QCM : Organisation des juridictions françaises (63 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel lien unit la mission de justice de l’État à l’État de droit ?

Les juridictions font respecter le droit sans engager l’État lui-même.
L’État édicte le droit et ses juridictions en contrôlent l’application.
L’État respecte le droit, mais sa mission de justice reste distincte.
L’État fait respecter le droit et y est lui-même soumis.

L’État fait respecter le droit et y est lui-même soumis.

Explication

L’État de droit suppose à la fois que l’État fasse respecter le droit et qu’il s’y soumette lui-même. L’élaboration du droit, le rôle isolé des juridictions et une justice détachée de la soumission de l’État ne rendent pas compte de ce lien.

2. Deux parties s’opposent sur l’application d’une règle de droit. Quel rôle revient aux juridictions dans ce litige ?

Sanctionner un comportement pénal et écarter les différends civils entre les parties.
Appliquer la règle de droit et trancher le litige au nom de l’intérêt général.
Défendre les intérêts particuliers des parties sans appliquer une règle de droit.
Élaborer une règle nouvelle et l’imposer aux parties au nom de l’intérêt général.

Appliquer la règle de droit et trancher le litige au nom de l’intérêt général.

Explication

Les juridictions rendent la justice au nom de l’intérêt général en appliquant la règle de droit pour trancher les litiges. Créer la règle relève de la fonction législative, tandis que limiter le rôle du juge au pénal ou à la défense d’intérêts particuliers déforme cette mission.

3. Un tribunal refuse d’examiner un litige au motif que la loi applicable lui paraît imprécise. Quelle contrepartie du monopole étatique de la justice ce refus méconnaît-il ?

L’obligation de juger, qui interdit le déni de justice.
L’indépendance de la justice, qui écarte les pressions extérieures.
La séparation des pouvoirs, qui distingue les fonctions de l’État.
L’obligation de bien juger, qui impose le respect des normes supérieures.

L’obligation de juger, qui interdit le déni de justice.

Explication

L’obligation de juger interdit à l’État de refuser la justice, y compris sous prétexte que la loi ne serait pas claire. Le respect des normes supérieures concerne l’obligation de bien juger, tandis que l’indépendance et la séparation des pouvoirs désignent d’autres principes.

4. Deux parties choisissent un mode conventionnel de règlement de leur différend. L’une veut qu’un arbitre rende une sentence ; l’autre veut signer un contrat écrit prévoyant des concessions réciproques. Quel mode correspond à la sentence rendue par l’arbitre ?

La conciliation.
La transaction.
Le jugement étatique.
L’arbitrage.

L’arbitrage.

Explication

Dans l’arbitrage, les parties confient le litige à un arbitre, qui rend une sentence. La transaction est un contrat écrit de concessions réciproques ; un jugement étatique est rendu par une juridiction, et la conciliation ne désigne pas le mécanisme décrit.

5. Une entreprise privée conteste devant un tribunal une décision prise par une commune. Quel ordre de juridiction est compétent pour ce litige ?

L’ordre judiciaire civil.
Une juridiction arbitrale.
L’ordre administratif.
L’ordre judiciaire pénal.

L’ordre administratif.

Explication

L’ordre administratif juge notamment les litiges entre personnes publiques et particuliers ; une commune est une personne publique. La qualité privée de l’entreprise ne transforme donc pas le différend en litige civil ou pénal relevant de l’ordre judiciaire.

6. Quelle règle la loi des 1er et 24 août 1790 a-t-elle posée concernant le juge judiciaire et l’administration ?

Le Conseil d’État conseille le pouvoir exécutif en justice retenue.
Les tribunaux ne peuvent pas connaître des actes d’administration.
Le juge judiciaire ne peut pas juger l’administration.
Le Conseil d’État devient une juridiction administrative autonome.

Le juge judiciaire ne peut pas juger l’administration.

Explication

La loi des 1er et 24 août 1790 interdit au juge judiciaire de juger l’administration. L’interdiction concernant les actes d’administration relève du décret du 2 septembre 1795 ; le conseil du pouvoir exécutif et la reconnaissance du Conseil d’État comme juridiction correspondent à d’autres étapes.

7. Quelle est la mission principale du Tribunal des conflits lorsqu’un litige met en jeu les juridictions judiciaire et administrative ?

Déterminer lequel des deux ordres de juridiction est compétent
Contrôler la constitutionnalité des lois applicables aux deux ordres
Trancher le fond des litiges entre les particuliers et l’administration
Nommer les magistrats des juridictions judiciaire et administrative

Déterminer lequel des deux ordres de juridiction est compétent

Explication

Créé en 1872, le Tribunal des conflits détermine l’ordre de juridiction compétent lorsqu’un conflit oppose les juridictions judiciaire et administrative. Juger le fond, contrôler les lois ou nommer les magistrats correspondent à d’autres fonctions.

8. Dans une affaire, le juge judiciaire et le juge administratif se déclarent tous deux incompétents. De quel type de conflit s’agit-il ?

D’un conflit positif entre les deux ordres
D’un désaccord sur le fond du litige
D’une compétence concurrente des deux ordres
D’un conflit négatif entre les deux ordres

D’un conflit négatif entre les deux ordres

Explication

Un conflit négatif existe lorsque les deux ordres se déclarent incompétents. Le conflit positif correspond aux déclarations de compétence, tandis qu’une compétence concurrente ne désigne pas la situation décrite.

