QCM : Recrutement et positions statutaires (68 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelles catégories de sources contribuent au cadre juridique de la fonction publique ?

Des sources internationales, européennes, constitutionnelles, législatives, réglementaires et jurisprudentielles
Des sources constitutionnelles et administratives, sans sources internationales ni européennes
Des sources internationales, législatives et jurisprudentielles, sans sources constitutionnelles
Des sources européennes, constitutionnelles, législatives et réglementaires, sans jurisprudence

Des sources internationales, européennes, constitutionnelles, législatives, réglementaires et jurisprudentielles

Explication

Le cadre juridique repose sur ces six catégories de sources, dont la jurisprudence et les sources internationales et européennes. L’absence de jurisprudence ou l’omission des sources internationales et européennes réduit à tort cette liste.

2. Dans un programme, l’administration veut transférer des crédits de personnel vers des dépenses d’investissement et augmenter en sens inverse les crédits de personnel avec des crédits d’investissement. Quelle opération la règle de la LOLF autorise-t-elle ?

Effectuer les deux transferts, car les crédits sont fongibles dans les deux sens
Augmenter les crédits de personnel avec l’investissement, sans transfert inverse
Effectuer aucun des transferts, car les crédits des titres sont cloisonnés
Transférer des crédits de personnel vers l’investissement, sans opération inverse

Transférer des crédits de personnel vers l’investissement, sans opération inverse

Explication

La fongibilité est asymétrique : les crédits de personnel peuvent abonder les autres titres, mais ces derniers ne peuvent pas majorer les crédits de personnel. L’option qui inverse le sens confond les deux directions, tandis que la fongibilité symétrique autoriserait à tort les deux opérations.

3. Quels aspects la loi du 6 août 2019 met-elle particulièrement en avant dans la transformation de la fonction publique ?

La titularisation et la permanence des emplois publics
La mobilité et la contractualisation des relations de travail
La décentralisation et la spécialisation des services publics
La rémunération et la réduction des effectifs publics

La mobilité et la contractualisation des relations de travail

Explication

La loi de transformation de la fonction publique met particulièrement l’accent sur la mobilité et la contractualisation des relations de travail. La titularisation et la permanence des emplois ne sont pas les deux aspects ainsi mis en avant.

4. Une association privée gère un service public et emploie une personne qui participe à ses activités. Cette personne remplit-elle, de ce seul fait, la définition d’un agent public ?

Non, car un agent public ne participe pas aux activités d’un service public
Oui, car participer à un service public suffit à lui conférer cette qualité
Non, car l’employeur doit aussi être une personne morale de droit public
Oui, car la gestion d’un service public transforme l’association en personne publique

Non, car l’employeur doit aussi être une personne morale de droit public

Explication

La définition exige cumulativement un critère organique — être employé par une personne morale de droit public — et un critère matériel — participer aux activités d’un service public. La participation seule néglige le critère organique, et la gestion d’un service public ne transforme pas en soi une association privée en personne publique.

5. Une administration recrute un agent par un contrat de travail pour occuper une fonction publique. Quel élément empêche de le qualifier de fonctionnaire au regard de son mode de recrutement ?

Il participe aux activités d’un service public
Il a été recruté par contrat plutôt que par nomination
Il occupe une fonction au sein d’une administration
Il est recruté par une décision de l’administration

Il a été recruté par contrat plutôt que par nomination

Explication

Le fonctionnaire est recruté par nomination, acte unilatéral de l’administration ; un recrutement par contrat ne répond pas à cette condition. La participation au service public ou le fait d’être recruté par l’administration ne remplace pas le mode de recrutement requis.

6. Un agent est nommé et titularisé, mais son poste ne figure pas au tableau des effectifs rémunérés au titre des emplois permanents. Quelle condition caractérisant l’emploi du fonctionnaire fait défaut ?

Le recrutement par un acte unilatéral de nomination
La participation aux activités d’un service public
L’occupation d’un emploi permanent figurant au tableau des effectifs rémunérés
La titularisation dans un grade de la hiérarchie

L’occupation d’un emploi permanent figurant au tableau des effectifs rémunérés

Explication

L’emploi du fonctionnaire doit être permanent et figurer au tableau des effectifs rémunérés au moyen de crédits affectés à ces emplois. La nomination et la titularisation sont des conditions distinctes, et la permanence ne signifie pas nécessairement un travail à temps complet.

7. Léa est fonctionnaire stagiaire et n’a pas encore été titularisée. Comment sa situation correspond-elle à la condition de titularisation applicable au fonctionnaire ?

Elle ne peut pas relever de la catégorie des fonctionnaires avant sa titularisation
Elle est déjà titularisée du seul fait de sa nomination
Elle a vocation à être titularisée dans un grade de la hiérarchie
Elle est titularisée du seul fait qu’elle occupe un emploi permanent

Elle a vocation à être titularisée dans un grade de la hiérarchie

Explication

La condition est remplie soit par la titularisation, soit par la vocation à être titularisé dans un grade ; le fonctionnaire stagiaire relève de ce second cas. Dire que la stagiaire est déjà titularisée confond les deux situations, tandis que la nomination ne vaut pas à elle seule titularisation.

8. Un agent participe à un service public, mais ne remplit pas cumulativement les conditions de nomination, d’emploi permanent et de titularisation ou de vocation à titularisation. Dans quelle catégorie entre-t-il ?

Parmi les agents non titulaires
Parmi les fonctionnaires recrutés par nomination
Parmi les fonctionnaires titulaires
Parmi les fonctionnaires stagiaires

Parmi les agents non titulaires

Explication

Les conditions du statut de fonctionnaire sont cumulatives : un agent qui ne les réunit pas relève des agents non titulaires. La participation au service public ne suffit pas à elle seule, et la qualité de stagiaire suppose une vocation à titularisation.

9. Après la réforme de 2019, dans quel cadre le primo-recrutement en CDI a-t-il été étendu dans la fonction publique d’État ?

À toutes les hypothèses prévues par l’article 4 de la loi du 11 janvier 1984
Aux seuls emplois nécessitant des compétences spécialisées
Aux établissements publics figurant sur la liste antérieure
Aux seuls emplois sans formation statutaire menant à la titularisation

À toutes les hypothèses prévues par l’article 4 de la loi du 11 janvier 1984

Explication

La réforme de 2019 étend le primo-recrutement en CDI à toutes les hypothèses de l’article 4 de la loi du 11 janvier 1984. Les compétences spécialisées et l’absence de formation statutaire sont des exemples, tandis que la liste antérieure concerne une autre règle de recrutement.

