QCM : Sources du droit et branches juridiques (69 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel rôle le droit joue-t-il dans la vie en société ?

Il encadre les échanges économiques sans régir les autres relations sociales.
Il règle les différends après leur apparition, sans orienter les conduites.
Il organise principalement les rapports entre les autorités publiques.
Il réglemente les relations sociales et accompagne la vie collective.

Il réglemente les relations sociales et accompagne la vie collective.

Explication

Le droit a pour objet de réglementer les relations sociales et il est omniprésent dans la vie en société. Le règlement des différends est une fonction possible du droit, mais sa portée ne se limite pas à cette intervention après coup.

2. Que désigne le droit objectif ?

L’ensemble des règles générales imposées aux membres de la société pour régir leur conduite.
Les prérogatives personnelles que les titulaires peuvent faire valoir à l’égard d’autrui.
Les pratiques sociales que les membres d’un groupe choisissent de suivre librement.
Les décisions individuelles prises par les autorités pour régler un litige déterminé.

L’ensemble des règles générales imposées aux membres de la société pour régir leur conduite.

Explication

Le droit objectif rassemble les règles générales imposées aux membres de la société afin de régir leur conduite. Les prérogatives personnelles revendiquées par leurs titulaires relèvent des droits subjectifs, et non du droit objectif.

3. Une personne revendique une prérogative personnelle à l’égard d’une autre : de quelle notion s’agit-il ?

D’un droit subjectif, que son titulaire peut faire valoir à l’égard d’autrui.
D’une sanction juridique, qui constitue la réaction à la méconnaissance d’une règle.
D’une règle de conduite sociale, qui définit les obligations générales de la collectivité.
Du droit objectif, qui rassemble les règles générales imposées aux membres de la société.

D’un droit subjectif, que son titulaire peut faire valoir à l’égard d’autrui.

Explication

Les droits subjectifs sont des prérogatives personnelles que leurs titulaires peuvent revendiquer et faire valoir à l’égard d’autrui. Le droit objectif désigne plutôt l’ensemble des règles générales qui encadrent les conduites.

4. À qui attribue-t-on la définition du droit comme un ensemble de règles de conduite socialement édictées et sanctionnées ?

À un auteur qui décrit le droit comme un ensemble de pratiques sans sanction.
À Cornu, qui souligne leur caractère social et leur force contraignante.
À un auteur qui définit le droit comme un ensemble de prérogatives personnelles.
À un auteur qui réduit le droit aux seules règles adoptées par le Parlement.

À Cornu, qui souligne leur caractère social et leur force contraignante.

Explication

Cornu définit le droit comme un ensemble de règles de conduite socialement édictées et sanctionnées qui s’impose aux membres de la société. La définition ne réduit pas le droit aux prérogatives personnelles ni aux seules règles parlementaires.

5. Quelle distinction faut-il faire entre la règle de droit et la loi ?

La règle de droit organise les conduites sans sanction, tandis que la loi constitue la réaction à sa violation.
La règle de droit est une source parmi d’autres, tandis que la loi rassemble toutes les règles juridiques.
La règle de droit crée des droits et obligations assortis de sanctions, tandis que la loi est l’une de ses sources.
La règle de droit et la loi sont deux expressions équivalentes désignant les mêmes règles.

La règle de droit crée des droits et obligations assortis de sanctions, tandis que la loi est l’une de ses sources.

Explication

La règle de droit est une source de droits et d’obligations assortie de sanctions, et la loi n’est qu’une des sources du droit. La confusion entre les deux notions conduit à présenter à tort la loi comme l’ensemble de toutes les règles juridiques.

6. Quel principe justifie que la règle de droit ait vocation à s’appliquer généralement aux membres de la société ?

La liberté contractuelle, qui permet aux parties de choisir leurs engagements.
La présomption d’innocence, qui protège une personne poursuivie pénalement.
L’égalité devant la loi, énoncée à l’article 6 de la DDHC de 1789.
La séparation des pouvoirs, qui répartit les fonctions entre les autorités publiques.

L’égalité devant la loi, énoncée à l’article 6 de la DDHC de 1789.

Explication

La vocation générale de la règle de droit est conforme au principe d’égalité devant la loi, énoncé à l’article 6 de la DDHC de 1789. La liberté contractuelle concerne le choix des engagements et ne fonde pas cette application générale.

7. Une règle autorise un comportement sans l’imposer ni l’interdire : quelle forme de règle illustre-t-elle ?

Une règle supplétive, qui remplace un accord lorsque les personnes ont dérogé.
Une règle prohibitive, qui interdit le comportement aux personnes concernées.
Une règle permissive, qui permet le comportement sans le rendre obligatoire.
Une règle impérative, qui impose le comportement aux personnes concernées.

Une règle permissive, qui permet le comportement sans le rendre obligatoire.

Explication

Une règle de droit peut permettre un comportement sans l’interdire ni l’imposer : elle est alors permissive. Une règle impérative impose une conduite et ne correspond donc pas à cette situation.

8. Deux personnes souhaitent écarter une règle qui s’appliquerait normalement à leur situation : quelle distinction détermine si elles peuvent le faire ?

Une règle impérative s’applique si les personnes n’y ont pas dérogé, contrairement à une règle supplétive.
Une règle supplétive s’applique si les personnes n’y ont pas dérogé, contrairement à une règle impérative.
Une règle de droit s’applique aux personnes, tandis qu’une loi ne les concerne que si elles y consentent.
Une règle générale s’applique aux personnes, tandis qu’une règle individuelle peut être écartée par accord.

Une règle supplétive s’applique si les personnes n’y ont pas dérogé, contrairement à une règle impérative.

Explication

Les personnes peuvent déroger à une règle supplétive, qui ne s’applique que si elles ne l’ont pas écartée; elles ne peuvent pas écarter une règle impérative. La distinction ne dépend pas du fait qu’une règle soit une loi ou une règle générale.

9. Quel ordre juridictionnel est compétent pour trancher un litige administratif ?

L’ordre judiciaire, compétent pour les affaires administratives, tandis que l’ordre administratif traite le travail.
L’ordre administratif, distinct de l’ordre judiciaire compétent notamment en matière civile et pénale.
L’ordre judiciaire, qui traite les litiges administratifs ainsi que les affaires civiles et pénales.
L’ordre administratif, compétent pour les affaires civiles et pénales, tandis que l’ordre judiciaire traite le commerce.

L’ordre administratif, distinct de l’ordre judiciaire compétent notamment en matière civile et pénale.

Explication

Le système français distingue l’ordre administratif, compétent pour les litiges administratifs, et l’ordre judiciaire, compétent notamment en matière civile, pénale, commerciale et du travail. Attribuer les litiges administratifs à l’ordre judiciaire inverse cette répartition.

10. Que fait le tribunal judiciaire lorsqu’il examine une affaire au premier degré ?

Il vérifie la régularité d’un pourvoi et rend un arrêt de rejet ou de cassation.
Il examine les faits, les preuves et le droit, puis tranche le litige par un jugement.
Il réexamine un jugement antérieur et rend un arrêt confirmatif ou infirmatif.
Il contrôle l’application du droit et harmonise son interprétation sans réexaminer les faits.

Il examine les faits, les preuves et le droit, puis tranche le litige par un jugement.

Explication

Au premier degré, le tribunal judiciaire examine les faits, les preuves et le droit avant de trancher le litige par un jugement. Le contrôle de la bonne application du droit sans réexamen des faits relève de la Cour de cassation.

11. Une décision est rendue en premier et dernier ressort : quelle voie de recours ne peut pas être exercée contre elle ?

La saisine du tribunal judiciaire, qui remplace l’appel pour les jugements en dernier ressort.
L’appel, qui est possible pour un jugement rendu en premier ressort, mais pas dans ce cas.
Le recours devant l’ordre administratif, qui remplace l’appel pour les jugements en dernier ressort.
Le pourvoi en cassation, qui est possible pour un jugement rendu en premier ressort, mais pas dans ce cas.

L’appel, qui est possible pour un jugement rendu en premier ressort, mais pas dans ce cas.

Explication

Un jugement rendu en premier et dernier ressort ne peut pas faire l’objet d’un appel, contrairement à un jugement rendu en premier ressort. Le pourvoi en cassation est une voie distincte de l’appel et n’est pas la voie exclue par cette distinction.

12. Que contrôle la Cour de cassation lorsqu’elle examine une affaire ?

La proportion des sanctions prononcées par les juridictions administratives.
L’exactitude des faits et des preuves, avant de trancher à nouveau le litige.
La conformité des preuves aux prétentions des parties, puis leur appréciation complète.
La bonne application du droit, sans réexaminer les faits de l’affaire.

La bonne application du droit, sans réexaminer les faits de l’affaire.

Explication

La Cour de cassation contrôle la bonne application du droit et contribue à en harmoniser l’application, sans réexaminer les faits. L’examen des faits et des preuves appartient notamment aux juridictions qui tranchent le litige au fond.

13. Dans la pyramide des normes de Kelsen, quelle relation hiérarchique doit être respectée entre les normes ?

Les normes de même niveau déterminent seules la validité des normes supérieures.
Chaque norme respecte les normes inférieures et est respectée par les normes supérieures.
Chaque norme respecte les normes supérieures et est respectée par les normes inférieures.
Les normes constitutionnelles et législatives se valident mutuellement sans hiérarchie.

Chaque norme respecte les normes supérieures et est respectée par les normes inférieures.

Explication

La pyramide décrit une hiérarchie où une norme doit être conforme aux normes qui lui sont supérieures et s’impose aux normes inférieures. L’idée inverse, selon laquelle les normes supérieures devraient respecter les normes inférieures, renverse cette relation.

14. Où se situent les normes constitutionnelles dans la hiérarchie des normes de l’ordre juridique français ?

Sous les lois adoptées par le Parlement.
Au sommet de la hiérarchie des normes.
Au même niveau que les traités internationaux.
Entre les règlements et les décisions administratives.

Au sommet de la hiérarchie des normes.

Explication

Dans l’ordre juridique français, les normes constitutionnelles occupent le rang le plus élevé de la hiérarchie. Les placer sous les lois confond leur position avec celle de normes qui doivent leur être conformes.

15. Quel est notamment le rôle de la Constitution de la Ve République adoptée le 4 octobre 1958 ?

Organiser l’exercice du pouvoir en France.
Établir la composition des institutions du Conseil de l’Europe.
Fixer les règles de transposition des directives européennes.
Déterminer les conditions de réciprocité des traités internationaux.

Organiser l’exercice du pouvoir en France.

Explication

La Constitution de 1958 organise notamment l’exercice du pouvoir en France. La transposition des directives relève du droit de l’Union européenne, et non de la fonction ainsi attribuée à la Constitution.

16. Quels éléments appartiennent au bloc de constitutionnalité ?

La Constitution de 1958, la DDHC, le préambule de 1946, les PFRLR, la Charte de l’environnement et les principes à valeur constitutionnelle.
La DDHC, le préambule de 1946, les lois ordinaires, les décrets et les principes généraux du droit.
La Constitution de 1958, les décisions de justice, les traités fondateurs de l’Union et les lois de ratification.
La Constitution de 1958, les lois organiques, les traités internationaux et les règlements européens.

La Constitution de 1958, la DDHC, le préambule de 1946, les PFRLR, la Charte de l’environnement et les principes à valeur constitutionnelle.

Explication

Le bloc de constitutionnalité rassemble la Constitution de 1958 et les textes et principes auxquels une valeur constitutionnelle est reconnue, dont la DDHC et la Charte de l’environnement. Les lois ordinaires et les règlements européens ne font pas partie de cette composition.

17. Qu’est-ce qu’un traité au sens juridique ?

Un accord administratif conclu entre des collectivités territoriales d’un même État.
Une loi nationale qui organise les relations entre les pouvoirs publics et les citoyens.
Un texte adopté entre plusieurs organisations internationales sans participation d’un État.
Un texte juridique conclu entre des États, ou entre un État et une organisation internationale.

Un texte juridique conclu entre des États, ou entre un État et une organisation internationale.

Explication

Un traité est un texte juridique conclu entre des États ou entre un État et une organisation internationale. Un accord entre collectivités d’un même État ne répond pas à cette définition.

18. Quelles conditions l’article 55 de la Constitution pose-t-il pour l’application d’un traité en France ?

La publication du traité et son approbation par les États membres de l’Union.
La signature du traité et sa conformité préalable à une loi ordinaire.
L’adoption d’une loi de transposition et l’approbation du Conseil constitutionnel.
La ratification du traité et le respect de la condition de réciprocité.

La ratification du traité et le respect de la condition de réciprocité.

Explication

L’article 55 subordonne l’application d’un traité en France à sa ratification et au respect de la condition de réciprocité. La transposition concerne les directives européennes, pas la condition générale décrite pour les traités.

