★ À maîtriser
Le concubinage suppose deux personnes, de sexe différent ou de même sexe, une vie commune stable et continue, ainsi que l’absence de mariage ou de PACS.
Le concubinage ne crée ni obligation de fidélité, de secours ou d’assistance, ni droit successoral automatique entre les concubins.
Les biens acquis en commun par les concubins sont soumis à l’indivision, tandis qu’un bien acheté par un seul concubin lui appartient seul.
La conclusion d’un PACS nécessite une convention écrite, son enregistrement au greffe du tribunal ou auprès d’un notaire, puis sa mention en marge de l’acte de naissance.
📌 Les partenaires pacsés se doivent une vie commune, une aide matérielle et une assistance réciproque, et sont solidaires des dettes ménagères selon l’article 515-4 du Code civil.
📌 Depuis 2007, le PACS est soumis par défaut à la séparation de biens, mais les partenaires peuvent opter pour l’indivision, notamment avec une présomption d’indivision à 50/50 pour un bien acheté ensemble.
Compléments
Le concubinage peut être prouvé par tous moyens, notamment par des factures communes, un bail commun ou des témoignages.
Le PACS prend fin par déclaration conjointe ou unilatérale, par mariage ou par décès, avec liquidation du patrimoine indivis lorsque cela est nécessaire.
Concubinage sans statut patrimonial, PACS avec contrat et obligations
Tout mariage entraîne automatiquement l’application d’un régime matrimonial, tandis que le PACS ne relève pas d’un régime matrimonial au sens strict et que le concubinage ne bénéficie d’aucune règle patrimoniale spécifique.
Le régime matrimonial répond à trois questions: Qui est propriétaire des acquisitions, Qui peut agir sur les biens, Quels biens peuvent être saisis par les créanciers
📌 Si les époux ne choisissent pas de régime par contrat, le Code civil applique un régime légal supplétif, et 90 à 95 % des couples sont soumis à ce régime légal.
📌 Les régimes communautaires mettent en commun une partie des biens et des dettes, tandis que les régimes séparatistes maintiennent séparés les biens et les revenus de chaque époux.
Choix ou absence de contrat → régime conventionnel ou régime légal
📌 Le régime primaire est universel et impératif : il impose à tous les couples mariés l’égalité, l’indépendance dans certains actes et l’interdépendance dans d’autres situations.
📌 Le régime primaire coexiste avec le régime légal ou un régime conventionnel, mais il prévaut toujours en cas de contradiction en raison de son caractère impératif.
Régime primaire impératif contre régime matrimonial choisi
★ À maîtriser
L’obligation à la dette concerne le rapport entre le créancier et les débiteurs, tandis que la contribution à la dette concerne la répartition définitive du poids de la dette entre codébiteurs.
Selon l’article 220 du Code civil, chaque époux peut conclure seul un contrat destiné à l’entretien du ménage ou à l’éducation des enfants, et la dette oblige alors solidairement l’autre époux.
La solidarité ne s’applique pas aux dépenses manifestement excessives, aux achats à tempérament ni aux emprunts conclus par un seul époux, sauf pour les emprunts modestes nécessaires à la vie courante et non manifestement excessifs dans leur montant cumulé.
Selon l’article 214 du Code civil, les époux contribuent aux charges du mariage à proportion de leurs facultés respectives lorsque leurs conventions matrimoniales ne prévoient pas une autre répartition.
Compléments
📌 Le non-paiement d’une pension alimentaire fixée par le juge pendant deux mois constitue le délit d’abandon de famille, puni de 2 ans de prison et de 20 000 euros d’amende.
Obligation à la dette envers le créancier, contribution à la dette entre époux
★ À maîtriser
Depuis la loi de 1985, chaque époux est libre d’exercer ou non une profession et de choisir sa profession.
Selon l’article 223 du Code civil, chaque époux peut librement exercer une profession, percevoir ses gains et salaires et en disposer après s’être acquitté des charges du mariage.
Dans le régime de communauté légale, les gains et salaires sont des biens communs mais relèvent de la gestion exclusive de l’époux qui les perçoit.
Compléments
Les revenus du travail comprennent notamment:
Le conjoint-collaborateur peut accomplir des actes d’administration au nom et pour le compte de l’époux exploitant grâce à une présomption de mandat, mais ce statut ne garantit pas une rémunération et le mandat est révocable à tout moment.
