★ À maîtriser
Les sources internes du droit du travail comprennent le bloc de constitutionnalité, les lois et règlements, la jurisprudence et les normes professionnelles.
Le Préambule de 1946 reconnaît la liberté syndicale à l’alinéa 6, le droit de grève à l’alinéa 7 et le principe de participation à l’alinéa 8, tous de valeur constitutionnelle.
Les normes professionnelles comprennent :
📌 En cas de conflit entre normes, le principe de faveur conduit en principe à appliquer la norme la plus favorable au salarié, mais l’articulation entre conventions collectives peut écarter ce principe et donner souvent priorité à l’accord d’entreprise sur l’accord de branche.
Compléments
Les articles 34 et 37 de la Constitution répartissent les compétences entre le législateur, qui fixe les principes, et le pouvoir réglementaire, qui règle les autres matières; l’article 38 autorise le gouvernement à prendre des ordonnances.
Le Code du travail, entièrement réécrit au 1er mai 2008 à droit constant, distingue les articles L de nature législative et les articles R et D de nature réglementaire.
★ À maîtriser
L’article L. 1121-1 du Code du travail exige que les restrictions aux droits et libertés des salariés soient justifiées par la nature de la tâche et proportionnées au but recherché.
Le droit à la vie privée du salarié et le droit à la preuve de l’employeur sont deux droits fondamentaux que le juge met en balance par un contrôle de proportionnalité.
Un licenciement fondé sur un fait relevant de la vie privée du salarié n’est en principe pas justifié, sauf si ce fait constitue un manquement à ses obligations contractuelles ou cause un trouble objectif à l’entreprise.
La directive européenne du 27 novembre 2000 admet une différence de traitement fondée sur la religion lorsque la caractéristique religieuse constitue une exigence professionnelle essentielle et déterminante.
📌 Une restriction liée à la religion doit répondre à une exigence professionnelle essentielle et déterminante, appréciée objectivement, et être proportionnée au but poursuivi.
Compléments
📌 À l’embauche, les informations demandées au candidat ne peuvent servir qu’à apprécier sa capacité à occuper l’emploi et ses aptitudes professionnelles, conformément à l’article L. 1221-6 du Code du travail.
La liberté du salarié se confronte au droit à la preuve de l’employeur.
★ À maîtriser
📌 Le contrat de travail est synallagmatique: l’employeur doit notamment fournir le travail, veiller à la santé et à la sécurité et rémunérer le salarié, tandis que le salarié doit fournir la prestation convenue.
Compléments
🔄 La relation contractuelle se déroule en trois séquences :
Le contrat de travail est intuitu personae: l’employeur choisit le salarié selon ses qualités personnelles et le salarié contracte en considération de l’identité de l’employeur.
Le contrat de travail est à exécution successive et peut être modifié au cours de son exécution, qui peut durer plusieurs dizaines d’années.
★ À maîtriser
📌 La dépendance économique, même importante, ne suffit pas à établir un contrat de travail en l’absence de subordination juridique.
📌 Le juge qualifie la relation de travail d’après les conditions réelles d’exercice de l’activité, indépendamment de la volonté des parties et de la dénomination donnée à leur contrat.
Compléments
L’arrêt Société générale du 13 novembre 1996 définit le lien de subordination par les pouvoirs de donner des ordres et directives, de contrôler leur exécution et de sanctionner les manquements.
Dans l’arrêt du 3 juin 2009 relatif à l’émission « Île de la tentation », la Cour de cassation a requalifié la participation en contrat de travail parce que les participants étaient soumis à des ordres, directives et règles de la société de production. - Cass. soc.
Dans l’arrêt Take Eat Easy du 28 novembre 2018, la Cour de cassation a requalifié en contrat de travail l’activité d’un livreur autoentrepreneur suivi par géolocalisation en temps réel. - Cass. soc., Sté Take Eat Easy, 28 nov. 2018
★ À maîtriser
📌 Les contrats à durée déterminée, de travail temporaire et à temps partiel doivent être écrits et comporter des clauses obligatoires, faute de quoi ils peuvent être requalifiés en CDI.
📌 Selon l’arrêt du 21 septembre 2017, l’offre de contrat de travail peut être rétractée avant d’atteindre son destinataire, tandis que la révocation d’une promesse unilatérale pendant le délai d’option n’empêche pas la formation du contrat promis. - Cass. soc., 21 sept. 2017
Compléments
📌 L’employeur doit remettre au salarié des documents écrits contenant les principales informations sur la relation de travail au plus tard le septième jour ou un mois après l’embauche, selon l’information concernée.
📌 Le contrat de travail écrit doit être rédigé en français et l’employeur ne peut opposer au salarié une clause qui lui fait grief si cette règle n’est pas respectée.
★ À maîtriser
📌 Selon Cass. soc., 21 sept. 2017, l’offre de contrat de travail précise l’emploi, la rémunération et la date d’entrée en fonction, mais sa rétractation avant acceptation empêche la conclusion du contrat et engage la responsabilité extracontractuelle de son auteur.
Selon l’article L. 1221-19 du Code du travail, la période d’essai sert à l’employeur pour évaluer les compétences du salarié et au salarié pour apprécier si les fonctions lui conviennent.
Les durées maximales d’essai d’un CDI sont :
📌 La période d’essai et son renouvellement ne se présument pas : ils doivent être stipulés au contrat, et le renouvellement doit aussi être prévu par une convention collective de branche.
Compléments
L’offre rétractée empêche le contrat ; la promesse révoquée ne l’empêche pas.
★ À maîtriser
📌 Le CDD ne peut être conclu que pour une tâche précise et temporaire et ne peut avoir pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise.
Les motifs de recours au CDD présentés sont :
Un CDD ne peut en principe être renouvelé plus de 2 fois et sa durée maximale indiquée dans le cours est de 18 mois ; un délai de carence égal en principe au tiers de la durée du CDD peut être exigé entre deux contrats.
À la fin normale d’un CDD, le salarié a droit à une indemnité de précarité égale à 10 % de sa rémunération totale brute.
Les cas de rupture anticipée du CDD sont : l’accord des parties, la faute grave du salarié ou de l’employeur, la force majeure, l’inaptitude du salarié constatée par le médecin du travail, la conclusion d’un CDI par le salarié
Compléments
📌 La requalification d’un CDD irrégulier en CDI ouvre notamment droit à une indemnité de requalification d’un mois de salaire ; une clause de garantie d’emploi violée peut donner droit aux salaires restant à courir jusqu’à son terme.
★ À maîtriser
Une clause de rémunération variable est licite si elle repose sur des éléments objectifs indépendants de la volonté de l’employeur, ne fait pas supporter le risque de l’entreprise au salarié et ne réduit pas la rémunération sous les minima légaux et conventionnels.
Lorsque le droit à une rémunération variable découle du contrat et qu’aucun accord n’est trouvé sur son montant, le juge le détermine selon les critères contractuels et les accords conclus les années précédentes.
Les objectifs conditionnant une rémunération variable doivent être fixés avant le début de l’exercice, être précis, réalistes et atteignables compte tenu du contexte économique.
Une clause de non-concurrence n’est licite que si elle est indispensable à la protection des intérêts légitimes de l’entreprise, limitée dans le temps et l’espace, adaptée aux spécificités de l’emploi et assortie d’une contrepartie financière, ces conditions étant cumulatives.
📌 Une clause de mobilité doit définir précisément sa zone géographique et être justifiée par les intérêts légitimes de l’entreprise et proportionnée ; le salarié peut refuser sa mise en œuvre si elle porte atteinte à sa vie privée et familiale ou est abusive et déloyale.
📌 La clause d’exclusivité est nulle lorsqu’elle est imposée à un salarié à temps partiel.
Compléments
📌 Une condition de présence peut conditionner le versement d’une prime, mais si l’employeur provoque son échec par un licenciement jugé sans cause réelle et sérieuse, la condition est réputée défaillie et le salarié est considéré comme présent à la date prévue.
La durée légale du travail à temps complet est de par semaine, soit 1607 heures par an.