19. Que faut-il faire si un traité est contraire à la Constitution avant de pouvoir le ratifier ?

Demander au Parlement de transposer le traité dans le droit national.
Attendre que l’autre partie au traité modifie sa législation interne.
Faire adopter une loi ordinaire qui écarte la disposition constitutionnelle concernée.
Réviser la Constitution afin de rendre possible sa ratification.

Réviser la Constitution afin de rendre possible sa ratification.

Explication

Selon l’article 54, un traité contraire à la Constitution ne peut être ratifié qu’après une révision constitutionnelle. Une loi ordinaire ne peut pas écarter une exigence constitutionnelle pour permettre cette ratification.

20. Quelle place les traités et accords internationaux occupent-ils par rapport aux lois selon l’article 55 de la Constitution ?

Ils ont la même valeur que les lois votées par le Parlement.
Ils ont une valeur supérieure à la Constitution et aux lois.
Ils ont une valeur inférieure aux lois ordinaires.
Ils ont une valeur supérieure aux lois.

Ils ont une valeur supérieure aux lois.

Explication

L’article 55 reconnaît aux traités et accords internationaux une valeur supérieure à celle des lois. Cela ne signifie pas qu’ils sont supérieurs à la Constitution, qui demeure au sommet de la hiérarchie dans l’ordre juridique français.

21. Quels textes constituent le droit primaire de l’Union européenne ?

Les lois nationales transposant les directives européennes.
Les directives et les règlements adoptés par les institutions de l’Union.
Les traités fondateurs, notamment le TUE et le TFUE.
Les décisions rendues par les juridictions des États membres.

Les traités fondateurs, notamment le TUE et le TFUE.

Explication

Le droit primaire comprend les traités fondateurs de l’Union, notamment le TUE et le TFUE. Les directives et règlements sont des normes de droit dérivé, et non des traités fondateurs.

22. Quelle différence caractérise les directives et les règlements européens dans les États membres ?

Les directives s’appliquent directement, tandis que les règlements doivent être transposés en droit national.
Les directives concernent le droit primaire, tandis que les règlements relèvent du droit national.
Les directives doivent être transposées en droit national, tandis que les règlements s’appliquent directement.
Les directives modifient les traités fondateurs, tandis que les règlements les remplacent.

Les directives doivent être transposées en droit national, tandis que les règlements s’appliquent directement.

Explication

Une directive nécessite une transposition dans le droit national, alors qu’un règlement européen s’applique directement dans les États membres. L’option qui inverse ces deux mécanismes confond leurs effets juridiques.

23. Comment le droit de l’Union européenne se situe-t-il par rapport au droit primaire, aux lois françaises et à la Constitution française ?

Le droit dérivé est supérieur au droit primaire ; le droit de l’Union est inférieur aux lois françaises mais supérieur à la Constitution.
Le droit dérivé est inférieur au droit primaire ; le droit de l’Union est inférieur aux lois françaises mais supérieur à la Constitution.
Le droit dérivé est supérieur au droit primaire ; le droit de l’Union est supérieur aux lois françaises et à la Constitution.
Le droit dérivé est inférieur au droit primaire ; le droit de l’Union est supérieur aux lois françaises mais, en principe, inférieur à la Constitution.

Le droit dérivé est inférieur au droit primaire ; le droit de l’Union est supérieur aux lois françaises mais, en principe, inférieur à la Constitution.

Explication

Les normes dérivées sont inférieures aux normes primaires, et le droit de l’Union prime les lois françaises tout en étant, en principe, inférieur à la Constitution française. L’affirmation selon laquelle le droit de l’Union est supérieur à la Constitution méconnaît cette dernière limite.

24. Quel est le parcours historique de la Convention européenne des droits de l’homme avant son application en France ?

Adoptée à Rome en 1950, elle a été adoptée en France en 1974 et confie la protection des droits humains aux seules juridictions européennes.
Adoptée à Strasbourg en 1950, elle a été adoptée en France en 1974 et engage les États membres à protéger des droits humains.
Adoptée à Rome en 1974, elle a été adoptée en France en 1950 et engage les États membres à protéger des droits humains.
Adoptée à Rome en 1950, elle a été adoptée en France en 1974 et engage les États membres à protéger des droits humains.

Adoptée à Rome en 1950, elle a été adoptée en France en 1974 et engage les États membres à protéger des droits humains.

Explication

La Convention a été adoptée à Rome en 1950, puis adoptée en France en 1974, et impose aux États membres de protéger les droits qu’elle consacre. La juridiction européenne veille au respect de la Convention, mais la protection incombe aussi aux États.

25. Quelle distinction faut-il faire entre le corps de la Convention européenne des droits de l’homme et ses protocoles ?

Le corps de la Convention énonce les droits initiaux, tandis que les protocoles s’appliquent automatiquement dès leur signature par un État.
Le corps de la Convention énonce les droits initiaux, tandis que les protocoles proclament des droits nouveaux et doivent en principe être ratifiés pour s’appliquer.
Le corps de la Convention énonce les droits initiaux, tandis que les protocoles précisent les modalités de recours devant les juridictions nationales.
Le corps de la Convention énonce les droits initiaux, tandis que les protocoles les remplacent dès leur adoption par la Cour européenne.

Le corps de la Convention énonce les droits initiaux, tandis que les protocoles proclament des droits nouveaux et doivent en principe être ratifiés pour s’appliquer.

Explication

Les protocoles peuvent proclamer des droits nouveaux et sont en principe soumis à ratification par les États pour s’appliquer. La signature seule, contrairement à la ratification, ne suffit pas en principe à les rendre applicables.

26. Une personne invoque une atteinte à sa vie privée : quel article du corps de la Convention protège spécifiquement ce droit ?

L’article 8, qui protège le respect de la vie privée.
L’article 2, qui garantit le droit à la vie.
L’article 4, qui interdit le travail forcé et la réduction en esclavage.
L’article 3, qui interdit les traitements inhumains et dégradants.

L’article 8, qui protège le respect de la vie privée.

Explication

Le droit au respect de la vie privée est protégé par l’article 8 de la Convention. L’article 2 concerne le droit à la vie, tandis que les articles 3 et 4 portent sur d’autres protections.

27. Après avoir épuisé les recours disponibles dans son pays, une personne souhaite saisir la Cour européenne des droits de l’homme : quel principe justifie cette démarche ?