9. Un préfet estime qu’une affaire portée devant un juge judiciaire relève de l’ordre administratif. Le juge refuse de se dessaisir après le déclinatoire de compétence : quelle est l’étape suivante ?

Le préfet saisit le Tribunal des conflits avant de prendre un arrêté
Le second juge administratif saisit le Tribunal des conflits après s’être déclaré incompétent
Le juge judiciaire saisit le Tribunal des conflits après avoir refusé de se dessaisir
Le préfet prend un arrêté de conflit et saisit le Tribunal des conflits

Le préfet prend un arrêté de conflit et saisit le Tribunal des conflits

Explication

Dans un conflit positif, le préfet présente d’abord un déclinatoire de compétence au juge judiciaire ; si celui-ci refuse de se dessaisir, le préfet prend un arrêté de conflit et saisit le Tribunal. Saisir avant l’arrêté inverse les étapes, et le renvoi par le second juge concerne le conflit négatif.

10. Quelle combinaison décrit les missions du Conseil constitutionnel ?

Contrôle des lois, fonctions consultatives et nomination des membres du Parlement
Contrôle des lois et fonctions électorales, sans fonction consultative
Contrôle des lois, jugement des litiges administratifs et fonctions consultatives
Contrôle des lois, fonctions électorales et fonctions consultatives

Contrôle des lois, fonctions électorales et fonctions consultatives

Explication

Créé par la Constitution du 4 octobre 1958, le Conseil constitutionnel contrôle la constitutionnalité des lois et exerce aussi des fonctions électorales et consultatives. Le jugement des litiges administratifs et la nomination des parlementaires ne font pas partie de ces missions.

11. Pour constituer le Conseil constitutionnel selon sa composition prévue, comment répartir les nominations entre les trois autorités désignées ?

Trois membres nommés par chacune des trois autorités
Quatre membres nommés par le président de la République, trois par le président du Sénat et deux par le président de l’Assemblée nationale
Neuf membres nommés par le président de la République
Trois membres nommés par chaque autorité pour un mandat de trois ans

Trois membres nommés par chacune des trois autorités

Explication

Le Conseil compte neuf membres nommés pour neuf ans, avec trois nominations par le président de la République, trois par le président du Sénat et trois par le président de l’Assemblée nationale. Une répartition inégale modifie le partage prévu, et le mandat est de neuf ans.

12. Un électeur conteste la régularité d’un référendum national : quelle institution est compétente pour contrôler cette régularité ?

Le Conseil d’État
Le Tribunal des conflits
Le Conseil constitutionnel
Le tribunal administratif

Le Conseil constitutionnel

Explication

Le Conseil constitutionnel contrôle la régularité des référendums nationaux ainsi que des élections présidentielles, législatives et sénatoriales. Le tribunal administratif intervient pour les élections locales, tandis que le contrôle des lois relève d’une autre attribution du Conseil constitutionnel.

13. Au cours d’un procès, un justiciable soutient qu’une loi porte atteinte à un droit fondamental garanti par la Constitution. Quel mécanisme, instauré en 2008, permet de soulever cette contestation ?

La saisine relative aux engagements internationaux
Le contrôle systématique des lois organiques
La décision Liberté d’association
La question prioritaire de constitutionnalité

La question prioritaire de constitutionnalité

Explication

La révision constitutionnelle de 2008 instaure la question prioritaire de constitutionnalité, qui permet à un justiciable de contester, au cours d’un litige, une loi susceptible de porter atteinte à un droit fondamental garanti. La décision Liberté d’association date de 1971 et concerne la reconnaissance du bloc de constitutionnalité.

14. Un État accepte la compétence de la Cour internationale de justice dans un différend avec un autre État, tandis qu’un organe des Nations unies lui demande un avis juridique. Quelle compétence la Cour peut-elle exercer dans ces deux situations ?

Régler le différend entre les États et rendre l’avis demandé par l’organe des Nations unies
Régler le différend et rendre un avis seulement à la demande d’un État partie
Régler le différend à la demande d’un particulier et rendre l’avis demandé
Rendre l’avis demandé, mais laisser le différend aux juridictions nationales

Régler le différend entre les États et rendre l’avis demandé par l’organe des Nations unies

Explication

La Cour peut régler des différends entre États qui ont accepté sa compétence et rendre des avis juridiques à la demande d’organes des Nations unies. L’idée de laisser le différend aux juridictions nationales confond ses fonctions, la saisine par un particulier méconnaît les parties autorisées et l’accord préalable ne conditionne pas la demande d’avis.

15. Les juridictions nationales d’un État n’ont pas réussi à sanctionner les crimes commis par ses dirigeants. Dans quelle situation la Cour pénale internationale peut-elle intervenir ?

Lorsque les juridictions nationales sont défaillantes et n’ont pas réussi à sanctionner ces crimes
Lorsque des États demandent à la Cour internationale de justice de juger leurs dirigeants
Lorsque les juridictions nationales ont déjà sanctionné ces crimes de façon effective
Avant toute intervention des juridictions nationales, dès que des crimes sont allégués

Lorsque les juridictions nationales sont défaillantes et n’ont pas réussi à sanctionner ces crimes

Explication

La Cour pénale internationale intervient de manière complémentaire lorsque les juridictions nationales sont défaillantes et n’ont pas réussi à sanctionner les crimes concernés. L’intervention de première intention inverse ce principe, une sanction nationale effective ne correspond pas à la condition décrite et la Cour internationale de justice traite des différends entre États.

16. Un État membre n’applique pas le droit de l’Union européenne. Quelle capacité distingue la Cour de justice de l’Union européenne des juridictions internationales dont les décisions sont difficiles à imposer ?