La durée maximale hebdomadaire est de 48 heures, avec un dépassement exceptionnel autorisé jusqu’à 60 heures ; sur 12 semaines consécutives, elle ne peut dépasser 44 heures, ou 46 heures par accord collectif ou autorisation prévue.
La durée quotidienne maximale de travail effectif est de 10 heures, ou 8 heures pour les moins de 18 ans, avec une dérogation conventionnelle possible jusqu’à 12 heures dans certaines conditions.
Le salarié bénéficie d’au moins 11 heures de repos quotidien, d’un repos hebdomadaire minimal de 24 heures consécutives et ne peut travailler plus de 6 jours par semaine.
📌 Lorsque le temps de travail quotidien atteint 6 heures, le salarié bénéficie d’une pause minimale de 20 minutes consécutives.
★ À maîtriser
Le recours au travail de nuit doit être exceptionnel, justifié par la nécessité d’assurer la continuité de l’activité économique ou des services d’utilité sociale, et autorisé par accord collectif ou, à défaut, par l’inspecteur du travail.
Une période d’astreinte n’est en principe pas du travail effectif, mais elle peut le devenir si les contraintes imposées affectent objectivement et très significativement la liberté du salarié d’organiser son temps; la durée de l’intervention est toujours du travail effectif.
Le trajet domicile-travail ordinaire n’est pas du travail effectif, mais un trajet plus long que le temps normal ouvre droit à une contrepartie en repos ou financière; pour un salarié itinérant, le trajet peut être du travail effectif s’il répond aux critères légaux.
Compléments
Astreinte libre, intervention effective
★ À maîtriser
L’accomplissement d’heures supplémentaires relève du pouvoir de direction de l’employeur, mais elles doivent être rémunérées si elles ont été effectuées avec son accord au moins implicite ou rendues nécessaires par les tâches confiées, même en cas d’opposition ou d’autorisation préalable exigée.
À défaut d’accord collectif, les heures supplémentaires sont majorées d’au moins 25 % pour chacune des 8 premières heures, de la 36e à la 43e heure, puis de 50 % au-delà; un accord peut réduire le taux sans descendre sous 10 % ou prévoir un repos compensateur de remplacement équivalent.
Les heures supplémentaires accomplies au-delà du contingent annuel ouvrent droit à une contrepartie obligatoire en repos d’au moins 50 % des heures dans les entreprises de 1 à 20 salariés et de 100 % dans celles de plus de 20 salariés.
Compléments
★ À maîtriser
Le forfait en heures peut être hebdomadaire, mensuel ou annuel, tandis que le forfait en jours est toujours annuel et ne peut concerner que les cadres autonomes ou les salariés dont la durée du travail ne peut être prédéterminée.
Une convention individuelle de forfait doit être écrite et le recours au forfait doit être autorisé par un accord collectif comportant notamment des modalités de suivi régulier de la charge de travail et de communication périodique entre l’employeur et le salarié.
En aménagement du temps de travail sur une période de référence supérieure à la semaine, les heures supplémentaires sont décomptées à la fin de cette période, au-delà de 1 607 heures pour une année ou de la durée hebdomadaire moyenne de 35 heures sur une autre période.
Compléments
★ À maîtriser
📌 Un salarié qui a un motif raisonnable de penser qu’une situation de travail présente un danger grave et imminent doit alerter immédiatement l’employeur et peut se retirer; l’exercice régulier de ce droit ne peut être sanctionné.
Compléments
📌 En cas de divergence sur la réalité d’un danger grave et imminent ou sur les moyens de le faire cesser, le CSE est réuni d’urgence dans un délai maximal de 24 heures; à défaut d’accord, l’inspecteur du travail est saisi.
Prévenir les risques → protéger la santé
★ À maîtriser
📌 L’employeur doit prendre les mesures nécessaires pour prévenir les risques professionnels liés au harcèlement moral ou sexuel, enquêter lorsqu’il en est informé, faire cesser les faits avérés et sanctionner leurs auteurs.
📌 La rupture du contrat méconnaissant les protections contre le harcèlement moral est nulle, notamment lorsqu’elle vise un salarié qui se prétend victime ou qui a dénoncé, relaté ou témoigné de tels faits.