La Cour intervient en dernier recours, après que les autorités nationales ont eu la priorité pour faire respecter la Convention.
La Cour intervient à la place des juridictions nationales, qui ne sont pas chargées de faire respecter la Convention.
La Cour intervient en première instance, avant que les autorités nationales examinent le grief tiré de la Convention.
La Cour intervient dès le dépôt du recours national, même si les voies de recours internes restent disponibles.

La Cour intervient en dernier recours, après que les autorités nationales ont eu la priorité pour faire respecter la Convention.

Explication

La Cour européenne intervient en dernier recours, car les États doivent veiller en priorité au respect de la Convention et les voies internes doivent être épuisées. La saisir avant la fin des recours nationaux méconnaîtrait cette priorité.

28. Quelle différence distingue la loi au sens large de la loi au sens formel ?

Au sens large, la loi désigne les textes approuvés par référendum ; au sens formel, elle désigne les actes votés par le Gouvernement.
Au sens large, la loi désigne l’ensemble du droit écrit ; au sens formel, elle désigne l’acte voté par l’Assemblée nationale et le Sénat.
Au sens large, la loi désigne les règlements de l’administration ; au sens formel, elle désigne les décisions rendues par les tribunaux.
Au sens large, la loi désigne les actes votés par les deux chambres ; au sens formel, elle désigne l’ensemble du droit écrit.

Au sens large, la loi désigne l’ensemble du droit écrit ; au sens formel, elle désigne l’acte voté par l’Assemblée nationale et le Sénat.

Explication

La loi au sens large correspond à l’ensemble du droit écrit, tandis que la loi au sens formel est votée par le Parlement, composé de l’Assemblée nationale et du Sénat. La distinction ne repose donc pas sur une opposition entre loi écrite et règlement.

29. Quel rôle l’article 34 de la Constitution joue-t-il dans la définition du domaine de la loi ?

Il énumère les matières dans lesquelles le Gouvernement peut intervenir par règlement depuis la Constitution de la Ve République.
Il autorise le Parlement à intervenir dans toute matière sans distinguer loi et règlement depuis la Constitution de la Ve République.
Il confie au Conseil constitutionnel le choix des matières dans lesquelles le Parlement peut légiférer depuis la Constitution de la Ve République.
Il énumère les matières dans lesquelles la loi peut intervenir depuis la Constitution de la Ve République.

Il énumère les matières dans lesquelles la loi peut intervenir depuis la Constitution de la Ve République.

Explication

Depuis la Constitution de la Ve République, l’article 34 énumère les matières relevant de l’intervention de la loi. Le pouvoir réglementaire du Gouvernement ne constitue pas l’objet de cette énumération.

30. Dans un domaine où la loi exerce une compétence limitée, que fixe-t-elle ?

Elle fixe les règles de procédure, tandis que les principes sont laissés aux juridictions.
Elle fixe les modalités d’application, tandis que les grands principes relèvent du Gouvernement.
Elle fixe toutes les règles, comme pour la nationalité et une grande partie du droit pénal.
Elle fixe les grands principes, comme en droit de l’environnement ou en droit du travail.

Elle fixe les grands principes, comme en droit de l’environnement ou en droit du travail.

Explication

Dans les domaines de compétence limitée, la loi pose les grands principes, notamment en droit de l’environnement et du travail. La fixation de toutes les règles correspond plutôt à une compétence pleine et entière, comme dans certains domaines du droit pénal.

31. Un texte initial est rédigé à l’initiative de députés ou de sénateurs : comment le désigne-t-on ?

Un projet de loi, car l’initiative vient du Parlement.
Une proposition de loi, car l’initiative vient du Gouvernement.
Une proposition de loi, car l’initiative vient du Parlement.
Un projet de loi, car l’initiative vient du président de la République.

Une proposition de loi, car l’initiative vient du Parlement.

Explication

Un texte initial porté à l’initiative du Parlement est une proposition de loi. Le terme de projet de loi désigne un texte élaboré à l’initiative du Gouvernement.

32. Quelle est la mission du Conseil constitutionnel en matière de contrôle des lois ?

Vérifier la conformité des règlements administratifs à la Constitution et aux lois votées par le Parlement.
Vérifier la conformité des lois aux décisions des juridictions nationales et européennes.
Vérifier la conformité des lois aux seuls traités internationaux ratifiés par la France.
Vérifier la conformité des lois à la Constitution au sens large, comprenant la Constitution et le bloc de constitutionnalité.

Vérifier la conformité des lois à la Constitution au sens large, comprenant la Constitution et le bloc de constitutionnalité.

Explication

Le Conseil constitutionnel contrôle la conformité des lois à la Constitution entendue au sens large, c’est-à-dire à la Constitution elle-même et au bloc de constitutionnalité. Le contrôle de conformité aux traités internationaux relève d’une autre question juridique.

33. Une loi a été adoptée par le Parlement, mais le président de la République ne l’a pas encore promulguée : de quel contrôle s’agit-il ?

D’un contrôle a priori, puisqu’il porte sur une loi déjà promulguée et appliquée.
D’un contrôle a posteriori, puisqu’il porte sur une loi adoptée par le Parlement.
D’un contrôle a posteriori, puisqu’il intervient avant la promulgation de la loi.
D’un contrôle a priori, puisqu’il porte sur une loi adoptée avant sa promulgation.

D’un contrôle a priori, puisqu’il porte sur une loi adoptée avant sa promulgation.

Explication

Le contrôle a priori concerne une loi adoptée mais pas encore promulguée. Le contrôle a posteriori intervient, à l’inverse, après la promulgation.

34. Qui peut saisir le Conseil constitutionnel pour un contrôle a priori, depuis l’ouverture de cette possibilité en 1974 ?

Le président de la République ou le président du Conseil d’État, ainsi que soixante députés.
Soixante députés ou soixante sénateurs, ainsi que plusieurs responsables institutionnels désignés par la Constitution.
Le Premier ministre ou le président du Sénat, ainsi que tout citoyen concerné par la loi.
Soixante députés ou soixante sénateurs, mais aussi tout groupe politique représenté au Parlement.

Soixante députés ou soixante sénateurs, ainsi que plusieurs responsables institutionnels désignés par la Constitution.

Explication

La saisine peut notamment être effectuée par 60 députés ou 60 sénateurs depuis 1974 ; plusieurs responsables institutionnels peuvent également saisir le Conseil. Un citoyen ne dispose pas de cette voie de saisine directe pour le contrôle a priori.

35. À l’occasion d’un procès, une partie conteste une loi déjà promulguée et appliquée : quelle procédure peut-elle invoquer ?

