QCM : Histoire de la pensée économique (36 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel comportement décrit l’homo oeconomicus dans l’analyse néoclassique ?

Il cherche à limiter la production et la consommation sans comparer leurs bénéfices.
Il anticipe les conséquences de ses choix et cherche à maximiser son profit ou sa satisfaction.
Il choisit au hasard et ajuste ses décisions après avoir observé leurs conséquences.
Il privilégie les objectifs collectifs et renonce à calculer les effets de ses décisions.

Il anticipe les conséquences de ses choix et cherche à maximiser son profit ou sa satisfaction.

Explication

L’homo oeconomicus est présenté comme rationnel, égoïste et calculateur, anticipant les conséquences de ses choix pour maximiser son profit ou sa satisfaction. Un agent qui choisit au hasard ne correspond pas à cette définition.

2. Quel ensemble de facteurs a contribué à la désinflation française ?

La désindexation des salaires, une politique monétaire restrictive, la hausse du pétrole, l’appréciation du dollar et une concurrence accrue.
L’augmentation des salaires nominaux, une politique monétaire restrictive, la baisse des matières premières, l’appréciation du dollar et une concurrence réduite.
L’indexation renforcée des salaires, une politique monétaire expansionniste, la hausse du pétrole, l’appréciation du dollar et une concurrence réduite.
La désindexation des salaires, une politique monétaire restrictive, la baisse des matières premières et du pétrole, le repli du dollar à partir de 1985 et une concurrence accrue.

La désindexation des salaires, une politique monétaire restrictive, la baisse des matières premières et du pétrole, le repli du dollar à partir de 1985 et une concurrence accrue.

Explication

La désinflation s’appuie notamment sur la désindexation des salaires, le resserrement monétaire, la baisse des prix des matières premières et du pétrole, le repli du dollar à partir de 1985 et la concurrence internationale accrue. Une hausse du pétrole et une appréciation du dollar vont à l’encontre de deux facteurs de baisse des prix mentionnés ici.

3. Dans un marché qui satisfait les conditions de concurrence pure et parfaite, quelle caractéristique est attendue ?

Les entreprises différencient leurs produits et contrôlent l’accès au marché.
Les producteurs disposent d’informations incomplètes sur les prix du marché.
Les biens sont homogènes et l’information sur le marché est transparente.
Les facteurs de production restent immobiles entre les secteurs économiques.

Les biens sont homogènes et l’information sur le marché est transparente.

Explication

La concurrence pure et parfaite associe notamment homogénéité des biens et transparence du marché, avec atomicité, libre entrée et sortie et mobilité des facteurs. La différenciation des produits et le contrôle de l’accès au marché ne font pas partie de ces conditions.

4. Une entreprise prévoit davantage de ventes pour sa production ; selon Keynes, quel effet ces perspectives peuvent-elles avoir sur l’emploi ?

Elles peuvent inciter l’entreprise à accroître sa production et ses embauches.
Elles déterminent directement les salaires qui équilibrent l’offre et la demande de travail.
Elles convertissent automatiquement l’épargne des ménages en investissement productif.
Elles conduisent l’entreprise à embaucher moins, même si les ventes attendues progressent.

Elles peuvent inciter l’entreprise à accroître sa production et ses embauches.

Explication

La demande effective correspond aux perspectives de ventes qui déterminent la production et l’emploi : une entreprise embauche davantage si elle pense vendre la production supplémentaire. L’ajustement des salaires relève de l’analyse néoclassique du marché du travail, et non de cette définition.

5. Dans l’équation quantitative de la monnaie, que représente le terme VV ?

La variation annuelle du niveau général des prix.
Le volume de monnaie détenu par les banques.
La valeur moyenne des échanges réalisés.
La vitesse de circulation de la monnaie.

La vitesse de circulation de la monnaie.

Explication

Dans M×V=P×TM \times V = P \times T, VV désigne la vitesse de circulation de la monnaie. Le niveau général des prix est représenté par PP, et non par VV.