10. En 2020, un établissement public de l’État envisage de recruter un agent contractuel en CDI alors qu’il ne figurait pas sur l’ancienne liste des établissements concernés. Quelle possibilité la réforme lui ouvre-t-elle ?

Recruter un contractuel en CDD, le CDI étant exclu des établissements publics
Recruter indifféremment un fonctionnaire ou un contractuel en CDD ou en CDI
Recruter un contractuel en CDI si l’établissement figurait sur l’ancienne liste
Recruter un fonctionnaire, le CDI étant réservé aux services de l’État

Recruter indifféremment un fonctionnaire ou un contractuel en CDD ou en CDI

Explication

Depuis la réforme de 2019, les établissements publics de l’État peuvent recruter indifféremment des fonctionnaires ou des contractuels en CDD ou en CDI, au-delà de l’ancienne liste. L’ancienne liste ne conditionne donc plus cette possibilité, et le recrutement n’est pas réservé aux fonctionnaires ni aux CDD.

11. Un employeur public recrute un agent sur un contrat à objet défini pour un projet qui prend fin après cinq ans. Quelle conséquence correspond au régime de ce contrat ?

Le contrat prend fin avec le projet et ouvre un droit à la titularisation
Le contrat est limité à trois ans et peut être renouvelé en CDI
Le contrat peut prendre fin avec le projet et ne mène pas à une cdisation
Le contrat doit se poursuivre jusqu’à six ans et conduit à une cdisation

Le contrat peut prendre fin avec le projet et ne mène pas à une cdisation

Explication

Le contrat à objet défini peut durer jusqu’à six ans, mais sa rupture peut dépendre de l’évolution ou de la fin du projet et il ne peut conduire à une cdisation dans la fonction publique. Six ans est un plafond, non une durée obligatoire, et ce contrat n’ouvre pas droit à la titularisation.

12. Une collectivité territoriale autre qu’une petite commune recrute sur un emploi à temps non complet représentant 40 % d’un temps complet. Quelle règle s’applique ?

Le recrutement est possible seulement si la quotité dépasse 50 %
Le recrutement est possible, car la quotité est inférieure à 50 %
Le recrutement est possible quelle que soit la quotité de travail
Le recrutement est possible seulement pour un poste de secrétaire de mairie

Le recrutement est possible, car la quotité est inférieure à 50 %

Explication

Pour les autres collectivités territoriales et les EPCI, le recrutement sur tous les emplois à temps non complet est possible lorsque la quotité est inférieure à 50 %. La règle sans seuil concerne les petites communes et groupements répondant aux seuils démographiques indiqués; le critère n’est pas le métier exercé.

13. À quelle date le Code général de la fonction publique est-il entré en vigueur, et quelle est l’étendue de sa partie législative ?

Le 1er janvier 2022, avec des articles allant de L1 à L829-2
Le 1er mars 2022, avec des articles allant de L1 à L829-2
Le 1er mars 2022, avec des articles allant de L1 à L829
Le 1er mars 2022, avec des articles allant de L1 à L742-6

Le 1er mars 2022, avec des articles allant de L1 à L829-2

Explication

Le Code général de la fonction publique est entré en vigueur le 1er mars 2022 et sa partie législative comprend les articles L1 à L829-2. La date ne correspond pas à celle des lois antérieures, et L742-6 borne un livre consacré à la rémunération et à l’action sociale.

14. Un corps de fonctionnaires exerce des missions pour lesquelles son indépendance doit être garantie. Quel rôle peut remplir son statut particulier ?

Organiser les recrutements sans fixer les modalités propres au corps
Remplacer le statut général et fixer les règles communes à toutes les fonctions publiques
Définir les rémunérations individuelles sans tenir compte du statut général
Préciser l’application du statut général et prévoir des règles dérogatoires ou protectrices de l’indépendance

Préciser l’application du statut général et prévoir des règles dérogatoires ou protectrices de l’indépendance

Explication

Les statuts particuliers déterminent, pour chaque corps, les modalités d’application du statut général; ils peuvent aussi comporter des dérogations ou protéger l’indépendance de certains corps. Ils ne remplacent pas le statut général et ne se limitent pas à la rémunération ou au recrutement.

15. Dans un même corps, des agents reçoivent un traitement différent en raison de conditions d’exercice particulières. Quel critère permet de juger cette différence légale ?

La différence est légale dès lors que les agents appartiennent au même corps et ont des grades distincts
La différence est légale si elle répond à l’intérêt du service, même si elle est manifestement disproportionnée
La différence est légale si elle repose sur la situation personnelle des agents plutôt que sur le service
La différence est justifiée par les fonctions, les nécessités ou l’intérêt général du service et n’est pas manifestement disproportionnée

La différence est justifiée par les fonctions, les nécessités ou l’intérêt général du service et n’est pas manifestement disproportionnée

Explication

Une différence de traitement entre agents d’un même corps est admise si elle est justifiée par les conditions d’exercice des fonctions, les nécessités ou l’intérêt général du service, et si elle n’est pas manifestement disproportionnée. L’appartenance au même corps n’interdit donc pas toute différence, mais l’intérêt du service ne dispense pas du contrôle de proportionnalité.

16. Dans la fonction publique, que désigne le grade détenu par un fonctionnaire au sein de son corps ?

Le niveau atteint dans la progression à l’intérieur d’un grade
L’ensemble des fonctionnaires relevant d’un même statut
Le titre qui lui ouvre notamment des droits à l’avancement et au traitement
La fonction précise qu’il exerce dans son service

Le titre qui lui ouvre notamment des droits à l’avancement et au traitement

Explication

Le grade est le titre détenu au sein d’un corps et ouvre notamment des droits à l’avancement et au traitement. L’emploi désigne une fonction occupée, le corps regroupe des fonctionnaires et l’échelon est un niveau du grade.

17. À la suite d’une réorganisation, une agente territoriale est affectée à un autre poste correspondant aux besoins du service. Quel droit acquis conserve-t-elle ?

Le droit d’obtenir un grade supérieur avec son nouvel emploi
Le droit de conserver son grade et son emploi précédent
Le droit de conserver son emploi précédent, mais pas son grade
Le droit de conserver son grade, mais pas son emploi précédent

Le droit de conserver son grade, mais pas son emploi précédent

Explication

Le fonctionnaire conserve son grade comme droit acquis, tandis que l’emploi reste à la disposition de l’autorité compétente. La confusion entre grade et emploi conduit à croire que le poste précédent est protégé; un changement d’affectation ne signifie pas, à lui seul, un changement de grade.

18. Un statut particulier doit classer un corps nouvellement créé dans la hiérarchie des emplois publics. Quel cadre de catégories doit-il utiliser ?

Les emplois administratifs, financiers ou techniques
Les catégories A, B ou C
Les échelons un, deux ou trois
Les grades initial, intermédiaire ou supérieur

Les catégories A, B ou C

Explication

Les emplois publics sont répartis entre les catégories hiérarchiques A, B et C, et le statut particulier classe chaque corps dans l’une d’elles. Les échelons appartiennent à la progression dans un grade, tandis que l’emploi concret et le grade ne remplacent pas ces catégories.

19. Quelles autorités préparent la législation et proposent des réformes générales de la fonction publique au titre du pouvoir réglementaire ?

Les centres de gestion et les commissions consultatives
Les conseils régionaux et les conseils départementaux
Les maires et les présidents d’établissement public
Le Premier ministre et le Président de la République

Le Premier ministre et le Président de la République

Explication

Le Premier ministre et le Président de la République préparent la législation, négocient avec les organisations syndicales et proposent des réformes générales dans le cadre de leur pouvoir réglementaire. Les assemblées locales décident notamment des emplois, l’autorité exécutive prend des mesures individuelles et les centres de gestion assurent des missions de gestion.

20. Une commune envisage de créer plusieurs emplois et de préciser un élément statutaire que les règles nationales ne fixent pas. Qui prend ces décisions ?

Le centre de gestion territorial
L’assemblée locale délibérante
L’autorité exécutive de la commune
Le Premier ministre et le Président de la République

L’assemblée locale délibérante

Explication

Les assemblées locales décident de la création et de la suppression des emplois et précisent les éléments statutaires non fixés au niveau national. L’autorité exécutive décide plutôt des mesures individuelles concernant les agents; le centre de gestion apporte des services de gestion et de recrutement.

21. Dans une collectivité territoriale, une agente doit être nommée et un autre agent fait l’objet d’une procédure disciplinaire. Quelle autorité décide de ces mesures individuelles ?

Le Premier ministre et le Président de la République
L’autorité exécutive de la collectivité
Le centre de gestion territorial
L’assemblée locale délibérante

L’autorité exécutive de la collectivité

Explication

L’autorité exécutive exerce le pouvoir hiérarchique et prend les mesures individuelles, notamment les nominations et sanctions disciplinaires. L’assemblée locale décide des emplois et de certains éléments statutaires; les autorités nationales exercent le pouvoir réglementaire, tandis que les centres de gestion assurent des missions de gestion.

22. Une collectivité affiliée sollicite un organisme territorial qui intervient à la fois dans le recrutement et dans la gestion des agents. Quel organisme correspond à ce rôle ?

L’autorité exécutive de la collectivité
Une assemblée locale délibérante
Le Premier ministre et le Président de la République
Un centre de gestion territorial

Un centre de gestion territorial

Explication

Les centres de gestion territoriaux remplissent des missions de recrutement et de gestion pour les collectivités affiliées et, selon les missions, pour des collectivités non affiliées. Une assemblée décide notamment des emplois, l’autorité exécutive prend les mesures individuelles et les autorités nationales exercent le pouvoir réglementaire.

23. Une collectivité non affiliée souhaite organiser un concours avec l’appui d’un centre de gestion. Quelle solution ce centre peut-il prévoir par convention ?

Gérer ses comptes épargne-temps et établir une liste d’aptitude réservée aux affiliés
Organiser un concours pour elle, sans pouvoir établir de liste d’aptitude commune
Organiser un concours pour elle et, si nécessaire, établir une liste d’aptitude commune
Lui ouvrir un service de médecine préventive et établir une liste d’aptitude individuelle

Organiser un concours pour elle et, si nécessaire, établir une liste d’aptitude commune

Explication

Par convention, un centre de gestion peut organiser des concours pour des collectivités non affiliées et, le cas échéant, établir des listes d’aptitude communes. L’ouverture d’un service médical relève d’une autre mission, la gestion des comptes épargne-temps est distincte et l’établissement de listes communes est possible.

24. Un établissement public territorial demande un dispositif partagé de suivi médical et de prévention des risques professionnels. Quelle réponse correspond aux missions possibles d’un centre de gestion ?

Organiser des concours et mettre leurs jurys à sa disposition
Créer des services médicaux ou de prévention et les mettre à sa disposition
Créer des services médicaux réservés aux collectivités affiliées
Assurer des formations professionnelles et suivre les demandes de VAE

Créer des services médicaux ou de prévention et les mettre à sa disposition

Explication

Les centres de gestion peuvent créer des services de médecine préventive, de médecine agréée et de prévention ou de contrôle des risques, puis les mettre à disposition des demandeurs. Les concours et les formations du CNFPT sont des missions distinctes, et ces services peuvent aussi être mutualisés avec d’autres versants.

25. Dans une commune de 2 800 habitants, le besoin représente au moins la moitié de la durée légale du travail et le centre de gestion recrute l’agent pour une durée supérieure. Quelle condition s’applique à sa mise à disposition d’un employeur privé pour le temps restant ?

L’employeur privé doit donner son accord au recrutement supérieur
Le conseil municipal doit autoriser la mise à disposition à la place de l’agent
La mise à disposition est possible sans accord individuel de l’agent
L’agent doit donner son accord à la mise à disposition

L’agent doit donner son accord à la mise à disposition

Explication

Dans cette situation, le centre peut recruter pour une durée supérieure et mettre l’agent à disposition d’un employeur privé pour le temps restant, avec l’accord de l’agent. L’accord de l’employeur privé ne remplace pas celui de l’agent, et le seuil concerne les communes de moins de 3 500 habitants.

26. Une collectivité veut faire reconnaître l’expérience professionnelle d’un agent, suivre une demande de VAE et consulter des données sur les métiers territoriaux. Quel organisme assure ces missions ?

Le Centre national de la fonction publique territoriale
Le conseil supérieur de la fonction publique territoriale
Le centre de gestion compétent pour la collectivité
La commission administrative paritaire de la collectivité

Le Centre national de la fonction publique territoriale

Explication

Le CNFPT met en œuvre la reconnaissance de l’expérience professionnelle, suit les demandes de VAE et gère notamment l’Observatoire de l’emploi, des métiers et des compétences. Les centres de gestion ont d’autres missions, tandis que les conseils supérieurs et les CAP sont des instances consultatives.

