QCM : Droit publique (9 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un historien étudie un manuscrit ancien : il vérifie d’abord sa cohérence, puis cherche où il a été produit. Concernant les méthodes historiques et sociologiques, quelles propositions sont exactes ?

Les historiens interprètent des témoignages et des objets afin de faire parler les traces du passé.
La critique externe vérifie la cohérence interne d’un texte plutôt que sa provenance.
La critique interne porte sur la cohérence du manuscrit et du témoignage qu’il transmet.
L’herméneutique étudie l’interprétation des traces, des textes et des témoignages.
L’herméneutique examine l’origine matérielle des traces sans chercher à les interpréter.

Les historiens interprètent des témoignages et des objets afin de faire parler les traces du passé. · La critique interne porte sur la cohérence du manuscrit et du témoignage qu’il transmet. · L’herméneutique étudie l’interprétation des traces, des textes et des témoignages.

Explication

L’herméneutique concerne l’interprétation des traces, des textes et des témoignages, et les historiens interprètent aussi les objets du passé. La critique interne examine la cohérence ; la critique externe porte sur la provenance et l’origine, non sur la cohérence du texte.

2. Une recherche combine des comptages statistiques et l’étude des locuteurs et des arguments d’un débat. À propos des méthodes historiques et sociologiques, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les méthodes quantitatives s’appuient notamment sur des données statistiques.
La sociologie apparaît à la fin du XIXe siècle et ses méthodes sont posées notamment par Durkheim et Weber.
Les méthodes qualitatives peuvent analyser les locuteurs, les sujets abordés et les arguments.
Max Weber est associé à l’élaboration des méthodes sociologiques en France, avec Durkheim en Allemagne.
Les méthodes qualitatives se limitent au décompte statistique des réponses recueillies.

Les méthodes quantitatives s’appuient notamment sur des données statistiques. · La sociologie apparaît à la fin du XIXe siècle et ses méthodes sont posées notamment par Durkheim et Weber. · Les méthodes qualitatives peuvent analyser les locuteurs, les sujets abordés et les arguments.

Explication

Les statistiques caractérisent notamment les méthodes quantitatives, tandis que l’analyse des locuteurs, des sujets et des arguments relève des méthodes qualitatives. La sociologie apparaît à la fin du XIXe siècle ; Durkheim est associé à la France et Weber à l’Allemagne, et non l’inverse.

3. Que désigne le terme « pouvoir » en science politique ?

Une règle juridique organisant les institutions publiques
Un rapport asymétrique de commandement et d’obéissance
Une coordination volontaire entre acteurs de même statut
Une compétition entre partis pour obtenir des suffrages

Un rapport asymétrique de commandement et d’obéissance

Explication

Le pouvoir se définit par une relation asymétrique dans laquelle une partie commande et l’autre obéit. La compétition entre partis relève plutôt de la vie partisane, désignée par le terme « politics ».

4. Quel penseur défend l’idée de gouvernements mixtes où le roi, la chambre et le peuple apportent des légitimités différentes ?

Hans Kelsen
Aristote
Montesquieu
Polybe

Montesquieu

Explication

Montesquieu défend les gouvernements mixtes, qui associent des légitimités différentes. Aristote, lui, classe les formes de gouvernement selon le nombre et l’identité des détenteurs du pouvoir.

5. Quel est l’objectif de la formule de Montesquieu selon laquelle « le pouvoir arrête le pouvoir » ?

Renforcer l’exécutif pour garantir l’application des décisions législatives
Séparer les fonctions afin d’empêcher toute collaboration entre les institutions
Confier au peuple l’arbitrage des conflits entre les pouvoirs publics
Limiter et modérer l’exercice du pouvoir en opposant des pouvoirs entre eux

Limiter et modérer l’exercice du pouvoir en opposant des pouvoirs entre eux

Explication

Cette formule exprime le rôle de la séparation des pouvoirs : limiter et modérer l’exercice du pouvoir par des contrepoids. L’absence de collaboration correspond plutôt à la séparation stricte, qui est une conception distincte de l’objectif général formulé par Montesquieu.

6. À partir de quelle période les professeurs de droit formulent-ils la distinction entre les régimes présidentiel et parlementaire ?

À la fin des années 1960
Autour de 1880-1890
Au début des années 1930
Au lendemain de la révolution de 1830

Autour de 1880-1890

Explication

La distinction entre régimes présidentiel et parlementaire est formulée par des professeurs de droit autour de 1880-1890. Les années 1930 renvoient plutôt à l’instabilité des gouvernements sous la IIIe République.

7. Quelle différence distingue le régime parlementaire du régime présidentiel quant aux relations entre les pouvoirs ?

Le régime parlementaire concentre l’exécutif autour du chef de l’État, tandis que le régime présidentiel confie l’exécutif à une assemblée élue.
Le régime parlementaire repose sur la spécialisation et l’indépendance, tandis que le régime présidentiel privilégie la collaboration et le renversement réciproque.
Le régime parlementaire sépare les pouvoirs sans mécanisme de responsabilité, tandis que le régime présidentiel permet au Parlement de renverser le président.
Le régime parlementaire repose sur la collaboration et le renversement réciproque, tandis que le régime présidentiel privilégie la spécialisation et l’indépendance.

Le régime parlementaire repose sur la collaboration et le renversement réciproque, tandis que le régime présidentiel privilégie la spécialisation et l’indépendance.

Explication

Le parlementarisme organise une collaboration entre les pouvoirs et rend possible leur renversement réciproque, alors que le présidentialisme s’appuie sur leur spécialisation et leur indépendance. L’idée d’un Parlement pouvant renverser le président confond la responsabilité ministérielle propre au parlementarisme avec le fonctionnement présidentiel décrit.

8. Quel penseur a soutenu que l’obéissance au tyran repose notamment sur une crainte intériorisée, dans le Discours de la servitude volontaire ?

Jean Bodin
Étienne de La Boétie
Thomas Hobbes
Raymond Carré de Malberg

Étienne de La Boétie

Explication

Étienne de La Boétie analyse la servitude volontaire et le rôle de la crainte intériorisée dans l’obéissance au tyran. Thomas Hobbes défend plutôt la monarchie absolue comme moyen de limiter les conflits.

9. Quel effet la priorité donnée à l’individu dans les conceptions modernes a-t-elle sur l’explication de l’existence de la société politique ?

Elle conduit à la concevoir comme le résultat d’une convention entre les seuls dirigeants.
Elle conduit à la concevoir comme issue de la volonté des individus de vivre ensemble.
Elle conduit à la concevoir comme l’effet d’une autorité religieuse qui rassemble les individus.
Elle conduit à la concevoir comme une réalité collective antérieure aux individus.

Elle conduit à la concevoir comme issue de la volonté des individus de vivre ensemble.

Explication

Lorsque l’individu occupe une place centrale, la société politique peut être pensée comme créée par la volonté d’individus qui souhaitent vivre ensemble. À l’inverse, l’idée d’une réalité collective antérieure aux individus caractérise la priorité holiste accordée au collectif.

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Qu’est-ce que le pouvoir ?

Un rapport asymétrique de commandement et d’obéissance.

Où s’exerce le pouvoir domestique ?

Dans la famille et la sphère privée.

Qu’est-ce que l’herméneutique ?

La science de l’interprétation des traces, des textes et des témoignages.

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