QCM : Révision constitutionnelle et formes de l’État (73 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans une communauté politique, quelle distinction caractérise la liberté du citoyen par rapport à celle de l’homme ?

Elle s’exerce dans une communauté où les citoyens sont actifs et responsables.
Elle consiste à protéger l’individu contre toute intervention politique.
Elle désigne la liberté de conscience et la liberté du corps.
Elle correspond à la possibilité d’agir sans responsabilité collective.

Elle s’exerce dans une communauté où les citoyens sont actifs et responsables.

Explication

La liberté du citoyen se déploie dans une communauté politique et implique des citoyens actifs et responsables. Les libertés de conscience et du corps relèvent de la liberté de l’homme, tandis que l’absence de responsabilité ne caractérise pas la citoyenneté.

2. Une étude cherche à savoir d’où vient un pouvoir politique, qui le détient et à quelles fins il est exercé. Quelles dimensions de sa légitimité examine-t-elle ?

Son origine, son détenteur et ses finalités.
La liberté de conscience, la liberté du corps et la citoyenneté.
Son origine, ses modalités d’exercice et les libertés individuelles.
Son origine et ses finalités, à l’exclusion du détenteur.

Son origine, son détenteur et ses finalités.

Explication

La légitimité politique s’analyse selon l’origine du pouvoir, son détenteur et ses finalités. La distinction entre libertés et l’étude des seules modalités d’exercice ne correspond pas à ces trois dimensions.

3. Quelle combinaison réunit les trois justifications historiques de la légitimité du pouvoir politique ?

L’origine divine, l’intérêt général et le consentement des gouvernés.
L’origine naturelle, l’origine divine et le consentement des gouvernés.
L’origine naturelle, l’origine divine et l’élection des gouvernants.
La souveraineté populaire, l’intérêt général et la protection des individus.

L’origine naturelle, l’origine divine et le consentement des gouvernés.

Explication

Les modèles historiques invoquent l’origine naturelle, l’origine divine et le consentement des gouvernés. La souveraineté populaire, l’intérêt général et l’élection ne remplacent pas les trois éléments de cette classification.

4. Des citoyens sont appelés à répondre par oui ou par non à une question soumise au vote. De quel procédé s’agit-il ?

D’une élection de représentants.
D’un vote parlementaire de révision.
D’un plébiscite validant un gouvernant.
D’un référendum.

D’un référendum.

Explication

Le référendum consiste à soumettre une question aux citoyens, qui répondent par oui ou par non. Le plébiscite valide un gouvernant, tandis qu’une élection désigne des représentants.

5. Une équipe classe trois consultations constitutionnelles françaises : une sur un projet législatif, une sur l’adhésion d’un État à l’Union européenne et une sur une révision constitutionnelle. Quel ordre d’articles doit-elle associer à ces consultations ?

Articles 88-5, 11 et 89.
Articles 11, 89 et 88-5.
Articles 89, 88-5 et 11.
Articles 11, 88-5 et 89.

Articles 11, 88-5 et 89.

Explication

L’article 11 concerne le référendum législatif, l’article 88-5 celui relatif à l’adhésion d’un État à l’Union européenne et l’article 89 le référendum constituant. Les autres ordres permutent les objets attribués aux articles.

6. Une initiative référendaire partagée visant l’abrogation d’une loi promulguée il y a huit mois recueille le soutien d’un cinquième des parlementaires et d’un dixième des électeurs inscrits. Peut-elle être engagée au titre de l’article 11 ?

Oui, car les deux seuils sont atteints et rendent l’objet recevable.
Non, car la loi a été promulguée depuis moins d’un an.
Non, car l’initiative exige un dixième des parlementaires.
Non, car l’initiative exige un cinquième des électeurs inscrits.

Non, car la loi a été promulguée depuis moins d’un an.

Explication

L’article 11 interdit à l’initiative référendaire partagée de viser l’abrogation d’une disposition promulguée depuis moins d’un an. Les seuils du cinquième des parlementaires et du dixième des électeurs sont bien atteints, mais ils ne lèvent pas cette restriction.

7. Après un vote identique des deux assemblées sur une révision constitutionnelle, le Président choisit la voie du Congrès plutôt que le référendum. Quelle approbation est alors requise ?

Les trois cinquièmes des suffrages exprimés au Congrès.
La majorité des suffrages exprimés lors d’un référendum.
Le vote identique des deux assemblées, sans approbation supplémentaire.
Les trois cinquièmes des membres de chaque assemblée.

Les trois cinquièmes des suffrages exprimés au Congrès.

Explication

Dans la procédure de l’article 89, la voie du Congrès exige l’approbation aux trois cinquièmes des suffrages exprimés. Le vote identique des assemblées précède cette approbation, et la majorité des trois cinquièmes des deux assemblées concerne la dérogation prévue par l’article 88-5.

8. Dans une élection, un système attribue les sièges en fonction de la part des voix obtenue par chaque liste, tandis qu’un autre donne la victoire à celle qui arrive en tête selon les règles de majorité. Quel système répartit les sièges selon les voix ?

Le scrutin uninominal à un tour
Le scrutin majoritaire à deux tours
Le scrutin majoritaire
Le scrutin proportionnel

Le scrutin proportionnel

Explication

Le scrutin proportionnel répartit les sièges selon le nombre de voix obtenu, alors que le scrutin majoritaire donne la victoire au candidat ou à la liste en tête. Le premier arrivé relève de la logique majoritaire, et le nombre de tours ne définit pas la répartition proportionnelle.

9. Au premier tour d’une élection législative française, une candidate recueille 52 % des suffrages exprimés, mais les voix qu’elle obtient représentent 24 % des électeurs inscrits. Est-elle élue dès ce tour ?

Non, car il lui faut la majorité absolue des inscrits
Oui, car elle dépasse la majorité absolue des exprimés
Oui, car la majorité relative suffit dès le premier tour
Non, car elle n’atteint pas le quart des inscrits

Non, car elle n’atteint pas le quart des inscrits

Explication

L’élection au premier tour exige à la fois la majorité absolue des suffrages exprimés et des voix correspondant à au moins un quart des électeurs inscrits. Dépasser 50 % des exprimés ne suffit donc pas si le seuil des inscrits n’est pas atteint.

10. Dans une circonscription, 12 000 voix sont exprimées pour 6 sièges. Quelle opération permet d’abord de calculer le quotient électoral avant de répartir les sièges restants ?

Diviser 12 000 voix par 6 sièges
Diviser les voix par les sièges déjà obtenus augmentés d’un
Diviser 6 sièges par 12 000 voix
Comparer les voix de chaque liste sans calculer de quotient

Diviser 12 000 voix par 6 sièges

Explication

Le quotient électoral se calcule en divisant le nombre de voix par le nombre de sièges, soit ici 12 000 par 6. La division par le nombre de sièges déjà obtenus augmenté d’un correspond ensuite à la méthode de la plus forte moyenne pour attribuer les sièges restants.