27. Dans un établissement hospitalier, une décision concerne la gestion courante des personnels non dirigeants. Qui en relève la responsabilité ?

Les autorités responsables de l’établissement
Le directeur, qui assure seul la gestion de tous les personnels
L’État, comme pour les personnels de direction
Le conseil d’administration, qui gère directement les agents

Les autorités responsables de l’établissement

Explication

La gestion des personnels hospitaliers relève des autorités responsables des établissements, tandis que l’État gère les personnels de direction. Le conseil d’administration exerce des attributions précises, et l’autorité du directeur sur les personnels ne modifie pas cette répartition de gestion.

28. Un établissement hospitalier doit arrêter son bilan social et fixer les modalités d’intéressement des personnels. Quel organe est compétent pour ces décisions ?

Le directeur de l’établissement hospitalier
L’État chargé des personnels hospitaliers
Le conseil d’administration de l’établissement
Le conseil supérieur de la fonction publique hospitalière

Le conseil d’administration de l’établissement

Explication

Le conseil d’administration établit notamment le règlement intérieur, arrête le bilan social et fixe les modalités d’intéressement des personnels. Le directeur a autorité sur l’ensemble des personnels, mais ces décisions relèvent du conseil d’administration ; la gestion étatique concerne les personnels de direction.

29. Un projet de réforme porte sur la fonction publique territoriale et doit être soumis à un organe national paritaire consultatif. Quelle instance correspond à ce rôle ?

Le Centre national de la fonction publique territoriale
Le Conseil supérieur de la fonction publique territoriale
Une commission administrative paritaire territoriale
Le conseil d’administration d’un établissement territorial

Le Conseil supérieur de la fonction publique territoriale

Explication

Chaque fonction publique dispose d’un conseil supérieur national paritaire consulté sur les projets de réforme la concernant. Une CAP intervient sur certaines situations individuelles, tandis qu’un conseil d’administration hospitalier et le CNFPT n’exercent pas ce rôle consultatif national.

30. Après la réforme de 2019, une administration envisage de licencier un fonctionnaire ayant refusé trois postes successifs. Quel rôle les CAP conservent-elles dans cette situation ?

Rendre un avis préalable avant la décision de licenciement
Prononcer elle-même le licenciement après les refus de postes
Gérer le recrutement et la répartition des postes de l’agent
Être consultée comme organe national sur le projet de réforme

Rendre un avis préalable avant la décision de licenciement

Explication

Depuis la loi de 2019, les CAP ne sont consultées que sur certaines décisions individuelles, mais elles restent notamment compétentes avant un licenciement après trois refus successifs de postes. Elles rendent un avis préalable plutôt que de prononcer elles-mêmes la décision, et les projets de réforme relèvent des conseils supérieurs.

31. Dans un concours, le jury décide d’écarter une épreuve prévue et de modifier le barème de notation fixé par le règlement. Quelle règle doit-il appliquer ?

Respecter les modalités, la notation et le classement prévus par les textes et le règlement
Appliquer l’anonymat, sans être lié par les modalités de classement
Conserver les épreuves, mais adapter librement le barème selon les candidats
Respecter le barème, mais modifier les épreuves après le début du concours

Respecter les modalités, la notation et le classement prévus par les textes et le règlement

Explication

Le jury est lié par les textes et le règlement du concours pour les modalités des épreuves, la notation et le classement. Modifier les modalités ou le barème méconnaît cette règle; croire que seul le classement est imposé en réduit à tort la portée; l’anonymat concerne l’égalité aux écrits, pas le pouvoir de modifier les règles.

32. Lors d’épreuves écrites, quelle mesure garantit l’égalité de traitement entre les candidats ?

La publication des résultats avant la délibération
La notation identique de toutes les copies
La possibilité de modifier le classement après les épreuves
L’anonymat des copies

L’anonymat des copies

Explication

L’anonymat des copies protège l’égalité entre les candidats aux épreuves écrites. La composition identique du jury concerne l’évaluation des épreuves; publier les résultats avant la délibération ne constitue pas cette garantie; une notation identique des copies ne correspond pas à l’évaluation des réponses.

33. Un concours offre douze places, mais le jury estime que seuls neuf candidats satisfont aux exigences requises. Quelle décision peut-il prendre ?

Présenter neuf candidats à la nomination après avoir supprimé trois places
Présenter douze candidats en classant trois d’entre eux hors nomination
Présenter neuf candidats à la nomination, soit moins que le nombre de places
Présenter douze candidats à la nomination, même si trois sont jugés insuffisants

Présenter neuf candidats à la nomination, soit moins que le nombre de places

Explication

Le jury peut présenter à la nomination moins de candidats que le nombre de places offertes, voire n’en retenir aucun. L’idée que chaque place doit être pourvue confond places offertes et nombre obligatoire de candidats; supprimer des places n’est pas nécessaire pour limiter les candidats; classer des candidats hors nomination ne décrit pas la règle énoncée.

34. Une agente nommée a rejoint son affectation le 3 septembre, alors que l’acte de nomination avait été pris le 20 août. Quel événement marque le départ de son droit au traitement lié aux services d’activité ?

La prise de l’acte juridique de nomination
La publication des résultats du concours
La délibération du jury arrêtant le classement
Son installation effective dans l’affectation

Son installation effective dans l’affectation

Explication

L’installation est l’acte matériel constatant que la personne nommée a rejoint son affectation; elle marque le départ du droit au traitement et aux avantages liés aux services d’activité. La nomination est un acte juridique antérieur; les résultats et le classement ne constatent pas la prise effective d’affectation.

35. Un candidat est recruté pour un emploi public sans passer le concours en raison d’un dispositif dérogatoire. À quelle catégorie cet emploi appartient-il s’il s’agit d’un emploi réservé ?

Aux emplois publics dont le recrutement déroge à la règle du concours
Aux emplois publics pour lesquels le concours constitue la voie normale
Aux emplois publics ouverts après réussite à un concours interne
Aux emplois publics réservés aux seuls agents déjà en fonction

Aux emplois publics dont le recrutement déroge à la règle du concours

Explication

Les emplois réservés sont des emplois publics dont le recrutement déroge à la règle du concours. Le concours est la voie normale, non la caractéristique des emplois réservés; le statut contractuel ne définit pas cette catégorie; un concours interne reste une procédure de concours.

