QCM : Sources internationales du droit administratif (55 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux le droit administratif ?

Le droit applicable à l’administration, qui encadre son action et auquel elle est soumise
Le droit applicable aux seules juridictions chargées de contrôler l’administration
L’ensemble des règles produites par l’administration sans contrôle juridique extérieur
L’ensemble des règles privées régissant les contrats conclus par l’administration

Le droit applicable à l’administration, qui encadre son action et auquel elle est soumise

Explication

Le droit administratif encadre l’action administrative, peut être produit par l’administration et s’impose à elle. Il ne se confond pas avec tout le droit applicable à l’administration, car celle-ci peut aussi relever du droit privé.

2. Quel mécanisme a notamment favorisé la soumission de l’administration au principe de légalité ?

La transformation des autorités administratives en organes législatifs
La suppression de tout contrôle juridictionnel sur les décisions administratives
L’extension de la compétence des juridictions judiciaires aux actes administratifs
L’émergence d’une juridiction administrative indépendante, comme le Conseil d’État

L’émergence d’une juridiction administrative indépendante, comme le Conseil d’État

Explication

La création et l’affirmation d’une juridiction administrative indépendante ont permis de contrôler juridiquement l’action de l’administration. Le Conseil d’État relève de l’ordre administratif et non des juridictions judiciaires.

3. Quelle règle résulte de la loi des 16 et 24 août 1790 ?

Les administrateurs peuvent être cités devant les tribunaux judiciaires pour leurs actes de fonction
Les litiges administratifs sont confiés à une juridiction administrative indépendante du pouvoir exécutif
Les autorités administratives et judiciaires sont séparées, et les juges judiciaires ne peuvent intervenir dans l’administration
Les juridictions judiciaires deviennent compétentes pour contrôler les opérations des autorités administratives

Les autorités administratives et judiciaires sont séparées, et les juges judiciaires ne peuvent intervenir dans l’administration

Explication

La loi des 16 et 24 août 1790 établit la séparation des autorités administratives et judiciaires et interdit l’intervention des juges judiciaires dans les opérations administratives. Elle n’instaure pas encore une juridiction administrative indépendante, puisque l’administration demeure initialement juge de ses propres litiges.

4. Que prévoit l’article 13 de la loi des 16 et 24 août 1790 concernant les juges ?

Ils peuvent intervenir dans les opérations administratives après autorisation du pouvoir exécutif
Ils peuvent annuler les décisions administratives lorsqu’elles portent atteinte à un intérêt privé
Ils doivent transmettre les litiges administratifs au Conseil d’État pour jugement immédiat
Ils ne peuvent troubler les opérations administratives ni citer les administrateurs en raison de leurs fonctions

Ils ne peuvent troubler les opérations administratives ni citer les administrateurs en raison de leurs fonctions

Explication

L’article 13 impose la séparation des fonctions judiciaires et administratives et interdit aux juges de perturber les opérations administratives ou de poursuivre les administrateurs pour leurs fonctions. Il ne leur attribue donc pas un pouvoir général d’annulation des décisions administratives.

5. Comment les litiges administratifs étaient-ils principalement tranchés pendant la période révolutionnaire ?

Par une juridiction administrative indépendante dotée d’un pouvoir de décision souverain
Par l’administration elle-même ou par son supérieur hiérarchique, selon la logique d’administration juge
Par les tribunaux judiciaires chargés de contrôler les actes des administrateurs
Par une commission parlementaire compétente pour toutes les contestations administratives

Par l’administration elle-même ou par son supérieur hiérarchique, selon la logique d’administration juge

Explication

Pendant la période révolutionnaire, l’administration jugeait ses propres litiges ou les faisait examiner par son supérieur hiérarchique. Cette organisation correspond à l’administration juge et se distingue du système ultérieur fondé sur une juridiction administrative indépendante.

6. Que caractérise la justice retenue ?

Les juridictions judiciaires approuvent les décisions préparées par les autorités administratives
Le Conseil d’État statue souverainement sans intervention du chef de l’État
Les décisions contentieuses préparées par le Conseil d’État doivent être approuvées par le chef de l’État
Les administrateurs tranchent les recours après consultation obligatoire du Parlement

Les décisions contentieuses préparées par le Conseil d’État doivent être approuvées par le chef de l’État

Explication

Dans le système de justice retenue, le Conseil d’État ou les conseils de préfecture préparent les décisions, mais celles-ci doivent être approuvées par le chef de l’État. La justice déléguée correspond au contraire à la capacité du Conseil d’État de statuer souverainement.

7. Quel changement la loi Gambetta du 24 mai 1872 a-t-elle introduit ?

Elle a rétabli l’administration comme juge principal des litiges relevant de son activité
Elle a mis fin à la justice retenue et autorisé le Conseil d’État à statuer souverainement
Elle a confié les recours administratifs aux tribunaux judiciaires sous le contrôle du gouvernement
Elle a supprimé la compétence du Conseil d’État en matière de recours pour excès de pouvoir

Elle a mis fin à la justice retenue et autorisé le Conseil d’État à statuer souverainement

Explication

La loi Gambetta du 24 mai 1872 met fin à la justice retenue et instaure la justice déléguée, permettant au Conseil d’État de statuer souverainement sur les recours contentieux et les recours pour excès de pouvoir. Elle renforce donc l’autonomie juridictionnelle du Conseil d’État.

