QCM : Contrats et relations commerciales (27 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un contrat prévoit à l’avance une somme précise que le débiteur devra verser s’il n’exécute pas son obligation. De quel type de clause s’agit-il ?

Une clause pénale
Une clause d’indexation
Une clause limitative de responsabilité
Une clause résolutoire

Une clause pénale

Explication

La clause pénale fixe à l’avance le montant précis des dommages et intérêts dus en cas d’inexécution. Une clause limitative plafonne la responsabilité, une clause résolutoire prévoit la résolution en cas de manquement et une clause d’indexation fait évoluer le prix selon un indice.

2. Une entreprise propose un service à prix ferme et précis. Le client accepte en ajoutant une condition qui modifie le délai prévu. Le consentement est-il formé ?

Non, car l’acceptation est assortie d’une condition
Oui, car l’offre est ferme et précise
Non, car une offre précise ne peut être acceptée
Oui, car le client a exprimé son accord

Non, car l’acceptation est assortie d’une condition

Explication

Le consentement résulte d’une offre ferme et précise suivie d’une acceptation sans conditions. Assimiler une acceptation conditionnelle à une acceptation pure confond les deux exigences ; la fermeté de l’offre ou l’expression d’un accord ne suffit pas à former le consentement.

3. Deux personnes se mettent d’accord dans le but de créer des obligations entre elles. Comment qualifie-t-on cet accord ?

Un acte unilatéral
Une offre
Des pourparlers
Un contrat

Un contrat

Explication

Un contrat est un accord de volonté entre deux ou plusieurs personnes, appelées parties, destiné à créer des obligations. Les pourparlers précèdent un accord définitif, une offre émane d’une partie et un acte unilatéral ne correspond pas à l’accord de volontés décrit.

4. Une prestation est exécutée de façon imparfaite, mais le créancier souhaite régler rapidement le différend sans demander au juge l’annulation du contrat ni l’exécution forcée. Quel remède peut-il accepter ?

Exiger une exécution forcée sans modifier le prix
Demander l’annulation du contrat contre une réduction du prix
Accepter l’exécution imparfaite contre une réduction du prix
Obtenir la résolution automatique du contrat

Accepter l’exécution imparfaite contre une réduction du prix

Explication

Le créancier peut accepter une exécution imparfaite en contrepartie d’une réduction du prix, ce qui permet de régler le litige sans demander en justice l’annulation ou l’exécution forcée. L’annulation judiciaire et la contrainte d’exécuter ne correspondent pas à ce règlement simplifié.

5. Un contrat ne respecte pas une condition de validité. Quelle conséquence juridique s’attache à ce défaut ?

La révision maintient le contrat en remplaçant les obligations défectueuses
L’exécution rend le contrat valable et empêche toute remise en cause
La suspension conserve le contrat et reporte ses effets à une date ultérieure
La nullité fait disparaître les effets du contrat et peut entraîner des restitutions

La nullité fait disparaître les effets du contrat et peut entraîner des restitutions

Explication

L’absence d’une condition de validité entraîne la nullité, qui fait disparaître les effets du contrat et peut donner lieu à des restitutions. Une suspension ou une révision ne constitue pas cette sanction, et l’exécution du contrat ne supprime pas le défaut de validité.

6. Un vendeur dissimule volontairement un défaut majeur au moyen de mensonges, et cette tromperie détermine l’acheteur à conclure. De quel vice du consentement s’agit-il ?

D’une erreur sans incidence sur la conclusion
De l’erreur non volontaire
Du dol
De la violence psychologique

Du dol

Explication

Le dol est une erreur volontairement provoquée par les manœuvres ou les mensonges de l’autre partie, qui ont joué un rôle déterminant dans la conclusion. L’erreur non provoquée n’est pas le dol ; la violence repose sur une contrainte, et une tromperie non déterminante ne satisfait pas le critère indiqué.

7. Quelle aptitude désigne la capacité juridique d’une personne ?

Accepter les obligations proposées par un cocontractant
Être titulaire de droits et les exercer
Transmettre ses droits à une autre personne
Conclure des contrats sans exprimer de consentement

Être titulaire de droits et les exercer

Explication

La capacité juridique est l’aptitude à être titulaire de droits et à les exercer. La transmission des droits, la conclusion d’un contrat et le consentement à un acte sont des notions distinctes qui ne définissent pas cette aptitude.

8. Une acheteuse conclut une vente en se trompant sur la couleur d’un objet, alors que cette caractéristique n’est pas essentielle au contrat. Cette erreur peut-elle entraîner la nullité ?