11. Quelle situation correspond à l’état de nature décrit par Hobbes ?

Des hommes égaux possèdent des droits limités par des lois établies par consentement commun
Des hommes égaux et libres, ayant chacun un droit sur toutes choses, vivent dans la crainte réciproque
Des hommes libres et égaux respectent une loi naturelle protégeant la vie et les biens d’autrui
Des hommes inégaux remettent leurs droits à un juge impartial avant tout conflit

Des hommes égaux et libres, ayant chacun un droit sur toutes choses, vivent dans la crainte réciproque

Explication

Chez Hobbes, l’égalité et la liberté naturelles s’accompagnent d’un droit égal sur toutes choses et d’une crainte réciproque qui nourrit la guerre de tous contre tous. La loi de nature qui protège autrui caractérise ici la conception de Locke.

12. Dans une société inspirée par Hobbes, les individus craignent les atteintes réciproques et cherchent à préserver leur vie. Quelle démarche les conduit à sortir de l’état de nature ?

Conclure un pacte, aliéner leurs droits naturels et entrer en société
Conclure un pacte, conserver leurs droits naturels et rester hors société
Établir un juge impartial, sans renoncer à l’état de nature
Appliquer la loi de nature, qui interdit de nuire à autrui

Conclure un pacte, aliéner leurs droits naturels et entrer en société

Explication

Chez Hobbes, la crainte mutuelle et la recherche de conservation poussent les hommes à conclure un pacte, à aliéner leurs droits et libertés naturels et à entrer en société. Conserver intégralement ces droits ne correspond pas à ce mécanisme de sortie de l’état de nature.

13. Quel pouvoir absolu, auquel les hommes se soumettent pour préserver le pacte et la société, Hobbes désigne-t-il par le nom de Léviathan ?

Le pacte d’entrée en société
La loi naturelle qui règle les conduites
Le pouvoir souverain absolu
Le juge impartial des conflits

Le pouvoir souverain absolu

Explication

Le Léviathan désigne le pouvoir absolu auquel les hommes se soumettent afin d’assurer la pérennité du pacte et la conservation de la société. Le pacte est l’accord qui fonde l’entrée en société, non le pouvoir auquel les hommes se soumettent.

14. Un penseur affirme que la société civile prolonge l’état de nature et que le contrat institue les éléments qui lui manquent. À quelle conception du contrat social cette affirmation correspond-elle ?

À la conception de Hobbes fondée sur la rupture
À la conception de Locke
À la conception de Locke fondée sur l’aliénation totale des droits
À la conception de Hobbes

À la conception de Locke

Explication

Locke considère la société civile comme la continuité de l’état de nature : le contrat institue les éléments qui faisaient défaut. Hobbes décrit au contraire l’entrée en société comme une rupture avec l’état de nature.

15. Dans une situation où les obstacles à la conservation individuelle dans l’état de nature dépassent les forces de chacun, quelle démarche Rousseau juge-t-il nécessaire ?

Mettre les forces en concurrence afin que le plus puissant assure la conservation de tous
Unir et diriger les forces existantes par une association formant une puissance commune
Accroître séparément les forces de chaque individu sans modifier leur manière de vivre
Maintenir les individus dans l’état de nature en laissant chacun défendre ses intérêts

Unir et diriger les forces existantes par une association formant une puissance commune

Explication

Lorsque les forces individuelles ne suffisent plus à surmonter les obstacles, les hommes doivent les unir et les diriger par association. Accroître seul ses forces méconnaît cette solution collective, maintenir l’état de nature ne répond pas à la difficulté, et la concurrence ne constitue pas une puissance commune.

16. Quelle volonté naît du contrat social et transcende les volontés particulières ?

La volonté d’une association partielle
La volonté générale
La volonté personnelle du gouvernant
La somme des préférences individuelles

La volonté générale

Explication

La volonté générale naît du contrat social et dépasse les volontés particulières. La volonté d’une association partielle demeure particulière par rapport à l’État, tandis que la somme des préférences ou la volonté du gouvernant ne désigne pas cette volonté commune.

17. Une personne compare sa liberté dans l’état de nature à celle qu’elle possède après la formation de la communauté politique. Quelle transformation correspond au contrat social de Rousseau ?

La liberté et l’égalité naturelles sont remplacées par leurs formes civiles, préservées par la soumission à la volonté générale
La liberté et l’égalité civiles sont préservées par l’indépendance de chacun à l’égard de la volonté générale
La liberté civile est remplacée par la liberté naturelle, tandis que l’égalité demeure celle de l’état de nature
La liberté civile est maintenue, mais l’égalité civile disparaît au profit des inégalités naturelles

La liberté et l’égalité naturelles sont remplacées par leurs formes civiles, préservées par la soumission à la volonté générale

Explication

Le contrat social substitue la liberté et l’égalité civiles à leurs formes naturelles, et la soumission à la volonté générale doit préserver ces acquis. Confondre les deux libertés inverse la transformation, nier l’égalité civile la déforme, et l’indépendance à l’égard de la volonté générale contredit le principe de préservation.

18. Dans une assemblée appelée à délibérer, les citoyens disposent d’informations suffisantes, mais plusieurs associations défendent leurs intérêts particuliers. Quelle condition manque pour que la délibération fasse émerger la volonté générale ?

L’abandon de la délibération au profit d’un accord immédiat entre les groupes
Le remplacement de l’information des citoyens par la décision d’un représentant
La formation d’associations capables de coordonner les intérêts de leurs membres
L’absence d’associations partielles qui réduisent la délibération à des volontés particulières

L’absence d’associations partielles qui réduisent la délibération à des volontés particulières

Explication

La volonté générale peut émerger si le peuple est suffisamment informé et si les citoyens ne forment pas d’associations partielles qui ramènent la délibération à des volontés particulières. L’information seule ne suffit donc pas, la coordination des intérêts de groupe entretient leur caractère particulier, et supprimer la délibération ne satisfait pas la condition.

19. Quelles caractéristiques Jean Bodin attribue-t-il à la souveraineté ?

Suprême, absolue, permanente et perpétuelle
Fédérale, divisible, déléguée et périodique
Limitée, temporaire, partagée et révocable
Subordonnée, conditionnelle, temporaire et consultative

Suprême, absolue, permanente et perpétuelle

Explication

Pour Bodin, la souveraineté est suprême et absolue, ainsi que permanente et perpétuelle. La limitation et la temporalité, le partage fédéral ou la subordination à une autorité supérieure ne correspondent pas à ces caractéristiques.

20. Un juriste explique que la souveraineté ne peut être morcelée parce que le pouvoir de donner et de casser la loi comprend les autres droits souverains. Quel principe décrit-il ?

