QCM : Sources et application du droit (64 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond au droit objectif ?

L’ensemble des règles de conduite édictées et sanctionnées qui s’imposent aux membres de la société.
L’ensemble des décisions individuelles prises par les autorités à l’égard de certaines personnes.
L’ensemble des prérogatives qu’une personne peut revendiquer et opposer aux autres.
L’ensemble des usages sociaux dépourvus de sanction et laissés au choix des individus.

L’ensemble des règles de conduite édictées et sanctionnées qui s’imposent aux membres de la société.

Explication

Le droit objectif rassemble des règles de conduite socialement édictées et sanctionnées qui s’imposent aux membres de la société. Les prérogatives qu’une personne peut revendiquer relèvent plutôt des droits subjectifs.

2. Quelle distinction permet de différencier le droit objectif des droits subjectifs ?

Le droit objectif regroupe les règles générales, tandis que les droits subjectifs sont des prérogatives propres à une personne.
Le droit objectif rassemble les règles facultatives, tandis que les droits subjectifs sont les usages communs à une catégorie.
Le droit objectif désigne les sanctions judiciaires, tandis que les droits subjectifs sont les obligations imposées par l’État.
Le droit objectif regroupe les décisions individuelles, tandis que les droits subjectifs sont les règles imposées à toute la société.

Le droit objectif regroupe les règles générales, tandis que les droits subjectifs sont des prérogatives propres à une personne.

Explication

Le droit objectif désigne les règles générales applicables à la société, alors que les droits subjectifs sont des prérogatives propres à une personne. Les droits subjectifs ne sont pas les règles générales imposées à tous.

3. Un règlement fixe des obligations pour tous les membres d’une profession déterminée : pourquoi peut-il s’agir d’une règle générale ?

Parce qu’il ne s’applique qu’aux membres qui acceptent individuellement ses obligations.
Parce qu’il nomme une personne précise par décret et lui attribue une fonction particulière.
Parce qu’il concerne chaque personne de la population, qu’elle appartienne ou non à cette profession.
Parce qu’il s’applique de la même manière à tous les membres de la catégorie visée.

Parce qu’il s’applique de la même manière à tous les membres de la catégorie visée.

Explication

Une règle peut être générale tout en visant une catégorie : elle s’applique alors à tous les membres concernés. Une nomination individuelle par décret vise une personne précise et ne constitue pas une règle générale.

4. Quelles formes peut prendre la règle de droit à l’égard d’un comportement ?

Elle peut interdire un comportement, en imposer un ou le laisser permis.
Elle peut sanctionner un comportement, le rendre privé ou le soumettre à un juge.
Elle peut autoriser un comportement, le transformer en contrat ou le déclarer inconstitutionnel.
Elle peut définir un comportement, le réserver à l’État ou le rendre rétroactif.

Elle peut interdire un comportement, en imposer un ou le laisser permis.

Explication

La règle de droit peut interdire une conduite, ordonner ou imposer une conduite, ou laisser celle-ci permise. La rétroactivité et la réservation d’un comportement à l’État ne sont pas les trois formes indiquées.

5. Quel partage distingue les compétences des ordres judiciaire et administratif ?

L’ordre judiciaire contrôle les décisions des administrations, tandis que l’ordre administratif tranche les litiges commerciaux et du travail.
L’ordre judiciaire traite notamment des litiges civils et pénaux, tandis que l’ordre administratif connaît des litiges administratifs.
L’ordre judiciaire traite des litiges constitutionnels, tandis que l’ordre administratif connaît des litiges entre entreprises privées.
L’ordre judiciaire traite des litiges entre particuliers et administration, tandis que l’ordre administratif connaît des litiges civils et pénaux.

L’ordre judiciaire traite notamment des litiges civils et pénaux, tandis que l’ordre administratif connaît des litiges administratifs.

Explication

L’ordre judiciaire traite notamment les litiges civils, pénaux, commerciaux et du travail ; l’ordre administratif traite les litiges administratifs, notamment ceux opposant un particulier à l’administration. Les litiges entre particuliers et administration ne relèvent donc pas, en règle générale, de l’ordre judiciaire.

6. Que fait le tribunal judiciaire lorsqu’il statue au premier degré ?

Il réexamine une décision déjà rendue, puis prononce un arrêt confirmatif ou infirmatif.
Il vérifie la conformité d’une loi à la Constitution, puis rend une décision constitutionnelle.
Il examine les faits et le droit, puis rend un jugement de première instance.
Il contrôle l’application du droit sans réexaminer les faits, puis rend un arrêt de cassation.

Il examine les faits et le droit, puis rend un jugement de première instance.

Explication

Au premier degré, le tribunal judiciaire examine à la fois les faits et le droit avant de rendre un jugement de première instance. Le contrôle sans réexamen des faits correspond à la fonction de la Cour de cassation.

7. Une décision est rendue en premier et dernier ressort : quel recours ordinaire ne peut pas être exercé contre elle ?

Le pourvoi en cassation, car cette décision échappe au contrôle de l’application du droit.
L’appel, car cette décision n’est pas susceptible d’un nouvel examen par une cour d’appel.
La contestation des faits, car ceux-ci ne peuvent pas être discutés après le premier jugement.
La demande de renvoi, car la décision ne peut pas être examinée par une autre juridiction.

L’appel, car cette décision n’est pas susceptible d’un nouvel examen par une cour d’appel.

Explication

Un jugement rendu en premier et dernier ressort ne peut pas faire l’objet d’un appel. Cela ne signifie pas pour autant qu’un pourvoi en cassation est exclu, puisqu’il porte sur l’application du droit.

8. La cour d’appel modifie la solution retenue en première instance : comment qualifie-t-on son arrêt ?

Un arrêt de cassation, parce que la cour contrôle l’application du droit sans réexaminer les faits.
Un arrêt confirmatif, parce que la cour maintient la décision initiale.
Un jugement de première instance, parce que la cour statue pour la première fois sur le litige.
Un arrêt infirmatif, parce que la cour modifie la solution initiale.

