QCM : Théories du chômage et du diplôme (54 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant le travail comme facteur de production :

Le travail désigne une activité humaine contribuant à concevoir ou produire un bien ou un service.
Le travail correspond au contrat conclu entre un employeur et un travailleur.
Le travail désigne la rémunération monétaire versée au salarié pour son activité.
Le travail peut contribuer à la production d’un service comme d’un bien.
Le travail est un facteur de production constitué par les machines utilisées pour fabriquer un bien.

Le travail désigne une activité humaine contribuant à concevoir ou produire un bien ou un service. · Le travail peut contribuer à la production d’un service comme d’un bien.

Explication

Le travail est une activité humaine contribuant à concevoir ou produire des biens ou des services ; il peut participer à la production d’un service. Les machines relèvent du capital, le contrat passé entre le travailleur et l’employeur relève de l’emploi, et la rémunération monétaire correspond au salaire. Le travail ne se limite pas aux activités salariées.

2. Parmi les propositions suivantes concernant la distinction entre travail et emploi, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’emploi désigne le contrat passé entre le travailleur et le client, tandis que le travail correspond à l’exercice d’une activité.
Le travail et l’emploi désignent tous deux le contrat entre travailleur et employeur.
L’emploi désigne une activité productive, tandis que le travail désigne sa rémunération.
Le travail désigne l’exercice d’une activité, tandis que l’emploi désigne un contrat.
Le travail désigne le contrat de travail, tandis que l’emploi correspond au salaire reçu.

Le travail désigne l’exercice d’une activité, tandis que l’emploi désigne un contrat.

Explication

Le travail correspond à l’exercice d’une activité et l’emploi au contrat passé entre le travailleur et l’employeur. L’emploi ne désigne pas le contrat avec un client. Le travail et l’emploi ne désignent pas tous deux le contrat, l’emploi n’est pas l’activité productive ou sa rémunération, et le travail ne correspond ni au contrat ni au salaire.

3. Une activité humaine participe à la conception d’un service sans produire un bien matériel. Comment la caractériser au regard du travail comme facteur de production ?

Elle relève de l’emploi, car concevoir un service signifie conclure un contrat professionnel.
Elle relève du travail, même si sa contribution porte sur un service plutôt qu’un bien.
Elle relève de la population inactive, car elle ne produit pas un bien matériel.
Elle relève du travail, car une activité humaine peut contribuer à concevoir un service.
Elle relève du salaire réel, car la conception d’un service mesure le pouvoir d’achat.

Elle relève du travail, même si sa contribution porte sur un service plutôt qu’un bien. · Elle relève du travail, car une activité humaine peut contribuer à concevoir un service.

Explication

Le travail comprend toute activité humaine qui contribue à concevoir ou produire un bien ou un service, y compris un service sans bien matériel. L’emploi est un contrat, le salaire réel mesure le pouvoir d’achat, et cette activité ne devient pas inactive du seul fait qu’elle porte sur un service.

4. Concernant l’étude d’Abowd, Corbel et Kramarz sur les mouvements d’emploi en France au début des années 1990 :

Une création nette d’emploi correspondait à trois embauches sans licenciement.
Une destruction nette d’emploi pouvait masquer deux embauches et un licenciement.
Une destruction nette d’emploi pouvait masquer une embauche et deux licenciements.
Une création nette d’emploi pouvait masquer deux embauches et trois licenciements.
Une création nette d’emploi pouvait masquer trois embauches et deux licenciements.

Une destruction nette d’emploi pouvait masquer une embauche et deux licenciements. · Une création nette d’emploi pouvait masquer trois embauches et deux licenciements.

Explication

Abowd, Corbel et Kramarz ont montré qu’une création nette pouvait cacher trois embauches et deux licenciements, tandis qu’une destruction nette pouvait cacher une embauche et deux licenciements. Les autres propositions inversent ces flux ou omettent les licenciements observés.

5. Quelles caractéristiques correspondent aux statistiques mensuelles publiées par Pôle emploi ?

Pôle emploi publie chaque trimestre le nombre de demandeurs d’emploi inscrits.
Les inscrits sont répartis en cinq catégories dans les chiffres publiés.
Les chiffres publiés distinguent les personnes indemnisées, sans compter les non-indemnisées.
Pôle emploi publie chaque mois le nombre de demandeurs d’emploi inscrits.
Les statistiques concernent la France métropolitaine et excluent les départements d’Outre-mer.

