QCM : Comptabilité approfondie (49 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une entreprise recrute une comptable sous contrat de travail et son chef hiérarchique organise son activité. Quel statut exerce-t-elle ?

Comptable indépendante
Comptable salariée
Commissaire aux comptes
Experte-comptable libérale

Comptable salariée

Explication

Le comptable salarié exerce sous contrat de travail et sous la direction d’un employeur. L’exercice libéral correspond aux statuts d’expert-comptable ou de commissaire aux comptes; le client ne remplace pas l’employeur dans la relation salariale.

2. Une société mandate un professionnel pour une mission contractuelle, tandis qu’un autre professionnel intervient au titre d’une mission prévue par la loi. Quel rapprochement est correct ?

L’expert-comptable réalise la mission contractuelle et le commissaire aux comptes la mission légale
Le commissaire aux comptes réalise les deux missions en vertu de son statut
Le commissaire aux comptes réalise la mission contractuelle et l’expert-comptable la mission légale
L’expert-comptable réalise les deux missions en vertu de son statut

L’expert-comptable réalise la mission contractuelle et le commissaire aux comptes la mission légale

Explication

L’expert-comptable réalise des missions contractuelles, alors que le commissaire aux comptes exerce une mission légale. Inverser ces rôles confond leurs attributions; leur attribuer à chacun les deux missions efface cette distinction.

3. Quelle description caractérise un cadre conceptuel en comptabilité financière ?

Une liste de méthodes d’évaluation choisies pour les éléments comptables
Un ensemble de règles de présentation appliquées aux comptes annuels
Un système cohérent d’objectifs et de principes fondamentaux liés entre eux
Un ensemble d’états financiers décrivant la situation d’une entité

Un système cohérent d’objectifs et de principes fondamentaux liés entre eux

Explication

Un cadre conceptuel relie des objectifs et des principes fondamentaux et peut conduire à des normes solides; il précise aussi la nature, le rôle et les limites de la comptabilité financière et des états financiers. Les règles de présentation, les méthodes d’évaluation et les états financiers ne définissent pas à eux seuls ce cadre.

4. Lors de la préparation des états financiers, une équipe distingue les principes acceptés sans démonstration des repères servant à évaluer les éléments à présenter. Quelle distinction doit-elle retenir ?

Les postulats sont acceptés sans démonstration; les conventions guident l’évaluation des éléments à présenter
Les normes sont acceptées sans démonstration; les postulats déterminent les éléments à évaluer
Les objectifs sont acceptés sans démonstration; les conventions déterminent les normes applicables
Les conventions sont acceptées sans démonstration; les postulats guident l’évaluation des éléments à présenter

Les postulats sont acceptés sans démonstration; les conventions guident l’évaluation des éléments à présenter

Explication

Les postulats sont admis sans démonstration tout en restant cohérents avec les objectifs fixés, tandis que les conventions guident le préparateur dans l’évaluation des éléments des états financiers. Inverser ces fonctions confond les notions; les normes et les objectifs ne remplacent pas cette distinction.

5. Une propriétaire paie une dépense personnelle depuis le compte bancaire de son entreprise. Selon le postulat de l’entité, comment cette transaction doit-elle être traitée dans les états financiers de l’entreprise ?

Elle est exclue, car elle relève du patrimoine de la propriétaire
Elle est incluse, car elle a été payée depuis le compte de l’entreprise
Elle est reportée, car son traitement dépend de la date de clôture
Elle est incluse, car tout paiement constitue une transaction de l’entité

Elle est exclue, car elle relève du patrimoine de la propriétaire

Explication

Le postulat de l’entité sépare le patrimoine de l’entité de celui des propriétaires et retient les transactions de l’entité dans ses états financiers. Le paiement depuis le compte professionnel ne transforme pas en transaction de l’entreprise une dépense personnelle; la date de paiement ou de clôture ne change pas cette distinction.

6. Une entreprise reçoit une prestation en décembre et la règle en janvier. Selon le postulat de la comptabilité d’engagement, quand les effets de cette transaction sont-ils pris en compte ?

À la date de facturation, quelle que soit la prestation
À la clôture, lorsque le montant est définitivement réglé
En janvier, lorsque le paiement est effectué
En décembre, lorsque la prestation se produit

En décembre, lorsque la prestation se produit

Explication

La comptabilité d’engagement prend en compte les effets d’une transaction dès que celle-ci se produit, et non au moment de l’encaissement ou du paiement. Retenir janvier revient à appliquer une logique de trésorerie; la facturation ou le règlement final ne remplace pas le moment de l’événement.

7. Une entreprise conserve à sa valeur nominale le montant d’une créance malgré la baisse du pouvoir d’achat de la monnaie. Quelle convention applique-t-elle ?

L’importance significative, liée à l’information utile
La prudence, fondée sur des appréciations mesurées
Le coût historique, ou nominalisme
La correspondance entre bilans d’ouverture et de clôture

Le coût historique, ou nominalisme

Explication

Le coût historique retient la valeur nominale sans tenir compte de la variation du pouvoir d’achat de la monnaie. La prudence concerne les incertitudes, l’importance significative l’information utile et la correspondance entre bilans le traitement des opérations antérieures.

8. À la clôture, une entreprise constate une incertitude présente susceptible de réduire ses résultats futurs et adopte une appréciation qui évite de reporter ce risque sur les exercices suivants. Quelle convention guide ce choix ?

La convention de l’importance significative
La convention du coût historique
La convention de prudence
La convention de régularité et de transparence

La convention de prudence

Explication

La prudence repose sur des appréciations prudentes afin de ne pas transférer des incertitudes présentes susceptibles de grever le patrimoine et les résultats aux périodes futures. Le coût historique concerne la valeur nominale, tandis que transparence et importance significative portent sur d’autres exigences comptables.

9. Lors de la préparation de ses états financiers, une entité respecte les règles OHADA, évite les compensations et présente les informations de manière claire, sans masquer la réalité. Quelle convention met-elle en œuvre ?

L’importance significative des informations
La correspondance entre bilans d’ouverture et de clôture
La prudence dans les évaluations
La régularité et la transparence

La régularité et la transparence

Explication

La régularité et la transparence exigent le respect des règles et procédures OHADA, l’absence de compensation et une communication claire et loyale. L’intangibilité concerne la régularisation d’opérations antérieures, la prudence les incertitudes et l’importance significative les informations utiles aux utilisateurs.

10. Une machine comprend un système de commande et un mécanisme principal dont les rythmes d’avantages économiques diffèrent. Quel traitement comptable faut-il appliquer dès l’entrée de la machine dans l’entité ?

Maintenir un seul élément comptable jusqu’à la sortie de la machine
Comptabiliser séparément chaque élément au premier remplacement
Comptabiliser séparément chaque élément
Comptabiliser séparément chaque élément selon sa valeur de revente

Comptabiliser séparément chaque élément

Explication

Lorsque les éléments d’une immobilisation ont des durées d’utilisation ou des rythmes d’avantages économiques différents, chacun est comptabilisé séparément dès l’entrée dans l’entité. Le traitement n’attend pas le remplacement et le critère déterminant n’est pas la valeur de revente.

11. Un composant important d’un bâtiment est remplacé. Pour respecter les règles applicables aux composants identifiés, quel traitement faut-il retenir ?

Le rattacher à la structure et conserver le plan d’amortissement initial
Le comptabiliser séparément selon son coût, sans vérifier son caractère significatif
Le comptabiliser séparément et lui attribuer un plan d’amortissement distinct
Le comptabiliser séparément sans établir de plan d’amortissement distinct

Le comptabiliser séparément et lui attribuer un plan d’amortissement distinct

Explication

Un composant identifié doit être significatif, conserver ce caractère au remplacement, être comptabilisé séparément dès l’origine et lors de son remplacement, et avoir un plan d’amortissement séparé. L’absence de plan distinct ou le rattachement à la structure ne respecte pas ces exigences.

12. Une installation de valeur importante comprend un élément doté d’une durée d’utilité propre, qui devra être remplacé pour un montant important pendant l’utilisation de l’installation. Quelle caractérisation convient ?

Une immobilisation à durée d’utilité uniforme
Une immobilisation dont le remplacement reste non significatif
Une immobilisation décomposable uniquement si plusieurs remplacements sont prévus
Une immobilisation décomposable

Une immobilisation décomposable

Explication

Une immobilisation décomposable a une valeur significative et comprend des éléments ayant leur propre durée d’utilité, qui feront l’objet d’un ou de plusieurs remplacements d’un montant significatif. Le remplacement significatif et la durée propre caractérisent le cas; le nombre de remplacements peut être un ou plusieurs.

13. Une entreprise verse une aide financière à un tiers. Cette aide est versée régulièrement dans le cadre de l’activité courante. Comment la comptabilise-t-elle ?

Comme un produit d’exploitation
Comme une charge d’exploitation
Comme une subvention d’investissement
Comme une charge exceptionnelle

Comme une charge d’exploitation

Explication

Les subventions accordées constituent généralement des charges exceptionnelles, mais leur caractère récurrent permet de les comptabiliser en charges d’exploitation. Le choix d’une charge exceptionnelle néglige la récurrence, tandis qu’un produit d’exploitation ou une subvention d’investissement correspond à une autre nature comptable.

14. Une aide finance soit une machine précisément identifiée, soit un programme d’activités mené sur plusieurs années. Quelle distinction permet de classer ces aides ?

Machine précise : subvention d’équipement ; programme durable : subvention d’exploitation
Machine précise : subvention d’exploitation ; programme durable : subvention d’investissement
Machine précise : subvention d’équipement ; programme durable : subvention d’investissement
Machine précise : subvention d’investissement ; programme durable : subvention d’équipement

Machine précise : subvention d’équipement ; programme durable : subvention d’investissement

Explication

La subvention d’équipement finance un élément d’actif immobilisé nettement précisé, tandis que la subvention d’investissement finance des activités à long terme. Appeler le programme durable une subvention d’équipement inverse les deux notions ; les catégories d’exploitation concernent les produits ou charges courants.

15. Une entreprise reçoit une subvention pour un bien non amortissable. Le contrat ne prévoit aucune période d’inaliénabilité. Quelle fraction de la subvention reprend-elle chaque exercice ?

La totalité du montant de la subvention
Un dixième du montant de la subvention
Un cinquième du montant de la subvention
La même fraction que l’amortissement du bien

Un dixième du montant de la subvention

Explication

Sans clause d’inaliénabilité, la reprise annuelle d’une subvention liée à un bien non amortissable correspond à un dixième de son montant. Une durée contractuelle suppose une clause, la reprise intégrale ne respecte pas l’étalement, et un bien non amortissable n’a pas de rythme d’amortissement à suivre.

16. Une subvention finance en partie une immobilisation amortissable sur huit ans. Quel rythme de reprise faut-il appliquer à la subvention ?

La reprendre sur dix ans, à raison d’un dixième par exercice
La reprendre sur huit ans, à parts égales sans tenir compte de l’amortissement
La reprendre sur huit ans, au rythme de l’amortissement de l’immobilisation
La reprendre en une fois à la clôture du premier exercice

La reprendre sur huit ans, au rythme de l’amortissement de l’immobilisation

Explication

Pour un bien amortissable, la subvention est reprise sur la même durée et au même rythme que l’amortissement de l’immobilisation financée. La règle du dixième concerne un bien non amortissable sans clause d’inaliénabilité, et une durée identique ne suffit pas si le rythme diffère de celui de l’amortissement.

17. Quel droit caractérise un contrat de location ?

Le droit d’utiliser un actif déterminé pendant une durée indéterminée, sans contrepartie
Le droit de recevoir les avantages économiques d’un actif, sans décider de son utilisation
Le droit de contrôler l’utilisation d’un actif déterminé pendant une certaine durée, en échange d’une contrepartie
Le droit de devenir propriétaire d’un actif déterminé après une certaine durée, en échange d’une contrepartie

Le droit de contrôler l’utilisation d’un actif déterminé pendant une certaine durée, en échange d’une contrepartie

Explication

La location confère le contrôle de l’utilisation d’un actif déterminé pour une certaine durée contre une contrepartie. Le transfert de propriété n’est pas la définition du contrat, une durée indéterminée écarte la condition de durée, et recevoir des avantages sans décider de l’utilisation ne suffit pas à caractériser le contrôle.

18. Une entreprise peut choisir l’usage d’une machine dédiée à son activité et en tirer la quasi-totalité des avantages économiques. Quel élément indique que le contrôle de son utilisation lui est conféré ?

La détention du titre de propriété de la machine pendant toute la période d’utilisation
La faculté de choisir l’utilisation, même sans avantages économiques associés
La combinaison du pouvoir de décider de l’utilisation et de tirer la quasi-totalité des avantages économiques
La perception des avantages économiques, même sans pouvoir décider de l’utilisation

La combinaison du pouvoir de décider de l’utilisation et de tirer la quasi-totalité des avantages économiques

Explication

Le contrôle suppose à la fois le pouvoir de décider de l’utilisation et la capacité de tirer la quasi-totalité des avantages économiques liés à celle-ci. La propriété juridique n’est pas le critère, tandis que le seul pouvoir de décision ou les seuls avantages ne réunissent pas les deux éléments requis.

19. Pendant la période d’utilisation d’un équipement, le fournisseur décide de son usage, tandis que le client reçoit le service rendu. Comment qualifier le contrat ?

Un contrat de location
Une location simple
Un contrat de service
Une location-acquisition

Un contrat de service

Explication

Lorsque le fournisseur contrôle l’utilisation de l’actif pendant la période d’utilisation, le contrat est un contrat de service. Le fait que le client bénéficie du service ou reçoive un équipement ne lui confère pas, à lui seul, le contrôle de son utilisation.

20. Un preneur conclut une location-acquisition pour un équipement. Quel traitement comptable traduit la prééminence du fond sur la forme ?