8. Quelle règle l’arrêt Blanco du 8 février 1873 a-t-il consacrée ?

La responsabilité des agents publics dépend exclusivement de leur statut administratif individuel
La responsabilité de l’État est toujours régie par le Code civil et relève des tribunaux judiciaires
La responsabilité de l’État liée à un service public obéit à des règles spéciales et relève de la juridiction administrative
La responsabilité liée aux services publics ne peut faire l’objet d’un recours juridictionnel

La responsabilité de l’État liée à un service public obéit à des règles spéciales et relève de la juridiction administrative

Explication

L’arrêt Blanco reconnaît que la responsabilité de l’État à raison du fonctionnement d’un service public est soumise à des règles spéciales, distinctes du Code civil, et relève de la juridiction administrative. Il ne soumet donc pas automatiquement cette responsabilité au droit civil ni aux tribunaux judiciaires.

9. Quelle conséquence est généralement attribuée à l’arrêt Cadot de 1889 ?

Il réserve au ministre compétent le jugement initial de tout litige administratif
Il met fin à la théorie du ministre juge et fait du Conseil d’État le juge administratif de droit commun
Il transfère aux juridictions judiciaires les recours dirigés contre les actes administratifs
Il rétablit la justice retenue en subordonnant les décisions du Conseil d’État au chef de l’État

Il met fin à la théorie du ministre juge et fait du Conseil d’État le juge administratif de droit commun

Explication

L’arrêt Cadot met fin à la théorie du ministre juge et reconnaît au Conseil d’État la qualité de juge administratif de droit commun. Le ministre n’est donc plus le juge préalable nécessaire des litiges relevant de l’administration.

10. Quelle distinction oppose l’école du service public de Léon Duguit à l’école de la puissance publique de Maurice Hauriou ?

Duguit privilégie les relations internationales, tandis que Hauriou privilégie les relations entre pouvoirs publics
Duguit privilégie le contrôle constitutionnel, tandis que Hauriou privilégie le contrôle conventionnel
Duguit privilégie la finalité d’intérêt général, tandis que Hauriou privilégie les moyens exorbitants
Duguit privilégie les moyens exorbitants, tandis que Hauriou privilégie la finalité d’intérêt général

Duguit privilégie la finalité d’intérêt général, tandis que Hauriou privilégie les moyens exorbitants

Explication

Léon Duguit fonde le droit administratif sur les activités destinées à satisfaire l’intérêt général, alors que Maurice Hauriou met l’accent sur les procédés de puissance publique. La confusion fréquente consiste donc à attribuer à Duguit la priorité donnée aux moyens exorbitants.

11. Que désigne le bloc de constitutionnalité en droit administratif ?

L’ensemble des traités internationaux contrôlés par le juge administratif dans chaque litige
L’ensemble des règlements administratifs qui précisent les principes de la Constitution
L’ensemble des lois organiques auxquelles les actes administratifs doivent se conformer directement
L’ensemble des normes constitutionnelles auxquelles les lois et les actes administratifs doivent être conformes

L’ensemble des normes constitutionnelles auxquelles les lois et les actes administratifs doivent être conformes

Explication

Le bloc de constitutionnalité regroupe les normes de valeur constitutionnelle qui s’imposent aux lois et aux actes administratifs. Il ne se réduit donc ni aux lois organiques ni aux traités internationaux.

12. Quelle portée l’arrêt Blanco a-t-il eue pour la définition du droit administratif ?

Il a confié au Conseil constitutionnel le contrôle des actes administratifs
Il a établi la primauté des traités sur les lois postérieures
Il a soumis l’action administrative aux règles générales de la responsabilité civile
Il a reconnu l’existence de règles spéciales applicables à l’action administrative

Il a reconnu l’existence de règles spéciales applicables à l’action administrative

Explication

L’arrêt Blanco a consacré l’autonomie substantielle du droit administratif en reconnaissant des règles propres à l’action administrative. Il ne place donc pas cette action sous le régime ordinaire du droit civil.

13. Pourquoi le droit administratif est-il qualifié de droit fondamentalement jurisprudentiel ?

Parce que le Conseil d’État et le Tribunal des conflits ont progressivement dégagé ses règles
Parce que les juridictions judiciaires ont remplacé les autorités administratives dans sa création
Parce que le Parlement a rassemblé ses règles dans un code général dès son origine
Parce que les traités internationaux ont directement fixé la plupart de ses principes

Parce que le Conseil d’État et le Tribunal des conflits ont progressivement dégagé ses règles

Explication

De nombreuses règles du droit administratif ont été élaborées progressivement par le Conseil d’État et le Tribunal des conflits. L’idée d’une codification générale immédiate ne correspond pas à cette construction jurisprudentielle.

14. Quelle affirmation correspond à la décision Liberté d’association du 16 juillet 1971 ?

Elle a reconnu une valeur constitutionnelle au Préambule de 1958 et aux textes auxquels il renvoie
Elle a confié au Conseil d’État le contrôle de constitutionnalité des lois ordinaires
Elle a autorisé le juge administratif à écarter toute loi contraire à un traité international
Elle a consacré la loi-écran pour les actes administratifs pris sur le fondement d’une loi

Elle a reconnu une valeur constitutionnelle au Préambule de 1958 et aux textes auxquels il renvoie

Explication

La décision Liberté d’association a reconnu la valeur constitutionnelle du Préambule de 1958 et des textes auxquels il renvoie. Le contrôle de conventionnalité relève notamment du juge administratif, mais cette décision porte sur le bloc de constitutionnalité.

15. Quelle règle l’arrêt Arrighi du 6 novembre 1936 a-t-il consacrée ?

Le juge administratif peut écarter une loi postérieure lorsqu’elle est incompatible avec un traité international
Le Conseil constitutionnel doit examiner toute loi avant sa promulgation à la demande d’un justiciable
Le juge administratif doit transmettre toute contestation constitutionnelle au Conseil constitutionnel sans filtrage
La loi interposée empêche le juge administratif de contrôler directement la constitutionnalité de l’acte administratif fondé sur elle

La loi interposée empêche le juge administratif de contrôler directement la constitutionnalité de l’acte administratif fondé sur elle

Explication

L’arrêt Arrighi consacre la théorie de la loi-écran : la loi interposée fait obstacle au contrôle direct de constitutionnalité de l’acte administratif pris sur son fondement. La possibilité d’écarter une loi incompatible avec un traité relève de l’arrêt Nicolo.

16. Quelle différence distingue le contrôle de constitutionnalité du contrôle de conventionnalité ?

Le premier relève des juridictions internationales, tandis que le second relève du pouvoir constituant
Le premier compare la loi aux traités, tandis que le second la compare aux règlements administratifs
Le premier compare la loi à la Constitution, tandis que le second la compare aux engagements internationaux
Le premier examine les actes administratifs, tandis que le second examine les décisions judiciaires

Le premier compare la loi à la Constitution, tandis que le second la compare aux engagements internationaux

Explication

Le contrôle de constitutionnalité vérifie la conformité d’une loi à la Constitution, tandis que le contrôle de conventionnalité vérifie sa conformité aux engagements internationaux de la France. Ces contrôles portent donc sur des normes de référence différentes.

17. Quel mécanisme permet à un justiciable de contester, pendant un procès, une disposition législative portant atteinte aux droits et libertés constitutionnels ?

Le recours pour excès de pouvoir, après une autorisation directe du Conseil constitutionnel
La question prioritaire de constitutionnalité, après un filtrage juridictionnel en plusieurs étapes
La théorie de la loi-écran, après un examen préalable par le Tribunal des conflits
Le contrôle de conventionnalité, après une saisine obligatoire du Parlement français

La question prioritaire de constitutionnalité, après un filtrage juridictionnel en plusieurs étapes

Explication

La question prioritaire de constitutionnalité permet de contester une disposition législative au cours d’un procès, sous réserve d’un filtrage par la juridiction saisie puis par le Conseil d’État ou la Cour de cassation. Le recours pour excès de pouvoir concerne principalement la légalité des actes administratifs et ne constitue pas ce mécanisme.

18. Que désigne le bloc de constitutionnalité ?

L’ensemble des règlements administratifs qui organisent les services publics
L’ensemble des normes de valeur constitutionnelle qui s’imposent aux pouvoirs publics
L’ensemble des lois organiques qui encadrent les institutions publiques
L’ensemble des traités internationaux applicables dans l’ordre juridique interne

L’ensemble des normes de valeur constitutionnelle qui s’imposent aux pouvoirs publics

Explication

Le bloc de constitutionnalité regroupe les normes dotées d’une valeur constitutionnelle, auxquelles l’administration et le législateur doivent se conformer. Les lois organiques relèvent de la législation et ne constituent pas, par elles-mêmes, l’ensemble du bloc de constitutionnalité.

19. Lequel de ces ensembles correspond aux principaux textes composant le bloc de constitutionnalité ?

La Constitution de 1958, la Convention européenne, le Préambule de 1946 et les traités commerciaux
La Constitution de 1958, les lois organiques, les règlements parlementaires et la Charte de 2004
La Constitution de 1958, le Code civil, la Déclaration de 1789, le Préambule de 1946 et la Charte de 2004
La Constitution de 1958, son Préambule, la Déclaration de 1789, le Préambule de 1946 et la Charte de 2004

La Constitution de 1958, son Préambule, la Déclaration de 1789, le Préambule de 1946 et la Charte de 2004

Explication

Le bloc comprend la Constitution de 1958, son Préambule, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, le Préambule de 1946 et la Charte de l’environnement de 2004. Le Code civil, les règlements parlementaires et les traités internationaux ne figurent pas dans cette composition.

20. Quelle portée la décision Liberté d’association du 16 juillet 1971 a-t-elle principalement eue ?

Elle a reconnu une valeur constitutionnelle au Préambule de 1958 et aux textes auxquels il renvoie
Elle a créé la procédure permettant de contester une loi pendant un procès
Elle a reconnu une valeur législative au Préambule de 1958 et aux textes auxquels il renvoie
Elle a consacré la primauté des traités internationaux sur la Constitution française

Elle a reconnu une valeur constitutionnelle au Préambule de 1958 et aux textes auxquels il renvoie

Explication

La décision Liberté d’association a donné une valeur constitutionnelle au Préambule de 1958 et aux textes auxquels il renvoie, en reconnaissant aussi la liberté d’association comme principe fondamental reconnu par les lois de la République. La contestation d’une loi pendant un procès relève de la QPC, créée ultérieurement.

21. À l’occasion d’un procès, que permet à un justiciable de soutenir une question prioritaire de constitutionnalité ?

Qu’un traité international ait été négocié sans l’accord préalable du Parlement
Qu’un acte administratif méconnaisse directement une règle de légalité administrative
Qu’une disposition législative porte atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution
Qu’une décision judiciaire contredise une règle générale du droit de l’Union

Qu’une disposition législative porte atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution

Explication

La QPC permet de contester, au cours d’un procès, la conformité d’une disposition législative aux droits et libertés garantis par la Constitution. Le contrôle direct d’un acte administratif relève du contrôle de légalité et ne correspond pas à l’objet de la QPC.

22. Sous quelles conditions un traité peut-il avoir une autorité supérieure à celle des lois en vertu de l’article 55 de la Constitution ?

Lorsqu’il est régulièrement ratifié ou approuvé, publié et appliqué sous réserve de réciprocité
Lorsqu’il est signé par le Gouvernement, publié et déclaré conforme par le Conseil constitutionnel
Lorsqu’il est conforme à la Constitution, même si sa ratification n’est pas régulière
Lorsqu’il est approuvé par le Parlement, même sans publication ni condition de réciprocité

Lorsqu’il est régulièrement ratifié ou approuvé, publié et appliqué sous réserve de réciprocité

Explication

L’article 55 subordonne la supériorité du traité sur la loi à une ratification ou approbation régulière, à sa publication et, lorsque cela est requis, à la réciprocité. La seule signature ou l’approbation parlementaire ne suffit donc pas à remplir toutes ces conditions.

23. Que prévoit l’article 54 lorsqu’un engagement international comporte une clause contraire à la Constitution ?

Sa ratification ou son approbation doit être précédée d’une révision de la Constitution
Sa publication suffit à écarter la clause contraire dans les litiges internes
Le Conseil d’État doit l’écarter après son entrée en vigueur dans l’ordre interne
L’article 55 lui confère automatiquement une autorité supérieure aux normes constitutionnelles

Sa ratification ou son approbation doit être précédée d’une révision de la Constitution

Explication

L’article 54 organise un contrôle préalable : l’engagement international ne peut être ratifié ou approuvé qu’après révision de la Constitution. L’article 55 concerne ensuite l’autorité des traités dans l’ordre interne et ne leur confère pas une supériorité sur la Constitution.

24. Quelle affirmation correspond à la position consacrée par l’arrêt Costa c. ENEL de 1964 ?

Les lois nationales prévalent sur le droit de l’Union lorsqu’elles sont adoptées postérieurement
Le droit de l’Union européenne bénéficie d’une primauté sur les normes nationales
La Constitution de chaque État membre détermine la valeur du droit de l’Union dans tous les cas
Les traités internationaux ne peuvent produire d’effets qu’après une loi nationale d’application

Le droit de l’Union européenne bénéficie d’une primauté sur les normes nationales

Explication

Dans l’arrêt Costa c. ENEL de 1964, la Cour de justice a affirmé la primauté du droit de l’Union européenne sur les normes nationales. Cette solution s’oppose à l’idée qu’une loi nationale postérieure pourrait écarter, par elle-même, une règle du droit de l’Union.

25. Lorsqu’il vérifie la compatibilité d’une loi avec un traité, quels éléments le juge administratif doit-il examiner ?

La signature du traité, son approbation par les électeurs, sa traduction et son application par le Parlement
La conformité politique du traité, sa durée, son ancienneté et l’accord des juridictions étrangères
La ratification ou l’approbation régulière, la publication, la réciprocité requise et l’effet direct au litige
La conformité du traité aux règlements administratifs, sa popularité et sa compatibilité avec chaque loi

La ratification ou l’approbation régulière, la publication, la réciprocité requise et l’effet direct au litige

Explication

Le juge administratif vérifie les conditions d’introduction et d’invocabilité du traité : ratification ou approbation régulière, publication, réciprocité lorsqu’elle est exigée et applicabilité directe au litige. La réciprocité concerne l’application du traité par l’autre État, tandis que l’effet direct concerne son invocation par un particulier.

26. Qu’a admis le Conseil d’État dans l’arrêt SARL du parc d’activités de Blotzheim du 18 décembre 1998 ?

Le contrôle de la régularité de la procédure de ratification ou d’approbation d’un traité
Le contrôle de la compatibilité de toute loi avec un traité déjà régulièrement introduit
La détermination des conditions permettant à une stipulation d’avoir un effet direct
L’appréciation autonome de la réciprocité par rapport aux informations du ministre

Le contrôle de la régularité de la procédure de ratification ou d’approbation d’un traité

Explication

Dans l’arrêt Blotzheim, le Conseil d’État a accepté de contrôler la régularité de la procédure de ratification ou d’approbation ainsi que le respect de l’autorisation parlementaire exigée par l’article 53. Le contrôle de compatibilité entre une loi et un traité renvoie notamment à la jurisprudence Nicolo, tandis que la réciprocité et l’effet direct ont été précisés dans d’autres arrêts.

27. Quelle solution l’arrêt Cheriet-Benseghir du 9 juillet 2010 a-t-il consacrée concernant la réciprocité ?

Le juge administratif écarte la condition de réciprocité pour les conventions relatives aux droits humains
Le juge administratif présume la réciprocité dès qu’un traité a été régulièrement publié
Le juge administratif renvoie l’appréciation de la réciprocité au ministre des Affaires étrangères
Le juge administratif apprécie lui-même la réciprocité sans être lié par l’avis du ministre

Le juge administratif apprécie lui-même la réciprocité sans être lié par l’avis du ministre

Explication

L’arrêt Cheriet-Benseghir reconnaît au juge administratif le pouvoir d’apprécier lui-même la condition de réciprocité. Il n’est donc pas juridiquement lié par les informations communiquées par le ministre des Affaires étrangères.

