Fiche de révision : Principes et organisation de l'administration française

📋 Plan du Cours

  1. Diarchie administrative et fonctions présidentielles
  2. Ministères et composition du gouvernement
  3. Organes d’inspection interne et corps d’inspection
  4. Cour des comptes et hiérarchie des magistrats
  5. Services à compétence nationale et création par décret
  6. Déconcentration et charte de 2015
  7. Niveaux de droit commun déconcentrés régionaux
  8. Administration préfectorale et statut des préfets
  9. Collaborateurs du préfet et organisation des préfectures
  10. Fonctions des préfets de région et de département
  11. Autorités administratives indépendantes et caractère administratif
  12. Décentralisation : historique et principes fondamentaux

📖 1. Diarchie administrative et fonctions présidentielles

🔑 Notions clés & Définitions

  • Diarchie administrative : La diarchie administrative désigne le partage, au sein de l’exécutif, de certaines fonctions administratives et notamment du pouvoir réglementaire entre plusieurs autorités.
  • Conseil des ministres : Le Conseil des ministres est une réunion hebdomadaire à l’Élysée, présidée par le Président de la République, avec la présence des membres du gouvernement.
  • Décret : Le décret est un acte juridique relevant du domaine du règlement, pris par le pouvoir exécutif dans les conditions prévues par la Constitution.
  • Pouvoir réglementaire : Le pouvoir réglementaire est la compétence pour édicter des actes réglementaires, partagée entre le Président de la République et le Premier ministre.
  • Services de la Présidence : Les services de la Présidence de la République sont des structures d’appui logistique et d’organisation qui soutiennent les missions administratives du Président.

📝 Points essentiels

  • Le Conseil des ministres se tient chaque semaine à l’Élysée sous la présidence du Président de la République.
  • Les décrets relèvent de l’article 37 de la Constitution.
  • Le domaine de la loi est fixé par l’article 34 de la Constitution, et tout ce qui n’y figure pas relève du règlement.
  • Le pouvoir réglementaire est partagé entre le Président de la République et le Premier ministre, ce qui explique que les décrets relèvent du pouvoir réglementaire.
  • Le Président signe les ordonnances et les décrets en Conseil des ministres, ce qui illustre sa participation au pouvoir réglementaire.
  • Le Président prend des décrets notamment pour le pouvoir de nomination (article 13 complété par une ordonnance organique listant les emplois civils et militaires concernés).

💡 Astuce mémo

Loi = art. 34 ; tout le reste = Règlement (art. 37) ; et le pouvoir réglementaire se partage entre Président et Premier ministre.

📖 2. Ministères et composition du gouvernement

🔑 Notions clés & Définitions

  • Décret présidentiel : Acte pris par le Président qui sert notamment à nommer le Premier ministre et les membres du gouvernement.
  • Décrets attributifs de compétence : Actes qui répartissent, entre ministres, les domaines d’action et les compétences de chacun après la nomination.
  • Ministres d’État : Catégorie de ministres placés au sommet de la hiérarchie ministérielle et bénéficiant d’un honneur particulier.
  • Ministres délégués : Ministres qui reçoivent du ministre de plein exercice une délégation de compétences pour agir à sa place.
  • Parité gouvernementale : Exigence introduite en 2012 imposant une composition paritaire des gouvernements.

📝 Points essentiels

  • Le Premier ministre propose la composition du gouvernement, puis le Président choisit les membres et les nomme par décret présidentiel.
  • Après la nomination des ministres, des décrets attributifs de compétence précisent les compétences de chaque ministre.
  • Le découpage ministériel n’est pas fixé définitivement : il varie selon les choix du binôme à la tête de l’État et est déterminé par décret présidentiel.
  • Les critères de composition incluent des considérations techniques, la priorité politique (rang protocolaire), et une représentation géographique incluant quasi systématiquement l’outre-mer.
  • Depuis 2012, la parité est impérative, avec une répartition encore inégale des femmes sur des domaines jugés moins importants.
  • Le gouvernement peut compter un nombre de ministres très variable : 26 au début de la Ve République, record à 45 en 1991, 20 en 2007, puis 34 dans le gouvernement actuel.

💡 Astuce mémo

Découpage = Décret + (Technique + Rang + Géographie + Parité).

