QCM : Fondements et courants économiques (32 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel problème central l’économie étudie-t-elle lorsqu’elle examine la production et la distribution des biens ?

La consommation des biens sans étudier leur production
La répartition des revenus sans étudier l’emploi des ressources
L’emploi de ressources rares pour produire des biens et les distribuer
L’emploi de ressources abondantes pour produire des biens et les distribuer

L’emploi de ressources rares pour produire des biens et les distribuer

Explication

L’économie étudie la manière dont les individus et la société utilisent des ressources rares pour produire et distribuer des biens. L’abondance des ressources nie le problème de rareté, la seule répartition réduit trop le champ étudié, et la seule consommation omet production et distribution.

2. Une administration décide quels biens seront produits, avec quelles ressources et en quelles quantités, puis détermine quels groupes les recevront. Quelle distinction décrit ces deux décisions ?

L’allocation concerne les destinataires, et la répartition fixe les quantités produites
L’allocation concerne la production, et la répartition concerne les destinataires des biens
La répartition concerne la production, et l’allocation concerne les destinataires des biens
La répartition concerne les ressources productives, et l’allocation concerne leurs propriétaires

L’allocation concerne la production, et la répartition concerne les destinataires des biens

Explication

L’allocation porte sur ce qu’il faut produire, les ressources à employer et les quantités ; la répartition concerne les destinataires des biens et des fruits de la production. Inverser les deux notions, confondre destinataires et ressources, ou attribuer les quantités à la répartition sont des erreurs distinctes.

3. Une équipe étudie les décisions d’achat des ménages et la formation des prix sur un marché précis. Quel champ de l’économie correspond à son analyse ?

L’économie positive
La microéconomie
L’économie normative
La macroéconomie

La microéconomie

Explication

La microéconomie analyse les comportements individuels, les choix des consommateurs et le fonctionnement des marchés. La macroéconomie porte sur les phénomènes globaux, tandis que les catégories positive et normative distinguent description et prescription.

4. Un consommateur choisit entre plusieurs achats avec un budget limité afin d’obtenir la satisfaction la plus élevée possible. Quelle hypothèse décrit ce comportement ?

Il maximise sa satisfaction sans tenir compte de ses ressources
Il réagit aux incitations sans comparer les choix possibles
Il optimise ses choix sous contrainte de ressources
Il évite l’arbitrage en renonçant à choisir entre les achats

Il optimise ses choix sous contrainte de ressources

Explication

L’hypothèse de rationalité décrit un individu qui optimise ses choix sous contrainte, comme le consommateur qui cherche à maximiser sa satisfaction avec des ressources limitées. Ignorer la contrainte, réduire le choix aux incitations ou nier l’arbitrage ne correspond pas à cette hypothèse.

5. Une personne choisit de poursuivre ses études et renonce ainsi au meilleur emploi qu’elle aurait pu accepter. Quelle valeur constitue le coût d’opportunité de sa décision ?

La valeur des avantages qu’elle obtient en poursuivant ses études
La valeur de toutes les possibilités qu’elle écarte
La somme qu’elle dépense pour poursuivre ses études
La valeur du meilleur emploi auquel elle renonce

La valeur du meilleur emploi auquel elle renonce

Explication

Le coût d’opportunité est la valeur de la meilleure alternative abandonnée lors d’une décision. Il ne correspond ni à l’ensemble des possibilités écartées, ni aux dépenses du choix retenu, ni à ses avantages.

6. Quelle explication de la rationalité limitée est associée à Kahneman et Tversky en 1979 ?

L’optimisation des choix grâce au traitement complet de l’information disponible
L’impossibilité de traiter toute l’information disponible et l’influence de biais cognitifs
La réaction aux incitations économiques sans influence des biais cognitifs
La représentation simplifiée de la réalité dans les modèles économiques

L’impossibilité de traiter toute l’information disponible et l’influence de biais cognitifs

Explication

Kahneman et Tversky associent la rationalité limitée aux limites de traitement de l’information et à l’influence des biais cognitifs. Le traitement complet de l’information nie cette limite, les incitations constituent une autre idée, et la simplification décrit un modèle économique.

