QCM : Sources et application du droit (55 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une loi organise le fonctionnement des institutions d’un pays, tandis qu’un contrat règle les engagements entre deux personnes. Quelle distinction juridique correspond à ces exemples ?

Le droit public organise la vie en société et le droit privé les rapports entre individus.
Le droit privé organise la vie en société et le droit public les rapports entre individus.
Le droit public concerne les institutions et le droit privé concerne les règles imposées au groupe.
Le droit objectif règle les rapports entre individus et le droit subjectif organise la société.

Le droit public organise la vie en société et le droit privé les rapports entre individus.

Explication

Le droit public organise la vie en société, alors que le droit privé encadre les rapports entre individus. Confondre leurs domaines inverse les deux notions; assimiler le droit objectif aux rapports individuels mélange une autre distinction.

2. Un groupe doit réduire l’accès à une ressource pour assurer sa survie, même si cette mesure pénalise un de ses membres. Quel principe s’applique ?

L’intérêt général doit garantir un avantage équivalent à chaque membre.
L’intérêt individuel doit prévaloir dès qu’un membre subit une perte.
L’intérêt particulier peut écarter une mesure nécessaire au fonctionnement collectif.
L’intérêt général peut limiter l’intérêt particulier au nom de la viabilité du groupe.

L’intérêt général peut limiter l’intérêt particulier au nom de la viabilité du groupe.

Explication

L’intérêt général vise le fonctionnement et la survie du groupe; il peut donc limiter un intérêt particulier, voire lui être contraire. L’intérêt individuel désigne celui d’un membre, et le confondre avec la viabilité collective méconnaît cette distinction.

3. Une collectivité impose une règle de sécurité à tous, tandis qu’un citoyen peut choisir d’exercer un droit de recours. Comment classer ces deux éléments ?

La règle de sécurité relève des droits subjectifs et le recours du droit objectif.
Les deux relèvent des droits subjectifs, car ils concernent les citoyens.
La règle de sécurité relève du droit objectif et le recours d’un droit subjectif.
Les deux relèvent du droit objectif, car ils sont liés à la collectivité.

La règle de sécurité relève du droit objectif et le recours d’un droit subjectif.

Explication

Le droit objectif regroupe les règles imposées au groupe, tandis que les droits subjectifs sont des prérogatives individuelles facultatives. Classer la règle collective comme prérogative individuelle confond les deux catégories; inverser leur caractère obligatoire et facultatif produit l’autre confusion.

4. Une communauté estime que les saisons imposent le calendrier de ses activités, indépendamment des décisions de ses membres. Quelle conception du droit exprime-t-elle ?

Le droit naturel, qui fonde les règles sur les choix du groupe lui-même.
Le positivisme juridique, qui fonde les règles sur les choix individuels.
Le droit naturel, qui rapporte les règles à un ordre imposé par la nature.
Le positivisme juridique, qui rapporte les règles à un ordre imposé par la nature.

Le droit naturel, qui rapporte les règles à un ordre imposé par la nature.

Explication

Le droit naturel présente les règles comme imposées par la nature plutôt que choisies par les individus. Le positivisme fonde au contraire les normes sur le groupe; le confondre avec l’ordre extérieur à celui-ci inverse les fondements.

5. Deux théories expliquent la formation d’un groupe : l’une suppose que les individus cèdent volontairement une part de liberté; l’autre justifie une restriction imposée par l’égoïsme humain. Quelle attribution est correcte ?

Hobbes défend l’abandon volontaire; Rousseau justifie la restriction imposée.
Rousseau défend la restriction imposée; Hobbes justifie l’abandon volontaire.
Rousseau et Hobbes fondent tous deux le groupe sur un abandon volontaire.
Rousseau défend l’abandon volontaire; Hobbes justifie la restriction imposée.

Rousseau défend l’abandon volontaire; Hobbes justifie la restriction imposée.

Explication

Rousseau explique le groupe par un contrat social où les individus abandonnent volontairement une partie de leurs libertés; Hobbes relie la restriction imposée à l’égoïsme humain. Attribuer à Hobbes le contrat volontaire inverse les thèses, tandis que les associer tous deux à un choix volontaire efface cette distinction.

6. Une société adapte ses normes à ses besoins collectifs et aux circonstances dans lesquelles elle évolue. Sur quel fondement repose ici la règle ?

Sur le droit naturel, qui fonde les normes sur les choix du groupe et son intérêt général.
Sur le positivisme juridique, qui fonde les normes sur un ordre extérieur au groupe.
Sur le positivisme juridique, qui fonde les normes sur le groupe et son intérêt général.
Sur le droit naturel, qui fonde les normes sur les préférences individuelles.

Sur le positivisme juridique, qui fonde les normes sur le groupe et son intérêt général.

Explication

Le positivisme juridique fonde la règle sur le groupe, qui crée ses normes selon son intérêt général et son contexte. Le droit naturel rapporte plutôt la règle à un ordre extérieur; confondre l’intérêt individuel avec l’intérêt collectif déplace également le fondement indiqué.

7. Une municipalité adopte une prescription formulée de manière générale, applicable à différentes situations et assortie d’une sanction. Quels caractères de la règle de droit cette prescription réunit-elle en principe ?

Particulier et nominatif, abstrait et coercitif
Général et impersonnel, concret et coercitif
Général et impersonnel, abstrait et dépourvu de sanction
Général et impersonnel, abstrait et coercitif

Général et impersonnel, abstrait et coercitif

Explication

Une règle de droit présente en principe les caractères général et impersonnel, abstrait et coercitif. La prescription concrète confond abstraction et cas particulier, l’absence de sanction écarte le caractère coercitif, et la désignation nominative contredit le caractère général et impersonnel.

8. Quelle distinction permet de différencier le droit de la morale, même lorsque des règles morales sont écrites ?

Le droit concerne l’individu, tandis que la morale organise la vie collective
Le droit est écrit, tandis que la morale demeure orale
Le droit organise la vie collective, tandis que la morale concerne l’individu
Le droit et la morale se distinguent par les valeurs partagées par un groupe

Le droit organise la vie collective, tandis que la morale concerne l’individu

Explication

Le droit vise l’organisation de la vie en collectivité, tandis que la morale concerne l’individu. Le caractère écrit ne les distingue pas, et les valeurs partagées par un groupe relèvent de la moralité sans devenir automatiquement des règles juridiques.

9. Un État reste neutre à l’égard des religions tout en protégeant la liberté de conscience de ses citoyens. Quel principe décrit sa neutralité ?

La religion d’État
La liberté individuelle
L’interdiction du culte
La laïcité

La laïcité

Explication

La laïcité désigne la neutralité de l’État par rapport à la religion, et se distingue de la protection de la liberté individuelle. L’interdiction du culte et la religion d’État ne décrivent pas cette neutralité.

10. Un organisme publie une recommandation invitant les entreprises à privilégier les transports en commun, sans leur imposer ni leur interdire une conduite. Quel élément lui manque pour avoir un contenu normatif ?

L’imposition ou l’interdiction d’un comportement
La formulation claire de la recommandation
La publication par un organisme reconnu
La possibilité pour les entreprises de la suivre

L’imposition ou l’interdiction d’un comportement

Explication

Une règle de droit doit imposer ou interdire un comportement ; une recommandation qui suggère seulement une conduite n’a pas de contenu normatif. La clarté ou la publication ne transforme pas, à elle seule, une suggestion en obligation.

11. Dans une association, une règle prévoit une sanction, mais laisse chaque membre décider de l’infliger à la personne concernée au nom de son intérêt personnel. Quel caractère fait défaut à cette sanction ?

Le caractère coercitif
Le caractère abstrait
Le caractère sanctionnateur
Le caractère général

Le caractère sanctionnateur

Explication

Le caractère sanctionnateur exige que la sanction soit infligée par une autorité légitime au nom du groupe. Le fait qu’une sanction soit prévue relève du caractère coercitif, mais ne suffit pas à rendre son application légitime.

12. Une prescription prévoit une conséquence négative, mais celle-ci n’est pas établie par une autorité légitime et n’est pas prononcée au nom du groupe. De quel type de droit relève-t-elle ?

D’une règle coercitive et sanctionnatrice
Du droit dur, assorti d’une sanction légitime
Du droit mou, dépourvu de caractère sanctionnateur
D’une recommandation dépourvue de prescription

Du droit mou, dépourvu de caractère sanctionnateur

Explication

Le droit mou désigne des prescriptions dépourvues de caractère sanctionnateur, notamment lorsque la sanction n’est pas infligée par une autorité légitime au nom du groupe. Le droit dur suppose au contraire une telle sanction ; la présence d’une conséquence ne suffit donc pas à établir ce caractère.

13. Une autorité adopte une règle en suivant la procédure prévue, mais cette règle contredit une norme supérieure. Quelle conséquence découle du principe de hiérarchie des normes ?

La règle reste valide dès que sa procédure est respectée
La règle est susceptible d’être déclarée nulle
Les deux normes conservent une validité équivalente
La norme supérieure doit être écartée au profit de la règle

La règle est susceptible d’être déclarée nulle

Explication

Une norme doit respecter les normes supérieures, même si elle a été créée selon la procédure prévue; en cas de non-conformité, elle est nulle. La régularité procédurale ne suffit pas à valider la règle, et le conflit ne renverse pas la hiérarchie ni ne donne aux normes une valeur équivalente.

14. Que permet à une partie à un procès la question prioritaire de constitutionnalité, créée en 2008 ?

Contester la conformité constitutionnelle d’une règle applicable au procès
Contester la conformité d’un traité à une loi applicable au procès
Contester la régularité de la procédure d’adoption d’une loi
Demander au Conseil constitutionnel de réviser le jugement rendu

Contester la conformité constitutionnelle d’une règle applicable au procès

Explication

La QPC permet à une partie à un procès de contester, sous certaines conditions de recevabilité, la conformité aux valeurs constitutionnelles d’une règle applicable à son affaire. La conformité d’un traité à une loi relève d’une autre question, tandis que la QPC n’est ni un contrôle général de la procédure législative ni un appel du jugement.

15. Après la ratification d’un traité, un État intègre automatiquement la norme à son ordre interne. Quel système applique-t-il ?

La révision constitutionnelle
Le contrôle de conventionnalité
Le système moniste
Le système dualiste

Le système moniste

Explication

Dans le système moniste, la ratification entraîne l’intégration automatique de la norme internationale dans l’ordre interne. Le dualisme suppose une intégration volontaire au cas par cas; la supériorité sur la Constitution et la révision constitutionnelle sont des questions distinctes.

16. Dans l’ordre interne, une loi contredit un traité international, tandis que la Constitution ne s’y oppose pas. Quelle norme prévaut selon l’article 55 ?

Le traité, qui est supérieur à la loi mais inférieur à la Constitution
Le traité, qui est supérieur à la Constitution et à la loi
La loi, qui est supérieure au traité mais inférieure à la Constitution
La Constitution, même si aucun conflit constitutionnel n’est indiqué

Le traité, qui est supérieur à la loi mais inférieur à la Constitution

Explication

L’article 55 place les traités au-dessus des lois, mais en dessous de la Constitution; le traité prévaut donc dans le conflit décrit. La loi n’est pas supérieure au traité, et la règle ne confère pas au traité une primauté sur la Constitution.

17. Une juridiction ordinaire vérifie si une loi respecte un traité international. De quel contrôle s’agit-il ?

Du contrôle de conventionnalité
Du contrôle de conventionnalité exercé par le Conseil constitutionnel
Du contrôle de constitutionnalité
Du contrôle de constitutionnalité exercé par une juridiction ordinaire

Du contrôle de conventionnalité

Explication

Le contrôle de conventionnalité vérifie la conformité d’une loi à un traité et relève des juridictions ordinaires. Le contrôle de constitutionnalité porte sur la conformité d’une loi à la Constitution et relève du Conseil constitutionnel; vérifier un traité au regard de la Constitution est une autre opération.

18. Deux États concluent volontairement un accord : chacun abandonne une prérogative de souveraineté et reçoit une concession de l’autre. Qu’est-ce qui caractérise cet accord comme traité international ?

Un échange de concessions sans renonciation à des prérogatives de souveraineté
Une décision imposée par un État qui conserve toutes ses prérogatives de souveraineté
Une déclaration politique commune dépourvue d’effets de droit
Un accord volontaire fondé sur des concessions réciproques et produisant des effets de droit

Un accord volontaire fondé sur des concessions réciproques et produisant des effets de droit

Explication

Un traité international repose sur la volonté des États, des concessions réciproques et une renonciation à une ou plusieurs prérogatives de souveraineté, afin de produire des effets de droit. La décision imposée relève d’un acte unilatéral, l’absence de renonciation omet un élément de la définition et la déclaration politique écarte les effets juridiques.

19. Une équipe classe les traités fondateurs et ceux qui créent et organisent les institutions européennes. Dans quelle catégorie les place-t-elle ?

Dans le droit primaire européen
Dans les règles administratives européennes
Dans le droit constitutionnel national
Dans le droit dérivé européen

Dans le droit primaire européen

Explication

Le droit primaire européen regroupe les traités fondateurs ainsi que ceux qui créent et organisent les institutions européennes. Le droit dérivé met en application les valeurs des traités, tandis que les règles nationales et administratives ne désignent pas cette catégorie de traités.

20. Une norme européenne impose immédiatement une règle aux États et aux particuliers, sans qu’une loi nationale soit nécessaire pour la transposer. De quel type de norme s’agit-il ?

D’une directive européenne
D’un règlement européen
D’une règle nationale de transposition
D’un traité fondateur européen

D’un règlement européen

Explication

Le règlement européen s’applique immédiatement aux États et aux individus. Une directive fixe des objectifs aux États et doit être transposée, tandis qu’un traité fondateur relève du droit primaire et qu’une règle nationale de transposition est une mesure interne.

21. Quelle décision a reconnu la liberté d’association comme principe fondamental reconnu par les lois de la République et donné une valeur juridique au préambule constitutionnel ?

La décision du Conseil constitutionnel du 16 juillet 1971
Une décision du Conseil constitutionnel du 4 octobre 1958
La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen
Une décision du Conseil constitutionnel du 26 août 1789

La décision du Conseil constitutionnel du 16 juillet 1971

Explication

Le 16 juillet 1971, le Conseil constitutionnel a reconnu la liberté d’association parmi les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République et a donné une valeur juridique au préambule. La date de 1958 correspond à la Constitution, tandis que la DDHC est un texte de droits et non cette décision.

22. Lors du contrôle d’une loi, une juridiction examine non seulement les règles techniques de la Constitution, mais aussi des textes constitutionnels porteurs de valeurs. Quelle approche applique-t-elle ?

Le contrôle fondé sur le droit primaire européen
Le contrôle limité au texte de 1958
Le contrôle limité à la procédure parlementaire
Le contrôle fondé sur le bloc de constitutionnalité

Le contrôle fondé sur le bloc de constitutionnalité

Explication

Le bloc de constitutionnalité inclut, pour contrôler les lois, les textes constitutionnels porteurs de valeurs en plus des règles techniques de la Constitution. Un contrôle limité au texte de 1958 se concentre sur les mécanismes institutionnels; le droit primaire européen et la seule procédure parlementaire relèvent d’autres cadres ou d’un contrôle plus restreint.

23. Une règle limite le choix individuel lorsqu’il nuit à l’intérêt collectif, tout en reconnaissant une valeur égale aux choix de chacun. Quelle conception des droits est illustrée ?

Les principes du préambule de la Constitution de 1946
Les droits sociaux fondés sur l’accès aux biens fondamentaux
Les droits de première génération associés à la DDHC
Les droits universels liés à la Charte de l’environnement

Les droits de première génération associés à la DDHC

Explication

Dans la DDHC, la liberté protège le choix individuel, l’égalité reconnaît la même valeur aux choix et la fraternité limite la liberté par l’intérêt collectif. La solidarité redistributive renvoie à 1946, tandis que les droits environnementaux relèvent de la troisième génération.

24. Dans une politique inspirée de 1946, une personne ne peut exercer pleinement sa liberté sans la protection du groupe, et la solidarité facilite l’accès de tous aux biens fondamentaux. Quelle conception de la liberté correspond à cette politique ?

Une liberté fondée sur la solidarité entre les membres du groupe
Une liberté individuelle définie par le choix personnel
Une liberté conçue comme un accès égal aux biens fondamentaux
Une liberté individuelle dépendante de la protection du groupe

Une liberté individuelle dépendante de la protection du groupe

Explication

Dans le préambule de 1946, la liberté individuelle dépend de la protection apportée par le groupe. Le choix personnel caractérise la liberté associée à 1789, l’accès aux biens fondamentaux relève de l’égalité, et la solidarité correspond à la fraternité.

25. Une règle écrite est adoptée par les représentants élus au Parlement plutôt que directement par le peuple. Quelle définition de la loi correspond à cette situation ?

Une règle écrite votée par le Parlement, de légitimité indirecte
Une règle écrite prise par l’exécutif, de légitimité réglementaire
Une règle écrite votée directement par le peuple, de légitimité directe
Une règle écrite validée par un juge, de légitimité juridictionnelle

Une règle écrite votée par le Parlement, de légitimité indirecte

Explication

La loi est une règle écrite votée par le Parlement et sa légitimité est indirecte, car les représentants agissent au nom du peuple. Le règlement relève de l’exécutif, tandis que le vote direct et la validation par un juge décrivent d’autres modes d’intervention.

26. Après le vote d’une loi, le Président la signe, mais elle n’a pas encore été publiée au Journal officiel. À quel moment devient-elle opposable à ses destinataires ?

Dès son adoption par le Parlement
Après sa validation par le Conseil constitutionnel
Après sa publication au Journal officiel
Dès sa promulgation par le Président

Après sa publication au Journal officiel

Explication

La promulgation correspond à l’intervention du Président, mais la loi devient applicable et opposable après sa publication au Journal officiel. Le vote et la promulgation ne remplacent pas cette étape de publication.

27. Une matière n’est pas comprise dans les domaines que l’article 34 réserve à la loi. Quel domaine lui correspond alors ?

Le domaine juridictionnel défini par les tribunaux
Le domaine constitutionnel fixé par le Parlement
Le domaine de la loi défini par l’article 34
Le domaine réglementaire

Le domaine réglementaire

Explication

L’article 34 délimite les matières relevant de la loi ; celles qui n’en relèvent pas appartiennent au domaine réglementaire. Le domaine législatif est donc la règle déterminée par l’article 34, et non la catégorie résiduelle.

28. Une matière ne relève pas du domaine de la loi et l’exécutif adopte un texte pour en organiser le fonctionnement. De quel type de texte s’agit-il ?

D’une décision juridictionnelle
D’une loi ordinaire
D’un règlement
D’une ordonnance à valeur législative

D’un règlement

Explication

Le règlement est un acte de l’exécutif qui applique les lois et organise la vie en société dans les matières hors du domaine législatif. La loi ordinaire relève du Parlement, l’ordonnance approuvée acquiert une valeur législative et la décision juridictionnelle tranche un litige.

29. Le Parlement examine une ordonnance et la rejette. Quelle valeur cette ordonnance conserve-t-elle ?

Une valeur réglementaire
Aucune valeur juridique
Une valeur législative
Une valeur constitutionnelle

Une valeur réglementaire

Explication

Une ordonnance rejetée par le Parlement conserve une valeur réglementaire, tandis que son adoption en l’état lui confère une valeur législative. La valeur constitutionnelle et la disparition de toute valeur ne correspondent pas à ces conséquences.

30. Comment nomme-t-on l’ensemble des idées et commentaires sur la loi formulés par les théoriciens et les praticiens du droit ?

La coutume
La doctrine
Le règlement
La jurisprudence

La doctrine

Explication

La doctrine rassemble les idées et commentaires sur la loi produits par les théoriciens et les praticiens du droit, et peut contribuer à faire évoluer la règle. La jurisprudence désigne les décisions de justice, la coutume naît d’un usage répété et le règlement est un texte de l’exécutif.

31. Un juge tranche un litige individuel, puis plusieurs décisions convergentes éclairent une disposition légale obscure. Quelle analyse distingue correctement ces deux situations ?

La décision crée une règle générale, tandis que les décisions convergentes restent limitées au litige initial.
La décision tranche le litige particulier, tandis que les décisions convergentes peuvent éclairer la loi obscure.
La décision ne tranche pas le litige, tandis que les décisions convergentes remplacent la loi par une règle générale.
La décision et les décisions convergentes ont toutes deux la même portée qu’une loi votée.

La décision tranche le litige particulier, tandis que les décisions convergentes peuvent éclairer la loi obscure.

Explication

Une décision judiciaire porte sur un litige particulier et n’a pas vocation à édicter une règle générale ; des décisions convergentes peuvent néanmoins pallier indirectement une lacune ou éclairer une loi obscure. La portée générale d’une décision isolée et l’assimilation à une loi votée sont des confusions distinctes.

32. Dans une communauté, une pratique est répétée depuis longtemps et ses destinataires la considèrent comme obligatoire. De quelle source du droit s’agit-il ?

De la doctrine
D’un règlement
De la jurisprudence
De la coutume

De la coutume

Explication

La coutume est une règle issue d’un usage répété pendant une longue période et considéré comme obligatoire par ses destinataires. La doctrine consiste en commentaires juridiques, la jurisprudence en décisions de justice et le règlement en texte adopté par l’exécutif.

33. Une pratique coutumière contredit une loi applicable à la situation. Quel principe doit guider l’analyse juridique ?

La coutume écarte en principe toute loi qui lui est postérieure.
La coutume ne peut intervenir qu’en l’absence de toute décision judiciaire.
La coutume ne peut en principe contredire la loi.
La coutume remplace en principe une loi dès qu’elle est ancienne.

La coutume ne peut en principe contredire la loi.

Explication

La coutume ne peut en principe pas contredire la loi, même si elle peut intervenir en l’absence de règle applicable ou éclairer une loi obscure. Faire primer l’usage sur une loi contraire inverse cette hiérarchie ; l’absence de règle et l’existence d’une loi opposée sont des situations différentes.

34. Un règlement local accorde une autonomie particulière à un territoire ultramarin français. Quel principe reste applicable à l’ensemble du territoire terrestre français ?

Les règles particulières excluent l’application de la loi française dans ce territoire.
La loi française s’applique selon l’identité législative uniquement en métropole.
La loi française y a en principe vocation à s’appliquer selon l’identité législative.
La loi du territoire remplace en principe le droit français du fait de son autonomie.

La loi française y a en principe vocation à s’appliquer selon l’identité législative.

Explication

Le principe d’identité législative étend en principe la loi française à l’ensemble du territoire terrestre métropolitain et ultramarin, même si certains territoires bénéficient d’autonomie ou de règles particulières. L’indépendance juridique confond autonomie et souveraineté, la limitation à la métropole écarte à tort l’outre-mer, et l’exclusion générale transforme à tort les particularités locales en exception totale.

35. Une personne française conclut un contrat alors qu’elle se trouve dans un autre pays. Quel droit régit en principe ce contrat au titre de la territorialité ?

La loi française du fait de sa nationalité.
La loi du pays où le contrat sera exécuté.
La loi de son pays de nationalité.
La loi du pays où elle se trouve.

La loi du pays où elle se trouve.

Explication

Le principe de territorialité soumet en principe la personne à la loi du pays où elle se trouve, notamment pour les contrats et la responsabilité. La nationalité relève d’un autre rattachement, le lieu d’exécution n’est pas le critère donné ici, et la nationalité française ne suffit pas à imposer le droit français.

36. Une loi vient d’être adoptée : elle est signée par le président, puis publiée quelques jours plus tard au Journal officiel. À quel moment naît-elle et à quel moment produit-elle ses effets juridiques ?

Elle naît à la publication et produit ses effets dès la promulgation.
Elle naît à la promulgation et produit ses effets après sa publication.
Elle naît à la publication et produit ses effets après une seconde promulgation.
Elle naît à la promulgation et produit ses effets au même moment.

Elle naît à la promulgation et produit ses effets après sa publication.

Explication

La promulgation marque la naissance de la loi, tandis que sa publication au Journal officiel déclenche ses effets juridiques. Inverser ces étapes confond naissance et entrée en vigueur ; placer les deux moments à la publication ou à la promulgation efface la distinction entre eux.

37. Une situation juridique est constituée sous une loi ancienne, puis une loi nouvelle entre en vigueur. Quelle loi la régit en principe ?

La loi nouvelle, puisque la date du jugement détermine la loi applicable.
La loi ancienne, mais seulement si la situation concerne un contrat.
La loi nouvelle, puisqu’elle s’applique immédiatement à toute situation en cours.
La loi ancienne, puisque la situation a été créée sous son empire.

La loi ancienne, puisque la situation a été créée sous son empire.

Explication

Selon l’article 2 du Code civil, la loi nouvelle s’applique immédiatement aux situations futures, tandis que celles créées sous la loi ancienne restent en principe régies par celle-ci. L’application immédiate à toute situation en cours étend à tort le principe, la date du jugement ne remplace pas celle de la création de la situation, et la règle ne se limite pas aux contrats.

38. Une loi nouvelle prévoit une peine moins sévère que celle applicable au moment des faits. Quelle conséquence est compatible avec le principe de non-rétroactivité ?

La peine ancienne reste applicable, car la non-rétroactivité ne souffre aucune exception.
Toute disposition pénale nouvelle s’applique aux faits antérieurs, quelle que soit la peine.
La peine nouvelle s’applique à la situation antérieure seulement si une disposition transitoire le prévoit.
La peine nouvelle plus douce peut s’appliquer à la situation antérieure.

La peine nouvelle plus douce peut s’appliquer à la situation antérieure.

Explication

La loi n’est en principe pas rétroactive, mais une peine nouvelle plus douce constitue notamment une exception permettant son application à des faits antérieurs. Exiger une disposition transitoire méconnaît cette exception distincte, exclure toute exception absolutise la règle, et étendre la rétroactivité à toute loi pénale nouvelle va au-delà du principe.

39. Une personne réclame réparation après avoir subi une perte financière. Quelle opération permet de vérifier si ces faits correspondent aux caractéristiques d’un concept juridique et de déterminer la règle applicable ?

La qualification juridique des faits
La conclusion du raisonnement juridique
La mineure du syllogisme juridique
L’interprétation générique de la règle

La qualification juridique des faits

Explication

La qualification juridique vérifie si les faits correspondent aux caractéristiques d’un concept de droit afin d’identifier la règle applicable. La mineure confronte les faits à une règle déjà identifiée, la conclusion répond à la question et l’interprétation générique rend applicable une règle obscure.

40. Dans un cas pratique, un étudiant expose la règle applicable, confronte ensuite les faits à cette règle, puis répond à la question. Comment s’appellent, dans cet ordre, ces trois étapes ?

Majeure, mineure, conclusion
Mineure, majeure, conclusion
Majeure, conclusion, mineure
Qualification, mineure, majeure

Majeure, mineure, conclusion

Explication

Le syllogisme juridique commence par la majeure, qui expose la règle, puis la mineure, qui confronte les faits à celle-ci, et se termine par la conclusion. Inverser majeure et mineure brouille les fonctions des étapes, tandis que placer la conclusion avant l’examen des faits omet le raisonnement attendu.

41. Une règle est obscure et doit être rendue applicable, tandis qu’un litige particulier exige de préciser le sens de cette règle pour les faits en cause. Quelles interprétations correspondent à ces deux opérations, dans cet ordre ?

Qualification juridique, puis interprétation générique
Interprétation générique, puis interprétation relative
Interprétation relative, puis interprétation générique
Interprétation générique, puis qualification juridique

Interprétation générique, puis interprétation relative

Explication

L’interprétation générique rend applicable une règle obscure, alors que l’interprétation relative en recherche le sens pour résoudre un litige particulier. La qualification identifie plutôt le concept juridique correspondant aux faits et ne remplace donc pas l’interprétation relative.

42. Quelle notion désigne une prérogative individuelle issue du droit objectif, qui organise les rapports des individus entre eux ou avec eux-mêmes ?

Un intérêt particulier
Le droit objectif
Un droit subjectif
Une règle d’organisation collective

Un droit subjectif

Explication

Le droit subjectif est une prérogative individuelle issue du droit objectif et concerne les rapports des individus entre eux ou avec eux-mêmes. Une règle d’organisation collective relève du cadre collectif, tandis que le droit objectif désigne l’ensemble dont la prérogative découle.

43. Une personne revendique une prérogative qui contredit une règle reconnue d’organisation collective. Quel principe détermine si cette prérogative peut être un droit subjectif ?

Le droit existe dès qu’une personne décide de le revendiquer
Le droit individuel prévaut dès lors qu’il répond à un intérêt personnel
Le droit doit être reconnu par une règle collective et lui rester conforme
Le droit peut exister sans reconnaissance par une règle collective

Le droit doit être reconnu par une règle collective et lui rester conforme

Explication

Un droit subjectif ne peut exister que s’il est reconnu par une règle d’organisation collective et ne peut contredire cette règle. Faire primer l’intérêt personnel ou la seule revendication confond l’existence juridique du droit avec la volonté individuelle de l’exercer.

44. Un étudiant compare le droit de vote et un droit dont la valeur peut être évaluée en argent. Quelle distinction permet de classer correctement ces droits ?

Les deux sont patrimoniaux, car ils représentent des intérêts individuels
Le droit de vote est extrapatrimonial; le droit évaluable en argent est patrimonial
Les deux sont extrapatrimoniaux, car ils sont reconnus par le droit
Le droit de vote est patrimonial; le droit évaluable en argent est extrapatrimonial

Le droit de vote est extrapatrimonial; le droit évaluable en argent est patrimonial

Explication

Les droits patrimoniaux sont évaluables en argent, tandis que les droits extrapatrimoniaux ne le sont pas; le droit de vote relève des droits civiques extrapatrimoniaux. Attribuer au vote un caractère patrimonial confond son importance sociale avec une évaluation monétaire.

45. Une personne conclut un contrat rémunéré pour céder un élément de son corps, sans lien avec un intérêt général de santé. Quelle règle s’applique ?

Le contrat est interdit parce que l’ordre public empêche toute disposition du corps
Le contrat est en principe interdit, sous réserve des limites et exceptions prévues
Le contrat est valable dès lors que la personne y consent librement
Le contrat est valable dès lors qu’un élément corporel est cédé

Le contrat est en principe interdit, sous réserve des limites et exceptions prévues

Explication

Une personne peut en principe disposer de son corps, mais cette liberté est limitée par l’ordre public et l’interdiction des contrats portant sur le corps ou ses éléments, sauf exception notamment liée à l’intérêt général de santé. Le consentement seul ne rend donc pas le contrat valable ; l’interdiction absolue et la validité automatique en cas de cession méconnaissent ces limites.

46. Un médecin envisage une intervention sur un patient conscient, hors urgence et sans motif d’ordre public. Dans quel ordre les conditions d’autorisation doivent-elles être satisfaites ?

L’intervention peut être autorisée par l’intérêt collectif, même sans intérêt thérapeutique ni consentement
L’intervention doit recueillir d’abord le consentement du patient, puis répondre à un intérêt thérapeutique
L’intervention doit répondre d’abord à un intérêt thérapeutique, puis recueillir le consentement du patient
L’intervention peut être autorisée après le consentement du patient, à condition qu’il y ait urgence

L’intervention doit répondre d’abord à un intérêt thérapeutique, puis recueillir le consentement du patient

Explication

Hors urgence ou motif d’ordre public, une atteinte au corps d’autrui exige d’abord un intérêt thérapeutique, puis le consentement du patient. Inverser ces conditions modifie leur ordre ; l’intérêt collectif ou l’urgence ne remplace pas la règle dans la situation décrite.

47. Une enquête révèle le montant du patrimoine personnel d’une personne dans un contexte sans lien avec son activité professionnelle ni avec un lieu accessible sans autorisation. Comment cet élément est-il qualifié ?

Un élément de la vie privée protégé par l’article 9 du Code civil
Un élément de la vie professionnelle protégé par l’article 9 du Code civil
Un élément de la vie publique parce qu’il concerne le patrimoine
Un élément familial protégé par les règles relatives à la filiation

Un élément de la vie privée protégé par l’article 9 du Code civil

Explication

La vie privée couvre notamment le patrimoine et ce qui ne relève ni de la vie professionnelle ni d’un lieu accessible sans autorisation ; elle est protégée par l’article 9 du Code civil. Assimiler le patrimoine à la vie professionnelle ou publique confond des catégories distinctes, tandis que la vie privée ne se limite pas à la famille.

48. Une publication montre une personne dans un espace privé et divulgue des détails de sa vie familiale. Quels droits peuvent être atteints ?

Le droit à l’honneur par la fixation, et le droit à l’image par la divulgation
Le droit à la vie privée par la divulgation, sans atteinte possible au droit à l’image
Le droit à l’image par la fixation, et le droit à la vie privée par la divulgation
Le droit à la vie privée par la fixation, et le droit à l’image par la divulgation

Le droit à l’image par la fixation, et le droit à la vie privée par la divulgation

Explication

Le droit à l’image protège la fixation de l’image d’une personne, tandis que le droit à la vie privée protège contre la divulgation ou l’atteinte à des éléments privés ; une même publication peut donc porter atteinte aux deux. Attribuer la fixation à la vie privée ou la divulgation à l’image inverse la distinction, et l’honneur est une protection différente.

49. Un média publie une information personnelle dont la communication présente une utilité réelle pour le public. Quel principe peut limiter la protection individuelle dans cette situation ?