Imposer à l’État une sanction financière pour le défaut d’application du droit de l’Union
Adresser à l’État une recommandation politique sans sanction financière
Rendre un avis juridique sans pouvoir contraignant à destination de l’État
Demander aux juridictions nationales de fixer elles-mêmes une sanction financière

Imposer à l’État une sanction financière pour le défaut d’application du droit de l’Union

Explication

La Cour de justice de l’Union européenne peut sanctionner financièrement les États qui n’appliquent pas le droit de l’Union, ce qui la distingue des juridictions internationales dont les décisions sont difficiles à imposer. Une recommandation politique, une sanction laissée aux juridictions nationales ou un simple avis ne décrivent pas ce pouvoir.

17. La Commission européenne constate qu’un État ne respecte pas le droit de l’Union. Après lui avoir demandé de modifier son droit, elle constate que l’État n’a rien changé. Quelle suite correspond au recours en manquement ?

Mettre fin à la procédure puisque la demande initiale a été adressée à l’État
Imposer directement une sanction financière au nom de la Commission
Réintroduire un recours afin que la Cour puisse imposer une sanction financière
Saisir la Cour pour demander l’interprétation du droit sans réintroduire de recours

Réintroduire un recours afin que la Cour puisse imposer une sanction financière

Explication

Dans le recours en manquement, la Commission demande d’abord à l’État de modifier son droit ; s’il ne le fait pas, un recours peut être réintroduit et la Cour peut imposer des sanctions financières. La Commission ne prononce pas elle-même la sanction, l’interprétation concerne un autre recours et la procédure peut se poursuivre après l’absence de changement.

18. Un tribunal national doit appliquer une règle européenne, mais hésite sur son interprétation. Quel recours lui permet de demander une réponse à la Cour de justice de l’Union européenne ?

Le recours en carence
Le recours en annulation
Le recours en manquement
Le recours en interprétation

Le recours en interprétation

Explication

Le recours en interprétation permet à une juridiction nationale de saisir la Cour pour obtenir une réponse sur l’application du droit européen. L’annulation vise un acte contraire aux traités, la carence concerne l’inaction d’une institution et le manquement concerne le défaut d’application du droit de l’Union par un État.

19. Un particulier estime qu’un acte européen contraire aux traités produit un effet direct à son égard. Quel recours peut-il envisager, sous la condition indiquée ?

Le recours en annulation, si l’acte produit un effet direct à son égard
Le recours en interprétation, si l’acte produit un effet direct à son égard
Le recours en carence, si l’acte produit un effet direct à son égard
Le recours en manquement, si l’acte produit un effet direct à son égard

Le recours en annulation, si l’acte produit un effet direct à son égard

Explication

Le recours en annulation vise à faire annuler un acte contraire aux traités et peut être introduit par un particulier sous condition d’effet direct. L’interprétation répond aux questions des juridictions nationales, la carence vise l’inaction d’une institution et le manquement concerne le défaut d’application du droit par un État.

20. Quel est le rôle du parquet européen créé en 2019 ?

Enquêter et engager des poursuites pour les fraudes aux fonds européens
Contrôler l’application des décisions rendues par les juridictions nationales
Trancher les litiges civils liés à l’utilisation des fonds européens
Protéger les droits garantis par la Convention européenne des droits de l’Homme

Enquêter et engager des poursuites pour les fraudes aux fonds européens

Explication

Le parquet européen enquête et engage des poursuites concernant les faits de fraude aux fonds européens. La protection conventionnelle relève de la CEDH, tandis que les deux autres réponses lui attribuent des fonctions qui ne sont pas indiquées.

21. Après avoir perdu son procès devant les juridictions nationales, une personne veut saisir la CEDH alors qu’un recours interne reste disponible. Quelle démarche doit-elle suivre avant de saisir la Cour ?

Demander d’abord des dommages et intérêts à l’État
Exercer le recours interne encore disponible
Saisir directement la CEDH après la décision déjà rendue
Attendre que la CEDH annule la décision nationale

Exercer le recours interne encore disponible

Explication

La saisine de la CEDH suppose que les voies de recours internes aient été épuisées, donc le recours encore disponible doit être exercé. Une décision nationale déjà rendue ne suffit pas si un recours interne demeure, et une demande d’indemnisation ou une annulation ne remplace pas cette condition.

22. Une personne obtient gain de cause devant la CEDH pour violation de la Convention. Quelle mesure la Cour peut-elle prononcer à l’égard de l’État ?

Le condamner à verser des dommages et intérêts
Annuler directement la loi nationale en cause
Réformer le jugement rendu par le tribunal national
Abroger elle-même la disposition législative contestée

Le condamner à verser des dommages et intérêts

Explication

En cas de violation de la Convention, la CEDH peut condamner un État à verser des dommages et intérêts, mais elle ne peut pas annuler directement sa législation. L’annulation d’une loi ou la réforme d’un jugement national ne correspond pas à ce pouvoir.

23. Après un arrêt de la CEDH constatant une violation de la Convention, quelle obligation incombe à l’État condamné ?

Laisser la CEDH annuler directement la législation nationale
Demander systématiquement à la CEDH de rejuger l’affaire
Traiter l’arrêt comme un avis sans obligation de s’y conformer
Respecter la décision et les obligations découlant de la Convention

Respecter la décision et les obligations découlant de la Convention

Explication

Les décisions de la CEDH s’imposent aux États, qui doivent respecter la Convention européenne des droits de l’Homme. Les réduire à de simples avis méconnaît leur caractère obligatoire, tandis que l’annulation directe d’une loi n’est pas un pouvoir de la Cour.