Un arrêt infirmatif, parce que la cour modifie la solution initiale.

Explication

La cour d’appel rend un arrêt infirmatif lorsqu’elle modifie la solution de première instance. Un arrêt confirmatif correspond au contraire au maintien de cette solution.

9. Quelle affirmation décrit correctement la Constitution de la Ve République ?

Adoptée en 1789, elle énonce notamment les droits et libertés de la République actuelle.
Adoptée le 4 octobre 1958, elle organise notamment les compétences des institutions de l’Union européenne.
Adoptée le 4 octobre 1958, elle organise notamment l’exercice des pouvoirs publics.
Adoptée en 1946, elle organise notamment l’exercice des pouvoirs publics de la Ve République.

Adoptée le 4 octobre 1958, elle organise notamment l’exercice des pouvoirs publics.

Explication

La Constitution de la Ve République a été adoptée le 4 octobre 1958 et organise notamment l’exercice des pouvoirs publics. Le préambule de 1946 et la déclaration de 1789 sont des textes distincts, intégrés au bloc de constitutionnalité.

10. Un traité international est contraire à la Constitution française : que faut-il faire pour pouvoir le ratifier ?

Adopter une loi avant la ratification, car les traités ont une valeur supérieure à la Constitution.
Ratifier le traité d’abord, car les engagements internationaux priment sur la Constitution.
Faire transposer le traité par les États membres, car il relève du droit dérivé de l’Union.
Réviser la Constitution avant la ratification, car les traités lui sont inférieurs.

Réviser la Constitution avant la ratification, car les traités lui sont inférieurs.

Explication

Un traité contraire à la Constitution ne peut être ratifié qu’après une révision constitutionnelle, car sa valeur est inférieure à celle de la Constitution. Une loi ne suffit pas à modifier cette hiérarchie des normes.

11. Un État membre doit mettre en œuvre une directive européenne : quelle démarche distingue cette norme d’un règlement européen ?

Adopter le règlement dans le droit national, contrairement à la directive qui entre en vigueur directement.
Appliquer directement la directive, contrairement au règlement qui exige une transposition nationale.
Transposer la directive dans le droit national, contrairement au règlement qui s’applique directement.
Ratifier la directive après révision constitutionnelle, contrairement au règlement adopté par les institutions.

Transposer la directive dans le droit national, contrairement au règlement qui s’applique directement.

Explication

Les directives européennes doivent être transposées par les États membres, tandis que les règlements s’appliquent directement sans transposition. L’application directe caractérise donc le règlement, et non la directive.

12. Comment le droit de l’Union européenne se situe-t-il dans la hiérarchie des normes françaises ?

Il est supérieur aux lois françaises, mais inférieur à la Constitution française.
Il est inférieur aux lois françaises, mais supérieur aux règlements nationaux.
Il est supérieur à la Constitution française, mais inférieur aux traités internationaux.
Il a la même valeur que les lois françaises, mais reste inférieur aux actes administratifs.

Il est supérieur aux lois françaises, mais inférieur à la Constitution française.

Explication

Le droit de l’Union européenne prévaut sur les lois françaises, mais demeure inférieur à la Constitution française. Il n’a donc pas de valeur supérieure à la Constitution.

13. Quelle différence distingue la loi au sens large de la loi au sens formel ?

La première désigne l’ensemble du droit écrit, tandis que la seconde désigne un acte voté par le Parlement.
La première désigne un acte voté par le Parlement, tandis que la seconde désigne l’ensemble du droit écrit.
La première désigne les décisions de justice, tandis que la seconde désigne les textes publiés au Journal officiel.
La première désigne les règles réglementaires, tandis que la seconde désigne les règles issues de la coutume.

La première désigne l’ensemble du droit écrit, tandis que la seconde désigne un acte voté par le Parlement.

Explication

Au sens large, la loi recouvre l’ensemble du droit écrit ; au sens formel, elle correspond à un acte voté par le Parlement. La confusion consiste à inverser ces deux définitions.

14. Comment l’article 34 de la Constitution délimite-t-il le domaine de la loi ?

Il permet à la loi de fixer toutes les règles dans certaines matières et les principes fondamentaux dans d’autres.
Il permet à la loi de fixer les principes fondamentaux dans toutes les matières et les règles détaillées dans d’autres.
Il réserve au Parlement les règles détaillées dans toutes les matières relevant de la loi.
Il autorise la loi à fixer toutes les règles dans chaque matière relevant de son domaine.

Il permet à la loi de fixer toutes les règles dans certaines matières et les principes fondamentaux dans d’autres.

Explication

L’article 34 prévoit une compétence pleine dans certaines matières et une compétence limitée aux principes fondamentaux dans d’autres. L’idée que la loi fixe toutes les règles dans chaque matière méconnaît cette distinction.

15. Une loi déjà promulguée est contestée au regard de la Constitution au moyen d’une QPC : de quel contrôle s’agit-il ?

D’un contrôle parlementaire, exercé pendant l’élaboration de la loi.
D’un contrôle a posteriori, exercé après la promulgation de la loi.
D’un contrôle de conventionnalité, exercé avant le vote de la loi.
D’un contrôle a priori, exercé avant la promulgation de la loi.

D’un contrôle a posteriori, exercé après la promulgation de la loi.

Explication

La QPC permet de vérifier la constitutionnalité d’une loi déjà promulguée : il s’agit donc d’un contrôle a posteriori. Le contrôle a priori intervient avant la promulgation.

16. Que peut faire un juge lorsqu’une loi est contraire à un traité dans le cadre du contrôle de conventionnalité ?

Suspendre la promulgation de la loi jusqu’à sa mise en conformité.
Annuler le traité et appliquer la loi dans le litige.
Abroger la loi et la remplacer par une règle conforme au traité.
Écarter l’application de la loi dans le litige, sans l’abroger.

Écarter l’application de la loi dans le litige, sans l’abroger.

Explication

Le juge peut écarter l’application d’une loi incompatible avec un traité, mais il n’a pas le pouvoir de l’abroger. L’abrogation de la loi excède donc l’effet du contrôle de conventionnalité.

17. Quelle règle l’article 37 de la Constitution pose-t-il quant aux matières qui ne relèvent pas du domaine de la loi ?

Elles ont un caractère réglementaire.
Elles ont un caractère législatif.
Elles relèvent nécessairement de la coutume.
Elles sont exclues de toute compétence normative.

Elles ont un caractère réglementaire.

Explication

L’article 37 attribue un caractère réglementaire aux matières qui ne relèvent pas du domaine de la loi. C’est l’article 34, et non l’article 37, qui délimite le domaine législatif.

18. Quel élément psychologique, en plus d’une pratique répétée, caractérise la coutume ?

La conviction commune que la pratique est obligatoire.
La preuve écrite que le législateur a approuvé la pratique.
La décision d’un juge de reprendre une pratique dans un jugement.
La volonté individuelle de suivre une pratique avantageuse.

La conviction commune que la pratique est obligatoire.

Explication

L’opinio necessitatis est la conviction commune qu’une pratique répétée possède un caractère obligatoire. Une décision judiciaire peut reconnaître une pratique, mais ne constitue pas l’élément psychologique qui définit la coutume.

19. Une pratique juridique existe sans que la loi la mentionne et ne contredit aucune disposition légale : comment qualifier cette coutume ?

Une coutume praeter legem.
Un règlement d’application.
Une coutume secundum legem.
Une coutume contraire à la loi.

Une coutume praeter legem.

Explication

La coutume praeter legem se développe sans renvoi de la loi et sans conflit avec elle. La coutume secundum legem suppose, au contraire, que la loi renvoie expressément à la coutume.

20. Que désigne la jurisprudence en droit ?

L’ensemble des lois votées par le Parlement ou une règle générale adoptée par le gouvernement.
L’ensemble des décisions de justice ou une solution couramment admise par les juges sur une même question.
Les usages répétés par les citoyens et reconnus comme obligatoires par l’opinion commune.
Une décision isolée qui s’impose à tous les juges sur toute question de droit.

L’ensemble des décisions de justice ou une solution couramment admise par les juges sur une même question.

Explication

La jurisprudence peut désigner toutes les décisions de justice ou la solution couramment admise par les juges à propos d’une même question. Une décision isolée n’a pas, à elle seule, une autorité obligatoire générale.

21. Un juge est saisi d’un litige, mais la loi est obscure et insuffisante : quelle obligation découle de l’article 4 du Code civil ?

Il doit statuer, car refuser de le faire sous ce prétexte constituerait un déni de justice.
Il doit suspendre le litige jusqu’à ce que le Parlement complète la loi.
Il doit renvoyer l’affaire au pouvoir réglementaire afin qu’il précise la loi.
Il doit écarter le litige sans décision dès lors que la loi manque de clarté.

Il doit statuer, car refuser de le faire sous ce prétexte constituerait un déni de justice.

Explication

L’article 4 interdit au juge de refuser de statuer en raison du silence, de l’obscurité ou de l’insuffisance de la loi. Attendre que le Parlement intervienne ne dispense donc pas le juge de trancher le litige.

22. Quelle caractéristique décrit un arrêt de principe au regard de son autorité obligatoire ?

Il tranche un litige concret sans énoncer de règle générale, mais lie l’ensemble des juridictions.
Il énonce une règle générale et abstraite qui s’impose obligatoirement dans toutes les affaires ultérieures.
Il propose une interprétation consultative qui ne tranche pas l’affaire soumise au juge.
Il énonce une règle générale et abstraite, mais son autorité obligatoire reste limitée à l’affaire jugée.

Il énonce une règle générale et abstraite, mais son autorité obligatoire reste limitée à l’affaire jugée.

Explication

Un arrêt de principe énonce une règle générale et abstraite dans un attendu de principe, mais son autorité obligatoire se limite à l’affaire jugée. La portée générale de la règle formulée ne rend pas l’arrêt obligatoire dans tous les litiges futurs.

23. Comment le législateur peut-il intervenir à l’égard d’une solution élaborée par la jurisprudence ?

Il peut transformer la décision judiciaire en règlement autonome.
Il peut empêcher les juges de statuer sur les litiges auxquels elle s’applique.
Il peut la rendre obligatoire pour toutes les affaires sans modifier la loi.
Il peut l’inscrire dans la loi ou lui substituer une solution différente.

Il peut l’inscrire dans la loi ou lui substituer une solution différente.

Explication

Le législateur peut consacrer une solution jurisprudentielle dans la loi ou choisir une solution différente, ce qui illustre la subordination de la jurisprudence à la loi. La jurisprudence ne devient pas automatiquement obligatoire dans toutes les affaires ultérieures.

24. Que désigne la doctrine en droit ?

L’ensemble des décisions rendues par les juridictions dans les litiges
L’ensemble des règles obligatoires adoptées par les pouvoirs publics
L’ensemble des principes qui organisent une matière juridique
L’ensemble des opinions exprimées par des auteurs dans leurs travaux scientifiques

L’ensemble des opinions exprimées par des auteurs dans leurs travaux scientifiques

Explication

La doctrine juridique rassemble les opinions et prises de position des auteurs dans leurs travaux scientifiques, notamment les revues et les manuels. L’expression peut aussi désigner des principes organisant une matière dans son sens courant, mais ce n’est pas sa définition juridique ici.

25. Quelle est la portée juridique des opinions exprimées par la doctrine ?

Elles éclairent le droit sans constituer des règles obligatoires
Elles s’imposent aux juges comme les dispositions législatives
Elles lient les particuliers lorsqu’elles sont largement approuvées
Elles deviennent obligatoires dès qu’elles sont publiées dans un manuel

Elles éclairent le droit sans constituer des règles obligatoires

Explication

Les opinions doctrinales ne sont pas des règles obligatoires et ne constituent donc pas une source obligatoire du droit. Contrairement à une règle de droit, leur publication ou leur approbation ne leur confère pas un caractère contraignant.

26. Une règle encadre les rapports entre un particulier et l’État afin de protéger l’intérêt général : de quelle branche relève-t-elle principalement ?

Du droit privé
Du droit public
Du droit commercial
Du droit civil

Du droit public

Explication

Le droit public gouverne notamment les rapports entre les particuliers et l’État et vise la protection de l’intérêt général. Le droit privé concerne principalement les rapports entre particuliers et la protection de leurs intérêts privés.

27. Après un accident de voiture causé par une vitesse excessive, quelle analyse montre que plusieurs branches du droit peuvent s’appliquer à une même situation ?

Le droit privé écarte toute sanction et le droit constitutionnel fixe le montant des dommages
Le droit public règle l’indemnisation privée et le droit commercial sanctionne l’infraction
Le droit pénal traite la réparation et le droit civil sanctionne la vitesse excessive
Le droit pénal peut sanctionner la conduite et la responsabilité civile réparer les dommages

Le droit pénal peut sanctionner la conduite et la responsabilité civile réparer les dommages

Explication

Un accident lié à une vitesse excessive peut relever du droit pénal, tandis que la responsabilité civile délictuelle peut servir à réparer les dommages. Réduire la réparation à la matière pénale confond ces deux fonctions juridiques.

28. Quel est l’objet de l’interprétation juridique ?

Indiquer le sens de la règle de droit
Déterminer les faits à l’origine d’un litige
Créer une règle nouvelle en remplacement de la loi
Évaluer les conséquences économiques d’un jugement

Indiquer le sens de la règle de droit

Explication

Interpréter consiste à indiquer le sens de la règle de droit. L’établissement des faits relève d’une autre étape du raisonnement et ne définit pas l’interprétation.

29. Un juge examine une loi dont la formulation est obscure : quelle conduite le principe applicable lui impose-t-il ?

Appliquer la loi comme si son sens était parfaitement clair
Écarter la loi et statuer uniquement selon l’équité
Interpréter la loi, conformément à l’article 4 du Code civil
Demander au législateur de trancher le litige à sa place

Interpréter la loi, conformément à l’article 4 du Code civil

Explication

Lorsque la loi est obscure, le juge doit l’interpréter, conformément à l’article 4 du Code civil. L’application telle quelle correspond en principe au cas où la loi est claire.

30. Un juge s’appuie sur des arguments sociologiques et économiques pour répondre aux besoins du moment malgré les limites du texte : quelle méthode suit-il ?

La méthode historique limitée aux travaux préparatoires
La méthode exégétique fondée sur l’examen littéral du texte
La libre recherche scientifique proposée par François Jény
Le syllogisme juridique fondé sur une règle et des faits

La libre recherche scientifique proposée par François Jény

Explication

La libre recherche scientifique, proposée par François Jény, permet au juge de dépasser le texte et de mobiliser notamment des arguments sociologiques ou économiques. La méthode exégétique privilégie plutôt l’étude du texte et l’intention de son auteur.

31. Dans un syllogisme juridique, comment les faits particuliers interviennent-ils dans le raisonnement ?

Ils constituent la mineure, confrontée à la règle générale qui forme la majeure
Ils remplacent la conclusion, qui correspond à la règle générale
Ils forment la conclusion, tandis que la majeure correspond au jugement rendu
Ils constituent la majeure, tandis que la règle générale forme la mineure

Ils constituent la mineure, confrontée à la règle générale qui forme la majeure

Explication

Dans le syllogisme juridique, les faits particuliers forment la mineure et la règle générale constitue la majeure, dont on déduit une conclusion. Inverser majeure et mineure revient à confondre la règle applicable avec les faits du cas.

32. En l’absence de règle particulière, à quel moment une loi entre-t-elle en vigueur après sa publication au Journal officiel ?

Le lendemain de sa publication
Un mois après sa publication
À la date de la première mesure d’application
Le jour de sa publication dans tous les cas

Le lendemain de sa publication

Explication

Le principe fixé par l’article 1er du Code civil est une entrée en vigueur le lendemain de la publication, sous réserve d’exceptions. L’entrée en vigueur le jour même peut notamment être prévue en cas d’urgence, mais ce n’est pas la règle générale.

33. Une loi nouvelle contredit une loi antérieure sans la supprimer expressément : comment qualifier l’abrogation de la loi antérieure ?

D’implicite, car la contradiction résulte de la loi nouvelle
De différée, car la loi antérieure reste en vigueur jusqu’à un texte spécial
D’explicite, car toute loi nouvelle supprime les règles incompatibles
De rétroactive, car la loi nouvelle remplace la loi antérieure pour le passé

D’implicite, car la contradiction résulte de la loi nouvelle

Explication

L’abrogation est implicite lorsqu’une loi nouvelle contredit une loi antérieure sans la supprimer expressément. Elle serait explicite si le législateur avait formulé expressément la suppression.

34. Quel principe l’article 2 du Code civil pose-t-il pour l’application des lois dans le temps ?

La loi nouvelle régit les faits passés dès sa publication
La loi ancienne continue de régir toutes les situations en cours
La loi s’applique aux faits passés lorsqu’elle est plus récente
La loi s’applique pour l’avenir et n’est en principe pas rétroactive

La loi s’applique pour l’avenir et n’est en principe pas rétroactive

Explication

L’article 2 du Code civil pose le principe de non-rétroactivité et prévoit que la loi régit l’avenir. L’ancienneté d’une loi nouvelle ne suffit donc pas à lui faire régir des faits passés.

35. Une loi entre en vigueur alors qu’une situation juridique a commencé sous l’ancienne loi et produit encore des effets : à quoi la loi nouvelle s’applique-t-elle ?

À tous les effets déjà produits par cette situation avant son entrée en vigueur
Aux seules situations entièrement achevées avant son entrée en vigueur
Aux effets futurs de cette situation, ainsi qu’aux situations postérieures
Aux effets futurs uniquement si la situation a été créée par la loi nouvelle

Aux effets futurs de cette situation, ainsi qu’aux situations postérieures

Explication

La loi nouvelle régit les situations juridiques postérieures à son entrée en vigueur et les effets futurs de situations antérieures. Elle ne remet pas en cause, par ce principe, les effets déjà produits avant son entrée en vigueur.

36. Comment Lecornu définit-il les droits subjectifs ?

Des sanctions prononcées par l’État contre les titulaires de droits
Des biens matériels qu’une personne peut utiliser dans son intérêt
Des prérogatives individuelles reconnues et sanctionnées par le droit objectif
Un ensemble de règles générales qui organisent la vie collective

Des prérogatives individuelles reconnues et sanctionnées par le droit objectif

Explication

Pour Lecornu, les droits subjectifs sont des prérogatives individuelles reconnues et sanctionnées par le droit objectif, permettant à leur titulaire d’agir, d’exiger ou d’interdire. L’ensemble des règles qui les reconnaît et les sanctionne correspond au droit objectif, et non aux droits subjectifs.

37. Un titulaire utilise un droit subjectif de manière abusive : quel rôle le droit objectif peut-il jouer ?

Faire disparaître toute règle applicable à la situation
Garantir l’exercice du droit sans tenir compte de ses limites
Limiter l’exercice de ce droit et sanctionner l’abus
Transformer automatiquement ce droit en droit de propriété

Limiter l’exercice de ce droit et sanctionner l’abus

Explication

Le droit objectif peut encadrer l’exercice des droits subjectifs et sanctionner leur usage abusif. Il ne garantit donc pas un exercice sans limites, contrairement à une conception qui ferait abstraction de ces règles.

38. Laquelle de ces propositions distingue correctement le titulaire d’un droit subjectif de son objet ?

Un bien peut être titulaire ; une personne physique est un objet de droit
Une personne physique peut être titulaire ; une personne morale est un objet de droit
Une personne physique ou morale peut être titulaire ; un bien est un objet de droit
Toute personne et tout bien peuvent être titulaires au même titre

Une personne physique ou morale peut être titulaire ; un bien est un objet de droit

Explication

Les personnes physiques et morales peuvent détenir des droits subjectifs, tandis que les biens sont des objets de droits. La proposition qui attribue la titularité à un bien confond donc l’objet du droit avec son titulaire.

39. À quelles conditions une personne physique acquiert-elle la personnalité juridique à la naissance ?

Elle doit naître viable, même si elle n’a pas vécu après sa naissance
Elle doit naître vivante, quelle que soit sa capacité à survivre
Elle doit naître vivante et viable, avec la capacité de survivre
Elle doit être conçue et avoir été déclarée avant la naissance

Elle doit naître vivante et viable, avec la capacité de survivre

Explication

L’acquisition de la personnalité juridique exige une naissance vivante et viable : l’enfant doit notamment avoir respiré et disposer de la capacité à survivre. Une naissance vivante à elle seule ne suffit donc pas si la condition de viabilité manque.

40. En l’absence de jugement ayant constaté la présomption d’absence, quand la déclaration d’absence peut-elle être prononcée ?

Vingt ans après le jugement de présomption d’absence
Dix ans après la disparition, quelle que soit la procédure engagée
Vingt ans après les dernières nouvelles
Dix ans après les dernières nouvelles

Vingt ans après les dernières nouvelles

Explication

À défaut de jugement constatant la présomption d’absence, le délai est de vingt ans à compter des dernières nouvelles. Le délai de dix ans s’applique après un tel jugement, et non à compter des dernières nouvelles.

41. Que se passe-t-il après la transcription de la déclaration d’absence sur les registres des décès ?

La personne acquiert un statut provisoire sans effet sur son mariage
La personne est traitée comme morte et son mariage est dissous si elle était mariée
La personne est présumée vivante et son mariage est suspendu
La personne est déclarée décédée dès la demande adressée au tribunal

La personne est traitée comme morte et son mariage est dissous si elle était mariée

Explication

La déclaration d’absence est demandée au tribunal judiciaire puis transcrite sur les registres des décès ; à compter de cette transcription, la personne est traitée comme morte et son mariage est dissous si elle était mariée. Ces effets ne découlent pas du simple dépôt de la demande.

42. Quelle situation relève de la disparition au sens de l’article 88 du Code civil ?

Une personne est retrouvée après une disparition sans risque connu pour sa vie
Une personne cesse de donner des nouvelles sans circonstance mettant sa vie en danger
Une personne disparaît dans des circonstances dangereuses pour sa vie et son corps n’est pas retrouvé
Une personne quitte son domicile et laisse des informations sur sa destination

Une personne disparaît dans des circonstances dangereuses pour sa vie et son corps n’est pas retrouvé

Explication

La disparition visée par l’article 88 suppose des circonstances de nature à mettre la vie de la personne en danger et l’absence de découverte de son corps. Une simple absence de nouvelles, sans circonstances dangereuses, ne répond pas à cette définition.

43. Après une disparition répondant aux conditions de l’article 88, que prévoit la procédure avant le jugement déclaratif de décès ?

Une transcription sur les registres des décès précède le jugement
Une enquête précède le jugement rendu par le tribunal judiciaire
Un certificat de décès est établi avant toute enquête judiciaire
Une déclaration d’absence remplace l’enquête et le jugement

Une enquête précède le jugement rendu par le tribunal judiciaire

Explication

Une enquête précède le jugement déclaratif de décès prononcé par le tribunal judiciaire dans les cas de disparition concernés. La transcription liée à la déclaration d’absence appartient à une procédure distincte.

44. Qu’est-ce qui caractérise une personne morale par rapport aux membres qui la composent ?

Elle réunit ses membres sans patrimoine distinct et agit en justice en leur nom personnel.
Elle constitue une entité distincte, mais ses contrats et ses biens appartiennent directement à ses représentants.
Elle représente ses membres dans les contrats, sans pouvoir agir en justice en son propre nom.
Elle constitue une entité distincte, dotée d’un patrimoine propre et agissant par ses représentants physiques.

Elle constitue une entité distincte, dotée d’un patrimoine propre et agissant par ses représentants physiques.

Explication

La personne morale est reconnue comme une entité distincte de ses membres et peut avoir un patrimoine propre, contracter et agir en justice par l’intermédiaire de représentants physiques. À la différence de l’option qui lui refuse une action en justice en son nom, elle peut exercer ce droit en tant qu’entité.

45. À quel moment une société acquiert-elle la personnalité juridique ?

À la date du début effectif de son activité commerciale.
À la date de la signature de ses statuts par ses associés.
À la date de son immatriculation au registre du commerce et des sociétés.
À la date de la première assemblée générale de ses associés.

À la date de son immatriculation au registre du commerce et des sociétés.

Explication

La société acquiert la personnalité juridique lors de son immatriculation au registre du commerce et des sociétés. La signature des statuts intervient dans sa constitution, mais ne constitue pas le moment d’acquisition indiqué ici.

46. Quelle formalité permet à une association d’acquérir la personnalité juridique ?

La publication de ses statuts au journal officiel.
La tenue de sa première assemblée générale.
Son inscription au registre du commerce et des sociétés.
Sa déclaration en préfecture.

Sa déclaration en préfecture.

Explication

Une association acquiert la personnalité juridique lorsqu’elle est déclarée en préfecture. L’immatriculation au registre du commerce et des sociétés concerne l’acquisition de la personnalité juridique par une société, et non par une association.

47. Quel critère permet de qualifier un droit de patrimonial ?

Il protège une liberté personnelle sans pouvoir être évalué en argent.
Il concerne les relations familiales et échappe à toute évaluation économique.
Il peut être évalué en argent et intégrer le patrimoine, composé de biens et de dettes.
Il est attaché à la personne et ne peut entrer dans son patrimoine.

Il peut être évalué en argent et intégrer le patrimoine, composé de biens et de dettes.

Explication

Un droit patrimonial a une valeur pécuniaire et peut intégrer le patrimoine de la personne, qui comprend ses biens et ses dettes. Un droit extrapatrimonial, contrairement à cette qualification, se situe en dehors du patrimoine et n’a pas de valeur pécuniaire.

48. Comment se définit un droit extrapatrimonial ?

Un droit cessible dont la valeur dépend des biens et des dettes de son titulaire.
Un droit évaluable en argent qui peut intégrer le patrimoine de son titulaire.
Un droit transmissible aux héritiers et susceptible d’être saisi par un créancier.
Un droit sans valeur pécuniaire situé en dehors du patrimoine de son titulaire.

Un droit sans valeur pécuniaire situé en dehors du patrimoine de son titulaire.

Explication

Un droit extrapatrimonial ne possède pas de valeur pécuniaire et se situe en dehors du patrimoine de la personne. La transmissibilité et la saisissabilité mentionnées dans une autre réponse sont des caractéristiques des droits patrimoniaux.

49. Quelles caractéristiques distinguent les droits extrapatrimoniaux quant à leur circulation et à leur durée ?

Ils sont cessibles, transmissibles aux héritiers, prescriptibles et saisissables.
Ils sont cessibles, mais intransmissibles aux héritiers et insaisissables.
Ils sont incessibles, intransmissibles aux héritiers, imprescriptibles et insaisissables.
Ils sont incessibles, transmissibles aux héritiers, imprescriptibles et saisissables.

Ils sont incessibles, intransmissibles aux héritiers, imprescriptibles et insaisissables.

Explication

Les droits extrapatrimoniaux sont incessibles, intransmissibles aux héritiers, imprescriptibles et insaisissables. La transmissibilité aux héritiers et la saisissabilité proposées dans une autre réponse correspondent à des attributs des droits patrimoniaux.

50. Qui bénéficie du droit au respect de la vie privée selon la distinction retenue par la Cour de cassation en 2016 ?

Les personnes physiques anonymes, tandis que les personnalités publiques en sont privées.
Les personnes morales, tandis que les personnes physiques doivent établir leur anonymat.
Les personnes physiques, qu’elles soient célèbres ou anonymes, contrairement aux personnes morales.
Les personnes physiques célèbres et les personnes morales connues du public.

Les personnes physiques, qu’elles soient célèbres ou anonymes, contrairement aux personnes morales.

Explication

Les personnes physiques bénéficient du droit au respect de la vie privée quelle que soit leur notoriété, tandis que les personnes morales n’en bénéficient pas selon l’arrêt de la première chambre civile du 17 mars 2016. La notoriété ne retire donc pas ce droit à une personne physique.

51. Laquelle de ces informations relève de la vie privée ?

Le résultat publié d’une élection et le mandat confié à un élu.
Le contenu d’un débat public sur une politique gouvernementale.
Les règles générales applicables aux contrats commerciaux.
L’état de santé d’une personne et les données qui permettent de l’identifier.

L’état de santé d’une personne et les données qui permettent de l’identifier.

Explication

L’état de santé et les données identifiantes font partie des éléments relevant de la vie privée, tout comme la vie familiale, le domicile et certaines informations patrimoniales. Un débat public sur une politique gouvernementale ne relève pas, en tant que tel, de cette liste d’informations privées.

52. Que devient le droit au respect de la vie privée de la personne après son décès ?

Il se poursuit au profit de ses héritiers, qui l’exercent en son nom.
Il demeure attaché à la personne, mais ne peut plus être invoqué par ses proches.
Il se transforme en droit patrimonial transmissible à l’ensemble de ses proches.
Il disparaît, sans empêcher les proches d’invoquer leur propre vie privée dans certaines situations.

Il disparaît, sans empêcher les proches d’invoquer leur propre vie privée dans certaines situations.

Explication

Le droit au respect de la vie privée de la personne disparaît à sa mort, mais les proches peuvent parfois bénéficier d’une protection de leur propre vie privée. Il ne leur est donc pas transmis comme un droit que la personne décédée continuerait d’exercer.

53. Un journaliste recherche des informations privées sans le consentement de la personne et sans intention de lui nuire : cette démarche peut-elle constituer une atteinte à la vie privée ?

Non, car une atteinte suppose la publication des informations et une volonté de nuire.
Non, car seule la divulgation d’informations privées peut constituer une immixtion.
Oui, car la recherche non consentie d’informations privées peut constituer une immixtion, même sans intention de nuire.
Oui, mais uniquement si les informations recherchées concernent le domicile.

Oui, car la recherche non consentie d’informations privées peut constituer une immixtion, même sans intention de nuire.

Explication

Une immixtion non consentie peut résulter de la recherche d’informations privées, même en l’absence d’intention de nuire. L’exigence d’une publication assortie d’une volonté de nuire ajoute des conditions qui ne sont pas nécessaires à la caractérisation envisagée.

54. À qui bénéficie le droit à l’image et que devient-il au décès de la personne concernée ?

Il bénéficie aux personnes physiques et se transmet aux proches, qui peuvent agir pour toute atteinte à l’image du défunt.
Il bénéficie aux personnes physiques et cesse au décès, sous réserve d’un préjudice personnel des proches lié à la mémoire du défunt.
Il bénéficie aux personnes physiques et morales et se poursuit après le décès au profit des héritiers.
Il bénéficie aux personnes physiques et cesse au décès, sans que les proches puissent invoquer un préjudice personnel.

Il bénéficie aux personnes physiques et cesse au décès, sous réserve d’un préjudice personnel des proches lié à la mémoire du défunt.

Explication

Le droit à l’image est reconnu aux personnes physiques et prend fin à leur décès, mais les proches peuvent agir s’ils subissent un préjudice personnel lié à la mémoire ou au respect dû au mort. La possibilité d’agir des proches ne signifie pas qu’ils héritent du droit à l’image lui-même.

55. Un photographe diffuse l’image d’une maison dont le propriétaire estime que cette utilisation lui cause un trouble anormal. Quel principe s’applique ?

Le propriétaire peut s’opposer à l’image dès qu’elle est diffusée sans son autorisation préalable.
Le propriétaire peut s’opposer à l’utilisation de l’image si celle-ci lui cause un trouble anormal.
Le propriétaire peut interdire l’image si elle porte atteinte à la valeur marchande du bien.
Le propriétaire dispose d’un droit exclusif sur l’image de son bien dès qu’il en détient le titre.

Le propriétaire peut s’opposer à l’utilisation de l’image si celle-ci lui cause un trouble anormal.

Explication

La propriété d’un bien ne confère pas, en principe, un droit exclusif sur son image, mais un trouble anormal peut justifier une opposition à son utilisation. L’absence d’autorisation ne suffit donc pas, à elle seule, à donner au propriétaire un droit d’interdiction.

56. Une personne accepte d’être photographiée, mais refuse que la photographie soit publiée. La publication peut-elle porter atteinte à son droit à l’image ?

Non, car l’accord pour être photographié couvre normalement la publication de l’image.
Non, car le droit à l’image concerne la captation, et non la diffusion de la photographie.
Oui, car l’accord pour la prise de vue ne vaut pas accord pour la reproduction ou l’utilisation de l’image.
Oui, mais seulement si la photographie a été prise dans un lieu privé.

Oui, car l’accord pour la prise de vue ne vaut pas accord pour la reproduction ou l’utilisation de l’image.

Explication

Le consentement à la prise de vue et le consentement à la reproduction ou à l’utilisation de l’image sont distincts. L’accord pour être photographié ne suffit donc pas, à lui seul, à autoriser la publication.

57. La diffusion non consentie de l’image d’une personne peut-elle être justifiée par la liberté d’expression ?

Oui, si elle est nécessaire à l’actualité ou à un débat d’intérêt général, sauf si elle porte atteinte à la dignité humaine.
Oui, dès lors qu’elle contribue à un débat d’intérêt général, même si elle porte atteinte à la dignité humaine.
Oui, si l’image concerne un sujet d’actualité, même sans lien avec un débat d’intérêt général.
Non, car la liberté d’expression ne peut justifier une diffusion sans consentement.

Oui, si elle est nécessaire à l’actualité ou à un débat d’intérêt général, sauf si elle porte atteinte à la dignité humaine.

Explication

La liberté d’expression peut justifier une diffusion non consentie lorsqu’elle est nécessaire à un sujet d’actualité ou à un débat d’intérêt général, mais cette justification ne couvre pas une atteinte à la dignité humaine. Le lien avec l’intérêt général ne suffit donc pas à rendre admissible une diffusion portant atteinte à cette dignité.

58. Quelle distinction décrit correctement la non-patrimonialité et l’indisponibilité du corps humain ?

La non-patrimonialité interdit tout don du corps, tandis que l’indisponibilité autorise les dons gratuits d’organes.
La non-patrimonialité autorise la vente du corps avec consentement, tandis que l’indisponibilité interdit les dons gratuits.
La non-patrimonialité interdit de monnayer le corps, tandis que l’indisponibilité absolue est écartée puisque certains dons gratuits sont autorisés.
La non-patrimonialité et l’indisponibilité interdisent ensemble toute disposition volontaire du corps.

