QCM : Sécurité du gendarme en intervention (54 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quels sont les trois principes fondamentaux qui encadrent le recours à la contrainte ?

La prévention, la maîtrise et la protection
Le discernement, la nécessité et la proportionnalité
L’urgence, la dissuasion et la responsabilité
La légalité, la rapidité et la gradation

Le discernement, la nécessité et la proportionnalité

Explication

Ces trois principes fondamentaux sont le discernement, la nécessité et la proportionnalité. La gradation structure l’intervention, mais ne remplace pas ces principes fondamentaux.

2. Un agent envisage d’employer la force, mais ne dispose d’aucun élément objectif indiquant un danger ou un besoin de maîtrise ; quel principe n’est pas satisfait ?

La nécessité, faute d’une agression déjà interrompue
L’urgence, faute d’une intervention immédiatement achevée
La proportionnalité, faute d’une résistance particulièrement grave
Le discernement, faute de raison objective justifiant la force

Le discernement, faute de raison objective justifiant la force

Explication

Le discernement requiert une raison objective de penser que la personne est dangereuse ou que la force est nécessaire pour la maîtriser. La proportionnalité porte plutôt sur l’adaptation de la contrainte à l’acte de résistance ou d’agression.

3. Une personne résiste à une intervention sans agresser les agents ; que commande le principe de proportionnalité ?

Adapter la contrainte à l’acte de résistance constaté
Attendre la fin de toute résistance avant d’intervenir
Maintenir le même niveau de force, quel que soit l’acte
Employer une force supérieure à celle de la résistance

Adapter la contrainte à l’acte de résistance constaté

Explication

La proportionnalité exige d’adapter la contrainte à l’acte de résistance ou d’agression. L’emploi d’une force supérieure à la résistance ne respecte pas cette exigence d’adaptation.

4. Quels référentiels figurent parmi les fondements légaux cités pour l’intervention ?

La Charte du gendarme, le Code civil et le Code de la sécurité intérieure
La CEDH, la Charte du gendarme et le Code de déontologie
La CEDH, le Code de la défense et le Code de procédure pénale
Le Code pénal, la Charte du gendarme et le Code de la route

La CEDH, la Charte du gendarme et le Code de déontologie

Explication

Les fondements légaux cités comprennent la CEDH, la Charte du gendarme et le Code de déontologie. Le Code pénal et le Code de la défense apparaissent dans d’autres cadres, mais ne forment pas cette liste.

5. Quelles sont les quatre phases de l’intervention graduée, dans leur ordre de progression ?

Force avec contact, coercition sans contact, armes à feu perforantes, armes de force intermédiaire
Armes de force intermédiaire, coercition sans contact, force avec contact, armes à feu perforantes
Coercition sans contact, force avec contact, armes de force intermédiaire, armes à feu perforantes
Coercition sans contact, armes de force intermédiaire, force avec contact, armes à feu perforantes

Coercition sans contact, force avec contact, armes de force intermédiaire, armes à feu perforantes

Explication

La gradation va de la coercition sans contact à la force avec contact corporel, puis aux armes de force intermédiaire et enfin aux armes à feu à projectiles perforants. Placer les armes de force intermédiaire avant la force avec contact inverse deux phases.

6. Après l’analyse d’une situation, à quoi sert la codification d’alerte ?

À établir le cadre légal applicable aux militaires
À définir et hiérarchiser le degré de menace
À fixer l’ordre des phases de l’intervention graduée
À déterminer les sommations requises avant un tir

À définir et hiérarchiser le degré de menace

Explication

La codification d’alerte permet de définir et de hiérarchiser le degré de menace après évaluation et analyse de la situation. Elle ne détermine pas l’ordre des phases de l’intervention graduée.

7. Quelles conditions encadrent l’autorisation d’usage des armes prévue par l’article L. 435-1 du CSI ?

Être policier ou gendarme en uniforme, et agir dès qu’une menace paraît vraisemblable sans autre condition
Être policier ou gendarme avec des insignes apparents, et agir selon une proportion adaptée sans condition de nécessité
Être policier ou gendarme en uniforme ou avec des insignes apparents, et agir par absolue nécessité de manière strictement proportionnée
Être membre des forces de sécurité avec une tenue civile, et agir selon une nécessité appréciée après l’intervention

Être policier ou gendarme en uniforme ou avec des insignes apparents, et agir par absolue nécessité de manière strictement proportionnée

Explication

L’article L. 435-1 vise les policiers et gendarmes en uniforme ou portant des insignes apparents, et exige l’absolue nécessité ainsi qu’une stricte proportionnalité dans les cas prévus. Une menace simplement vraisemblable ne remplace pas ces conditions.

8. Laquelle de ces situations figure parmi les cinq cas prévus par l’article L. 435-1 du CSI ?

Employer une arme pour empêcher la fuite d’une personne, quel que soit le risque qu’elle présente
Défendre un lieu après une sommation, même si aucune menace ne vise les personnes ou le lieu
Immobiliser un moyen de transport dont les occupants présentent un risque d’atteinte à la vie ou à l’intégrité physique
Intervenir contre toute personne qui refuse de répondre aux sommations des agents

Immobiliser un moyen de transport dont les occupants présentent un risque d’atteinte à la vie ou à l’intégrité physique

Explication

L’immobilisation d’un moyen de transport dont les occupants présentent le risque d’atteintes graves fait partie des cas énumérés. Le refus de répondre aux sommations, à lui seul, ne constitue pas l’un de ces cas.

9. Quelle combinaison de conditions caractérise la légitime défense prévue par l’article 122-5 du Code pénal ?

Un danger possible, une riposte simultanée et proportionnée, sans exigence concernant l’origine de la menace
Une atteinte injustifiée, une riposte différée et nécessaire, avec des moyens adaptés à la gravité de l’atteinte
Une atteinte injustifiée, une riposte simultanée et nécessaire, sans disproportion avec la gravité de l’atteinte
Un danger actuel ou imminent, un acte utile à la sauvegarde et une absence de disproportion avec la menace

Une atteinte injustifiée, une riposte simultanée et nécessaire, sans disproportion avec la gravité de l’atteinte

Explication

La légitime défense suppose une atteinte injustifiée, une riposte simultanée et nécessaire, et l’absence de disproportion entre les moyens employés et la gravité de l’atteinte. Le danger actuel ou imminent relève plutôt de l’état de nécessité.

10. Comment caractériser une action terroriste par rapport à ses objectifs et à ses effets recherchés ?

Une action coercitive destinée à contraindre un gouvernement par des négociations publiques et des concessions limitées
Un emploi de la violence visant principalement à obtenir un avantage financier sans affecter les institutions ni l’opinion publique
Une attaque visant des personnes déterminées pour régler un conflit privé sans chercher à influencer les États concernés
Un emploi de la violence à des fins politiques ou religieuses visant à déstabiliser et à frapper massivement l’opinion publique et les États concernés

Un emploi de la violence à des fins politiques ou religieuses visant à déstabiliser et à frapper massivement l’opinion publique et les États concernés

Explication

L’action terroriste mobilise la violence à des fins politiques ou religieuses afin de déstabiliser et de frapper massivement l’opinion publique et les États. Une violence liée à un conflit privé ne correspond pas à cette finalité de déstabilisation collective.

11. Quels textes encadrent juridiquement la réponse aux attaques terroristes ?

Les articles 122-5 et 122-7 du Code pénal ainsi que l’article L. 435-1 du Code de la sécurité intérieure
Les articles 122-5 et 122-7 du Code pénal ainsi que l’article L. 4123-12 du Code de la défense
Les articles 122-4 et 122-7 du Code pénal ainsi que l’article L. 435-1 du Code de la sécurité intérieure
Les articles 122-4 et 122-6 du Code pénal ainsi que l’article L. 4123-12 du Code de la défense

Les articles 122-5 et 122-7 du Code pénal ainsi que l’article L. 435-1 du Code de la sécurité intérieure

Explication

La réponse reste soumise aux articles 122-5 et 122-7 du Code pénal et à l’article L. 435-1 du Code de la sécurité intérieure. L’article L. 4123-12 relève du Code de la défense et ne remplace pas le fondement mentionné dans cette règle.

12. Quel ensemble de caractéristiques différencie le plus souvent une attaque terroriste d’une attaque commise par un individu déséquilibré ?

Une attaque terroriste est principalement improvisée et dépourvue de revendication idéologique, tandis que l’autre est planifiée et coordonnée depuis l’étranger
Une attaque terroriste vise généralement un site familier sans aide extérieure, tandis que l’autre est coordonnée depuis l’étranger et appuyée sur une idéologie revendiquée
Une attaque terroriste présente souvent de faibles signaux avant-coureurs et vise un site familier, tandis que l’autre est planifiée et appuyée sur une idéologie revendiquée
Une attaque terroriste peut être planifiée, coordonnée depuis l’étranger et appuyée sur une idéologie revendiquée, tandis que l’autre présente souvent de faibles signaux avant-coureurs et vise un site familier

Une attaque terroriste peut être planifiée, coordonnée depuis l’étranger et appuyée sur une idéologie revendiquée, tandis que l’autre présente souvent de faibles signaux avant-coureurs et vise un site familier

Explication

Les attaques terroristes sont souvent planifiées, peuvent être coordonnées depuis l’étranger et s’appuient sur une idéologie revendiquée ; les attaques d’individus déséquilibrés présentent souvent de faibles signaux avant-coureurs et ciblent des sites familiers. L’option qui attribue ces caractéristiques terroristes à l’autre type d’attaque inverse cette distinction.

13. Lors d’une attaque, les auteurs cherchent à ralentir l’arrivée des forces de l’ordre en retenant des personnes ; quel mode d’action cela illustre-t-il ?

Le retranchement destiné à imposer une négociation avec les forces de l’ordre
La prise d’otages destinée à freiner l’action des forces de l’ordre
Le piégeage par explosif destiné à protéger un itinéraire de fuite
L’utilisation du feu destinée à signaler la fin de l’affrontement

La prise d’otages destinée à freiner l’action des forces de l’ordre

Explication

La prise d’otages fait partie des modes d’action cités et vise à freiner les forces de l’ordre. Le retranchement correspond à une confrontation armée, mais il ne désigne pas le procédé consistant à retenir des personnes pour ralentir leur intervention.

14. Quelle description caractérise le pistolet semi-automatique SIG PRO et son emploi prévu ?

Une arme de poing de catégorie C destinée à l’intervention à courte distance, utilisable en simple ou double action par un tireur droitier
Une arme d’épaule de catégorie B-1 destinée à la défense à courte distance, utilisable en double action par un tireur droitier
Une arme de poing de catégorie B-1 destinée à la défense et à l’intervention à courte ou très courte distance, utilisable en simple ou double action par un tireur droitier ou gaucher
Une arme de poing de catégorie B-1 destinée à l’intervention à longue distance, utilisable en simple action par un tireur droitier ou gaucher

Une arme de poing de catégorie B-1 destinée à la défense et à l’intervention à courte ou très courte distance, utilisable en simple ou double action par un tireur droitier ou gaucher

Explication

Le SIG PRO est une arme de poing de catégorie B-1 destinée à la défense et à l’intervention à courte et très courte distance, et peut être utilisé en simple ou double action par un tireur droitier ou gaucher. La description d’une arme d’épaule ou de catégorie C ne correspond pas à ses caractéristiques.

