QCM : Théorie générale de l’État (41 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique juridique distingue l’État d’une commune, d’un département ou d’une région ?

Il est une personne morale de droit public dotée de la souveraineté.
Il exerce une compétence locale sans détenir la souveraineté.
Il organise le pouvoir politique sans être une personne morale.
Il est une collectivité territoriale dépourvue de souveraineté.

Il est une personne morale de droit public dotée de la souveraineté.

Explication

L’État est une collectivité politiquement organisée et une personne morale de droit public souveraine. La compétence locale ne confère pas la souveraineté, la collectivité territoriale n’est pas synonyme d’État, et l’État possède bien une personnalité juridique.

2. À qui attribue-t-on une contribution à l’emploi du mot « état » pour désigner une collectivité politique organisée et une personne morale ?

À Nicolas Machiavel, dans Le Prince.
À un juriste contemporain de la théorie de l’État.
À Ernest Renan, dans ses travaux sur la nation.
À un penseur allemand du XIXe siècle.

À Nicolas Machiavel, dans Le Prince.

Explication

Nicolas Machiavel, dans Le Prince, a contribué à cet emploi du mot « état ». Ernest Renan est associé à la conception subjective de la nation, tandis que la référence au penseur allemand concerne la conception objective.

3. Quel élément caractérise la nation comme groupe humain ?

Un ensemble défini par une langue et une géographie communes.
Une organisation politique dotée de la souveraineté.
Un principe juridique qui établit la nationalité.
Un sentiment d’appartenance partagé et une conscience nationale.

Un sentiment d’appartenance partagé et une conscience nationale.

Explication

La nation est un groupe d’individus qui se sentent unis par un sentiment d’appartenance et une conscience nationale. La langue et la géographie relèvent de critères objectifs, l’organisation souveraine caractérise l’État, et le principe de nationalité est la concrétisation juridique du sentiment d’appartenance.

4. Un penseur définit une nation par la langue, la géographie et des valeurs communes, sans faire de la volonté collective le critère décisif. Quelle conception adopte-t-il ?

Le principe juridique de nationalité.
La conception objective de la nation.
La conception subjective de la nation.
La conception souveraine de l’État.

La conception objective de la nation.

Explication

La conception objective fonde la nation sur des éléments communs tels que la géographie, la langue ou les valeurs. La conception subjective privilégie la volonté collective, tandis que la nationalité est un principe juridique et la souveraineté caractérise l’État.

5. Des individus ne partagent pas une langue ni une religion communes, mais veulent vivre collectivement comme une nation. Quelle conception correspond à cette situation ?

La conception subjective développée par Renan.
Le principe de nationalité comme définition de la nation.
La conception de la nation comme personne morale souveraine.
La conception objective issue de la pensée allemande du XIXe siècle.

La conception subjective développée par Renan.

Explication

La conception subjective, développée par Renan, fait primer le vouloir-vivre collectif : les éléments objectifs ne suffisent pas à eux seuls à constituer une nation. La conception objective privilégie les critères communs, tandis que la nationalité est une concrétisation juridique et la souveraineté relève de l’État.

6. Après une décolonisation, un territoire aux frontières héritées d’un ancien empire devient un État, alors qu’aucun sentiment national commun ne s’y est encore consolidé. Quelle relation entre l’État et la nation cette situation illustre-t-elle ?

La nation précède nécessairement l’État
L’État rassemble plusieurs nations
La nation est répartie entre plusieurs États
L’État peut précéder la nation

L’État peut précéder la nation

Explication

Un État issu de découpages de la décolonisation peut exister avant qu’une nation commune ne se forme. Faire précéder la nation à l’État inverse cette relation, tandis que la réunion de plusieurs nations et la division d’une nation entre États décrivent d’autres situations.

7. Une même nation kurde se retrouve dans plusieurs États, notamment en Syrie et en Turquie. Quelle configuration cela décrit-il ?

Une nation constituée par une population d’un seul État
Une nation répartie entre plusieurs États
Un État rassemblant plusieurs nations
Un État précédant la formation d’une nation

Une nation répartie entre plusieurs États

Explication

La nation kurde est répartie entre plusieurs États, ce qui ne signifie pas qu’un même État rassemble plusieurs nations. L’antériorité de l’État et l’association d’une nation à un seul État correspondent à d’autres configurations.