36. Un service public compte 500 employés. Quel est le nombre minimal de travailleurs handicapés que l’employeur doit employer au titre de l’obligation de 6 % ?

470 travailleurs handicapés
6 travailleurs handicapés
50 travailleurs handicapés
30 travailleurs handicapés

30 travailleurs handicapés

Explication

L’obligation est d’employer au moins 6 % de travailleurs handicapés : 500×0,06=30500 \times 0{,}06 = 30. Le nombre 6 correspond au taux exprimé en pourcentage, 50 découle d’un taux de 10 %, et 470 représente le reste de l’effectif plutôt que les travailleurs concernés.

37. Une personne handicapée candidate par la voie contractuelle dérogatoire à un emploi de catégorie B. Quelle démarche s’applique avant une éventuelle titularisation ?

Être recrutée sans condition de niveau, effectuer un contrat de durée équivalente au stage, puis passer un concours interne
Justifier le niveau requis, effectuer un contrat renouvelable au-delà de sa durée initiale, puis être évaluée par écrit
Justifier le niveau requis, effectuer un contrat de durée équivalente au stage, puis être évaluée sur dossier et en entretien
Justifier le niveau requis, être titularisée dès la signature, puis accomplir un stage après la titularisation

Justifier le niveau requis, effectuer un contrat de durée équivalente au stage, puis être évaluée sur dossier et en entretien

Explication

Pour les catégories A et B, le recrutement exige le diplôme ou niveau d’études requis au concours externe; le contrat a la durée du stage prévu, peut être renouvelé sans dépasser sa durée initiale, puis l’aptitude est évaluée sur dossier et après entretien. La titularisation n’est pas automatique, le niveau requis ne disparaît pas et le renouvellement ne peut dépasser la durée initiale.

38. Un jeune de 22 ans, sans diplôme ni qualification professionnelle reconnue et en échec scolaire, souhaite intégrer un parcours PACTE. Correspond-il au public visé ?

Non, car le dispositif vise les jeunes de moins de 16 ans sans diplôme
Non, car le dispositif vise les jeunes diplômés ayant achevé leurs études
Non, car il faut détenir une qualification professionnelle reconnue
Oui, car il a entre 16 et 25 ans et répond aux critères de qualification et de scolarité

Oui, car il a entre 16 et 25 ans et répond aux critères de qualification et de scolarité

Explication

Le PACTE s’adresse aux jeunes de 16 à 25 ans sans qualification professionnelle reconnue ni diplôme et en échec scolaire. Le candidat répond à ces critères; exiger un âge inférieur à 16 ans inverse la tranche d’âge, tandis que demander une qualification ou un diplôme contredit les conditions visées.

39. Une fonctionnaire travaille temporairement dans un autre organisme tout en restant rattachée à son corps d’origine et en continuant à percevoir la rémunération correspondante. Quelle est sa situation ?

Le congé parental
La disponibilité
La mise à disposition
Le détachement

La mise à disposition

Explication

La mise à disposition permet de travailler dans un autre organisme tout en demeurant dans son corps d’origine et en conservant la rémunération correspondante. Le détachement place hors du corps d’origine, la disponibilité hors de l’administration et le congé parental vise l’éducation d’un enfant.

40. Une administration envisage de mettre une agente à disposition de deux organismes pour une partie de son service pendant quatre ans, sans son accord. Quelle modification rendrait cette mise à disposition conforme à la règle ?

Maintenir quatre ans, mais obtenir son accord et prévoir un renouvellement
Limiter la période à trois ans au plus, renouvelable, et obtenir son accord
Limiter la période à trois ans au plus, sans demander son accord
Limiter la période à trois ans au plus et désigner un seul organisme

Limiter la période à trois ans au plus, renouvelable, et obtenir son accord

Explication

La mise à disposition peut concerner un ou plusieurs organismes et porter sur tout ou partie du service, mais elle exige l’accord du fonctionnaire et ne peut dépasser trois ans par période, renouvelable. Une durée de quatre ans dépasse cette limite, tandis que plusieurs organismes sont possibles.

41. Lors d’une restructuration d’une administration de l’État, l’emploi d’un fonctionnaire risque d’être supprimé et aucun poste correspondant à son grade n’est disponible pour le réaffecter. Quelle situation peut le concerner ?

La réorientation professionnelle
La mise à disposition
Le congé de présence parentale
La disponibilité

La réorientation professionnelle

Explication

La réorientation professionnelle peut concerner un fonctionnaire de l’État dont l’emploi risque d’être supprimé lors d’une restructuration et qui ne peut être réaffecté à un emploi correspondant à son grade. Le congé de présence parentale concerne les besoins de soins d’un enfant, et les deux autres situations ne répondent pas à ces conditions.

42. Un enfant à charge souffre d’un handicap grave qui exige la présence soutenue d’un parent et des soins contraignants. Quel congé correspond à cette situation ?

Le congé de présence parentale
La réorientation professionnelle
La disponibilité
Le congé parental

Le congé de présence parentale

Explication

Le congé de présence parentale est accordé lorsque la maladie, l’accident ou le handicap grave d’un enfant à charge rend indispensables une présence soutenue du parent et des soins contraignants. La réorientation relève d’une restructuration, tandis que disponibilité et congé parental désignent d’autres positions.

43. Un fonctionnaire exerce ses fonctions hors de son corps d’origine, mais conserve dans ce corps ses droits à l’avancement et à la retraite. Dans quelle position se trouve-t-il ?

En disponibilité
En mise à disposition
En détachement
En position hors cadre

En détachement

Explication

Le détachement place le fonctionnaire hors de son corps d’origine tout en maintenant ses droits à l’avancement et à la retraite dans ce corps. En position hors cadre ou en disponibilité, ces droits ne sont pas conservés, tandis que la mise à disposition maintient le fonctionnaire dans son corps d’origine.

44. Le détachement d’un fonctionnaire arrive à son terme. Il demande à réintégrer son emploi antérieur et souhaite également obtenir un nouveau détachement. Quel énoncé décrit ses droits ?

La réintégration comme le renouvellement sont de droit à l’échéance
Le renouvellement est de droit, mais la réintégration dépend de l’administration
Ni la réintégration ni le renouvellement ne sont garantis à l’échéance
La réintégration dans l’emploi antérieur est de droit, mais le renouvellement ne l’est pas

La réintégration dans l’emploi antérieur est de droit, mais le renouvellement ne l’est pas

Explication

À l’expiration du détachement, la réintégration dans l’emploi antérieur est de droit, mais le fonctionnaire ne dispose pas d’un droit au renouvellement. L’erreur consiste à étendre la garantie de réintégration au renouvellement, ou à la supprimer pour la réintégration.