24. Quelle juridiction civile de droit commun résulte de la réforme de 2020 ?

Le tribunal de grande instance, maintenu après la fusion avec le tribunal d’instance
Le tribunal de commerce, issu de la fusion des juridictions civiles de droit commun
Le conseil de prud’hommes, issu de la fusion des tribunaux de grande instance et d’instance
Le tribunal judiciaire, issu de la fusion des tribunaux de grande instance et d’instance

Le tribunal judiciaire, issu de la fusion des tribunaux de grande instance et d’instance

Explication

En 2020, les tribunaux de grande instance et les tribunaux d’instance ont fusionné pour former le tribunal judiciaire, juridiction civile de droit commun. Le tribunal de commerce et le conseil de prud’hommes sont des juridictions spécialisées, et le tribunal de grande instance est une ancienne juridiction.

25. Un président de tribunal judiciaire doit autoriser une rectification d’état civil relevant de sa compétence propre, sans qu’une situation d’urgence soit invoquée. Quel type d’ordonnance convient ?

Une ordonnance de référé
Une décision d’une juridiction civile spécialisée
Un jugement rendu après examen au fond
Une ordonnance sur requête

Une ordonnance sur requête

Explication

L’ordonnance sur requête permet au président de prescrire des mesures ou d’accorder des autorisations relevant de sa compétence propre. Le référé répond à une situation d’urgence, tandis qu’un jugement au fond et une décision d’une juridiction spécialisée ne correspondent pas à la situation décrite.

26. Un tribunal judiciaire rend un jugement civil sur un litige de 4 700 euros. Quelle voie de recours est exclue en raison du montant du litige ?

L’appel, car le litige dépasse le seuil de 5 000 euros
L’appel, car le jugement est rendu en premier et dernier ressort
Le réexamen du litige par une juridiction spécialisée
Le pourvoi en cassation, car le jugement est rendu en premier et dernier ressort

L’appel, car le jugement est rendu en premier et dernier ressort

Explication

Pour un litige inférieur à 5 000 euros, le jugement du tribunal judiciaire est rendu en premier et dernier ressort et ne peut pas faire l’objet d’un appel. Le montant de 4 700 euros est sous le seuil ; le pourvoi en cassation n’est pas la voie exclue par cette règle.

27. Une salariée conteste la rupture de son contrat de travail, tandis qu’un fonctionnaire conteste une décision liée à son emploi. Quelle juridiction est compétente pour le litige de la salariée ?

Le tribunal administratif
Le tribunal de commerce
Le tribunal judiciaire
Le conseil de prud’hommes

Le conseil de prud’hommes

Explication

Le conseil de prud’hommes connaît des litiges individuels liés à la formation, à l’exécution ou à la rupture d’un contrat de travail. Les litiges des fonctionnaires relèvent du tribunal administratif, tandis que le tribunal judiciaire et le tribunal de commerce ne sont pas la juridiction compétente pour le litige salarié décrit.

28. Quelles catégories regroupent les infractions pénales ?

Les enquêtes, les délits et les contraventions
Les délits, les jugements et les peines
Les contraventions, les délits et les crimes
Les contraventions, les enquêtes et les crimes

Les contraventions, les délits et les crimes

Explication

Les infractions pénales se répartissent en contraventions, délits et crimes. Les enquêtes et les jugements sont des étapes ou procédures, non des catégories d’infractions.

29. Dans une affaire pénale, quelle est la fonction des juridictions d’instruction avant qu’une juridiction de jugement soit saisie ?

Défendre les intérêts de la société devant la juridiction saisie
Prononcer une peine à partir des réquisitions du procureur
Réunir les éléments de l’enquête pour évaluer si un renvoi est justifié
Trancher la culpabilité et fixer la peine après les débats

Réunir les éléments de l’enquête pour évaluer si un renvoi est justifié

Explication

Les juridictions d’instruction rassemblent les éléments de l’enquête et apprécient si les preuves suffisent pour renvoyer la personne en jugement. Trancher la culpabilité et fixer la peine relève des juridictions de jugement.

30. Dans une information judiciaire, un magistrat recherche des éléments à la fois en faveur et à l’encontre de la personne mise en cause. Quel est son rôle ?

Diriger l’information judiciaire à charge et à décharge
Décider du placement en détention provisoire avant jugement
Représenter l’accusation en recherchant les preuves à charge
Trancher la culpabilité et fixer la peine de la personne

Diriger l’information judiciaire à charge et à décharge

Explication

Le juge d’instruction dirige l’information judiciaire et recherche aussi bien les éléments de culpabilité que ceux d’innocence. Le procureur représente l’accusation, tandis que le juge des libertés statue sur la détention provisoire.

31. Une affaire criminelle est ouverte et les autorités se demandent si une instruction judiciaire doit être menée. Quelle règle s’applique ?

L’instruction dépend de la complexité de ce crime
L’instruction est obligatoire pour ce crime
L’instruction est facultative pour ce crime
L’instruction dépend de la décision de la juridiction de jugement

L’instruction est obligatoire pour ce crime

Explication

L’instruction est obligatoire pour les crimes, alors qu’elle peut être ouverte pour les délits en fonction de la complexité de l’affaire. Son caractère obligatoire ne signifie pas que la personne est automatiquement renvoyée en jugement.