Exercer, percevoir, administrer, collaborer
★ À maîtriser
Selon l’article 225 du Code civil, chaque époux administre, oblige et aliène seul ses biens personnels, appelés biens propres dans le régime de communauté.
Selon l’article 222 du Code civil, l’époux qui détient individuellement un meuble est présumé pouvoir accomplir seul un acte d’administration, de jouissance ou de disposition à l’égard d’un tiers de bonne foi.
Chaque époux peut ouvrir seul un compte de dépôt ou un compte de titres à son nom, et le dépositaire de bonne foi le présume libre de disposer des fonds et titres déposés selon l’article 221 du Code civil.
Les époux ne peuvent pas disposer seuls des droits assurant le logement de la famille ni des meubles meublants qui le garnissent, même si le logement appartient en propre à un seul époux.
Compléments
📌 Un époux peut donner à son conjoint un mandat de le représenter dans l’exercice de ses pouvoirs matrimoniaux, mais il peut révoquer librement ce mandat selon l’article 218 du Code civil.
📌 La cotitularité du bail d’habitation existe entre époux même si un seul a signé le bail ou si le bail a été conclu avant le mariage, et elle s’étend aux partenaires pacsés lorsqu’ils la demandent conjointement.
Biens personnels gérés seul, logement familial géré à deux
★ À maîtriser
📌 Lorsque les époux sont en désaccord, le juge peut autoriser un acte déterminé si cet acte est conforme à l’intérêt de la famille et si l’époux demandeur dispose lui-même du pouvoir de l’accomplir.
📌 En cas de manquement grave d’un époux à ses devoirs mettant en péril les intérêts de la famille, le juge aux affaires familiales peut ordonner des mesures urgentes, notamment interdire certains actes de disposition ou le déplacement de meubles.
Compléments
📌 Les mesures urgentes peuvent durer au maximum trois ans, prolongation comprise, et les actes accomplis en violation de ces mesures sont nuls si le tiers est de mauvaise foi, l’action se prescrivant par deux ans à compter de la connaissance de l’acte.
Représenter, autoriser, protéger, choisir
★ À maîtriser
📌 Les actes accomplis en violation des mesures urgentes sont nuls lorsque le tiers est de mauvaise foi, et l’action se prescrit par deux ans à compter du jour où l’époux a eu connaissance de l’acte.
Compléments
★ À maîtriser
📌 À défaut de contrat de mariage, le régime légal de la communauté réduite aux acquêts s’applique, tandis que les époux peuvent organiser leur régime matrimonial par contrat sous réserve des limites légales.
📌 La liberté contractuelle est limitée par le régime primaire impératif, l’ordre public, les bonnes mœurs et l’interdiction des pactes sur succession future prévue par l’article 722 du Code civil.
Compléments
Régime choisi par contrat ≠ régime légal appliqué par défaut
★ À maîtriser
Le consentement au contrat de mariage doit être libre, éclairé et simultané devant notaire, et un vice du consentement entraîne une nullité relative.
Le majeur en curatelle ou en tutelle doit être assisté par son curateur ou son tuteur pour conclure des conventions matrimoniales, sous peine d’une action en annulation dans l’année du mariage.
Le contrat de mariage doit être reçu en la forme authentique par un notaire, conservé en minute, et le non-respect de ce formalisme entraîne une nullité absolue.
Compléments
📌 Le contrat de mariage est opposable aux tiers lorsque sa conclusion est mentionnée dans l’acte de mariage, sans que le contenu du contrat soit rendu public.
Consentement → capacité → contenu → forme → publicité
📌 Les époux peuvent modifier ou changer entièrement leur régime matrimonial dans l’intérêt de la famille par acte notarié, qui doit contenir la liquidation du régime antérieur lorsqu’elle est nécessaire, sous peine de nullité.
📌 Les créanciers sont informés par une publication légale et peuvent s’opposer dans les trois mois suivant cette publication ; même sans opposition, ils peuvent attaquer le changement en cas de fraude à leurs droits.
📌 Le changement produit effet entre les époux à la date de l’acte notarié ou du jugement et à l’égard des tiers trois mois après sa mention en marge de l’acte de mariage, sauf déclaration du changement dans les actes conclus avec eux.