Une question prioritaire de constitutionnalité, procédure de contrôle préalable créée avant la promulgation de la loi.
Une saisine directe du Conseil constitutionnel, procédure ouverte à toute partie à un procès.
Un contrôle a priori, procédure permettant d’examiner une loi avant son adoption par le Parlement.
Une question prioritaire de constitutionnalité, procédure de contrôle a posteriori créée en 2010.

Une question prioritaire de constitutionnalité, procédure de contrôle a posteriori créée en 2010.

Explication

La QPC, créée en 2010, permet de contester à l’occasion d’un procès une loi déjà promulguée et appliquée : c’est un contrôle a posteriori. Elle ne constitue pas un contrôle préalable à la promulgation.

36. Quelle conséquence la décision du Conseil constitutionnel du 15 janvier 1975 a-t-elle eue sur le contrôle de conventionnalité des lois ?

Le Conseil constitutionnel a refusé de contrôler la conformité des lois aux traités.
Le Conseil constitutionnel a placé les lois au-dessus des traités.
Le Conseil constitutionnel a confié ce contrôle au seul juge administratif.
Le Conseil constitutionnel a reconnu le pouvoir d’abroger les lois contraires aux traités.

Le Conseil constitutionnel a refusé de contrôler la conformité des lois aux traités.

Explication

Le Conseil constitutionnel a décliné le contrôle de conformité des lois aux traités, malgré la primauté que l’article 55 reconnaît aux traités sur les lois. Cette décision n’a pas confié le contrôle au seul juge administratif : les juges judiciaires et administratifs l’ont ensuite reconnu à leur niveau.

37. Quel arrêt a reconnu au juge judiciaire le pouvoir d’écarter une loi incompatible avec un traité ?

L’arrêt Nicolo, rendu le 20 octobre 1989.
L’arrêt Jacques Vabre, rendu le 20 octobre 1989.
La décision du Conseil constitutionnel, rendue le 15 janvier 1975.
L’arrêt Jacques Vabre, rendu le 24 mai 1975.

L’arrêt Jacques Vabre, rendu le 24 mai 1975.

Explication

Par l’arrêt Jacques Vabre du 24 mai 1975, la Cour de cassation a reconnu au juge judiciaire le contrôle de conventionnalité des lois. Nicolo concerne le juge administratif et date de 1989.

38. Dans une affaire relevant du juge administratif, quel précédent a reconnu le contrôle de conventionnalité des lois ?

L’arrêt Nicolo de la Cour de cassation, rendu le 20 octobre 1989.
L’arrêt Nicolo du Conseil d’État, rendu le 20 octobre 1989.
L’arrêt Jacques Vabre de la Cour de cassation, rendu le 24 mai 1975.
La décision du Conseil constitutionnel, rendue le 15 janvier 1975.

L’arrêt Nicolo du Conseil d’État, rendu le 20 octobre 1989.

Explication

Le Conseil d’État a reconnu au juge administratif le contrôle de conventionnalité par l’arrêt Nicolo du 20 octobre 1989. Jacques Vabre est le précédent de la Cour de cassation relatif au juge judiciaire.

39. Un juge constate qu’une loi contredit un traité et refuse de l’appliquer dans l’affaire jugée. Quel effet cette décision a-t-elle sur la loi ?

La loi demeure dans l’ordre juridique, mais son application est écartée dans l’affaire.
La loi est suspendue dans toutes les affaires jusqu’à son remplacement.
La loi est modifiée pour la rendre conforme au traité.
La loi est abrogée et cesse de faire partie de l’ordre juridique.

La loi demeure dans l’ordre juridique, mais son application est écartée dans l’affaire.

Explication

Le juge judiciaire ou administratif peut écarter l’application d’une loi contraire à un traité sans l’abroger ni la modifier. Écarter la loi dans un litige ne la fait donc pas disparaître de l’ordre juridique.

40. Une matière ne relève pas du domaine défini par la loi : quel caractère lui attribue l’article 37 de la Constitution ?

Un caractère constitutionnel soumis au Conseil constitutionnel.
Un caractère réglementaire.
Un caractère conventionnel déterminé par les traités.
Un caractère législatif réservé au Parlement.

Un caractère réglementaire.

Explication

L’article 37 attribue un caractère réglementaire aux matières qui ne relèvent pas du domaine de la loi. Cela ne leur confère pas un caractère législatif réservé au Parlement.

41. Dans une pratique invoquée comme coutume, quelle caractéristique correspond à l’élément psychologique ?

La décision d’un juge de rendre la pratique applicable à un litige.
La conviction commune que la pratique est obligatoire.
La publication de la pratique dans un texte adopté par une autorité.
La répétition habituelle de la pratique par plusieurs personnes.

La conviction commune que la pratique est obligatoire.

Explication

L’élément psychologique est la conviction partagée que la pratique est obligatoire, appelée opinio necessitatis. Sa répétition par plusieurs personnes relève de l’élément matériel.

42. Une pratique règle une question que la loi ne traite pas. De quel type de coutume s’agit-il ?

D’une coutume secundum legem.
D’une coutume ayant valeur de règlement d’application.
D’une coutume contra legem.
D’une coutume praeter legem.

D’une coutume praeter legem.

Explication

La coutume praeter legem intervient sur une question non traitée par la loi. La coutume secundum legem complète ou confirme une loi qui y renvoie, tandis que la coutume contra legem s’y oppose.

43. Quelle distinction oppose les sens large et étroit de la jurisprudence ?

Au sens large, elle regroupe les arrêts de principe ; au sens étroit, elle désigne les décisions relatives à une seule affaire.
Au sens large, elle rassemble les décisions de justice ; au sens étroit, elle désigne une solution couramment admise par les juges.
Au sens large, elle désigne les lois interprétées par les juges ; au sens étroit, elle rassemble les règlements judiciaires.
Au sens large, elle désigne une solution couramment admise ; au sens étroit, elle rassemble les décisions de justice.

Au sens large, elle rassemble les décisions de justice ; au sens étroit, elle désigne une solution couramment admise par les juges.

Explication

Au sens large, la jurisprudence comprend l’ensemble des décisions de justice ; au sens étroit, elle correspond à une solution couramment admise sur une question de droit. La distinction ne repose pas sur l’opposition entre lois interprétées et règlements judiciaires.