L’indivisibilité de la souveraineté
L’unicité du corps exerçant la souveraineté
La séparation des pouvoirs législatif et exécutif
Le partage fédéral des compétences souveraines

L’indivisibilité de la souveraineté

Explication

L’indivisibilité signifie que la souveraineté ne peut être morcelée, notamment parce que le pouvoir de donner et de casser la loi comprend les autres droits souverains. L’unicité concerne l’exercice par un seul corps, le fédéralisme organise un partage, et l’application de la loi ne résume pas le pouvoir souverain.

21. Un régime cherche à protéger durablement la liberté en limitant le pouvoir par la séparation des pouvoirs. À quelle conception du gouvernement correspond cette orientation chez Montesquieu ?

Au gouvernement modéré
Au gouvernement despotique
Au gouvernement à pouvoir concentré
Au gouvernement fondé sur la crainte

Au gouvernement modéré

Explication

Le gouvernement modéré limite le pouvoir, notamment par la séparation des pouvoirs, afin de garantir la liberté. Le despotisme repose sur la crainte et ne fournit pas de garantie stable de liberté; l’absence de limites ou la concentration des fonctions s’écarte du principe de modération.

22. Un théoricien affirme que certaines règles doivent être respectées parce qu’elles sont liées à la nature humaine et supérieures au droit institué volontairement par les hommes. Quelle doctrine défend-il ?

Le jus-naturalisme
Le positivisme juridique
La séparation des pouvoirs
Le fédéralisme

Le jus-naturalisme

Explication

Le jus-naturalisme affirme l’existence de règles liées à la nature humaine et supérieures au droit volontairement créé par les hommes. Le positivisme renvoie au droit institué, tandis que le fédéralisme concerne le partage de la souveraineté et que la séparation des pouvoirs organise les fonctions politiques.

23. Quelle définition de l’État Raymond Carré de Malberg propose-t-il dans son ouvrage de 1921 ?

Une population réunie par une nationalité commune et administrée selon des règles partagées
Une communauté organisée pour protéger les intérêts privés et coordonner les activités économiques
Une organisation politique disposant d’un territoire délimité et chargée de représenter ses citoyens
Une communauté fixée sur un territoire propre et organisée de façon à exercer une puissance suprême d’action, de commandement et de coercition

Une communauté fixée sur un territoire propre et organisée de façon à exercer une puissance suprême d’action, de commandement et de coercition

Explication

Pour Carré de Malberg, l’État associe une communauté établie sur un territoire propre à une organisation dont découle une puissance suprême d’action, de commandement et de coercition. Réduire cette définition à la population, à l’organisation administrative ou à la protection des intérêts privés en omet des éléments essentiels.

24. Une personne possède la nationalité d’un État, mais réside à l’étranger. Selon la conception moderne de la population étatique, doit-elle y être incluse ?

Non, car la population comprend les personnes résidant sur le territoire
Non, car la population comprend les étrangers qui y sont installés
Oui, car la population comprend les nationaux résidant à l’étranger
Oui, mais seulement si elle revient résider dans l’État

Oui, car la population comprend les nationaux résidant à l’étranger

Explication

La population d’un État désigne ses nationaux, y compris ceux qui résident à l’étranger ; la résidence sur le territoire ne détermine donc pas l’appartenance à cette population. La résidence territoriale confond population et résidents, tandis que l’inclusion des étrangers méconnaît le critère de nationalité.

25. Un État impose l’exécution d’une décision par la contrainte publique. Quelle caractéristique du pouvoir étatique explique que cette contrainte soit qualifiée de légitime ?

Le pouvoir coercitif garantit l’effectivité des décisions en remplaçant la contrainte par l’adhésion volontaire
Le pouvoir coercitif rend les décisions effectives parce que les citoyens les adoptent par un vote direct
Le pouvoir coercitif garantit l’effectivité des décisions et permet à l’État d’imposer sa volonté par une violence qualifiée de légitime
La violence est légitime dès lors qu’elle est exercée par un groupe organisé, étatique ou non

Le pouvoir coercitif garantit l’effectivité des décisions et permet à l’État d’imposer sa volonté par une violence qualifiée de légitime

Explication

Le pouvoir coercitif assure l’effectivité des décisions de l’État et lui permet d’imposer sa volonté par une violence qualifiée de légitime. L’adhésion volontaire ne décrit pas la coercition, et la légitimité évoquée ne s’étend pas automatiquement à toute violence organisée.

26. Dans un territoire donné, un juriste applique la conception du positivisme juridique présentée ici. À quelle autorité attribue-t-il la compétence d’édicter les normes juridiques ?

À l’État, qui détient cette compétence sur son territoire et en dispose librement
À l’État et aux groupes privés, qui partagent la compétence normative territoriale
À une autorité extérieure, qui délègue à l’État le pouvoir d’édicter les normes
Aux juridictions, qui détiennent la compétence normative sur leur ressort

À l’État, qui détient cette compétence sur son territoire et en dispose librement

Explication

Le positivisme juridique attribue exclusivement à l’État la compétence d’édicter les normes juridiques sur son territoire et considère qu’il en dispose librement. Attribuer ce pouvoir aux juridictions ou le partager avec des groupes privés contredit cette attribution exclusive ; une délégation extérieure n’est pas postulée.

27. Comment le Conseil d’État caractérise-t-il l’intérêt général dans son rapport public de 1999 ?

Comme la source de légitimité de l’action publique, sans déterminer la finalité de celle-ci
Comme la pierre angulaire de l’action publique, qui en détermine la finalité et fonde la légitimité
Comme la pierre angulaire des intérêts privés, qui en détermine la finalité et fonde la légitimité
Comme le cadre procédural de l’action publique, qui en organise les étapes et garantit l’efficacité

Comme la pierre angulaire de l’action publique, qui en détermine la finalité et fonde la légitimité

Explication

Le Conseil d’État présente l’intérêt général comme la pierre angulaire de l’action publique : il en détermine la finalité et en fonde la légitimité. Le réduire à une procédure ou à la légitimité seule omet l’une de ces fonctions, et le rapport porte sur l’action publique, non sur les intérêts privés.

28. Une politique publique prend en compte l’intérêt d’un groupe particulier tout en le conciliant avec l’intérêt général. Comment faut-il comprendre cette démarche dans une conception libérale ?

Elle supprime l’intérêt général dès qu’un intérêt privé est pris en considération
Elle est compatible avec l’intérêt général, qui peut intégrer des intérêts particuliers sans se confondre avec eux
Elle transforme l’intérêt général en simple somme des intérêts particuliers
Elle est incompatible avec l’intérêt général, qui exclut les intérêts particuliers par définition

Elle est compatible avec l’intérêt général, qui peut intégrer des intérêts particuliers sans se confondre avec eux

Explication

L’intérêt général se distingue des intérêts particuliers, mais une conception libérale permet de les prendre en compte et de les intégrer. La distinction ne signifie donc pas incompatibilité ; l’intégration ne transforme pas pour autant l’intérêt général en simple somme d’intérêts privés.

29. Dans la conception française, une loi exprime l’intérêt général, un règlement précise son application et un litige doit être tranché. Quelle répartition des fonctions convient ?

Le législateur exprime l’intérêt général par la loi, le pouvoir réglementaire applique la loi et édicte des règles générales, et le juge statue sur le litige
Le législateur applique la loi, le pouvoir réglementaire tranche le litige et le juge édicte des règles générales
Le législateur statue sur le litige, le pouvoir réglementaire exprime l’intérêt général par la loi et le juge applique la loi
Le législateur édicte des règles générales, le pouvoir réglementaire tranche le litige et le juge exprime l’intérêt général par la loi

Le législateur exprime l’intérêt général par la loi, le pouvoir réglementaire applique la loi et édicte des règles générales, et le juge statue sur le litige

Explication

Dans la conception française, l’État définit l’intérêt général : le législateur l’exprime par la loi, le pouvoir réglementaire met la loi en application et édicte des règles générales, et le pouvoir judiciaire statue sur les contentieux. Attribuer l’application au législateur, les règles générales au juge ou le jugement du litige au pouvoir réglementaire inverse les fonctions.

30. Quelle double fonction la notion d’intérêt général remplit-elle à l’égard du pouvoir politique ?

Légitimer le pouvoir politique et en étendre l’exercice
Légitimer le pouvoir politique et en limiter l’exercice
Limiter le pouvoir politique et supprimer sa légitimité
Définir les compétences institutionnelles et répartir les fonctions publiques

Légitimer le pouvoir politique et en limiter l’exercice

Explication

La notion d’intérêt général remplit deux fonctions complémentaires : elle légitime le pouvoir politique et contribue à le limiter. La réduire à une justification omet sa fonction limitative, tandis que répartir les compétences institutionnelles ne correspond pas à cette double fonction.

31. Dans une société où des conflits entre personnes sont possibles, quelle fonction l’État exerce-t-il à leur égard ?

Il les protège contre les atteintes que d’autres personnes peuvent leur porter.
Il les protège contre les atteintes que les pouvoirs publics peuvent leur porter.
Il détermine lui-même l’étendue des droits naturels de chaque personne.
Il organise les institutions chargées de répartir les pouvoirs publics.

Il les protège contre les atteintes que d’autres personnes peuvent leur porter.

Explication

L’État protège les individus contre les atteintes possibles d’autres individus, puisque des conflits entre eux peuvent survenir. La protection contre les pouvoirs publics déplace la relation visée, l’organisation des institutions concerne une autre fonction et la détermination des droits naturels n’est pas le principe énoncé.

32. Une règle encadre l’exercice d’un droit naturel afin de préserver la jouissance des droits d’autrui. Selon l’article 4 de la DDHC, qui peut déterminer cette limite ?

Les personnes concernées, par un accord entre titulaires de droits.
La loi, dans le but d’assurer aux autres la jouissance de leurs droits.
Les citoyens, en participant directement à la formation de la loi.
Les représentants, en garantissant les droits et la séparation des pouvoirs.

La loi, dans le but d’assurer aux autres la jouissance de leurs droits.

Explication

L’article 4 réserve à la loi la détermination des bornes nécessaires pour assurer aux autres la jouissance de leurs droits. La participation des citoyens à la formation de la loi relève de l’article 6; l’accord entre personnes et la garantie des droits ne remplacent pas cette règle.

33. Quelle conception de l’être humain caractérise le préambule de la Constitution de 1946 par opposition à la DDHC de 1789 ?

L’être humain comme sujet abstrait, indépendamment de sa situation concrète.
L’être humain comme « homme situé », selon l’expression de Georges Burdeau.
L’être humain comme membre d’une collectivité dépourvu de droits individuels.
L’être humain comme sujet abstrait propre au préambule de 1946.

L’être humain comme « homme situé », selon l’expression de Georges Burdeau.

Explication

Le préambule de 1946 appréhende l’être humain comme un « homme situé », expression attribuée à Georges Burdeau, tandis que la DDHC de 1789 le considère de manière plus abstraite. La conception abstraite inverse donc les textes, et les propositions sur l’absence de droits individuels ne correspondent pas à cette distinction.

34. Dans une politique publique conçue selon une approche volontariste et constructiviste, comment distingue-t-on l’intérêt général des droits et libertés ?

L’intérêt général est rattaché aux individus; les droits et libertés sont indépendants des intérêts particuliers.
L’intérêt général et les droits et libertés sont deux intérêts supérieurs indépendants des individus.
L’intérêt général est la somme des intérêts particuliers; les droits et libertés sont des objectifs collectifs.
L’intérêt général est supérieur et indépendant des intérêts particuliers; les droits et libertés sont rattachés aux individus.

L’intérêt général est supérieur et indépendant des intérêts particuliers; les droits et libertés sont rattachés aux individus.

Explication

Dans cette conception, l’intérêt général est supérieur et indépendant des intérêts particuliers, alors que les droits et libertés sont des objets concrets rattachés aux individus. La proposition qui inverse ces rattachements confond les deux notions; réduire l’intérêt général à une somme ou détacher les droits des individus contredit également la distinction.

35. Une règle constitutionnelle est coutumière plutôt que réunie dans un document unique. Quelle définition de la constitution permet tout de même de l’inclure ?

Un texte écrit ou un ensemble de règles coutumières qui régit l’organisation et le fonctionnement du pouvoir politique.
Un ensemble de règles consacrées à la formation des lois et à la participation des citoyens.
Un ensemble de pratiques politiques qui décrit les institutions sans régir leur fonctionnement.
Un texte écrit qui énumère les droits et libertés sans régir le fonctionnement du pouvoir politique.

Un texte écrit ou un ensemble de règles coutumières qui régit l’organisation et le fonctionnement du pouvoir politique.

Explication

La constitution peut être un texte écrit ou un ensemble de règles coutumières, écrites ou non, régissant l’organisation et le fonctionnement du pouvoir politique. La limiter à un document écrit exclut les constitutions coutumières; une déclaration de droits, une procédure législative ou une simple description institutionnelle ne reprend pas la définition complète.

36. Dans un État, une réforme répartit les pouvoirs entre plusieurs institutions afin de limiter le pouvoir politique et de garantir la liberté politique. À quelle conception de la constitution correspond-elle ?

À celle d’une constitution coutumière fondée sur des pratiques historiques contraignantes.
À celle de Montesquieu, qui conçoit la constitution comme une juste distribution des pouvoirs.
À celle du pouvoir constituant, qui décide de la forme politique de l’État.
À celle de Sieyès, qui conçoit la constitution comme une organisation des pouvoirs publics assortie de précautions.

À celle de Montesquieu, qui conçoit la constitution comme une juste distribution des pouvoirs.

