QCM : Temps de travail et congés (23 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un salarié à temps complet travaille 36 heures au cours d’une semaine. Comment qualifier les heures effectuées au-delà de 35 heures ?

Des heures complémentaires
Des heures supplémentaires
Du temps partiel
Des heures de repos compensateur

Des heures supplémentaires

Explication

La durée légale hebdomadaire est de 35 heures et les heures effectuées au-delà sont des heures supplémentaires. Les heures complémentaires concernent, elles, les salariés à temps partiel.

2. Quel est l’effet de la mensualisation de la durée légale hebdomadaire sur le nombre d’heures comptabilisées chaque mois ?

Elle fait varier le nombre d’heures mensuelles selon le nombre de jours ouvrés de chaque mois.
Elle fixe une référence de 151,67 heures par mois en lissant les variations entre les mois.
Elle fixe une référence de 140 heures par mois en supprimant les variations saisonnières.
Elle transforme la durée hebdomadaire de 35 heures en une limite annuelle de 1 607 heures.

Elle fixe une référence de 151,67 heures par mois en lissant les variations entre les mois.

Explication

La mensualisation convertit 35 heures hebdomadaires en une référence de 151,67 heures par mois et lisse les différences de calendrier entre les mois. Le nombre d’heures mensuelles n’est donc pas recalculé selon le nombre de jours de chaque mois.

3. Une salariée doit rester disponible pour son employeur, suivre ses directives et ne peut pas vaquer librement à ses occupations personnelles. Comment qualifier cette période ?

Du temps de repos quotidien
Du temps de travail effectif
Une période de travail complémentaire
Une période de disponibilité personnelle

Du temps de travail effectif

Explication

Le temps de travail effectif correspond à la période où le salarié est à la disposition de l’employeur et ne peut vaquer librement à ses occupations. Une période pendant laquelle il peut le faire librement ne répond pas à cette définition.

4. En l’absence de dérogation, quelle durée maximale de travail effectif un salarié peut-il accomplir au cours d’une journée ?

10 heures entre 0 h et 24 h
48 heures au cours d’une journée
11 heures entre deux repos quotidiens
12 heures entre 0 h et 24 h

10 heures entre 0 h et 24 h

Explication

La limite journalière est de 10 heures de travail effectif entre 0 h et 24 h. Une durée pouvant atteindre 12 heures relève d’une dérogation, et non de la limite ordinaire.

5. Un salarié travaille 47 heures lors d’une semaine, mais sa moyenne sur 12 semaines consécutives est de 44 heures. Quelle limite hebdomadaire s’applique à la semaine isolée ?

La limite moyenne de 44 heures sur 12 semaines
La limite de 48 heures sur une semaine
La limite moyenne de 46 heures prévue par accord collectif
La limite quotidienne de 10 heures appliquée à toute la semaine

La limite de 48 heures sur une semaine

Explication

La durée maximale est de 48 heures pour une semaine isolée, tandis que 44 heures correspond à la moyenne sur 12 semaines consécutives. La moyenne pouvant atteindre 46 heures concerne une possibilité prévue par accord collectif.

6. Quel repos minimal doit séparer deux journées de travail ?

11 heures consécutives
20 minutes consécutives
10 heures consécutives
24 heures consécutives

11 heures consécutives

Explication

Le repos quotidien minimal entre deux journées de travail est de 11 heures consécutives. Les 24 heures consécutives correspondent au repos hebdomadaire minimal.

7. Une journée de travail atteint 6 heures. Quelle pause minimale le salarié doit-il recevoir ?

11 heures consécutives
24 minutes réparties dans la journée
20 minutes consécutives
30 minutes pouvant être interrompues

20 minutes consécutives

Explication

Dès que le travail quotidien atteint 6 heures, le salarié doit bénéficier d’au moins 20 minutes de pause consécutives. Les 11 heures correspondent au repos quotidien entre deux journées, pas à une pause pendant la journée.

8. Parmi les jours fériés légaux, lequel doit obligatoirement être chômé pour tous les salariés avec maintien intégral du salaire ?

Le lundi de Pentecôte
Le 8 mai
Le 1er mai
Le 11 novembre

Le 1er mai

Explication

Le calendrier compte 11 jours fériés, mais le 1er mai est le seul obligatoirement chômé pour tous les salariés avec maintien intégral du salaire. Le régime des autres jours fériés dépend des règles applicables dans l’entreprise.

9. Un salarié travaille le 1er mai. Quelle rémunération supplémentaire reçoit-il au titre de cette journée ?

Une majoration de 100 % de sa rémunération
Le maintien de son salaire sans majoration
Une majoration de 25 % de sa rémunération
Une majoration de 50 % de sa rémunération

Une majoration de 100 % de sa rémunération

Explication

Le travail effectué le 1er mai ouvre droit, en plus du salaire, à une majoration de 100 % de la rémunération. Le maintien intégral du salaire sans majoration concerne le 1er mai chômé.

10. Un salarié à temps complet travaille au-delà de 35 heures pendant une semaine, à la demande de son employeur. Comment ces heures sont-elles décomptées ?

Comme des heures supplémentaires, par semaine civile
Comme des heures supplémentaires, en moyenne sur le mois
Comme des heures complémentaires, en moyenne sur le mois
Comme des heures complémentaires, par semaine civile

Comme des heures supplémentaires, par semaine civile

Explication

Les heures effectuées à la demande de l’employeur par un salarié à temps complet au-delà de 35 heures sont des heures supplémentaires décomptées par semaine civile. Un calcul en moyenne sur le mois ne correspond pas à cette règle.

11. En l’absence d’un taux différent fixé par accord collectif, comment sont majorées les heures supplémentaires de la 36e à la 43e heure ?

De 25 %
Elles ne sont pas majorées
De 50 %
De 10 %

De 25 %

Explication

Par défaut, les huit premières heures supplémentaires, de la 36e à la 43e heure, sont majorées de 25 %. Le taux de 50 % s’applique aux heures effectuées au-delà de cette tranche.

12. Quel rythme d’acquisition des congés payés correspond à un mois de travail effectif ?

2,5 jours ouvrés, soit 5 semaines ou 30 jours effectifs
2,5 jours ouvrables, soit 4 semaines ou 24 jours effectifs
2 jours ouvrables, soit 4 semaines ou 24 jours effectifs
3 jours ouvrables, soit 5 semaines ou 24 jours effectifs

2,5 jours ouvrables, soit 4 semaines ou 24 jours effectifs

Explication

Un mois de travail effectif ouvre droit à 2,5 jours ouvrables, correspondant à 4 semaines ou 24 jours effectifs. Le rythme de 2 jours ouvrables ne correspond pas à la règle d’acquisition indiquée.

13. À combien de jours ouvrables de congés payés correspond le total annuel prévu ?

30 jours ouvrables, équivalant à 24 jours ouvrés ou 4 semaines
30 jours ouvrables, équivalant à 25 jours ouvrés ou 5 semaines
25 jours ouvrables, équivalant à 30 jours ouvrés ou 5 semaines
24 jours ouvrables, équivalant à 25 jours ouvrés ou 5 semaines

30 jours ouvrables, équivalant à 25 jours ouvrés ou 5 semaines

Explication

Le total annuel est de 30 jours ouvrables, soit 25 jours ouvrés ou 5 semaines. La valeur de 24 jours correspond aux jours effectifs associés à quatre semaines d’acquisition, et non au total annuel en jours ouvrables.

14. Quelle affirmation décrit les droits aux congés payés des salariés en CDI, en CDD et à temps partiel ?

Tous en acquièrent, mais l’indemnité compensatrice en fin de CDD dépend de l’accord de l’employeur
Les salariés à temps partiel en acquièrent au prorata, tandis que les salariés en CDD n’y ont pas droit
Tous en acquièrent, et une indemnité compensatrice est versée en fin de CDD si les congés n’ont pas pu être pris
Seuls les salariés en CDI en acquièrent, tandis que les salariés en CDD reçoivent une indemnité annuelle

Tous en acquièrent, et une indemnité compensatrice est versée en fin de CDD si les congés n’ont pas pu être pris

Explication

Les salariés en CDI, en CDD et à temps partiel acquièrent des congés payés ; si un salarié en CDD n’a pas pu les prendre à la fin de son contrat, une indemnité compensatrice est versée. L’acquisition n’est pas réservée aux salariés en CDI.

15. Quelles exigences s’appliquent à la période de prise des congés et à l’information des salariés ?

Elle inclut la période du 1er mai au 31 octobre, et les salariés sont informés au moins deux mois avant son ouverture
Elle commence le 1er mai et se termine le 31 octobre, et les salariés sont informés un mois avant son ouverture
Elle inclut la période du 1er juin au 31 mai, et les salariés sont informés au moins deux mois avant son ouverture
Elle inclut la période du 1er mai au 31 octobre, et les salariés sont informés deux mois après son ouverture

Elle inclut la période du 1er mai au 31 octobre, et les salariés sont informés au moins deux mois avant son ouverture

Explication

La période de prise doit comprendre la période allant du 1er mai au 31 octobre, et l’information des salariés doit intervenir au moins deux mois avant son ouverture. Cette période doit être incluse, mais elle n’est pas définie comme commençant et finissant nécessairement à ces dates.

16. Une fois les dates de congé communiquées, dans quel cas peuvent-elles être modifiées dans le mois précédant le départ ?

Avec l’accord de l’employeur ou en présence d’une demande familiale
Après information du salarié ou lorsque le départ concerne une semaine entière
Après consultation du CSE ou en raison des contraintes professionnelles
Avec l’accord du salarié ou en présence de circonstances exceptionnelles

Avec l’accord du salarié ou en présence de circonstances exceptionnelles

Explication

Dans le mois précédant le départ, les dates fixées et communiquées ne peuvent changer qu’avec l’accord du salarié ou en cas de circonstances exceptionnelles. La consultation du CSE concerne la fixation des dates à défaut d’accord collectif, et ne constitue pas à elle seule une exception à cette règle.

17. Quelle condition le congé principal de quatre semaines doit-il respecter entre le 1er mai et le 31 octobre ?

Comprendre au moins 10 jours ouvrables consécutifs
Comprendre au moins 12 jours ouvrés répartis sur plusieurs périodes
Comprendre au moins 12 jours ouvrables consécutifs
Comprendre au moins 15 jours ouvrables consécutifs

Comprendre au moins 12 jours ouvrables consécutifs

Explication

Le congé principal de quatre semaines doit inclure au moins 12 jours ouvrables consécutifs pris entre le 1er mai et le 31 octobre. La règle porte sur des jours ouvrables consécutifs, et non sur des jours ouvrés répartis.

18. Une salariée prend six jours de congé après le 31 octobre, hors période légale : combien de jours supplémentaires acquiert-elle ?

Un jour supplémentaire
Trois jours supplémentaires
Aucun jour supplémentaire
Deux jours supplémentaires

Deux jours supplémentaires

Explication

La prise d’au moins six jours hors période légale, après le 31 octobre, ouvre droit à deux jours supplémentaires. Le seuil de trois à cinq jours donne droit à un seul jour supplémentaire.

19. Lequel de ces motifs correspond à une absence rémunérée par l’employeur ?

Une maladie ordinaire ouvrant droit à des indemnités journalières de Sécurité sociale
Un accident du travail donnant lieu à des indemnités journalières de Sécurité sociale
Un événement familial tel qu’un mariage, un Pacs, un décès, une naissance ou une adoption
Une maladie professionnelle couverte par des indemnités journalières de Sécurité sociale

Un événement familial tel qu’un mariage, un Pacs, un décès, une naissance ou une adoption

Explication

Certains événements familiaux, dont le mariage, le Pacs, le décès d’un proche, la naissance ou l’adoption, donnent lieu à une absence rémunérée par l’employeur. Les absences pour maladie ou accident mentionnées dans les distracteurs relèvent des indemnités journalières de Sécurité sociale sans rémunération de l’employeur.