8. Pour déterminer si une collectivité dispose de l’assise spatiale nécessaire à son existence comme État, quel élément faut-il identifier ?

Une organisation politique réelle et effective
Un espace délimité par des frontières
Un espace maritime sans limites définies
Une population partageant des caractéristiques communes

Un espace délimité par des frontières

Explication

Le territoire est le support spatial indispensable à l’existence de l’État et il est délimité par des frontières. La population et l’organisation politique sont d’autres composantes de l’État, tandis qu’un espace sans limites ne correspond pas à cette définition.

9. Quel ensemble réunit les trois types de frontières étatiques distingués par leur milieu ?

Terrestres, fluviales et économiques
Terrestres, maritimes et aériennes
Terrestres, économiques et aériennes
Insulaires, maritimes et aériennes

Terrestres, maritimes et aériennes

Explication

Les frontières étatiques peuvent être terrestres, maritimes ou aériennes. Les frontières fluviales et insulaires ne remplacent pas ces trois catégories, et une zone économique n’est pas un type de frontière.

10. Un navire se trouve à 10 milles marins des lignes de base d’un État, dans la zone maritime considérée ici. Quelle limite s’applique à la mer territoriale ?

12 milles marins au-delà de la mer territoriale
200 milles marins depuis les lignes de base
24 milles marins depuis les lignes de base
12 milles marins depuis les lignes de base

12 milles marins depuis les lignes de base

Explication

La mer territoriale s’étend à 12 milles marins depuis les lignes de base. La limite de 24 milles correspond à la zone contiguë, celle de 200 milles à la zone économique exclusive, et le calcul au-delà de la mer territoriale emploie un autre point de départ.

11. Un État veut réglementer l’exploration et l’exploitation des ressources naturelles dans une zone maritime située au-delà de sa mer territoriale. Jusqu’à quelle distance depuis les lignes de base s’étend sa zone économique exclusive ?

Au-delà de 200 milles marins
Jusqu’à 24 milles marins
Jusqu’à 12 milles marins
Jusqu’à 200 milles marins

Jusqu’à 200 milles marins

Explication

La zone économique exclusive s’étend jusqu’à 200 milles marins depuis les lignes de base et confère à l’État des droits souverains sur l’exploration et l’exploitation des ressources naturelles. Les limites de 24 et 12 milles correspondent respectivement à la zone contiguë et à la mer territoriale; au-delà de la zone économique exclusive se trouve la haute mer.

12. Quel appareil caractérise une organisation politique et juridique effective de l’État ?

Le cadre territorial dans lequel l’État exerce sa compétence juridique
La population qui réside sur le territoire de l’État
L’appareil réel qui gouverne une population et détient le monopole de la contrainte organisée
L’ensemble des normes applicables à une population et à un territoire

L’appareil réel qui gouverne une population et détient le monopole de la contrainte organisée

Explication

Une organisation effective est l’appareil réel qui gouverne la population sur un territoire et dispose du monopole de la contrainte organisée. La production de normes ne suffit pas à la définir, la population n’est pas l’appareil de gouvernement et le cadre territorial relève du principe de territorialité.

13. Un juriste doit déterminer dans quel cadre géographique l’État peut exercer son aptitude juridique à agir. Quel principe doit-il mobiliser ?

Le principe d’organisation effective
Le principe de territorialité
Le principe de normativité étatique
Le principe de souveraineté

Le principe de territorialité

Explication

Le principe de territorialité délimite le cadre dans lequel l’État exerce sa compétence juridique, c’est-à-dire son aptitude à agir. La souveraineté désigne le pouvoir de l’État, tandis que l’organisation effective concerne l’appareil de gouvernement et la normativité concerne les règles posées.

14. Que permet la personnalité morale de l’État lorsque ses agents accomplissent des actes juridiques ?

De définir le territoire dans lequel les agents peuvent agir
De confondre l’existence juridique de l’État avec celle de ses gouvernants
D’attribuer les effets de droit aux agents sans engager l’État
D’imputer à l’État les effets de droit liés aux actes de ses agents

D’imputer à l’État les effets de droit liés aux actes de ses agents

Explication

La personnalité morale donne à l’État une existence juridique distincte des personnes physiques qui gouvernent et permet de lui imputer les effets de droit liés aux actes de ses agents. Confondre l’État avec le gouvernant efface cette distinction, l’imputation aux seuls agents néglige le rôle de l’État et la délimitation territoriale relève d’un autre principe.