Les inscrits sont répartis en cinq catégories dans les chiffres publiés. · Pôle emploi publie chaque mois le nombre de demandeurs d’emploi inscrits.

Explication

Pôle emploi publie chaque mois le nombre de demandeurs d’emploi inscrits, répartis en cinq catégories. Ces chiffres prennent en compte les personnes indemnisées et celles qui ne le sont pas, et couvrent la France métropolitaine ainsi que l’Outre-mer.

6. Une personne au chômage ne figure pas dans les inscrits de Pôle emploi. Que peut-on conclure sur les statistiques d’inscription ?

Les chômeurs non inscrits sont inclus automatiquement dans les statistiques de Pôle emploi.
Le nombre d’inscrits ne correspond pas exactement au nombre de chômeurs.
Les statistiques de Pôle emploi mesurent le chômage selon la définition internationale du BIT.
Le nombre de chômeurs est inférieur au nombre d’inscrits dans chaque situation.
Le nombre d’inscrits correspond au nombre exact de chômeurs, malgré les non-inscrits.

Le nombre d’inscrits ne correspond pas exactement au nombre de chômeurs.

Explication

Le nombre d’inscrits ne donne pas le nombre exact de chômeurs, car certains chômeurs ne sont pas inscrits. Les non-inscrits ne sont pas automatiquement comptabilisés et les statistiques d’inscription ne se confondent pas avec la mesure du chômage selon le BIT.

7. Parmi les propositions suivantes sur les mesures du chômage en France, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les statistiques de chômage de l’INSEE s’appuient sur une définition commune du BIT.
Les statistiques de l’INSEE permettent des comparaisons internationales fondées sur le BIT.
Les règles nationales de Pôle emploi comptent des demandeurs d’emploi inscrits.
Les comparaisons internationales reposent sur les statistiques de chômage de l’INSEE.
Les règles nationales de comptage des demandeurs d’emploi ne permettent pas ces comparaisons.

Les statistiques de chômage de l’INSEE s’appuient sur une définition commune du BIT. · Les statistiques de l’INSEE permettent des comparaisons internationales fondées sur le BIT. · Les règles nationales de Pôle emploi comptent des demandeurs d’emploi inscrits. · Les comparaisons internationales reposent sur les statistiques de chômage de l’INSEE. · Les règles nationales de comptage des demandeurs d’emploi ne permettent pas ces comparaisons.

Explication

Les statistiques de chômage de l’INSEE, fondées sur le BIT, autorisent des comparaisons internationales. Les règles nationales de Pôle emploi comptent les demandeurs d’emploi inscrits et ne permettent pas de comparaisons internationales équivalentes.

8. À propos des variations du chômage aux États-Unis entre les années 1990 et 2020 :

Le taux de chômage a culminé à 9 % en 2011.
Le taux de chômage a atteint 14,7 % en 2018.
Le taux de chômage était d’environ 5 % dans les années 1990.
Le taux de chômage a atteint environ 9 % en 2018.
Le taux de chômage est descendu à 4 % en 2020 pendant la crise sanitaire.

Le taux de chômage a culminé à 9 % en 2011. · Le taux de chômage était d’environ 5 % dans les années 1990.

Explication

Le taux de chômage américain était d’environ 5 % dans les années 1990 et a culminé à 9 % en 2011. Il était de 4 % en 2018 et a atteint 14,7 % en 2020 pendant la crise du Covid-19.

9. En 2020, pendant la crise du Covid-19, quelle évolution du chômage américain s’inscrit dans la trajectoire observée depuis 2011 ?

Le taux américain avait atteint un pic de 9 % en 2011.
Le taux américain a atteint 14,7 % en 2020 pendant la crise du Covid-19.
Le taux américain était d’environ 5 % en 2018, après son pic de 2011.
Le taux américain est resté proche de 9 % en 2020 pendant la crise sanitaire.
Le taux américain a atteint 14,7 % en 2018, avant la crise du Covid-19.

Le taux américain avait atteint un pic de 9 % en 2011. · Le taux américain a atteint 14,7 % en 2020 pendant la crise du Covid-19.