45. Une fonctionnaire demande une disponibilité pour élever son enfant de sept ans. Laquelle des situations suivantes permet également d’obtenir cette position de droit ?

Prendre une disponibilité pour convenance personnelle
Soigner un proche qui nécessite la présence d’une tierce personne
Élever un enfant ayant déjà atteint huit ans
Suivre un conjoint qui travaille près du domicile de la fonctionnaire

Soigner un proche qui nécessite la présence d’une tierce personne

Explication

La disponibilité est accordée de droit pour soigner un proche nécessitant la présence d’une tierce personne. Elle l’est aussi pour élever un enfant de moins de huit ans ou suivre un conjoint ou partenaire de PACS contraint de résider loin du lieu de travail ; les autres cas proposés ne remplissent pas ces conditions.

46. Un fonctionnaire cesse temporairement de relever de son administration afin d’élever son enfant. Quelle position correspond à cette situation ?

Le détachement
La disponibilité
Le congé de présence parentale
Le congé parental

Le congé parental

Explication

Le congé parental est la position dans laquelle le fonctionnaire est placé hors de son administration ou service d’origine pour élever son enfant. La disponibilité correspond à une autre position hors de l’administration, le congé de présence parentale répond à des besoins de soins, et le détachement place hors du corps d’origine.

47. Une fonctionnaire adopte un enfant qui n’a pas encore atteint l’âge de la fin de l’obligation scolaire et a déjà bénéficié d’un congé d’adoption. Quelle possibilité demeure ouverte ?

Demander un nouveau congé d’adoption, qui remplace le congé parental
Demander un congé parental seulement si l’autre parent renonce au sien
Demander un congé parental uniquement jusqu’au troisième anniversaire de l’enfant
Demander un congé parental, sans que le congé d’adoption antérieur y fasse obstacle

Demander un congé parental, sans que le congé d’adoption antérieur y fasse obstacle

Explication

Après l’adoption, la mère ou le père peut bénéficier d’un congé parental si l’enfant n’a pas atteint l’âge de la fin de l’obligation scolaire, sans préjudice d’un congé d’adoption antérieur. L’idée d’un remplacement confond les deux congés, tandis que la renonciation de l’autre parent n’est pas une condition indiquée.

48. À l’occasion d’une naissance, un père fonctionnaire adresse une simple demande de congé parental au ministre dont il relève. Quelle décision s’applique ?

La commission administrative paritaire accorde le congé après examen du dossier
Le congé est accordé de plein droit à la mère, mais pas au père
Le ministre compétent peut refuser le congé selon l’intérêt du service
Le ministre compétent accorde le congé de plein droit sur simple demande

Le ministre compétent accorde le congé de plein droit sur simple demande

Explication

Le ministre dont relève le fonctionnaire accorde le congé parental de plein droit, sur simple demande, à la mère ou au père pour chaque naissance ou adoption. L’examen par la commission confond cette règle avec d’autres procédures, et une appréciation discrétionnaire contredit l’octroi de plein droit.

49. Une fonctionnaire est en congé parental et se présente à l’élection des représentants du personnel à la commission administrative paritaire. Quel ensemble de conséquences correspond à sa situation ?

Droits à la retraite acquis, avancement d’échelon intégral et qualité d’électeur conservée
Droits à la retraite acquis, avancement d’échelon réduit de moitié et qualité d’électeur perdue
Pas de droits à la retraite acquis, avancement d’échelon supprimé et qualité d’électeur perdue
Pas de droits à la retraite acquis, avancement d’échelon réduit de moitié et qualité d’électeur conservée

Pas de droits à la retraite acquis, avancement d’échelon réduit de moitié et qualité d’électeur conservée

Explication

Pendant le congé parental, aucun droit à la retraite n’est acquis, les droits à l’avancement d’échelon sont réduits de moitié et la qualité d’électeur est conservée. L’avancement n’est pas supprimé et le congé ne permet pas d’acquérir des droits à la retraite.

50. La période de congé parental d’un agent expire dans huit semaines, mais il transmet sa demande de renouvellement aujourd’hui. Quelle conséquence découle de ce calendrier ?

La demande est tardive et le congé cesse de plein droit à l’expiration de la période en cours
La demande est tardive, mais le congé est prolongé jusqu’à la décision du ministre
La demande est recevable si la nouvelle période demandée dure six mois
La demande est recevable, car elle précède l’expiration de plusieurs semaines

La demande est tardive et le congé cesse de plein droit à l’expiration de la période en cours

Explication

Le renouvellement doit être demandé au moins deux mois avant l’expiration de la période de six mois en cours. Une demande déposée huit semaines avant l’échéance ne respecte pas ce délai et le congé cesse de plein droit à son terme.

51. Que désigne la limite d’âge applicable à un fonctionnaire ?

La durée de service requise avant que le fonctionnaire puisse demander sa retraite
L’âge fixé par le législateur auquel le fonctionnaire est admis automatiquement à la retraite, sauf dérogation
L’âge à partir duquel le fonctionnaire peut choisir librement de liquider sa pension
L’âge jusqu’auquel tout fonctionnaire peut rester en activité sur simple demande

L’âge fixé par le législateur auquel le fonctionnaire est admis automatiquement à la retraite, sauf dérogation

Explication

La limite d’âge est fixée par le législateur et entraîne l’admission automatique à la retraite, sauf dérogation. L’âge légal de départ relève d’une notion distincte, et la limite d’âge ne se confond ni avec une durée de service ni avec un droit général au maintien en activité.

52. Dans le cadre des âges de départ à la retraite mentionnés pour les fonctionnaires, quels sont l’âge légal et l’âge maximal ?

67 ans pour l’âge légal et 64 ans pour l’âge maximal
67 ans pour les deux âges
64 ans pour l’âge légal et 67 ans pour l’âge maximal
64 ans pour les deux âges

64 ans pour l’âge légal et 67 ans pour l’âge maximal

Explication

L’âge légal de départ a été relevé progressivement à 64 ans, tandis que l’âge maximal de départ est de 67 ans. Inverser ces valeurs confond le seuil légal avec le plafond maximal.