📖 3. Organes d’inspection interne et corps d’inspection

🔑 Notions clés & Définitions

  • Corps d’inspection interne : Corps intégré à l’administration centrale chargé de vérifier que les administrations atteignent les objectifs qui leur sont fixés.
  • Autonomie des inspections internes : Autonomie suffisante permettant aux corps d’inspection interne d’exercer leurs missions sans dépendre directement des services contrôlés.
  • Rapports audits évaluations : Productions d’inspection interne qui combinent constats, recommandations et propositions de correction des dysfonctionnements.
  • Cour des comptes : Institution chargée d’examiner les pratiques financières de l’État et de l’ensemble des administrations relevant de l’État.
  • Inamovibilité des magistrats financiers : Garantie empêchant le renvoi des magistrats financiers, afin de préserver leur indépendance vis-à-vis du pouvoir politique.

📝 Points essentiels

  • Les corps d’inspection interne préparent des avis consultatifs et vérifient la mise en œuvre des politiques et l’atteinte des objectifs.
  • Le contrôle porte sur la gestion et le fonctionnement des services d’un ministère, y compris ceux de l’administration centrale et les services déconcentrés.
  • Les inspections produisent des rapports, audits et évaluations avec recommandations et propositions, et signalent les failles à corriger.
  • Les corps d’inspection interne peuvent aussi mener des études et agir conjointement pour évaluer une politique publique.
  • La Cour des comptes a été créée en 1807 par Napoléon et contrôle les pratiques financières de l’État et des administrations relevant de l’État.
  • La Cour des comptes comprend des magistrats financiers bénéficiant de l’inamovibilité, ce qui renforce leur indépendance vis-à-vis du pouvoir politique.

💡 Astuce mémo

Inspection interne = contrôle des objectifs, sans tutelle directe : autonomie + rapports pour corriger.

📖 4. Cour des comptes et hiérarchie des magistrats

🔑 Notions clés & Définitions

  • Cour des comptes : Institution chargée de contrôler l’action financière de l’État et des organismes publics, dans le cadre de ses missions de contrôle.
  • Magistrats financiers : Catégorie de professionnels exerçant des fonctions de contrôle et de jugement dans le domaine des finances publiques.
  • Hiérarchie des magistrats : Organisation qui distingue les niveaux et les responsabilités des magistrats selon leurs fonctions et leur place dans l’institution.
  • Contrôle des finances publiques : Ensemble des actions visant à vérifier la régularité, la sincérité et la conformité de la gestion des fonds publics.

📖 5. Services à compétence nationale et création par décret

🔑 Notions clés & Définitions

  • Autorité administrative indépendante : Une autorité administrative indépendante est une structure administrative chargée de missions spécifiques, organisée pour ne pas dépendre du pouvoir hiérarchique classique.
  • Défenseur des droits : Le Défenseur des droits est une autorité administrative indépendante créée en 2008 et présentée comme la seule AAI constitutionnelle.
  • AAI collégiale : Une AAI collégiale est une autorité composée de plusieurs membres nommés selon leurs compétences dans le domaine d’intervention.
  • Mandat inamovible : Le mandat inamovible désigne l’impossibilité de révoquer les membres d’une AAI par ceux qui les ont nommés.
  • Pouvoir réglementaire : Le pouvoir réglementaire est la capacité d’une AAI d’édicter des actes généraux et impersonnels imposant des droits et devoirs.

📝 Points essentiels

  • Le Défenseur des droits est la seule AAI constitutionnelle, avec une nomination par le Président sans contrôle mentionné dans le cours.
  • Les autres AAI sont collégiales : elles comptent plusieurs membres nommés selon leurs compétences dans le domaine concerné.
  • Le mandat des membres d’AAI est inamovible : ils ne peuvent pas être révoqués par les autorités qui les ont nommés.
  • Le mandat est temporaire et souvent incompatible avec d’autres activités, afin de préserver l’indépendance.
  • Les membres d’AAI ne peuvent pas détenir une participation majoritaire dans des entreprises relevant du secteur régulé par l’AAI.
  • Les AAI sont indépendantes fonctionnellement : elles ne reçoivent pas d’ordres et ne sont soumises à aucune hiérarchie administrative classique.

💡 Astuce mémo

AAI = pas de hiérarchie + mandat inamovible : indépendance protégée par la durée et l’absence d’ordres.