7. Entre quels siècles le mercantilisme se développe-t-il ?

Du XIVe au XVIIe siècle
Du XVe au XVIIIe siècle
Du XVIIe au XVIIIe siècle
Du XVIe au XIXe siècle

Du XVe au XVIIIe siècle

Explication

Le mercantilisme se développe du XVe au XVIIIe siècle. Les autres périodes déplacent son début ou sa fin, ou en réduisent la durée.

8. Un royaume accumule des marchandises et des métaux précieux afin de renforcer sa capacité militaire. Quel principe mercantiliste cette politique applique-t-elle ?

La réduction des échanges finance les armées et accroît la puissance du royaume
L’accumulation finance les armées et accroît la puissance du royaume
La possession de terres finance les armées et accroît la puissance du royaume
La consommation des ménages finance les armées et accroît la puissance du royaume

L’accumulation finance les armées et accroît la puissance du royaume

Explication

Dans la pensée mercantiliste, l’accumulation de marchandises et de métaux précieux permet de financer les armées et fonde la puissance du royaume. La consommation des ménages, les terres seules et la réduction des échanges ne correspondent pas à ce principe.

9. Face à la concurrence étrangère, un gouvernement limite les importations et impose des droits de douane pour protéger les producteurs nationaux. Quelle politique met-il en œuvre ?

Le protectionnisme
Le libre-échange
Le financement public des entreprises
La subvention à la consommation

Le protectionnisme

Explication

Le protectionnisme protège les industries nationales de la concurrence étrangère, notamment par la limitation des importations et les droits de douane. Le libre-échange favorise les échanges, tandis que les deux autres réponses désignent des formes de soutien différentes.

10. Quelle orientation défend la physiocratie face au protectionnisme et à l’intervention de l’État ?

Le renforcement des barrières douanières
Le contrôle étatique des échanges
La subvention publique des industries nationales
Le « laisser faire, laisser passer »

Le « laisser faire, laisser passer »

Explication

La physiocratie critique le protectionnisme et l’intervention de l’État, et défend le « laisser faire, laisser passer ». Les barrières, les subventions et le contrôle accru vont à l’encontre de cette orientation.

11. Après une récolte abondante, l’offre de grain augmente et son prix risque de trop baisser. Quelle mesure physiocratique contribue à maintenir un prix permettant aux fermiers de vivre ?

Importer davantage de grain
Exporter une partie du grain
Interdire les échanges de grain
Réserver le grain aux propriétaires

Exporter une partie du grain

Explication

En cas de bonne récolte, la physiocratie préconise l’exportation afin de maintenir un prix permettant aux fermiers de vivre. L’importation répond au cas d’une mauvaise récolte; interdire les échanges ou réserver le grain aux propriétaires ne constitue pas la solution proposée.

12. Dans la classification physiocratique, un groupe possède les terres sans les cultiver, tandis qu’un autre rassemble les personnes qui ne sont ni fermiers ni propriétaires. Comment nommer ces deux groupes, dans cet ordre ?

La classe des propriétaires, puis la classe stérile
La classe stérile, puis la classe productive
La classe des propriétaires, puis la classe productive
La classe productive, puis la classe des propriétaires

La classe des propriétaires, puis la classe stérile

Explication

Les propriétaires détiennent les terres, tandis que la classe stérile regroupe les autres personnes; les fermiers constituent la classe productive. La classe productive ne désigne donc pas les propriétaires, et la classe stérile n’est pas celle des fermiers.

13. Quel ensemble de thèmes caractérise l’école classique qui se développe à partir du XVIIIe siècle ?

La terre, les privilèges, l’accumulation monétaire et le contrôle des échanges
Le travail, la production, la spécialisation, les échanges et le rôle coordinateur du marché
La monnaie, les réserves métalliques et la limitation des importations
La demande globale, la consommation publique et la régulation des crises

Le travail, la production, la spécialisation, les échanges et le rôle coordinateur du marché

Explication

L’école classique met l’accent sur le travail, la production, la spécialisation, les échanges et la coordination par le marché. La possession foncière renvoie plutôt à une conception médiévale, tandis que la demande globale et l’accumulation monétaire relèvent d’autres approches.

14. Dans un atelier, chaque personne se consacre à une seule étape de fabrication et réalise sa tâche plus rapidement et plus efficacement qu’en exécutant toutes les étapes : quel principe explique ce gain de productivité ?