6. Un consommateur néoclassique augmente sa consommation d’un bien tant que son utilité marginale dépasse le prix ; quand s’arrête-t-il ?

Lorsque le prix du bien devient égal à son utilité moyenne.
Lorsque l’utilité totale du bien devient égale à son prix.
Lorsque l’utilité marginale du bien devient égale à son prix.
Lorsque l’utilité marginale augmente au-dessus de son niveau initial.

Lorsque l’utilité marginale du bien devient égale à son prix.

Explication

Le consommateur poursuit sa consommation jusqu’à ce que l’utilité marginale, décroissante au fil des achats, soit égale au prix. Le critère porte sur l’utilité marginale, et non sur l’utilité totale.

7. Une économie connaît simultanément un chômage élevé et une inflation élevée : quel phénomène décrit cette situation ?

Une phase de croissance tirée par les salaires.
La stagflation.
Une désinflation accompagnée du plein emploi.
Une récession sans hausse des prix.

La stagflation.

Explication

La stagflation désigne la coexistence d’un chômage élevé et d’une inflation élevée. Une relation inverse entre chômage et inflation ne décrit pas cette coexistence simultanée.

8. Quel objectif monétaire est assigné à la BCE, et quelle caractéristique institutionnelle l’accompagne ?

Réduire la dette publique à moins de 60 % du PIB, tout en coordonnant les budgets nationaux.
Maintenir la stabilité des prix à un taux inférieur à 3 % sur un an, sous l’autorité directe des États.
Financer les déficits publics des États, tout en appliquant un objectif d’inflation fixé par chaque gouvernement.
Assurer la stabilité des prix, définie par une inflation inférieure à 2 % sur un an, tout en étant indépendante des États.

Assurer la stabilité des prix, définie par une inflation inférieure à 2 % sur un an, tout en étant indépendante des États.

Explication

La BCE vise la stabilité des prix, définie ici par une inflation inférieure à 2 % sur un an, et elle est indépendante des États. Le seuil de 60 % du PIB concerne la dette publique dans le Pacte de stabilité, et non l’objectif de la BCE.

9. Selon la théorie classique de la valeur travail, qu’est-ce qui détermine la valeur d’un bien ?

L’utilité que le bien procure à son acheteur.
La quantité de travail nécessaire à sa production.
Le prix auquel le bien s’échange sur le marché.
La rareté du bien par rapport aux besoins.

La quantité de travail nécessaire à sa production.

Explication

La valeur travail rattache la valeur d’un bien à la quantité de travail nécessaire pour le produire. L’utilité peut décrire l’intérêt du bien, mais elle n’est pas la source de sa valeur dans cette théorie.

10. Quelle période correspond aux Trente glorieuses, caractérisées par une croissance exceptionnelle dans les pays occidentaux ?

De 1950 à 1980.
De 1939 à 1967.
De 1945 à 1985.
De 1945 à 1973.

De 1945 à 1973.

Explication

Les Trente glorieuses couvrent la période allant de 1945 à 1973 et se distinguent par une croissance exceptionnelle dans les pays occidentaux. La période 1950-1980 décale les bornes et inclut des années postérieures à cette phase.

11. À quelle condition le producteur néoclassique cesse-t-il d’embaucher des salariés supplémentaires ?

Quand la productivité marginale du dernier salarié est égale au salaire.
Quand le salaire du dernier salarié dépasse la productivité moyenne.
Quand la productivité totale de l’équipe est égale au salaire moyen.
Quand le coût marginal de production devient égal au prix de vente.

Quand la productivité marginale du dernier salarié est égale au salaire.

Explication

La règle d’embauche néoclassique égalise la productivité marginale du dernier salarié et le salaire. Le coût marginal et le prix de vente concernent la décision de production, pas ce critère d’embauche.

