
Le zonage, les règles et orientations applicables, ainsi que les contraintes du terrain comme la hauteur et la taille des bâtiments.

Le zonage, les règles et orientations applicables, ainsi que les contraintes du terrain comme la hauteur et la taille des bâtiments.

Explication

L’évaluation suppose d’identifier la zone, les règles et les orientations applicables, ainsi que les autres contraintes du terrain, notamment celles relatives à la hauteur et à la taille des bâtiments. Se limiter au zonage et à la valeur foncière ne permet pas d’apprécier l’ensemble de ces conditions.

3. Quel est le rôle du PLU et de quel texte législatif est-il issu ?

C’est un document de planification des transports locaux issu de la loi SRU du 13 décembre 2000.
C’est un document de protection du patrimoine bâti issu de la loi SRU du 13 décembre 2000.
C’est un document de stratégie régionale sur le logement issu de la loi SRU du 13 décembre 2000.
C’est un document de planification et de réglementation de l’utilisation des sols issu de la loi SRU du 13 décembre 2000.

C’est un document de planification et de réglementation de l’utilisation des sols issu de la loi SRU du 13 décembre 2000.

Explication

Le PLU planifie et réglemente l’utilisation des sols, et il est issu de la loi SRU du 13 décembre 2000. Les autres choix lui attribuent des fonctions sectorielles plus restreintes.

4. Quel territoire le PLU couvre-t-il en principe ?

Les seuls secteurs déjà urbanisés de la commune ou de l’EPCI compétent.
Les secteurs définis par le département, même s’ils dépassent la commune concernée.
L’intégralité du territoire de la commune ou de l’EPCI compétent.
Les seules zones destinées à accueillir de nouveaux logements dans la commune.

L’intégralité du territoire de la commune ou de l’EPCI compétent.

Explication

En principe, le PLU porte sur l’ensemble du territoire de la commune ou de l’EPCI compétent. Son périmètre n’est donc pas limité aux secteurs urbanisés ou aux zones destinées à l’habitat.

5. Quelles pièces l’article L151-2 distingue-t-il parmi les composantes du PLU ?

Le diagnostic, le programme local de l’habitat, les OAP, le règlement et les délibérations.
Le rapport de présentation, le zonage, le permis d’aménager, le règlement et les annexes.
Le PADD, le SCOT, les OAP, le règlement et les autorisations de construire.
Le rapport de présentation, le PADD, les OAP, le règlement et les annexes.

Le rapport de présentation, le PADD, les OAP, le règlement et les annexes.

Explication

Les cinq composantes citées sont le rapport de présentation, le projet d’aménagement et de développement durables, les orientations d’aménagement et de programmation, le règlement et les annexes. Le zonage ou les autorisations de construire ne remplacent pas cette liste de pièces.

6. Quel travail relève du rapport de présentation du PLU ?

Fixer les prescriptions opposables aux constructions et délivrer les autorisations d’urbanisme correspondantes.
Établir un diagnostic territorial, analyser notamment les espaces et les capacités de densification, puis justifier les choix du PLU.
Définir les orientations générales du projet territorial et imposer directement leur application aux permis.
Organiser les accès et les formes urbaines d’un secteur sans présenter de diagnostic territorial.

Établir un diagnostic territorial, analyser notamment les espaces et les capacités de densification, puis justifier les choix du PLU.

Explication

Le rapport de présentation expose un diagnostic territorial, analyse notamment les espaces agricoles, naturels et forestiers ainsi que les capacités de densification, puis justifie les choix du PLU. La fixation des prescriptions opposables relève du règlement, et non de cette fonction explicative.

7. Une commune souhaite refuser une construction en s’appuyant sur le rapport de présentation seul. Quelle distinction juridique est pertinente ?

Le rapport autorise les constructions conformes au diagnostic, tandis que le règlement justifie les choix généraux.
Le rapport explique les choix du PLU, tandis que le règlement porte les prescriptions opposables permettant de fonder un refus.
Le rapport fixe les prescriptions opposables, tandis que le règlement sert à exposer les choix du PLU.
Le rapport et le règlement sont tous deux directement opposables et peuvent chacun fonder le refus.