15. Après le départ d’un gouvernant, une institution organise une passation pacifique du pouvoir et assure la continuité de l’État. Quelle finalité de l’institutionnalisation du pouvoir illustre cette situation ?

Maintenir le gouvernant en fonction afin de préserver l’existence de l’État
Donner une existence juridique propre à un groupement sans assurer la continuité du pouvoir
Imputer à l’État les effets de droit produits par les actes de ses agents
Assurer la transmission pacifique du pouvoir et sa continuité au-delà du gouvernant

Assurer la transmission pacifique du pouvoir et sa continuité au-delà du gouvernant

Explication

L’institutionnalisation du pouvoir vise notamment à permettre sa transmission pacifique et sa continuité au-delà de la personne du gouvernant. La création d’une existence juridique propre est une fonction de la personnalité morale, la permanence du gouvernant confond l’institution avec une personne physique, et l’imputation des actes relève aussi de la personnalité morale de l’État.

16. Quelle fonction relève de la souveraineté de l’État plutôt que des compétences attribuées aux collectivités territoriales ?

Créer le droit ou maîtriser sa création
Exercer une compétence locale attribuée
Appliquer les règles définies par l’État
Administrer un domaine délégué par la loi

Créer le droit ou maîtriser sa création

Explication

La souveraineté est une puissance publique de commandement qui permet à l’État de créer le droit ou de maîtriser sa création. La compétence locale attribuée relève des collectivités, tandis que l’application des règles et l’administration déléguée ne correspondent pas à cette fonction souveraine.

17. Quels sont les trois caractères que Jean Bodin associe à la souveraineté ?

Perpétuelle, absolue et inaliénable
Légitime, indépendante et permanente
Absolue, temporaire et inaliénable
Perpétuelle, légitime et indépendante

Perpétuelle, absolue et inaliénable

Explication

Jean Bodin caractérise la souveraineté par sa perpétuité, son caractère absolu et son inaliénabilité. La légitimité et l’indépendance externe ne remplacent pas ces trois traits, et le caractère temporaire contredit la perpétuité.

18. Un État décide lui-même quels domaines relèvent de ses compétences, sans recevoir cette délimitation d’une autorité supérieure : quelle notion décrit cette faculté ?

La compétence de ses compétences
La répartition des compétences locales
La subordination à une autorité supérieure
L’exercice de ses compétences

La compétence de ses compétences

Explication

La compétence de ses compétences désigne la faculté de l’État de définir lui-même l’étendue de ses compétences. L’exercice des compétences consiste à les mettre en œuvre, tandis que la subordination ou leur répartition locale ne décrit pas cette faculté.

19. Un litige porte d’abord sur l’autorité de l’État au sein de son propre ordre juridique, puis sur ses relations avec un autre État souverain : comment classer ces deux dimensions ?

Externe, puis externe
Interne, puis externe
Externe, puis interne
Interne, puis interne

Interne, puis externe

Explication

La souveraineté interne concerne l’autorité de l’État dans son ordre juridique, alors que la souveraineté externe concerne ses relations avec les autres États souverains. Les classifications inversées attribuent chaque situation à la mauvaise dimension.

20. Un pays applique une seule volonté politique et un seul ordre juridique sur tout son territoire : quelle forme d’État correspond à cette organisation ?

Un État unitaire
Un État à autonomie politique locale
Un État fédéral
Un État à ordres juridiques superposés

Un État unitaire

Explication

L’État unitaire se caractérise par une seule volonté politique et un ordre juridique unique applicables à l’ensemble du territoire. La superposition de plusieurs ordres juridiques caractérise la distinction avec l’État fédéral.

21. Dans un État unitaire, une autorité locale prend une décision dans un domaine où la loi nationale lui laisse une marge d’action : comment cette décision doit-elle s’inscrire dans le cadre national ?

Comme une règle locale autonome écartant la loi nationale
Comme une décision prise en application de la loi nationale
Comme une norme locale placée au-dessus de la loi nationale
Comme une décision sans lien avec les règles nationales

Comme une décision prise en application de la loi nationale

Explication

Dans un État unitaire, la marge de décision des organes locaux s’exerce en application de la loi nationale ; elle ne leur confère pas en principe une capacité normative autonome. Une décision autonome ou supérieure à la loi nationale confond cette marge avec un pouvoir distinct.