Explication

Montesquieu associe la constitution à une mécanique de distribution des pouvoirs destinée à limiter le pouvoir politique et à garantir la liberté politique. L’organisation accompagnée de précautions renvoie à Sieyès; les coutumes historiques et le pouvoir constituant désignent d’autres notions.

37. Un État invoque des pratiques anciennes pour soutenir l’existence d’une constitution coutumière. Quelle condition permet à une pratique de constituer une coutume juridique ?

Une règle écrite adoptée par une institution, même sans répétition ni reconnaissance collective.
Une répétition suffisamment longue et continue, assortie d’une valeur contraignante reconnue par tous.
Une pratique continue reconnue par certains acteurs, sans valeur contraignante partagée.
Une pratique ancienne et répétée, même sans continuité ni reconnaissance de sa force obligatoire.

Une répétition suffisamment longue et continue, assortie d’une valeur contraignante reconnue par tous.

Explication

Une coutume juridique suppose une répétition suffisamment longue, une continuité et une valeur contraignante reconnue par tous. La seule ancienneté omet la continuité et la reconnaissance; un texte adopté n’est pas une pratique coutumière, et une reconnaissance partielle ne satisfait pas le critère commun de force obligatoire.

38. Lorsqu’un État adopte des lois constitutionnelles, quelle notion désigne la volonté politique dont procède la validité de leurs prescriptions ultérieures ?

Les pouvoirs publics, qui exercent les compétences organisées par les lois constitutionnelles.
La séparation des pouvoirs, qui limite le pouvoir politique et garantit la liberté.
La coutume constitutionnelle, qui tire sa force de pratiques répétées et reconnues.
Le pouvoir constituant, qui décide de la nature et de la forme de l’existence politique de l’État.

Le pouvoir constituant, qui décide de la nature et de la forme de l’existence politique de l’État.

Explication

Le pouvoir constituant est la volonté politique qui décide de la nature et de la forme de l’existence politique de l’État; les prescriptions ultérieures des lois constitutionnelles en tirent leur validité. Les pouvoirs publics sont établis par ces règles, tandis que la coutume et la séparation des pouvoirs renvoient à d’autres fondements ou caractéristiques constitutionnels.

39. La présidence de la République est vacante et une procédure de révision constitutionnelle est envisagée. Quelle règle s’applique à cette période ?

Seuls les articles 49 et 50 ne peuvent pas être appliqués.
Seul l’article 89 ne peut pas être appliqué.
Aucune révision ne peut être engagée pendant le mandat présidentiel.
Les articles 49, 50 et 89 ne peuvent pas être appliqués.

Les articles 49, 50 et 89 ne peuvent pas être appliqués.

Explication

L’article 7, alinéa 11, interdit l’application des articles 49, 50 et 89 durant la vacance de la présidence. Limiter l’interdiction aux articles 49 et 50 omet l’article 89, tandis qu’une interdiction pendant tout le mandat confond cette limite circonstancielle avec une prohibition générale.

40. Une atteinte à l’intégrité du territoire est constatée alors qu’une procédure de révision constitutionnelle est en cours. Que prévoit l’article 89, alinéa 4 ?

La procédure peut se poursuivre si elle a été engagée auparavant.
La procédure de révision ne peut être engagée ni poursuivie.
La révision peut continuer, mais la cession territoriale doit être ratifiée par une loi.
La procédure est suspendue seulement si l’indivisibilité de la République est remise en cause.

La procédure de révision ne peut être engagée ni poursuivie.

Explication

L’article 89, alinéa 4, interdit aussi bien d’engager que de poursuivre une révision lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire. Le fait qu’une procédure soit déjà en cours ne permet donc pas de la continuer; l’indivisibilité de la République est une notion distincte.

41. Un projet prévoit l’adjonction d’un territoire à la France. Quelle condition constitutionnelle rend cette adjonction valable ?

L’accord des collectivités territoriales concernées.
L’absence d’atteinte à l’indivisibilité de la République.
L’approbation du Parlement à la majorité absolue.
Le consentement des populations intéressées.

Le consentement des populations intéressées.

Explication

L’article 53 exige le consentement des populations intéressées pour qu’une cession, un échange ou une adjonction de territoire soit valable. L’approbation parlementaire ne remplace pas cette condition, et l’indivisibilité de la République relève d’une notion distincte.

42. Une proposition de révision constitutionnelle vise à remplacer la forme républicaine du gouvernement par une monarchie. Quelle limite s’y oppose ?

L’interdiction de réviser en cas d’atteinte à l’intégrité du territoire.
Le transfert définitif de compétences aux institutions de la Nouvelle-Calédonie.
L’interdiction de réviser durant la vacance de la présidence.
L’interdiction de réviser la forme républicaine du gouvernement.

L’interdiction de réviser la forme républicaine du gouvernement.

Explication

L’article 89, alinéa 5, interdit la révision de la forme républicaine du gouvernement. L’intégrité du territoire et la vacance présidentielle sont des limites distinctes, tandis que le transfert de compétences en Nouvelle-Calédonie ne constitue pas cette limite matérielle.

43. Quelle caractéristique fondamentale distingue l’État unitaire dans l’organisation territoriale du pouvoir ?

La seule centralisation administrative, sans principe d’unité nationale.
L’articulation d’un ordre fédéral et de plusieurs ordres fédérés.
L’unité nationale et l’indivisibilité du territoire national.
La reconnaissance constitutionnelle d’un pouvoir législatif souverain des régions.

L’unité nationale et l’indivisibilité du territoire national.

Explication

L’État unitaire repose sur l’unité nationale et l’indivisibilité du territoire national. L’articulation d’ordres fédéral et fédérés caractérise l’État fédéral, tandis que les pouvoirs législatifs régionaux relèvent d’une autre forme d’organisation.

44. Quelle position le Conseil constitutionnel a-t-il adoptée en 1991 au sujet de la reconnaissance du peuple corse comme composante du peuple français ?

Il a jugé cette reconnaissance contraire à la Constitution, qui ne connaît que le peuple français.
Il a admis cette reconnaissance comme expression de l’indivisibilité de la République.
Il a validé cette reconnaissance à condition qu’elle ne crée pas de compétences législatives.
Il a reconnu au peuple corse un pouvoir constituant autonome au sein de la République.

Il a jugé cette reconnaissance contraire à la Constitution, qui ne connaît que le peuple français.

Explication

Dans sa décision n° 91-290 DC, le Conseil constitutionnel a considéré que la Constitution ne connaît que le peuple français et a jugé contraire à la Constitution la reconnaissance d’un peuple corse comme composante de celui-ci. L’autonomie législative régionale et la pluralité de peuples constituants ne sont pas la position retenue.

45. En Italie, une région adopte une loi dans un domaine de législation concurrente. Quel rôle demeure réservé à l’État ?

Adopter lui-même chaque loi régionale avant son entrée en vigueur.
Fixer les principes fondamentaux de la matière.
Déterminer les modalités administratives sans fixer de principes.
Exercer seul le pouvoir législatif dans cette matière.