Comptabiliser une immobilisation réglée intégralement à la signature
Comptabiliser une immobilisation financée par un emprunt
Comptabiliser un actif financier détenu par le bailleur
Comptabiliser une charge de location simple au fil des loyers

Comptabiliser une immobilisation financée par un emprunt

Explication

Chez le preneur, la substance d’une location-acquisition est celle d’une acquisition d’immobilisation financée par un emprunt. La traiter comme une location simple confond deux catégories, le paiement comptant ne correspond pas au financement par emprunt, et l’actif financier évoqué relève du point de vue du bailleur.

21. Pour évaluer initialement la dette d’un contrat de location, une entreprise doit retenir quelle base de calcul ?

La valeur actualisée des paiements locatifs au taux général d’emprunt de l’entreprise
Le total nominal des paiements locatifs prévus sur la durée du contrat
La valeur actuelle du bien indiquée au contrat, indépendamment des paiements locatifs
La valeur actualisée des paiements locatifs sur la durée du contrat, au taux implicite de location

La valeur actualisée des paiements locatifs sur la durée du contrat, au taux implicite de location

Explication

La dette initiale correspond à la valeur actualisée des paiements locatifs sur la durée du contrat, calculée au taux implicite de location. Le total nominal omet l’actualisation, le taux général d’emprunt remplace à tort le taux implicite, et la valeur du bien n’est pas la base d’évaluation de la dette énoncée ici.

22. À la signature d’une location-acquisition, le preneur calcule le coût initial de l’immobilisation. Quelle composition doit-il appliquer ?

Valeur actualisée des paiements, coûts directs initiaux et démantèlement estimé, diminués des avantages reçus
Valeur actualisée des paiements et coûts directs initiaux, sans démantèlement estimé ni avantages reçus
Valeur actualisée des paiements, coûts directs initiaux et avantages reçus, sans démantèlement estimé
Valeur actualisée des paiements et démantèlement estimé, augmentés des avantages reçus

Valeur actualisée des paiements, coûts directs initiaux et démantèlement estimé, diminués des avantages reçus

Explication

Le coût initial réunit la valeur actualisée des paiements locatifs, les coûts directs initiaux et les coûts estimés de démantèlement, puis est diminué des avantages reçus au titre du contrat. Ajouter les avantages inverse leur traitement, tandis qu’omettre les coûts directs ou le démantèlement laisse de côté des composantes du coût.

23. À la date d’entrée d’une immobilisation acquise en location-acquisition dans le patrimoine du preneur, quel enregistrement comptable faut-il effectuer ?

Débiter le compte d’immobilisation de classe 2 et créditer le compte 17 de dette de location-acquisition
Créditer le compte d’immobilisation de classe 2 et débiter le compte 17 de dette de location-acquisition
Débiter le compte 623 de redevance et créditer le compte 17 de dette de location-acquisition
Débiter le compte d’immobilisation de classe 2 et créditer le compte 521 Banque

Débiter le compte d’immobilisation de classe 2 et créditer le compte 17 de dette de location-acquisition

Explication

À l’entrée dans le patrimoine, l’immobilisation est débitée en classe 2 et la dette de location-acquisition est créditée au compte 17. Inverser ces sens d’écriture ne traduit pas l’inscription de l’actif et de la dette, le compte 521 concerne le paiement des loyers, et le compte 623 sert à enregistrer les redevances en cours d’exercice.

24. Le 12 mars, une entreprise achète des marchandises en euros et verse une avance en devise étrangère. Quel cours sert à convertir la dette née de l’achat et quel cours sert à convertir l’avance ?

Le cours du jour du contrat pour la dette et l’avance
Le cours du jour du contrat pour la dette, le cours journalier pour l’avance
Le cours journalier pour la dette, le cours du jour du contrat pour l’avance
Le dernier cours de clôture pour la dette et l’avance

Le cours du jour du contrat pour la dette, le cours journalier pour l’avance

Explication

La dette liée à l’achat est convertie au cours du jour du contrat, tandis que l’avance versée est convertie au cours journalier. L’inversion des cours confond les règles propres à la dette et à l’avance ; le cours de clôture concerne l’évaluation à la fin de l’exercice.

25. À la clôture, le dernier cours de change modifie la valeur en monnaie nationale d’une dette en devise déjà comptabilisée. Quelle évaluation et quel traitement s’appliquent à la différence ?

Convertir au dernier cours et comptabiliser immédiatement la différence comme réalisée
Convertir au dernier cours et inscrire la différence latente dans un compte transitoire
Convertir au cours du contrat et inscrire la différence dans le compte d’achat
Conserver le montant initial jusqu’au règlement et ne pas constater de différence

Convertir au dernier cours et inscrire la différence latente dans un compte transitoire

Explication

À la clôture, créances et dettes en devises sont évaluées au dernier cours, et l’écart avec le montant précédemment comptabilisé est un gain ou une perte latent inscrit dans un compte transitoire. Le maintien du cours initial omet cette réévaluation, tandis que le traitement comme écart réalisé confond clôture et échéance.

26. À la clôture, une entreprise constate une perte de change latente sur une dette en devise. Quelle mesure découle de la convention de prudence ?

Constituer une provision pour gains de change
Inscrire l’écart latent sans constituer de provision
Attendre le règlement pour envisager une provision
Constituer une provision pour risques

Constituer une provision pour risques

Explication

La prudence impose de constituer une provision pour risques lorsqu’une perte de change latente est constatée. Attendre le règlement confond perte latente et perte réalisée, et un gain latent ne déclenche pas cette provision.

27. À la clôture, la dette d’un client en devise a diminué par rapport à sa valeur à la facturation, tandis que la créance correspondante du fournisseur a augmenté. Comment qualifier ces deux écarts latents ?

Une perte latente chez le client et un gain latent chez le fournisseur
Un gain latent chez le client et une perte latente chez le fournisseur
Une perte latente chez le client et une perte latente chez le fournisseur
Un gain latent chez le client et un gain latent chez le fournisseur

Un gain latent chez le client et un gain latent chez le fournisseur

Explication

À la clôture, la diminution de la dette du client constitue un gain latent, et l’augmentation de la créance du fournisseur constitue également un gain latent. Qualifier la baisse de dette de perte inverse le sens de l’écart, tandis que la baisse de créance du fournisseur serait une perte.

28. À la clôture, une créance client en devise présente une perte latente. Quelle séquence d’écritures constate l’écart puis la provision ?

Débiter 411 et créditer 478, puis débiter 659 et créditer 4911
Débiter 478 et créditer 411, puis débiter 4911 et créditer 659
Débiter 478 et créditer 411, puis débiter 659 et créditer 4911
Débiter 479 et créditer 411, puis débiter 659 et créditer 756

Débiter 478 et créditer 411, puis débiter 659 et créditer 4911

Explication

La perte latente sur créance client est enregistrée au débit de 478 et au crédit de 411, puis la provision au débit de 659 et au crédit de 4911. Débiter 411 ou employer 479 inverse ou modifie l’écriture d’écart ; 756 est un compte de gain de change à l’échéance, pas de provision.

29. À la clôture, une créance client en devise présente un gain latent. Quelle écriture enregistre cet écart ?

Débiter 659 et créditer 4911 pour constater une provision
Débiter 411 Clients et créditer 478 Écart de conversion-Actif
Débiter 411 Clients et créditer 479 Écart de conversion-Passif
Débiter 479 Écart de conversion-Passif et créditer 411 Clients

Débiter 411 Clients et créditer 479 Écart de conversion-Passif

Explication

Un gain latent sur créance client se comptabilise au débit du compte 411 et au crédit du compte 479. L’écriture inversée renverse les sens comptables, tandis que 478 et les comptes 659/4911 relèvent du traitement d’une perte latente et de sa provision.

30. À l’échéance, un client règle sa créance en devise et le règlement révèle un gain de change. Quels comptes interviennent pour comptabiliser le règlement et le gain ?

521 Banque, 411 Clients et 656 Perte de change
521 Banque, 411 Clients et 479 Écart de conversion-Passif
411 Clients, 70 Ventes et 756 Gain de change
521 Banque, 411 Clients et 756 Gain de change

521 Banque, 411 Clients et 756 Gain de change

Explication

À l’échéance, le règlement mobilise les comptes 521 Banque et 411 Clients, ainsi que 756 lorsque l’opération produit un gain de change. Le compte 656 correspond à une perte réalisée, 479 à un écart latent de clôture, et 70 intervient dans la facturation des ventes.

31. À la clôture, une réévaluation fait apparaître une perte latente sur un emprunt en monnaie étrangère. Quelle combinaison comptable faut-il appliquer ?

Écart de conversion-actif en 478, dotation en 697 et provision en 194
Écart de conversion-actif en 478, produit en 697 et provision en 194
Écart de conversion-passif en 479, produit en 797 et reprise en 194
Perte de change en 676, banque en 521 et emprunt en 162

Écart de conversion-actif en 478, dotation en 697 et provision en 194

Explication

Une perte latente sur emprunt entraîne un écart de conversion-actif en 478, une dotation en 697 et une provision pour pertes de change en 194. Le compte 479 correspond à un gain latent, le compte 676 intervient à l’échéance et un produit en 697 inverse la nature de la dotation.

32. À l’échéance d’un emprunt en devises, une entreprise rembourse une partie du capital et règle les intérêts. Sur quelle base calcule-t-elle les gains et pertes de change liés à l’emprunt ?

Les seuls intérêts réglés
Le montant initial de l’emprunt
Le capital remboursé
Le capital restant dû à la clôture

Le capital remboursé

Explication

À l’échéance, les gains et pertes de change sont calculés par rapport au capital effectivement remboursé. Le capital restant dû concerne l’écart calculé à la clôture, tandis que le montant initial et les seuls intérêts ne constituent pas la base indiquée.

33. Une entreprise comptabilise un prêt en devises selon le même raisonnement que pour un emprunt. Quelle substitution de comptes traduit correctement l’inversion propre aux prêts ?

Le compte 521 remplace le 27 et le compte 676 remplace le 771
Le compte 162 remplace le 27 et le compte 671 remplace le 771
Le compte 27 remplace le 162 et le compte 676 remplace le 671
Le compte 27 remplace le 162 et le compte 771 remplace le 671

Le compte 27 remplace le 162 et le compte 771 remplace le 671

Explication

Pour un prêt, le compte 27 remplace le compte 162 et le compte 771 remplace le compte 671. Conserver les comptes d’emprunt, substituer la banque au compte de prêt ou utiliser le compte de perte 676 ne respecte pas cette inversion.

34. Une entreprise sous-traite la réalisation d’un équipement complexe selon un contrat négocié pour un projet unique. Le travail s’étend sur deux exercices et les revenus dépendent de sa conformité au contrat. Comment qualifier ce contrat ?

Un contrat de recherche et développement
Un contrat à long terme
Un contrat d’exploitation courant
Un contrat de fourniture ponctuelle

Un contrat à long terme

Explication

Un contrat à long terme porte sur un projet unique, peut concerner une réalisation en sous-traitance, s’étend sur au moins deux exercices et lie les revenus à la conformité du travail. Un contrat limité à un exercice manque le critère de durée, tandis que les autres qualifications ne rendent pas compte de cette définition.

35. Un contrat prévoit un chiffre d’affaires total de 900 000 euros et un coût de revient prévisionnel total de 760 000 euros. Quel est le résultat à terminaison prévu ?

1 660 000 euros
−140 000 euros
140 000 euros
760 000 euros

140 000 euros

Explication

Le résultat à terminaison est le chiffre d’affaires prévu diminué du coût total prévisionnel : 900 000−760 000=140 000900\,000 - 760\,000 = 140\,000 euros. L’addition donne 1 660 000 euros, la soustraction inversée donne −140 000 euros et 760 000 euros correspond au coût prévu.

36. À la clôture, un contrat présente 360 000 euros de coûts exécutés et engagés pour un coût de revient prévisionnel total de 600 000 euros. Quel est son pourcentage d’avancement ?

40 %
60 %
167 %
0,6 %

60 %

Explication

Le pourcentage d’avancement est 360 000×100÷600 000=60%360\,000 \times 100 \div 600\,000 = 60\%. Le rapport inversé donne environ 167 %, l’omission du facteur 100 donne 0,6 %, et 40 % résulte d’une soustraction plutôt que du rapport des coûts.

37. À la clôture, un contrat n’est pas achevé, mais des travaux ont été réalisés et peuvent donner lieu à un chiffre d’affaires partiel. Quelle méthode comptable correspond à cette situation et à quel principe se rattache-t-elle ?

La méthode à l’avancement, fondée sur la prudence
La méthode à l’avancement, fondée sur la séparation des exercices
La méthode à l’achèvement, fondée sur la prudence
La méthode à l’achèvement, fondée sur la séparation des exercices

La méthode à l’avancement, fondée sur la séparation des exercices

Explication

La méthode à l’avancement comptabilise un chiffre d’affaires partiel au fur et à mesure des travaux, conformément à la séparation des exercices. La prudence caractérise la méthode à l’achèvement, laquelle reporte la comptabilisation du chiffre d’affaires et du résultat jusqu’à la fin du contrat.

38. Une entreprise applique la méthode à l’achèvement. À la clôture, elle a engagé des charges pour un contrat encore inachevé. Comment comptabilise-t-elle ces éléments ?

Reporte les charges jusqu’à la facturation et évalue les travaux en cours au prix de vente
Comptabilise les charges en comptes 7 et constate les travaux en cours au chiffre d’affaires prévu
Comptabilise les charges en comptes 6 sans constater les travaux en cours
Comptabilise les charges en comptes 6 et constate les travaux en cours à hauteur de ces charges

Comptabilise les charges en comptes 6 et constate les travaux en cours à hauteur de ces charges

Explication

Avec la méthode à l’achèvement, les charges engagées sont enregistrées dans les comptes 6 et les travaux en cours sont constatés à la clôture à hauteur de ces charges. Le report des charges confond cette méthode avec une comptabilisation différée, tandis que le chiffre d’affaires prévu ne sert pas à mesurer l’encours.

39. Un contrat vient d’être achevé et son chiffre d’affaires total est facturé. Quelle écriture traduit la facturation avant la reprise du stock initial ?

Débiter 411, puis créditer 705 ou 706 sans comptabiliser la TVA collectée
Débiter 705 ou 706, puis créditer 411 et 443 pour le montant facturé
Débiter 411 et le compte 34 ou 35, puis créditer 443 pour le montant facturé
Débiter 411 et 443, puis créditer 705 ou 706 pour le montant facturé

Débiter 411 et 443, puis créditer 705 ou 706 pour le montant facturé

Explication

À l’achèvement, la facturation débite les comptes 411 Clients et 443 TVA collectée, et crédite le compte 705 ou 706. Créditer les clients inverse le sens de l’écriture, omettre 443 néglige la TVA collectée, et le compte 34 ou 35 concerne les encours.

40. À l’estimation finale d’un contrat, les coûts prévus dépassent les produits attendus. Quel traitement comptable l’entreprise doit-elle appliquer ?

Comptabiliser un produit à recevoir pour compenser la perte prévue
Comptabiliser une provision pour perte à terminaison selon la prudence
Attendre l’achèvement du contrat pour enregistrer la perte constatée
Réévaluer les travaux en cours au montant des produits attendus

Comptabiliser une provision pour perte à terminaison selon la prudence

Explication

Un contrat déficitaire entraîne la comptabilisation d’une provision pour perte à terminaison, conformément à la convention de prudence. Attendre la fin du contrat méconnaît cette règle, et un produit à recevoir ne traduit pas une perte prévisionnelle.

41. Lors de l’établissement du coût d’acquisition d’une immobilisation, une facture comprend des frais d’installation et une taxe récupérable. Quel traitement convient ?

Inclure les frais d’installation et la taxe récupérable
Exclure les frais d’installation et inclure les charges accessoires
Exclure les frais d’installation et la taxe récupérable
Inclure les frais d’installation et exclure la taxe récupérable

Inclure les frais d’installation et exclure la taxe récupérable

Explication

Le coût d’acquisition inclut les charges d’installation, mais le prix d’achat est net des taxes récupérables. Ajouter la taxe récupérable confond celle-ci avec une taxe non récupérable, tandis que les frais accessoires font partie du coût.

42. Une immobilisation est cédée. Pour déterminer sa valeur nette comptable de cession, il faut tenir compte de son coût d’acquisition, des amortissements cumulés et des taxes applicables. Quelle opération faut-il effectuer ?

Remplacer le coût diminué des amortissements par le prix de vente de l’immobilisation
Déduire les amortissements du coût et ajouter les taxes récupérables ou à reverser selon le cas
Déduire les amortissements et les taxes récupérables ou à reverser du coût
Ajouter les amortissements au coût et déduire les taxes récupérables ou à reverser selon le cas

Déduire les amortissements du coût et ajouter les taxes récupérables ou à reverser selon le cas

Explication

La valeur nette comptable de cession est calculée à partir du coût d’acquisition diminué des amortissements, avec ajout des taxes récupérables ou à reverser selon le cas présenté. Ajouter les amortissements inverse leur effet, et déduire les taxes à reverser applique le mauvais traitement fiscal.

43. Une entreprise vend une immobilisation 42 000 000 F. Sa valeur nette comptable de cession est de 35 500 000 F. Quelle plus-value réalise-t-elle ?

7 500 000 F
6 500 000 F
−6 500 000 F
77 500 000 F

6 500 000 F

Explication

La plus-value se calcule en soustrayant la VNC de cession du prix de vente : 42 000 000 − 35 500 000 = 6 500 000 F. Le coût d’acquisition concerne le calcul du montant à réinvestir, l’inversion donne une moins-value et l’addition ne correspond pas à la formule.

44. Une entreprise a acquis une immobilisation pour 48 000 000 F et réalise une plus-value de 7 200 000 F lors de sa cession. Quel montant minimum doit-elle réinvestir ?

62 400 000 F
55 200 000 F
47 000 000 F
40 800 000 F

55 200 000 F

Explication

Le montant minimum à réinvestir est le coût d’acquisition majoré de la plus-value : 48 000 000 + 7 200 000 = 55 200 000 F. La VNC ne remplace pas le coût d’acquisition dans ce calcul, et la plus-value doit être ajoutée, non soustraite.

45. Une société s’engage à réinvestir une plus-value sur trois ans et comptabilise cette opération. Quel traitement doit-elle appliquer ?

Débite le compte 152 et crédite le compte 851, avec exonération d’IS
Crédite le compte 152 et débite le compte 851, avec imposition immédiate
Crédite le compte 152 et débite le compte 851, avec exonération d’IS
Crédite le compte 851 et débite le compte 152, avec imposition différée

Crédite le compte 152 et débite le compte 851, avec exonération d’IS

Explication

L’engagement de réinvestir sur trois ans exonère la plus-value d’impôt sur les sociétés à ce stade ; l’écriture débite le compte 851 et crédite le compte 152. Inverser les comptes confond les sens de l’écriture, tandis que l’imposition immédiate ne tient pas compte de l’exonération prévue.

46. Au terme du délai de trois ans, une entreprise n’a pas réinvesti la plus-value dont elle avait différé l’imposition. Quelle conséquence fiscale s’applique à l’exercice concerné ?

La plus-value est réintégrée dans le bénéfice de l’exercice suivant
La plus-value est partiellement réintégrée selon l’amortissement pratiqué
La plus-value reste exonérée du fait de l’engagement initial
La plus-value est intégralement réintégrée dans le bénéfice imposable

La plus-value est intégralement réintégrée dans le bénéfice imposable

Explication

À l’expiration des trois ans sans réinvestissement, la plus-value est intégralement réintégrée au bénéfice imposable de l’exercice concerné. Une réintégration partielle correspond à une situation de réinvestissement total où une partie reste non réinvestie ; l’engagement initial ne maintient pas l’exonération.

47. Lors de la clôture de l’exercice N, une entreprise découvre une erreur significative datant de N−2. En SYSCOHADA révisé, comment doit-elle la corriger au regard de la convention d’intangibilité du bilan ?

Par une modification directe du bilan d’ouverture, sans ajustement du report à nouveau
Par le compte de résultat de l’exercice N
Par une réouverture du résultat de l’exercice N−2
Par un ajustement du report à nouveau

Par un ajustement du report à nouveau

Explication

En SYSCOHADA révisé, une erreur significative d’un exercice antérieur est corrigée par ajustement du report à nouveau, même si le bilan d’ouverture correspond normalement au bilan de clôture précédent. Le passage par le résultat de N reprend une règle antérieure, la modification sans ajustement omet le traitement requis, et la réouverture de N−2 impute l’erreur à un exercice clos.

48. Une entreprise reçoit une subvention d’exploitation qui lui est attribuée, puis la somme est versée sur son compte bancaire. Quels comptes débite-t-elle et crédite-t-elle à chacune de ces deux étapes ?

À l’attribution : débit 44 et crédit 71 ; à l’encaissement : débit 521 et crédit 71
À l’attribution : débit 44 et crédit 71 ; à l’encaissement : débit 521 et crédit 44
À l’attribution : débit 521 et crédit 44 ; à l’encaissement : débit 44 et crédit 71
À l’attribution : débit 71 et crédit 44 ; à l’encaissement : débit 521 et crédit 44

À l’attribution : débit 44 et crédit 71 ; à l’encaissement : débit 521 et crédit 44

Explication

L’attribution se comptabilise au débit du compte 44 et au crédit du compte 71, puis l’encaissement au débit de la banque (521) et au crédit du compte 44. Débiter 71 inverse l’écriture d’attribution, utiliser 521 dès l’attribution confond attribution et paiement, et créditer 71 à l’encaissement laisse le compte 44 non soldé.

49. À la clôture, une entreprise vire au résultat une quote-part de subvention d’investissement. Quelle écriture comptable doit-elle enregistrer en SYSCOHADA révisé ?

Débiter le compte 14 et créditer le compte 681
Débiter le compte 71 et créditer le compte 799
Débiter le compte 14 et créditer le compte 799
Débiter le compte 799 et créditer le compte 14

Débiter le compte 14 et créditer le compte 799

Explication

La quote-part virée au résultat est comptabilisée par le débit du compte 14 « Subventions d’investissement » et le crédit du compte 799 « Reprises de subventions d’investissement ». Le débit du 799 inverse les sens, le compte 681 confond reprise et dotation, et le compte 71 substitue un compte de produits d’exploitation.

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Sous quelle autorité le comptable salarié exerce-t-il son activité ?

Sous la direction d’un employeur, en vertu d’un contrat de travail.

Quelle mission le commissaire aux comptes réalise-t-il ?

Une mission légale.

Qu’est-ce qu’un cadre conceptuel en comptabilité financière ?

Un système cohérent d’objectifs et de principes fondamentaux liés entre eux.

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