15. Une cartouche entre en contact avec de l’huile pendant une intervention ; quelle conduite faut-il adopter ?

La garder à part jusqu’au prochain contrôle, car le remplacement dépend de l’état visible de la cartouche
La remplacer immédiatement, car les munitions doivent rester propres et sèches et ne doivent pas être lubrifiées
La conserver après avoir essuyé l’huile, car seul un contact avec un solvant impose son remplacement
La lubrifier légèrement pour protéger son étui, puis la remettre en service si elle paraît sèche

La remplacer immédiatement, car les munitions doivent rester propres et sèches et ne doivent pas être lubrifiées

Explication

Une munition ayant été en contact avec de l’huile doit être remplacée immédiatement ; les munitions doivent rester propres et sèches et ne doivent pas être lubrifiées. Un simple essuyage ne répond donc pas à la conduite prescrite après ce contact.

16. Quelle combinaison décrit correctement le calibre, la masse avec chargeur vide et la portée pratique du SIG PRO ?

9 mm × 17, 720 g avec un chargeur vide et une portée pratique de 0 à 50 m
9 mm × 19, 780 g avec un chargeur vide et une portée pratique de 0 à 50 m
9 mm × 19, 720 g avec un chargeur vide et une portée pratique de 0 à 100 m
9 mm × 19, 720 g avec un chargeur vide et une portée pratique de 0 à 50 m

9 mm × 19, 720 g avec un chargeur vide et une portée pratique de 0 à 50 m

Explication

Le SIG PRO a un calibre de 9 mm × 19, pèse 720 g avec un chargeur vide et possède une portée pratique de 0 à 50 m. La portée de 0 à 100 m est une caractéristique erronée dans cette combinaison.

17. Dans quelle situation une direction peut-elle être considérée comme non dangereuse ?

Si un tir involontaire dans cette direction ne peut blesser ni le manipulateur ni un tiers, quelle que soit la distance, notamment grâce à un obstacle capable d’arrêter rapidement le projectile
Si un obstacle matériel protège le manipulateur, même si un tiers pourrait être atteint au-delà de cet obstacle
Si la direction vise un espace dégagé où le projectile peut parcourir une longue distance sans rencontrer de personne visible
Si un tir involontaire dans cette direction ne peut atteindre un tiers à courte distance, même si le manipulateur reste exposé au projectile

Si un tir involontaire dans cette direction ne peut blesser ni le manipulateur ni un tiers, quelle que soit la distance, notamment grâce à un obstacle capable d’arrêter rapidement le projectile

Explication

Une direction est non dangereuse lorsque le tir involontaire ne peut blesser ni le manipulateur ni un tiers, quelle que soit la distance ; un obstacle comme un sol meuble ou une butte peut arrêter rapidement le projectile. La protection du seul manipulateur ne suffit pas si un tiers reste exposé.

18. Avant toute manipulation d’une arme, quelle présomption de sécurité faut-il appliquer ?

Considérer l’arme comme chargée seulement après avoir observé une cartouche dans la chambre
Considérer l’arme comme déchargée si son chargeur a été retiré, puis commencer les manipulations de contrôle
Considérer l’arme comme chargée et attendre que les opérations de sécurité aient été effectuées avant de la manipuler
Considérer l’arme comme déchargée lorsque son état a été annoncé par la personne qui la remet

Considérer l’arme comme chargée et attendre que les opérations de sécurité aient été effectuées avant de la manipuler

Explication

Une arme doit être considérée comme chargée, et aucune manipulation ne doit avoir lieu avant les opérations de sécurité. Le retrait du chargeur ne justifie donc pas de présumer que l’arme est déchargée.

19. Tant que le tireur n’a pas décidé de faire feu, quelle conduite maintient l’arme en position de contact ?

Diriger l’arme vers la menace, garder l’axe du canon au-dessus de l’horizontale et placer l’index sur la détente sans la presser
Diriger l’arme vers le sol indépendamment de la menace et placer l’index le long de la carcasse sans toucher la détente
Diriger l’arme vers la menace, garder l’axe du canon sous l’horizontale et maintenir l’index sur la détente sans pression
Diriger l’arme vers la menace, garder l’axe du canon sous l’horizontale et placer l’index le long de la carcasse sans toucher la détente

Diriger l’arme vers la menace, garder l’axe du canon sous l’horizontale et placer l’index le long de la carcasse sans toucher la détente

Explication

En position de contact, l’arme reste dirigée vers la menace, l’axe du canon est sous l’horizontale et l’index demeure le long de la carcasse sans contact avec la détente. Maintenir l’index sur la détente contrevient à cette consigne, même sans pression.

20. À quels moments les opérations de sécurité de l’arme doivent-elles être réalisées ?

Sans délai au départ et au retour de service, ainsi qu’à l’issue d’un tir
Au début du service et après chaque changement de chargeur, puis lors du contrôle périodique
Au retour de service et après un tir, avec un délai possible au départ de service
Au départ de service et avant un tir, puis lors du rangement en fin de semaine

Sans délai au départ et au retour de service, ainsi qu’à l’issue d’un tir

Explication

Les opérations de sécurité doivent être réalisées sans délai au départ et au retour de service ainsi qu’à l’issue d’un tir. Un contrôle après changement de chargeur ne se substitue pas à ces moments prescrits.