📖 6. Déconcentration et charte de 2015

🔑 Notions clés & Définitions

  • Déconcentration : La déconcentration est un mode d’action où l’État s’appuie sur des relais territoriaux sans créer de nouvelle personne morale.
  • Décentralisation : La décentralisation est un transfert de compétences de l’État vers des collectivités autonomes, dotées de personnalités morales propres.
  • Contrôle de légalité : Le contrôle de légalité est une vérification de conformité des actes des collectivités par le préfet, après leur entrée en vigueur.
  • Tutelle administrative : La tutelle administrative est un contrôle préalable de l’État sur les actes locaux, qui ne deviennent effectifs qu’après autorisation.
  • Acte 1 de la décentralisation : L’acte 1 regroupe les réformes du début des années 1980 qui transfèrent des compétences à partir de blocs de compétences.

📝 Points essentiels

  • La déconcentration utilise des relais territoriaux comme le préfet sans autonomie juridique nouvelle pour les territoires.
  • La décentralisation crée des collectivités dotées de personnalités morales de droit public autonomes.
  • Sous la Ve République, les délibérations locales ne prennent effet qu’après autorisation du préfet, ce qui correspond à un contrôle a priori.
  • Le rapport « Vivre ensemble » (années 1970) propose de remplacer la tutelle par un contrôle de légalité a posteriori.
  • La loi du 2 mars 1982 supprime la tutelle et instaure le contrôle a posteriori, sans contrôle d’opportunité.
  • Les lois de 2014 et 2015 prolongent la réforme de 2010 en rationalisant le territoire : passage de 20 à 13 régions, développement des intercommunalités et spécialisation des compétences pour réaliser des économies.

💡 Astuce mémo

Déconcentration = relais sans personne morale ; Décentralisation = transfert + personne morale.

📖 7. Niveaux de droit commun déconcentrés régionaux

🔑 Notions clés & Définitions

  • Conseil régional : Assemblée délibérante élue au suffrage universel direct, chargée de traiter les affaires relevant de la région.
  • Élection politique : Élection où les candidatures et listes reflètent des tendances politiques, ce qui influence la composition des assemblées locales.
  • Parité femmes-hommes : Principe constitutionnel permettant au législateur d’imposer des exigences de parité lors des élections locales.
  • Statut de l’élu local : Régime juridique accordant aux élus locaux des garanties protectrices et des droits liés à l’exercice du mandat.
  • Démocratie directe locale : Mécanismes constitutionnels permettant aux citoyens d’intervenir directement dans certaines décisions locales.

📝 Points essentiels

  • L’élection des conseils à la tête des collectivités territoriales est prévue par l’article 72 de la Constitution et se fait au suffrage universel direct.
  • La loi du 2 mars 1982 avait tenté d’imposer des quotas par sexe, mais le Conseil constitutionnel s’y est opposé.
  • La révision constitutionnelle de 1999 a introduit le principe de parité, permettant ensuite au législateur d’exiger la parité aux élections locales.
  • Le statut de l’élu local a été réformé par la charte de l’élu local du 31 mars 2015 et complété par une loi de décembre 2025 créant un statut avec rémunération.
  • Le principe de gratuité des mandats électifs subsiste comme tradition, mais le régime actuel prévoit des indemnités selon la collectivité et les fonctions.
  • Pour les communes, les indemnités du maire varient de 1 155 € à 5 000 €, celles des adjoints de 447 € à 2 980 €, et une rémunération de certains conseillers n’est possible que dans les communes de plus de 100 000 hab.

💡 Astuce mémo

Parité 1999 → quotas refusés avant, puis indemnités après 2015/2025.

📖 8. Administration préfectorale et statut des préfets

🔑 Notions clés & Définitions

  • Conseil municipal : Organe délibérant de la commune qui prend des décisions par vote lors de ses séances.
  • Quorum du conseil municipal : Condition de validité des séances du conseil municipal, fixée à la moitié des membres.
  • Budget primitif : Première version annuelle du budget communal, votée en bloc avant une date fixée par la loi.
  • Compte administratif : Document rétrospectif qui constate les opérations réellement réalisées et mesure l’écart avec le budget.
  • Règle d’or budgétaire : Exigence d’équilibre réel du budget local, interdisant de dépenser au-delà des ressources.