28. Selon l’arrêt GISTI du 11 avril 2012, dans quel cas une stipulation internationale est-elle directement applicable ?

Lorsqu’elle est publiée au Journal officiel, même si elle ne peut pas être invoquée par les particuliers
Lorsqu’elle a été signée par plusieurs États et nécessite une mesure administrative pour produire un effet interne
Lorsqu’elle concerne exclusivement les relations entre États et prévoit une intervention législative pour les particuliers
Lorsqu’elle ne régit pas exclusivement les relations entre États et ne requiert pas d’acte complémentaire envers les particuliers

Lorsqu’elle ne régit pas exclusivement les relations entre États et ne requiert pas d’acte complémentaire envers les particuliers

Explication

L’arrêt GISTI retient l’effet direct lorsque la stipulation ne régit pas exclusivement les relations interétatiques et qu’aucun acte complémentaire n’est nécessaire pour produire des effets à l’égard des particuliers. Une simple publication ne suffit pas si la stipulation demeure dépourvue d’invocabilité directe.

29. En quoi consiste le contrôle de conventionnalité d’une loi ?

Vérifier sa compatibilité avec une norme internationale supérieure
Comparer son contenu aux objectifs fixés par une directive européenne
Vérifier sa conformité aux principes généraux du droit administratif
Vérifier sa conformité aux dispositions de la Constitution

Vérifier sa compatibilité avec une norme internationale supérieure

Explication

Le contrôle de conventionnalité consiste à confronter une norme interne à une norme internationale qui lui est supérieure. Le contrôle de constitutionnalité, en revanche, compare la loi à la Constitution.

30. Quelle avancée l’arrêt Nicolo du 20 octobre 1989 a-t-il consacrée ?

Le juge administratif a annulé une directive européenne dépourvue de mesures nationales d’application.
Le Conseil d’État a reconnu la supériorité de la Constitution sur les engagements internationaux.
Le Conseil constitutionnel a contrôlé la conformité d’un traité après son entrée en vigueur.
Le Conseil d’État a accepté d’écarter une loi incompatible avec un traité, même si elle lui est postérieure.

Le Conseil d’État a accepté d’écarter une loi incompatible avec un traité, même si elle lui est postérieure.

Explication

Avec l’arrêt Nicolo, le Conseil d’État accepte de contrôler la compatibilité d’une loi, y compris postérieure, avec un traité et d’écarter la loi dans le litige. Cette décision ne porte pas sur le contrôle de constitutionnalité des traités.

31. Dans l’arrêt Gonzalez Gomez de 2016, que vérifie le Conseil d’État au titre du contrôle concret ?

Il vérifie si l’application de la loi cause, dans l’affaire concernée, une atteinte disproportionnée à un droit garanti.
Il vérifie si le texte légal est, indépendamment de toute affaire, incompatible avec l’ensemble des traités applicables.
Il vérifie si la loi respecte les objectifs généraux d’une directive sans examiner la situation du requérant.
Il vérifie si le Parlement a adopté la loi après consultation obligatoire du Conseil constitutionnel.

Il vérifie si l’application de la loi cause, dans l’affaire concernée, une atteinte disproportionnée à un droit garanti.

Explication

Le contrôle concret porte sur les effets de la loi dans la situation particulière du requérant, notamment au regard du droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la CEDH. Le contrôle abstrait examine la compatibilité de la loi en elle-même.

32. Quelle distinction oppose le contrôle abstrait au contrôle concret d’une loi au regard d’une norme internationale ?

Le contrôle abstrait porte sur la Constitution, tandis que le contrôle concret porte sur les traités internationaux.
Le contrôle abstrait est exercé après l’application de la loi, tandis que le contrôle concret intervient avant son adoption.
Le contrôle abstrait examine la loi en elle-même, tandis que le contrôle concret examine ses effets dans une situation particulière.
Le contrôle abstrait concerne les actes administratifs, tandis que le contrôle concret concerne les engagements internationaux.

Le contrôle abstrait examine la loi en elle-même, tandis que le contrôle concret examine ses effets dans une situation particulière.

Explication

Le contrôle abstrait recherche une incompatibilité de la loi considérée en elle-même, alors que le contrôle concret apprécie les conséquences de son application pour une personne déterminée. La distinction ne repose donc pas sur la nature constitutionnelle ou internationale de la norme contrôlée.

33. Quelle règle l’arrêt Sarran de 1998 affirme-t-il dans l’ordre juridique interne français ?

Les lois nationales priment les traités lorsqu’elles sont adoptées après leur entrée en vigueur.
La Constitution prime de manière absolue et inconditionnelle sur les engagements internationaux.
Les engagements internationaux priment la Constitution dès qu’ils ont été régulièrement ratifiés.
Le droit de l’Union européenne écarte toute règle constitutionnelle contraire dans chaque situation.

La Constitution prime de manière absolue et inconditionnelle sur les engagements internationaux.

Explication

L’arrêt Sarran affirme que la Constitution demeure supérieure aux engagements internationaux dans l’ordre juridique interne français. Cette règle doit être distinguée de la primauté revendiquée par le droit de l’Union sur les normes nationales.

34. Que permet l’article 54 de la Constitution concernant un traité international ?

Il permet au Parlement de modifier un traité après sa ratification afin de le rendre compatible avec la Constitution.
Il permet au Conseil constitutionnel d’examiner sa conformité à la Constitution avant sa ratification ou son approbation.
Il permet au Conseil d’État d’annuler un traité déjà en vigueur pour contrariété avec une loi postérieure.
Il permet au juge administratif de contrôler directement la constitutionnalité de toute convention internationale.

Il permet au Conseil constitutionnel d’examiner sa conformité à la Constitution avant sa ratification ou son approbation.

Explication

L’article 54 organise un contrôle a priori du traité par le Conseil constitutionnel, avant sa ratification ou son approbation. Il ne confie pas au Conseil d’État le contrôle de constitutionnalité d’un traité déjà en vigueur.

35. Quelle caractéristique définit une directive européenne ?

Elle autorise chaque État membre à écarter les objectifs européens incompatibles avec son droit interne.
Elle impose des règles complètes directement applicables sans intervention des autorités nationales.
Elle organise une coopération intergouvernementale dépourvue d’obligations juridiquement contraignantes.
Elle fixe des objectifs aux États membres tout en leur laissant en principe le choix des moyens.

Elle fixe des objectifs aux États membres tout en leur laissant en principe le choix des moyens.

Explication

Une directive lie les États membres quant aux objectifs à atteindre, tout en leur laissant en principe une marge de choix sur les moyens. À l’inverse, le règlement européen est directement applicable dans l’ordre interne.

36. Quelle démarche est nécessaire pour qu’une directive européenne produise ses effets en droit interne ?

Elle doit être intégrée à la Constitution avant toute application par les juridictions nationales.
Elle doit être transformée en règlement européen par une décision du Conseil de l’Union.
Elle doit être transposée dans le délai prévu par une loi ou un décret national.
Elle doit être approuvée par référendum avant de pouvoir être invoquée par une administration.

Elle doit être transposée dans le délai prévu par une loi ou un décret national.

Explication

La directive doit faire l’objet de mesures nationales de transposition, notamment par une loi ou un décret, dans le délai prévu. Cette exigence la distingue du règlement européen, qui est directement applicable.

37. Quelle question l’arrêt Arcelor de 2007 a-t-il organisée concernant les actes administratifs ?

Il a reconnu la compétence du juge administratif pour modifier directement le contenu d’une directive européenne.
Il a organisé le contrôle de constitutionnalité des actes administratifs transposant des directives européennes.
Il a supprimé l’obligation de transposer les directives lorsque leur objectif est suffisamment précis.
Il a établi que tout acte administratif pris pour transposer une directive échappe au contrôle juridictionnel.

Il a organisé le contrôle de constitutionnalité des actes administratifs transposant des directives européennes.

Explication

Dans l’arrêt Arcelor, le Conseil d’État a organisé le contrôle de constitutionnalité des actes administratifs qui transposent des directives européennes. La décision ne supprime ni l’obligation de transposition ni le contrôle juridictionnel.

38. Quelle obligation constitutionnelle découle de l’article 88-1 de la Constitution concernant les directives européennes ?

Écarter les directives européennes incompatibles avec une loi nationale
Soumettre les règlements européens à une loi de transposition
Appliquer directement les directives européennes dans l’ordre juridique interne
Transposer les directives européennes dans l’ordre juridique interne

Transposer les directives européennes dans l’ordre juridique interne

Explication

L’article 88-1 fonde l’obligation constitutionnelle pour la France de transposer les directives européennes dans son ordre juridique interne. La confusion fréquente consiste à attribuer cette exigence aux règlements, qui sont directement applicables.

39. Quelle distinction caractérise principalement une directive européenne par rapport à un règlement européen ?

La directive fixe des objectifs et laisse une marge sur les moyens, tandis que le règlement s’applique directement
La directive a une valeur indicative, tandis que le règlement impose des objectifs dépourvus de délai
La directive concerne les juridictions nationales, tandis que le règlement concerne les seules administrations
La directive s’applique directement et fixe des moyens précis, tandis que le règlement détermine des objectifs généraux

La directive fixe des objectifs et laisse une marge sur les moyens, tandis que le règlement s’applique directement

Explication

Une directive impose des objectifs aux États membres tout en leur laissant en principe le choix des moyens, alors qu’un règlement est directement applicable. La directive n’est donc pas dépourvue de force obligatoire, et le règlement ne se limite pas à une orientation générale.

40. Lorsqu’un décret de transposition laisse une marge de manœuvre au pouvoir réglementaire, comment le juge exerce-t-il son contrôle ?

Il contrôle directement la directive au regard de chaque mesure réglementaire
Il contrôle la loi nationale ayant autorisé la transposition de la directive
Il contrôle directement le décret au regard des exigences de la directive
Il écarte tout contrôle du décret en raison de l’origine européenne de la règle

Il contrôle directement le décret au regard des exigences de la directive

Explication

Lorsque le pouvoir réglementaire dispose d’une marge de manœuvre, le juge contrôle directement le décret de transposition au regard de la directive. L’examen indirect de la directive correspond à l’hypothèse où le décret ne fait que la reproduire sans choix propre.

41. Selon la jurisprudence Arcelor de 2007, que fait le Conseil d’État lorsqu’un principe constitutionnel invoqué possède un équivalent en droit de l’Union et qu’un doute subsiste ?

Il déclare le recours irrecevable parce que le droit de l’Union est applicable
Il annule directement la directive au regard de la Constitution française
Il saisit la Cour de justice de l’Union européenne d’une question préjudicielle
Il renvoie systématiquement l’affaire au Parlement pour une nouvelle transposition

Il saisit la Cour de justice de l’Union européenne d’une question préjudicielle

Explication

Dans Arcelor, le Conseil d’État recherche un équivalent européen au principe constitutionnel et, en cas de doute, saisit la Cour de justice d’une question préjudicielle. Il ne contrôle directement la directive que lorsqu’aucun équivalent européen pertinent n’existe.