La hausse du prix de vente, qui accroît la valeur de chaque produit fabriqué
Le libre-échange, qui répartit les productions entre différents pays
La réduction des effectifs, qui concentre la production sur moins de personnes
La division du travail, qui permet à chacun de se spécialiser dans une tâche

La division du travail, qui permet à chacun de se spécialiser dans une tâche

Explication

Selon Adam Smith, la division du travail accroît la productivité parce que la spécialisation aide le travailleur à accomplir sa tâche plus rapidement et plus efficacement. La hausse des prix, la réduction des effectifs et le libre-échange ne sont pas le mécanisme décrit.

15. Comment Adam Smith nomme-t-il l’idée selon laquelle la recherche de l’intérêt individuel peut contribuer, sous certaines conditions, à l’intérêt collectif par le marché ?

La planification économique
La main invisible
Le privilège commercial
L’avantage comparatif

La main invisible

Explication

La « main invisible » désigne la possibilité que la recherche de l’intérêt individuel contribue à l’intérêt collectif par le fonctionnement du marché, sous certaines conditions. La planification centralisée, l’avantage comparatif et les privilèges commerciaux désignent d’autres idées.

16. Deux pays envisagent de commercer, et l’un d’eux est moins performant dans plusieurs productions : selon la théorie de Ricardo, dans lesquelles devrait-il se spécialiser ?

Dans les productions où son désavantage relatif est le plus faible
Dans les productions où il est le plus performant en valeur absolue
Dans les productions où son désavantage relatif est le plus élevé
Dans les productions où les deux pays ont la même productivité

Dans les productions où son désavantage relatif est le plus faible

Explication

La théorie des avantages comparatifs préconise une spécialisation dans les productions pour lesquelles le désavantage relatif est le plus faible, même si le pays est moins performant dans plusieurs domaines. La supériorité absolue et l’égalité des productivités ne sont pas des conditions nécessaires à cette spécialisation.

17. Dans l’analyse marxienne du capitalisme, quelle relation économique distingue la bourgeoisie du prolétariat ?

La bourgeoisie et le prolétariat possèdent conjointement les moyens de production et partagent les bénéfices
La bourgeoisie détient les terres et le prolétariat les exploite en échange d’une part de récolte
Le prolétariat possède les moyens de production et la bourgeoisie vend sa force de travail contre un salaire
La bourgeoisie possède les moyens de production et le prolétariat vend sa force de travail contre un salaire

La bourgeoisie possède les moyens de production et le prolétariat vend sa force de travail contre un salaire

Explication

Marx décrit un rapport de classes où la bourgeoisie possède les moyens de production, tandis que le prolétariat vend sa force de travail contre un salaire. Inverser ces rôles ou remplacer la relation salariale par un partage des terres ou des bénéfices ne correspond pas à cette analyse.

18. Une travailleuse crée une valeur de 150 unités pendant sa journée et reçoit un salaire de 90 unités : quel montant représente la plus-value appropriée par le propriétaire du capital ?

−60 unités
90 unités
60 unités
240 unités

60 unités

Explication

La plus-value correspond à la différence entre la valeur créée et le salaire reversé : 150−90=60150 - 90 = 60 unités. Prendre le salaire, additionner les deux montants ou inverser la soustraction ne mesure pas cette différence.

19. À partir des années 1870, quel courant économique met l’accent sur l’utilité, la rareté et les décisions à la marge ?

L’approche classique centrée sur le travail
Le raisonnement marginaliste
La théorie marxiste de la valeur
La théorie keynésienne de la demande

Le raisonnement marginaliste

Explication

Le raisonnement marginaliste, développé à partir des années 1870 par Jevons, Menger et Walras, étudie notamment l’utilité, la rareté et les décisions à la marge. La théorie marxiste porte sur les rapports de classe, l’approche classique met l’accent sur le travail dans la valeur, et la théorie keynésienne concerne la demande et l’intervention publique.

20. Une personne consomme une deuxième unité d’un bien et éprouve une satisfaction supplémentaire, inférieure à celle que lui avait procurée la première. Comment désigne-t-on cette satisfaction supplémentaire ?

L’utilité marginale de la deuxième unité
L’utilité totale des unités consommées
La rareté relative du bien consommé
L’offre du bien par les producteurs

L’utilité marginale de la deuxième unité

Explication

L’utilité marginale est la satisfaction supplémentaire obtenue en consommant une unité de plus, et elle peut diminuer lorsque la quantité consommée augmente. La satisfaction totale cumule les satisfactions, tandis que la rareté et l’offre désignent d’autres notions.

