QCM : Entreprise, décisions et diagnostic stratégique (24 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle place le profit occupe-t-il parmi les finalités de l’entreprise ?

Il intervient après la réalisation des objectifs sociaux et environnementaux.
Il est secondaire, car la survie dépend surtout de la satisfaction des salariés.
Il constitue l’objectif unique, indépendamment de la survie de l’entreprise.
Il est prioritaire pour assurer la survie, sans constituer l’unique objectif.

Il est prioritaire pour assurer la survie, sans constituer l’unique objectif.

Explication

La recherche du profit est prioritaire parce qu’elle contribue à la survie de l’entreprise, mais elle n’épuise pas ses finalités. Faire du profit son objectif unique confond priorité et exclusivité.

2. Selon Peter Drucker, quelle attente associe correctement une partie prenante à la richesse créée par l’entreprise ?

L’État attend une valeur du produit, tandis que les fournisseurs attendent des impôts et taxes.
Les clients attendent des dividendes, tandis que les actionnaires attendent une valeur du produit.
Les fournisseurs attendent une rémunération, tandis que les salariés attendent un chiffre d’affaires.
Les clients attendent une valeur du produit, tandis que les actionnaires attendent des dividendes.

Les clients attendent une valeur du produit, tandis que les actionnaires attendent des dividendes.

Explication

Peter Drucker associe la valeur du produit aux attentes des clients et les dividendes à celles des actionnaires. Les dividendes ne correspondent pas à l’attente des clients, qui recherchent une valeur dans le produit.

3. Une entreprise révise ses finalités après avoir examiné ses valeurs internes et les contraintes de son environnement : quels types de facteurs influencent ainsi ses choix ?

Des facteurs internes, comme les contraintes du marché, et des facteurs externes, comme l’histoire de l’entreprise.
Des facteurs internes, comme les impôts, et des facteurs externes, comme les aspirations des dirigeants.
Des facteurs internes, comme les attentes du personnel, et des facteurs externes, comme les statuts.
Des facteurs internes, comme les valeurs, et des facteurs externes, comme les contraintes de l’environnement.

Des facteurs internes, comme les valeurs, et des facteurs externes, comme les contraintes de l’environnement.

Explication

Les statuts, l’histoire, les valeurs et les aspirations des dirigeants sont internes, tandis que les contraintes de l’environnement sont externes. Les aspirations des dirigeants ne constituent donc pas un facteur externe.

4. Qu’est-ce qui caractérise la responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE) ?

L’application obligatoire de normes sociales aux produits, sans prise en compte des relations avec les parties prenantes.
L’intégration volontaire de préoccupations financières aux activités et aux relations avec les actionnaires.
La compensation des impacts environnementaux par des dons extérieurs aux activités commerciales.
L’intégration volontaire de préoccupations sociales et environnementales aux activités et aux relations avec les parties prenantes.

L’intégration volontaire de préoccupations sociales et environnementales aux activités et aux relations avec les parties prenantes.

Explication

La RSE consiste à intégrer volontairement des préoccupations sociales et environnementales aux activités commerciales et aux relations avec les parties prenantes. Une approche centrée sur les seules normes des produits ne couvre pas cet ensemble.

5. Quelle formulation correspond à la définition du développement durable donnée dans le rapport Brundtland de 1987 ?

Un équilibre entre les sphères économique, environnementale et sociale.
Un équilibre entre les sphères financière, politique et technologique.
Une priorité donnée à la sphère économique, avec des ajustements sociaux et environnementaux.
Une priorité donnée à la sphère environnementale, avec des objectifs économiques à court terme.

Un équilibre entre les sphères économique, environnementale et sociale.

Explication

Le rapport Brundtland définit le développement durable comme un équilibre entre les dimensions économique, environnementale et sociale. Il ne réduit pas cette notion à une priorité économique ou environnementale.

6. Une entreprise constate que sa démarche RSE a amélioré son image et sa position concurrentielle, mais peine à en calculer précisément les retombées économiques : quelle conclusion convient ?

La RSE peut apporter des bénéfices économiques, dont la mesure précise reste difficile.
La RSE améliore la position concurrentielle en réduisant nécessairement la performance économique.
La RSE garantit une hausse mesurable du chiffre d’affaires et de la part de marché.
La RSE ne peut produire que des bénéfices d’image, sans effet sur le chiffre d’affaires.

La RSE peut apporter des bénéfices économiques, dont la mesure précise reste difficile.

Explication

La RSE peut améliorer l’image, le chiffre d’affaires, la part de marché et la position concurrentielle, mais ses retombées économiques sont difficiles à quantifier précisément. Une amélioration de l’image ne signifie pas que les effets se limitent à celle-ci.