📝 Points essentiels

  • Le conseil municipal est présidé par le maire, qui organise les débats, distribue la parole et fait voter les affaires.
  • Le conseil ne peut délibérer que si le quorum est atteint, sinon aucune décision n’est possible.
  • Le budget communal est voté chaque année en un document unique, en intégralité, avant la date légale.
  • Le budget primitif peut être modifié par des décisions modificatives.
  • Le compte administratif doit être adopté avant le vote du budget de la nouvelle année.
  • L’équilibre réel impose un fonctionnement équilibré (dépenses de fonctionnement = recettes de fonctionnement) et un investissement équilibré (dépenses d’investissement = recettes d’investissement).

💡 Astuce mémo

Quorum = moitié : sans moitié, pas de décision.

📖 9. Collaborateurs du préfet et organisation des préfectures

🔑 Notions clés & Définitions

  • Délégation de compétence : Acte juridique par lequel une autorité confie l’exercice d’une compétence à un autre titulaire, sans transfert de la compétence d’origine.
  • Délégataire : Personne ou autorité qui reçoit une délégation et agit dans le cadre de celle-ci au nom de l’autorité délégante.
  • Délégant : Autorité qui accorde une délégation et conserve la compétence d’origine, dont l’exercice est confié au délégataire.
  • Carence du maire : Situation où le maire ne prend pas les mesures nécessaires relevant de ses obligations, permettant au préfet d’intervenir par substitution.
  • Conseil de quartier : Instance locale consultative créée selon la taille de la commune, chargée de formuler des propositions au Conseil municipal.

📝 Points essentiels

  • Le maire prépare et dirige les réunions du Conseil municipal : convocation, ordre du jour, présidence, conduite des débats, police de la parole et mise aux votes.
  • Après adoption, le maire assure l’exécution des délibérations et met en œuvre les actes juridiques du Conseil municipal.
  • Le maire gère le budget au quotidien : ordres de dépense, recouvrement des recettes, signature des contrats et action en justice pour la commune.
  • Les délégations du Conseil municipal permettent au délégataire d’agir au nom du délégant, sans transfert de compétence ; le délégataire rend compte et informe le Conseil des décisions prises.
  • Les délégations doivent faire l’objet d’un contrôle et d’une information du Conseil municipal lors des réunions.
  • En cas de carence du maire, le préfet peut se substituer à lui : la carence est qualifiée de fautive.

💡 Astuce mémo

Délégation = compétence reste au délégant : le délégataire agit au nom du délégant ; carence = préfet remplace.

📖 10. Fonctions des préfets de région et de département

🔑 Notions clés & Définitions

  • Préfet de région : Autorité de l’État dans la région, chargée de coordonner et de contrôler l’action administrative de l’État à l’échelle régionale.
  • Préfet de département : Autorité de l’État dans le département, chargée d’assurer la mise en œuvre des politiques de l’État et le contrôle administratif local.
  • PLU intercommunal : Document d’urbanisme arrêté à l’échelle de la communauté urbaine plutôt qu’à celle de la commune, pour organiser l’aménagement à un niveau plus large.
  • Gestion de l’eau potable : Compétence portant sur la distribution de l’eau potable et l’assainissement, exercée à l’échelle intercommunale selon les structures.

📝 Points essentiels

  • Le PLU est désormais arrêté à l’échelle de la communauté urbaine et non plus à celle de la commune.
  • Les compétences intercommunales couvrent notamment l’habitat et le logement, dont le logement social.
  • La gestion de l’eau potable inclut la distribution et l’assainissement.
  • Les compétences intercommunales comprennent aussi la gestion des cimetières et des déchets.
  • Les politiques de prévention de la pollution de l’air relèvent des compétences intercommunales mentionnées dans le cours.

📖 11. Autorités administratives indépendantes et caractère administratif

🔑 Notions clés & Définitions

  • Autorité administrative indépendante : Autorité publique indépendante du gouvernement, chargée de missions de régulation ou de contrôle, sans être un juge.
  • Caractère administratif : Qualification d’une activité relevant de l’administration, soumise au droit administratif et à un contrôle juridictionnel administratif.
  • Indépendance institutionnelle : Principe selon lequel l’autorité n’est pas placée sous l’autorité hiérarchique directe du pouvoir exécutif.
  • Contrôle juridictionnel administratif : Mécanisme par lequel les décisions de l’autorité administrative indépendante peuvent être contestées devant le juge administratif.