Explication

Le chômage américain a culminé à 9 % en 2011, puis a fortement augmenté jusqu’à 14,7 % en 2020 pendant la crise du Covid-19. Il était de 4 % en 2018, et non de 5 % ou de 14,7 %.

10. Concernant l’évolution du chômage en France en 2022 :

Le taux de chômage a atteint son niveau le plus bas depuis 1992.
Le taux de chômage a augmenté de 0,6 point pour atteindre 7,2 %.
Le taux de chômage a atteint son niveau le plus bas depuis 1982.
Le taux de chômage a diminué de 0,6 point pour atteindre 7,6 %.
Le taux de chômage a diminué de 0,6 point pour atteindre 7,2 %.

Le taux de chômage a atteint son niveau le plus bas depuis 1982. · Le taux de chômage a diminué de 0,6 point pour atteindre 7,2 %.

Explication

En 2022, le taux a baissé de 0,6 point et s’est établi à 7,2 %, niveau le plus bas depuis 1982. Les valeurs de 7,6 % et 1992, ainsi que l’affirmation d’une hausse, contredisent ces données.

11. Pour la France en 2023, quelles propositions concernant les taux d’emploi, d’activité et de chômage sont exactes ?

Le taux de chômage atteint 7,2 %, son plus bas niveau depuis 1982.
Le taux d’emploi atteint 73,6 % et le taux d’activité 68,6 %.
Le taux de chômage atteint 7,2 %, son plus bas niveau depuis 1992.
Le taux de chômage atteint 7,3 %, son plus bas niveau depuis 1982.
Le taux d’emploi atteint 68,6 % et le taux d’activité 73,6 %.

Le taux de chômage atteint 7,2 %, son plus bas niveau depuis 1982. · Le taux d’emploi atteint 68,6 % et le taux d’activité 73,6 %.

Explication

En 2023, le taux d’emploi est de 68,6 % et le taux d’activité de 73,6 % ; le chômage est à 7,2 %, son plus bas niveau depuis 1982. Les propositions restantes inversent les taux ou modifient la valeur ou la date de référence.

12. À propos de la conception classique de la valeur des marchandises :

Cette conception de la valeur fondée sur le travail est appelée valeur d’usage.
Pour ces auteurs, le travail réalisé crée la valeur ajoutée d’une marchandise.
La conception selon laquelle le travail crée la valeur est appelée « valeur travail ».
Smith, Ricardo, Malthus et Marx accordent une importance fondamentale au travail.
Smith, Ricardo, Malthus et Marx considèrent le capital comme source de la valeur ajoutée.

Pour ces auteurs, le travail réalisé crée la valeur ajoutée d’une marchandise. · La conception selon laquelle le travail crée la valeur est appelée « valeur travail ». · Smith, Ricardo, Malthus et Marx accordent une importance fondamentale au travail.

Explication

Les quatre auteurs accordent une place fondamentale au travail et associent le travail réalisé à la création de valeur ajoutée, conception dite « valeur travail ». « Valeur d’usage » et la substitution du capital au travail ne correspondent pas à cette conception.

13. Pour les économistes classiques, le salaire tend vers le minimum de subsistance, c’est-à-dire :

Un revenu minimal qui permet au travailleur de subsister et de rester en mesure d’offrir du travail.
Un revenu minimal permettant au travailleur de survivre et de conserver sa capacité à offrir du travail.
Un revenu minimal permettant au travailleur de survivre et de réduire la main-d’œuvre disponible.
Un revenu minimal assurant la survie du travailleur et le maintien de sa capacité à travailler.
Un revenu minimal permettant au travailleur de survivre et de financer l’accumulation du capital.

Un revenu minimal qui permet au travailleur de subsister et de rester en mesure d’offrir du travail. · Un revenu minimal permettant au travailleur de survivre et de conserver sa capacité à offrir du travail. · Un revenu minimal assurant la survie du travailleur et le maintien de sa capacité à travailler.

Explication

Le minimum de subsistance permet au travailleur de survivre tout en conservant sa capacité à offrir du travail. Financer l’accumulation du capital ou réduire la main-d’œuvre disponible ne définit pas ce minimum.

14. Selon Smith en 1776, quel mécanisme fait tomber le salaire au minimum de subsistance ?

Le pouvoir de négociation supérieur des capitalistes conduit le salaire au minimum de subsistance.
Les capitalistes, moins nombreux que les travailleurs, disposent d’un pouvoir de négociation supérieur.
Les travailleurs, moins nombreux que les capitalistes, disposent d’un pouvoir de négociation supérieur.
Les capitalistes, plus nombreux que les travailleurs, disposent d’un pouvoir de négociation supérieur.
La supériorité de négociation des capitalistes fait tomber le salaire au minimum de subsistance.

Le pouvoir de négociation supérieur des capitalistes conduit le salaire au minimum de subsistance. · Les capitalistes, moins nombreux que les travailleurs, disposent d’un pouvoir de négociation supérieur. · La supériorité de négociation des capitalistes fait tomber le salaire au minimum de subsistance.

Explication

Pour Smith, les capitalistes sont moins nombreux que les travailleurs, mais leur pouvoir de négociation supérieur abaisse le salaire au minimum de subsistance. Inverser le rapport numérique ou attribuer cette supériorité aux travailleurs déforme le mécanisme décrit.

15. Quelle proposition décrit le mécanisme salarial associé par Ricardo au principe de population de Malthus ?

L’accroissement rapide de la main-d’œuvre disponible exerce une pression à la baisse sur les salaires.
Selon Ricardo, l’augmentation de la main-d’œuvre disponible pèse à la baisse sur les salaires.
Le principe de population de Malthus augmente rapidement la main-d’œuvre disponible.
Selon Ricardo, l’augmentation de la main-d’œuvre disponible exerce une pression à la hausse sur les salaires.
Le principe de population de Malthus réduit rapidement la main-d’œuvre disponible.

L’accroissement rapide de la main-d’œuvre disponible exerce une pression à la baisse sur les salaires. · Selon Ricardo, l’augmentation de la main-d’œuvre disponible pèse à la baisse sur les salaires. · Le principe de population de Malthus augmente rapidement la main-d’œuvre disponible.

Explication

Ricardo relie le principe de population de Malthus à une hausse rapide de la main-d’œuvre disponible, qui exerce une pression à la baisse sur les salaires. Les propositions qui réduisent cette main-d’œuvre ou prédisent une hausse des salaires inversent ce mécanisme.

16. Concernant l’équilibre général en économie :

Il correspond à une situation où l’offre égale la demande sur chaque marché.
Il est optimal au sens de Pareto.
Il tient compte de l’ensemble des marchés, contrairement à l’équilibre partiel.
Il satisfait les agents à travers les échanges portant sur l’ensemble des biens.
Il porte sur les échanges concernant l’ensemble des biens de l’économie.

Il correspond à une situation où l’offre égale la demande sur chaque marché. · Il est optimal au sens de Pareto. · Il tient compte de l’ensemble des marchés, contrairement à l’équilibre partiel. · Il satisfait les agents à travers les échanges portant sur l’ensemble des biens. · Il porte sur les échanges concernant l’ensemble des biens de l’économie.

Explication

L’équilibre général porte sur l’ensemble des échanges et des marchés, où offre et demande s’égalisent ; il satisfait les agents et est optimal au sens de Pareto. L’équilibre partiel, à la différence de l’équilibre général, ne traite qu’un seul marché.

17. Pour une entreprise néoclassique, quelle condition caractérise la maximisation du profit par rapport au travail ?

La productivité marginale du travail égale le rapport du salaire nominal au niveau des prix au profit maximal.
Le profit est minimal lorsque le salaire nominal égale la productivité marginale du travail : w=Pmlw=Pml.
Le profit est maximal lorsque le salaire réel égale la productivité marginale du travail : wp=Pml\frac{w}{p}=Pml.
L’égalité entre le salaire réel et la productivité marginale du travail caractérise le profit maximal.
La condition de profit maximal s’écrit wp=Pml\frac{w}{p}=Pml.

La productivité marginale du travail égale le rapport du salaire nominal au niveau des prix au profit maximal. · Le profit est maximal lorsque le salaire réel égale la productivité marginale du travail : $$\frac{w}{p}=Pml$$. · L’égalité entre le salaire réel et la productivité marginale du travail caractérise le profit maximal. · La condition de profit maximal s’écrit $$\frac{w}{p}=Pml$$.

Explication

La maximisation du profit est caractérisée par l’égalité entre le salaire réel et la productivité marginale du travail, soit wp=Pml\frac{w}{p}=Pml. Égaler le salaire nominal à cette productivité ne donne pas la condition indiquée, et cette égalité ne caractérise pas un profit minimal.