12. En période d’incertitude, que peut faire un ménage keynésien de son épargne ?

La dépenser immédiatement en biens durables pour réduire l’incertitude.
La placer automatiquement en investissement dès qu’il renonce à consommer.
La transformer nécessairement en consommation différée au cours de la période suivante.
La conserver sous forme liquide comme encaisses de précaution, sans la consommer ni l’investir.

La conserver sous forme liquide comme encaisses de précaution, sans la consommer ni l’investir.

Explication

Keynes souligne que des ménages incertains peuvent conserver leur épargne sous forme d’encaisses de précaution ; elle ne devient donc pas forcément consommation ou investissement. La considérer comme une consommation différée automatique reprend la confusion avec la relation postulée par la loi de Say.

13. Quelle relation la courbe de Phillips établie en 1958 met-elle en évidence entre chômage et hausse des salaires nominaux ?

Une relation décroissante entre chômage et inflation, sans lien avec les salaires nominaux.
Une relation décroissante : un chômage plus élevé est associé à une hausse des salaires nominaux plus faible.
Une relation stable entre chômage et hausse des salaires nominaux, indépendamment de leur évolution.
Une relation croissante : un chômage plus élevé est associé à une hausse des salaires nominaux plus forte.

Une relation décroissante : un chômage plus élevé est associé à une hausse des salaires nominaux plus faible.

Explication

La courbe de Phillips décrit une relation décroissante entre le taux de chômage et le taux d’augmentation des salaires nominaux. Une relation croissante entre ces deux variables inverse le sens de la relation mise en évidence.

14. Dans le modèle du multiplicateur, une hausse de l’investissement public de 12 milliards d’euros entraîne, avec un multiplicateur de 3, quelle variation de la production nationale ?

Une hausse de 9 milliards d’euros.
Une baisse de 36 milliards d’euros.
Une hausse de 36 milliards d’euros.
Une hausse de 15 milliards d’euros.

Une hausse de 36 milliards d’euros.

Explication

La relation ΔY=k⋅ΔI\Delta Y = k \cdot \Delta I donne ici une hausse de 3×12=363 \times 12 = 36 milliards d’euros. Une hausse de 15 milliards correspondrait à additionner le multiplicateur et l’investissement au lieu de les multiplier.

15. Si le coût marginal d’une entreprise est inférieur à la recette marginale, quelle décision de production maximise son profit selon l’analyse néoclassique ?

Réduire la production jusqu’à égaliser coût total et recette marginale.
Maintenir la production, car le coût marginal est déjà inférieur au prix.
Augmenter le prix de vente jusqu’à égaliser recette totale et coût marginal.
Augmenter la production jusqu’à égaliser coût marginal et recette marginale.

Augmenter la production jusqu’à égaliser coût marginal et recette marginale.

Explication

Tant que le coût marginal est inférieur au prix de vente ou à la recette marginale, le producteur augmente sa production ; la quantité optimale égalise ces valeurs marginales. Égaliser le coût total et la recette marginale ne correspond pas à cette règle.

16. Comment le CICE instauré fin 2012 calcule-t-il le crédit d’impôt sur les salaires concernés ?

Il porte sur la masse salariale jusqu’à 2 fois le SMIC, avec un taux de 6 % en 2013 puis de 4 % en 2014.
Il porte sur la masse salariale jusqu’à 2,5 fois le SMIC, avec un taux de 4 % en 2013 puis de 6 % en 2014.
Il porte sur la masse salariale jusqu’à 2,5 fois le SMIC, avec un taux de 6 % en 2013 puis de 4 % en 2014.
Il porte sur la masse salariale jusqu’à 3 fois le SMIC, avec un taux de 4 % en 2013 puis de 6 % en 2014.

Il porte sur la masse salariale jusqu’à 2,5 fois le SMIC, avec un taux de 4 % en 2013 puis de 6 % en 2014.

Explication

Le CICE est calculé sur la masse salariale n’excédant pas 2,5 fois le SMIC, au taux de 4 % en 2013 puis de 6 % en 2014. L’option qui inverse les taux conserve le plafond mais ne respecte pas leur progression d’une année à l’autre.