32. Un mineur âgé de 12 ans est déclaré pénalement responsable après examen de sa situation. Quelle conséquence demeure prévue concernant l’emprisonnement ?

Il doit recevoir une peine de prison réduite de moitié
Il peut être condamné à une peine de prison adaptée
Il ne peut pas être condamné à une peine de prison
Il relève d’une peine de prison décidée par le juge des enfants

Il ne peut pas être condamné à une peine de prison

Explication

Les mineurs de moins de 13 ans ne peuvent pas être condamnés à une peine de prison, même si la présomption d’irresponsabilité peut être renversée. Une sanction éducative n’est pas une peine d’emprisonnement.

33. Un mineur âgé de 17 ans commet un crime. Quelle juridiction est compétente et quelle réduction de peine peut-elle appliquer par rapport à une cour d’assises ordinaire ?

Le juge des enfants, avec une réduction possible de moitié
Le tribunal pour enfants, avec une réduction possible de moitié
La cour d’assises des mineurs, avec une réduction possible d’un tiers
La cour d’assises des mineurs, avec une réduction possible de moitié

La cour d’assises des mineurs, avec une réduction possible de moitié

Explication

La cour d’assises des mineurs juge les crimes commis par les mineurs de 16 à 17 ans et peut réduire de moitié les peines par rapport à celles d’une cour d’assises ordinaire. Le tribunal pour enfants juge notamment les crimes commis par des mineurs de moins de 16 ans.

34. Un président de la République commet un manquement manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat. Quelle juridiction peut prononcer sa destitution ?

La Cour de justice de la République
La Cour de cassation
Une cour d’assises
La Haute Cour

La Haute Cour

Explication

La Haute Cour, prévue par l’article 68 de la Constitution, peut destituer le président en cas de manquement manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat. La Cour de justice de la République juge des membres du gouvernement, tandis que les juridictions ordinaires et les cours d’assises n’exercent pas ce pouvoir de destitution.

35. Une proposition de convocation de la Haute Cour et une proposition de destitution obtiennent chacune les deux tiers des voix dans les deux chambres. Quel élément institutionnel complète correctement cette procédure ?

La Haute Cour réunit des membres du gouvernement et des parlementaires
La Haute Cour réunit des parlementaires de l’Assemblée nationale et du Sénat
La Haute Cour réunit des jurés tirés au sort dans les listes électorales
La Haute Cour réunit des magistrats élus par les deux chambres

La Haute Cour réunit des parlementaires de l’Assemblée nationale et du Sénat

Explication

La Haute Cour est composée de parlementaires de l’Assemblée nationale et du Sénat, et la convocation comme la destitution requièrent chacune une majorité des deux tiers dans les deux chambres. Une décision d’une seule chambre ou à la majorité simple ne respecte pas ces exigences, et les magistrats ou jurés ne constituent pas sa composition.

36. Après la fin de son mandat, un ancien président est poursuivi pour un fait commis avant celui-ci. Quelle règle s’applique à sa situation ?

Il peut être jugé pendant son mandat pour tout fait antérieur
Il ne peut être jugé pour aucun fait antérieur à son mandat
Il peut être jugé après son mandat pour ce fait
Il ne peut être jugé que si le fait a été commis pendant son mandat

Il peut être jugé après son mandat pour ce fait

Explication

Après son mandat, le président peut être jugé pour des faits commis avant ou après celui-ci. L’immunité pendant le mandat ne protège donc pas les faits antérieurs après la fin des fonctions, et la règle relative aux faits commis dans l’exercice des fonctions ne couvre pas tous les faits commis pendant le mandat.

37. Un ministre est poursuivi pour un délit commis dans l’exercice de ses fonctions. Quelle juridiction est compétente pour le juger ?

La Haute Cour
La Cour de justice de la République
La Cour d’assises d’appel
Un tribunal ordinaire

La Cour de justice de la République

Explication

La Cour de justice de la République juge les membres du gouvernement pour les crimes et délits commis dans l’exercice de leurs fonctions. Les tribunaux ordinaires ne jugent pas ces faits, la Haute Cour concerne la destitution présidentielle et la Cour d’assises d’appel connaît des appels en matière criminelle.

38. Une partie conteste une décision de première instance et demande un nouvel examen des faits ainsi que de leur qualification juridique. Quelle juridiction doit-elle saisir ?

La cour d’assises d’appel
La Cour de cassation
Le tribunal de première instance
La cour d’appel

La cour d’appel

Explication

La cour d’appel réexamine une affaire en fait et en droit lorsqu’une partie conteste une décision de première instance. La Cour de cassation contrôle l’application du droit, tandis qu’un examen limité aux faits ou au seul droit ne correspond pas à la mission générale de la cour d’appel.

39. Une salariée conteste un jugement du conseil de prud’hommes. Quelle chambre de la cour d’appel examine son recours ?

La chambre des appels correctionnels
La chambre commerciale
La chambre sociale
Une chambre civile

La chambre sociale

Explication

La chambre sociale juge notamment les appels des décisions des conseils de prud’hommes. La chambre commerciale traite les appels des tribunaux de commerce, les chambres civiles ceux des tribunaux judiciaires et de proximité, et la chambre des appels correctionnels intervient en matière pénale.

40. Une personne veut faire appel d’une condamnation pour crime rendue en première instance. Quelle juridiction examine cet appel ?

