★ À maîtriser
Les outils numériques, notamment les messageries instantanées, facilitent la diffusion de l’information sans intermédiaire et renforcent la prise d’importance de la société civile.
L’autonomisation de la société civile à l’égard du discours officiel des dirigeants lui permet de s’associer et de contribuer à limiter le pouvoir central, participant ainsi à une nouvelle forme de démocratie.
Compléments
Les mécanismes traditionnels de la démocratie comprennent l’élection, la séparation des pouvoirs et les droits fondamentaux, qui limitent la centralité du pouvoir.
Aux États-Unis, une partie de la société civile s’est mobilisée sur le conflit israélo-palestinien et soutient la cause palestinienne, indépendamment du discours officiel des dirigeants.
Outils numériques → diffusion sans intermédiaire → société civile plus autonome
★ À maîtriser
📌 Le réalisme étudie les relations internationales telles qu’elles sont, tandis que l’idéalisme défend une vision pacifique de ce qu’elles devraient être.
Le réalisme est le courant théorique le plus ancien des relations internationales et le cours le fait remonter à Hobbes.
Le réalisme connaît un succès après la Première Guerre mondiale en réaction à la vision idéaliste de Wilson et à l’échec de la Société des Nations.
Compléments
Les réalistes prennent pour objets centraux les relations entre États, la puissance, la guerre, la stabilité internationale et la compétition entre grandes puissances.
Carr, Morgenthau, Kissinger et Aron ont contribué au développement de la théorie réaliste.
Les réalistes ont critiqué la Société des Nations et le pacte Briand-Kellogg pour l’analyse idéaliste des relations internationales qui, selon eux, pouvait échouer à empêcher la guerre.
Le réalisme décrit les RI telles qu’elles sont, non telles qu’elles devraient être
★ À maîtriser
Selon les réalistes, la recherche de puissance et la défense de l’intérêt national structurent le comportement des États dans un système international anarchique.
Les réalistes considèrent que l’État est l’acteur principal des relations internationales et que les organisations internationales, les ONG et les entreprises multinationales sont des acteurs de second plan.
Les réalistes analysent la politique étrangère comme un choix rationnel fondé sur le rapport entre coûts et bénéfices au regard de l’intérêt national.
Dans la logique réaliste, l’insécurité permanente pousse les États à développer leurs ressources militaires, leur dynamisme économique et leur vitalité démographique.
Compléments
Une critique du réalisme lui reproche de négliger la coopération régionale, notamment le rôle de l’Union européenne, et l’autorité que peuvent exercer les organisations internationales comme l’ONU.
Pour les réalistes, les normes et les organisations internationales sont davantage marginalisées lorsque les intérêts essentiels des États sont en jeu, ceux-ci privilégiant alors la puissance.
La stabilité hégémonique suppose que la grande puissance gère les tensions entre contraintes de sécurité et contraintes économiques et mène une politique étrangère rassurante.
Les dirigeants qui conduisent une politique contraire aux intérêts de l’État risquent de perdre leur légitimité par le vote ou la contestation politique.
Pour Aron, les relations entre États oscillent entre guerre et paix, ce qui crée une insécurité permanente. - Aaron
Le néoréalisme des années 1980 envisage notamment un système international unipolaire durable, susceptible de favoriser la paix et la prospérité si la grande puissance exerce son hégémonie.
Anarchie sans autorité centrale → insécurité → recherche de puissance
★ À maîtriser
📌 Contrairement aux réalistes, les libéraux voient dans la nature humaine une capacité d’ouverture, de collaboration et de progrès plutôt qu’une disposition fondamentale à la défiance et à la prédation.
📌 Pour les libéraux, la démocratisation des régimes, le respect du droit et l’engagement dans les institutions internationales contribuent à pacifier les relations entre États.
Les libéraux estiment que la confiance et la transparence peuvent réguler les relations internationales, prévenir les différends et favoriser un monde plus harmonieux.
Le libéralisme est une doctrine normative qui défend les libertés individuelles, la justice et la coopération internationale, et qui expose ce que les relations internationales devraient être.
Compléments
Kelsen, Scelle, Moravcsik et Doyle sont rattachés au courant libéral des relations internationales.
Les libéraux accordent une place centrale aux individus et considèrent que les choix des citoyens influencent la politique étrangère, rendant poreuse la frontière entre politique intérieure et extérieure.
📌 La thèse selon laquelle les démocraties ne se font pas la guerre est contestée par l’exemple d’Israël, engagé dans une guerre contre le Liban en 2024.
📌 La pax juridica comporte une dimension normative, par laquelle le droit énonce des règles de conduite, et une dimension institutionnelle, portée par les institutions étatiques, internationales et régionales.
La démocratie repose sur l’État de droit, la séparation des pouvoirs et le suffrage universel direct.
Les élections régulières, la compétition électorale et les compromis entre pouvoirs exécutif et législatif rendent le choix de la guerre plus difficile que dans un régime autoritaire.
L’Europe après la Seconde Guerre mondiale est présentée comme un exemple de pax democratica pacifiant les relations entre États.
L’Union européenne illustre la pax mercatoria par l’élimination des barrières commerciales et l’interdépendance croissante entre ses membres.
★ À maîtriser
Le marxisme explique les crises récurrentes par les contradictions et les crises du système capitaliste.
Dans l’analyse marxiste, l’État est un outil de domination au service de la classe dominante et les rapports de force sont dictés par l’économie.
Dans l’analyse marxiste des relations internationales, le capitalisme entraîne l’exploitation des ressources naturelles et de la main-d’œuvre bon marché, ce qui favorise des comportements impérialistes.
Pour comprendre les relations internationales selon Marx, il faut partir des conditions matérielles, qui façonnent les idéologies, lesquelles maintiennent les classes sociales et organisent le jeu institutionnel.
Compléments
La chute de l’URSS en 1991 a marqué la théorie marxiste des relations internationales, tandis que des États communistes ont survécu.
L’analyse marxiste relie l’impérialisme capitaliste au colonialisme et aux inégalités entre États.
Les marxistes critiquent les catégories traditionnelles des relations internationales, notamment l’équilibre des puissances, en privilégiant l’explication économique des rapports de force.
Capitalisme mondialisé → exploitation → impérialisme et inégalités
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1. Comment les outils numériques, notamment les messageries instantanées, transforment-ils la circulation de l’information dans la société civile ?
2. Comment l’autonomisation de la société civile à l’égard du discours officiel peut-elle contribuer à une nouvelle forme de démocratie ?
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Que facilitent les outils numériques, notamment les messageries instantanées ?
La diffusion de l’information sans intermédiaire.
Quel effet les outils numériques ont-ils sur la prise d’importance de la société civile ?
Ils renforcent sa prise d’importance.
Que permet à la société civile son autonomisation à l’égard du discours officiel ?
De s’associer et de contribuer à limiter le pouvoir central.
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