La non-patrimonialité interdit de monnayer le corps, tandis que l’indisponibilité absolue est écartée puisque certains dons gratuits sont autorisés.

Explication

La non-patrimonialité empêche de traiter le corps comme un bien marchand, alors que l’indisponibilité ne s’applique pas de manière absolue puisque certains dons gratuits sont permis. Assimiler la non-patrimonialité à une interdiction de tout don confond l’absence de prix avec l’absence de disposition.

59. Quel principe l’article 16-1 du Code civil énonce-t-il au sujet du corps humain ?

Chacun a droit au respect de son corps, qui est inviolable.
Le respect du corps dépend d’une autorisation préalable d’une autorité publique.
Chacun peut disposer librement de son corps, dès lors qu’il y consent.
Le corps humain est un bien patrimonial dont chacun peut organiser la transmission.

Chacun a droit au respect de son corps, qui est inviolable.

Explication

L’article 16-1 reconnaît à chacun le droit au respect de son corps et affirme son inviolabilité. Le consentement ne transforme pas pour autant le corps en bien patrimonial librement transmissible.

60. Dans quel cas l’article 16-3 du Code civil permet-il une atteinte à l’intégrité corporelle dans l’intérêt d’une autre personne ?

Dans les mêmes conditions que lorsqu’elle est nécessaire à la personne concernée.
Dès qu’un professionnel de santé estime qu’elle présente un intérêt médical général.
Lorsque la personne concernée renonce à son droit au respect de son corps.
À titre exceptionnel, lorsque l’atteinte est justifiée par l’intérêt thérapeutique d’autrui.

À titre exceptionnel, lorsque l’atteinte est justifiée par l’intérêt thérapeutique d’autrui.

Explication

L’atteinte à l’intégrité est admise lorsqu’elle est nécessaire à la personne concernée ou, exceptionnellement, lorsqu’elle se justifie par l’intérêt thérapeutique d’autrui. L’intérêt médical d’une autre personne n’est donc pas placé sur le même plan que le besoin propre de la personne concernée.

61. Quel est le principe applicable au consentement avant une atteinte au corps humain ?

Le consentement préalable de la personne concernée est en principe requis.
Le consentement est requis pour une intervention chirurgicale, mais pas pour les autres atteintes corporelles.
Le consentement peut être recueilli après l’intervention si celle-ci est médicalement utile.
Le consentement préalable de la famille remplace en principe celui de la personne concernée.

Le consentement préalable de la personne concernée est en principe requis.

Explication

En principe, une atteinte au corps humain exige le consentement préalable de la personne concernée, conformément au Code civil et au Code de la santé publique. L’utilité médicale de l’intervention ne permet pas de transformer ce consentement en simple formalité postérieure.

62. Quelles qualités le consentement à une atteinte au corps humain doit-il réunir ?

Il doit être préalable, écrit et définitif, afin de garantir la stabilité de la décision.
Il doit être donné par un professionnel de santé et confirmé par la personne concernée.
Il doit être libre et éclairé, mais peut être recueilli après l’atteinte en cas d’urgence.
Il doit être préalable, libre et éclairé, et pouvoir être révoqué à tout moment.

Il doit être préalable, libre et éclairé, et pouvoir être révoqué à tout moment.

Explication

Le consentement doit intervenir avant l’atteinte, être libre et éclairé, et rester révocable à tout moment. Le caractère révocable exclut qu’il soit considéré comme définitif dès qu’il a été donné.

63. Quelle distinction caractérise le règlement d’application et le règlement autonome ?

Le règlement d’application et le règlement autonome interviennent tous deux dans des domaines réservés au pouvoir législatif.
Le règlement d’application intervient dans un domaine réservé au règlement, tandis que le règlement autonome précise les règles fixées par la loi.
Le règlement d’application précise les règles dans le cadre fixé par la loi, tandis que le règlement autonome intervient dans un domaine réservé au règlement.
Le règlement d’application adopte les grands principes de la loi, tandis que le règlement autonome possède une valeur supérieure à la loi.

Le règlement d’application précise les règles dans le cadre fixé par la loi, tandis que le règlement autonome intervient dans un domaine réservé au règlement.

Explication

Le règlement d’application complète une loi qui fixe les grands principes et lui est inférieur, alors que le règlement autonome relève d’un domaine réservé au règlement. La confusion entre les deux consiste à attribuer au règlement autonome le rôle de compléter la loi.

64. Quelle loi a introduit dans le Code civil des dispositions consacrant le respect du corps humain ?

La loi bioéthique du 29 juillet 1994, avec des dispositions figurant notamment aux articles 16 et suivants.
La loi bioéthique du 29 juillet 1994, avec des dispositions inscrites dans le Code de la santé publique.
La loi bioéthique du 29 juillet 1994, avec des dispositions figurant notamment aux articles 1 et suivants.
La loi bioéthique du 29 juillet 2004, avec des dispositions figurant notamment aux articles 16 et suivants.

La loi bioéthique du 29 juillet 1994, avec des dispositions figurant notamment aux articles 16 et suivants.

Explication

La loi bioéthique du 29 juillet 1994 a inscrit dans le Code civil des dispositions sur le respect du corps humain, notamment aux articles 16 et suivants. L’article 1 et les suivants ne correspondent pas aux articles désignés pour ces dispositions.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 92 flashcards sur Sources et application du droit.

Selon Le Cornu, qu’est-ce que le droit objectif ?

L’ensemble des règles de conduite socialement édictées et sanctionnées qui s’imposent aux membres de la société.

Que désignent les droits subjectifs, par opposition au droit objectif ?

Les prérogatives propres qu’une personne peut revendiquer et opposer aux autres.

À qui s’applique une règle de droit générale ?

À tous les membres de la catégorie concernée.

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