QCM : Procédure civile et action en justice — 49 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit correctement la procédure civile ?

L’ensemble des formalités permettant de soumettre un litige à une juridiction civile
L’ensemble des règles organisant l’exécution des peines prononcées par un tribunal
L’ensemble des enquêtes destinées à établir la répression d’une infraction pénale
L’ensemble des démarches permettant de saisir une juridiction administrative d’un recours

L’ensemble des formalités permettant de soumettre un litige à une juridiction civile

Explication

La procédure civile regroupe les formalités grâce auxquelles un litige peut être porté devant une juridiction civile. La procédure pénale concerne, quant à elle, la répression des infractions et ne relève pas de la même fonction.

2. Dans quelle situation la procédure contentieuse est-elle applicable ?

Lorsqu’un juge organise la répression d’une infraction commise par une personne
Lorsqu’une autorité administrative vérifie la légalité d’un acte individuel
Lorsqu’un juge doit trancher un litige juridique entre plusieurs personnes
Lorsqu’un juge contrôle une demande présentée sans opposition entre les intéressés

Lorsqu’un juge doit trancher un litige juridique entre plusieurs personnes

Explication

La procédure contentieuse suppose l’existence d’un litige juridique opposant deux ou plusieurs personnes, que le juge doit résoudre. Une demande sans litige relève plutôt de la procédure gracieuse.

3. Dans quel cas le juge statue-t-il en matière gracieuse au sens de l’article 25 du Code de procédure civile ?

Lorsqu’il examine un recours administratif dirigé contre une décision d’une autorité publique
Lorsqu’il contrôle, sans litige, une demande soumise par la loi en raison de l’affaire ou du requérant
Lorsqu’il condamne une personne poursuivie pour avoir commis une infraction pénale
Lorsqu’il tranche un conflit entre deux parties après l’échange contradictoire de leurs prétentions

Lorsqu’il contrôle, sans litige, une demande soumise par la loi en raison de l’affaire ou du requérant

Explication

La matière gracieuse concerne une demande dépourvue de litige, mais soumise au contrôle du juge par la loi en raison de sa nature ou de la qualité du requérant. Le règlement d’un conflit entre parties correspond à la matière contentieuse.

4. Quelle conséquence découle du caractère impératif et d’ordre public des règles de procédure civile ?

Le juge civil doit les appliquer d’office, même si les parties peuvent parfois les aménager
Les parties peuvent les remplacer par des règles contractuelles dans toutes les matières procédurales
Le juge civil peut les écarter dès que les parties manifestent une volonté commune contraire
Le juge civil doit attendre qu’une partie invoque leur violation avant de pouvoir les examiner

Le juge civil doit les appliquer d’office, même si les parties peuvent parfois les aménager

Explication

Ces règles s’imposent au juge civil, qui doit les relever d’office, même si une modulation par les parties est parfois admise, notamment en matière de compétence. Leur caractère impératif exclut donc que la volonté des parties permette de les écarter dans tous les cas.

5. Une nouvelle règle de procédure entre en vigueur pendant un procès : comment s’applique-t-elle en principe ?

Elle concerne les actes futurs uniquement lorsque le procès commence après sa publication
Elle régit les actes futurs sans remettre en cause les actes déjà accomplis
Elle régit les actes passés en annulant les effets produits avant son entrée en vigueur
Elle s’applique après le jugement, sauf si les parties demandent son application immédiate

Elle régit les actes futurs sans remettre en cause les actes déjà accomplis

Explication

L’application immédiate signifie que la nouvelle règle régit les actes de procédure à venir, sans effet rétroactif sur ceux qui ont déjà été accomplis. La rétroactivité se caractériserait au contraire par la remise en cause des actes passés.

6. Quelle est la fonction principale du formalisme procédural ?

Imposer des délais et des mentions dont le respect protège les parties et favorise une bonne justice
Permettre aux parties de modifier librement les actes après leur dépôt devant le juge
Réserver les actes de procédure aux avocats, quelle que soit la juridiction saisie
Remplacer l’examen du litige par une vérification mécanique de documents conformes

Imposer des délais et des mentions dont le respect protège les parties et favorise une bonne justice

Explication

Le formalisme impose des délais et des mentions, avec des sanctions en cas de non-respect, afin de protéger les parties et d’assurer une bonne administration de la justice. Il ne se réduit pas à une simple vérification documentaire et ne réserve pas tous les actes aux avocats.