Le rapport explique les choix du PLU, tandis que le règlement porte les prescriptions opposables permettant de fonder un refus.

Explication

Le rapport de présentation explique les choix du PLU, mais ne constitue pas à lui seul une pièce directement opposable permettant de refuser une autorisation. La confusion consiste à lui attribuer le rôle prescriptif du règlement.

8. Un permis est conforme au règlement, mais son projet s’écarte du projet territorial défini par le PADD. Quelle distinction faut-il retenir ?

Le PADD et les OAP sont directement opposables au permis, tandis que le règlement doit s’en inspirer.
Le règlement est directement opposable au permis, mais le PADD et les OAP n’ont aucun lien avec lui.
Le PADD n’est pas directement opposable au permis, mais le règlement et les OAP doivent s’inscrire dans le projet qu’il définit.
Le PADD constitue une prescription directement opposable au permis, tandis que le règlement et les OAP sont indicatifs.

Le PADD n’est pas directement opposable au permis, mais le règlement et les OAP doivent s’inscrire dans le projet qu’il définit.

Explication

Le PADD n’est pas directement opposable aux permis, mais il oriente le règlement et les OAP, qui doivent s’inscrire dans son projet. Confondre le PADD avec une prescription directement opposable conduit à lui attribuer la force juridique du règlement.

9. Quelle fonction remplissent les orientations d’aménagement et de programmation dans le PLU ?

Elles précisent les conditions d’aménagement et de transformation du territoire en cohérence avec le PADD.
Elles définissent les prescriptions réglementaires détaillées applicables à chaque parcelle.
Elles remplacent le PADD en fixant les orientations générales du projet territorial.
Elles exposent le diagnostic territorial et justifient les choix retenus dans le PLU.

Elles précisent les conditions d’aménagement et de transformation du territoire en cohérence avec le PADD.

Explication

Les OAP précisent les conditions d’aménagement et de transformation du territoire, en cohérence avec le PADD. Elles ne remplacent ni les orientations générales du PADD ni le rôle du règlement dans la fixation des prescriptions.

10. Un projet d’aménagement s’écarte quelque peu d’une OAP tout en préservant ses objectifs. Quelle exigence s’applique ?

Le projet doit reprendre chaque indication de l’OAP à l’identique, sans marge d’adaptation.
Le projet peut s’écarter des objectifs de l’OAP dès lors qu’il respecte le règlement de zone.
Le projet doit être conforme au PADD, l’OAP n’ayant pas d’effet sur son aménagement.
Le projet doit être compatible avec l’OAP, ce qui autorise une adaptation qui ne compromet pas ses objectifs.

Le projet doit être compatible avec l’OAP, ce qui autorise une adaptation qui ne compromet pas ses objectifs.

Explication

La compatibilité avec une OAP laisse une marge d’adaptation, mais ne permet pas de compromettre ses objectifs. Exiger une reprise identique de chaque indication confond la compatibilité avec une conformité stricte.

11. Quel est le rôle du règlement du PLU dans l’utilisation des sols ?

Décrire les caractéristiques des sols sans encadrer leur utilisation
Recenser les projets de construction sans définir les règles applicables
Fixer des règles opposables au moyen de dispositions écrites et graphiques
Présenter des orientations générales dépourvues de portée opposable

Fixer des règles opposables au moyen de dispositions écrites et graphiques

Explication

Le règlement encadre l’utilisation des sols par des dispositions écrites et graphiques qui sont opposables. Un document descriptif peut informer sur les sols, mais il ne remplit pas à lui seul cette fonction réglementaire.

12. Comment le règlement du PLU organise-t-il l’application de ses règles sur le territoire ?

Il décrit les zones sans établir de règles propres à chacune d’elles
Il détermine les protections, puis confie le zonage aux permis de construire
Il délimite les zones, puis définit les règles applicables dans chacune
Il fixe d’abord les règles générales, puis laisse les zones aux documents d’annexes

Il délimite les zones, puis définit les règles applicables dans chacune

Explication

Le règlement commence par délimiter les zones du territoire avant d’y associer les règles applicables. Les permis de construire appliquent les règles, mais ne se substituent pas au règlement pour établir le zonage.