Fixer les principes fondamentaux de la matière.

Explication

Selon l’article 117 de la Constitution italienne, dans les matières de législation concurrente, les régions exercent le pouvoir législatif sous réserve de la fixation des principes fondamentaux par l’État. Cela ne signifie ni que l’État adopte chaque loi régionale ni qu’il détient seul la compétence législative.

46. Comment faut-il qualifier l’Union européenne au regard de la forme étatique ?

Une organisation dépourvue d’institutions décisionnelles propres.
Un État fédéral composé d’États membres souverains.
Un État unitaire dont les États membres sont des collectivités territoriales.
Une organisation internationale sui generis, mais non un État.

Une organisation internationale sui generis, mais non un État.

Explication

L’Union européenne est une organisation internationale sui generis dotée d’institutions décisionnelles, sans constituer un État. Ses institutions ne suffisent donc pas à en faire un État fédéral ou un État unitaire, et elle ne peut être décrite comme dépourvue d’institutions décisionnelles.

47. Quelle caractéristique distingue l’État fédéral de l’État unitaire dans l’organisation politique ?

Il repose sur une seule volonté politique, répartie entre plusieurs administrations locales.
Il associe des collectivités autonomes sans entité politique fédérale commune.
Il articule une entité fédérale et des entités fédérées en conciliant unité et pluralité politiques.
Il répartit le pouvoir entre plusieurs gouvernements élus sans ordre politique commun.

Il articule une entité fédérale et des entités fédérées en conciliant unité et pluralité politiques.

Explication

L’État fédéral combine une entité fédérale et des entités fédérées, ce qui permet d’articuler unité et pluralité politiques. La volonté politique unique caractérise plutôt l’État unitaire, tandis que l’autonomie locale ou l’élection ne suffisent pas à définir le fédéralisme.

48. Plusieurs États décident de créer ensemble une nouvelle structure fédérale et deviennent ses membres fédérés. Quel processus décrit cette formation ?

La révision constitutionnelle d’un État fédéral déjà constitué.
La formation par dissociation d’un État unitaire au profit de ses entités locales.
La formation par adhésion d’États à une structure fédérale nouvelle.
La décentralisation d’un État unitaire sans création d’une structure fédérale.

La formation par adhésion d’États à une structure fédérale nouvelle.

Explication

L’adhésion réunit plusieurs États qui deviennent membres fédérés d’une nouvelle structure étatique. La dissociation part au contraire d’un État unitaire, tandis que la décentralisation ou la révision d’un État fédéral déjà constitué ne décrivent pas ce processus.

49. Un nouvel État fédéral se constitue et doit établir ses institutions ainsi que définir les compétences de ses niveaux de gouvernement. Quel acte remplit ce rôle fondateur ?

Une décision des institutions fédérales, qui crée les institutions et répartit les compétences.
Un accord entre entités fédérées, qui crée les institutions et répartit les compétences.
La constitution fédérale, qui crée les institutions et répartit les compétences.
Une loi fédérale ordinaire, qui crée les institutions et répartit les compétences.

La constitution fédérale, qui crée les institutions et répartit les compétences.

Explication

La constitution est l’acte fondateur de l’État fédéral : elle met en place les institutions fédérales, leur confère des compétences et répartit celles-ci entre les niveaux fédéral et fédéré. Une loi ordinaire ou une décision d’institutions déjà établies n’a pas ce rôle fondateur.

50. Une entité fédérale envisage une révision constitutionnelle qui transférerait à son niveau des compétences exercées par les entités fédérées. Quelle garantie protège ces dernières contre cette absorption ?

L’autonomie des entités fédérées, indépendamment de la procédure de révision.
La participation des entités fédérées à la révision de la constitution fédérale.
Un droit de veto général des entités fédérées sur toute décision fédérale.
La répartition initiale des compétences par la constitution fédérale.

La participation des entités fédérées à la révision de la constitution fédérale.

Explication

La participation des entités fédérées à la révision constitutionnelle constitue une garantie contre l’absorption de leurs compétences par l’entité fédérale. La répartition initiale fixe les compétences, mais n’offre pas à elle seule cette garantie lors d’une révision.

51. Dans les démocraties occidentales modernes, quel élément commun accompagne les formes de gouvernement d’un seul, d’une minorité ou de la majorité ?

Une représentation politique issue des élections.
Une participation directe de tous les citoyens aux décisions publiques.
Une identité entre gouvernement représentatif et gouvernement démocratique.
Une égalité des conditions économiques entre les citoyens.

Une représentation politique issue des élections.

Explication

Ces démocraties combinent différentes formes de gouvernement, mais ont en commun une représentation politique issue des élections. La participation directe, l’égalité économique et l’assimilation du gouvernement représentatif au gouvernement démocratique ne définissent pas ce point commun.

52. Dans un régime représentatif, des élus sont régulièrement renouvelés, mais ne reçoivent pas d’instructions contraignantes de leurs électeurs. Quel principe cela illustre-t-il ?

La soumission des décisions publiques à la discussion.
La liberté d’opinion et d’expression des gouvernés.
L’indépendance des gouvernants élus vis-à-vis des électeurs.
L’élection des gouvernants à intervalles réguliers.

L’indépendance des gouvernants élus vis-à-vis des électeurs.

Explication

Le régime représentatif se caractérise notamment par l’indépendance des gouvernants élus vis-à-vis des électeurs. Le renouvellement périodique concerne leur mode de désignation, tandis que la liberté d’expression et la discussion sont deux autres principes distincts.

53. Dans l’Athènes antique, un résident dépourvu de citoyenneté athénienne ne peut pas participer à l’assemblée politique. Quelle règle explique cette exclusion ?

L’égalité politique concernait les magistrats, qui gouvernaient directement dans l’Ekklesia.
L’égalité politique concernait les citoyens athéniens, qui gouvernaient directement dans l’Ekklesia.
L’égalité politique concernait tous les habitants, qui gouvernaient directement dans l’Ekklesia.
L’égalité politique concernait les citoyens athéniens, qui gouvernaient par l’intermédiaire de représentants élus.

L’égalité politique concernait les citoyens athéniens, qui gouvernaient directement dans l’Ekklesia.

Explication

Dans la démocratie athénienne, l’égalité politique s’appliquait aux personnes dotées de la citoyenneté athénienne, qui participaient directement au gouvernement dans l’Ekklesia. Elle ne s’étendait pas à tous les habitants, et l’assemblée n’était pas composée de magistrats ni de représentants élus.

54. À Athènes, une institution doit désigner les personnes chargées d’exécuter les décisions du peuple. Quel mode de désignation est principalement utilisé pour garantir l’égalité des citoyens ?

L’élection périodique des représentants chargés de l’exécution.
La réunion des citoyens dans l’Ekklesia pour exécuter les décisions.
La sélection des magistrats selon leur compétence administrative.
Le tirage au sort des magistrats chargés de l’exécution.