Oui, car l’erreur porte sur l’identité du cocontractant
Non, car l’erreur porte sur un élément non essentiel
Oui, car toute erreur involontaire peut être sanctionnée
Non, car une erreur sur une caractéristique est toujours sans effet

Non, car l’erreur porte sur un élément non essentiel

Explication

L’erreur n’est sanctionnée que si elle concerne un élément essentiel du contrat ou, dans un contrat intuitu personae, la personne du cocontractant. Traiter une caractéristique secondaire comme essentielle méconnaît ce critère ; l’erreur involontaire n’est pas automatiquement un dol, et la couleur ne concerne pas l’identité du cocontractant.

9. Aucun contrat ne prévoit de clause résolutoire. Le créancier estime que son cocontractant ne respecte pas ses engagements et veut obtenir la rupture du contrat. Quelle démarche peut-il entreprendre ?

Saisir la justice pour demander la résolution ou la résiliation
Saisir la justice pour obtenir d’emblée une rupture automatique
Déclencher automatiquement la résolution ou la résiliation
Accepter l’exécution imparfaite contre une réduction du prix

Saisir la justice pour demander la résolution ou la résiliation

Explication

En l’absence de clause résolutoire, le créancier qui estime que ses engagements ne sont pas respectés peut saisir la justice pour demander la résolution ou la résiliation. La rupture n’est donc pas automatique, et la réduction du prix est un autre remède.

10. Deux parties concluent légalement un contrat et l’une d’elles souhaite ensuite ignorer son engagement. Quelle règle s’applique entre elles ?

Le contrat constitue une recommandation sans force obligatoire
Le contrat a force obligatoire pour les parties
Le contrat peut être écarté par la volonté d’une partie
Le contrat oblige seulement la partie qui l’a rédigé

Le contrat a force obligatoire pour les parties

Explication

Selon l’article 1103 du Code civil, les contrats légalement formés ont la même force que la loi pour les parties, qui doivent respecter leurs engagements. L’effet relatif concerne les tiers, et une partie ne peut pas supprimer seule l’engagement par sa seule volonté.

11. Après des négociations très avancées, une entreprise les interrompt brutalement de mauvaise foi. Quelle conséquence cette conduite peut-elle entraîner ?

La conclusion forcée du contrat négocié
L’absence de sanction puisque toute rupture est libre
L’annulation automatique d’un avant-contrat
Le versement de dommages et intérêts

Le versement de dommages et intérêts

Explication

La liberté de rompre les pourparlers n’exclut pas une sanction lorsque la rupture est de mauvaise foi ou marquée par une légèreté blâmable, notamment après des négociations très avancées. La sanction indiquée est l’octroi de dommages et intérêts, et non la conclusion forcée.

12. Une société négocie avec deux fournisseurs potentiels, puis décide de poursuivre avec l’un sans conclure avec l’autre. Quel principe s’applique à cette situation ?

Elle peut négocier avec plusieurs fournisseurs et ne pas conclure avec l’un d’eux
Elle commet nécessairement une faute en mettant fin aux échanges
Elle doit réserver la conclusion au fournisseur rencontré en premier
Elle doit conclure avec chaque fournisseur avec lequel elle a négocié

Elle peut négocier avec plusieurs fournisseurs et ne pas conclure avec l’un d’eux

Explication

Les parties peuvent rompre librement les pourparlers sans conclure et mener des négociations simultanées avec plusieurs contractants potentiels. L’obligation de conclure, la priorité au premier interlocuteur et la faute automatique ne découlent pas de cette liberté.

13. Un contrat contient une clause prévoyant que l’inexécution par l’une des parties entraîne la rupture du contrat sans qu’un juge ait d’abord à la prononcer. Quel mécanisme cette clause prévoit-elle ?

Une exécution forcée décidée par le juge
Une résolution ou une résiliation automatique
Une résolution ou une résiliation judiciaire
Une réduction automatique du prix

Une résolution ou une résiliation automatique

Explication

La clause résolutoire prévoit que l’inexécution entraîne automatiquement la résolution ou la résiliation du contrat. La résolution judiciaire dépend d’une décision du juge, et la réduction du prix ou l’exécution forcée sont des mécanismes distincts.

14. Lors de la conclusion d’un contrat de vente ordinaire, les parties n’ont prévu aucun mécanisme particulier pour fixer le prix plus tard. À quel moment le prix doit-il être déterminé ?