7. Pour intégrer le développement durable à ses activités, quelle démarche une entreprise devrait-elle privilégier ?

Adopter une approche de long terme dans les trois domaines et analyser en profondeur ses processus.
Évaluer les processus à court terme et limiter l’approche de long terme au domaine économique.
Se concentrer sur des résultats économiques immédiats et examiner seulement les processus sociaux.
Traiter les dimensions sociale et environnementale à long terme, sans analyser les processus internes.

Adopter une approche de long terme dans les trois domaines et analyser en profondeur ses processus.

Explication

L’intégration du développement durable suppose une approche de long terme sur les plans économique, social et environnemental, ainsi qu’une analyse approfondie des processus. Une démarche limitée à certains domaines ou sans examen des processus ne répond pas à ces exigences.

8. Une direction fixe les orientations de l’entreprise pour les prochaines années, tandis qu’un service organise les opérations courantes : comment classer ces décisions selon leur horizon ?

La première est stratégique et de moyen terme ; la seconde est tactique et de long terme.
La première est tactique et de court terme ; la seconde est opérationnelle et de moyen terme.
La première est opérationnelle et de court terme ; la seconde est stratégique et de long terme.
La première est stratégique et de long terme ; la seconde est opérationnelle et de court terme.

La première est stratégique et de long terme ; la seconde est opérationnelle et de court terme.

Explication

Les décisions stratégiques orientent l’entreprise à long terme, alors que les décisions opérationnelles concernent les opérations courantes à court terme. Les décisions tactiques ou administratives relèvent plutôt de la gestion à moyen terme.

9. Un changement de procédure limité à un service peut être rapidement annulé, contrairement à une décision qui transforme profondément l’activité : quelle distinction cela illustre-t-il ?

La décision opérationnelle transforme l’activité, tandis que la décision stratégique concerne une seule fonction.
La décision stratégique a un impact restreint et réversible, tandis que la décision opérationnelle a un impact décisif.
La décision opérationnelle a un impact restreint et réversible, tandis que la décision stratégique a un impact décisif.
Les deux décisions ont un impact comparable, mais diffèrent par leur niveau de formalisation.

La décision opérationnelle a un impact restreint et réversible, tandis que la décision stratégique a un impact décisif.

Explication

Une décision opérationnelle a généralement un impact limité à une partie ou une fonction de l’entreprise et peut être rapidement réversible, contrairement à une décision stratégique, dont l’impact est décisif. Une portée limitée et réversible ne caractérise donc pas la décision stratégique.

10. Dans le processus de décision de Simon, quelle étape suit l’identification du problème et l’étude de son environnement ?

La modélisation, qui recense les modes d’action possibles.
Le choix, qui sélectionne une alternative avant de recenser les modes d’action.
L’intelligence, qui compare les alternatives après leur mise en œuvre.
L’évaluation et le contrôle, qui valident l’opération avant d’étudier le problème.

La modélisation, qui recense les modes d’action possibles.

Explication

Après l’étape d’intelligence, qui identifie le problème et étudie l’environnement, le processus passe à la modélisation des modes d’action possibles. Le choix intervient ensuite, après le recensement des alternatives.

11. Un dirigeant choisit une solution qui répond à ses aspirations, même si une autre pourrait être meilleure. Quelle logique de décision illustre ce choix ?

La décision intuitive, qui écarte les aspirations du décideur
La rationalité limitée, qui vise une solution satisfaisante
La rationalité parfaite, qui vise une solution optimale
Le modèle de la poubelle, qui associe des flux de décision

La rationalité limitée, qui vise une solution satisfaisante

Explication

Pour Herbert Simon, la rationalité limitée conduit à choisir une solution jugée satisfaisante plutôt qu’à rechercher l’optimum. La rationalité parfaite correspond précisément à la recherche d’une solution optimale.

12. Dans le modèle de la poubelle, comment une décision se forme-t-elle ?

Une hiérarchie compare toutes les solutions avant de définir les problèmes
Un décideur fixe un objectif puis sélectionne les participants appropriés
Des flux de solutions, de problèmes et de participants se rencontrent et se combinent
Des participants éliminent les problèmes avant de créer des solutions adaptées

Des flux de solutions, de problèmes et de participants se rencontrent et se combinent

Explication

Le modèle décrit la décision comme la rencontre de flux de solutions, de problèmes et de participants, qui met en concordance des solutions existantes avec des problèmes posés. L’idée d’une comparaison hiérarchique de toutes les solutions n’est pas le mécanisme de ce modèle.