La cour d’assises d’appel
La chambre des appels correctionnels
La Cour de cassation
La cour d’appel ordinaire

La cour d’assises d’appel

Explication

Les appels concernant les crimes relèvent des cours d’assises d’appel, alors que la cour d’appel ordinaire connaît des contraventions et des délits. La Cour de cassation contrôle le droit, et la chambre des appels correctionnels ne juge pas les appels criminels.

41. Après un appel d’une décision de cour d’assises, une affaire criminelle est réexaminée. Quelle composition correspond à la cour d’assises d’appel ?

Cinq juges professionnels sans jurés tirés au sort
Six juges professionnels et trois jurés tirés au sort sur les listes électorales
Trois juges professionnels et six jurés tirés au sort sur les listes électorales
Trois juges professionnels et neuf jurés tirés au sort sur les listes électorales

Trois juges professionnels et neuf jurés tirés au sort sur les listes électorales

Explication

La cour d’assises d’appel réexamine l’affaire en fait et en droit et comprend trois juges professionnels ainsi que neuf jurés tirés au sort sur les listes électorales. Les compositions comportant six jurés, six juges ou aucun juré ne correspondent pas à cette formation.

42. Une partie conteste un jugement et demande à la Cour de cassation de vérifier si les juges ont correctement interprété et appliqué la règle de droit, sans réexaminer les faits. Quelle voie de recours exerce-t-elle ?

Un renvoi de l’affaire devant de nouveaux juges
Un pourvoi en cassation
Une demande d’avis à la Cour de cassation
Un appel devant une juridiction supérieure

Un pourvoi en cassation

Explication

Le pourvoi en cassation permet de contrôler l’application et l’interprétation du droit, sans réexaminer les faits. L’appel peut réexaminer les faits, la demande d’avis poursuit un autre objet et le renvoi peut intervenir après une cassation.

43. Quel rôle la Cour de cassation joue-t-elle en contribuant à une interprétation cohérente du droit ?

Un rôle de juge de première instance des litiges
Un rôle d’exécution des décisions judiciaires
Un rôle de réexamen des faits des affaires
Un rôle de régulateur de l’interprétation du droit

Un rôle de régulateur de l’interprétation du droit

Explication

En favorisant une interprétation uniforme du droit, la Cour de cassation joue un rôle de régulateur. Juger en première instance, réexaminer les faits et exécuter les décisions ne décrivent pas ce rôle.

44. Après examen d’un pourvoi, la Cour de cassation constate une erreur de droit, mais estime qu’il n’est pas nécessaire de faire rejuger l’affaire sur le fond. Quelle suite peut-elle donner ?

Renvoyer l’affaire sans annuler la décision
Casser la décision et statuer elle-même
Rejeter le pourvoi et confirmer la décision
Casser la décision et renvoyer l’affaire

Casser la décision et statuer elle-même

Explication

La Cour peut casser la décision puis statuer elle-même lorsque le renvoi n’est pas nécessaire. Le rejet ne sanctionne pas une erreur de droit, tandis que le renvoi est une autre suite possible de la cassation.

45. Un juge saisi d’un litige repère une question de droit nouvelle, sérieuse, susceptible de se poser dans de nombreux litiges et qui ne fait l’objet d’aucun pourvoi pendant devant la Cour de cassation. Quelle démarche peut-il entreprendre, s’il n’est ni juge d’instruction ni membre d’une cour d’assises ?

Demander un avis à la Cour de cassation
Transmettre l’affaire à une chambre mixte
Demander un avis au Conseil d’État
Former lui-même un pourvoi en cassation

Demander un avis à la Cour de cassation

Explication

Un juge peut demander un avis à la Cour de cassation si la question est nouvelle, sérieuse, susceptible de se poser dans de nombreux litiges et ne fait pas déjà l’objet d’un pourvoi pendant. Former un pourvoi, saisir une chambre mixte ou solliciter le Conseil d’État ne correspond pas à cette procédure.

46. Une entreprise conteste une décision prise par une administration, et aucun texte ne réserve ce type de litige à une juridiction spécialisée. Quelle juridiction juge en principe l’affaire en première instance ?

Le tribunal administratif
Une juridiction administrative spécialisée
La cour administrative d’appel
Le Conseil d’État

Le tribunal administratif

Explication

Les tribunaux administratifs jugent en première instance la majorité des litiges avec l’administration et disposent d’une compétence générale. La cour administrative d’appel connaît en principe des appels, une juridiction spécialisée a une compétence limitée, et le Conseil d’État n’est pas ici le juge de première instance compétent.

47. À l’audience d’un tribunal administratif, un magistrat présente une analyse du droit et des faits et propose une solution. Quel est son rôle ?

Défendre la position de l’État et demander le rejet du recours
Présenter une analyse et une solution proposée, sans représenter une partie ni décider
Représenter le requérant et soutenir ses prétentions à l’audience
Participer au délibéré et prendre part à la décision des juges

Présenter une analyse et une solution proposée, sans représenter une partie ni décider

Explication

Le rapporteur public expose une analyse du droit et des faits ainsi qu’une solution proposée, mais ne représente ni l’État ni une partie et ne participe pas à la décision. Le représentant de l’État et l’avocat défendent des parties, tandis que les juges délibèrent.

48. Un tribunal administratif examine une requête manifestement irrecevable. Quelle composition de jugement est permise par la règle applicable ?

Cinq magistrats doivent statuer collégialement
Trois magistrats doivent statuer collégialement
La cour administrative d’appel doit statuer en premier
Un juge unique peut statuer

Un juge unique peut statuer

Explication

Le tribunal administratif statue en principe collégialement, mais un juge unique peut notamment connaître des requêtes manifestement irrecevables. La collégialité à trois est le principe, cinq magistrats concernent certains appels complexes, et la cour administrative d’appel n’est pas le juge de première instance de cette requête.