21. Lors du contrôle personnel de sécurité au tube à sable, quelle séquence clôt l’opération après la vérification de l’absence de chargeur et de cartouche en chambre ?

Désarmer le marteau, puis refermer rapidement la glissière
Retirer le chargeur, puis effectuer une percussion à vide
Ouvrir la glissière, puis maintenir le marteau armé
Libérer la glissière de manière contrôlée, puis désarmer le marteau

Libérer la glissière de manière contrôlée, puis désarmer le marteau

Explication

La procédure se termine par la libération contrôlée de la glissière et le désarmement du marteau, après vérification de l’absence de chargeur et de cartouche en chambre. Une percussion à vide ne fait pas partie de cette séquence de clôture.

22. Lors d’une transmission d’arme, que doit faire le receveur avant que le transfert soit considéré comme explicite ?

Confirmer que l’arme est vide et prendre connaissance de l’état du chargeur annoncé
Refermer la glissière et annoncer que le marteau est désarmé
Retirer le chargeur et vérifier le bon verrouillage de sa bride
Contrôler le fonctionnement de la détente et replacer l’arme à l’étui

Confirmer que l’arme est vide et prendre connaissance de l’état du chargeur annoncé

Explication

La transmission prévoit que le receveur confirme « arme vide » et que l’état du chargeur lui soit annoncé, après présentation de l’arme glissière ouverte dans une direction non dangereuse. Refermer la glissière ne remplace pas cette confirmation.

23. Avant de démonter un SIG PRO, quelle précaution procédurale doit précéder les opérations de démontage ?

Effectuer systématiquement un contrôle personnel de sécurité
Effectuer une percussion avant de retirer les éléments de l’arme
Vérifier le bon fonctionnement par deux manœuvres de glissière
Désarmer le marteau après avoir démonté l’arme

Effectuer systématiquement un contrôle personnel de sécurité

Explication

Un contrôle personnel de sécurité doit être effectué systématiquement avant le démontage du SIG PRO. Les deux manœuvres de glissière et la percussion relèvent du contrôle de bon fonctionnement après remontage.

24. Un tireur veut conserver une arme dirigée vers une menace tout en préservant son champ de vision et sa réactivité ; quelle position correspond à cet objectif ?

La position de contact feu, arme alignée sur la menace avec prise de visée
La visée conforme, œil aligné avec le cran de mire et le guidon
La position de contact, arme orientée sous l’horizontale sans prise de visée
Le pointage corporel, arme orientée vers l’objectif sans alignement visuel

La position de contact, arme orientée sous l’horizontale sans prise de visée

Explication

La position de contact dirige l’arme vers la menace sous l’horizontale afin de préserver le champ de vision et la réactivité. La position de contact feu comporte une prise de visée sur la menace et vise à permettre un tir efficace sans délai.

25. Lorsqu’une menace apparaît soudainement à une distance variable, quelle démarche caractérise l’acquisition de l’objectif ?

Prendre en compte visuellement la menace et son environnement, interposer l’arme, puis adapter la visée à la distance et à la soudaineté
Fixer d’abord le guidon, pointer l’arme, puis examiner l’environnement après le tir
Interposer l’arme avant toute prise en compte visuelle, puis conserver une visée identique quelle que soit la distance
Analyser l’environnement seul, choisir une position de contact, puis différer l’orientation de l’arme

Prendre en compte visuellement la menace et son environnement, interposer l’arme, puis adapter la visée à la distance et à la soudaineté

Explication

L’acquisition associe l’observation de la menace et de son environnement, l’interposition de l’arme, puis l’adaptation de la visée à la distance et à la soudaineté. Conserver une visée identique sans tenir compte de la distance omet une étape essentielle de cette adaptation.

26. Après une séquence de tir, que comprend le VEP avant la poursuite de la mission ?

Recharger l’arme, ranger le chargeur utilisé, puis reprendre immédiatement la progression
Effectuer un tour d’horizon, puis considérer la menace neutralisée sans autre vérification
Vérifier la neutralisation de la menace et l’état de l’arme, puis analyser l’environnement par balayage et tour d’horizon tactiques
Observer uniquement l’axe de tir, puis vérifier l’état de l’arme après la reprise de la mission

Vérifier la neutralisation de la menace et l’état de l’arme, puis analyser l’environnement par balayage et tour d’horizon tactiques

Explication

Le VEP comprend la vérification de la neutralisation de la menace et de l’état de l’arme, suivie de l’analyse de l’environnement par balayage tactique et tour d’horizon tactique. Un tour d’horizon ne permet pas, à lui seul, de conclure que la menace est neutralisée.

27. Quelle distinction décrit correctement la visée guidon et le pointage corporel ?

La visée guidon aligne l’œil, le cran de mire et l’objectif, tandis que le pointage corporel centre le guidon dans le cran
La visée guidon aligne l’œil, le guidon et l’objectif, tandis que le pointage corporel oriente l’arme vers l’objectif
La visée guidon consiste à orienter le corps vers l’objectif, tandis que le pointage corporel aligne l’œil et le guidon
La visée guidon aligne le guidon et le cran de mire sans l’œil, tandis que le pointage corporel consiste à regarder l’objectif

La visée guidon aligne l’œil, le guidon et l’objectif, tandis que le pointage corporel oriente l’arme vers l’objectif

Explication

La visée guidon repose sur l’alignement de l’œil, du guidon et de l’objectif ; le pointage corporel désigne l’orientation de l’arme vers l’objectif. L’alignement du cran de mire appartient à la visée conforme, et non à la définition de la visée guidon.