17. Après une relance, quelle évolution Friedman prévoit-il lorsque les salariés adaptent leurs revendications à l’inflation anticipée ?

Le chômage baisse durablement, car les salaires nominaux ne réagissent pas aux anticipations de prix.
L’inflation diminue d’abord, puis la hausse des salaires nominaux accroît durablement l’emploi.
La demande et l’emploi augmentent d’abord, puis le chômage revient à son niveau antérieur avec une inflation plus élevée.
La production recule immédiatement, puis les revendications salariales ramènent les prix à leur niveau initial.

La demande et l’emploi augmentent d’abord, puis le chômage revient à son niveau antérieur avec une inflation plus élevée.

Explication

La relance stimule d’abord la demande et l’emploi, mais les anticipations d’inflation conduisent ensuite à des demandes de hausses de salaires nominaux et le chômage revient à son niveau antérieur, avec une inflation plus élevée. Une baisse durable du chômage néglige ce retour une fois les salaires ajustés.

18. Selon la loi psychologique fondamentale de Keynes, que se passe-t-il lorsque le revenu augmente ?

La consommation reste stable et l’épargne dépend du taux d’intérêt.
La propension à consommer diminue et le taux d’épargne augmente.
La propension à consommer diminue tandis que le taux d’épargne reste stable.
La propension à consommer augmente et le taux d’épargne diminue.

La propension à consommer diminue et le taux d’épargne augmente.

Explication

Keynes affirme qu’une hausse du revenu s’accompagne d’une baisse de la propension à consommer et d’une hausse du taux d’épargne. L’idée que l’épargne dépend du taux d’intérêt correspond à la conception classique évoquée dans la distinction.

19. Quelle succession d’événements décrit le déclenchement et la propagation de la crise des subprimes ?

Des prêts risqués à des ménages américains modestes sont suivis d’un retournement immobilier, puis d’un effondrement de la titrisation et de crises de liquidité et économique.
Un retournement immobilier précède l’octroi de prêts prudents, puis l’expansion de la titrisation provoque une crise économique.
L’effondrement de la titrisation entraîne l’octroi de prêts risqués, puis une hausse immobilière débouche sur une crise de liquidité.
Des prêts risqués à des ménages américains modestes provoquent d’abord une crise de liquidité, puis une hausse immobilière qui relance la titrisation.

Des prêts risqués à des ménages américains modestes sont suivis d’un retournement immobilier, puis d’un effondrement de la titrisation et de crises de liquidité et économique.

Explication

La crise part de prêts hypothécaires risqués accordés à des ménages américains modestes ; le retournement immobilier et l’effondrement de la titrisation entraînent ensuite une crise de liquidité et une crise économique. L’ordre qui place la crise de liquidité avant le retournement immobilier inverse cette propagation.

20. Une économiste évalue l’effet d’une unité supplémentaire consommée sur une autre variable : quel type de raisonnement emploie-t-elle ?

Un raisonnement global, centré sur la quantité totale consommée.
Un raisonnement marginaliste, centré sur une variation additionnelle.
Un raisonnement comptable, centré sur la valeur totale des échanges.
Un raisonnement historique, centré sur l’évolution d’une variable dans le temps.

Un raisonnement marginaliste, centré sur une variation additionnelle.

Explication

Le marginalisme étudie l’effet d’une variation additionnelle d’une variable sur une autre. L’analyse d’une quantité totale relève au contraire d’un raisonnement global.

21. Que réalise la titrisation dans le cas de créances détenues par une banque ?

Elle convertit les intérêts des créances en capitaux propres détenus par les emprunteurs.
Elle transforme des titres cessibles en créances bancaires qui ne peuvent plus être transférées.
Elle transforme des titres non cessibles en titres cessibles, par exemple des titres adossés aux créances.
Elle remplace les créances de la banque par des prêts hypothécaires accordés à de nouveaux ménages.