49. Un tribunal administratif rend un jugement en matière de permis de conduire qui relève du premier et dernier ressort. Quelle voie de recours reste ouverte contre ce jugement ?

Un pourvoi en cassation devant le Conseil d’État
Un pourvoi en cassation devant la Cour de cassation
Un appel devant le Conseil d’État
Un appel devant la cour administrative d’appel

Un pourvoi en cassation devant le Conseil d’État

Explication

Pour certains jugements, notamment en matière de permis de conduire, rendus en premier et dernier ressort, seul un pourvoi en cassation devant le Conseil d’État est possible. L’appel devant la cour administrative d’appel est exclu, le jugement n’est pas dépourvu de recours, et la Cour de cassation relève de l’ordre judiciaire.

50. Un gestionnaire public commet une faute grave qui cause un préjudice financier significatif. Quelle sanction financière la Cour des comptes peut-elle prononcer au maximum ?

Une amende équivalant à six mois de préjudice financier
Une amende équivalant à douze mois de rémunération
Une amende pour toute faute, même sans préjudice significatif
Une amende équivalant à six mois de rémunération

Une amende équivalant à six mois de rémunération

Explication

La Cour des comptes peut sanctionner les fautes graves ayant causé un préjudice financier significatif par une amende plafonnée à six mois de rémunération. Le plafond de douze mois confond la durée, l’absence de préjudice significatif élargit à tort les conditions, et les six mois de préjudice confondent l’assiette de l’amende.

51. En 2024, une chambre régionale des comptes relève des irrégularités dans la gestion d’une collectivité. Quel type de mission exerce-t-elle dans ce cadre ?

Une mission juridictionnelle transférée à la Cour des comptes
Un jugement juridictionnel des gestionnaires publics
Un contrôle administratif
Un avis consultatif sur les choix de gestion

Un contrôle administratif

Explication

Depuis 2023, les chambres régionales et territoriales des comptes réalisent des contrôles administratifs et n’exercent plus de missions juridictionnelles. Le jugement juridictionnel des gestionnaires publics relève désormais de la Cour des comptes, tandis qu’un avis consultatif ne décrit pas leur mission dans ce cas.

52. Après avoir examiné le recours d’une personne dont l’OFPRA a refusé le statut de réfugié, la Cour nationale du droit d’asile estime ce refus injustifié. Que peut-elle faire ?

Annuler le refus et renvoyer nécessairement le dossier à l’OFPRA
Remplacer le statut de réfugié par une protection subsidiaire
Réviser le refus comme autorité de conseil de l’OFPRA
Annuler le refus et accorder elle-même le statut de réfugié

Annuler le refus et accorder elle-même le statut de réfugié

Explication

En plein contentieux, la Cour nationale du droit d’asile peut annuler un refus de statut et délivrer elle-même le statut de réfugié. Le rôle de conseil confond ses fonctions avec celles d’un organe consultatif, le renvoi méconnaît son pouvoir de décision, et la protection subsidiaire est une autre forme de protection.

53. Un dossier concerne un litige administratif à juger, tandis qu’un autre appelle un avis sur un projet de décision. Vers quelles composantes du Conseil d’État faut-il orienter ces dossiers ?

Le litige à la section du contentieux et l’avis aux sections administratives
Les deux dossiers à la section du contentieux
Les deux dossiers aux sections administratives
Le litige aux sections administratives et l’avis à la section du contentieux

Le litige à la section du contentieux et l’avis aux sections administratives

Explication

L’organisation dualiste du Conseil d’État confie le conseil aux sections administratives et le jugement des litiges à la section du contentieux. Inverser ces rôles, ou attribuer les deux tâches à une même composante, confond les fonctions distinctes des sections.

54. Lors d’une présentation institutionnelle, quelle formulation décrit correctement la présidence du Conseil d’État ?

Le vice-président le préside, tandis que le rôle du Premier ministre est symbolique
Le Premier ministre le préside et en assure la direction effective
Le Premier ministre et le vice-président en assurent une présidence conjointe
Le président de la République le préside au titre de l’exécutif

Le vice-président le préside, tandis que le rôle du Premier ministre est symbolique

Explication

Le Conseil d’État est présidé par son vice-président ; la présidence du Premier ministre est symbolique. Présenter le Premier ministre comme dirigeant effectif confond cette fonction symbolique avec la présidence exercée par le vice-président.

55. Le gouvernement prépare un projet de loi, une ordonnance et un décret relevant des textes soumis à consultation. Quel rôle le Conseil d’État exerce-t-il à leur sujet ?

Adopter ces projets à la place du gouvernement
Annuler ces projets avant leur adoption
Donner des avis juridiques sur ces projets
Donner un avis sur tout acte administratif

Donner des avis juridiques sur ces projets

Explication

Dans sa fonction consultative, le Conseil d’État donne des avis juridiques sur les projets de lois, les ordonnances et certains décrets. Annuler relève du contentieux, et l’avis ne porte pas sur tout acte ni ne substitue le Conseil au gouvernement.

56. Une cour administrative d’appel rend un arrêt, et une partie forme un pourvoi. Quelle fonction le Conseil d’État exerce-t-il principalement pour examiner ce recours ?

Juge d’appel de l’arrêt
Juge de cassation de l’arrêt
Juge de cassation d’un arrêt de la Cour de cassation
Juge de premier et dernier ressort de l’arrêt

Juge de cassation de l’arrêt

Explication

Le Conseil d’État est principalement juge de cassation des arrêts des cours administratives d’appel. L’appel et le premier et dernier ressort sont d’autres fonctions contentieuses, tandis que la Cour de cassation appartient à l’ordre judiciaire.

57. Après avoir cassé une décision administrative, le Conseil d’État estime qu’il faut éviter de prolonger la procédure et qu’il peut trancher l’affaire. Que peut-il faire ?

Rejeter le pourvoi sans trancher l’affaire
Évoquer l’affaire et la juger lui-même
Renvoyer l’affaire à la juridiction précédente
Rejuger l’affaire comme juge d’appel des faits

Évoquer l’affaire et la juger lui-même

Explication

Après cassation, le Conseil d’État peut renvoyer l’affaire ou l’évoquer pour la juger lui-même; il statue normalement en droit, et non en fait. Le renvoi n’est donc pas obligatoire, et rejeter le pourvoi ne correspond pas à la cassation déjà prononcée.

58. Quel événement est associé au 4 août 1789 dans l’histoire de la justice en France ?

La suppression de la justice étatique et le retour aux juridictions seigneuriales
La création de la justice seigneuriale et l’affirmation de la justice religieuse
La création du Conseil constitutionnel et le contrôle des lois
L’abrogation des privilèges et l’affirmation d’une justice rendue par l’État

L’abrogation des privilèges et l’affirmation d’une justice rendue par l’État

Explication

Le 4 août 1789 marque l’abrogation des privilèges et l’affirmation de la justice rendue par l’État. La justice seigneuriale relève de l’Ancien Régime, tandis que le Conseil constitutionnel est sans rapport avec cet événement.

59. Dans un litige, une partie demande la transmission d’une QPC portant sur une disposition applicable à l’affaire. Cette disposition a déjà été déclarée conforme à la Constitution, sans changement des circonstances, et la question est sérieuse. Laquelle de ces conditions de transmission fait défaut ?

Le caractère sérieux de la question soulevée
L’applicabilité de la disposition au litige concerné
Le lien entre la disposition contestée et le litige en cours
L’absence d’une déclaration antérieure de conformité, sauf changement des circonstances

L’absence d’une déclaration antérieure de conformité, sauf changement des circonstances

Explication

La transmission exige que la disposition applicable n’ait pas déjà été déclarée conforme, sauf changement des circonstances, et que la question ne soit pas dépourvue de caractère sérieux. L’applicabilité et le sérieux sont présents dans ce cas; une décision antérieure de conformité sans changement des circonstances fait défaut à une condition.

60. Une personne conteste une amende pour une contravention de quatrième classe. Quelle juridiction pénale de premier degré peut juger cette affaire ?

Le juge des enfants
La cour d’appel
Le tribunal correctionnel
Le tribunal de police

Le tribunal de police

Explication

Le tribunal de police juge les contraventions des cinq classes, notamment lorsque l’amende est contestée. Le tribunal correctionnel concerne les délits, le juge des enfants intervient dans les affaires de mineurs et la cour d’appel n’est pas la juridiction de premier degré visée ici.

61. Un mineur est poursuivi pour un délit. Quelle fonction relève du juge des enfants dans cette situation ?

Juger l’affaire avec deux assesseurs non professionnels
Examiner sa personnalité et pouvoir prononcer seul une mesure éducative
Décider de la culpabilité puis prononcer la sanction plusieurs mois après
Instruire les faits et prononcer une peine d’emprisonnement

Examiner sa personnalité et pouvoir prononcer seul une mesure éducative

Explication

Le juge des enfants examine la personnalité du mineur et peut prononcer seul des mesures éducatives, mais il n’assure plus l’instruction des faits depuis 2021. La décision en deux temps relève du tribunal pour enfants, et les deux autres réponses confondent ses fonctions avec l’instruction ou la composition de cette juridiction.

62. Après la réforme de 2021, un tribunal pour enfants reconnaît un mineur coupable et suit la procédure de principe. Quand prononcera-t-il la sanction ?

Deux à trois mois plus tard
Au moment même où il statue sur la culpabilité
Six à neuf semaines plus tard
Six à neuf mois plus tard

Six à neuf mois plus tard

Explication

Depuis la réforme de 2021, le tribunal pour enfants statue en principe en deux temps : il décide d’abord de la culpabilité, puis prononce la sanction six à neuf mois plus tard. La réponse immédiate fusionne les deux étapes, tandis que les autres délais confondent la durée prévue avec des périodes différentes.

63. Un pourvoi porte sur un litige relatif à un contrat de travail. Quelle chambre de la Cour de cassation est compétente pour le traiter ?

La chambre criminelle
La quatrième chambre
La cinquième chambre
La deuxième chambre civile

La cinquième chambre

Explication

La cinquième chambre traite du droit du travail. La quatrième chambre concerne le droit commercial et des affaires, la deuxième chambre civile le droit de la sécurité sociale, et la chambre criminelle les affaires pénales.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 99 flashcards sur Organisation des juridictions françaises.

Pourquoi la justice est-elle une mission essentielle de l’État de droit ?

L’État doit faire respecter le droit et s’y soumettre.

À quelle fin les juridictions appliquent-elles la règle de droit ?

Pour trancher les litiges dans l’intérêt général.

Quelle obligation empêche l’État de refuser de juger un litige ?

L’obligation de juger interdit le déni de justice.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Organisation des juridictions françaises.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM