QCM : Droit budgétaire et finances publiques (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pour financer le royaume, quelle différence distingue l’emprunt de l’impôt sur le plan financier et politique ?

L’emprunt et l’impôt entraînent tous deux le remboursement du capital, mais seul l’impôt suppose le consentement des seigneurs.
L’emprunt entraîne le remboursement du capital et des intérêts, tandis que l’impôt, moins coûteux financièrement, est soumis au consentement des seigneurs.
L’emprunt exige le consentement des seigneurs, tandis que l’impôt entraîne le remboursement du capital et le paiement d’intérêts.
L’emprunt est financièrement plus avantageux que l’impôt, tandis que les seigneurs doivent consentir au service de la dette.

L’emprunt entraîne le remboursement du capital et des intérêts, tandis que l’impôt, moins coûteux financièrement, est soumis au consentement des seigneurs.

Explication

L’emprunt crée une dette à rembourser avec ses intérêts, alors que l’impôt est financièrement plus avantageux mais politiquement soumis au consentement des seigneurs. La confusion la plus plausible consiste à attribuer à l’emprunt l’exigence de consentement qui caractérise l’impôt.

2. Quelle règle la Grande Charte de 1215 établit-elle concernant les levées extraordinaires d’impôt ?

Le consentement des seigneurs est requis pour tout impôt permanent, sans exception prévue.
Le consentement du Parlement concerne les emprunts extraordinaires, mais pas les levées d’impôt.
Le consentement du Parlement est requis, à l’exception de certaines aides extraordinaires.
Le consentement du roi est requis, sauf lorsque le Parlement autorise un emprunt.

Le consentement du Parlement est requis, à l’exception de certaines aides extraordinaires.

Explication

La Grande Charte reconnaît la nécessité du consentement du Parlement pour toute levée extraordinaire d’impôt, sous réserve de certaines aides exceptionnelles. Une confusion possible est de transposer cette règle aux impôts permanents, alors qu’elle porte sur les levées extraordinaires.

3. Comment la loi malgache n° 59.001 du 23 septembre 1959 a-t-elle été conçue ?

Elle remplace l’ordonnance française du 2 janvier 1959 tout en conservant les institutions économiques françaises.
Elle reprend l’ordonnance française du 2 janvier 1959 sans adaptation aux institutions ni à l’économie locales.
Elle précède l’ordonnance française du 2 janvier 1959 et sert de modèle aux institutions budgétaires françaises.
Elle s’inspire de l’ordonnance française du 2 janvier 1959 et est adaptée aux institutions et à l’économie malgaches.

Elle s’inspire de l’ordonnance française du 2 janvier 1959 et est adaptée aux institutions et à l’économie malgaches.

Explication

La loi malgache de 1959 a été élaborée en référence à l’ordonnance française du 2 janvier de la même année, puis adaptée au contexte malgache. L’idée d’une reprise sans adaptation néglige précisément cette prise en compte des institutions et de l’économie du pays.

4. Un budget impute séparément chaque recette et chaque dépense, sans les compenser, mais affecte certaines recettes à des dépenses déterminées. Quel principe d’universalité est respecté ?

La non-compensation, car recettes et dépenses sont enregistrées sans imputation compensée.
L’annualité, car les recettes et les dépenses sont présentées séparément.
La spécialité, car chaque recette est destinée à une dépense précise.
La non-affectation, car une recette peut financer une dépense déterminée.

La non-compensation, car recettes et dépenses sont enregistrées sans imputation compensée.

Explication

La non-compensation impose d’imputer les recettes et les dépenses sans les compenser, condition respectée dans le cas décrit. La non-affectation concerne plutôt le lien entre recettes et dépenses : l’affectation de certaines recettes à des dépenses déterminées va à l’encontre de ce principe.

5. Qu’est-ce qu’un budget public ?

Un programme qui regroupe les crédits d’un ministère autour d’objectifs précis et de résultats attendus.
Un relevé qui constate après l’exercice les recettes encaissées et les dépenses exécutées par une personne publique.
Un document qui présente les opérations de trésorerie effectuées par les services publics au cours d’une année.
Un acte qui prévoit et autorise, pour chaque année budgétaire, les ressources et les charges d’une personne morale de droit public.

Un acte qui prévoit et autorise, pour chaque année budgétaire, les ressources et les charges d’une personne morale de droit public.

Explication

Le budget public est un acte de prévision et d’autorisation couvrant les ressources et les charges annuelles d’une personne morale de droit public. Le relevé des recettes et dépenses réalisées correspond plutôt à la constatation des résultats d’exécution.

6. Selon l’article 2 de la LOLF, quel type de loi peut modifier en cours d’année les dispositions de la loi de finances de l’année ?