28. Pour un tir de précision, quel élément le tireur doit-il voir net sur l’objectif ?

Le cran de mire, interposé sur le guidon
L’objectif, tandis que le guidon reste flou
Le guidon, interposé sur l’objectif
L’ensemble de la cible et de l’arme avec une netteté égale

Le guidon, interposé sur l’objectif

Explication

Pour un tir de précision, l’œil fait porter la netteté sur le guidon interposé sur l’objectif, car il ne peut focaliser simultanément à plusieurs distances. Faire porter la netteté sur l’objectif laisserait le guidon, élément déterminant de la visée, hors du plan de focalisation.

29. Au moment d’une riposte, comment le blocage respiratoire réflexe peut-il se manifester par rapport à l’action sur la détente ?

Il doit être commandé après le départ du coup
Il intervient après le réarmement de l’arme
Il se produit pendant l’analyse de l’environnement, avant la prise de visée
Il peut se produire au moment où le doigt agit sur la détente

Il peut se produire au moment où le doigt agit sur la détente

Explication

Le blocage respiratoire peut être commandé brièvement avant l’action du doigt, ou se produire par réflexe au moment de cette action, notamment lors d’une riposte. Un blocage après le départ du coup ne correspond pas au mécanisme décrit.

30. Comment le doigt doit-il agir sur la détente pour accompagner le départ du coup ?

Par une pression progressive vers le bas, l’index reposant sur le bâti de l’arme
De façon progressive et rectiligne dans l’axe de l’arme, avec l’index correctement placé
Par une traction saccadée vers l’arrière, l’index placé sur l’extrémité de la détente
Par une pression latérale rapide, l’index placé près du bord de la queue de détente

De façon progressive et rectiligne dans l’axe de l’arme, avec l’index correctement placé

Explication

L’action correcte est progressive et rectiligne dans l’axe de l’arme jusqu’au départ du coup, avec un positionnement adéquat de l’index sur la queue de détente. Une pression latérale risque de dévier l’arme au lieu de suivre l’axe requis.

31. Après une séquence de feu, quelle analyse le militaire effectue-t-il avant de reprendre sa progression ou sa mission ?

Une analyse de la munition, du réglage et de la position de tir
Une analyse des communications, du terrain et des ordres reçus
Une analyse de l’armement, de l’équipement et de l’itinéraire
Une analyse de la vérification, de l’environnement et de la protection

Une analyse de la vérification, de l’environnement et de la protection

Explication

Cette analyse comprend la vérification, l’examen de l’environnement et la recherche de protection avant la reprise de la mission. L’analyse des communications et des ordres peut être utile, mais ne correspond pas aux trois volets définis ici.

32. Lors de la vérification après une séquence de feu, quels éléments le militaire cherche-t-il à établir ?

La neutralisation de la menace et l’absence apparente d’incident de l’arme
L’identification des personnes présentes et la préservation des lieux
La position des équipiers et la disponibilité des itinéraires de repli
La présence d’une protection physique et le rétablissement de la capacité de feu

La neutralisation de la menace et l’absence apparente d’incident de l’arme

Explication

La vérification porte à la fois sur la neutralisation de la menace et sur l’absence apparente d’incident de l’arme. La recherche des équipiers et des itinéraires relève plutôt du tour d’horizon tactique.

33. Quelle action distingue le tour d’horizon tactique du balayage tactique ?

Il vérifie la neutralisation de la menace et le fonctionnement apparent de l’arme
Il recherche une protection physique et rétablit la capacité de feu après l’échange
Il reprend rapidement contact avec les côtés de l’axe de feu depuis la position de contact
Il couvre environ 360° par rotation de la tête pour repérer notamment les équipiers et les itinéraires

Il couvre environ 360° par rotation de la tête pour repérer notamment les équipiers et les itinéraires

Explication

Le tour d’horizon tactique couvre environ 360° par rotation de la tête afin de repérer notamment les équipiers, les renseignements et les itinéraires. La reprise de contact avec les côtés de l’axe de feu décrit le balayage tactique.

34. Un militaire cherche un abri et veut retrouver sa capacité de feu après un échange ; de quel type de protection s’agit-il ?

De la protection juridique, qui associe identification, secours et gel des lieux
De la vérification, qui porte sur la menace et l’état apparent de l’arme
Du tour d’horizon tactique, qui recherche les équipiers et les itinéraires
De la protection opérationnelle, qui associe recherche d’une protection et capacité de feu

De la protection opérationnelle, qui associe recherche d’une protection et capacité de feu

Explication

La protection opérationnelle consiste à rechercher une protection et à accroître ou rétablir la capacité de feu. L’identification, le secours et le gel des lieux relèvent de la protection juridique.

35. Dans quel ordre se déroulent les quatre temps du dégainé de l’arme de poing ?

Jonction des mains, orientation, ouverture-saisie-extraction, puis pointage
Ouverture-saisie-extraction, jonction des mains, orientation, puis pointage
Orientation, ouverture-saisie-extraction, pointage, puis jonction des mains
Ouverture-saisie-extraction, orientation, jonction des mains, puis pointage

Ouverture-saisie-extraction, orientation, jonction des mains, puis pointage

Explication

Le dégainé suit les temps d’ouverture-saisie-extraction, d’orientation, de jonction des mains et de pointage. La jonction des mains intervient après l’orientation, et non avant celle-ci.