21. Sur un marché, les prix peuvent s’ajuster lorsque les quantités offertes et demandées ne coïncident pas. Quel effet cet ajustement a-t-il dans l’approche néoclassique ?

Il fixe la production par une décision publique
Il rapproche l’offre et la demande vers un équilibre
Il adapte les ventes aux décisions des producteurs
Il adapte les achats aux décisions des consommateurs

Il rapproche l’offre et la demande vers un équilibre

Explication

Dans l’approche néoclassique, le prix se forme par l’interaction de l’offre et de la demande, et sa flexibilité aide à les rapprocher pour atteindre un équilibre. Réduire l’ajustement aux producteurs ou aux consommateurs néglige cette interaction; la fixation publique de la production n’est pas le mécanisme décrit.

22. Quel enchaînement caractérise la crise qui suit le krach boursier américain d’octobre 1929 ?

Faillites, recul de la production, chômage de masse et baisse de la consommation
Lancement du New Deal, grands travaux et réforme du secteur financier
Croissance de la production, recul du chômage et hausse de la consommation
Baisse des prix sans faillites ni recul de la production

Faillites, recul de la production, chômage de masse et baisse de la consommation

Explication

Après le krach d’octobre 1929 aux États-Unis, la Grande Dépression est marquée par des faillites, une baisse de la production, le chômage de masse et une diminution de la consommation. Le New Deal intervient à partir de 1933; une baisse des prix seule ne décrit pas l’ensemble des conséquences du krach.

23. Dans un pays en crise, les ménages réduisent leurs achats; les entreprises diminuent alors leur production, licencient et réduisent les revenus versés, ce qui fait encore baisser les achats. Quel mécanisme décrit cette succession ?

Une inflation cumulative où les revenus font monter les prix
Une spirale déflationniste qui amplifie la baisse de l’activité
Une reprise cumulative où la demande stimule la production
Un ajustement des prix sans effet sur les revenus distribués

Une spirale déflationniste qui amplifie la baisse de l’activité

Explication

La baisse de la demande peut entraîner une réduction de la production, des licenciements et une diminution des revenus, qui font à leur tour reculer la consommation et l’activité. Une reprise cumulative va dans le sens opposé, tandis qu’une simple baisse des prix ne rend pas compte de cette rétroaction.

24. À partir de 1933, un gouvernement américain lance un programme associant grands travaux, dépenses publiques, aide aux personnes touchées par le chômage et réforme financière. De quel programme s’agit-il ?

Du New Deal de Franklin D. Roosevelt
Du laisser-faire sans intervention publique
Du krach boursier américain d’octobre 1929
D’une politique de déflation des prix

Du New Deal de Franklin D. Roosevelt

Explication

À partir de 1933, Franklin D. Roosevelt lance le New Deal pour soutenir l’activité par les grands travaux et les dépenses publiques, aider les personnes touchées par le chômage et réformer le secteur financier. Le krach de 1929 précède ce programme; le laisser-faire et la baisse des prix ne correspondent pas à ses mesures.

25. En quelle année John Maynard Keynes publie-t-il la Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie ?

En 1933
En 1936
En 1946
En 1947

En 1936

Explication

Keynes publie la Théorie générale en 1936. 1947 correspond à la création de la Société du Mont-Pèlerin, 1933 au lancement du New Deal et 1946 à la mort de Keynes.

26. Des entreprises anticipent des ventes trop faibles et diminuent leur production ainsi que leurs embauches. Quelle conséquence cette situation peut-elle avoir selon Keynes ?

Le plein-emploi revient grâce aux ajustements du marché
Le chômage peut persister malgré les ajustements du marché
Les embauches augmentent lorsque les ventes anticipées diminuent
Le chômage persiste parce que l’État accroît ses dépenses

Le chômage peut persister malgré les ajustements du marché

Explication

Pour Keynes, le marché ne garantit pas automatiquement le plein-emploi : des anticipations de ventes insuffisantes peuvent conduire à réduire production et emploi, et le chômage peut durer. Le retour immédiat au plein-emploi confond cette analyse avec l’idée qu’il conteste; la hausse des embauches inverse le mécanisme; l’augmentation des dépenses publiques n’est pas la cause décrite.