Le droit légitime du public à l’information
Le droit de l’éditeur à diffuser toute information personnelle
Le consentement présumé de la personne concernée
Le droit à l’image, indépendamment de l’utilité de l’information

Le droit légitime du public à l’information

Explication

Lorsque l’information est utile au public, le droit légitime du public à l’information peut faire obstacle à la protection individuelle. Cela ne crée pas un droit général de publication pour l’éditeur, ne présume pas le consentement et ne se confond pas avec le droit à l’image.

50. Dans la conception juridique de Kelsen au XXe siècle, sur quoi repose la validité d’une norme juridique ?

Sur sa conformité à la valeur essentielle du groupe
Sur son acceptation par la majorité du groupe
Sur sa conformité aux normes supérieures
Sur son expression du fonctionnement de l’État

Sur sa conformité aux normes supérieures

Explication

Pour Kelsen, une norme est valide si elle respecte les normes qui lui sont supérieures. La valeur essentielle du groupe relève d’un autre fondement, tandis que l’incarnation du groupe par l’État et l’adhésion majoritaire ne constituent pas le critère de validité indiqué.

51. Une autorité adopte une règle qui contredit une norme juridique de rang supérieur. Selon la hiérarchie des normes associée à Kelsen, que faut-il conclure ?

La règle inférieure ne respecte pas la condition de validité
Les deux règles ont une validité équivalente malgré leur contradiction
La règle inférieure prévaut en raison de son adoption récente
La règle supérieure dépend de la conformité à la règle inférieure

La règle inférieure ne respecte pas la condition de validité

Explication

Dans la hiérarchie des normes, la validité d’une norme inférieure dépend de son respect des normes supérieures. La récence ou l’importance politique ne renverse pas ce rapport, et la conformité ne s’impose pas de la norme supérieure vers l’inférieure.

52. Un arrêté ministériel contredit un décret du Premier ministre. Quelle règle de hiérarchie des actes réglementaires s’applique ?

Le décret est subordonné à l’arrêté ministériel.
L’arrêté ministériel est subordonné au décret.
L’arrêté ministériel prime s’il est plus récent.
L’arrêté ministériel et le décret ont le même rang.

L’arrêté ministériel est subordonné au décret.

Explication

Les arrêtés ministériels sont subordonnés aux décrets et ne peuvent donc pas leur être contraires. Placer l’arrêté au-dessus des décrets inverse la hiérarchie, leur attribuer le même rang l’efface, et faire primer sa date d’adoption ne tient pas compte de cette subordination.

53. Un navire se trouve à 10 milles marins des lignes de base d’un État côtier. Dans quelle zone maritime se trouve-t-il ?

En haute mer.
Dans la zone économique exclusive.
Dans la zone contiguë.
Dans la mer territoriale.

Dans la mer territoriale.

Explication

La mer territoriale s’étend jusqu’à 12 milles marins à partir des lignes de base ; à 10 milles, le navire s’y trouve. La zone contiguë et la zone économique exclusive se situent au-delà de cette limite, tandis que la haute mer ne désigne pas les eaux territoriales.

54. Une loi reste sans application pendant plusieurs années, sans qu’aucun texte ne l’abroge. Quel effet cette désuétude a-t-elle sur sa validité juridique ?

Elle demeure en vigueur, car la désuétude ne met pas fin à ses effets juridiques.
Elle devient caduque, car le temps écoulé suffit à mettre fin à ses effets.
Elle est suspendue jusqu’à ce qu’une autorité ordonne sa remise en application.
Elle cesse d’être en vigueur, car l’absence d’application vaut abrogation tacite.

Elle demeure en vigueur, car la désuétude ne met pas fin à ses effets juridiques.

Explication

La perpétuité signifie qu’une loi a vocation à s’appliquer sans limitation de durée ; la désuétude ne met pas fin à ses effets, contrairement à l’abrogation ou à la caducité. L’abrogation tacite confond non-usage et suppression juridique, la caducité confond le passage du temps avec une cause de fin reconnue, et la suspension automatique invente un effet qui n’est pas attaché à la désuétude.

55. Lors d’une promenade, une personne blesse accidentellement un passant, et la loi attache à cet événement une obligation de réparer. Comment qualifier la source de cette obligation ?

Un acte juridique conventionnel, car les personnes concernées sont liées par une obligation.
Une convention, car la réparation suppose un accord entre les personnes concernées.
Un fait juridique, car la loi attache des effets de droit à l’événement.
Un acte juridique unilatéral, car une seule personne est à l’origine de l’événement.

Un fait juridique, car la loi attache des effets de droit à l’événement.

Explication

Un fait juridique est un agissement ou un événement auquel la loi attache des effets de droit, sans que ceux-ci reposent sur une volonté destinée à les produire. L’acte unilatéral suppose une volonté poursuivant des effets juridiques, l’acte conventionnel suppose des volontés concordantes, et l’accord de réparation confond l’obligation légale avec un contrat.

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Qu’organise le droit public ?

La vie en société et le fonctionnement du groupe.

Qu’organise le droit privé ?

Les rapports entre individus.

Quel rôle l’intérêt général joue-t-il face aux intérêts particuliers ?

Il les limite et peut leur être contraire.

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