Dès la conclusion du contrat
Après l’exécution, par le créancier
Lors d’une contestation devant le juge
Avant l’exécution, par le créancier

Dès la conclusion du contrat

Explication

En règle générale, le prix doit être déterminé dès la conclusion du contrat. La fixation ultérieure par le créancier concerne certains contrats-cadres ou de prestations de services, tandis que l’exécution ou la contestation judiciaire ne constitue pas le moment prévu par la règle.

15. Un contrat de fourniture prévoit des livraisons régulières pendant plusieurs années. En cas d’inexécution, quelle qualification désigne l’anéantissement des effets du contrat pour l’avenir ?

L’exécution forcée du contrat
La résiliation du contrat
La réduction du prix du contrat
La résolution du contrat

La résiliation du contrat

Explication

La résiliation met fin aux effets futurs d’un contrat à exécution successive. La résolution concerne un contrat instantané, tandis que l’exécution forcée vise l’accomplissement de l’obligation et la réduction du prix maintient le contrat avec un prix diminué.

16. Un assureur profite de son expertise pour proposer à un client un contrat déséquilibré, sans lui fournir d’explications loyales. Quel devoir professionnel méconnaît-il ?

Conclure le contrat selon les conditions demandées par le client
Renseigner loyalement et coopérer sans exploiter sa supériorité
Laisser au client le choix de la forme du contrat
Signaler toute information déterminante connue, quel que soit le contexte

Renseigner loyalement et coopérer sans exploiter sa supériorité

Explication

Les professionnels, dont les assureurs, doivent renseigner loyalement et coopérer avec leurs clients sans exploiter leur supériorité pour élaborer un contrat déséquilibré. Le choix de la forme et l’information déterminante relèvent de principes distincts, tandis que le devoir de loyauté n’impose pas d’accepter les conditions du client.

17. Un vendeur connaît un défaut important d’un bien, déterminant pour l’accord de l’acheteur, qui l’ignore et se fie à lui. Quel devoir s’applique ?

Poursuivre les négociations sans communiquer le défaut
Informer l’acheteur de l’information déterminante
Réserver le devoir d’information aux professionnels
Informer l’acheteur de toute préférence qu’il pourrait avoir

Informer l’acheteur de l’information déterminante

Explication

L’article 1112-1 impose à une partie d’informer l’autre lorsqu’elle connaît une information déterminante pour son consentement que l’autre ignore ou dont elle se remet à son cocontractant. Ce devoir ne se limite pas aux professionnels et ne concerne pas toute préférence sans caractère déterminant.

18. Une propriétaire envisage de vendre un immeuble et s’engage à proposer d’abord la vente à une personne désignée si elle décide de vendre. De quel avant-contrat s’agit-il ?

Un contrat définitif de vente
Une promesse unilatérale
Une promesse bilatérale
Un pacte de préférence

Un pacte de préférence

Explication

Le pacte de préférence oblige l’offrant potentiel à proposer prioritairement le contrat envisagé au bénéficiaire s’il décide de le conclure. Une promesse unilatérale engage le promettant à conclure selon des conditions fixées, tandis que la promesse bilatérale suppose le consentement des deux parties.

19. Un contrat stipule qu’un manquement à une obligation contractuelle entraîne sa résolution de plein droit. Quelle clause prévoit cet effet ?

Une clause pénale
Une clause limitative de responsabilité
Une clause de réserve de propriété
Une clause résolutoire

Une clause résolutoire

Explication

La clause résolutoire prévoit la résiliation ou la résolution de plein droit en cas de manquement à une obligation contractuelle. La clause pénale fixe une réparation, la réserve de propriété reporte un transfert de propriété et la clause limitative plafonne la responsabilité.

20. Un débiteur refuse d’exécuter une obligation. Le créancier demande au juge de l’y contraindre, mais les inconvénients pour le débiteur sont manifestement disproportionnés par rapport à l’intérêt du créancier. Quelle décision correspond à la règle de l’exécution forcée ?

Imposer une réduction du prix pour toute obligation inexécutée
Prononcer automatiquement la résolution du contrat
Ordonner l’exécution forcée malgré la disproportion manifeste
Refuser l’exécution forcée en raison de la disproportion manifeste

Refuser l’exécution forcée en raison de la disproportion manifeste

Explication

L’exécution forcée peut être demandée au juge, mais elle ne doit pas créer une disproportion manifeste entre ses inconvénients et l’intérêt du créancier. Ordonner malgré cette disproportion méconnaît cette condition, tandis que la réduction du prix et la résolution sont d’autres remèdes.

21. Un acheteur acquiert un bien sans le payer comptant, et le contrat prévoit une réserve de propriété. À quel moment devient-il propriétaire du bien ?