13. Quels sont les quatre styles de direction distingués par R. Likert ?

Autoritaire, paternaliste, consultatif et participatif
Autoritaire, consultatif, collégial et démocratique
Directif, délégatif, coopératif et institutionnel
Paternaliste, institutionnel, participatif et délégatif

Autoritaire, paternaliste, consultatif et participatif

Explication

La typologie de Likert comprend les styles autoritaire, paternaliste, consultatif et participatif. Les autres listes mêlent des termes qui ne forment pas les quatre styles de cette classification.

14. Une direction recherche un large consensus tout en conservant une délégation limitée. Quel style de management cela caractérise-t-il ?

Le style autoritaire
Le style paternaliste
Le style consultatif
Le style participatif

Le style consultatif

Explication

Le manager consultatif recherche un large consensus tout en limitant la délégation. Le style participatif se distingue par son caractère non directif et par la motivation des salariés grâce à la participation et à l’intéressement.

15. Selon la grille de Blake et Mouton, sur quels critères les cinq modes de direction sont-ils distingués ?

La crainte des salariés et l’importance des récompenses
L’intérêt porté aux hommes et l’intérêt porté aux tâches
L’ancienneté de l’entreprise et la nature de ses décisions
Le degré de délégation et le niveau de consensus recherché

L’intérêt porté aux hommes et l’intérêt porté aux tâches

Explication

La grille de Blake et Mouton distingue cinq modes en fonction de l’intérêt accordé aux hommes et aux tâches. La délégation et le consensus caractérisent plutôt la distinction entre styles de direction chez Likert.

16. Quelles catégories la méthode PESTEL utilise-t-elle pour classer les influences de l’environnement ?

Politique, éducative, sociologique, technologique, écologique et logistique
Politique, économique, sociale, territoriale, énergétique et légale
Productive, économique, sociologique, technologique, écologique et légale
Politique, économique, sociologique, technologique, écologique et légale

Politique, économique, sociologique, technologique, écologique et légale

Explication

PESTEL répartit les influences environnementales entre les catégories politique, économique, sociologique, technologique, écologique et légale. La catégorie « énergétique » ne remplace pas la dimension écologique dans cette classification.

17. Une entreprise utilise PESTEL pour examiner son environnement. Quel résultat cette analyse doit-elle permettre d’obtenir ?

Hiérarchiser les évolutions, repérer les menaces et opportunités et dégager des tendances structurelles
Collecter des informations sans les prioriser ni évaluer leurs effets possibles
Remplacer les choix stratégiques par une prévision certaine de l’environnement futur
Décrire les ressources internes, classer les salariés et fixer les objectifs opérationnels

Hiérarchiser les évolutions, repérer les menaces et opportunités et dégager des tendances structurelles

Explication

L’analyse PESTEL sert à repérer et à hiérarchiser les évolutions de l’environnement pour identifier les menaces et opportunités réelles et dégager des tendances structurelles. Elle ne garantit pas une prévision certaine de l’avenir.

18. Quelle démarche constitue une organisation efficace de la veille dans une entreprise ?

Repérer les sources, collecter les informations, puis définir les besoins et les rôles concernés
Désigner les salariés, collecter les informations, puis choisir les besoins et repérer les sources
Collecter des informations, choisir ensuite les besoins, puis désigner les salariés et les sources
Définir les besoins d’information, désigner les salariés et leurs rôles, repérer les sources utiles, puis collecter les informations

Définir les besoins d’information, désigner les salariés et leurs rôles, repérer les sources utiles, puis collecter les informations

Explication

La démarche commence par la définition des besoins, puis précise les salariés concernés et leur rôle, repère les sources utiles et procède à la collecte. Commencer par collecter avant d’avoir défini les besoins inverse les étapes de cette organisation.

19. Dans un secteur où la croissance est faible et les produits sont peu différenciés, quelle configuration tend à intensifier la rivalité entre entreprises établies ?

Des produits différenciés et des coûts de transfert élevés pour les clients
Une croissance rapide qui permet d’accroître les ventes sans prendre de clients aux concurrents
Un grand nombre de concurrents ou des entreprises de taille comparable
Quelques entreprises dominantes qui contrôlent une grande part du marché

Un grand nombre de concurrents ou des entreprises de taille comparable

Explication

De nombreux concurrents ou des entreprises de taille comparable intensifient la rivalité, surtout lorsque la croissance est faible et les produits peu différenciés. Une forte concentration dominée par quelques entreprises tend plutôt à réduire cette rivalité.