7. À quelle date le nouveau Code de procédure civile a-t-il été officialisé ?

Le 5 décembre 1975
Le 5 décembre 1958
Le 1er janvier 1976
Le 4 octobre 1958

Le 5 décembre 1975

Explication

Le nouveau Code de procédure civile a été officialisé par le décret du 5 décembre 1975. Les autres dates proposées renvoient à d’autres repères historiques ou ne correspondent pas à cette officialisation.

8. Quelle organisation correspond aux livres du Code de procédure civile ?

Le livre Ier traite des territoires d’outre-mer et le livre IV concerne les juridictions
Le livre Ier concerne l’arbitrage et le livre IV contient les dispositions communes
Le livre Ier contient les dispositions communes et le livre IV concerne l’arbitrage
Le livre Ier porte sur la résolution amiable et le livre IV concerne certaines matières

Le livre Ier contient les dispositions communes et le livre IV concerne l’arbitrage

Explication

Le Code comprend notamment un livre Ier consacré aux dispositions communes et un livre IV consacré à l’arbitrage, parmi six livres thématiques. L’inversion de ces deux matières constitue la confusion principale à éviter.

9. Pourquoi la procédure civile est-elle principalement modifiée par des décrets ?

Parce qu’elle relève en principe du domaine constitutionnel
Parce qu’elle relève en principe du domaine administratif
Parce qu’elle relève en principe du domaine réglementaire
Parce qu’elle relève en principe du domaine pénal

Parce qu’elle relève en principe du domaine réglementaire

Explication

La procédure civile appartient en principe au domaine réglementaire, ce qui explique que ses règles soient principalement modifiées par des décrets. Cette qualification ne signifie pas qu’elle relève du droit pénal ou du domaine constitutionnel.

10. Quel est l’objet principal des règlements Bruxelles I et Bruxelles I bis dans l’Union européenne ?

Harmoniser les règles nationales relatives au droit pénal
Organiser la coopération entre les États en matière de preuves
Définir les règles de compétence en matière civile et commerciale
Fixer les modalités européennes de financement des tribunaux

Définir les règles de compétence en matière civile et commerciale

Explication

Ces règlements déterminent les règles de compétence judiciaire en matière civile et commerciale dans l’Union européenne. La coopération entre États concernant les preuves relève d’un autre règlement, et non de Bruxelles I ou Bruxelles I bis.

11. À quelle date et dans quelle ville la CESDH a-t-elle été signée ?

Le 23 mars 2019 à Bruxelles
Le 4 novembre 1974 à Paris
Le 4 novembre 1950 à Rome
Le 21 février 1975 à Strasbourg

Le 4 novembre 1950 à Rome

Explication

La CESDH a été signée à Rome le 4 novembre 1950, avant sa ratification par la France en 1974. Strasbourg est associée à la Cour européenne des droits de l’homme, mais ne correspond pas au lieu de signature indiqué.

12. Quelle garantie procédurale découle de l’article 6, paragraphe 1, de la CEDH ?

Le droit de choisir librement la juridiction compétente dans toute affaire civile
Le droit d’obtenir automatiquement une décision rendue par une cour internationale
Le droit de remplacer le juge chargé de l’affaire sans justification particulière
Le droit d’être entendu publiquement et équitablement par un tribunal indépendant et impartial

Le droit d’être entendu publiquement et équitablement par un tribunal indépendant et impartial

Explication

L’article 6, paragraphe 1, garantit une audience publique et équitable devant un tribunal indépendant et impartial. Le choix libre du tribunal ou le remplacement discrétionnaire du juge ne constituent pas des garanties prévues par cette disposition.

13. Quelle avancée la CEDH a-t-elle consacrée dans l’arrêt Golder contre Royaume-Uni du 21 février 1975 ?

L’expression de procès équitable et le droit d’accès au juge
La fusion des tribunaux de grande instance et d’instance
La création du réseau électronique destiné aux avocats
La compétence européenne en matière de preuves civiles

L’expression de procès équitable et le droit d’accès au juge

Explication

Dans l’arrêt Golder contre Royaume-Uni, la CEDH a employé pour la première fois l’expression de procès équitable et consacré le droit d’accès au juge. La fusion des tribunaux et les réseaux électroniques relèvent de réformes françaises distinctes.