27. Une entreprise prévoit la quantité de biens que les clients achèteront et s’appuie sur cette prévision pour fixer sa production et ses embauches. À quoi correspond cette prévision dans l’analyse keynésienne ?

Aux dépenses publiques
Aux ventes effectivement réalisées
À l’épargne disponible
À la demande effective

À la demande effective

Explication

La demande effective désigne la demande anticipée par les entreprises et guide leurs décisions de production et d’embauche. Les ventes réalisées sont des résultats passés, l’épargne est une notion distincte et les dépenses publiques constituent un instrument d’intervention de l’État.

28. Dans une période où la demande est insuffisante et où l’emploi recule, quelle mesure l’État peut-il prendre pour soutenir l’activité ?

Diminuer la production des entreprises
Réduire les dépenses publiques
Augmenter les dépenses publiques
Attendre la transformation de l’épargne en investissement

Augmenter les dépenses publiques

Explication

En période de demande insuffisante, l’État peut accroître les dépenses publiques afin de soutenir l’activité et l’emploi. Réduire ces dépenses ou la production ne constitue pas la mesure proposée, et l’épargne ne devient pas automatiquement un investissement.

29. Dans un marché, le prix d’un bien augmente parce qu’il devient plus rare. Quel rôle ce prix joue-t-il dans l’analyse de Hayek ?

Il fixe la production à partir d’un plan central de répartition
Il répartit les revenus sans informer les acteurs sur la rareté
Il exprime la demande anticipée des entreprises et détermine leurs embauches
Il transmet une information sur la rareté et aide à coordonner les décisions

Il transmet une information sur la rareté et aide à coordonner les décisions

Explication

Pour Hayek, les prix transmettent des informations sur la rareté des biens et aident les individus à coordonner leurs décisions. Le plan centralisé est précisément ce qu’il critique; la demande effective relève de l’analyse keynésienne; réduire le prix à la redistribution néglige sa fonction d’information.

30. Une autorité centrale veut décider de toute la production d’un pays, mais les informations utiles sont dispersées entre de nombreux acteurs. Quelle objection hayékienne s’applique à ce projet ?

La demande anticipée des entreprises empêche l’autorité de fixer les dépenses publiques
Un contrôle accru de l’État permet de préserver la liberté économique
Les prix centralisent les informations afin que l’autorité décide de chaque production
Aucune autorité ne peut réunir toutes les informations dispersées pour planifier efficacement la production

Aucune autorité ne peut réunir toutes les informations dispersées pour planifier efficacement la production

Explication

Hayek critique la planification centralisée parce qu’aucune autorité ne peut rassembler toutes les informations dispersées dans la société pour décider efficacement de toute la production. La demande anticipée et les dépenses publiques renvoient à des notions keynésiennes; les prix coordonnent les décisions plutôt que de centraliser l’information; un contrôle étatique accru contredit la position de Hayek.

31. En 1979, une Première ministre britannique engage la privatisation de certaines entreprises publiques, réduit le pouvoir des syndicats et cherche à renforcer la concurrence. De quelle dirigeante s’agit-il ?

Ronald Reagan
Winston Churchill
Margaret Thatcher
John Major

Margaret Thatcher

Explication

Margaret Thatcher devient Première ministre du Royaume-Uni en 1979 et mène notamment une politique de privatisations, de limitation du pouvoir syndical et de renforcement de la concurrence. Ronald Reagan dirige les États-Unis, tandis que Churchill et Major ne correspondent pas à cette attribution.

32. À partir de 1981, un président américain réduit les impôts, déréglemente plusieurs secteurs et adopte des mesures favorisant l’investissement privé. Quel président met en œuvre ces politiques ?

Margaret Thatcher
Ronald Reagan
George H. W. Bush
Jimmy Carter

Ronald Reagan

Explication

À partir de 1981, Ronald Reagan préside les États-Unis et met en place des baisses d’impôts, une déréglementation et des mesures favorisant l’investissement privé. Margaret Thatcher dirige le Royaume-Uni, tandis que Carter et George H. W. Bush ne correspondent pas à la période indiquée.

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Que cherche à expliquer l’économie concernant les ressources rares ?

Leur emploi pour produire et distribuer des biens.

Quelles questions l’allocation des ressources examine-t-elle ?

Quoi produire, avec quelles ressources et en quelle quantité.

À quoi correspond la répartition en économie ?

Aux destinataires des biens et des fruits de la production.

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