Compléments
📌 Les règles de preuve en matière de harcèlement sont aménagées en faveur du salarié et les faits peuvent constituer des infractions pénales prévues par le Code du travail et le Code pénal.
Réorganisation sans prévention → risques psychosociaux
★ À maîtriser
📌 L’action en paiement ou en répétition du salaire se prescrit par trois ans, et la demande porte en principe sur les sommes dues au titre des trois dernières années, avec une période de référence particulière en cas de rupture du contrat.
Compléments
📌 L’employeur doit rembourser les frais professionnels que le salarié justifie avoir exposés pour les besoins de son activité et dans l’intérêt de l’employeur. - Cass. soc., 25 févr. 1998
📌 L’acceptation sans protestation d’un bulletin de paie ne vaut pas renonciation au paiement du salaire ou des accessoires dus.
★ À maîtriser
Pour un même travail ou un travail de valeur égale, l’employeur doit assurer l’égalité de rémunération entre les femmes et les hommes.
Si l’index de l’égalité femmes-hommes est inférieur à 75 points sur 100, l’entreprise doit adopter des mesures correctrices dans les trois ans et peut encourir une pénalité allant jusqu’à 1 % de sa masse salariale.
Pour invoquer l’égalité de traitement, les salariés doivent relever de la même entreprise et de la même source d’obligation, et leur travail doit être égal ou de valeur égale.
Compléments
Depuis la loi du 5 septembre 2018, les entreprises d’au moins 50 salariés doivent publier un index de l’égalité femmes-hommes calculé à partir de quatre ou cinq indicateurs.
À partir du 1er mars 2026, les entreprises d’au moins 1 000 salariés devront compter au moins 30 % de personnes de chaque sexe parmi les cadres dirigeants et les membres des instances dirigeantes, puis 40 % à partir du 1er mars 2029.
Les raisons pouvant objectivement justifier une différence de traitement comprennent :
📌 Les différences de traitement prévues par accord collectif sont présumées justifiées, mais cette présomption ne s’applique pas dans les domaines relevant du droit de l’Union européenne, notamment en matière de discrimination.
Égalité femmes-hommes : non-discrimination ; à travail égal, salaire égal : traitement comparable
★ À maîtriser
La modification du contrat de travail requiert l’accord du salarié, tandis qu’un simple changement des conditions de travail relève du pouvoir de direction de l’employeur et ne peut en principe être refusé. - Cass. soc., 10 juill. 1996
L’accord du salarié à une modification contractuelle doit être exprès et non équivoque, et ne peut résulter de la seule poursuite du travail aux nouvelles conditions. - Cass. soc., Raquin, 8 oct. 1987
Pour une modification d’un élément essentiel du contrat pour motif économique, l’absence de réponse du salarié dans le délai d’un mois, réduit à quinze jours en redressement ou liquidation judiciaire, vaut acceptation si la proposition est faite selon la procédure légale.
Une modification de la rémunération contractuelle, de son mode ou de sa structure nécessite l’accord du salarié, même si elle est minime ou présentée comme plus avantageuse.
Sans clause de mobilité, une affectation dans le même secteur géographique relève en principe d’un changement des conditions de travail, tandis qu’une affectation hors de ce secteur modifie le contrat.
Compléments
📌 Une affectation temporaire hors du secteur habituel peut ne pas modifier le contrat si elle répond à l’intérêt de l’entreprise, repose sur des circonstances exceptionnelles et si le salarié est informé à l’avance de son caractère temporaire et de sa durée prévisible.
Modification du contrat : accord du salarié ; changement des conditions : pouvoir de direction
📌 Le prêt de main-d’œuvre à but lucratif est interdit et peut résulter d’un gain ou avantage pécuniaire pour l’entreprise utilisatrice, notamment d’une flexibilité accrue ou d’une économie de charges, selon Cass. soc., 18 mai 2011, John Deere.
📌 Pour éviter que la mise à disposition soit considérée comme lucrative, l’entreprise prêteuse facture à l’entreprise utilisatrice le coût exact du salaire et des charges sociales figurant sur le bulletin de paie du salarié.