Une loi de règlement
Une loi spéciale de perception de l’impôt
Une loi de finances rectificative
Une loi de finances de l’année suivante

Une loi de finances rectificative

Explication

La loi de finances rectificative permet d’ajuster en cours d’année les dispositions de la loi de finances initiale. La loi de règlement intervient après l’exécution et constate les résultats définitifs, plutôt que de modifier le budget en cours d’exercice.

7. Quel rôle les budgets annexes remplissent-ils dans le budget de l’État ?

Ils retracent séparément les opérations financières de services de l’État produisant des biens ou fournissant des services.
Ils regroupent les opérations des collectivités territoriales dotées d’une personnalité morale propre.
Ils reportent les fonds non dépensés d’un exercice à l’autre pour financer les activités des services publics.
Ils enregistrent les emprunts de l’État et le remboursement de leur capital dans un cadre distinct.

Ils retracent séparément les opérations financières de services de l’État produisant des biens ou fournissant des services.

Explication

Les budgets annexes retracent les opérations liées aux activités de production ou de prestation de services exercées par un service de l’État sans personnalité morale, tout en restant intégrés au budget de l’État dans un cadre distinct. Les collectivités territoriales disposent d’une personnalité morale et ne constituent donc pas des budgets annexes.

8. À quel moment les fonds de contre-valeur, auparavant gérés hors du budget, ont-ils été intégrés au budget de l’État ?

En 1963, lors de la création du Trésor public malgache
En 1992, par la création d’un cadre budgétaire spécifique
En 2005, lors de l’entrée en vigueur de la LOLF
En 1959, lors de l’adoption de la loi sur les lois budgétaires

En 1992, par la création d’un cadre budgétaire spécifique

Explication

L’intégration des fonds de contre-valeur au budget de l’État a eu lieu en 1992, avec la création d’un cadre budgétaire spécifique. L’année 1963 correspond à la création du Trésor public malgache et au remplacement de la loi budgétaire de 1959.

9. Quelle distinction la LOLF établit-elle entre le capital d’un emprunt public et les intérêts de la dette ?

Le capital est retracé au Cadre V, tandis que les intérêts sont inscrits parmi les charges du Budget général.
Le capital est inscrit parmi les charges du Budget général, tandis que les intérêts sont retracés au Cadre V.
Le capital et les intérêts sont tous deux retracés au Cadre V comme opérations en capital de la dette.
Le capital et les intérêts sont tous deux inscrits parmi les charges du Budget général.

Le capital est retracé au Cadre V, tandis que les intérêts sont inscrits parmi les charges du Budget général.

Explication

Le Cadre V retrace les opérations en capital, dont les emprunts et le remboursement du capital, alors que les intérêts constituent des charges du Budget général. L’option qui place les intérêts au Cadre V confond les charges de la dette avec ses opérations en capital.

10. Quelle conséquence découle du non-remboursement d’une avance de trésorerie ordinaire au 31 décembre de l’année où elle a été accordée ?

Le ministre des Finances la consolide par arrêté, avec un intérêt d’au moins 2,5 % et un remboursement sous deux ans au plus.
Le budget débiteur la reporte à l’exercice suivant, sans modifier les conditions initiales de l’avance.
Le comptable du Trésor la transforme en dépense définitive, sans intérêt ni échéancier de remboursement.
Le ministre des Finances l’annule et ouvre un crédit de paiement équivalent au budget bénéficiaire.

Le ministre des Finances la consolide par arrêté, avec un intérêt d’au moins 2,5 % et un remboursement sous deux ans au plus.

Explication

Le non-remboursement à la date limite entraîne la consolidation de l’avance par arrêté, qui fixe notamment un intérêt minimal et un délai maximal de deux ans pour le remboursement intégral. Le report à l’exercice suivant ne remplace pas cette consolidation prévue pour une avance impayée.

11. Lors de l’élaboration du budget, un ministère technique doit déterminer ses besoins et les chiffrer en fonction de quoi ?

De ses missions et de ses programmes
Des recettes fiscales constatées pendant l’exercice précédent
Des plafonds d’emplois votés par le Parlement
Des prévisions de trésorerie établies par le Trésor

De ses missions et de ses programmes

Explication

Les ministères techniques identifient et évaluent leurs besoins en les reliant à leurs missions et à leurs programmes. Les recettes constatées servent à établir des évaluations financières, mais ne constituent pas le critère indiqué pour définir les besoins ministériels.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Droit budgétaire et finances publiques.

Quelles charges permanentes font apparaître les finances publiques en Europe ?

Les tâches d’intérêt général, notamment la défense.

Quel remboursement l’emprunt royal entraîne-t-il ?

Le remboursement du capital et le paiement des intérêts.

À quelle ordonnance française la loi malgache n° 59.001 fait-elle référence ?

À l’ordonnance française du 2 janvier 1959.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Droit budgétaire et finances publiques.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM