QCM : Vente et contrat d’entreprise (48 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel est le rôle du droit des contrats spéciaux dans l’ensemble du droit des obligations ?

Régir les contrats nommés par des règles particulières qui complètent et précisent le droit commun
Remplacer le droit commun par un ensemble uniforme de règles applicables à tous les contrats
Appliquer des règles particulières aux contrats innommés en écartant le droit commun
Régir la formation de tous les contrats sans distinguer les contrats nommés

Régir les contrats nommés par des règles particulières qui complètent et précisent le droit commun

Explication

Le droit des contrats spéciaux établit des règles propres aux contrats nommés qui complètent, précisent ou enrichissent le droit commun des obligations. Le remplacement du droit commun confond complément et substitution, tandis que les deux autres réponses inversent le champ de ces règles.

2. Un contrat de vente relève à la fois d’une règle spéciale propre à la vente et d’une règle générale, mais celles-ci entrent en conflit. Quelle règle doit prévaloir ?

La règle générale du droit commun
La règle spéciale propre à la vente
La volonté des parties, qui écarte les deux règles
Les deux règles appliquées simultanément

La règle spéciale propre à la vente

Explication

Les règles spéciales s’appliquent avec le droit commun, mais la règle spéciale prévaut en cas de conflit, selon l’adage « le spécial déroge au général ». Faire primer le droit commun inverse cette priorité; cumuler des règles incompatibles ou écarter les deux ne résout pas le conflit selon ce principe.

3. Un contrat de prestation continue a été valablement formé, mais l’une des parties cesse ensuite d’exécuter ses obligations; l’autre veut mettre fin au contrat pour l’avenir sans restitutions. Quelle sanction correspond à cet objectif ?

La nullité
La résolution
La résiliation
L’exécution forcée en nature

La résiliation

Explication

La résiliation met fin pour l’avenir à un contrat à exécution successive et n’entraîne pas de restitutions. La nullité sanctionne un vice de formation, la résolution est en principe rétroactive avec restitutions, et l’exécution forcée maintient le contrat.

4. Un débiteur n’exécute pas une obligation dont l’exécution reste possible et n’est pas manifestement disproportionnée en coût; quelle mesure le créancier peut-il demander ?

Que le juge contraigne le débiteur à exécuter, en maintenant le contrat
Que le juge écarte l’exécution en nature au profit d’une indemnité
Que le créancier suspende temporairement sa propre obligation
Que le juge rompe le contrat et ordonne des restitutions

Que le juge contraigne le débiteur à exécuter, en maintenant le contrat

Explication

Lorsque l’exécution est possible et que son coût n’est pas manifestement disproportionné, le créancier peut demander l’exécution forcée en nature; le juge peut contraindre le débiteur et le contrat est maintenu. La rupture et la suspension sont d’autres mécanismes, tandis que l’absence d’exception ne justifie pas d’écarter l’exécution en nature.

5. Un vendeur ne livre pas le bien prévu; l’acheteur veut suspendre temporairement son paiement sans mettre fin au contrat. Quel mécanisme peut-il invoquer ?

La réduction du prix
L’exception d’inexécution
La résolution du contrat
Les dommages et intérêts

L’exception d’inexécution

Explication

L’exception d’inexécution permet à une partie de suspendre temporairement sa propre obligation tant que l’autre n’exécute pas la sienne, sans rompre le contrat. La résolution met fin au contrat, les dommages et intérêts réparent un préjudice et la réduction du prix diminue celui-ci en cas d’exécution imparfaite.

6. Dans une relation commerciale durable, quel accord fixe les caractéristiques générales des relations futures, que des contrats ultérieurs précisent dans leur exécution ?

Le contrat-cadre
Le contrat de résiliation
Le contrat de vente
Le contrat d’application

Le contrat-cadre

Explication

Le contrat-cadre définit les caractéristiques générales des relations contractuelles futures; des contrats d’application en précisent les modalités d’exécution. Le contrat d’application est donc l’accord ultérieur, tandis que la vente et la résiliation ne désignent pas cet accord général.

7. Un contrat-cadre signé organise des commandes futures et prévoit une indexation annuelle. Quelle qualification décrit ces trois caractéristiques ?

Autonome, définitif et ponctuel
Autonome, préparatoire et évolutif
Accessoire, préparatoire et immuable
Préparatoire, consensuel et résiliable

Autonome, préparatoire et évolutif

Explication

Le contrat-cadre produit des effets dès sa signature indépendamment des contrats futurs, organise ceux-ci et peut prévoir une indexation ou une révision. Le caractère définitif ou ponctuel méconnaît son rôle préparatoire et durable, tandis que l’immuabilité contredit son caractère évolutif.

8. Deux sociétés signent un contrat-cadre avec un objet licite et suffisamment précis, mais le représentant de l’une d’elles n’a pas la capacité juridique requise. Quelle condition générale de validité fait défaut ?

Le consentement des parties
La licéité du contenu
La capacité à contracter
La certitude de l’objet

La capacité à contracter

Explication

L’article 1128 du Code civil exige le consentement, la capacité à contracter ainsi qu’un contenu licite et certain ; l’absence de capacité du représentant compromet donc la validité. Le consentement, la licéité et la précision de l’objet correspondent aux autres conditions, présentes dans la situation.

9. Une entreprise prépare un contrat-cadre dont les clauses ne permettent pas d’identifier suffisamment les futures prestations. Quelle exigence relative à son objet n’est pas satisfaite ?

Fixer dès la signature le prix de chaque prestation
Déterminer la durée exacte de chaque contrat d’application
Être suffisamment précis pour permettre les contrats d’application
Arrêter dès la signature les échéances de paiement

Être suffisamment précis pour permettre les contrats d’application

Explication

L’objet du contrat-cadre doit être licite et suffisamment précis pour permettre la conclusion des futurs contrats d’application. Déterminer dès l’origine chaque prix, durée ou échéance de paiement confond cette exigence avec d’autres éléments contractuels.

10. Un contrat-cadre prévoit que le fournisseur fixera le prix des livraisons et devra expliquer son montant si le client le conteste. Cette clause respecte-t-elle le régime applicable ?

Non, le juge doit autoriser chaque prix avant son application
Oui, le fournisseur peut fixer le prix et doit le motiver en cas de contestation
Non, le prix doit être déterminé dès la conclusion du contrat-cadre
Oui, mais le client doit fixer le prix et motiver son montant

Oui, le fournisseur peut fixer le prix et doit le motiver en cas de contestation

Explication

L’article 1164 du Code civil permet aux parties de prévoir que l’une d’elles fixera unilatéralement le prix, à charge de motiver son montant en cas de contestation. Exiger la détermination initiale applique à tort la règle générale, tandis que le client ou le juge n’est pas désigné par cette clause comme fixateur du prix.

11. Dans un contrat-cadre, un fournisseur augmente abusivement ses prix. Quels pouvoirs le juge peut-il exercer ?

Accorder des dommages-intérêts et, le cas échéant, prononcer la résolution
Réviser le prix contesté sans pouvoir résoudre le contrat
Fixer lui-même le prix futur sans autre mesure
Annuler automatiquement le contrat et imposer une indemnité

Accorder des dommages-intérêts et, le cas échéant, prononcer la résolution

Explication

En cas d’abus dans la fixation du prix, le juge peut accorder des dommages-intérêts et, le cas échéant, prononcer la résolution du contrat. La fixation judiciaire du prix ou sa révision comme sanction exclusive ne correspond pas aux pouvoirs prévus.

12. Lors de la négociation, de la formation puis de l’exécution d’un contrat-cadre, quelle exigence s’impose à chacune des parties ?

Agir de bonne foi à chaque étape du contrat
Garantir le résultat économique attendu par le partenaire
Faire preuve de bonne foi seulement dans les échanges du fournisseur
Respecter la bonne foi uniquement après la livraison

Agir de bonne foi à chaque étape du contrat

Explication

L’article 1104 du Code civil impose à chaque partie d’exécuter de bonne foi lors de la négociation, de la formation et de l’exécution. Limiter cette exigence à l’exécution ou au fournisseur en réduit la portée, tandis que l’obligation de résultat est une autre notion.

13. Une entreprise passe plusieurs commandes sous un contrat-cadre. Comment qualifier juridiquement une commande et le rôle du contrat-cadre ?

Chaque commande remplace le contrat-cadre comme fondement de la relation
Chaque commande est une simple mesure d’exécution, sans autonomie contractuelle
Chaque commande modifie le contrat-cadre, qui devient sans effet ensuite
Chaque commande est autonome, et le contrat-cadre fonde la relation commerciale

Chaque commande est autonome, et le contrat-cadre fonde la relation commerciale

Explication

Chaque commande constitue un contrat autonome, tandis que le contrat-cadre demeure le fondement juridique de l’ensemble de la relation commerciale. La réduire à une simple mesure d’exécution ou la considérer comme remplaçant le contrat-cadre confond ces deux rôles.

14. Un contrat-cadre stipule une durée déterminée et arrive à la date d’échéance prévue. Quelle conséquence s’applique, sous réserve d’une décision des parties ?

Le contrat prend fin, mais les parties peuvent décider de le renouveler
Le contrat est automatiquement renouvelé pour une nouvelle période identique
Le contrat prend fin sans que les parties puissent le renouveler
Le contrat se poursuit jusqu’à une résiliation notifiée avec préavis

Le contrat prend fin, mais les parties peuvent décider de le renouveler

Explication

Un contrat-cadre à durée déterminée prend fin à l’échéance prévue, mais les parties peuvent convenir de son renouvellement. La résiliation anticipée relève d’un autre mécanisme, et le renouvellement n’est pas automatique.

15. Un fournisseur manque gravement à ses obligations dans l’exécution d’un contrat-cadre. Quelle démarche le client peut-il entreprendre ?

Demander uniquement des dommages-intérêts au titre du retard
Demander la résolution du contrat conformément au droit commun
Suspendre le contrat jusqu’à la conclusion d’une nouvelle commande
Mettre fin automatiquement au contrat par une résiliation sans formalité

Demander la résolution du contrat conformément au droit commun

Explication

En cas de manquement grave d’une partie à ses obligations, l’autre peut demander la résolution du contrat conformément au droit commun. Les dommages-intérêts ne sont pas la seule voie visée par cette règle, et la résolution n’est pas présentée comme automatique.

16. Quelle définition correspond à la vente au sens de l’article 1582 du Code civil ?

Une convention où l’un s’oblige à livrer une chose et l’autre à la payer
Une convention où l’un s’oblige à acheter et l’autre peut choisir de vendre
Une convention où l’un s’oblige à payer et l’autre à recevoir une chose
Une convention où le propriétaire donne priorité à un bénéficiaire en cas de vente

Une convention où l’un s’oblige à livrer une chose et l’autre à la payer

Explication

La vente est la convention par laquelle une partie s’oblige à livrer une chose et l’autre à la payer. La promesse unilatérale laisse au bénéficiaire le choix d’acheter, tandis que le pacte de préférence organise une priorité.

17. Un vendeur propose un bien à un acheteur, qui accepte l’offre sans réserve. Quel événement forme le contrat de vente ?

La livraison du bien à l’acheteur
La signature obligatoire d’un acte authentique
La rencontre de l’offre et de l’acceptation
Le paiement intégral du prix convenu

La rencontre de l’offre et de l’acceptation

Explication

Le contrat de vente se forme par la rencontre d’une offre et d’une acceptation. La livraison et le paiement relèvent de l’exécution, et un acte authentique n’est pas une condition générale de formation.

18. Dans une promesse unilatérale de vente portant sur un bien déterminé et un prix fixé, quelle est la position du bénéficiaire ?

Il s’engage à acheter dès la conclusion de la promesse
Il peut choisir d’acheter sans s’être engagé à le faire
Il reçoit une priorité si le propriétaire décide d’aliéner le bien
Il doit acheter si un tiers propose le même prix

Il peut choisir d’acheter sans s’être engagé à le faire

Explication

Dans la promesse unilatérale, le promettant s’engage à vendre la chose déterminée au prix convenu, mais le bénéficiaire ne s’engage pas à acheter. L’engagement réciproque caractérise la promesse synallagmatique, tandis que la priorité en cas d’aliénation correspond au pacte de préférence.

19. Un vendeur et un acheteur consentent réciproquement sur la chose et le prix, mais la chose n’a pas encore été livrée et le prix n’a pas été payé. Quel est l’effet de leur promesse synallagmatique ?

Elle vaut vente dès l’accord réciproque sur la chose et le prix
Elle ne vaut vente qu’après la livraison de la chose
Elle accorde au bénéficiaire une priorité sans former la vente
Elle ne vaut vente qu’après le paiement intégral du prix

Elle vaut vente dès l’accord réciproque sur la chose et le prix

Explication

Selon l’article 1589 du Code civil, la promesse synallagmatique vaut vente dès que les parties consentent réciproquement sur la chose et le prix, même avant livraison ou paiement. Exiger l’exécution matérielle confond la formation de la vente avec son exécution.

20. Au moment de conclure une vente qui n’est pas un contrat-cadre, les parties conviennent de la chose mais reportent à plus tard la fixation du prix, sans prévoir de méthode de calcul. Quelle conséquence découle de l’article 1591 du Code civil ?

La vente est valable, car l’exception des contrats-cadres s’applique ici
La vente est valable, car l’accord sur la chose suffit à former le contrat
La condition de détermination du prix n’est pas satisfaite à la formation de la vente
La vente est valable, car le prix peut être fixé librement après sa conclusion

La condition de détermination du prix n’est pas satisfaite à la formation de la vente

Explication

Hors contrat-cadre, le prix doit être déterminé et désigné par les parties au moment de la formation de la vente. La fixation libre ultérieure ne correspond pas à un prix déterminable par un procédé arrêté dès l’origine, tandis que l’exception des contrats-cadres ne s’étend pas à toute vente.

21. Deux entreprises ne fixent pas le montant exact du prix lors de la vente, mais conviennent dès sa conclusion d’une formule de calcul reposant sur un indice externe et indépendante de leur volonté ultérieure. Comment qualifier ce prix ?

Un prix fixé ultérieurement par la volonté commune des parties
Un prix déterminable par un procédé arrêté dès l’origine
Un prix indéterminé, car aucun montant chiffré n’est fixé à la conclusion
Un prix dérisoire, faute de montant exprimé dès la conclusion

Un prix déterminable par un procédé arrêté dès l’origine

Explication

Un prix peut être valable sans montant fixé d’avance si un procédé établi dès l’origine permet de le calculer indépendamment de la volonté ultérieure des parties. L’absence de montant initial ne rend donc pas, à elle seule, le prix indéterminé ou dérisoire.

22. Une vente est conclue pour un montant purement symbolique, sans que ce montant constitue un prix sérieux au regard de l’opération. Quelle sanction s’attache à ce prix dérisoire ?

Le maintien de la vente avec une indemnisation du vendeur
La requalification automatique de la vente en donation
La nullité relative de la vente
La nullité absolue de la vente

La nullité absolue de la vente

Explication

Un prix dérisoire rend la vente nulle de nullité absolue. Une éventuelle requalification en acte à titre gratuit à la demande de l’administration fiscale est une conséquence distincte, et non la sanction civile qui définit cette règle.

23. Une société achète une machine identifiée par son numéro de série. Le contrat est conclu, mais la machine reste chez le vendeur et le prix n’est pas encore payé. À quel moment la propriété est-elle transférée ?

Dès l’échange des consentements sur la machine et le prix
À l’individualisation de la machine dans le stock du vendeur
À la remise matérielle de la machine à l’acheteur
Au paiement intégral du prix par l’acheteur

Dès l’échange des consentements sur la machine et le prix

Explication

Pour un corps certain, l’article 1583 prévoit que la propriété passe par le seul échange des consentements sur la chose et le prix, même avant livraison ou paiement. La remise matérielle et le paiement ne sont donc pas requis, et la règle d’individualisation concerne les choses de genre.

24. Deux professionnels concluent une vente et veulent que l’acheteur supporte les risques dès le départ du transport plutôt qu’à l’arrivée. Quel aménagement contractuel peuvent-ils prévoir ?

Le maintien des risques chez le vendeur pendant tout le transport
Le transfert des risques à la remise des marchandises au transporteur
Le transfert des risques uniquement à l’arrivée chez l’acheteur
Le transfert des risques à la conclusion du contrat, sans stipulation nécessaire

Le transfert des risques à la remise des marchandises au transporteur

Explication

Dans une vente entre professionnels, les parties peuvent convenir que les risques passent à la remise au transporteur ou, au contraire, à l’arrivée chez l’acheteur. La date du transfert de propriété est une question distincte et ne fixe pas à elle seule le régime des risques.

25. Un contrat de vente entre professionnels prévoit l’Incoterm EXW Toulouse. Un sinistre détruit les marchandises après leur mise à disposition dans les locaux du vendeur, avant leur arrivée chez l’acheteur. Qui supporte en principe les risques ?

Le vendeur, jusqu’à la remise des marchandises au transporteur
Le vendeur, jusqu’à l’arrivée des marchandises chez l’acheteur
L’acheteur, seulement après la prise de possession à destination
L’acheteur, dès la mise à disposition dans les locaux du vendeur

L’acheteur, dès la mise à disposition dans les locaux du vendeur

Explication

Avec EXW, le vendeur met les marchandises à disposition dans ses locaux et l’acheteur supporte en principe les risques à partir de cette mise à disposition. Le maintien des risques jusqu’à destination correspond au mécanisme de DAP, non à EXW.

26. Dans une vente BtoB sous Incoterm DAP Berlin, les marchandises sont détruites dans le camion avant d’atteindre le lieu convenu. Qui supporte les risques à ce stade ?

Le vendeur, jusqu’à la mise à disposition à destination
Le vendeur, même après la mise à disposition à destination
L’acheteur, dès la remise des marchandises au transporteur
L’acheteur, dès la mise à disposition dans les locaux du vendeur

Le vendeur, jusqu’à la mise à disposition à destination

Explication

Sous DAP, le vendeur organise l’acheminement jusqu’au lieu convenu et conserve les risques pendant le transport, jusqu’à la mise à disposition à destination. La mise à disposition au départ ou la remise au transporteur ne déclenche donc pas ici le transfert prévu.

27. Un professionnel expédie un ordinateur à un consommateur. Le colis est endommagé pendant le transport, avant que le consommateur ou un tiers qu’il a désigné en prenne physiquement possession. Qui supporte le risque ?

Le consommateur, dès la remise du colis au transporteur proposé
Le consommateur, dès la conclusion de la vente en ligne
Le professionnel, jusqu’à la prise de possession physique
Le transporteur, en raison du seul dommage survenu pendant le trajet

Le professionnel, jusqu’à la prise de possession physique

Explication

Pour une expédition par un professionnel à un consommateur, le risque de perte ou d’endommagement passe au consommateur lorsqu’il prend physiquement possession du bien, ou lorsqu’un tiers qu’il a désigné le fait. L’exception fondée sur le choix personnel d’un autre transporteur n’est pas établie dans la situation décrite.

28. Un contrat prévoit des portes basculantes, mais le vendeur livre des portes sur rail qui fonctionnent correctement. Quel défaut est caractérisé ?

Un défaut de conformité, car le modèle livré diffère de celui prévu
Un vice caché, car la chose livrée est inapte à son usage
Une éviction, car l’acheteur ne peut jouir paisiblement du bien
Un défaut de délivrance, car la chose n’a pas été remise à l’acheteur

Un défaut de conformité, car le modèle livré diffère de celui prévu

Explication

Le défaut de conformité tient à la différence entre la chose livrée et celle spécifiée au contrat, en quantité ou en qualité. L’inaptitude à l’usage relève du vice caché, tandis que l’éviction concerne la jouissance paisible de la propriété.

29. Après l’achat d’un immeuble, une autre personne revendique le droit d’en évincer l’acheteur en invoquant une vente antérieure du même bien. Quelle garantie protège l’acheteur contre cette perte de propriété ?

La garantie d’éviction, qui protège la jouissance paisible du bien
L’obligation de délivrance, qui met la chose en possession de l’acheteur
La garantie de conformité, qui protège l’identité de la chose livrée
La garantie des vices cachés, qui couvre l’inaptitude de la chose à son usage

La garantie d’éviction, qui protège la jouissance paisible du bien

Explication

La garantie d’éviction assure à l’acheteur la jouissance paisible du bien et le protège contre la perte de sa propriété après l’achat. La conformité porte sur l’identité de la chose, tandis que le vice caché porte sur un défaut de celle-ci.

30. Une machine achetée présente un défaut invisible lors de la vente, existant déjà à cette date, qui la rend impropre à son usage prévu. Quelle qualification correspond à ces faits ?

Un défaut de délivrance, car le vendeur n’a pas remis la machine à l’acheteur
Un défaut de conformité, car la machine livrée diffère de celle prévue au contrat
Une éviction, car un tiers prive l’acheteur de la propriété de la machine
Un vice caché, car le défaut antérieur et non apparent rend la machine impropre à son usage

Un vice caché, car le défaut antérieur et non apparent rend la machine impropre à son usage

Explication

Le vice caché est un défaut existant avant et au moment de la vente, non apparent, qui rend la chose impropre à son usage ou en diminue fortement l’utilité. Le défaut de conformité concerne une différence avec la chose convenue, et l’éviction une atteinte à la propriété.

31. Un acheteur découvre un vice caché neuf ans après la vente. Le délai de deux ans à compter de cette découverte dépasserait vingt ans après la vente. Jusqu’à quelle échéance l’action peut-elle être engagée ?

Dans les vingt-deux ans suivant la vente, en ajoutant le délai de découverte
Dans les deux ans suivant la découverte, sans dépasser vingt ans après la naissance du droit
À toute date dans les vingt ans suivant la découverte du vice
Dans les deux ans suivant la vente, sans tenir compte de la date de découverte

Dans les deux ans suivant la découverte, sans dépasser vingt ans après la naissance du droit

Explication

L’action doit être engagée dans les deux ans suivant la découverte du vice, mais elle ne peut dépasser le délai butoir de vingt ans à compter de la naissance du droit, en pratique la vente. Le délai de deux ans ne se calcule pas à partir de la vente et ne s’ajoute pas au délai butoir.

32. Le contrat ne prévoit aucune date particulière de paiement. À quel moment l’acheteur doit-il payer le prix ?

Au moment où l’acheteur revend éventuellement la chose
Au moment où la propriété est transférée à l’acheteur
Au moment où le vendeur délivre la chose
Au moment où l’acheteur retire ensuite la chose

Au moment où le vendeur délivre la chose

Explication

Sauf stipulation contractuelle différente, le prix est payable au moment de la délivrance de la chose. Le paiement n’est donc pas déterminé par le transfert de propriété ni par une revente ultérieure.

33. Un acheteur verse une somme qualifiée d’acompte plutôt que d’arrhes. Quelle conséquence distingue principalement cet acompte ?

Il permet à l’acheteur de se dédire en abandonnant la somme versée
Il suspend l’engagement de l’acheteur jusqu’à la délivrance de la chose
Il engage définitivement l’acheteur dès l’échange des consentements
Il autorise le vendeur à retenir la chose après sa livraison

Il engage définitivement l’acheteur dès l’échange des consentements

Explication

L’acompte engage définitivement l’acheteur dès l’échange des consentements. La faculté de dédit est attachée aux arrhes, tandis que le droit de rétention concerne le vendeur impayé avant la livraison.

34. Quelle convention constitue un contrat d’entreprise ?

Un salarié rémunéré réalise un travail sous les ordres du donneur d’ordre.
Un entrepreneur rémunéré réalise indépendamment un travail sans représenter le donneur d’ordre.
Un mandataire rémunéré représente le donneur d’ordre dans la réalisation d’un travail.
Un entrepreneur réalise indépendamment un travail sans rémunération pour le donneur d’ordre.

Un entrepreneur rémunéré réalise indépendamment un travail sans représenter le donneur d’ordre.

Explication

Le contrat d’entreprise associe une rémunération, un travail réalisé au bénéfice du donneur d’ordre, l’indépendance de l’entrepreneur et l’absence de représentation. La subordination caractérise le contrat de travail, la représentation le mandat, et l’absence de rémunération écarte un élément de la définition.

35. Une société confie la rénovation de ses bureaux à un artisan qui organise librement son travail, sans recevoir d’ordres hiérarchiques. Quelle qualification convient à sa relation avec la société ?

Un emploi salarié sous subordination.
Un mandat de représentation du client.
Une vente d’un bien déterminé.
Une prestation d’entrepreneur indépendant.

Une prestation d’entrepreneur indépendant.

Explication

L’artisan qui travaille sans lien de subordination exerce comme entrepreneur indépendant. La relation salariée suppose une subordination, le mandat implique une représentation et la vente porte sur la livraison d’un bien.

36. Une architecte conçoit les plans d’un bâtiment pour son client, sans conclure d’acte en son nom. Quelle qualification correspond à son intervention ?

Un contrat d’entreprise, car elle réalise une prestation sans représenter son client.
Un contrat de travail, car toute prestation est exécutée sous subordination.
Un mandat, car elle agit au nom et pour le compte de son client.
Une vente, car elle livre un bien standard déjà déterminé.

Un contrat d’entreprise, car elle réalise une prestation sans représenter son client.

Explication

L’architecte qui conçoit des plans sans agir au nom de son client réalise une prestation relevant du contrat d’entreprise. Le mandat suppose une représentation ; le contrat de travail, une subordination ; la vente, la livraison d’un bien standard.

37. Un ébéniste fournit le bois et fabrique une table aux dimensions demandées par une cliente. Comment qualifier le contrat ?

Un contrat d’entreprise, car la table est fabriquée spécialement pour la cliente.
Un mandat, car le professionnel agit au nom de la cliente.
Une vente, car la matière première est fournie par le professionnel.
Un contrat de travail, car le professionnel exécute une commande.

Un contrat d’entreprise, car la table est fabriquée spécialement pour la cliente.

Explication

La fabrication d’un bien spécialement adapté aux besoins du client relève du contrat d’entreprise, même si le professionnel fournit la matière. La fourniture de matière ne transforme pas le travail sur mesure en vente ; le mandat suppose une représentation et le contrat de travail une subordination.

38. Un client accepte l’offre d’un artisan, et les deux s’accordent sur le travail à réaliser. Quel élément permet de constater la formation du contrat d’entreprise ?

La réalisation complète du travail et le paiement final.
La signature d’un acte formel avant toute acceptation.
La fixation préalable du prix et le commencement des travaux.
La rencontre de l’offre et de l’acceptation sur les éléments essentiels.

La rencontre de l’offre et de l’acceptation sur les éléments essentiels.

Explication

Le contrat se forme par la rencontre d’une offre et d’une acceptation portant sur les éléments essentiels, notamment le travail à réaliser. La fixation du prix n’est pas une condition générale de formation, et ni l’exécution ni une formalité écrite ne remplacent l’accord.

39. Un artisan conclut un contrat d’entreprise ordinaire sans convenir d’un prix précis. Quelle conséquence en découle pour la validité du contrat ?

Le contrat peut être valable, car la détermination du prix n’est pas une condition de validité.
Le contrat est invalide, car tout contrat d’entreprise exige un prix fixé à l’avance.
Le contrat est invalide, car l’absence de prix transforme l’accord en marché à forfait.
Le contrat est valable seulement si le juge fixe le prix avant le début des travaux.

Le contrat peut être valable, car la détermination du prix n’est pas une condition de validité.

Explication

Dans un contrat d’entreprise ordinaire, la détermination du prix n’est pas une condition de validité. Exiger un prix fixé à l’avance confond cette règle avec le principe général applicable à d’autres contrats ; l’exception du prix immuable concerne le marché à forfait de construction immobilière, et le juge n’a pas à fixer préalablement le prix pour valider l’accord.

40. Un entrepreneur accepte de rénover une boutique, sans qu’aucune date de fin ne soit fixée. Quel critère doit-il respecter pour exécuter sa mission ?

Respecter les règles de l’art, sans être tenu à un délai d’exécution
Attendre que le maître de l’ouvrage fixe une date et ses propres méthodes
Exécuter dans le délai qu’il choisit et selon les usages du client
Agir dans un délai raisonnable et selon les règles de l’art de sa profession

Agir dans un délai raisonnable et selon les règles de l’art de sa profession

Explication

Sans délai convenu, l’entrepreneur doit achever le travail dans un délai raisonnable et respecter les règles de l’art généralement définies par sa profession. Attendre une date fixée par le client méconnaît le délai raisonnable, tandis que les méthodes du client ou l’absence de délai ne remplacent pas les exigences professionnelles.

41. Après un chantier, un maître de l’ouvrage reproche à l’entrepreneur un résultat défectueux. Le contrat impose une obligation de moyens. Qui doit établir la faute d’exécution ?

Le maître de l’ouvrage doit prouver une cause d’exonération de l’entrepreneur
L’entrepreneur doit prouver qu’il a atteint le résultat attendu
L’entrepreneur doit prouver une cause d’exonération, telle la force majeure
Le maître de l’ouvrage doit prouver une faute d’exécution

Le maître de l’ouvrage doit prouver une faute d’exécution

Explication

En cas d’obligation de moyens, il revient au maître de l’ouvrage de prouver une faute d’exécution. Exiger de l’entrepreneur une cause d’exonération, comme la force majeure, transpose la règle propre à l’obligation de résultat; demander la preuve du résultat confond également les deux régimes.

42. Lors de la réception d’un chantier, quel acte le maître de l’ouvrage accomplit-il ?

Il règle le solde dû à l’entrepreneur pour les travaux réalisés
Il reconnaît que les travaux réalisés par l’entrepreneur sont correctement exécutés
Il constate que l’entrepreneur a achevé les travaux, sans reconnaître leur exécution
Il met unilatéralement fin au marché conclu avec l’entrepreneur

Il reconnaît que les travaux réalisés par l’entrepreneur sont correctement exécutés

Explication

La réception est l’acte par lequel le maître de l’ouvrage reconnaît l’exécution correcte des travaux. Le paiement du prix et la résiliation sont des actes distincts, et la seule constatation de l’achèvement ne correspond pas à cette reconnaissance.

43. À la réception d’un ouvrage, le maître de l’ouvrage relève un défaut apparent et le consigne comme réserve. Quelle conséquence correspond à cette situation ?

Le défaut apparent peut faire l’objet d’une réserve malgré la réception
Le défaut apparent est couvert dès la réception, même s’il est réservé
Le prix devient exigible malgré toute clause contraire au contrat
Les risques restent à la charge de l’entrepreneur jusqu’au paiement complet

Le défaut apparent peut faire l’objet d’une réserve malgré la réception

Explication

La réception couvre en principe les défauts apparents, mais ceux-ci peuvent faire l’objet de réserves. Dire qu’un défaut réservé est couvert méconnaît cette exception; le transfert des risques et l’exigibilité du prix sont des effets distincts, et cette dernière peut être écartée par une clause contraire.

44. Un maître de l’ouvrage décide d’abandonner un marché à forfait après le début du chantier, sans faute de l’entrepreneur. Quelle conséquence découle de l’article 1794 du Code civil ?

Il peut résilier le marché, mais doit indemniser les dépenses et les travaux seulement
Il doit obtenir l’accord de l’entrepreneur et indemniser les dépenses engagées
Il peut résilier le marché sans indemnité si l’entrepreneur n’a commis aucune faute
Il peut résilier le marché, mais doit indemniser dépenses, travaux et gain perdu

Il peut résilier le marché, mais doit indemniser dépenses, travaux et gain perdu

Explication

L’article 1794 permet au maître de l’ouvrage de résilier un marché à forfait par sa seule volonté, même après le commencement des travaux, à condition d’indemniser les dépenses, les travaux et le gain dont l’entrepreneur est privé. L’absence de faute ne supprime pas l’indemnisation; celle-ci comprend aussi le gain perdu, et l’accord de l’entrepreneur n’est pas requis.

45. Une entreprise confie des travaux à un prestataire choisi pour ses compétences personnelles, et le contrat est conclu intuitu personae. Qui doit exécuter la prestation ?

L’entrepreneur lui-même
Un autre entrepreneur choisi par le sous-traitant
Un sous-traitant indépendant
Le maître de l’ouvrage

L’entrepreneur lui-même

Explication

Le caractère intuitu personae impose à l’entrepreneur d’exécuter lui-même la prestation. Le recours à un sous-traitant confond ce régime avec le principe général, tandis que le maître de l’ouvrage ou un tiers ne devient pas le débiteur de l’exécution.

46. Quel ensemble de caractéristiques permet de reconnaître une opération de sous-traitance ?

Un contrat principal, un salarié dépendant et la responsabilité transférée au maître de l’ouvrage
Un contrat principal et un contrat de sous-traitance, mais une responsabilité assumée par le sous-traitant envers le maître de l’ouvrage
Un contrat de sous-traitance sans contrat principal, un sous-traitant indépendant et une responsabilité partagée
Un contrat principal, un contrat de sous-traitance, un sous-traitant indépendant et la responsabilité maintenue de l’entrepreneur principal

Un contrat principal, un contrat de sous-traitance, un sous-traitant indépendant et la responsabilité maintenue de l’entrepreneur principal

Explication

La sous-traitance réunit ces deux contrats, l’indépendance du sous-traitant et le maintien de la responsabilité de l’entrepreneur principal envers le maître de l’ouvrage. L’option du salarié confond indépendance et subordination, celle de la responsabilité transférée contredit son maintien, et l’absence de contrat principal omet un élément requis.

47. Un sous-traitant exécute les travaux et respecte les délais et les règles de sécurité. Quelle répartition des rôles s’applique entre lui et l’entrepreneur principal ?

L’entrepreneur principal exécute les travaux, tandis que le sous-traitant garantit le maître de l’ouvrage
Le sous-traitant choisit et paie l’entrepreneur principal, qui répond envers le maître de l’ouvrage
L’entrepreneur principal choisit et paie le sous-traitant, et reste responsable envers le maître de l’ouvrage
Le sous-traitant choisit les modalités de paiement et répond seul envers le maître de l’ouvrage

L’entrepreneur principal choisit et paie le sous-traitant, et reste responsable envers le maître de l’ouvrage

Explication

L’entrepreneur principal choisit et paie le sous-traitant et conserve sa responsabilité envers le maître de l’ouvrage, tandis que le sous-traitant exécute les travaux. L’inversion du choix et du paiement, le transfert de responsabilité et l’attribution de l’exécution à l’entrepreneur principal confondent les rôles.

48. Un sous-traitant livre un travail défectueux au maître de l’ouvrage. Qui est responsable envers ce dernier de la mauvaise exécution ?

L’entrepreneur principal et le sous-traitant à parts égales
L’entrepreneur principal
Le maître de l’ouvrage
Le sous-traitant

L’entrepreneur principal

Explication

En cas de mauvaise exécution envers le maître de l’ouvrage, la responsabilité incombe à l’entrepreneur principal. La responsabilité directe du sous-traitant envers le maître de l’ouvrage confond cette situation avec sa faute envers l’entrepreneur principal, et le maître de l’ouvrage n’est pas responsable de l’exécution.

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Mémorisez les réponses avec 95 flashcards sur Vente et contrat d’entreprise.

Que regroupe le droit des contrats spéciaux ?

Les règles particulières régissant les contrats nommés.

Comment le droit des contrats spéciaux s’articule-t-il avec le droit commun des obligations ?

Il le complète, le précise ou l’enrichit.

Quelle règle prévaut en cas de conflit entre droit spécial et droit commun des contrats ?

La règle spéciale, selon l’adage « le spécial déroge au général ».

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Consultez la fiche de révision complète sur Vente et contrat d’entreprise.

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