22. Dans une circonscription, les agents locaux appliquent les décisions prises par les administrations centrales sans recevoir de pouvoir décisionnel : de quelle forme d’organisation s’agit-il ?

La décentralisation territoriale
La centralisation déconcentrée
La centralisation concentrée
L’autonomie régionale

La centralisation concentrée

Explication

Dans la centralisation concentrée, les décisions administratives sont prises au centre et les agents locaux les exécutent. La déconcentration suppose un pouvoir de décision local limité, tandis que la décentralisation confie des affaires à des collectivités distinctes.

23. Un préfet reçoit le pouvoir de décider de certaines mesures administratives dans son département. Quelle forme d’organisation décrit cette situation ?

La centralisation concentrée
La centralisation déconcentrée
La décentralisation territoriale
L’autonomie régionale

La centralisation déconcentrée

Explication

La déconcentration délègue à des fonctionnaires de l’État un pouvoir décisionnel limité à certains domaines et à leur circonscription. La concentration laisse les décisions au centre, tandis que la décentralisation repose sur des collectivités dotées d’une personnalité morale.

24. Une commune gère des affaires locales par l’intermédiaire d’élus et dispose de compétences ainsi que de ressources propres : quel principe caractérise cette organisation ?

La centralisation concentrée
L’autonomie régionale
La déconcentration administrative
La décentralisation territoriale

La décentralisation territoriale

Explication

La décentralisation confie des affaires locales à des collectivités territoriales dotées de la personnalité morale, administrées par des élus et disposant de compétences et de ressources propres. La déconcentration concerne des agents de l’État, et non des collectivités distinctes.

25. Une région adopte des normes dans des domaines autonomes, mais l’État demeure indivisible : quel type d’État correspond à cette organisation ?

Un État fédéral
Un État décentralisé classique
Un État centralisé déconcentré
Un État régional

Un État régional

Explication

L’État régional accorde aux entités régionales une autonomie politique et un pouvoir normatif autonome plus étendus que la décentralisation, tout en restant indivisible. La décentralisation demeure dans le cadre de la loi nationale, tandis que la déconcentration délègue des décisions à des agents de l’État.

26. Comment la Constitution espagnole articule-t-elle l’unité nationale et les droits des régions ?

Elle affirme l’unité indissoluble et reconnaît l’autonomie ainsi que la solidarité des régions.
Elle affirme l’unité nationale et réserve toute autonomie au pouvoir central.
Elle supprime l’unité nationale au profit d’entités régionales indépendantes.
Elle reconnaît aux régions une souveraineté distincte de l’État espagnol.

Elle affirme l’unité indissoluble et reconnaît l’autonomie ainsi que la solidarité des régions.

Explication

La Constitution espagnole associe l’unité indissoluble de la nation à la reconnaissance du droit des nationalités et des régions à l’autonomie et à la solidarité. L’autonomie ne signifie pas souveraineté indépendante, et l’unité nationale n’exclut pas les droits régionaux.

27. Quel principe repose sur une convention où les parties s’engagent réciproquement et à égalité pour réaliser un projet commun ?

L’union personnelle
Le principe fédératif
La confédération d’États
La souveraineté centralisée

Le principe fédératif

Explication

Le principe fédératif repose sur un engagement conventionnel réciproque et égal en vue d’un projet commun. La souveraineté centralisée suppose une hiérarchie, la confédération désigne une forme d’association d’États et l’union personnelle partage un monarque.

28. Deux États indépendants conservent leurs institutions séparées, mais se retrouvent temporairement sous l’autorité du même monarque : de quel type d’union s’agit-il ?

Une fédération
Une union personnelle
Une confédération
Une union réelle

Une union personnelle

Explication

L’union personnelle associe temporairement deux États distincts qui restent indépendants tout en ayant le même monarque. L’union réelle comporte aussi des institutions en partie communes, tandis qu’une confédération et une fédération désignent d’autres formes d’association politique.

29. Deux États partagent un chef d’État et, en vertu d’un acte juridique, mettent en place certaines institutions communes : quelle forme d’association les caractérise ?