📝 Points essentiels

  • Les autorités administratives indépendantes ne sont pas des juridictions : elles rendent des décisions administratives, pas des jugements.
  • Leur indépendance vise à limiter l’influence directe du gouvernement sur leurs décisions.
  • Leur action s’inscrit dans le droit administratif, ce qui conditionne le type de recours et le juge compétent.
  • Le caractère administratif implique que leurs actes sont en principe soumis aux règles et principes du contentieux administratif.
  • Le contrôle du juge administratif porte sur la légalité des décisions prises dans le cadre de leurs missions.

💡 Astuce mémo

AAI = Administration Indépendante : pas un juge, donc décisions administratives contrôlées par le juge administratif.

📖 12. Décentralisation : historique et principes fondamentaux

🔑 Notions clés & Définitions

  • Nouvelle-Calédonie : La Nouvelle-Calédonie est une collectivité française dotée d’un statut constitutionnel spécifique, avec des institutions locales et un processus d’autodétermination.
  • Titre XIII : Le titre XIII est la partie de la Constitution qui encadre le statut constitutionnel de la Nouvelle-Calédonie, intégré en 1998.
  • Lois du pays : Les lois du pays sont des actes législatifs locaux adoptés en Nouvelle-Calédonie par le Congrès et soumis à la conformité constitutionnelle.
  • Congrès : Le Congrès est l’organe local qui adopte les lois du pays en Nouvelle-Calédonie.
  • Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie : Le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie assure l’exécutif local et fonctionne avec le Congrès dans le cadre du statut.

📝 Points essentiels

  • La Nouvelle-Calédonie a une histoire juridique complexe marquée par des tensions entre communautés kanaks et caldoches.
  • Le statut de « pays d’outre-mer » a été reconnu pour apaiser les tensions et organiser un pouvoir législatif local.
  • En 1998, la modification du statut a prévu un processus d’autodétermination pour décider du maintien dans la France ou de l’indépendance.
  • Trois référendums ont été organisés depuis 2018, mais le processus est interrompu à cause de controverses sur la dernière étape.
  • Un accord de Bougival (présenté par le gouvernement de Bayrou) prévoyait le maintien dans la France avec un fédéralisme « à la française » propre à la Nouvelle-Calédonie.
  • L’accord de Bougival doit encore être ratifié au sein de la Constitution, mais sa mise en œuvre est empêchée par le contexte politique actuel.

💡 Astuce mémo

Kanaks vs Caldoches → statut spécial (Titre XIII) → lois du pays (Congrès) + exécutif (Gouvernement) → autodétermination (référendums) bloquée.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
1789Création des communes (remplaçant les paroisses)
1799Institution du préfet par Napoléon Ier
1807Création de la Cour des comptes par Napoléon
1964Fixation du statut dérogatoire des préfets
1967Création de la COB (première autorité administrative indépendante) et création de l’AMF
1978Création de la CNIL et création de la CADA
1982Fin de la tutelle et instauration du contrôle de légalité a posteriori ; création de la région comme collectivité territoriale
1992Loi du 6 février 1992 relative à l’organisation territoriale ; création des services à compétence nationale
2003Réforme constitutionnelle inscrivant la décentralisation dans la Constitution (article 72) et création des articles 73 et 74
2008Création du Défenseur des droits ; intégration du volet environnemental au CESE/CESE (dimension environnementale)

📊 Tableaux de synthèse

Déconcentration vs décentralisation

NotionPersonne moraleLogique
DéconcentrationAucune personne morale créée (toujours l’État)Relais locaux de l’État (compétences confiées à des agents de l’État)
DécentralisationTransfert vers une autre personne morale de droit public (État + collectivité)Transfert de compétences à des collectivités autonomes, libre administration encadrée

AAI : indépendance organique et fonctionnelle

AspectPrincipeConséquence
Indépendance organiqueNomination par le Président ou plus hautes autorités (exception : Défenseur des droits)Mandat inamovible (pas de révocation par les autorités qui nomment)
Indépendance fonctionnelleAbsence de hiérarchie et impossibilité de recevoir des ordresDécisions administratives prises sans tutelle hiérarchique