44. Si la jurisprudence est reconnue comme une source de droit, quelle place occupe-t-elle par rapport à la loi ?

Elle lui est supérieure.
Elle lui est subordonnée.
Elle remplace la loi dans les matières interprétées par les juges.
Elle se situe au même rang qu’elle.

Elle lui est subordonnée.

Explication

La jurisprudence est une source de droit discutée, mais, si elle est reconnue comme telle, elle demeure subordonnée à la loi. Elle ne lui est donc pas supérieure ni substituée.

45. Un juge refuse de trancher une affaire en invoquant le silence ou l’obscurité de la loi. À quelle conséquence s’expose-t-il au titre de l’article 4 du Code civil ?

Sa décision acquiert une autorité générale sur les affaires similaires.
Il peut écarter la loi et renvoyer l’affaire au pouvoir réglementaire.
Il peut être poursuivi pour déni de justice.
Il peut être poursuivi pour avoir rendu un arrêt de règlement.

Il peut être poursuivi pour déni de justice.

Explication

L’article 4 du Code civil prévoit qu’un juge qui refuse de statuer pour cause de silence, d’obscurité ou d’insuffisance de la loi peut être poursuivi pour déni de justice. Rendre un arrêt de règlement relève d’une interdiction distincte prévue par l’article 5.

46. Quelle différence d’autorité distingue un arrêt de règlement d’un arrêt de principe ?

L’arrêt de règlement tranche une affaire particulière, tandis que l’arrêt de principe n’énonce aucune règle générale.
L’arrêt de règlement vise les affaires similaires à venir, tandis que l’arrêt de principe n’a théoriquement d’autorité obligatoire que pour l’affaire jugée.
Les deux arrêts s’imposent aux affaires similaires à venir avec une autorité obligatoire identique.
L’arrêt de principe vise les affaires similaires à venir, tandis que l’arrêt de règlement n’a d’autorité que pour l’affaire jugée.

L’arrêt de règlement vise les affaires similaires à venir, tandis que l’arrêt de principe n’a théoriquement d’autorité obligatoire que pour l’affaire jugée.

Explication

L’arrêt de règlement prétend s’appliquer aux affaires similaires à venir, tandis que l’arrêt de principe n’a théoriquement d’autorité obligatoire que pour l’affaire jugée. L’arrêt de principe peut poser une règle générale, mais cela ne lui confère pas l’autorité obligatoire propre à un arrêt de règlement.

47. Comment le législateur peut-il agir face à une solution jurisprudentielle, et que révèle cette possibilité ?

Il peut la remplacer par une opinion doctrinale, ce qui confère à la doctrine une force équivalente à celle de la loi.
Il peut la modifier uniquement par une décision juridictionnelle, ce qui donne à la jurisprudence une autorité supérieure à la loi.
Il peut la consacrer, mais une solution différente ne peut être adoptée que par les juridictions, ce qui place la loi sous la jurisprudence.
Il peut la consacrer ou lui substituer une solution différente, ce qui montre que la jurisprudence est subordonnée à la loi.

Il peut la consacrer ou lui substituer une solution différente, ce qui montre que la jurisprudence est subordonnée à la loi.

Explication

Le législateur peut reprendre une solution jurisprudentielle ou lui en substituer une autre, ce qui manifeste la subordination de la jurisprudence à la loi. L’idée que la jurisprudence primerait sur la loi inverse ce rapport.

48. Que désigne la doctrine juridique au sens propre ?

L’ensemble des institutions publiques chargées de faire respecter les règles de droit.
L’ensemble des décisions rendues par les juridictions lorsqu’elles appliquent les textes législatifs.
L’ensemble des règles obligatoires adoptées par le législateur pour gouverner les rapports sociaux.
L’ensemble des opinions et prises de position scientifiques formulées par des auteurs dans leurs travaux.

L’ensemble des opinions et prises de position scientifiques formulées par des auteurs dans leurs travaux.

Explication

La doctrine juridique regroupe les opinions et analyses scientifiques formulées par des auteurs, notamment dans des revues et des manuels. Les auteurs eux-mêmes peuvent être désignés par métonymie, mais ce n’est pas le sens propre de la définition.

49. Quel statut juridique caractérise les opinions doctrinales ?

Elles ont force de loi lorsqu’elles proposent une interprétation cohérente d’un texte.
Elles ne sont pas obligatoires et ne constituent donc pas, à ce titre, des règles de droit.
Elles deviennent obligatoires dès qu’elles sont publiées dans une revue juridique reconnue.
Elles s’imposent aux juridictions lorsqu’elles sont formulées par plusieurs auteurs concordants.

Elles ne sont pas obligatoires et ne constituent donc pas, à ce titre, des règles de droit.

Explication

Les opinions doctrinales n’ont pas de caractère obligatoire et ne constituent donc pas des règles de droit pour cette raison. Leur publication ou leur concordance ne leur confère pas la force obligatoire d’une règle.

50. Une personne conteste une décision prise par l’État dans l’exercice de ses prérogatives. Quelle branche du droit porte principalement sur ce rapport juridique vertical ?

Le droit pénal, qui intervient lorsqu’une infraction met en cause un intérêt général.
Le droit civil, qui régit les rapports entre particuliers en l’absence de législation spéciale.
Le droit public, qui gouverne notamment les rapports entre les particuliers et l’État.
Le droit privé, qui gouverne notamment les rapports entre particuliers et collectivités privées.

Le droit public, qui gouverne notamment les rapports entre les particuliers et l’État.

Explication

Le droit public régit notamment les rapports entre les particuliers et l’État, qui sont des rapports juridiques verticaux. Le droit privé concerne principalement les rapports horizontaux entre particuliers ou collectivités privées.

51. Deux collectivités privées concluent un contrat entre elles. Quelle branche du droit correspond principalement à ce rapport horizontal ?

Le droit constitutionnel, qui organise principalement les institutions et les pouvoirs de l’État.
Le droit privé, qui gouverne les rapports entre particuliers et entre collectivités privées.
Le droit public, qui gouverne les rapports entre l’État et les particuliers dans une relation verticale.
Le droit pénal, qui vise à protéger l’intérêt général lorsqu’une infraction est commise.

Le droit privé, qui gouverne les rapports entre particuliers et entre collectivités privées.

Explication

Le droit privé gouverne les rapports entre particuliers et entre collectivités privées, qui sont des rapports horizontaux. Le droit public se caractérise plutôt par l’encadrement des rapports entre l’État et les particuliers.