Le tirage au sort des magistrats chargés de l’exécution.

Explication

Les magistrats athéniens chargés d’exécuter les décisions du peuple étaient principalement désignés par tirage au sort, afin de garantir l’égalité des citoyens. L’Ekklesia est l’assemblée de participation directe, tandis que l’élection périodique caractérise le gouvernement représentatif moderne.

55. Quelle tension les démocraties modernes cherchent-elles à concilier, contrairement à la démocratie antique ?

La liberté de la cité et l’égalité des citoyens
La liberté de la cité et la souveraineté du peuple
La liberté individuelle et l’égalité des citoyens
La liberté individuelle et la souveraineté du peuple

La liberté individuelle et la souveraineté du peuple

Explication

Les démocraties modernes associent le principe libéral de liberté individuelle au principe démocratique de souveraineté du peuple. La liberté de la cité et l’égalité des citoyens caractérisent la démocratie antique, qui ne traite pas la liberté individuelle.

56. Quels textes constitutionnels consacrent les droits et libertés en France ?

La Déclaration de 1946, le Préambule de 1789 et la Constitution de 1958
La Déclaration de 1789, le Préambule de 1958 et la Constitution de 1946
La Déclaration de 1789, une loi de 1946 et la Constitution de 1958
La Déclaration de 1789, le Préambule de 1946 et la Constitution de 1958

La Déclaration de 1789, le Préambule de 1946 et la Constitution de 1958

Explication

Les trois textes constitutionnels concernés sont la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, le Préambule de 1946 et la Constitution de 1958. Les autres choix intervertissent les textes de 1946 et 1958 ou substituent une loi au Préambule.

57. Quels droits l’article 2 de la DDHC de 1789 qualifie-t-il de naturels et imprescriptibles ?

La liberté, la propriété, le droit de grève et la résistance à l’oppression
La liberté, la propriété, le droit à l’instruction et la résistance à l’oppression
La liberté, l’égalité devant la loi, la sûreté et la résistance à l’oppression
La liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression

La liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression

Explication

L’article 2 énumère la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression. Le droit de grève et le droit à l’instruction relèvent des droits économiques et sociaux, tandis que l’égalité devant la loi est énoncée à l’article 1er de la Constitution de 1958.

58. Une commune interdit à ses habitants une activité qui ne nuit pas à autrui, sans qu’une loi ne fixe cette limite. Quel principe de l’article 4 de la DDHC s’applique ?

Les bornes peuvent être fixées par la commune afin de garantir aux autres la jouissance des mêmes droits
Les bornes peuvent être fixées par la commune afin de préserver l’exercice sans limite des droits individuels
Les bornes doivent être fixées par la loi afin de garantir aux autres la jouissance des mêmes droits
Les bornes doivent être fixées par la loi afin de préserver l’exercice sans limite des droits individuels

Les bornes doivent être fixées par la loi afin de garantir aux autres la jouissance des mêmes droits

Explication

L’article 4 permet de faire ce qui ne nuit pas à autrui et réserve à la loi la détermination des limites destinées à garantir la jouissance des mêmes droits. L’erreur consistant à laisser la commune fixer ces bornes confond la loi avec une décision locale.

59. Sous la IIIe République, quels acteurs contribuent à la protection des droits et libertés, et par quels moyens ?

Le législateur par les lois et le Conseil constitutionnel par les principes généraux du droit
Le législateur par les lois et le juge par les principes généraux du droit
Le Conseil constitutionnel par les lois et le juge par les principes généraux du droit
Le législateur par les principes généraux du droit et le juge par les lois

Le législateur par les lois et le juge par les principes généraux du droit

Explication

Sous la IIIe République, les lois du législateur et les principes généraux du droit appliqués par le juge participent à la protection des droits. Faire intervenir le Conseil constitutionnel à cette époque le confond avec un acteur ajouté sous la Ve République.

60. Sous la Ve République, quel acteur s’ajoute au législateur et au juge pour protéger les droits et libertés ?

La Cour de cassation
Le Conseil d’État
Le Conseil constitutionnel
La Cour européenne des droits de l’homme

Le Conseil constitutionnel

Explication

Sous la Ve République, le Conseil constitutionnel s’ajoute au législateur et au juge parmi les acteurs de la protection des droits et libertés. Le Conseil d’État et la Cour de cassation interviennent notamment dans le renvoi d’une contestation, mais ne sont pas l’acteur ajouté visé ici.

61. En 1974, quels acteurs ont obtenu la possibilité de saisir le Conseil constitutionnel avant la promulgation d’une loi ?

Les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, ainsi que soixante députés ou soixante sénateurs
Les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, ainsi que soixante conseillers d’État ou magistrats
Le président de la République et le Premier ministre, ainsi que soixante députés ou soixante sénateurs
Les présidents des régions et des départements, ainsi que soixante députés ou soixante sénateurs

Les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, ainsi que soixante députés ou soixante sénateurs

Explication

La réforme de 1974 a élargi la saisine préalable aux présidents des deux assemblées et à soixante députés ou soixante sénateurs. Le président de la République et le Premier ministre ne sont pas les nouvelles autorités parlementaires désignées par cette réforme.

62. Au cours d’un procès, une partie conteste une disposition législative au motif qu’elle porte atteinte à un droit garanti par la Constitution. Quel mécanisme instauré en 2008 peut être mobilisé ?

Le contrôle a posteriori, sur saisine directe de la partie au procès
Le contrôle a posteriori, sur renvoi du Conseil d’État ou de la Cour de cassation
Le contrôle a priori, sur renvoi du Conseil d’État ou de la Cour de cassation
Le contrôle de conventionnalité, sur renvoi du Conseil constitutionnel

Le contrôle a posteriori, sur renvoi du Conseil d’État ou de la Cour de cassation

Explication

Le contrôle a posteriori peut être déclenché pendant une instance lorsqu’une disposition législative est contestée pour atteinte aux droits et libertés constitutionnels; le renvoi vient du Conseil d’État ou de la Cour de cassation. Le contrôle a priori intervient avant la promulgation, et la partie ne saisit pas directement le Conseil constitutionnel dans ce mécanisme.

63. Dans un régime, la majorité du corps législatif décide ou valide la politique gouvernementale. De quel type de régime s’agit-il ?

Un régime à séparation stricte des pouvoirs
Un régime fondé sur l’élection directe du gouvernement
Un régime présidentiel
Un régime parlementaire

Un régime parlementaire

Explication

Le régime parlementaire se caractérise par le rôle de la majorité législative dans la décision ou la validation de la politique du gouvernement. La direction présidentielle désigne une autre logique institutionnelle, et l’élection directe du gouvernement ne définit pas ce régime.