53. Un fonctionnaire de catégorie B souhaite rester en activité après la limite d’âge. Il remplit les conditions physiques et intellectuelles, mais présente sa demande deux mois avant cette limite. Que peut-il en conclure ?

Il ne respecte pas le délai minimal de trois mois, et le maintien n’est pas de droit
Il peut obtenir automatiquement deux années de maintien puisqu’il satisfait aux conditions
Il peut obtenir un maintien d’un an, car la demande précède la limite d’âge
Il peut déposer sa demande après la limite d’âge si ses conditions physiques restent satisfaisantes

Il ne respecte pas le délai minimal de trois mois, et le maintien n’est pas de droit

Explication

Le maintien en activité peut durer deux ans après la limite d’âge pour un agent de catégorie B remplissant les conditions requises, mais il relève de l’administration et doit être demandé au moins trois mois à l’avance. Une demande faite deux mois avant est tardive, et le maintien n’est pas automatique.

54. Un agent atteint la limite d’âge de son emploi sans avoir obtenu de dérogation. Quel effet cette échéance produit-elle sur son lien au service et sa carrière ?

Le lien avec le service est rompu sur décision discrétionnaire, mais l’avancement peut se poursuivre
Le lien avec le service est suspendu, l’avancement continue et la demande de retraite reste révocable
Le lien avec le service est rompu de plein droit, l’avancement prend fin et la demande de retraite ne peut plus être retirée
Le lien avec le service demeure jusqu’à la décision de retraite, et la demande reste révocable

Le lien avec le service est rompu de plein droit, l’avancement prend fin et la demande de retraite ne peut plus être retirée

Explication

Le dépassement de la limite d’âge rompt de plein droit le lien entre l’agent et le service, met fin à son avancement et rend sa demande de retraite irrévocable. La rupture ne dépend donc pas d’une décision discrétionnaire et ne s’accompagne pas d’une période où l’avancement se poursuit.

55. Une fonctionnaire totalise deux années de services civils et militaires effectifs et souhaite partir avant la limite d’âge. Quelle possibilité la règle lui reconnaît-elle ?

Attendre l’âge de 62 ans pour demander sa retraite
Demander son admission à la retraite après quinze années de service
Demander son admission à la retraite avant la limite d’âge
Attendre une décision de mise à la retraite d’office

Demander son admission à la retraite avant la limite d’âge

Explication

Deux années de services civils et militaires effectifs suffisent pour demander une admission à la retraite avant la limite d’âge. Le seuil de quinze ans relève d’une autre situation, la mise à la retraite d’office est une décision de l’administration, et l’âge de 62 ans concerne la jouissance immédiate de la pension en catégorie sédentaire.

56. Un fonctionnaire ne peut plus exercer ses fonctions en raison d’une invalidité permanente. Aucun reclassement compatible avec son état de santé n’a été possible. Quelle condition doit encore être remplie pour qu’il puisse être admis à la retraite avant la limite d’âge ?

Justifier de deux années supplémentaires de services
Obtenir l’avis d’un conseil médical
Obtenir une nouvelle affectation dans son service
Faire l’objet d’une décision disciplinaire

Obtenir l’avis d’un conseil médical

Explication

En cas d’invalidité permanente empêchant l’exercice des fonctions, l’admission anticipée suppose l’impossibilité d’un reclassement compatible et l’avis d’un conseil médical. Une nouvelle affectation ne répond pas à la condition d’absence de reclassement possible, tandis que la décision d’office et la mesure disciplinaire relèvent d’autres cas.

57. Une fonctionnaire remplit toutes les conditions nécessaires pour bénéficier d’une pension, mais n’a pas demandé son départ. Quelle mesure l’administration peut-elle prendre ?

La mettre d’office à la retraite pour invalidité
La maintenir en fonctions jusqu’à la limite d’âge
L’admettre à la retraite sur sa demande
La mettre d’office à la retraite

La mettre d’office à la retraite

Explication

Lorsque les conditions nécessaires au bénéfice d’une pension sont réunies, l’administration peut mettre le fonctionnaire d’office à la retraite. Le départ sur demande dépend de l’initiative de l’agent, et l’invalidité n’est pas une condition de cette possibilité générale.

58. Un fonctionnaire de catégorie active a 57 ans et compte 17 années de services dans cette catégorie. Quel droit relatif à sa pension peut-il exercer avant la limite d’âge ?

Demander sa retraite avant la limite d’âge après deux années de service
Bénéficier de la jouissance immédiate après 15 années de service
Bénéficier de la jouissance immédiate à partir de 62 ans
Bénéficier de la jouissance immédiate de sa pension

Bénéficier de la jouissance immédiate de sa pension

Explication

En catégorie active, la jouissance immédiate avant la limite d’âge est possible à partir de 57 ans après 17 années de services dans cette catégorie. Le seuil de 62 ans concerne la catégorie sédentaire, et les deux années de service correspondent à une autre règle, celle de la demande de retraite anticipée.

59. Une structure publique prépare sa politique de formation et souhaite ne proposer un plan qu’aux agents dont les fonctions évoluent. Quelle exigence doit-elle respecter ?

Prévoir un plan facultatif à l’usage des agents intéressés
Proposer un plan au bénéfice des seuls agents dont les fonctions évoluent
Proposer et mettre en œuvre un plan au bénéfice de tous ses agents
Remplacer le plan par un entretien de formation pour chaque agent

Proposer et mettre en œuvre un plan au bénéfice de tous ses agents

Explication

Chaque structure publique doit proposer et mettre en œuvre un plan de formation au bénéfice de l’ensemble de ses agents. L’entretien de formation est un dispositif distinct, et le plan ne se limite pas aux agents dont les fonctions évoluent.

60. Une administration organise pour un agent une formation alternant périodes de travail et périodes de formation afin de faciliter sa mobilité et son adaptation professionnelle. Quelle durée maximale cette période peut-elle avoir ?

Trois années
Une durée sans limite fixée
Six mois
Un an

Six mois

Explication

La période de professionnalisation alterne activité et formation, et sa durée maximale est de six mois. Les trois années renvoient à la période examinée pour l’accès de droit au dispositif, pas à sa durée.

61. Une fonctionnaire souhaite faire le point sur ses compétences professionnelles, ses motivations et ses aptitudes afin de déterminer un projet de formation. Quel dispositif répond à son besoin ?

Un entretien de formation
Une présentation du plan de formation
Une période de professionnalisation
Un bilan de compétences

Un bilan de compétences

Explication

Le bilan de compétences sert à identifier et analyser les compétences professionnelles, à établir un bilan de motivation et d’aptitude, puis à définir un objectif ou un projet de formation. L’entretien de formation détermine les besoins de formation, tandis que la période de professionnalisation combine activité et formation.