52. Quelle différence principale distingue les finalités du droit public et du droit privé ?

Le droit public vise principalement l’intérêt général, tandis que le droit privé vise principalement les intérêts individuels.
Le droit public vise principalement les relations contractuelles, tandis que le droit privé vise principalement les infractions.
Le droit public vise principalement les rapports horizontaux, tandis que le droit privé vise principalement les rapports verticaux.
Le droit public vise principalement les intérêts individuels, tandis que le droit privé vise principalement l’intérêt général.

Le droit public vise principalement l’intérêt général, tandis que le droit privé vise principalement les intérêts individuels.

Explication

Le droit public vise principalement la protection de l’intérêt général, tandis que le droit privé protège principalement les intérêts individuels. L’attribution de ces finalités dans l’ordre inverse confond les deux branches.

53. En l’absence de législation spéciale applicable à un rapport entre particuliers, quelle fonction le droit civil remplit-il ?

Il constitue le droit spécial applicable aux rapports entre l’État et les particuliers.
Il constitue le droit pénal applicable à toute atteinte portée aux intérêts individuels.
Il constitue le droit commun applicable aux rapports entre particuliers.
Il constitue le droit public applicable aux relations entre collectivités privées.

Il constitue le droit commun applicable aux rapports entre particuliers.

Explication

Le droit civil constitue le droit commun des rapports entre particuliers, sauf lorsqu’une législation spéciale régit le domaine concerné. Le droit public ne devient pas le droit commun de ces rapports en l’absence de texte spécial.

54. Que signifie interpréter une loi ?

Établir la validité constitutionnelle de chaque règle de droit.
Remplacer une règle de droit par une règle considérée comme plus opportune.
Indiquer le sens de la règle de droit.
Vérifier que les parties ont respecté leurs obligations contractuelles.

Indiquer le sens de la règle de droit.

Explication

Interpréter la loi consiste à indiquer le sens de la règle de droit. Remplacer une règle par une autre relève d’une modification normative, et non de la détermination de son sens.

55. Une règle de droit est claire et son application littérale ne produit pas de résultat absurde. Quelle conduite convient en principe ?

Écarter la règle et lui substituer une solution fondée sur les nécessités contemporaines.
Demander au législateur d’adopter une loi interprétative avant toute application.
Ne pas interpréter la règle et appliquer son sens clair.
Interpréter la règle en recherchant systématiquement des éléments extérieurs au texte.

Ne pas interpréter la règle et appliquer son sens clair.

Explication

Une règle claire ne doit en principe pas être interprétée lorsque son application littérale ne conduit pas à un résultat absurde. Le recours à des éléments extérieurs n’est pas imposé par la seule clarté de la règle.

56. Une règle de droit est obscure. Quelle obligation incombe au juge en vertu de l’article 4 du Code civil ?

Interpréter la règle afin d’en déterminer le sens.
Appliquer les termes de la règle sans en rechercher la signification.
Refuser de statuer jusqu’à ce que le législateur modifie le texte.
Écarter la règle au profit d’une opinion doctrinale jugée pertinente.

Interpréter la règle afin d’en déterminer le sens.

Explication

L’article 4 du Code civil impose au juge d’interpréter une règle de droit obscure. Refuser de statuer en attendant une intervention législative ne répond pas à cette obligation.

57. Quelle opposition distingue la méthode exégétique de la libre recherche scientifique ?

La méthode exégétique s’appuie sur les opinions doctrinales, tandis que la libre recherche s’en tient aux seules décisions juridictionnelles.
La méthode exégétique s’attache aux mots, à la grammaire et à la ponctuation du texte, tandis que la libre recherche peut prendre en compte des éléments extérieurs et les nécessités contemporaines.
La méthode exégétique privilégie les nécessités contemporaines, tandis que la libre recherche se limite aux mots et à la ponctuation du texte.
La méthode exégétique recherche l’intention du juge, tandis que la libre recherche applique les choix du législateur sans égard au contexte.

La méthode exégétique s’attache aux mots, à la grammaire et à la ponctuation du texte, tandis que la libre recherche peut prendre en compte des éléments extérieurs et les nécessités contemporaines.

Explication

La méthode exégétique examine rigoureusement le texte pour rechercher la volonté du législateur, alors que la libre recherche scientifique peut mobiliser des éléments extérieurs et les nécessités contemporaines. L’opposition inverse entre méthode textuelle et prise en compte du contexte confond ces approches.

58. Dans un syllogisme juridique, quels éléments constituent respectivement la majeure et la mineure ?

Les faits concrets constituent la majeure et la règle de droit constitue la mineure.
La conclusion constitue la majeure et la règle de droit constitue la mineure.
La qualification juridique constitue la majeure et la conclusion constitue la mineure.
La règle de droit constitue la majeure et les faits concrets constituent la mineure.

La règle de droit constitue la majeure et les faits concrets constituent la mineure.

Explication

Le raisonnement déduit une conclusion en combinant la règle de droit, majeure, avec les faits concrets, mineure. Inverser ces rôles attribuerait aux faits la fonction de règle générale.

59. Un juge traduit des faits concrets en catégories juridiques générales afin de leur attribuer une étiquette juridique : quelle opération réalise-t-il ?

Il applique le syllogisme juridique aux faits déjà établis.
Il formule la conclusion à partir de la règle et des faits.
Il détermine la règle applicable sans classer les faits.
Il procède à une qualification juridique des faits.

Il procède à une qualification juridique des faits.

Explication

La qualification juridique consiste à faire entrer les faits concrets dans des catégories juridiques générales. Le syllogisme, qui constitue le distracteur le plus proche, applique ensuite une règle aux faits qualifiés.

60. En principe, quel est le champ territorial et personnel d’application de la loi française ?

Elle s’applique aux personnes françaises partout dans le monde, mais pas aux personnes étrangères.
Elle s’applique aux personnes étrangères sur tout le territoire, mais pas aux personnes françaises.
Elle s’applique sur tout le territoire de la République aux personnes françaises et étrangères.
Elle s’applique sur tout le territoire de la République aux seules personnes françaises.

Elle s’applique sur tout le territoire de la République aux personnes françaises et étrangères.

Explication

Le principe est l’application de la loi française sur l’ensemble du territoire de la République, aux personnes françaises comme étrangères. Réserver son application aux seuls citoyens français confond le champ personnel de la loi avec la nationalité.

61. En l’absence de disposition particulière, à quel moment une loi entre-t-elle en vigueur ?

Le lendemain de sa publication au Journal officiel.
Le jour même de sa publication au Journal officiel.
À la date de son adoption par le Parlement.
Une semaine après sa publication au Journal officiel.