64. Dans le régime britannique, quelle responsabilité engage solidairement le Cabinet devant la Chambre des communes ?

La responsabilité pénale individuelle des ministres
La responsabilité du Cabinet devant la Chambre des lords
La responsabilité personnelle de chaque ministre
La responsabilité politique collective du gouvernement

La responsabilité politique collective du gouvernement

Explication

Le principe britannique engage collectivement et solidairement le gouvernement devant la Chambre des communes. L’impeachment relève d’une mise en cause pénale, la responsabilité personnelle est individuelle, et la Chambre des lords n’est pas l’instance indiquée ici.

65. Après la victoire de la Chambre des députés dans le conflit de 1877, les gouvernements dépendent d’une majorité parlementaire qui devient instable sous les IIIe et IVe Républiques. Quelle conséquence institutionnelle en découle ?

Une suppression de la responsabilité ministérielle
Une instabilité gouvernementale chronique
Une stabilité gouvernementale renforcée
Une instabilité de la magistrature judiciaire

Une instabilité gouvernementale chronique

Explication

La dépendance du gouvernement à l’égard d’une majorité parlementaire instable a entraîné une instabilité gouvernementale chronique. La stabilité renforcée inverse ce lien, tandis que la magistrature judiciaire et la suppression de la responsabilité ministérielle ne sont pas les conséquences décrites.

66. Quelle caractéristique définit le régime présidentiel ?

Le chef de l’État exerce le pouvoir législatif
La majorité législative valide la politique du gouvernement
Le chef de l’État dirige le corps législatif
Le chef de l’État participe de plein droit à la direction politique

Le chef de l’État participe de plein droit à la direction politique

Explication

Le régime présidentiel est défini par la participation de plein droit du chef de l’État à la direction politique. La validation parlementaire caractérise le régime parlementaire, tandis que les deux autres réponses attribuent au chef de l’État des fonctions différentes.

67. Quel auteur définit l’État de droit comme la soumission des institutions et des activités de l’État à des règles juridiques hiérarchisées qui limitent sa puissance ?

Jean-Jacques Rousseau
John Marshall
Hans Kelsen
Montesquieu

Hans Kelsen

Explication

Hans Kelsen est associé à cette définition de l’État de droit, fondée sur des règles juridiques hiérarchisées limitant la puissance étatique. Montesquieu est associé à la séparation des pouvoirs, Rousseau au contrat social et Marshall au contrôle américain des lois.

68. Un État exerce son pouvoir au moyen de normes juridiques, mais celles-ci ne protègent pas effectivement les individus contre la puissance publique. Quelle qualification correspond à cette situation ?

Un contrôle constitutionnel assurant la protection effective des libertés
Un État de droit libéral, avec protection effective des individus
Un État de droit formel, sans garantie libérale suffisante
Un État sans normes juridiques encadrant la puissance publique

Un État de droit formel, sans garantie libérale suffisante

Explication

L’État de droit formel concerne l’exercice du pouvoir au moyen de normes juridiques, alors que la variante libérale exige aussi un contenu protecteur et une protection effective des individus. La présence de normes ne suffit donc pas à établir cette garantie libérale.

69. Dans quelle affaire John Marshall affirme-t-il qu’il appartient au pouvoir judiciaire de dire ce qu’est la loi, fondant le contrôle américain des lois par voie d’exception ?

Une question prioritaire de constitutionnalité française
Une décision du Conseil constitutionnel sur une loi organique
Un conflit entre le président et la Chambre des députés en 1877
Marbury v. Madison

Marbury v. Madison

Explication

Dans Marbury v. Madison, John Marshall affirme le rôle du pouvoir judiciaire dans l’interprétation de la loi, fondant le contrôle américain par voie d’exception. Le contrôle préalable des lois organiques et la question prioritaire de constitutionnalité relèvent du cadre français, tandis que 1877 concerne un conflit politique français.

70. Une disposition est censurée avant la promulgation d’une loi sur le fondement de l’article 61. Quelle conséquence s’applique à cette disposition ?

Elle peut être promulguée, mais son application est suspendue
Elle est abrogée à la publication de la décision ou à une date ultérieure
Elle ne peut être promulguée ni mise en application
Elle reste applicable jusqu’à une nouvelle décision du Conseil

Elle ne peut être promulguée ni mise en application

Explication

Une disposition déclarée inconstitutionnelle au titre de l’article 61 ne peut être promulguée ni mise en application. L’abrogation à la publication, éventuellement à une date ultérieure, correspond à la censure a posteriori prévue par l’article 61-1.

71. En Californie, une campagne souhaite proposer une loi ordinaire par initiative référendaire. Quel pourcentage des électeurs doit-elle réunir ?

5 % des électeurs
8 % des électeurs
100 000 électeurs
50 000 électeurs

5 % des électeurs

Explication

En Californie, proposer une loi ordinaire exige le soutien de 5 % des électeurs, contre 8 % pour une loi constitutionnelle. Le seuil de 8 % concerne les lois constitutionnelles, tandis que les nombres exprimés en électeurs renvoient aux seuils suisses présentés pour d’autres initiatives.

72. Au premier tour d’une élection législative sous la Ve République, une candidate obtient 13 % des électeurs inscrits, mais moins que son adversaire au second tour. Quelle conclusion s’impose ?

Elle est élue dès le premier tour grâce au dépassement du seuil de 12,5 %.
Elle accède au second tour, mais perd si son adversaire y obtient plus de voix.
Elle gagne le second tour malgré un nombre de voix inférieur à celui de son adversaire.
Elle ne peut accéder au second tour, car elle devait obtenir 12,5 % des suffrages exprimés.

Elle accède au second tour, mais perd si son adversaire y obtient plus de voix.

Explication

Le seuil de 12,5 % des électeurs inscrits au premier tour permet d’accéder au second tour ; c’est ensuite le candidat qui y obtient le plus de voix qui est élu. Dépasser le seuil ne vaut donc pas élection, et le seuil porte sur les inscrits plutôt que sur les suffrages exprimés.

73. Lors d’une élection présidentielle américaine, aucun candidat n’obtient la majorité absolue des voix des 538 grands électeurs. Quel organe désigne alors le président ?

Le Sénat fédéral
La Cour suprême
La Chambre des représentants
Le Congrès réuni en séance commune

La Chambre des représentants

Explication

En l’absence de majorité absolue des voix des grands électeurs, la désignation du président revient à la Chambre des représentants. Le Sénat, le Congrès réuni en séance commune et la Cour suprême ne sont pas l’organe désigné pour ce cas.

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Mémorisez les réponses avec 95 flashcards sur Révision constitutionnelle et formes de l’État.

Quelles libertés composent la liberté de l’homme ?

La liberté de conscience et la liberté du corps.

À travers quels aspects étudie-t-on la légitimité du pouvoir politique ?

Son origine, son détenteur et ses finalités.

Sur quels éléments reposent les justifications historiques de la légitimité du pouvoir ?

L’origine naturelle, l’origine divine et le consentement des gouvernés.

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