13. Un secteur est déjà urbanisé et ses équipements publics peuvent desservir de nouvelles constructions. À quelle catégorie de zone du PLU correspond-il ?

À une zone U, liée à l’urbanisation ou à une capacité suffisante des équipements
À une zone A, destinée à préserver le potentiel des terres agricoles
À une zone AU, destinée à une ouverture future selon les réseaux périphériques
À une zone N, destinée à protéger les espaces naturels et forestiers

À une zone U, liée à l’urbanisation ou à une capacité suffisante des équipements

Explication

Une zone U couvre les secteurs déjà urbanisés ou desservis par des équipements existants ou en cours de réalisation de capacité suffisante. Une zone AU concerne plutôt les secteurs destinés à être ouverts à l’urbanisation.

14. Un secteur doit être ouvert à l’urbanisation, sous réserve de la capacité des voies et réseaux périphériques et des conditions prévues par le PLU. Quelle catégorie lui correspond ?

Une zone N, protégeant notamment les espaces naturels et forestiers
Une zone A, protégeant le potentiel agronomique des terres
Une zone AU, destinée à une ouverture à l’urbanisation encadrée
Une zone U, correspondant à un secteur déjà urbanisé ou suffisamment équipé

Une zone AU, destinée à une ouverture à l’urbanisation encadrée

Explication

Les zones AU sont destinées à être ouvertes à l’urbanisation, notamment en fonction des voies et réseaux périphériques ainsi que des conditions fixées par les OAP ou le règlement. Une zone U renvoie plutôt à un secteur déjà urbanisé ou suffisamment desservi.

15. Que peuvent localiser les documents graphiques du PLU, et de quoi dépend leur portée juridique ?

Les règles écrites et les permis délivrés ; leur portée dépend de la date de chaque permis
Les zones, protections et réservations de terrain ; leur portée dépend de la pièce du PLU à laquelle ils se rattachent
Les équipements disponibles et les projets privés ; leur portée dépend de leur échelle cartographique
Les objectifs de concertation et les consultations ; leur portée dépend de leur présentation publique

Les zones, protections et réservations de terrain ; leur portée dépend de la pièce du PLU à laquelle ils se rattachent

Explication

Les documents graphiques localisent notamment les zones, les protections et les réservations de terrain, et leur portée juridique varie selon la pièce du PLU concernée. Leur seule forme cartographique ne suffit donc pas à déterminer leur valeur juridique.

16. Quelle différence de portée existe entre une limite de zone au règlement graphique, un schéma d’OAP et une carte de diagnostic ?

La limite est explicative, le schéma est directement opposable et la carte relève de la compatibilité
La limite et le schéma sont explicatifs, tandis que la carte fixe une règle opposable
La limite relève de la compatibilité, le schéma est explicatif et la carte est directement opposable
La limite participe à une règle opposable, le schéma relève de la compatibilité et la carte reste explicative

La limite participe à une règle opposable, le schéma relève de la compatibilité et la carte reste explicative

Explication

Une limite portée au règlement graphique participe à la règle opposable, alors qu’un schéma d’OAP relève d’un rapport de compatibilité et qu’une carte de diagnostic a une fonction explicative. Le fait qu’un document soit graphique ne rend donc pas toutes ces pièces équivalentes.

17. Que rassemblent les annexes du PLU ?

Les règles de zonage et les prescriptions écrites, notamment les règles applicables aux constructions
Les orientations d’aménagement et les objectifs de concertation, notamment les modalités de participation
Les informations et actes dont le Code de l’urbanisme impose la jonction, notamment les servitudes d’utilité publique
Les cartes de diagnostic et les choix politiques, notamment les prévisions de développement communal

Les informations et actes dont le Code de l’urbanisme impose la jonction, notamment les servitudes d’utilité publique

Explication

Les annexes rassemblent les informations et actes que le Code de l’urbanisme impose de joindre au PLU, notamment les servitudes d’utilité publique. Les règles de zonage relèvent du règlement plutôt que de cette fonction d’annexion.

18. Quelle distinction permet de différencier une servitude d’urbanisme d’une servitude d’utilité publique ?

La première est fixée par les annexes du PLU ; la seconde est fixée par le règlement graphique
La première est créée par le règlement local du PLU ; la seconde découle d’autres législations et actes
La première résulte d’une carte de diagnostic ; la seconde résulte d’un schéma d’OAP
La première découle d’autres législations et actes ; la seconde est créée par le règlement local du PLU

La première est créée par le règlement local du PLU ; la seconde découle d’autres législations et actes

Explication

Les servitudes d’urbanisme sont instituées par la réglementation locale du PLU, tandis que les servitudes d’utilité publique proviennent d’autres législations et actes, par exemple en matière de risques, de patrimoine ou de réseaux. Leur présence dans les annexes ne signifie pas que le PLU les a créées.

19. Quelle séquence décrit les grandes étapes de l’élaboration et de l’entrée en vigueur d’un PLU ?

Prescription et approbation, arrêt du projet, entrée en vigueur, puis participation du public
Préparation et participation du public, entrée en vigueur, arrêt du projet, puis approbation
Arrêt du projet et entrée en vigueur, prescription, approbation, puis participation du public
Prescription et préparation, arrêt du projet, participation du public, approbation, puis entrée en vigueur

Prescription et préparation, arrêt du projet, participation du public, approbation, puis entrée en vigueur

Explication

Le processus comprend la prescription et la préparation, l’arrêt du projet, la participation du public, l’approbation et l’entrée en vigueur. L’entrée en vigueur ne précède donc pas les étapes de participation et d’approbation.

20. Que fixe la prescription lors de l’élaboration d’un PLU ?

Les règles opposables applicables après l’entrée en vigueur
Le contenu définitif du projet destiné aux consultations
Les objectifs poursuivis et les modalités de concertation
Les modalités de publication et de transmission au préfet

Les objectifs poursuivis et les modalités de concertation

Explication

La prescription établit les objectifs de l’élaboration du PLU et les modalités de concertation. Elle ne stabilise pas le dossier destiné aux consultations, rôle associé à l’arrêt du projet.

21. Un projet de PLU vient d’être arrêté afin de stabiliser le dossier destiné aux consultations. Peut-il déjà être opposé comme PLU en vigueur ?

Non, le projet ne peut devenir opposable qu’après son adoption par chaque commune
Oui, la prescription rend le document opposable dès que les objectifs sont fixés
Non, l’arrêt stabilise le projet, mais l’opposabilité dépend de l’entrée en vigueur
Oui, l’arrêt rend le projet opposable avant les consultations et l’approbation

Non, l’arrêt stabilise le projet, mais l’opposabilité dépend de l’entrée en vigueur

Explication

L’arrêt stabilise le dossier destiné aux consultations, mais ne rend pas encore le PLU opposable. L’approbation adopte le document, tandis que l’entrée en vigueur constitue l’étape à laquelle il devient opposable.

22. Après l’approbation d’un PLU, quelles démarches participent à son entrée en vigueur ?

La prescription des objectifs et la définition de la concertation
L’arrêt du projet et l’organisation des consultations
La publication du PLU et sa transmission au préfet
La délimitation des zones et l’adoption des règles locales

La publication du PLU et sa transmission au préfet

Explication

Après l’approbation, l’entrée en vigueur suppose notamment la publication du PLU et sa transmission au préfet. L’approbation adopte le document, mais ne remplace pas ces démarches de mise en vigueur.

23. Pendant l’élaboration d’un PLU, quel droit sert en principe à examiner une demande d’autorisation, sous réserve des mécanismes de sauvegarde et de cristallisation ?

Le futur règlement du PLU en cours d’élaboration
Les règles que la commune prévoit d’adopter après l’approbation
Le droit en vigueur au moment de l’examen de la demande
Le règlement d’un PLU antérieur, même s’il a cessé de s’appliquer

Le droit en vigueur au moment de l’examen de la demande

Explication

Durant l’élaboration du PLU, la demande est examinée au regard du droit alors en vigueur, sous réserve des mécanismes prévus. Le futur règlement ne peut pas être appliqué par anticipation.

24. Quel est l’objet du sursis à statuer lorsqu’un projet risque de compromettre l’exécution du futur PLU ?

Refuser définitivement la demande afin d’écarter le projet du territoire
Accorder provisoirement l’autorisation en attendant l’entrée en vigueur du PLU
Suspendre temporairement l’instruction pour préserver la mise en œuvre du futur PLU
Reporter l’adoption du PLU jusqu’à la réalisation du projet envisagé

Suspendre temporairement l’instruction pour préserver la mise en œuvre du futur PLU

Explication

Le sursis à statuer suspend temporairement l’instruction afin de préserver le futur PLU lorsqu’un projet risque d’en compromettre l’exécution ou de la rendre plus onéreuse. Il ne constitue donc pas un refus définitif de l’autorisation.

25. À quel stade de la procédure d’élaboration du PLU un sursis à statuer fondé sur l’article L153-11 peut-il intervenir ?

Dès la décision d’engager l’élaboration du PLU, même avant la définition de ses orientations
Après l’enquête publique, même si le projet ne permet pas d’évaluer la contrariété invoquée
Après le débat sur les orientations générales du PADD, lorsque le projet de PLU permet d’apprécier concrètement la contrariété invoquée
Après l’approbation du PLU, tant que les orientations du PADD restent pertinentes

Après le débat sur les orientations générales du PADD, lorsque le projet de PLU permet d’apprécier concrètement la contrariété invoquée

Explication

Le sursis fondé sur l’article L153-11 suppose que le débat sur les orientations générales du PADD ait eu lieu et que le projet soit assez avancé pour apprécier concrètement la contrariété. Le seul lancement de la procédure ne suffit pas à établir ce stade.

26. Quelle exigence s’applique à une décision de sursis à statuer concernant sa justification et sa durée ?

Elle doit être motivée et sa durée est limitée à dix-huit mois
Elle doit être motivée et sa durée ne peut dépasser deux ans
Elle doit être motivée et sa durée est fixée sans plafond légal
Elle peut être dépourvue de motifs et sa durée ne peut dépasser deux ans

Elle doit être motivée et sa durée ne peut dépasser deux ans

Explication

La décision doit exposer ses motifs et le sursis ne peut excéder deux ans. La durée de dix-huit mois concerne la cristallisation de certaines règles par un certificat d’urbanisme, non le plafond du sursis.

27. Quel effet produit l’entrée en vigueur d’un PLU sur les demandes d’autorisation d’occupation des sols ?

Ses prescriptions s’appliquent aux seules demandes déposées après leur approbation
Ses prescriptions restent indicatives jusqu’à leur reprise dans chaque autorisation
Ses prescriptions deviennent opposables à ces demandes
Ses prescriptions ne concernent que les documents graphiques du PLU

Ses prescriptions deviennent opposables à ces demandes

Explication

Une fois le PLU entré en vigueur, ses prescriptions sont opposables aux demandes d’autorisation d’occupation des sols. Leur portée ne se limite pas aux seuls documents graphiques.

28. Quel rapport s’applique respectivement au règlement et aux documents graphiques du PLU, puis aux OAP ?

La conformité pour l’ensemble de ces éléments du PLU
La compatibilité pour le règlement et les documents graphiques, la conformité pour les OAP
La compatibilité pour l’ensemble de ces éléments du PLU
La conformité pour le règlement et les documents graphiques, la compatibilité pour les OAP

La conformité pour le règlement et les documents graphiques, la compatibilité pour les OAP

Explication

Le règlement et les documents graphiques appellent un rapport de conformité, tandis que les OAP appellent un rapport de compatibilité. Inverser ces rapports revient à appliquer aux OAP l’exigence propre au règlement.

29. Un terrain est classé en zone U, mais son accès est inadapté et les réseaux nécessaires sont insuffisants. Que peut-on conclure au sujet d’une demande de permis ?

Le classement en zone U ne garantit pas le permis, car les accès et les réseaux doivent aussi être vérifiés
Le classement en zone U dispense de vérifier les risques et les règles de volumétrie
Le classement en zone U permet d’écarter les exigences relatives aux réseaux du terrain
Le classement en zone U garantit le permis dès lors que la destination du projet est admise

Le classement en zone U ne garantit pas le permis, car les accès et les réseaux doivent aussi être vérifiés

Explication

La zone U ne garantit pas la délivrance d’un permis : les destinations admises, les accès, les réseaux, les risques et la volumétrie doivent aussi être examinés. Le classement urbain ne dispense donc pas du contrôle des accès et des réseaux.

30. Un règlement fixe une hauteur maximale de 9 m. Un projet prévoit une construction de 11 m qui s’intègre au quartier : est-elle conforme à cette prescription ?

Oui, si les documents graphiques classent le terrain en zone urbaine
Non, car l’intégration au quartier ne compense pas le dépassement de la hauteur maximale
Non, car toute construction dépassant une hauteur réglementaire doit être refusée sans examen d’adaptation
Oui, car une bonne intégration permet d’écarter la limite de hauteur prévue au règlement

Non, car l’intégration au quartier ne compense pas le dépassement de la hauteur maximale

Explication

Le projet dépasse la hauteur maximale réglementaire, et sa bonne intégration au quartier ne suffit pas à le rendre conforme. L’intégration ne constitue pas à elle seule une adaptation permettant d’écarter cette prescription.

31. Même si un projet respecte le PLU, dans quelle situation l’article R111-2 peut-il justifier un refus ou des prescriptions spéciales ?

Lorsque le projet réduit la valeur foncière de terrains voisins sans risque pour le public
Lorsque le projet s’écarte d’une orientation d’aménagement compatible avec ses caractéristiques
Lorsque ses caractéristiques peuvent porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publiques
Lorsque la commune souhaite modifier le classement de la parcelle concernée

Lorsque ses caractéristiques peuvent porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publiques

Explication

L’article R111-2 permet un refus ou des prescriptions spéciales lorsque les caractéristiques du projet peuvent porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publiques. Une baisse de valeur foncière des terrains voisins ne correspond pas, à elle seule, à ce motif.

32. Un projet respecte toutes les prescriptions du PLU. Quelle conclusion peut-on tirer quant aux autres règles applicables ?

Le respect du PLU ne garantit pas celui des autres normes, des servitudes d’utilité publique ou des droits des tiers
Le respect du PLU établit que les servitudes d’utilité publique et les droits des tiers sont respectés
Le respect du PLU permet de présumer que les normes extérieures ont été intégrées au règlement
Le respect du PLU écarte les autres normes directement applicables, mais pas les droits des tiers

Le respect du PLU ne garantit pas celui des autres normes, des servitudes d’utilité publique ou des droits des tiers

Explication

La conformité au PLU ne garantit pas le respect d’autres normes directement applicables, des servitudes d’utilité publique ni des droits des tiers. Ces exigences peuvent donc devoir être examinées séparément.

33. Un terrain change de classement et son propriétaire réclame une indemnité pour cette seule modification. Quel principe s’applique ?

Le changement de classement est indemnisé lorsque le PLU ne prévoit pas d’emplacement réservé
Le changement de classement ouvre une indemnité dès qu’il réduit la valeur du terrain
Le propriétaire a un droit acquis au maintien du classement et peut obtenir réparation de toute modification
Le changement de classement est en principe non indemnisé, sous réserve d’exceptions notamment liées aux droits acquis ou à certains dommages

Le changement de classement est en principe non indemnisé, sous réserve d’exceptions notamment liées aux droits acquis ou à certains dommages

Explication

Le propriétaire n’a pas de droit acquis au maintien du classement et les servitudes d’urbanisme sont en principe non indemnisées. Des exceptions existent notamment en présence de droits acquis ou d’un dommage direct, matériel et certain.

34. Une commune souhaite modifier les orientations du projet d’aménagement et de développement durables (PADD) de son PLU. Quelle procédure doit-elle engager ?

Une mise en compatibilité, car le PADD est une norme supérieure
Une modification du PLU, car toute évolution relève de cette procédure
Une correction matérielle, car les orientations doivent être rectifiées
Une révision du PLU, car les orientations du PADD sont concernées

Une révision du PLU, car les orientations du PADD sont concernées

Explication

Le changement des orientations du PADD relève de la révision du PLU. La modification concerne les évolutions qui ne nécessitent pas cette révision.

35. Après l’annulation d’un PLU, aucune règle d’urbanisme antérieure ne peut être remise en vigueur. Quel régime s’applique alors ?

Les règles nationales d’urbanisme
Les règles locales du PLU annulé
Les seules prescriptions du SCOT
Les orientations du PADD annulé

Les règles nationales d’urbanisme

Explication

En l’absence de document antérieur applicable après l’annulation du PLU, les règles nationales d’urbanisme s’appliquent. La remise en vigueur de l’ancien document n’est possible que s’il peut effectivement s’appliquer.

36. Quelle fonction principale remplit une carte communale en matière d’urbanisme ?

Autoriser les constructions dans tout le territoire communal sous conditions générales
Définir les orientations du PADD et les objectifs de développement communal
Fixer un règlement local détaillé pour toutes les constructions de la commune
Délimiter les secteurs où les constructions sont autorisées ou non, sous réserve des exceptions légales

Délimiter les secteurs où les constructions sont autorisées ou non, sous réserve des exceptions légales

Explication

La carte communale délimite les secteurs constructibles et ceux qui ne le sont pas, sous réserve des exceptions prévues par la loi. Elle ne comporte pas le règlement local général détaillé d’un PLU.

37. Quels éléments composent une carte communale, par opposition à un PLU ?

Des documents graphiques et un règlement local général, sans rapport de présentation
Un rapport de présentation et un PADD, sans documents graphiques ni annexes
Un rapport de présentation, des documents graphiques et des annexes, sans PADD ni règlement local général comparable
Un PADD, un règlement local général et des annexes, sans documents graphiques

Un rapport de présentation, des documents graphiques et des annexes, sans PADD ni règlement local général comparable

Explication

La carte communale comprend un rapport de présentation, des documents graphiques et des annexes, mais pas de PADD ni de règlement local général comparable à celui du PLU. L’attribution d’un règlement général à la carte communale la confond avec le régime du PLU.

38. Lorsqu’une commune élabore sa carte communale, quelle exigence doit-elle respecter dans la hiérarchie des normes ?

Être compatible avec le SCOT et respecter les objectifs généraux d’urbanisme
Respecter les objectifs du SCOT sans tenir compte des autres normes d’urbanisme
Être conforme au PLU communal et reprendre son règlement local
Être compatible avec le PADD communal et ses orientations détaillées

Être compatible avec le SCOT et respecter les objectifs généraux d’urbanisme

Explication

La carte communale doit respecter les objectifs généraux d’urbanisme et la hiérarchie des normes, notamment être compatible avec le SCOT. La conformité à un PLU communal n’est pas l’exigence indiquée pour son élaboration.

39. Une commune veut rendre constructible une zone qui ne l’est pas dans sa carte communale. Quelle procédure convient ?

Une mise en compatibilité, car elle permet de revoir la délimitation des secteurs
Une révision de la carte communale, car la modification ne peut changer ce choix d’aménagement
Une correction d’erreur matérielle, car le classement de la zone doit être rectifié
Une modification de la carte communale, car elle peut changer les zones constructibles

Une révision de la carte communale, car la modification ne peut changer ce choix d’aménagement

Explication

Le changement des zones constructibles nécessite une révision de la carte communale. La modification est limitée à la correction d’une erreur matérielle et ne permet pas de changer un choix d’aménagement.

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Le classement en zone constructible accorde-t-il au propriétaire un droit général de construire ?

Non, il ne lui confère pas ce droit.

Quels éléments faut-il examiner pour apprécier la faisabilité d’un projet ?

Le classement, les règles et orientations applicables, ainsi que les contraintes du terrain.

De quelle loi et de quelle date le PLU est-il issu ?

De la loi SRU du 13 décembre 2000.

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