36. Lors du pointage, quelle action rectiligne le militaire effectue-t-il selon l’analyse réflexe AMER ?

Il interpose l’arme entre lui et la menace et avance dans l’axe jusqu’à la position de contact ou de contact-feu
Il place l’arme à côté de lui et la relève verticalement avant de choisir une position de contact
Il oriente l’arme vers le sol puis la ramène vers la menace après avoir rejoint la position de contact
Il garde l’arme près du corps et la déplace latéralement jusqu’à la position de contact ou de contact-feu

Il interpose l’arme entre lui et la menace et avance dans l’axe jusqu’à la position de contact ou de contact-feu

Explication

Le pointage consiste à interposer l’arme entre soi et la menace, puis à effectuer une action rectiligne dans l’axe jusqu’à la position déterminée par l’analyse réflexe AMER. Un déplacement latéral ne correspond pas à cette action dans l’axe.

37. Quelles dimensions caractérisent le HK UMP 9 pour la longueur avec crosse sortie, la longueur avec crosse rentrée et la ligne de mire ?

450 mm, 690 mm et 325 mm
690 mm, 450 mm et 325 mm
325 mm, 450 mm et 690 mm
690 mm, 325 mm et 450 mm

690 mm, 450 mm et 325 mm

Explication

Le HK UMP 9 mesure 690 mm avec la crosse sortie et 450 mm avec la crosse rentrée ; sa ligne de mire mesure 325 mm. La valeur de 450 mm correspond à la crosse rentrée, et non sortie.

38. Un HK UMP 9 est préparé pour le service : combien de cartouches le chargeur contient-il, compte tenu de sa capacité maximale et du chargement de service ?

35 cartouches
30 cartouches
25 cartouches
20 cartouches

30 cartouches

Explication

La capacité maximale du chargeur est de 30 cartouches et l’arme est utilisée en service avec un chargeur garni de 30 cartouches. Une capacité inférieure ne correspond donc ni au maximum ni au chargement de service indiqué.

39. Quelle différence distingue la sécurité du percuteur de la sécurité à la percussion prématurée sur le HK UMP 9 ?

La première immobilise la course du percuteur jusqu’à l’action du marteau ; la seconde empêche le marteau d’atteindre le percuteur avant la fermeture complète de la culasse
La première empêche le marteau d’atteindre le percuteur avant la fermeture complète de la culasse ; la seconde immobilise la course du percuteur jusqu’à l’action du marteau
La première empêche le percuteur de revenir après le tir ; la seconde immobilise le marteau jusqu’au chargement du chargeur
La première bloque la culasse jusqu’au retour du percuteur ; la seconde empêche l’ouverture de la culasse après la percussion

La première immobilise la course du percuteur jusqu’à l’action du marteau ; la seconde empêche le marteau d’atteindre le percuteur avant la fermeture complète de la culasse

Explication

La sécurité du percuteur bloque sa course jusqu’à ce que le marteau la repousse, tandis que la sécurité à la percussion prématurée empêche le marteau d’atteindre le percuteur avant la fermeture complète de la culasse. L’inversion de ces deux fonctions est une confusion fréquente.

40. Après l’extraction d’un étui, celui-ci n’est pas expulsé de l’arme. Quel incident s’est produit ?

Un défaut de verrouillage, car la culasse n’a pas avancé
Un défaut d’alimentation, car une cartouche n’a pas atteint la chambre
Un défaut d’éjection, car l’étui extrait n’a pas été expulsé
Un défaut de percussion, car la cartouche en chambre n’a pas tiré

Un défaut d’éjection, car l’étui extrait n’a pas été expulsé

Explication

Le défaut d’éjection correspond à la non-éjection d’un étui qui a été extrait de la chambre. Un défaut de verrouillage désigne plutôt l’impossibilité de verrouiller la culasse pendant son mouvement vers l’avant.

41. Dans la règle ICCP de résolution d’un incident, que doit accomplir le tireur à l’étape « claque » ?

Abaisser la culasse pour libérer l’ensemble mobile
Retirer l’étui de la chambre à la main
Actionner la détente pour vérifier le percuteur
Frapper la plaque de fond du chargeur

Frapper la plaque de fond du chargeur

Explication

L’étape « claque » consiste à frapper la plaque de fond du chargeur dans la séquence ICCP. Le mouvement de charge appartient à l’étape suivante et ne remplace pas cette action.

42. Un tireur conserve une cartouche en chambre et son chargeur engagé n’est pas vide ; quel type de rechargement correspond à cette situation ?

Un rechargement rapide
Une résolution d’incident de percussion
Un rechargement tactique
Une résolution d’incident d’alimentation

Un rechargement tactique

Explication

Le rechargement tactique s’effectue alors qu’une cartouche reste en chambre et que le chargeur engagé contient encore des cartouches. Le rechargement rapide correspond à une arme dont le chargeur est vide, sans cartouche en chambre, et dont l’ensemble mobile est accroché à l’arrière.

43. Une cartouche est correctement introduite en chambre, mais le percuteur libéré ne provoque pas son départ. Comment caractériser ce dysfonctionnement ?

Comme un défaut de percussion
Comme un défaut d’alimentation
Comme un défaut d’éjection
Comme un défaut de verrouillage

Comme un défaut de percussion

Explication

Le défaut de percussion concerne une cartouche déjà en chambre que le percuteur libéré ne fait pas partir. Un défaut d’alimentation intervient plus tôt, lorsque la cartouche n’atteint pas la chambre.