Un État fédéral
Une union personnelle
Une union réelle
Une confédération

Une union réelle

Explication

L’union réelle associe généralement deux États dirigés par le même chef d’État et dotés d’institutions en partie communes en vertu d’un acte juridique. L’union personnelle se limite au partage du monarque; une confédération ou un État fédéral relève d’une autre forme d’organisation.

30. Dans une confédération, une décision commune est soumise au vote des États membres et l’un d’eux s’y oppose : quel effet correspond au principe de décision confédéral ?

L’opposition transforme la décision en compétence fédérale
L’opposition suspend la décision jusqu’à un vote citoyen
L’opposition est écartée si la majorité approuve
L’opposition empêche l’adoption de la décision

L’opposition empêche l’adoption de la décision

Explication

Les décisions confédérales sont en principe prises à l’unanimité, et chaque État membre peut exercer un veto; l’opposition bloque donc l’adoption. La majorité ne suffit pas, et le mécanisme ne transforme pas la décision en compétence fédérale.

31. Plusieurs États décident de se regrouper et de déléguer une partie de leurs compétences à une nouvelle structure fédérale : quel processus est à l’œuvre ?

Le fédéralisme par association
Le fédéralisme par dissociation
La décentralisation d’un État unitaire
La confédération d’États

Le fédéralisme par association

Explication

Le fédéralisme par association part d’États qui se regroupent et délèguent une partie de leurs compétences à un État fédéral. La dissociation transforme un État unitaire, tandis que la décentralisation n’équivaut pas à ce regroupement et qu’une confédération ne forme pas elle-même un État.

32. Un pays organisé comme un État unitaire évolue progressivement vers une structure fédérale : comment qualifier cette formation de l’État fédéral ?

Le fédéralisme par dissociation
L’union personnelle
La confédération par traité
Le fédéralisme par association

Le fédéralisme par dissociation

Explication

Le fédéralisme par dissociation transforme progressivement un État unitaire en État fédéral. L’association part plutôt de plusieurs États qui se regroupent; une confédération et une union personnelle sont des formes distinctes d’association entre États.

33. Dans un État fédéral, quel principe décrit la coexistence de l’ordre juridique fédéral et des ordres juridiques des États fédérés ?

Le principe de participation
Le principe de superposition
Le principe de primauté
Le principe d’unité juridique

Le principe de superposition

Explication

La superposition désigne la coexistence de plusieurs ordres juridiques, fédéral et fédérés. L’unité juridique renvoie à l’État unitaire, la primauté concerne la hiérarchie des normes et la participation l’intervention des États fédérés dans le pouvoir fédéral.

34. Une loi fédérale et une loi d’un État fédéré règlent différemment une même situation sur le territoire de cet État. Quelle règle s’applique ?

Les deux lois, à autorité juridique équivalente
La loi fédérale, après transposition par l’État fédéré
La loi fédérée, qui prime sur son territoire
La loi fédérale, qui prime et s’applique directement

La loi fédérale, qui prime et s’applique directement

Explication

Le droit fédéral prime le droit des États fédérés et s’applique directement sur leur territoire. Faire primer la loi fédérée inverse cette hiérarchie, exiger une transposition méconnaît l’application directe, et leur attribuer une autorité équivalente nie la primauté fédérale.

35. Une constitution fédérale permet à un État fédéré de créer ses propres institutions et d’exercer des compétences qui lui sont attribuées. Quel principe cela illustre-t-il ?

Le principe de primauté
Le principe de participation
Le principe de souveraineté absolue
Le principe d’autonomie

Le principe d’autonomie

Explication

L’autonomie permet aux États fédérés de disposer d’institutions et de compétences propres dans le cadre fixé par la Constitution fédérale. La participation concerne leur intervention dans le pouvoir fédéral, tandis que la souveraineté absolue écarte à tort le cadre constitutionnel fédéral.

36. Une constitution fédérale distingue les matières réservées à un seul niveau, celles pouvant être exercées par les deux niveaux et celles exercées par les États fédérés en application des lois fédérales. Comment classe-t-elle les compétences ?