Acte notarié → information → opposition → homologation → opposabilité
Les gains et salaires sont communs dès l’origine, même sous forme de créance, selon l’arrêt de la première chambre civile de la Cour de cassation du 8 février 1978. — Cass. civ. 1re
Les revenus des biens propres sont communs, sans distinction entre les revenus économisés et ceux qui ne le sont pas, selon l’arrêt de la première chambre civile de la Cour de cassation du 31 mars 1992. — Cass. civ. 1re
📌 Tout bien meuble ou immeuble est présumé être un acquêt de communauté jusqu’à preuve contraire, et le caractère propre doit en principe être établi par écrit lorsque l’origine du bien n’est pas apparente.
Sont notamment propres: les biens possédés avant le mariage, les biens reçus par succession, les biens reçus par donation ou legs, les vêtements personnels, les créances incessibles, les droits exclusivement attachés à la personne
🔄 L’emploi ou le remploi suppose: la participation de deniers propres, une participation propre au moins égale à la participation commune, la déclaration d’emploi ou de remploi dans l’acte d’acquisition
Acquêt onéreux pendant le mariage ≠ bien propre antérieur ou gratuit
Chaque époux peut administrer seul les biens communs et en disposer sans fraude selon le principe de gestion concurrente de l’article 1421 du Code civil.
L’époux qui exerce une activité professionnelle séparée dispose seul des biens communs nécessaires à cette activité, sauf mandat légal contraire.
La cogestion impose l’accord des deux époux pour les donations de biens communs, certaines aliénations ou constitutions de droits réels sur des biens importants, ainsi que les baux ruraux et commerciaux.
Le dépassement de pouvoir entraîne la nullité à la demande du conjoint dans un délai de deux ans, la fraude entraîne l’inopposabilité dans un délai de cinq ans et la faute de gestion peut entraîner des dommages-intérêts.
Chaque époux administre, jouit et dispose librement de ses biens propres, mais le logement familial reste soumis à la cogestion et les fruits des biens propres sont communs.
Gestion concurrente des biens communs ≠ gestion exclusive des biens propres
L’obligation à la dette détermine les biens que le créancier peut saisir, tandis que la contribution à la dette détermine le patrimoine qui supportera définitivement la dette après liquidation.
Les dettes ménagères contractées par un seul époux obligent solidairement l’autre, sauf dépenses manifestement excessives, achats à tempérament et emprunts non modestes nécessaires à la vie courante.
La communauté supporte définitivement les dettes alimentaires et les dettes contractées pour l’entretien du ménage et l’éducation des enfants, de sorte qu’un paiement par la communauté ne donne pas lieu à récompense.
Les dettes existant avant le mariage sont personnelles à l’époux débiteur et leurs créanciers ne peuvent en principe saisir que ses biens propres et ses revenus, sauf confusion des meubles propres et communs.
Toute dette contractée par un époux pendant la communauté peut être poursuivie sur les biens communs, sauf fraude de l’époux débiteur et mauvaise foi du créancier, mais les gains et salaires du conjoint ne sont pas engagés sauf pour les dettes ménagères.
Obligation à la dette ≠ contribution définitive à la dette
★ À maîtriser
Selon l’article 1413 du Code civil, toute dette contractée par un époux pendant la communauté peut être poursuivie sur les biens communs, en plus de ses biens propres, sauf fraude de l’époux débiteur et mauvaise foi du créancier.
Les gains et salaires du conjoint ne sont pas saisissables pour les dettes de l’autre époux, sauf pour les dettes ménagères liées à l’entretien du ménage ou à l’éducation des enfants.
Un époux qui contracte seul un emprunt ou un cautionnement n’engage que ses biens propres et ses revenus, sauf autorisation expresse du conjoint ou engagement commun permettant d’engager les biens communs.
Les dettes qui échappent au passif définitif de la communauté sont:
Compléments
📌 Pour une dette solidaire des deux époux, le créancier peut poursuivre n’importe quel bien pour l’intégralité de la dette, tandis que pour une dette conjointe il doit diviser ses poursuites entre les deux époux.
Obligation à la dette : qui peut saisir ; contribution à la dette : qui supporte définitivement
📌 En cas de décès, la communauté est dissoute à la date du décès, mais les époux peuvent demander au juge de reporter les effets du décès à la date à laquelle ils ont cessé de collaborer.
📌 Pour un divorce contentieux pour faute, acceptation du principe de la dissolution ou altération définitive du lien conjugal, le régime matrimonial est dissous rétroactivement à la date de l’ordonnance de non-conciliation, avec possibilité de remonter à la cessation prouvée de la collaboration et de la cohabitation.
📌 Tout indivisaire peut demander le partage à tout moment, car l’indivision est par nature provisoire.
Dissolution → indivision → partage
★ À maîtriser
📌 La communauté doit récompense lorsqu’elle a tiré profit de biens propres, notamment lorsque des fonds propres ont financé l’acquisition, l’amélioration ou la conservation d’un bien commun.
📌 Un époux doit récompense à la communauté lorsque des fonds communs ont acquitté une dette personnelle ou financé l’acquisition, l’amélioration ou la conservation de son bien propre.
📌 Les récompenses sont réglées seulement lors de la liquidation, tandis que les créances entre époux peuvent être réglées à tout moment et produisent des intérêts dès la mise en demeure.
Compléments
📐 Formule — Pour l’acquisition gratuite d’un bien pendant le mariage financée par la communauté, la récompense est calculée selon la proportion .
Récompense : flux entre patrimoine propre et communauté ; créance : flux entre époux
★ À maîtriser
Le partage met fin à l’indivision post-communautaire selon une phase amiable puis, en cas de désaccord persistant, une phase judiciaire.
Le partage produit un effet déclaratif : chaque époux est réputé propriétaire depuis l’origine de l’indivision des biens qui lui sont attribués.
Après le partage, le conjoint peut invoquer le bénéfice d’émolument contre les créanciers de la communauté et limiter son paiement à la valeur de ce qu’il a reçu, à condition d’avoir établi l’inventaire des biens dans les neuf mois suivant la dissolution.
La clause d’ameublissement fait entrer un bien dans la communauté, tandis que la clause d’exclusion maintient un acquêt comme bien propre, notamment un instrument de travail ou un fonds de commerce.
Les avantages matrimoniaux ne sont ni des libéralités ni des successions et ne font donc l’objet ni d’un rapport successoral ni de réductions, mais les enfants non communs peuvent demander la réduction de l’avantage excessif pour reconstituer leur réserve héréditaire.
En séparation de biens, chacun est responsable de ses dettes personnelles, mais les dettes contractées pour l’entretien du ménage ou l’éducation des enfants engagent les deux époux.
Pour calculer la participation aux acquêts, on détermine le patrimoine initial et le patrimoine final de chaque époux, on calcule l’enrichissement de chacun, puis on partage par moitié la différence entre les enrichissements.
Compléments
📌 En divorce par consentement mutuel, le partage doit obligatoirement être prévu dans la convention signée et contresignée par les avocats.
📌 Les époux peuvent convenir d’une administration conjointe de la communauté selon l’article 1503 du Code civil : les actes d’administration et de disposition exigent leurs deux signatures, tandis que les actes conservatoires peuvent être accomplis séparément.
Amiable → judiciaire → effet déclaratif
| Statut | Règles patrimoniales | Fin ou protection successorale |
|---|---|---|
| Concubinage | Aucun régime matrimonial ; indivision pour les biens acquis ensemble | Libre rupture ; aucun droit successoral automatique |
| PACS | Séparation de biens par défaut depuis 2007 ; option pour l’indivision | Dissolution conjointe ou unilatérale ; exonération des droits de succession depuis 2007 |
| Mariage | Régime matrimonial automatique, légal ou conventionnel, avec régime primaire impératif | Dissolution encadrée ; droits patrimoniaux et successoraux organisés par la loi |
| Mode | Règle | Exemples |
|---|---|---|
| Gestion concurrente | Chaque époux agit seul | Conservation, administration, actes de disposition simples |
| Gestion exclusive | Un époux agit seul dans un domaine déterminé | Biens communs nécessaires à son activité professionnelle |
| Cogestion | Accord des deux époux requis | Donations, immeubles, fonds de commerce, baux ruraux et commerciaux |
| Gestion des biens propres | Propriétaire libre d’administrer, jouir et disposer | Vente, donation, hypothèque, sauf logement familial |
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1. Quelle caractéristique distingue principalement le concubinage du PACS ?
2. Qu'est-ce que le concubinage selon la définition légale ?
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Qu'est-ce que le concubinage ?
Une union de fait avec vie commune stable sans formalité.
Concubinage : définition
Union de fait sans formalité, vie commune stable
Quelle loi a créé le pacte civil de solidarité ?
La loi du 15 novembre 1999.
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