Elle transforme des titres non cessibles en titres cessibles, par exemple des titres adossés aux créances.

Explication

La titrisation rend cessibles des titres créés à partir de créances détenues par une banque. Elle ne signifie pas que les créances initiales deviennent elles-mêmes nécessairement cessibles.

22. Quel ouvrage John Maynard Keynes publie-t-il en 1936 ?

La Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie.
La Richesse des nations et les mécanismes du commerce.
Le Capital et l’analyse des rapports de production.
Les Principes de l’économie politique et de l’impôt.

La Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie.

Explication

En 1936, Keynes publie La Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie. Les autres titres proposés sont associés à d’autres ouvrages et ne sont pas le livre publié par Keynes cette année-là.

23. Quels revenus les classiques distinguent-ils en fonction du facteur auquel ils correspondent ?

Les salaires pour le travail, les profits pour la terre et les rentes pour le capital.
Les salaires pour la terre, les profits pour le travail et les rentes pour le capital.
Les salaires pour le capital, les profits pour la terre et les rentes pour le travail.
Les salaires pour le travail, les profits pour le capital et les rentes pour la terre.

Les salaires pour le travail, les profits pour le capital et les rentes pour la terre.

Explication

La distinction classique associe les salaires au travail, les profits au capital et les rentes à la terre. L’autre répartition qui conserve le travail mais échange les revenus du capital et de la terre attribue mal profits et rentes.

24. Quelle idée caractérise le courant néoclassique qui se développe dans la seconde moitié du XIXe siècle ?

Les marchés dépendent surtout des décisions publiques pour atteindre l’équilibre.
Les marchés restent durablement en déséquilibre en raison d’une surproduction récurrente.
Les marchés s’équilibrent grâce à une consommation toujours égale à l’épargne.
Les marchés tendent vers l’équilibre et ne connaissent pas de crise de surproduction.

Les marchés tendent vers l’équilibre et ne connaissent pas de crise de surproduction.

Explication

Le courant néoclassique reprend l’idée que les marchés tendent vers l’équilibre et qu’il n’y a pas de crise de surproduction. L’idée d’un déséquilibre durable dû à une surproduction récurrente contredit cette conception.

25. Quelle évolution intellectuelle est associée au XVIIIe siècle dans l’œuvre d’Adam Smith ?

L’économie y apparaît comme une science.
L’économie y est réduite à l’étude des échanges monétaires.
L’économie y est définie comme une science de l’État uniquement.
L’économie y devient une branche de la théologie.

L’économie y apparaît comme une science.

Explication

L’œuvre d’Adam Smith accompagne l’apparition de l’économie comme science au XVIIIe siècle. L’étude des échanges monétaires est plus restreinte que cette évolution générale.

26. Quelle distinction oppose le revenu permanent au revenu courant dans l’analyse de Friedman ?

Le revenu permanent désigne les ressources perçues sur une période, tandis que le revenu courant est anticipé sur toute la vie.
Le revenu permanent désigne les ressources anticipées sur la vie, tandis que le revenu courant est perçu sur une période donnée.
Le revenu permanent correspond au patrimoine déjà détenu, tandis que le revenu courant mesure les dépenses prévues pour l’avenir.
Le revenu permanent correspond aux salaires nominaux, tandis que le revenu courant regroupe les revenus issus du capital.

Le revenu permanent désigne les ressources anticipées sur la vie, tandis que le revenu courant est perçu sur une période donnée.

Explication

Le revenu permanent correspond aux ressources qu’une personne pense pouvoir obtenir au cours de sa vie, compte tenu de son capital, alors que le revenu courant est observé sur une période. La confusion la plus plausible consiste à inverser les deux horizons temporels.