18. Pourquoi la demande de travail est-elle décroissante du salaire réel dans le modèle néoclassique ?

Les rendements factoriels décroissants font baisser la productivité marginale quand l’emploi s’accroît.
La productivité marginale du travail augmente lorsque l’emploi augmente.
La productivité marginale du travail diminue lorsque l’emploi augmente.
Les rendements factoriels croissants font diminuer la productivité marginale lorsque l’emploi augmente.
Un salaire réel plus élevé conduit les entreprises à demander moins de travail, car la productivité marginale décroît avec l’emploi.

Les rendements factoriels décroissants font baisser la productivité marginale quand l’emploi s’accroît. · La productivité marginale du travail diminue lorsque l’emploi augmente. · Un salaire réel plus élevé conduit les entreprises à demander moins de travail, car la productivité marginale décroît avec l’emploi.

Explication

Lorsque l’emploi augmente, la productivité marginale du travail diminue en raison des rendements factoriels décroissants, ce qui explique la demande de travail décroissante du salaire réel. Les propositions évoquant une productivité marginale croissante ou des rendements croissants contredisent ce mécanisme.

19. Concernant la théorie du job search :

Elle considère que les employeurs disposent d’une information imparfaite sur les candidats.
Elle étudie les choix rationnels entre les avantages et les coûts d’une offre.
Stigler a analysé cette recherche d’emploi dans un article publié en 1962.
Elle suppose que les offres d’emploi sont connues sans coût par tous les candidats.
Elle analyse la recherche d’emploi dans un contexte d’information imparfaite et coûteuse.

Elle étudie les choix rationnels entre les avantages et les coûts d’une offre. · Stigler a analysé cette recherche d’emploi dans un article publié en 1962. · Elle analyse la recherche d’emploi dans un contexte d’information imparfaite et coûteuse.

Explication

Le job search étudie une recherche sous information imparfaite et coûteuse, ainsi que l’arbitrage rationnel face aux offres. Stigler est associé à cette analyse en 1962 ; l’information transparente caractérise plutôt le modèle concurrentiel classique, et l’affirmation sur l’information des employeurs n’est pas établie ici.

20. Un chômeur hésite entre accepter une offre et prolonger ses démarches :

Le modèle compare l’offre reçue aux coûts d’une formation professionnelle.
La poursuite des recherches réduit les chances d’obtenir un emploi convenable.
Le chômeur met en balance l’acceptation immédiate et le gain attendu de rechercher.
Accepter l’offre permet d’éviter les coûts liés à une recherche prolongée.
Une recherche plus longue peut améliorer les chances de trouver un salaire adapté.

Le chômeur met en balance l’acceptation immédiate et le gain attendu de rechercher. · Accepter l’offre permet d’éviter les coûts liés à une recherche prolongée. · Une recherche plus longue peut améliorer les chances de trouver un salaire adapté.

Explication

L’acceptation immédiate est comparée au gain attendu d’une recherche prolongée, qui peut améliorer les chances d’obtenir un emploi et un salaire convenables, mais entraîne des coûts. La recherche ne réduit donc pas ces chances, et la formation ne constitue pas l’arbitrage décrit.

21. Les effets possibles de l’indemnisation du chômage dans le modèle du job search comprennent :

Elle peut modifier l’arbitrage entre recherche prolongée et acceptation d’une offre.
Elle peut réduire l’incitation à reprendre rapidement un emploi rémunéré.
Elle peut prolonger la durée de recherche d’emploi des chômeurs indemnisés.
Elle peut constituer un facteur de rigidité sur le marché du travail.
Elle peut contribuer au maintien de salaires de réservation à un niveau élevé.

Elle peut modifier l’arbitrage entre recherche prolongée et acceptation d’une offre. · Elle peut réduire l’incitation à reprendre rapidement un emploi rémunéré. · Elle peut prolonger la durée de recherche d’emploi des chômeurs indemnisés. · Elle peut constituer un facteur de rigidité sur le marché du travail. · Elle peut contribuer au maintien de salaires de réservation à un niveau élevé.

Explication

Dans ce modèle, l’indemnisation peut allonger la recherche, maintenir les salaires de réservation à un niveau élevé et constituer un facteur de rigidité. Elle peut également désinciter à la reprise d’emploi et influer sur l’arbitrage entre recherche et acceptation.