62. Un agent demande un congé de bilan de compétences de 30 heures de temps de service. Quelle durée maximale peut-il obtenir, et comment peut-il organiser ce congé ?

24 heures au maximum, avec possibilité de fractionnement
24 heures au maximum, sans possibilité de fractionnement
30 heures au maximum, avec possibilité de fractionnement
24 heures par année civile, avec possibilité de fractionnement

24 heures au maximum, avec possibilité de fractionnement

Explication

Le congé de bilan de compétences est plafonné à 24 heures de temps de service, mais il peut être fractionné. La durée de 30 heures dépasse le plafond, l’absence de fractionnement nie la règle, et le plafond annuel par validation concerne le congé de VAE.

63. Que permet la validation des acquis de l’expérience (VAE) ?

Faire reconnaître une expérience pour obtenir un diplôme, un titre ou un certificat de qualification professionnelle
Évaluer des compétences sans viser l’obtention d’une certification
Préparer un concours par une formation professionnelle certifiante
Faire reconnaître une expérience professionnelle pour obtenir un bilan de compétences

Faire reconnaître une expérience pour obtenir un diplôme, un titre ou un certificat de qualification professionnelle

Explication

La VAE fait reconnaître une expérience professionnelle ou non afin d’obtenir un diplôme, un titre ou un certificat de qualification professionnelle. L’évaluation sans certification confond la VAE avec un bilan, tandis que les autres propositions réduisent son objet ou le remplacent par une préparation de concours.

64. Un agent sollicite un congé de VAE de 24 heures pour chacune de deux validations distinctes au cours de la même année. Quel principe fixe la limite applicable ?

24 heures par validation, sans limite annuelle
24 heures par année, sans possibilité de fractionnement
24 heures au total pour toutes les validations de l’année
24 heures par année et par validation, avec possibilité de fractionnement

24 heures par année et par validation, avec possibilité de fractionnement

Explication

Le congé de VAE ne peut excéder 24 heures de temps de service annuellement et par validation, et il peut être fractionné. Un plafond global annuel omet la référence à chaque validation, une durée sans limite annuelle ignore la règle, et l’interdiction de fractionner est erronée.

65. Une agente contractuelle en CDD travaille à temps partiel dans la fonction publique. Peut-elle bénéficier du compte personnel de formation ?

Non, le CPF concerne les agents contractuels en CDI à temps complet
Non, le CPF concerne les fonctionnaires titulaires à temps complet
Oui, les agents contractuels en CDD et à temps partiel sont concernés
Oui, mais seulement si elle devient fonctionnaire stagiaire

Oui, les agents contractuels en CDD et à temps partiel sont concernés

Explication

Le CPF bénéficie à tous les agents publics, y compris les agents contractuels en CDD et ceux qui travaillent à temps complet ou non. L’exclusion des contractuels, la restriction au temps complet et la limitation aux stagiaires contredisent cette portée générale.

66. Un agent souhaite suivre une formation destinée à acquérir les compétences nécessaires à son projet d’évolution professionnelle, sans rapport direct avec l’adaptation à ses fonctions actuelles. Cette action peut-elle être financée par le CPF ?

Oui, car le CPF couvre toute formation, y compris l’adaptation aux fonctions exercées
Oui, car elle vise les compétences nécessaires à un projet d’évolution professionnelle
Non, car le CPF finance les diplômes mais pas les compétences professionnelles
Non, car toute formation liée à une évolution professionnelle est exclue

Oui, car elle vise les compétences nécessaires à un projet d’évolution professionnelle

Explication

Le CPF peut financer une formation visant les compétences nécessaires à un projet d’évolution professionnelle, contrairement aux formations relatives à l’adaptation aux fonctions exercées. L’exclusion des formations d’évolution et celle des compétences sont des confusions ; la prise en charge de l’adaptation méconnaît l’exception.

67. Un agent a déjà atteint le plafond de 150 heures sur son CPF. Combien d’heures supplémentaires peut-il accumuler au titre de l’année civile suivante ?

Jusqu’à 25 heures par mois, dans la limite du plafond annuel
Aucune heure supplémentaire tant que le plafond de 150 heures est atteint
Jusqu’à 150 heures, car ce montant constitue le plafond annuel
Jusqu’à 25 heures, car l’alimentation annuelle s’ajoute au plafond

Aucune heure supplémentaire tant que le plafond de 150 heures est atteint

Explication

Le CPF est alimenté au maximum de 25 heures par année civile, mais son plafond total est de 150 heures ; lorsque ce plafond est atteint, aucune heure supplémentaire ne peut être accumulée au-delà. Ajouter 25 heures au plafond confond alimentation annuelle et limite totale, et 150 heures n’est pas le plafond annuel.

68. Après la réforme de 2019, quelle possibilité supplémentaire de portabilité du CDI a été instaurée pour les agents contractuels ?

Le remplacement du CDI par un statut de fonctionnaire lors d’un changement entre fonctions publiques
La portabilité du CDI réservée aux contractuels hospitaliers changeant d’établissement
Le maintien du CDI lors d’un changement d’employeur entre les trois fonctions publiques, avec extension aux contractuels hospitaliers
Le maintien du CDI lors d’un changement d’employeur au sein d’une même fonction publique, sans extension aux contractuels hospitaliers

Le maintien du CDI lors d’un changement d’employeur entre les trois fonctions publiques, avec extension aux contractuels hospitaliers

Explication

La réforme de 2019 renforce la portabilité du CDI en l’étendant aux contractuels de la fonction publique hospitalière et en permettant les changements d’employeur entre les trois fonctions publiques. La limiter à une même fonction publique ignore l’extension inter-fonctions publiques, tandis que la transformation en statut ou la restriction aux seuls agents hospitaliers déforme la réforme.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 96 flashcards sur Recrutement et positions statutaires.

Quelles sources fondent le cadre juridique de la fonction publique ?

Des sources internationales, européennes, constitutionnelles, législatives, réglementaires et jurisprudentielles.

Quels deux thèmes la loi du 6 août 2019 privilégie-t-elle ?

La mobilité et la contractualisation des relations de travail.

Quelle définition correspond à un agent public ?

Un collaborateur employé par une personne morale de droit public qui participe aux activités d’un service public.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Recrutement et positions statutaires.

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