14. Quelles formes de crise caractérisent la justice civile selon le professeur Terré ?

Une crise d’autorité, une crise pénale et une crise administrative
Une crise de confiance, une crise de croissance et une crise de conscience
Une crise de compétence, une crise budgétaire et une crise de procédure
Une crise de légitimité, une crise numérique et une crise européenne

Une crise de confiance, une crise de croissance et une crise de conscience

Explication

Terré distingue une crise de confiance, liée à l’image de la justice, une crise de croissance, liée à l’insuffisance des moyens, et une crise de conscience. Les autres regroupements mélangent des difficultés qui ne correspondent pas à cette typologie.

15. Quelle définition décrit le mieux la rationalisation de la justice civile ?

Remplacer les règles juridiques par des décisions prises au cas par cas
Accroître les dépenses afin de multiplier les juridictions spécialisées
Réduire les garanties procédurales pour accélérer chaque procès
Organiser une activité pour maximiser le rendement tout en limitant les coûts

Organiser une activité pour maximiser le rendement tout en limitant les coûts

Explication

La rationalisation consiste à organiser une activité selon des principes rationnels afin d’obtenir un rendement maximal avec un coût minimal. Elle ne signifie pas supprimer les garanties procédurales ni augmenter mécaniquement les dépenses.

16. Quelle réforme résulte de la loi du 23 mars 2019 concernant les tribunaux civils ?

La transformation des tribunaux d’instance en juridictions européennes
La fusion des juridictions civiles et pénales dans une juridiction commune
La fusion du tribunal de grande instance et du tribunal d’instance dans le tribunal judiciaire
La suppression des tribunaux judiciaires au profit des cours d’appel

La fusion du tribunal de grande instance et du tribunal d’instance dans le tribunal judiciaire

Explication

La loi du 23 mars 2019 a fusionné les tribunaux de grande instance et les tribunaux d’instance au sein du tribunal judiciaire. Elle n’a pas supprimé les tribunaux judiciaires ni réuni les ordres civil et pénal.

17. Que désigne la dématérialisation dans la justice civile ?

La spécialisation des tribunaux selon la nature des contentieux civils
Le remplacement des audiences physiques par des audiences tenues en visioconférence
Le passage de l’écrit papier à l’écrit électronique et l’usage des nouvelles technologies
La transmission des dossiers judiciaires entre États par voie diplomatique

Le passage de l’écrit papier à l’écrit électronique et l’usage des nouvelles technologies

Explication

La dématérialisation concerne le remplacement des supports papier par des supports électroniques et l’utilisation des technologies numériques dans la justice civile. La visioconférence porte plus précisément sur les modalités de tenue des audiences.

18. Quelle association entre réseaux et utilisateurs est correcte pour la communication judiciaire électronique ?

Le RPVJ sert aux magistrats et aux greffes, tandis que le RPVA sert aux avocats
Le RPVA concerne les preuves, tandis que le RPVJ concerne les tribunaux européens
Le RPVA sert aux magistrats et aux greffes, tandis que le RPVJ sert aux avocats
Le RPVJ concerne les audiences, tandis que le RPVA concerne les demandes en divorce

Le RPVJ sert aux magistrats et aux greffes, tandis que le RPVA sert aux avocats

Explication

Le RPVJ est utilisé par les magistrats et les greffes, tandis que le RPVA est destiné aux avocats, les deux réseaux étant interconnectés. Les autres propositions inversent les utilisateurs ou attribuent aux réseaux des fonctions qui ne correspondent pas à leur rôle.

19. Selon l’article 30 du Code de procédure civile, que permet l’action à l’auteur d’une prétention ?

Discuter le bien-fondé de la prétention présentée par son adversaire
Être entendu sur le fond afin que le juge apprécie le bien-fondé de sa prétention
Saisir librement une juridiction sans présenter de prétention précise
Obtenir automatiquement une décision favorable dès le dépôt de sa demande

Être entendu sur le fond afin que le juge apprécie le bien-fondé de sa prétention

Explication

L’action donne à l’auteur le droit d’être entendu sur le fond de sa prétention afin que le juge en apprécie le bien-fondé. Le droit de discuter ce bien-fondé appartient à l’adversaire, et non à l’auteur de la prétention.

20. Qu’est-ce qu’un droit subjectif ?

Une possibilité générale de saisir une juridiction sans invoquer un intérêt personnel
Un pouvoir attribué par une règle de droit pour imposer, exiger ou interdire quelque chose d’utile
Une décision juridictionnelle constatant qu’une prétention peut être accueillie
Un acte procédural par lequel une prétention est soumise à l’appréciation du juge

Un pouvoir attribué par une règle de droit pour imposer, exiger ou interdire quelque chose d’utile

Explication

Le droit subjectif correspond à un pouvoir reconnu à une personne par une règle de droit, notamment pour imposer, exiger ou interdire un comportement utile. La saisine d’un tribunal et l’acte procédural relèvent de notions distinctes.

21. Quelle distinction oppose le droit d’agir à la liberté d’accès aux tribunaux ?

Le droit d’agir concerne la compétence territoriale, tandis que l’accès aux tribunaux concerne la prescription
Le droit d’agir désigne le dépôt matériel d’une demande, tandis que l’accès aux tribunaux concerne le succès de cette demande
Le droit d’agir concerne l’examen au fond d’une demande, tandis que l’accès aux tribunaux concerne la possibilité de saisir une juridiction
Le droit d’agir appartient à l’adversaire, tandis que l’accès aux tribunaux appartient à l’auteur de la prétention

Le droit d’agir concerne l’examen au fond d’une demande, tandis que l’accès aux tribunaux concerne la possibilité de saisir une juridiction

Explication

Le droit d’agir est le droit d’obtenir l’examen au fond d’une demande, alors que la liberté d’accès aux tribunaux est la possibilité de saisir librement une juridiction. Ces notions se distinguent donc par leur objet, même si elles concernent toutes deux l’accès à la justice.

22. Quelle différence caractérise la demande en justice et l’action en justice ?

La demande concerne la compétence du tribunal, tandis que l’action concerne la prescription du droit invoqué
La demande est un droit reconnu par la loi, tandis que l’action est la décision rendue sur la prétention
La demande appartient à l’adversaire, tandis que l’action appartient au juge chargé de trancher le litige
La demande est un acte soumis au juge, tandis que l’action est le droit d’obtenir l’examen de la prétention

La demande est un acte soumis au juge, tandis que l’action est le droit d’obtenir l’examen de la prétention

Explication

La demande en justice est l’acte par lequel une prétention est présentée au juge, tandis que l’action est le droit d’obtenir l’examen de cette prétention. Confondre l’acte de saisine avec le droit d’agir inverse les deux notions.

23. Une demande est déclarée recevable mais rejetée au fond : que peut-on en déduire ?

Le droit d’agir existe, mais la prétention ne peut pas être accueillie sur le fond
La prétention est fondée, mais le demandeur ne dispose pas du droit d’agir
Le tribunal est territorialement incompétent, mais la prétention demeure établie
L’action est abusive, mais la demande satisfait nécessairement toutes les conditions de fond

Le droit d’agir existe, mais la prétention ne peut pas être accueillie sur le fond

Explication

La recevabilité concerne l’existence du droit d’agir, tandis que le bien-fondé concerne le succès de la prétention. Une demande recevable peut donc être examinée puis rejetée parce que la prétention n’est pas établie ou ne peut être accueillie.

24. Quelle conséquence découle du caractère facultatif du droit d’agir ?

Toute personne assignée doit obtenir une décision favorable lorsqu’elle refuse de participer au procès
Une personne ne peut être contrainte d’engager une action ni de comparaître comme défendeur, sauf obligation particulière
Un représentant d’un incapable peut refuser toute comparution même lorsqu’une obligation légale existe
Le juge peut engager une action au nom d’une personne qui ne souhaite pas défendre ses intérêts

Une personne ne peut être contrainte d’engager une action ni de comparaître comme défendeur, sauf obligation particulière

Explication

Le droit d’agir est facultatif : nul ne peut être obligé d’agir en justice ni contraint de comparaître comme défendeur, sous réserve de certaines obligations particulières. Cette exception concerne notamment les représentants d’un incapable.

25. Dans quelle situation l’exercice d’une action peut-il engager la responsabilité du plaideur ?

Lorsque l’action est exercée de manière dilatoire ou abusive, même si la perte du procès ne suffit pas
Lorsque la prétention est examinée au fond par un juge puis écartée dans sa décision
Lorsque le défendeur conteste la demande sans présenter de demande reconventionnelle
Lorsque le plaideur perd le procès après avoir présenté une argumentation sérieuse et loyale

Lorsque l’action est exercée de manière dilatoire ou abusive, même si la perte du procès ne suffit pas

Explication

La simple perte d’un procès ne suffit pas à engager la responsabilité du plaideur. En revanche, un exercice dilatoire ou abusif de l’action peut justifier une amende civile pouvant atteindre 10 000 euros ainsi que des dommages-intérêts.

26. Quel rôle les lois J21 de 2016, de programmation pour la justice de 2019 et confiance de 2021 ont-elles joué ?

Elles ont supprimé la voie contentieuse au profit d’accords négociés entre les parties
Elles ont réservé la médiation aux différends déjà soumis à une juridiction étatique
Elles ont remplacé la saisine du juge par une procédure amiable obligatoire dans les litiges civils
Elles ont notamment contribué au développement des modes amiables de règlement des différends

Elles ont notamment contribué au développement des modes amiables de règlement des différends

Explication

Ces lois ont notamment favorisé le développement des modes amiables de règlement des différends. Elles n’ont pas supprimé la voie contentieuse classique ni rendu tous les règlements amiables obligatoires.

27. Selon l’article 1528 du Code de procédure civile, avec quelles personnes ou dans quel cadre les parties peuvent-elles tenter de résoudre amiablement leur différend ?

Par une décision du greffe prise après examen unilatéral de la demande d’une partie
Dans une procédure pénale dirigée par le ministère public avec l’accord du juge civil
Avec l’aide d’un juge, d’un médiateur ou dans une procédure participative avec leurs avocats
Avec l’aide exclusive d’un arbitre désigné par le tribunal et sans intervention des avocats

Avec l’aide d’un juge, d’un médiateur ou dans une procédure participative avec leurs avocats

Explication

L’article 1528 permet aux parties de rechercher une solution amiable avec l’aide d’un juge, d’un médiateur ou dans le cadre d’une procédure participative avec leurs avocats. L’arbitrage et la procédure pénale ne correspondent pas aux modalités visées par cette règle.

28. Quand une conciliation ou une médiation est-elle qualifiée de judiciaire ?

Lorsqu’un juge désigne l’intervenant chargé d’aider les parties à rechercher un accord
Lorsqu’un avocat rédige un projet d’accord sans intervention d’un tiers conciliateur
Lorsqu’une juridiction impose le contenu de l’accord après avoir entendu les parties
Lorsque les parties choisissent elles-mêmes un médiateur avant toute saisine du tribunal

Lorsqu’un juge désigne l’intervenant chargé d’aider les parties à rechercher un accord

Explication

La conciliation ou la médiation est judiciaire lorsqu’un juge désigne l’intervenant chargé d’accompagner les parties. Lorsque les parties choisissent elles-mêmes le médiateur, le processus est conventionnel, et l’accord ne peut pas être imposé par le juge.

29. Quelle limite commune caractérise les processus amiables de règlement des différends ?

Ils conduisent à une décision imposée par le médiateur dès que les échanges ont suffisamment duré
Ils obligent les parties à accepter une solution proposée par l’intervenant lorsqu’un compromis paraît possible
Ils remplacent la décision du juge par une sanction prononcée à l’encontre de la partie fautive
Ils recherchent un accord mettant fin au litige, mais cet accord repose sur l’acceptation des parties

Ils recherchent un accord mettant fin au litige, mais cet accord repose sur l’acceptation des parties

Explication

Les processus amiables ont pour objectif de parvenir à un accord mettant fin au litige, mais cet accord suppose l’acceptation des parties. Le médiateur ou le conciliateur aide à rechercher une solution sans pouvoir l’imposer.

30. Quelle qualification décrit le mieux les modes amiables de règlement des différends ?

Des démarches administratives destinées à sanctionner une partie
Des mécanismes réservés aux litiges soumis à un tribunal
Des échanges informels dépourvus de tout cadre juridique
Des procédés réglementés pouvant constituer une forme de justice

Des procédés réglementés pouvant constituer une forme de justice

Explication

Les modes amiables sont des procédés réglementés qui permettent de mettre fin à un conflit avec l’aide éventuelle d’un juge, d’un médiateur ou d’avocats. Les assimiler à une sous-justice méconnaît leur appartenance aux formes de justice.

31. Selon l’article 1528 du Code de procédure civile, par quels moyens les parties peuvent-elles tenter de résoudre amiablement leur différend ?

Avec un juge, un médiateur ou leurs avocats dans une procédure participative
Avec un expert judiciaire, un arbitre ou un officier de police judiciaire
Avec un juré, un procureur ou un conciliateur exclusivement désigné par le tribunal
Avec un huissier, un notaire ou un représentant de l’administration

Avec un juge, un médiateur ou leurs avocats dans une procédure participative

Explication

L’article 1528 permet aux parties de rechercher une solution avec l’aide d’un juge, d’un médiateur ou dans le cadre d’une procédure participative avec leurs avocats. L’intervention d’un expert ou d’un arbitre ne correspond pas aux modalités énumérées par cet article.

32. Quelle définition correspond à la conciliation ?

Une négociation conduite par les parties sans intervention extérieure
Un processus structuré dans lequel un tiers aide les personnes à parvenir à un accord
Une procédure judiciaire dans laquelle le juge statue après débat contradictoire
Une décision imposée par un tiers afin de trancher le différend

Un processus structuré dans lequel un tiers aide les personnes à parvenir à un accord

Explication

La conciliation est un processus structuré où plusieurs personnes cherchent, avec l’aide d’un tiers, un accord pour résoudre leur différend. Elle ne se réduit ni à une décision imposée ni à une négociation dépourvue d’assistance.

33. Quelle distinction caractérise le rôle respectif du conciliateur et du médiateur ?

Le conciliateur impose une décision, tandis que le médiateur représente une partie au litige
Le conciliateur vérifie les preuves, tandis que le médiateur détermine la responsabilité juridique
Le conciliateur peut proposer un compromis, tandis que le médiateur accompagne les parties sans en proposer
Le conciliateur conseille chaque partie séparément, tandis que le médiateur rédige le jugement

Le conciliateur peut proposer un compromis, tandis que le médiateur accompagne les parties sans en proposer

Explication

Le conciliateur peut formuler une solution de compromis, alors que le médiateur aide les parties à construire leur propre solution sans leur en proposer une. Le médiateur n’exerce donc pas une fonction de représentation ou de jugement.

34. Quelles conditions caractérisent la procédure participative ?

Un médiateur choisit la solution et les parties la valident dans un procès-verbal
Les parties négocient sans avocat et consignent leur accord dans une déclaration orale
Un juge dirige les échanges et fixe les concessions dans une ordonnance
Les parties sont assistées par des avocats et concluent une convention écrite définissant la négociation

Les parties sont assistées par des avocats et concluent une convention écrite définissant la négociation

Explication

La procédure participative exige l’assistance des parties par des avocats ainsi qu’une convention écrite précisant l’objet de leur négociation. Elle ne repose donc ni sur une négociation sans avocat ni sur une solution imposée par un tiers.

35. À quel moment le délai de prescription est-il suspendu en application de l’article 2238 du Code civil ?

Dès qu’une partie envisage seule une négociation avant toute contestation
Lorsque les parties conviennent, après le litige, de recourir à un processus amiable
Après l’expiration du délai, quand une partie demande sa restitution
Lorsque le juge rend une décision définitive sur le fond du litige

Lorsque les parties conviennent, après le litige, de recourir à un processus amiable

Explication

L’article 2238 suspend la prescription dès l’accord des parties, après la naissance du litige, pour recourir à la conciliation, à la médiation ou à une convention de procédure participative. Une simple intention individuelle ou une décision judiciaire ne déclenche pas ce mécanisme.

36. Quelle condition distingue la transaction d’un simple accord amiable ?

La transaction met fin à une contestation née au moyen de concessions réciproques
La transaction règle une contestation sans exiger d’engagement de la part des parties
La transaction consiste en une décision rendue par un tiers investi d’un pouvoir juridictionnel
La transaction produit ses effets même lorsqu’elle n’est constatée par aucun écrit

La transaction met fin à une contestation née au moyen de concessions réciproques

Explication

La transaction est un contrat écrit par lequel les parties terminent une contestation née grâce à des concessions réciproques. Un accord amiable peut exister sans cette réciprocité, tandis qu’une décision juridictionnelle relève d’une autre catégorie juridique.

37. Sur quels droits un accord amiable peut-il porter ?

Sur les droits indisponibles, dès lors que les parties approuvent l’accord par écrit
Sur les droits choisis par une seule partie lorsque l’autre renonce à contester
Sur des droits dont les parties ont la libre disposition, dans le respect de l’ordre public
Sur tout droit litigieux, y compris ceux protégés par des règles impératives

Sur des droits dont les parties ont la libre disposition, dans le respect de l’ordre public

Explication

Un accord amiable doit respecter l’ordre public et ne peut concerner que des droits dont les parties peuvent librement disposer. L’accord des parties ne permet donc pas de négocier valablement sur des droits indisponibles ou contre des règles impératives.

38. Quel est l’effet d’un accord amiable qualifié de transaction sur la contestation réglée ?

Il suspend la possibilité d’agir jusqu’à une nouvelle autorisation du juge
Il permet de recommencer le procès dès qu’une partie change d’avis
Il transfère le droit d’agir à l’autre partie après exécution de l’accord
Il éteint définitivement le droit d’agir en justice au sujet de cette contestation

Il éteint définitivement le droit d’agir en justice au sujet de cette contestation

Explication

La qualification de transaction confère à l’accord un effet extinctif : le droit d’agir en justice concernant la contestation réglée est définitivement éteint. La transaction ne se limite donc pas à suspendre temporairement l’action ni à permettre la réouverture du même litige par un simple changement d’avis.

39. Lorsqu’un contrat contient une clause de médiation et que le litige concerne son exécution, quelle démarche les parties doivent-elles effectuer avant de saisir le juge ?

Tenter le règlement amiable prévu par la clause
Demander une expertise judiciaire du contrat
Faire constater l’échec des négociations par un huissier
Obtenir l’autorisation préalable du tribunal

Tenter le règlement amiable prévu par la clause

Explication

La clause contractuelle oblige les parties à tenter la conciliation ou la médiation avant toute saisine du juge pour un litige relatif à l’exécution du contrat. Elle ne subordonne pas l’action à une expertise ni à une autorisation judiciaire préalable.

40. Quelle solution l’arrêt Saint-Valentin du 14 février 2003 a-t-il retenue concernant la procédure préalable de conciliation prévue par un contrat ?

Son omission peut être relevée d’office par le juge
Son omission entraîne automatiquement la nullité du contrat
Son omission constitue une fin de non-recevoir si une partie l’invoque
Son respect dispense le demandeur de prouver son intérêt

Son omission constitue une fin de non-recevoir si une partie l’invoque

Explication

La Cour de cassation a qualifié l’inobservation de fin de non-recevoir lorsque les parties l’invoquent. Le juge ne peut pas relever cette fin de non-recevoir d’office, contrairement à la confusion proposée.

41. Selon l’arrêt Proximmo du 12 décembre 2014, quel est l’effet de la mise en œuvre d’une clause amiable pendant l’instance ?

Elle transforme la demande en procédure participative
Elle ne régularise pas la fin de non-recevoir déjà encourue
Elle permet au juge d’examiner immédiatement le fond
Elle suspend automatiquement le jugement jusqu’à l’accord

Elle ne régularise pas la fin de non-recevoir déjà encourue

Explication

L’arrêt Proximmo affirme que la mise en œuvre tardive de la clause amiable, après l’introduction de l’instance, ne régularise pas la fin de non-recevoir. Elle ne produit donc pas l’effet suspensif ou régularisateur suggéré par les autres réponses.

42. Dans quelle situation l’article 750-1 du CPC impose-t-il une tentative préalable de règlement amiable ?

Pour toute contestation fiscale ou toute demande relative à une succession
Pour toute demande commerciale dépassant 5 000 euros ou tout litige familial
Pour une demande en paiement inférieure à 5 000 euros ou certains conflits de voisinage
Pour une demande fondée sur un contrat administratif ou une responsabilité pénale

Pour une demande en paiement inférieure à 5 000 euros ou certains conflits de voisinage

Explication

L’article 750-1 vise les demandes en paiement inférieures à 5 000 euros, les conflits techniques de voisinage et les troubles anormaux de voisinage. Les autres catégories mentionnées ne relèvent pas automatiquement de cette obligation sur ce fondement.

43. Quelle distinction oppose une demande mal fondée à une demande irrecevable ?

La première est examinée au fond puis rejetée, tandis que la seconde ne l’est pas
La première suspend l’instance, tandis que la seconde impose une médiation
La première concerne la qualité, tandis que la seconde concerne la preuve
La première est écartée sans examen, tandis que la seconde est toujours accueillie

La première est examinée au fond puis rejetée, tandis que la seconde ne l’est pas

Explication

Une demande mal fondée donne lieu à un examen du fond avant son rejet, alors qu’une demande irrecevable est écartée faute de droit d’agir sans examen au fond. La recevabilité et le bien-fondé correspondent donc à deux contrôles distincts.