42. Quelle est la conséquence de l’arrêt Compagnie des chemins de fer de l’Est du 6 décembre 1907 pour les règlements d’administration publique ?

Ils ne peuvent être contestés qu’après une autorisation préalable du Parlement
Ils sont assimilés à des lois et échappent au recours pour excès de pouvoir
Ils deviennent des actes de gouvernement insusceptibles de tout contrôle juridictionnel
Ils sont considérés comme des actes administratifs susceptibles d’un recours pour excès de pouvoir

Ils sont considérés comme des actes administratifs susceptibles d’un recours pour excès de pouvoir

Explication

L’arrêt de 1907 reconnaît que les règlements d’administration publique pris par des autorités administratives sont des actes administratifs susceptibles d’un recours pour excès de pouvoir. Leur qualification réglementaire ne les soustrait donc pas au contrôle du juge administratif.

43. Pourquoi le Conseil d’État a-t-il annulé l’ordonnance examinée dans l’arrêt Canal, Robin et Godot du 19 octobre 1962 ?

Parce qu’elle confiait à une autorité administrative le pouvoir de modifier la Constitution
Parce qu’elle instituait des tribunaux militaires spéciaux en méconnaissant les droits de la défense
Parce qu’elle organisait une transposition européenne sans respecter la procédure parlementaire
Parce qu’elle refusait aux tribunaux militaires toute compétence en matière pénale

Parce qu’elle instituait des tribunaux militaires spéciaux en méconnaissant les droits de la défense

Explication

Dans l’arrêt Canal, Robin et Godot, le Conseil d’État a annulé l’ordonnance parce qu’elle méconnaissait les principes généraux du droit et les droits de la défense, notamment en excluant tout recours. L’annulation ne reposait donc pas sur l’absence de compétence des tribunaux militaires en matière pénale.

44. Quel régime s’applique à une ordonnance non ratifiée après l’expiration du délai d’habilitation ?

Elle reste contrôlable par le Conseil d’État, tandis que ses dispositions législatives peuvent être contestées par une question prioritaire de constitutionnalité
Elle devient un acte de gouvernement, ce qui exclut tout recours administratif ou constitutionnel
Elle acquiert automatiquement valeur réglementaire et ne peut plus être contestée devant le juge constitutionnel
Elle doit être annulée par le Parlement avant qu’un recours puisse être introduit devant le Conseil d’État

Elle reste contrôlable par le Conseil d’État, tandis que ses dispositions législatives peuvent être contestées par une question prioritaire de constitutionnalité

Explication

Une ordonnance non ratifiée demeure un acte administratif contrôlable par le Conseil d’État, mais ses dispositions relevant du domaine de la loi peuvent être contestées au regard de la Constitution par une question prioritaire de constitutionnalité. Cette évolution concerne les dispositions législatives après l’expiration de l’habilitation.

45. Quelle définition correspond aux actes de gouvernement ?

Des actes réglementaires pris par une administration et soumis au recours pour excès de pouvoir
Des décisions individuelles prises par le gouvernement et réexaminées par le juge administratif
Des actes législatifs adoptés par le Parlement et contrôlés par les juridictions administratives
Des actes liés à la fonction gouvernementale de l’État qui échappent au contrôle du juge administratif

Des actes liés à la fonction gouvernementale de l’État qui échappent au contrôle du juge administratif

Explication

Les actes de gouvernement sont rattachés à la fonction gouvernementale de l’État et bénéficient d’une immunité juridictionnelle devant le juge administratif. Ils se distinguent ainsi des actes administratifs ordinaires, qui peuvent en principe être contestés.

46. Quelle solution ressort de l’arrêt Rubin de Servens de 1962 concernant la décision de recourir à l’article 16 de la Constitution ?

Le recours contre cette décision est irrecevable, car elle constitue un acte de gouvernement
Le recours est recevable, car la décision relève d’un acte administratif détachable
Le recours est suspendu jusqu’à l’expiration des pouvoirs conférés par l’article 16
Le recours est recevable après validation de la décision par le Parlement

Le recours contre cette décision est irrecevable, car elle constitue un acte de gouvernement

Explication

Dans Rubin de Servens, le Conseil d’État a jugé irrecevable le recours dirigé contre la décision présidentielle de recourir à l’article 16, qualifiée d’acte de gouvernement. Cette solution ne signifie pas que tout acte administratif détachable de la fonction gouvernementale échappe au contrôle.

47. Quelle est la caractéristique essentielle des principes généraux du droit ?

Ce sont des normes jurisprudentielles dégagées par le juge administratif
Ce sont des règles législatives directement issues d’un texte voté
Ce sont des usages administratifs élaborés par les autorités exécutives
Ce sont des normes constitutionnelles adoptées par le pouvoir constituant

Ce sont des normes jurisprudentielles dégagées par le juge administratif

Explication

Les principes généraux du droit sont dégagés par le juge administratif afin d’encadrer l’administration, même en l’absence de texte précis. Les règles législatives, en revanche, reposent directement sur un texte voté par le législateur.