20. Dans un secteur aux coûts fixes élevés, pourquoi les entreprises peuvent-elles intensifier la concurrence par les prix ?

Elles cherchent à différencier leurs produits afin d’éviter toute comparaison de prix
Elles cherchent à augmenter leur production afin de profiter d’économies d’échelle
Elles cherchent à réduire leur production afin de limiter leurs coûts variables
Elles cherchent à ralentir la demande afin de préserver leurs marges unitaires

Elles cherchent à augmenter leur production afin de profiter d’économies d’échelle

Explication

Des coûts fixes élevés incitent les entreprises à augmenter leur production pour bénéficier d’économies d’échelle, ce qui peut intensifier la concurrence par les prix. Réduire la production n’est pas le mécanisme décrit pour absorber ces coûts fixes.

21. Un grand client achète des volumes importants, dispose de plusieurs fournisseurs possibles et peut changer de fournisseur à faible coût : quel est l’effet probable sur son pouvoir de négociation ?

Son pouvoir diminue, car les fournisseurs peuvent répartir leurs ventes entre plusieurs clients
Son pouvoir diminue, car des achats importants renforcent la dépendance du client envers un fournisseur
Son pouvoir augmente, car les fournisseurs sont concentrés et leurs produits sont difficiles à remplacer
Son pouvoir augmente, car ses achats pèsent davantage et les solutions de rechange sont accessibles

Son pouvoir augmente, car ses achats pèsent davantage et les solutions de rechange sont accessibles

Explication

De gros volumes d’achat, des fournisseurs nombreux et des coûts de transfert faibles renforcent le pouvoir de négociation du client. Des fournisseurs concentrés et difficiles à remplacer renforceraient plutôt le pouvoir des fournisseurs.

22. Un fournisseur est l’un des rares acteurs de son marché et vend un composant indispensable à de nombreux clients dispersés : quelle conséquence est la plus probable ?

Le fournisseur dispose d’un pouvoir faible, car un composant indispensable réduit la dépendance de ses clients
Le fournisseur dispose d’un pouvoir faible, car de nombreux clients dispersés peuvent coordonner leurs achats
Le fournisseur dispose d’un pouvoir élevé, car ses clients sont dispersés et son composant est difficile à remplacer
Le fournisseur dispose d’un pouvoir élevé, car ses clients sont concentrés et peuvent imposer leurs conditions

Le fournisseur dispose d’un pouvoir élevé, car ses clients sont dispersés et son composant est difficile à remplacer

Explication

La concentration des fournisseurs face à des clients nombreux et dispersés, combinée au caractère indispensable du composant, accroît le pouvoir du fournisseur. Des clients concentrés auraient davantage de poids dans la négociation.

23. Une entreprise envisage d’entrer dans un secteur où les entreprises en place possèdent des brevets, des économies d’échelle et une marque connue : que suggèrent ces éléments ?

Ils réduisent les coûts d’installation et facilitent l’accès au marché pour les entrants
Ils constituent des barrières à l’entrée qui freinent l’arrivée de nouveaux concurrents
Ils constituent des barrières à la sortie qui empêchent l’entreprise de quitter le secteur
Ils garantissent une riposte faible des entreprises en place face à tout entrant

Ils constituent des barrières à l’entrée qui freinent l’arrivée de nouveaux concurrents

Explication

Les brevets, les économies d’échelle et la notoriété des entreprises en place sont des barrières à l’entrée qui peuvent freiner de nouveaux concurrents. Les barrières à la sortie concernent plutôt les obstacles qui empêchent une entreprise déjà présente de quitter le secteur.

24. Une entreprise lance un service différent de ceux du secteur, mais qui répond au même besoin et peut les remplacer : comment ce service est-il qualifié dans l’analyse concurrentielle ?

Un produit ou service de substitution
Un produit complémentaire aux offres déjà présentes
Un produit différencié sans fonction de remplacement
Un intrant fourni aux entreprises du secteur

Un produit ou service de substitution

Explication

Un produit ou service de substitution répond au même besoin qu’une offre existante et peut la remplacer. Une offre simplement différente, sans fonction de remplacement, ne constitue pas un substitut.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 61 flashcards sur Entreprise, décisions et diagnostic stratégique.

Quelle est la finalité de l’entreprise ?

Sa volonté de survivre.

Selon Peter Drucker, que doit aussi créer l’entreprise pour ses parties prenantes ?

Des richesses.

Qu’attendent les clients, les salariés, les actionnaires, les fournisseurs et l’État de l’entreprise ?

Une valeur du produit, une rémunération, des dividendes, un chiffre d’affaires et des impôts et taxes.

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