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre approche fonctionnelle (administration = réglementation + prestations) et approche organique (administration = institutions/organes).
  2. Croire que la déconcentration crée une nouvelle personne morale : en réalité, aucune personne morale n’est créée (toujours l’État).
  3. Mélanger tutelle préfectorale et contrôle de légalité : la tutelle est a priori avec autorisation, le contrôle de légalité est a posteriori sans contrôle d’opportunité.
  4. Penser que le préfet peut bloquer directement l’entrée en vigueur d’un acte local : depuis 1982, il saisit le juge administratif (déféré), il ne s’oppose pas lui-même.
  5. Dire qu’une AAI est une juridiction : elle n’est pas juge, elle rend des décisions administratives contrôlées par le juge administratif.
  6. Confondre pouvoir réglementaire du Premier ministre et pouvoir réglementaire local : le local prend des actes généraux et impersonnels pour mettre en œuvre les compétences attribuées par la loi.
  7. Confondre budget primitif et compte administratif : le primitif est une prévision, le compte administratif constate les opérations réellement réalisées.

✅ Checklist Examen

  1. Expliquer l’approche matérielle/fonctionnelle de l’administration : intérêt général, réglementation (administrer = fixer des règles) et prestations de services (police, défense, diplomatie, justice).
  2. Expliquer l’approche organique/structurelle : institutions/organes, personnalité morale (abstraction juridique) et idée de centralisation administrative de l’État.
  3. Distinguer déconcentration et décentralisation : personne morale, logique de relais locaux vs transfert de compétences, et rôle typique du préfet.
  4. Décrire la diarchie administrative au sommet : Conseil des ministres hebdomadaire à l’Élysée, séparation loi/règlement (art. 34/37), et partage du pouvoir réglementaire (Président/Premier ministre).
  5. Présenter les fonctions administratives du Président au Conseil des ministres : signature des ordonnances et décrets, et exemples de domaines (nomination art. 13 complété par ordonnance organique).
  6. Présenter les fonctions administratives du Premier ministre : nomination (selon art. 21/13), pouvoir réglementaire d’exécution (décret primo ministériel), coordination/arbitrage, et rôle du secrétariat général du Gvt.
  7. Expliquer la composition du gouvernement : nomination par décret présidentiel, décrets attributifs de compétence, catégories (ministres d’État, délégués, secrétaires d’État), et critères du découpage ministériel (techniq
  8. Expliquer les organes d’inspection interne : autonomie, contrôle de gestion/fonctionnement, rapports/audits/évaluations avec recommandations, et possibilité d’études conjointes.
  9. Expliquer la Cour des comptes : création en 1807, contrôle des pratiques financières, composition hiérarchisée des magistrats financiers (inamovibilité) et fonctions juridictionnelles vs non juridictionnelles.
  10. Expliquer les services à compétence nationale : création/suppression par décret, compétences nationales de gestion, et date de création (1992) et cadre réglementaire (décret du 9 mai 1997).
  11. Expliquer les niveaux de déconcentration (régional, départemental, arrondissement) et les niveaux spécifiques (inter-régional, académies, commune comme double casquette).
  12. Expliquer l’administration préfectorale : statut et désignation des préfets (loyauté, hors cadre), collaborateurs (secrétaire général, chef de cabinet, préfet de police de Paris, préfets de zone/égalité des chances), et
  13. Expliquer les fonctions du préfet : représentation de l’État, direction des services déconcentrés, ordonnateur du budget de l’État dans le département, contrôle de légalité (a posteriori depuis 1982) et police admin (car
  14. Expliquer le contrôle de légalité des collectivités : actes transmissibles vs non transmissibles, déféré préfectoral (délai, lettre d’observation, déféré provoqué) et procédures d’urgence (référé suspension/liberté).

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Testez vos connaissances sur Principes et organisation de l'administration française avec 24 questions à choix multiples avec corrections détaillées.

1. Quel partage institutionnel caractérise la diarchie administrative ?

2. Quel est le rôle du Conseil des ministres dans l’organisation administrative présidentielle ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Principes et organisation de l'administration française avec 24 flashcards interactives.

Diarchie administrative — définition ?

Partage de fonctions administratives entre plusieurs autorités.

Conseil des ministres — rôle ?

Réunion hebdomadaire présidée par le Président pour les décisions importantes.

Décret — nature juridique ?

Acte réglementaire pris par le pouvoir exécutif.

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