En compétences fédérales, judiciaires et complémentaires
En compétences exclusives, concurrentes et complémentaires
En compétences centrales, locales et déléguées
En compétences exclusives, concurrentes et résiduelles

En compétences exclusives, concurrentes et complémentaires

Explication

La Constitution fédérale répartit les compétences en catégories exclusives, concurrentes et complémentaires. Les compétences résiduelles ne remplacent pas ici la catégorie complémentaire, et le classement ne repose ni sur les fonctions judiciaires ni sur l’importance des matières.

37. Un gouvernement fédéral et les gouvernements des États fédérés renforcent leur coopération et leur intégration. Quelle tendance du fédéralisme cette évolution manifeste-t-elle ?

La tendance à la sécession
La tendance à l’autonomie
La tendance centrifuge
La tendance centripète

La tendance centripète

Explication

La tendance centripète renforce la coopération et l’intégration entre l’État fédéral et les États fédérés. La tendance centrifuge évoque un éloignement du centre, tandis que l’autonomie et la sécession désignent d’autres enjeux institutionnels.

38. Plusieurs États fédérés coordonnent leurs politiques entre eux, tandis que l’État fédéral coordonne ses politiques avec ces États. Comment qualifier ces deux formes de coopération ?

Horizontale dans les deux cas, car chaque coopération coordonne des politiques
Verticale entre États fédérés, horizontale entre niveaux fédéral et fédéré
Verticale dans les deux cas, car l’État fédéral participe aux échanges
Horizontale entre États fédérés, verticale entre niveaux fédéral et fédéré

Horizontale entre États fédérés, verticale entre niveaux fédéral et fédéré

Explication

La coopération horizontale relie des États fédérés entre eux, alors que la coopération verticale coordonne le niveau fédéral et les niveaux fédérés. Inverser les termes mélange les niveaux concernés; qualifier les deux formes d’horizontales ou de verticales efface cette distinction.

39. Comment caractériser l’Union européenne au regard des modèles d’organisation politique existants ?

Un État fédéral dont les États membres sont des entités subordonnées
Un État souverain unitaire doté d’une constitution propre
Une confédération où les décisions passent par les États membres
Une organisation singulière qui n’est ni une confédération ni un État fédéral

Une organisation singulière qui n’est ni une confédération ni un État fédéral

Explication

L’Union européenne ne correspond ni à une confédération ni à un État fédéral et n’est pas un État en tant que tel. L’État fédéral la confond avec une fédération, le modèle confédéral la réduit à une forme qu’elle dépasse, et l’État unitaire lui attribue à tort le statut d’État.

40. Quelle combinaison décrit le fondement juridique de l’Union européenne et le statut de ses États membres ?

Les États membres restent souverains et l’Union repose sur une constitution
Les États membres restent souverains et l’Union repose sur des traités
Les États membres ont perdu leur souveraineté et l’Union repose sur une constitution
Les États membres ont perdu leur souveraineté et l’Union repose sur des traités

Les États membres restent souverains et l’Union repose sur des traités

Explication

Les États membres demeurent souverains, tandis que l’Union est fondée sur des traités plutôt que sur une constitution. La constitution remplace à tort les traités, et la perte de souveraineté contredit le statut des États membres.

41. Un État membre adopte une loi nationale contraire à une règle européenne applicable. Quelle conséquence juridique découle de la hiérarchie des normes de l’Union ?

La règle européenne doit être transformée en loi nationale pour produire effet
La loi nationale est juridiquement supérieure à la règle européenne applicable
La règle européenne applicable est juridiquement supérieure à la loi nationale
La règle européenne ne produit d’effet qu’après un accord entre États membres

La règle européenne applicable est juridiquement supérieure à la loi nationale

Explication

Les institutions européennes peuvent adopter des règles qui s’appliquent dans les États membres et sont juridiquement supérieures aux lois nationales. Traiter cette règle comme une décision confédérale suppose un passage par les États, tandis que les deux autres erreurs inversent la hiérarchie ou ajoutent une étape d’intégration nationale.

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Qu’est-ce que l’État au sens juridique ?

Une collectivité politiquement organisée et une personne morale de droit public dotée de la souveraineté.

Qu’est-ce qu’une nation ?

Un groupe uni par un sentiment d’appartenance et une conscience nationale.

Sur quoi la conception objective de la nation fonde-t-elle la nation ?

Sur des éléments communs, comme la géographie, la langue, la religion, les valeurs ou la race.

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