44. Quelle différence distingue le mode tir du mode contact d’un PIE ?

Le mode tir applique l’extrémité de l’arme, tandis que le mode contact projette deux sondes reliées aux conducteurs
Le mode tir produit une impulsion sans contact, tandis que le mode contact déclenche une impulsion à distance
Le mode tir projette deux sondes reliées aux conducteurs, tandis que le mode contact applique directement l’extrémité de l’arme
Le mode tir agit par le pointage laser, tandis que le mode contact agit par la projection d’une cartouche

Le mode tir projette deux sondes reliées aux conducteurs, tandis que le mode contact applique directement l’extrémité de l’arme

Explication

En mode tir, deux sondes reliées aux conducteurs sont projetées vers la personne ; en mode contact, l’extrémité du PIE est appliquée directement contre elle. La projection de sondes n’est donc pas le mode contact.

45. Lorsqu’un agent envisage d’employer un PIE, quelle exigence doit encadrer cette décision ?

L’emploi doit être réservé aux situations présentant un risque mortel
L’emploi doit être précédé d’un tir de sommation à chaque intervention
L’emploi doit rester strictement nécessaire et proportionné
L’emploi doit être autorisé par un supérieur présent sur les lieux

L’emploi doit rester strictement nécessaire et proportionné

Explication

L’emploi du PIE doit respecter les exigences de nécessité stricte et de proportionnalité. Une autorisation préalable d’un supérieur présent n’est pas la règle énoncée pour encadrer son emploi.

46. Quelle conduite associe correctement une restriction d’emploi du PIE et les obligations après son utilisation ?

Ne pas l’employer sur une personne déjà maîtrisée, puis surveiller les témoins et consigner les déclarations recueillies
Ne pas l’employer à proximité d’un véhicule, puis surveiller la personne jusqu’à son transfert et consigner le contrôle de l’arme
Ne pas l’employer sur une personne dans ou sur un véhicule, puis surveiller la personne touchée et consigner l’intervention
Ne pas l’employer sur une personne debout, puis surveiller le matériel et consigner le retrait de la cartouche

Ne pas l’employer sur une personne dans ou sur un véhicule, puis surveiller la personne touchée et consigner l’intervention

Explication

L’emploi du PIE est interdit sur une personne dans ou sur un véhicule, et son utilisation doit être suivie d’une surveillance étroite jusqu’au retrait des ardillons ainsi que d’une mention au compte rendu ou au procès-verbal. La restriction porte sur la personne dans ou sur le véhicule, pas sur toute utilisation à proximité d’un véhicule.

47. Comment le PIE doit-il être porté en service, et comment transporter sa cartouche de rechange ?

Dans une poche avec la sûreté engagée et deux cartouches approvisionnées ; la seconde est placée dans un étui rigide commun
Dans son étui avec la sûreté engagée et une cartouche démontée ; la seconde est transportée dans son emballage d’origine
Dans son étui avec la sûreté désengagée et sans cartouche ; la seconde est fixée à l’extérieur pour rester immédiatement accessible
Dans son étui avec la sûreté engagée et une cartouche approvisionnée ; la seconde est protégée des risques d’endommagement de ses contacts électriques

Dans son étui avec la sûreté engagée et une cartouche approvisionnée ; la seconde est protégée des risques d’endommagement de ses contacts électriques

Explication

En service, le PIE est porté dans son étui de transport, sûreté engagée et avec une cartouche approvisionnée ; la cartouche supplémentaire doit être conditionnée de façon à protéger ses contacts électriques. Transporter deux cartouches approvisionnées ne respecte pas la capacité prévue.

48. En mode tir, où faut-il éviter de diriger le pointage laser pour réduire le risque lié au faisceau à hauteur des yeux ?

Vers le centre de masse
Vers les membres inférieurs
Vers la tête
Vers le torse

Vers la tête

Explication

Le pointage laser doit éviter la tête afin de prévenir les risques liés au faisceau à hauteur des yeux ; les précautions d’emploi excluent aussi de viser la tête et le cou. Le torse est une zone distincte de la tête visée par cette précaution.

49. Après la maîtrise et l’entrave d’une personne touchée par le PIE, quelle conduite faut-il adopter dès que l’environnement le permet ?

La laisser récupérer sans surveillance, puis vérifier son état avant de reprendre le service
La déplacer rapidement vers un véhicule, puis consigner son état à la fin de l’intervention
Retirer immédiatement les sondes, puis interrompre la surveillance dès leur retrait
Favoriser sa récupération physiologique, vérifier son état de santé et la surveiller en permanence

Favoriser sa récupération physiologique, vérifier son état de santé et la surveiller en permanence

Explication

Dès que l’environnement le permet, il faut favoriser la récupération physiologique de la personne, vérifier son état de santé et la garder sous surveillance permanente. La surveillance ne s’arrête pas au retrait des sondes ; si une sonde touche la tête ou le cou, les secours doivent être avisés immédiatement.

