QCM : Protection juridique des mineurs (18 questions)

Questions et réponses du QCM

1. À quel moment une personne cesse-t-elle d’être mineure au sens de l’âge légal indiqué ?

Lorsqu’elle atteint 16 ans
Lorsqu’elle acquiert une première résidence indépendante
Lorsqu’elle commence à exercer une activité professionnelle
Lorsqu’elle a accompli 18 ans

Lorsqu’elle a accompli 18 ans

Explication

La minorité prend fin lorsque la personne a accompli 18 ans. L’âge de 16 ans concerne notamment une possibilité testamentaire, et non la majorité.

2. Quel régime s’applique en principe à un mineur non émancipé pour l’exercice de ses droits ?

Une incapacité générale d’exercice entraînant sa représentation
Une incapacité limitée aux actes portant sur ses biens immobiliers
Une représentation judiciaire qui remplace l’autorité parentale
Une capacité générale d’exercice accompagnée d’un simple contrôle parental

Une incapacité générale d’exercice entraînant sa représentation

Explication

Le mineur est en principe soumis à l’autorité parentale jusqu’à 18 ans ou à son émancipation et relève d’une incapacité générale d’exercice impliquant un régime de représentation. Le contrôle parental seul ne rend pas compte de cette incapacité générale.

3. Quel testament un mineur peut-il rédiger à partir de 16 ans ?

Un testament portant sur les trois quarts de ses biens
Un testament portant sur la moitié de ses biens
Un testament portant sur le quart de ses biens
Un testament portant sur la totalité de ses biens

Un testament portant sur la moitié de ses biens

Explication

À partir de 16 ans, un mineur peut tester, mais la disposition est limitée à la moitié de ses biens. La possibilité de disposer de la totalité dépasse cette limite.

4. Comment définir l’autorité parentale exercée à l’égard d’un enfant mineur non émancipé ?

Une mission éducative confiée aux parents sous la direction d’un juge
Un ensemble de droits et de devoirs exercés dans l’intérêt de l’enfant
Un ensemble de pouvoirs patrimoniaux exercés dans l’intérêt des parents
Un ensemble de droits exercés par l’enfant avec l’accord de ses parents

Un ensemble de droits et de devoirs exercés dans l’intérêt de l’enfant

Explication

L’autorité parentale réunit des droits et des devoirs exercés par les parents dans l’intérêt de leur enfant mineur non émancipé. Elle ne se réduit pas à des pouvoirs patrimoniaux ni à une mission placée systématiquement sous la direction d’un juge.

5. Quels domaines sont compris dans l’autorité parentale ?

La sécurité, l’entretien, l’émancipation et la gestion des biens du mineur
La protection, l’entretien, la représentation judiciaire et la gestion des biens du mineur
La protection, l’entretien, l’éducation et la gestion des biens du mineur
La santé, l’éducation, la gestion des biens et le choix des héritiers du mineur

La protection, l’entretien, l’éducation et la gestion des biens du mineur

Explication

L’autorité parentale comprend la protection de la sécurité, de la santé et de la moralité, les devoirs d’entretien et d’éducation, ainsi que la gestion des biens du mineur. La représentation judiciaire et le choix des héritiers ne font pas partie des domaines énumérés.

6. Lorsque les deux parents exercent l’autorité parentale, comment prennent-ils les décisions concernant leur enfant ?

Ils les prennent séparément, chacun agissant selon son lien de filiation
Le parent chez qui l’enfant réside les prend, l’autre étant consulté si nécessaire
Ils les prennent ensemble, l’exercice conjoint reposant sur leur filiation avec l’enfant
Ils les prennent ensemble uniquement après autorisation du juge aux affaires familiales

Ils les prennent ensemble, l’exercice conjoint reposant sur leur filiation avec l’enfant

Explication

Lorsque les deux parents exercent l’autorité parentale, ils prennent ensemble les décisions concernant leur enfant, et cette autorité découle du lien de filiation. Le lieu de résidence de l’enfant ne transfère pas à lui seul la décision à un seul parent.

7. Un parent ne peut manifester sa volonté en raison de son absence; quelle règle s’applique à l’exercice de l’autorité parentale ?

Un tiers désigné par le juge exerce l’autorité parentale jusqu’au retour du parent absent
L’autorité parentale est suspendue pour les deux parents jusqu’à la fin de l’absence
Les deux parents conservent un exercice conjoint, avec une validation judiciaire des décisions
L’autre parent l’exerce seul, sauf décision judiciaire antérieure l’en ayant privé

L’autre parent l’exerce seul, sauf décision judiciaire antérieure l’en ayant privé

Explication

L’absence qui empêche un parent de manifester sa volonté le prive de l’exercice de l’autorité parentale, que l’autre parent exerce seul, sauf décision judiciaire antérieure l’en ayant privé. L’absence ne conduit pas automatiquement à une suspension pour les deux parents.

8. Que caractérise le régime de l’administration légale des biens du mineur ?

Un tuteur administre ses biens et représente le mineur pour tout acte juridique
Un juge administre ses biens et les parents interviennent pour les actes usuels
Le mineur administre ses biens et les parents autorisent chaque opération
Un ou deux parents administrent ses biens et le représentent pour certains actes

Un ou deux parents administrent ses biens et le représentent pour certains actes

Explication

Dans l’administration légale, un ou les deux parents administrent les biens du mineur et le représentent pour les actes de conservation, d’administration et certains actes de disposition. Le régime ne confie pas par définition cette administration à un juge ou à un tuteur.

9. Quelle formalité est requise pour les actes de disposition énumérés à l’article 387-1 du Code civil ?

L’autorisation préalable du juge des tutelles
L’accord préalable des deux parents sans intervention du juge
La validation ultérieure du juge après réalisation de l’acte
L’autorisation préalable du notaire chargé de l’acte

L’autorisation préalable du juge des tutelles

Explication

Les actes de disposition visés à l’article 387-1 nécessitent l’autorisation préalable du juge des tutelles. L’accord des parents ne remplace pas cette autorisation pour les actes concernés.

10. Lequel de ces actes portant sur les biens d’un mineur figure parmi ceux soumis à l’autorisation préalable du juge ?

L’emprunt contracté au nom du mineur
La perception d’un revenu provenant de ses biens
L’achat d’un bien usuel pour ses besoins quotidiens
Le paiement courant d’une facture liée à son entretien

L’emprunt contracté au nom du mineur

Explication

L’emprunt souscrit au nom du mineur figure parmi les actes soumis à l’autorisation préalable du juge. Le paiement courant d’une facture d’entretien relève plutôt des actes usuels, et non de la liste des actes de disposition cités.

11. Dans quelles circonstances la tutelle d’un mineur peut-elle être ouverte par jugement ?

Lorsque sa filiation n’est pas légalement établie, que ses parents sont décédés ou qu’ils ont été privés de l’autorité parentale
Lorsque ses parents sont temporairement absents ou qu’ils confient sa garde à un tiers
Lorsque ses parents vivent séparément ou qu’un seul d’entre eux exerce l’autorité parentale
Lorsque le mineur rencontre des difficultés scolaires ou que ses parents demandent une mesure éducative

Lorsque sa filiation n’est pas légalement établie, que ses parents sont décédés ou qu’ils ont été privés de l’autorité parentale

Explication

La tutelle s’ouvre par jugement lorsque la filiation légale fait défaut, lorsque les parents sont décédés ou lorsqu’ils ont été privés de l’autorité parentale. Une séparation des parents ne constitue pas, à elle seule, l’une de ces conditions.

12. Quelle composition caractérise le conseil de famille chargé de la tutelle d’un mineur ?

Il est présidé par le subrogé-tuteur et comprend au moins quatre membres, juge des tutelles compris
Il est élu par les membres de la famille et comprend au moins quatre membres, le juge des tutelles en faisant partie
Il est désigné par le tuteur et comprend au moins quatre membres issus de la branche familiale la plus proche
Il est désigné et présidé par le juge des tutelles et comprend au moins quatre membres, dont le tuteur et le subrogé-tuteur

Il est désigné et présidé par le juge des tutelles et comprend au moins quatre membres, dont le tuteur et le subrogé-tuteur

Explication

Le juge des tutelles désigne et préside le conseil, qui compte au moins quatre membres en plus du juge et comprend le tuteur ainsi que le subrogé-tuteur. Le juge ne compte donc pas parmi les quatre membres requis.

13. Quelle responsabilité relève du conseil de famille dans le cadre de la tutelle ?

Assurer directement l’entretien quotidien du mineur, gérer ses biens et rendre compte au tuteur
Dresser l’inventaire des biens du mineur et accomplir les actes de disposition en son nom
Surveiller les actes du tuteur et le remplacer lorsque ses intérêts s’opposent à ceux du mineur
Veiller à l’entretien et à l’éducation du mineur, décider de la gestion de ses biens et autoriser les actes du tuteur

Veiller à l’entretien et à l’éducation du mineur, décider de la gestion de ses biens et autoriser les actes du tuteur

Explication

Le conseil de famille veille à l’entretien et à l’éducation du mineur, décide des questions relatives à la gestion de ses biens et autorise le tuteur à accomplir les actes nécessaires. La surveillance de la gestion du tuteur relève plutôt du subrogé-tuteur.

14. Un tuteur doit réaliser un acte de gestion pour le mineur : quelle règle encadre son pouvoir d’agir ?

Il peut accomplir tout acte de gestion après autorisation du conseil de famille, y compris ceux frappés d’une interdiction légale
Il accomplit les actes de disposition sans autorisation, mais doit faire approuver chaque acte conservatoire par le conseil de famille
Il accomplit les actes conservatoires et d’administration, tandis que toute disposition est interdite même après autorisation
Il accomplit les actes conservatoires, d’administration et de disposition, sous réserve des autorisations requises et des actes interdits même avec autorisation

Il accomplit les actes conservatoires, d’administration et de disposition, sous réserve des autorisations requises et des actes interdits même avec autorisation

Explication

Le tuteur gère les biens du mineur et peut accomplir différentes catégories d’actes, sous réserve des autorisations applicables et des interdictions qui demeurent malgré une autorisation. L’accord du conseil de famille ne permet donc pas de lever une interdiction légale.

15. Que produit juridiquement l’émancipation d’un mineur ?

Elle met fin à toute obligation des parents et donne au mineur le statut juridique d’une personne majeure pour toutes les situations
Elle transfère au juge des tutelles le pouvoir d’accomplir les actes nécessitant la majorité légale au nom du mineur
Elle permet au mineur d’administrer ses biens, tout en lui imposant l’assistance parentale pour les actes de la vie civile
Elle assimile le mineur à un majeur pour lui permettre d’accomplir seul les actes nécessitant la majorité légale

Elle assimile le mineur à un majeur pour lui permettre d’accomplir seul les actes nécessitant la majorité légale

Explication

L’émancipation assimile juridiquement le mineur à un majeur pour les actes qui nécessitent la majorité légale. Elle ne met toutefois pas fin à toutes les obligations parentales.

16. Un mineur de 16 ans souhaite être émancipé de sa propre initiative : quelle règle s’applique ?

Il ne peut pas la demander lui-même; elle peut être prononcée après 16 ans, sur demande d’un parent ou du conseil de famille, pour de justes motifs
Il peut la demander au juge des tutelles après 16 ans, à condition de démontrer de justes motifs
Il peut la demander avec l’accord d’un parent, sans qu’il soit nécessaire d’établir de justes motifs
Il doit attendre 18 ans, sauf si le conseil de famille demande son émancipation pour un juste motif

Il ne peut pas la demander lui-même; elle peut être prononcée après 16 ans, sur demande d’un parent ou du conseil de famille, pour de justes motifs

Explication

Après 16 ans, l’émancipation peut être prononcée pour de justes motifs à la demande des parents, d’un seul parent ou du conseil de famille. Le mineur ne peut pas déposer lui-même cette demande.

17. Après l’émancipation d’un mineur, quelle conséquence concerne les parents ?

L’autorité parentale prend fin, tandis que leur responsabilité civile et leur obligation d’entretien demeurent
L’autorité parentale et l’obligation d’entretien prennent fin, tandis que leur responsabilité civile demeure
La responsabilité civile des parents prend fin, tandis que l’autorité parentale et l’obligation d’éducation demeurent
L’autorité parentale et leur responsabilité civile pour les dommages du mineur prennent fin, mais leur obligation d’entretien et d’éducation demeure

L’autorité parentale et leur responsabilité civile pour les dommages du mineur prennent fin, mais leur obligation d’entretien et d’éducation demeure

Explication

L’émancipation met fin à l’autorité parentale et à la responsabilité civile des parents pour les dommages du mineur, mais non à leur obligation d’entretien et d’éducation. La disparition de cette obligation est donc une conséquence erronée.

18. Un mineur émancipé souhaite exercer une activité commerciale : quelle condition particulière doit-il remplir ?

Solliciter le consentement de ses représentants pour exercer une profession, mais pas pour faire du commerce
Obtenir une autorisation judiciaire, même s’il peut accomplir les actes de la vie civile et exercer une profession
Demander au conseil de famille l’autorisation de consentir seul à son adoption et d’exercer le commerce
Obtenir l’autorisation de ses représentants, comme pour se marier ou signer un contrat de mariage

Obtenir une autorisation judiciaire, même s’il peut accomplir les actes de la vie civile et exercer une profession

Explication

Le mineur émancipé peut accomplir les actes de la vie civile et exercer une profession, mais l’exercice du commerce requiert une autorisation judiciaire. L’autorisation des représentants concerne notamment le mariage, et non cette activité.

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Jusqu’à quel âge une personne est-elle considérée comme mineure ?

Jusqu’à ses 18 ans accomplis.

Jusqu’à quand le mineur est-il en principe soumis à l’autorité parentale ?

Jusqu’à ses 18 ans ou jusqu’à son émancipation.

Quelle incapacité générale frappe le mineur et quel régime implique-t-elle ?

Une incapacité générale d’exercice impliquant un régime de représentation.

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