48. Quelle place les principes généraux du droit occupent-ils dans la hiérarchie des normes ?

Ils ont une valeur équivalente à celle des lois ordinaires
Ils sont inférieurs à la loi et supérieurs aux règlements
Ils sont inférieurs aux règlements mais supérieurs aux lois
Ils sont supérieurs à la loi et inférieurs aux normes constitutionnelles

Ils sont inférieurs à la loi et supérieurs aux règlements

Explication

Les principes généraux du droit ont une valeur infra-législative et supra-décrétale : ils doivent respecter la loi tout en s’imposant aux règlements. Les normes constitutionnelles leur sont supérieures dans la hiérarchie des normes.

49. Quel principe général du droit l’arrêt Dame Lamotte de 1950 a-t-il consacré ?

Les droits de la défense avant toute sanction administrative
La délégation contractuelle des missions de police administrative
Le recours pour excès de pouvoir contre tout acte administratif unilatéral
La stabilité juridique des situations créées par l’administration

Le recours pour excès de pouvoir contre tout acte administratif unilatéral

Explication

L’arrêt Conseil d’État, Dame Lamotte, 1950, a consacré l’ouverture du recours pour excès de pouvoir, même sans texte, contre tout acte administratif unilatéral. La stabilité juridique et les droits de la défense correspondent à d’autres principes jurisprudentiels.

50. Quelle différence distingue principalement l’acte administratif unilatéral du contrat administratif ?

L’acte unilatéral concerne les particuliers, tandis que le contrat concerne les autorités publiques
L’acte unilatéral résulte d’une négociation, tandis que le contrat impose une décision administrative
L’acte unilatéral nécessite l’autorisation du juge, tandis que le contrat produit seul ses effets
L’acte unilatéral impose une décision, tandis que le contrat repose sur un accord de volontés

L’acte unilatéral impose une décision, tandis que le contrat repose sur un accord de volontés

Explication

L’acte administratif unilatéral exprime une décision imposée par l’administration, alors que le contrat administratif repose sur l’accord de volontés des parties. La négociation et le consentement caractérisent donc le contrat, non l’acte unilatéral.

51. Que permet le privilège du préalable à l’administration ?

Rendre ses actes immédiatement exécutoires sans autorisation préalable du juge
Obtenir automatiquement une décision juridictionnelle avant toute mesure administrative
Soumettre ses contrats à l’accord préalable de toutes les personnes concernées
Transformer une décision unilatérale en engagement contractuel négocié

Rendre ses actes immédiatement exécutoires sans autorisation préalable du juge

Explication

Le privilège du préalable permet à l’administration de rendre ses actes immédiatement exécutoires sans devoir obtenir l’autorisation d’un juge ni le consentement de leurs destinataires. Cette règle concerne les actes unilatéraux et non la formation des contrats.

52. Pourquoi les missions de police administrative ne peuvent-elles pas être déléguées par contrat à des personnes privées ?

Elles nécessitent une approbation parlementaire avant toute délégation
Elles sont considérées comme des missions indisponibles
Elles relèvent d’un régime contractuel réservé aux collectivités publiques
Elles produisent des effets juridiques dépourvus de toute portée administrative

Elles sont considérées comme des missions indisponibles

Explication

Les missions de police administrative sont qualifiées d’indisponibles, ce qui exclut leur délégation contractuelle à des personnes privées. Cette règle tient à la nature particulière de ces missions, et non à une simple exigence d’approbation parlementaire.

53. Comment définir un acte administratif unilatéral ?

Une mesure juridictionnelle qui tranche un litige entre l’administration et un usager
Un accord négocié qui organise les obligations réciproques de ses signataires
Une recommandation dépourvue d’effet sur les droits et obligations des personnes
Une décision administrative qui modifie l’ordre juridique sans le consentement des tiers

Une décision administrative qui modifie l’ordre juridique sans le consentement des tiers

Explication

L’acte administratif unilatéral est une décision de l’administration qui crée des droits ou impose des obligations aux tiers sans leur consentement. Un accord négocié relève plutôt du contrat administratif, tandis qu’une recommandation dépourvue d’effet ne modifie pas l’ordonnancement juridique.

54. Quel rôle l’acte administratif unilatéral joue-t-il dans l’action administrative ?

Il constitue un moyen juridique négocié fondé sur l’accord des parties
Il constitue un mécanisme juridictionnel réservé au règlement des litiges
Il constitue un instrument privé destiné à éviter toute obligation juridique
Il constitue un moyen juridique autoritaire de l’action administrative

Il constitue un moyen juridique autoritaire de l’action administrative

Explication

L’acte administratif unilatéral permet à l’administration d’agir par une décision imposée : il s’agit donc d’un moyen juridique autoritaire. Le moyen juridique négocié correspond au contrat administratif, qui repose sur le consentement des parties.

55. Quel critère permet principalement de distinguer un acte administratif unilatéral d’un contrat administratif ?

La possibilité ou l’impossibilité d’exercer une activité de service public
La durée plus ou moins longue des effets produits par la décision
L’existence ou l’absence d’un accord de volontés entre les parties
La présence ou l’absence d’une personne publique parmi les destinataires

L’existence ou l’absence d’un accord de volontés entre les parties

Explication

La distinction repose sur l’accord de volontés : l’acte administratif unilatéral s’applique sans consentement, tandis que le contrat régit les parties qui ont accepté ses stipulations. La durée des effets ou l’existence d’un service public ne constitue pas le critère principal.

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Qu'est-ce que le droit administratif ?

Le droit applicable à l’administration qui encadre son action.

À quoi est soumise l’administration selon le droit administratif ?

À la légalité.

Quelle juridiction a favorisé la soumission de l’administration à la légalité ?

Le Conseil d’État.

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