27. Si la propension marginale à consommer vaut c=0,8c = 0{,}8, quelle est la valeur du multiplicateur keynésien kk ?

k=1,25k = 1{,}25
k=0,2k = 0{,}2
k=5k = 5
k=4k = 4

$$k = 5$$

Explication

En appliquant k=11−ck = \frac{1}{1-c}, on obtient k=10,2=5k = \frac{1}{0{,}2} = 5. La valeur 44 résulte d’une substitution incorrecte de la propension à consommer dans la formule.

28. Quel enchaînement décrit la pression de la croissance démographique sur l’économie jusqu’à l’état stationnaire ?

L’exploitation de terres plus fertiles accroît les rendements et les profits, réduit la rente et le salaire naturel, puis accélère l’accumulation du capital.
L’exploitation de terres moins fertiles accroît les rendements et les profits, réduit la rente et le salaire naturel, puis freine l’accumulation du capital.
L’exploitation de terres plus fertiles réduit les rendements et les profits, accroît la rente et le salaire naturel, puis accélère l’accumulation du capital.
L’exploitation de terres moins fertiles réduit les rendements et les profits, accroît la rente et le salaire naturel, puis freine l’accumulation du capital.

L’exploitation de terres moins fertiles réduit les rendements et les profits, accroît la rente et le salaire naturel, puis freine l’accumulation du capital.

Explication

La hausse de la population conduit à cultiver des terres moins fertiles, ce qui diminue les rendements et les profits tout en augmentant la rente et le salaire naturel, avant de freiner l’accumulation. L’hypothèse de terres plus fertiles inverse le mécanisme agricole à l’origine de cette évolution.

29. Une entreprise smithienne améliore ses techniques et répartit davantage les tâches, mais elle vend déjà sur un marché très restreint. Quelle limite à sa croissance faut-il retenir ?

La spécialisation réduit nécessairement la productivité et empêche toute hausse de production.
Le progrès technique accroît la production sans être limité par les débouchés disponibles.
La hausse de la production dépend surtout de l’augmentation des rentes foncières.
L’étendue du marché peut freiner la croissance malgré les gains de productivité.

L’étendue du marché peut freiner la croissance malgré les gains de productivité.

Explication

Pour Smith, le progrès technique et la division du travail accroissent la productivité et la production, mais l’étendue du marché limite la croissance. L’idée que les débouchés ne jouent aucun rôle néglige précisément cette limite.

30. Dans l’analyse de Keynes, par quelle chaîne l’investissement détermine-t-il l’épargne ?

L’épargne détermine les salaires, puis les salaires fixent l’investissement et la demande.
L’investissement fixe directement le taux d’épargne, indépendamment de la production et du revenu.
L’investissement agit sur la demande, puis sur la production et le revenu, qui déterminent l’épargne.
La consommation détermine l’épargne, puis l’épargne ajuste rétroactivement l’investissement.

L’investissement agit sur la demande, puis sur la production et le revenu, qui déterminent l’épargne.

Explication

Pour Keynes, l’investissement influence la demande, la production et le revenu, par l’intermédiaire desquels il détermine l’épargne. L’idée que l’épargne fixe d’abord l’investissement inverse le sens de cette relation.

31. Quels seuils de finances publiques le Pacte de stabilité et de croissance de 1997 fixe-t-il ?

Une dette publique inférieure à 50 % du PIB et un déficit public inférieur à 3 % du PIB.
Une dette publique inférieure à 60 % du PIB et un déficit public inférieur à 3 % du PIB.
Une dette publique inférieure à 60 % du PIB et un déficit public inférieur à 2 % du PIB.
Une dette publique inférieure à 3 % du PIB et un déficit public inférieur à 60 % du PIB.

Une dette publique inférieure à 60 % du PIB et un déficit public inférieur à 3 % du PIB.

Explication

Le Pacte fixe un seuil de dette publique inférieur à 60 % du PIB et un seuil de déficit inférieur à 3 % du PIB. L’inversion des seuils est une confusion fréquente entre la limite applicable à la dette et celle applicable au déficit.