50. Dans quelle situation la mention « rouge sûreté » peut-elle être utilisée ?

Lorsqu’une menace potentielle est repérée et qu’une codification d’alerte doit être établie avant tout contact
Lors d’une transition tactique face à une menace actuelle, ou si la menace a disparu et que l’environnement empêche l’exécution des CPS
Après l’emploi d’une arme à feu, afin de vérifier que le niveau de force utilisé était strictement proportionné
Quand une personne refuse le dialogue, afin de passer directement à une phase avec contact corporel

Lors d’une transition tactique face à une menace actuelle, ou si la menace a disparu et que l’environnement empêche l’exécution des CPS

Explication

La mention « rouge sûreté » correspond à une action volontaire du tireur pour effectuer une transition tactique face à une menace actuelle, ou lorsque l’environnement empêche l’exécution des CPS après disparition de la menace. La codification d’alerte sert plutôt à évaluer et hiérarchiser le degré de menace.

51. Pour recourir aux armes dans le cas d’une personne en fuite prévu au 3° de l’article L. 435-1 du CSI, quelles conditions doivent être réunies ?

La fuite doit se poursuivre après une sommation, et la personne doit présenter un danger actuel pour les biens d’autrui
Deux sommations à haute voix doivent avoir précédé l’usage, et la personne doit être susceptible de porter atteinte à la vie ou à l’intégrité physique durant sa fuite
Deux sommations à haute voix doivent avoir précédé l’usage, et la personne doit être soupçonnée de dissimuler une arme
Une sommation à haute voix doit avoir été prononcée, et la personne doit avoir refusé de s’arrêter après une infraction grave

Deux sommations à haute voix doivent avoir précédé l’usage, et la personne doit être susceptible de porter atteinte à la vie ou à l’intégrité physique durant sa fuite

Explication

Ce cas exige deux sommations à haute voix avant l’usage des armes et un risque que la personne en fuite commette des atteintes à la vie ou à l’intégrité physique. La seule suspicion d’une infraction grave ne suffit pas à établir cette condition de risque.

52. Quelle configuration décrit le port de service du SIG PRO ?

Un chargeur garni de 15 cartouches, une cartouche en chambre, le marteau à l’abattu, l’arme dans l’étui à bride verrouillée et un second chargeur garni de 15 cartouches au ceinturon
Un chargeur garni de 17 cartouches, une cartouche en chambre, le marteau à l’abattu, l’arme dans l’étui verrouillé et un second chargeur garni au ceinturon
Un chargeur garni de 15 cartouches, une cartouche en chambre, le marteau armé, l’arme dans l’étui à bride verrouillée et un second chargeur vide au ceinturon
Un chargeur garni de 15 cartouches, une chambre vide, le marteau armé, l’arme dans l’étui à bride ouverte et un second chargeur garni au ceinturon

Un chargeur garni de 15 cartouches, une cartouche en chambre, le marteau à l’abattu, l’arme dans l’étui à bride verrouillée et un second chargeur garni de 15 cartouches au ceinturon

Explication

En service, le SIG PRO est porté approvisionné avec 15 cartouches dans le chargeur, une cartouche en chambre et le marteau à l’abattu, l’arme étant dans l’étui avec la bride verrouillée ; un second chargeur garni de 15 cartouches est porté au ceinturon. Une chambre vide ne correspond donc pas à la configuration de service indiquée.

53. Quelle différence fonctionnelle distingue la sécurité du percuteur de la sécurité à la percussion prématurée sur le HK UMP 9 ?

La première empêche l’alimentation d’une cartouche, tandis que la seconde bloque l’extraction de l’étui après le tir.
La première maintient la culasse ouverte après le tir, tandis que la seconde empêche le chargeur de libérer une cartouche.
La première immobilise le percuteur jusqu’à l’action du marteau, tandis que la seconde empêche le marteau de le frapper avant la fermeture complète de la culasse.
La première bloque le marteau jusqu’à la fermeture de la culasse, tandis que la seconde immobilise le percuteur après son contact avec la cartouche.

La première immobilise le percuteur jusqu’à l’action du marteau, tandis que la seconde empêche le marteau de le frapper avant la fermeture complète de la culasse.

Explication

La sécurité du percuteur bloque sa course jusqu’à ce que le marteau la repousse, alors que la sécurité à la percussion prématurée empêche une frappe avant la fermeture complète de la culasse. Confondre cette dernière avec un blocage de l’alimentation attribue à la sécurité une fonction différente.

54. Comment distinguer les modes de tir et de contact d’un pistolet à impulsions électriques ?

En mode tir, une impulsion est transmise par une sonde unique ; en mode contact, l’impulsion est produite à distance sans contact avec la personne.
En mode tir, deux sondes sont projetées et reliées par des conducteurs ; en mode contact, l’extrémité de l’arme est appliquée directement contre la personne.
En mode tir, l’extrémité de l’arme est appliquée directement contre la personne ; en mode contact, deux sondes sont projetées par des conducteurs.
En mode tir, deux sondes sont projetées sans conducteurs ; en mode contact, l’arme transmet l’impulsion à travers un vêtement à distance.

En mode tir, deux sondes sont projetées et reliées par des conducteurs ; en mode contact, l’extrémité de l’arme est appliquée directement contre la personne.

Explication

Le mode tir projette deux sondes reliées à l’arme par des conducteurs, tandis que le mode contact nécessite l’application directe de l’extrémité de l’arme contre la personne. Attribuer la projection des sondes au mode contact inverse précisément la distinction entre les deux modes.

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Quels sont les trois fondements de l’intervention ?

Un titre de contrainte préalable, une contrainte proportionnée et l’urgence d’intervenir.

Quels sont les trois principes fondamentaux de la contrainte ?

Le discernement, la nécessité et la proportionnalité.

Qu’exige le discernement pour justifier le recours à la force ?

Une raison objective de penser que l’auteur présumé est dangereux ou que la force est nécessaire pour le maîtriser.

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