44. Comment l’article 122 du CPC définit-il une fin de non-recevoir ?

Une mesure ordonnant aux parties de négocier avant toute audience
Un moyen visant à faire déclarer l’adversaire irrecevable sans examen au fond
Un argument destiné à démontrer que la prétention est mal justifiée au fond
Une demande visant à obtenir une nouvelle expertise avant le jugement

Un moyen visant à faire déclarer l’adversaire irrecevable sans examen au fond

Explication

La fin de non-recevoir tend à faire déclarer l’adversaire irrecevable en raison d’un défaut de droit d’agir, sans examiner le fond. Un argument contestant le bien-fondé intervient au contraire dans l’examen de la prétention.

45. Laquelle de ces propositions décrit correctement les principales causes de fin de non-recevoir ?

Elles comprennent la mauvaise interprétation d’un contrat, l’erreur de calcul et l’absence d’expertise
Elles comprennent notamment le défaut de qualité, la prescription et l’autorité de la chose jugée
Elles comprennent la contestation des faits, l’insuffisance des preuves et la faiblesse d’un argument
Elles comprennent la compétence territoriale, la composition du tribunal et la publicité des débats

Elles comprennent notamment le défaut de qualité, la prescription et l’autorité de la chose jugée

Explication

Les principales causes comprennent le défaut de qualité, le défaut d’intérêt, la prescription, le délai préfixe et l’autorité de la chose jugée, cette liste restant ouverte. Les autres réponses décrivent des questions de fond ou d’organisation judiciaire plutôt que les causes principales indiquées.

46. Qui peut agir en justice au regard de l’article 31 du CPC ?

Toute personne ayant subi un dommage, y compris lorsqu’une loi réserve l’action
Toute personne affirmant un désaccord, même sans intérêt légitime identifiable
Toute personne ayant un intérêt légitime, sauf lorsque la loi réserve l’action à des personnes qualifiées
Toute personne autorisée par le juge, même sans intérêt personnel à la prétention

Toute personne ayant un intérêt légitime, sauf lorsque la loi réserve l’action à des personnes qualifiées

Explication

L’article 31 ouvre l’action à ceux qui ont un intérêt légitime au succès ou au rejet d’une prétention, sous réserve des actions réservées par la loi à certaines personnes. Un simple désaccord ou une autorisation judiciaire ne suffit donc pas à établir le droit d’agir.

47. Que désigne l’intérêt à agir ?

La probabilité que le juge accueille la prétention au fond
La preuve qu’une partie a déjà obtenu réparation du préjudice
La capacité d’un avocat à représenter son client devant le tribunal
L’utilité ou l’avantage que l’action peut procurer au plaideur

L’utilité ou l’avantage que l’action peut procurer au plaideur

Explication

L’intérêt à agir correspond à l’utilité, au profit ou à l’avantage susceptible d’améliorer la situation juridique du plaideur. La probabilité de gagner concerne le bien-fondé de l’action, qui constitue une question distincte.

48. À quel moment l’existence de l’intérêt à agir doit-elle être appréciée ?

Au jour de la demande, sans exiger une démonstration préalable du bien-fondé
Après le jugement, selon le résultat obtenu sur le fond
Au moment de l’exécution, en fonction de la condamnation prononcée
Après l’administration complète des preuves relatives à la prétention

Au jour de la demande, sans exiger une démonstration préalable du bien-fondé

Explication

L’intérêt à agir s’apprécie au jour où la demande est formée et ne dépend pas de la démonstration préalable de son bien-fondé. Le bien-fondé suppose en effet l’examen du fond, qui intervient dans une étape différente.

49. Quelles qualités l’intérêt à agir doit-il présenter ?

Il doit être légitime, personnel, né et actuel
Il doit être contractuel, financier, certain et définitif
Il doit être judiciaire, public, ancien et permanent
Il doit être hypothétique, collectif, futur et conditionnel

Il doit être légitime, personnel, né et actuel

Explication

L’intérêt à agir doit réunir les caractères de légitimité, de personnalité, d’existence actuelle et de naissance. Un intérêt hypothétique ou futur ne satisfait pas l’exigence d’un intérêt né et actuel.

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Combien de décisions de justice civiles sont rendues chaque année ?

1,9 million de décisions civiles sont rendues chaque année.

Quelle procédure regroupe les formalités pour soumettre un litige à une juridiction civile ?

La procédure civile.

Que permet la procédure contentieuse ?

Elle permet à un juge de trancher un litige juridique entre plusieurs personnes.

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