32. Dans quel contexte historique et géographique l’école classique apparaît-elle principalement ?

Au moment de l’industrialisation américaine, principalement aux États-Unis.
Au moment de la première révolution industrielle, surtout en Grande-Bretagne.
Après la deuxième révolution industrielle, surtout en Allemagne.
Au cours de la révolution agricole, principalement en France.

Au moment de la première révolution industrielle, surtout en Grande-Bretagne.

Explication

L’école classique apparaît pendant la première révolution industrielle, principalement en Grande-Bretagne. La situer après la deuxième révolution industrielle décale son émergence dans le temps.

33. Quelle différence oppose la plupart des économistes classiques à Malthus sur les crises du capitalisme ?

La plupart jugent improbable une crise grave, tandis que Malthus voit dans l’excès d’épargne une cause possible de crise.
La plupart attribuent les crises à l’excès d’épargne, tandis que Malthus pense qu’elles sont impossibles.
La plupart estiment que les crises sont inévitables, tandis que Malthus les explique par le manque de commerce extérieur.
La plupart relient les crises à la baisse des salaires, tandis que Malthus les attribue à un excès de population.

La plupart jugent improbable une crise grave, tandis que Malthus voit dans l’excès d’épargne une cause possible de crise.

Explication

La plupart des classiques jugent impossible une crise grave du capitalisme, contrairement à Malthus, qui considère qu’un excès d’épargne peut en provoquer. L’attribution de cette explication à la plupart des classiques inverse la distinction.

34. Si la masse monétaire augmente plus rapidement que la production, quel ajustement Friedman prévoit-il ?

Une baisse des prix, car davantage de monnaie stimule les échanges.
Une hausse de la production dans la même proportion que la masse monétaire.
Une réduction durable du chômage, sans modification du niveau des prix.
Une hausse des prix, car l’augmentation monétaire se traduit par de l’inflation.

Une hausse des prix, car l’augmentation monétaire se traduit par de l’inflation.

Explication

Pour Friedman, une croissance de la masse monétaire supérieure à celle de la production finit par provoquer une hausse des prix, ce qui fait de l’inflation un phénomène monétaire. L’idée d’une augmentation de la production dans la même proportion confond l’effet monétaire avec une expansion réelle équivalente.

35. Dans le raisonnement de Malthus, comment évoluent respectivement la population et la production alimentaire ?

La population et la production alimentaire suivent toutes deux une progression arithmétique.
La population et la production alimentaire suivent toutes deux une progression géométrique.
La population suit une progression géométrique et la production alimentaire une progression arithmétique.
La population suit une progression arithmétique et la production alimentaire une progression géométrique.

La population suit une progression géométrique et la production alimentaire une progression arithmétique.

Explication

Malthus oppose une population qui croît géométriquement à une production alimentaire qui croît arithmétiquement. Inverser ces progressions revient à attribuer à la population le rythme de croissance des aliments.

36. Quelle séquence décrit l’évolution de l’intégration économique de l’Union européenne ?

Zone de libre-échange, union douanière, puis marché commun avec libre circulation des biens, des services et des capitaux.
Marché commun, zone de libre-échange, puis union douanière avec circulation limitée aux biens.
Zone de libre-échange, marché commun, puis union douanière avec libre circulation des capitaux.
Union douanière, marché commun, puis zone de libre-échange avec libre circulation des biens et des personnes.

Zone de libre-échange, union douanière, puis marché commun avec libre circulation des biens, des services et des capitaux.

Explication

L’intégration s’est développée de la zone de libre-échange à l’union douanière, puis au marché commun, qui permet la libre circulation des biens, des services et des capitaux. Placer le marché commun avant l’union douanière inverse les étapes de cette évolution.

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Au XVIIIᵉ siècle, avec quelle œuvre l’économie apparaît-elle comme une science ?

L’œuvre d’Adam Smith.

À quel moment historique l’école classique apparaît-elle ?

À la première révolution industrielle.

Dans quel pays l’école classique apparaît-elle principalement ?

En Grande-Bretagne.

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