Dès la livraison du bien
Après le paiement intégral du prix
À la suite d’un manquement contractuel
Après le premier versement du prix

Après le paiement intégral du prix

Explication

La réserve de propriété reporte le transfert de propriété jusqu’au paiement intégral du prix lorsque la vente n’est pas payée au comptant. La livraison et un paiement partiel ne suffisent pas, et la clause pénale concerne la réparation d’une inexécution.

22. Quelle liberté l’article 1102 du Code civil reconnaît-il aux parties concernant la conclusion et l’organisation de leur contrat ?

Choisir le partenaire, sans pouvoir refuser de contracter
Fixer le contenu sans égard aux limites prévues par la loi
Contracter ou non, choisir le partenaire, le contenu et la forme
Imposer les termes du contrat à l’autre partie

Contracter ou non, choisir le partenaire, le contenu et la forme

Explication

L’article 1102 comprend la liberté de contracter ou non, de choisir son contractant, de fixer le contenu et de choisir la forme du contrat. Cette liberté n’autorise pas à écarter les limites légales ni à imposer un accord à l’autre partie.

23. Une entreprise qui n’a pas signé un contrat entre deux autres sociétés est appelée à en respecter une obligation. Quel principe détermine si ce contrat la lie ?

Le contrat ne produit en principe d’effets qu’entre ses parties
Le contrat lie le tiers comme s’il l’avait conclu
Le contrat produit des effets envers toute entreprise concernée
Le contrat oblige le tiers dès qu’il connaît son contenu

Le contrat ne produit en principe d’effets qu’entre ses parties

Explication

Selon l’article 1199 du Code civil, le contrat ne produit d’effets qu’à l’égard des parties qui l’ont conclu; une entreprise tierce n’est donc en principe pas liée par lui. La force obligatoire s’applique aux parties, tandis que la connaissance du contrat ou un lien économique ne suffit pas à transformer le tiers en cocontractant.

24. Deux entreprises discutent des conditions d’un éventuel accord, sans s’être encore engagées définitivement. À quelle phase ces échanges correspondent-ils ?

Aux pourparlers
À une promesse unilatérale
À une promesse bilatérale
À un contrat définitif

Aux pourparlers

Explication

Les pourparlers sont la phase de négociations qui précède un accord définitif, qu’il s’agisse d’un avant-contrat ou d’un contrat. Un contrat définitif suppose un accord conclu, tandis que les promesses unilatérale et bilatérale sont des avant-contrats.

25. Lors de la rédaction d’un contrat, une juriste vérifie sa conformité à l’article 1162 du Code civil. Quels éléments doit-elle contrôler quant à leur licéité ?

Les stipulations du contrat et son but
Le prix convenu et les modalités de restitution
Les prestations promises et la capacité des parties
Les mobiles des contractants et le délai d’exécution

Les stipulations du contrat et son but

Explication

L’article 1162 exige que les stipulations du contrat et son but soient licites. Vérifier les seules prestations ou les seuls mobiles omet un des deux éléments ; la capacité, le prix et le délai ne remplacent pas ce contrôle de licéité.

26. Deux personnes concluent une vente licite, mais l’une d’elles veut utiliser le bien à des fins interdites. Quel élément correspond à cette motivation ?

L’objet du contrat
La prestation du contrat
Le consentement au contrat
Le but du contrat

Le but du contrat

Explication

Le but du contrat correspond aux mobiles qui animent les contractants lors de sa conclusion et doit être licite. La prestation promise relève de l’objet ; la rencontre des volontés relève du consentement, et la conformité de l’objet ne définit pas la motivation.

27. Dans un contrat de vente, une partie promet de fournir un bien dont la vente est contraire à l’ordre public. Quel élément du contrat est directement illicite ?

Le but, c’est-à-dire les mobiles des contractants
Le consentement, c’est-à-dire la rencontre des volontés
La durée, c’est-à-dire la période d’exécution
L’objet, c’est-à-dire la prestation promise

L’objet, c’est-à-dire la prestation promise

Explication

L’objet du contrat désigne la prestation promise par chaque partie et doit être licite, sans être contraire à l’ordre public. Les mobiles relèvent du but ; l’intention de conclure et la durée ne désignent pas la prestation promise.

Révisez avec les flashcards

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Que désignent les pourparlers ?

Une phase de négociations précédant un accord définitif.

Quelles libertés les parties ont-elles pendant les pourparlers ?

Elles peuvent les rompre sans conclure et négocier simultanément avec plusieurs contractants potentiels.

Quelle sanction peut entraîner une rupture fautive des pourparlers ?

Des dommages et intérêts.

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