Le lendemain de sa publication au Journal officiel.

Explication

La règle ordinaire prévoit l’entrée en vigueur le lendemain de la publication au Journal officiel. La publication ne signifie donc pas, à elle seule, que la loi entre en vigueur le même jour.

62. Une loi nouvelle incompatible avec une loi ancienne est adoptée, sans qu’elle indique explicitement supprimer cette dernière : quel type d’abrogation en résulte ?

Une abrogation expresse, résultant d’une déclaration explicite dans la loi nouvelle.
Une abrogation tacite, résultant de la contradiction entre les deux lois.
Une codification, qui rassemble les deux lois sans modifier leur portée.
Une suspension temporaire, laissant les deux lois applicables ensemble.

Une abrogation tacite, résultant de la contradiction entre les deux lois.

Explication

L’abrogation tacite découle de l’adoption d’une loi nouvelle contradictoire avec la loi ancienne. L’abrogation expresse supposerait au contraire que la suppression soit explicitement énoncée.

63. Quel principe l’article 2 du Code civil pose-t-il quant aux effets temporels de la loi ?

La loi s’applique aux faits passés dès sa publication.
La loi s’applique aux faits passés et futurs de la même manière.
La loi ne rétroagit pas et ne dispose que pour l’avenir.
La loi ne s’applique qu’aux faits antérieurs à son entrée en vigueur.

La loi ne rétroagit pas et ne dispose que pour l’avenir.

Explication

L’article 2 du Code civil pose la non-rétroactivité de la loi et prévoit qu’elle ne dispose que pour l’avenir. Appliquer une loi nouvelle aux faits passés inverserait ce principe.

64. Pourquoi la jurisprudence est-elle naturellement rétroactive ?

Parce que le juge rend sa décision avant que les faits concernés ne surviennent.
Parce que le juge statue sur des faits qui se sont produits avant sa décision.
Parce que les parties peuvent choisir la date à laquelle la décision prendra effet.
Parce que toute décision judiciaire modifie rétroactivement le texte de la loi.

Parce que le juge statue sur des faits qui se sont produits avant sa décision.

Explication

La rétroactivité naturelle de la jurisprudence vient du fait que le juge tranche un litige portant sur des faits antérieurs à sa décision. Elle ne signifie pas que le juge modifie rétroactivement le texte législatif.

65. Comment s’applique dans le temps un revirement de jurisprudence selon qu’il est prévisible ou imprévisible ?

Le revirement prévisible s’applique rétroactivement, tandis que l’imprévisible ne vaut que pour l’avenir.
Les deux types de revirement ne valent que pour l’avenir.
Les deux types de revirement s’appliquent rétroactivement aux faits antérieurs.
Le revirement imprévisible s’applique rétroactivement, tandis que le prévisible ne vaut que pour l’avenir.

Le revirement prévisible s’applique rétroactivement, tandis que l’imprévisible ne vaut que pour l’avenir.

Explication

Un revirement prévisible s’applique rétroactivement, alors qu’un revirement imprévisible ne vaut que pour l’avenir. La règle inverse le rapport entre prévisibilité et rétroactivité.

66. Lorsqu’un traité nécessite une autorisation législative avant sa ratification, qui procède à cette ratification ?

Le ministre des Affaires étrangères, après un vote du Parlement sur le traité
Le président de la République, après l’adoption de la loi d’autorisation par le Parlement
Le Parlement, après la signature du traité par le président de la République
Le gouvernement, après l’approbation du traité par le Conseil constitutionnel

Le président de la République, après l’adoption de la loi d’autorisation par le Parlement

Explication

La ratification relève du président de la République, précédée, lorsque cela est prévu, d’une loi d’autorisation adoptée par le Parlement. Le Parlement autorise alors la ratification, mais ne procède pas lui-même à celle-ci.

67. Quel traité a transformé le traité instituant la Communauté européenne en traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) ?

Le traité de Maastricht de 1992
Le traité de Nice de 2001
Le traité de Lisbonne de 2007
Le traité d’Amsterdam de 1997

Le traité de Lisbonne de 2007

Explication

Le traité de Lisbonne, conclu en 2007, a modifié le traité instituant la Communauté européenne, devenu le TFUE. Le traité de Maastricht a marqué une étape majeure de l’intégration européenne, mais il n’est pas à l’origine de cette transformation.

68. Une matière n’étant pas réservée à la loi, quelle caractéristique distingue le règlement autonome du règlement d’application ?

Il fixe les grands principes d’une matière et possède une valeur législative
Il complète une loi en lui étant supérieur dans la hiérarchie des normes
Il intervient sans dépendre d’une loi, tout en ayant une valeur infralégislative
Il précise les règles découlant d’une loi, tout en ayant une valeur infralégislative

Il intervient sans dépendre d’une loi, tout en ayant une valeur infralégislative

Explication

Le règlement autonome intervient dans une matière qui ne relève pas de la loi et conserve une valeur infralégislative. Le règlement d’application précise les règles découlant d’une loi et lui est inférieur.

69. Quelle règle distingue l’application de la loi en Alsace-Moselle de celle en Nouvelle-Calédonie ?

En Alsace-Moselle, la coutume locale régit les personnes de statut civil coutumier ; en Nouvelle-Calédonie, la loi de 1905 ne s’applique pas.
En Alsace-Moselle, la loi de 1905 ne s’applique pas ; en Nouvelle-Calédonie, la coutume kanak régit les personnes relevant du statut civil coutumier.
Dans les deux territoires, la loi de 1905 s’applique, mais la coutume kanak détermine le statut civil des personnes concernées.
Dans les deux territoires, la loi de 1905 est écartée au profit d’une même coutume locale applicable à toute la population.

En Alsace-Moselle, la loi de 1905 ne s’applique pas ; en Nouvelle-Calédonie, la coutume kanak régit les personnes relevant du statut civil coutumier.

Explication

Ces deux territoires connaissent des régimes locaux distincts : la loi de 1905 est écartée en Alsace-Moselle, tandis que la coutume kanak concerne les personnes de statut civil coutumier en Nouvelle-Calédonie. L’inversion des règles attribue à chaque territoire le régime propre à l’autre.

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Quel est l’objet du droit ?

Réglementer les relations sociales.

Quelle est la portée du droit dans la vie en société ?

Il est omniprésent.

Qu’est-ce que le droit objectif ?

L’ensemble des règles générales imposées aux membres de la société pour régir leur conduite.

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