20. Comment sont traitées les absences pour maladie ordinaire, maladie professionnelle, accident du travail ou maternité ?

Elles ne sont pas rémunérées par l’employeur et n’ouvrent pas droit à des indemnités journalières
Elles sont rémunérées par l’employeur et ouvrent aussi droit à des indemnités journalières de Sécurité sociale
Elles ne sont pas rémunérées par l’employeur, mais ouvrent droit à des indemnités journalières de Sécurité sociale
Elles sont rémunérées par l’employeur, tandis que les indemnités journalières sont réservées aux congés payés

Elles ne sont pas rémunérées par l’employeur, mais ouvrent droit à des indemnités journalières de Sécurité sociale

Explication

Ces absences ne sont pas rémunérées par l’employeur, mais elles ouvrent droit à des indemnités journalières de Sécurité sociale. Le fait qu’elles soient indemnisées par la Sécurité sociale ne signifie pas que l’employeur les rémunère.

21. À partir de la prescription d’un arrêt maladie, quelles démarches le salarié doit-il effectuer dans les 48 heures ?

Envoyer les trois volets à la CPAM, puis informer l’employeur après cinq jours.
Envoyer les volets 1 et 2 à la CPAM et le volet 3 à l’employeur.
Envoyer les volets 1 et 3 à la CPAM et le volet 2 à l’employeur.
Envoyer le volet 3 à la CPAM et les volets 1 et 2 à l’employeur.

Envoyer les volets 1 et 2 à la CPAM et le volet 3 à l’employeur.

Explication

Le salarié dispose de 48 heures pour transmettre les volets 1 et 2 à la CPAM et le volet 3 à son employeur. L’envoi du volet 2 à l’employeur confond les destinataires des volets.

22. Après réception du volet 3 d’un arrêt maladie, quel signalement l’employeur doit-il effectuer et dans quel délai ?

Adresser une déclaration sociale nominative à l’employeur dans les cinq jours.
Transmettre les volets 1 et 2 à la CPAM par déclaration sociale nominative dans les 48 heures.
Déclarer l’événement à l’Assurance Maladie par déclaration sociale nominative dans les cinq jours.
Signaler l’arrêt à l’Assurance Maladie par courrier dans les dix jours.

Déclarer l’événement à l’Assurance Maladie par déclaration sociale nominative dans les cinq jours.

Explication

Après réception du volet 3, l’employeur signale l’arrêt à l’Assurance Maladie dans les cinq jours au moyen d’une déclaration sociale nominative événementielle. Les 48 heures correspondent au délai dont dispose le salarié pour transmettre ses volets.

23. Un salarié ne se présente pas au travail sans prévenir : quelle démarche l’employeur peut-il entreprendre après l’avoir contacté pour connaître le motif de son absence ?

Dès le premier jour, engager une procédure de licenciement sans lui demander d’explication.
Après 48 heures, lui adresser une mise en demeure avec avis de réception afin qu’il justifie son absence.
Après cinq jours, signaler l’absence à la CPAM par déclaration sociale nominative.
Après réception d’un arrêt maladie, demander au salarié d’envoyer le volet 3 à la CPAM.

Après 48 heures, lui adresser une mise en demeure avec avis de réception afin qu’il justifie son absence.

Explication

En cas d’absence injustifiée, l’employeur contacte d’abord le salarié, puis peut lui adresser une mise en demeure avec avis de réception après 48 heures. L’engagement immédiat d’un licenciement omet ces démarches préalables.

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Quelle est la durée légale hebdomadaire du travail en France ?

35 heures.

Quel statut s'applique au travail effectué en deçà de 24 heures ?

Le travail à temps partiel.

Comment calcule-t-on la mensualisation des heures au taux légal ?

52×3512=151,67\frac{52 \times 35}{12} = 151{,}67 heures par mois.

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