Chaque mission de travail temporaire donne lieu à un contrat de mise à disposition entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise utilisatrice, ainsi qu’à un contrat de mission entre le salarié et l’entreprise de travail temporaire.
Les cas de recours comprennent notamment : le remplacement d’un salarié absent, un accroissement temporaire de l’activité de l’entreprise, les emplois à caractère saisonnier
Le prêt de main-d’œuvre à but non lucratif exige une convention entre l’entreprise prêteuse et l’entreprise utilisatrice précisant la durée, l’identité et la qualification du salarié, ainsi que le mode de détermination des salaires, charges sociales et frais professionnels facturés.
Le salarié qui refuse une modification de son contrat peut exiger la poursuite de celui-ci aux conditions initiales ; l’employeur doit rétablir ces conditions ou assumer la rupture, car le refus ne constitue pas une démission claire et non équivoque.
Le seul refus par un salarié d’une modification de son contrat ne constitue pas une cause réelle et sérieuse de licenciement, mais le motif qui a conduit l’employeur à modifier le contrat peut la constituer.
Le refus d’un changement des conditions de travail constitue un manquement contractuel et une cause réelle et sérieuse de licenciement, mais ne constitue pas à lui seul une faute grave.
La prise d’acte rompt immédiatement le contrat et produit les effets d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse si les faits reprochés à l’employeur la justifient, ou d’une démission dans le cas contraire, selon Cass. soc., 25 juin 2003.
Depuis Cass. soc., 26 mars 2014, la prise d’acte n’est admise qu’en cas de manquement suffisamment grave de l’employeur empêchant la poursuite du contrat ; des faits anciens ou n’empêchant pas le salarié de continuer à travailler ne suffisent pas.
La résiliation judiciaire peut être demandée par le salarié, mais pas par l’employeur ; le salarié poursuit son travail et le juge prononce la rupture si les manquements de l’employeur empêchent la poursuite du contrat.
La rupture conventionnelle individuelle exige une convention signée après un ou plusieurs entretiens, un délai de rétractation de 15 jours calendaires, puis l’homologation administrative ; l’administration dispose de 15 jours ouvrables pour instruire la demande et son silence vaut homologation.
Un licenciement portant atteinte à un droit ou à une liberté fondamentale est nul, notamment lorsqu’il sanctionne l’exercice de la liberté religieuse, de la liberté d’expression ou du droit d’agir ou de témoigner en justice.
La cause réelle du licenciement doit reposer sur des éléments objectifs relatifs à l’activité professionnelle du salarié, et non sur son activité parallèle ou le comportement d’un tiers.
La perte de confiance de l’employeur ne constitue jamais à elle seule une cause de licenciement, même si elle repose sur des éléments objectifs ; seuls ces éléments peuvent éventuellement justifier la rupture.
Prêt lucratif interdit, prêt non lucratif encadré
| Critère | Petit licenciement collectif | Grand licenciement collectif |
|---|---|---|
| Seuil | 2 à 9 salariés sur 30 jours | Au moins 10 salariés sur 30 jours et entreprise d’au moins 50 salariés |
| Consultation du CSE | Avis dans un délai maximal d’un mois | Avis sur la restructuration et sur le licenciement collectif |
| Mesures d’accompagnement | Consultation simplifiée | PSE et contrôle administratif |
| Type | Périmètre | Objectif |
|---|---|---|
| Interne | Entreprise ou groupe, emplois disponibles en France | Éviter ou limiter les licenciements |
| Externe | Hors de l’entreprise et du groupe | Aider les salariés dont le licenciement ne peut être évité |
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1. Quelles catégories composent les sources internes du droit du travail ?
2. Quel droit le Préambule de 1946 reconnaît-il à son alinéa 7 ?
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Quelles catégories composent les sources internes du droit du travail ?
Le bloc de constitutionnalité, les lois et règlements, la jurisprudence et les normes professionnelles.
Quel droit le Préambule de 1946 reconnaît-il à l’alinéa 6 ?
La liberté syndicale.
Quel droit le Préambule de 1946 reconnaît-il à l’alinéa 7 ?
Le droit de grève.
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