22. Au sujet de la théorie du déséquilibre :

Elle a été élaborée au début des années 1980, notamment par Malinvaud et Benassy.
Elle étudie les déséquilibres du marché du travail sans considérer celui des biens.
Elle étudie simultanément les déséquilibres des marchés des biens et du travail.
Elle a été élaborée au début des années 1970, notamment par Malinvaud et Benassy.
Elle vise à intégrer le chômage keynésien dans un cadre néoclassique.

Elle étudie simultanément les déséquilibres des marchés des biens et du travail. · Elle a été élaborée au début des années 1970, notamment par Malinvaud et Benassy. · Elle vise à intégrer le chômage keynésien dans un cadre néoclassique.

Explication

La théorie est associée à Malinvaud, Benassy, Patinkin et Leijonhufvud au début des années 1970. Elle examine conjointement les marchés des biens et du travail afin d’intégrer le chômage keynésien dans un cadre néoclassique ; la date avancée dans le distracteur est erronée.

23. Dans la théorie du déséquilibre, comment s’ajustent les marchés lorsque l’offre et la demande divergent ?

Les prix et les salaires s’ajustent librement pour égaliser l’offre et la demande.
Les prix et les salaires sont considérés comme fixes dans cette théorie.
Le déséquilibre se traduit alors par un ajustement des quantités échangées.
Les échanges sont limités par le côté du marché où la quantité est la plus faible.
Les échanges sont déterminés par le côté long du marché concerné.

Les prix et les salaires sont considérés comme fixes dans cette théorie. · Le déséquilibre se traduit alors par un ajustement des quantités échangées. · Les échanges sont limités par le côté du marché où la quantité est la plus faible.

Explication

Les prix et les salaires étant fixes, l’ajustement des déséquilibres passe par les quantités. Les échanges sont limités par le côté court du marché, et non par le côté long ; l’ajustement libre des prix et salaires ne correspond pas à cette théorie.

24. Concernant le chômage classique, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Il associe un excès d’offre de biens à un excès de demande de travail.
Il associe un excès de demande de biens à un excès d’offre de travail.
Des salaires réels élevés peuvent réduire la rentabilité des entreprises.
La baisse de rentabilité peut limiter l’emploi et la production des entreprises.
Une insuffisance de débouchés caractérise la configuration du chômage classique.

Il associe un excès de demande de biens à un excès d’offre de travail. · Des salaires réels élevés peuvent réduire la rentabilité des entreprises. · La baisse de rentabilité peut limiter l’emploi et la production des entreprises.

Explication

Le chômage classique combine un excès de demande sur le marché des biens et un excès d’offre de travail. Des salaires réels trop élevés peuvent réduire la rentabilité, ce qui limite l’emploi et la production ; l’insuffisance des débouchés caractérise plutôt le chômage keynésien.

25. Selon Gary Becker, le capital humain comprend :

Des capacités productives innées, indépendantes de tout apprentissage ou savoir-faire.
Des connaissances générales ou spécifiques accumulées par l’individu.
Des équipements matériels détenus par l’entreprise pour produire des biens.
Des compétences, des expériences et des savoirs acquis par les personnes.
Des capacités productives acquises par l’accumulation de connaissances et de savoir-faire.

Des connaissances générales ou spécifiques accumulées par l’individu. · Des compétences, des expériences et des savoirs acquis par les personnes. · Des capacités productives acquises par l’accumulation de connaissances et de savoir-faire.

Explication

Pour Becker, le capital humain regroupe des capacités productives acquises, notamment des connaissances, des savoir-faire, des compétences, des expériences et des savoirs. Il ne se réduit pas à des capacités innées ni aux équipements matériels d’une entreprise.

26. Une personne envisage une formation qui lui coûtera du temps et de l’argent :

La formation n’entraîne pas de coût financier pour l’individu.
La formation peut augmenter les revenus futurs de la personne formée.
La formation peut accroître la productivité de la personne formée.
L’individu compare ses coûts aux revenus futurs supplémentaires sans les actualiser.
La formation représente un coût en temps et en argent pour l’individu.

La formation peut augmenter les revenus futurs de la personne formée. · La formation peut accroître la productivité de la personne formée. · La formation représente un coût en temps et en argent pour l’individu.

Explication

La formation coûte du temps et de l’argent, et elle peut accroître la productivité ainsi que les revenus futurs. Elle entraîne donc un coût financier. Avant de se former, un individu rationnel compare ses coûts à la valeur actualisée des revenus futurs supplémentaires ; comparer ces coûts à des revenus non actualisés ne correspond pas à ce calcul.

27. Avant d’entreprendre une formation, un individu rationnel :

Compare le coût de la formation à ses revenus supplémentaires déjà perçus.
Compare le coût de la formation à ses bénéfices économiques futurs attendus.
Prend en compte la valeur actualisée des revenus futurs supplémentaires possibles.
Met en balance les coûts de formation et les gains futurs qu’elle peut procurer.
Évalue les revenus futurs sans les rapporter à leur valeur présente.

Compare le coût de la formation à ses bénéfices économiques futurs attendus. · Prend en compte la valeur actualisée des revenus futurs supplémentaires possibles. · Met en balance les coûts de formation et les gains futurs qu’elle peut procurer.

Explication

L’individu rationnel compare les coûts de formation à la valeur actualisée des revenus futurs supplémentaires qu’elle peut procurer. Il ne s’agit pas de revenus supplémentaires déjà perçus ni d’une évaluation qui ignorerait l’actualisation.

28. Pourquoi les entreprises utilisent-elles le diplôme comme filtre de sélection dans la théorie d’Arrow ?

Arrow est associé à cette théorie du filtre dans un travail publié en 1973.
Le diplôme est utilisé principalement pour fixer la rémunération après l’embauche.
Le diplôme sert de filtre pour sélectionner des candidats à l’embauche.
Elles connaissent précisément la productivité réelle de chaque candidat avant l’embauche.
Elles font face à une information insuffisante sur la productivité réelle des candidats.

Arrow est associé à cette théorie du filtre dans un travail publié en 1973. · Le diplôme sert de filtre pour sélectionner des candidats à l’embauche. · Elles font face à une information insuffisante sur la productivité réelle des candidats.

Explication

La théorie d’Arrow explique que les entreprises utilisent le diplôme comme filtre de sélection parce qu’elles disposent d’informations insuffisantes sur la productivité réelle des candidats. Arrow est associé à cette théorie en 1973 ; elle ne suppose pas une connaissance préalable précise de la productivité.

29. Concernant la théorie du signal :

Un signal communique une information sur soi afin d’aider un récepteur à produire.
Un signal transmet une information sur autrui afin d’aider un récepteur à décider.
Un signal communique une information sur soi afin d’aider un récepteur à décider.
Un signal communique une information sur soi afin d’aider un émetteur à décider.
Un signal communique une information sur soi afin d’empêcher un récepteur de décider.

Un signal communique une information sur soi afin d’aider un récepteur à décider.

Explication

Le signal permet à un individu de se distinguer et aide le récepteur à prendre une décision. Il porte sur l’émetteur, pas sur autrui, et aide le récepteur plutôt que l’émetteur à décider.

30. Quelle analyse de l’éducation supérieure Spence propose-t-il en 1973 ?

Dans son analyse, l’éducation supérieure prouve la compétence du futur employeur au salarié.
Dans son analyse, l’éducation supérieure sert de signal adressé au salarié.
Dans son analyse, l’éducation supérieure prouve la compétence du futur employé à l’employeur.
Dans son analyse, l’éducation supérieure sert de signal adressé à l’employeur.
Dans son analyse, l’éducation supérieure accroît la productivité du futur employé pour l’employeur.

Dans son analyse, l’éducation supérieure prouve la compétence du futur employé à l’employeur. · Dans son analyse, l’éducation supérieure sert de signal adressé à l’employeur.

Explication

Spence présente l’éducation comme un moyen de prouver la compétence du futur employé et de la signaler à l’employeur. Dans cette analyse, elle ne sert pas à accroître la productivité du salarié.

31. À propos du rôle du diplôme sur le marché du travail :

Malgré la dépréciation relative de sa valeur, le diplôme élimine la sélection des candidats.
Malgré la dépréciation relative de sa valeur, le diplôme augmente la productivité du futur employé.
Malgré la dépréciation relative de sa valeur, le diplôme réduit l’incertitude des employeurs.
Malgré la dépréciation relative de sa valeur, le diplôme reste un filtre discriminant.
Malgré la dépréciation relative de sa valeur, le diplôme garantit une productivité élevée.

Malgré la dépréciation relative de sa valeur, le diplôme réduit l’incertitude des employeurs. · Malgré la dépréciation relative de sa valeur, le diplôme reste un filtre discriminant.

Explication

Malgré la dépréciation relative de sa valeur, le diplôme reste un filtre discriminant et réduit l’incertitude des employeurs. Dans l’analyse de Spence, l’éducation supérieure sert à signaler la compétence, sans augmenter la productivité du futur employé.

32. Concernant l’analyse de Samuelson et Solow :

Leur analyse relie les salaires nominaux et l’inflation dans l’économie américaine.
La croissance des salaires devient inflationniste lorsqu’elle dépasse les gains de productivité.
Ils relient la croissance des salaires nominaux à l’inflation.
Leur étude porte sur les États-Unis de 1900 à 1958.
La croissance des salaires devient inflationniste lorsqu’elle reste sous les gains de productivité.

Leur analyse relie les salaires nominaux et l’inflation dans l’économie américaine. · La croissance des salaires devient inflationniste lorsqu’elle dépasse les gains de productivité. · Ils relient la croissance des salaires nominaux à l’inflation. · Leur étude porte sur les États-Unis de 1900 à 1958.

Explication

Samuelson et Solow étudient les États-Unis de 1900 à 1958 et relient la croissance des salaires nominaux à l’inflation. Elle devient inflationniste lorsqu’elle dépasse les gains de productivité, et non lorsqu’elle leur reste inférieure.

33. La courbe de Phillips décrit une relation entre le chômage et :

L’inflation, dans la formulation de Samuelson et Solow.
L’inflation, dans la formulation initiale de Phillips.
La croissance des salaires nominaux, selon une relation croissante et non linéaire.
La croissance des salaires nominaux, selon une relation décroissante et non linéaire.
La croissance des salaires réels, selon une relation décroissante et non linéaire.

L’inflation, dans la formulation de Samuelson et Solow. · La croissance des salaires nominaux, selon une relation décroissante et non linéaire.

Explication

La courbe exprime une relation décroissante et non linéaire entre chômage et croissance des salaires nominaux ; chez Samuelson et Solow, la variable associée est l’inflation. La relation n’est pas croissante, et l’inflation n’est pas la formulation initiale de Phillips.

34. Dans une spirale prix-salaires, quel enchaînement se produit après une baisse du chômage ?

Les nouvelles revendications salariales entraînent une baisse des prix des entreprises.
Les entreprises augmentent leurs prix, ce qui suscite de nouvelles revendications salariales.
La baisse du chômage entraîne une hausse des salaires nominaux, puis une hausse des prix.
Les entreprises réduisent leurs prix, ce qui suscite de nouvelles revendications salariales.
La baisse du chômage entraîne une hausse des salaires réels, puis une hausse des prix.

Les entreprises augmentent leurs prix, ce qui suscite de nouvelles revendications salariales. · La baisse du chômage entraîne une hausse des salaires nominaux, puis une hausse des prix.

Explication

La baisse du chômage précède une hausse des salaires nominaux, puis les entreprises augmentent leurs prix. Cette hausse des prix suscite de nouvelles revendications salariales et une nouvelle hausse des prix, non une baisse.

35. Comment distinguer les rigidités salariales des rigidités de l’emploi ?

Les rigidités de l’emploi limitent la baisse des salaires nominaux à effectif inchangé.
Les rigidités de l’emploi peuvent limiter la réduction du travail par chômage technique.
Les rigidités de l’emploi limitent la réduction de la quantité de travail par licenciement.
Les rigidités salariales limitent la baisse de la quantité de travail à salaire inchangé.
Les rigidités salariales limitent la baisse des salaires à quantité de travail inchangée.

Les rigidités de l’emploi peuvent limiter la réduction du travail par chômage technique. · Les rigidités de l’emploi limitent la réduction de la quantité de travail par licenciement. · Les rigidités salariales limitent la baisse des salaires à quantité de travail inchangée.

Explication

Les rigidités salariales freinent la baisse des salaires sans modifier la quantité de travail, tandis que les rigidités de l’emploi freinent la réduction de cette quantité. Le licenciement et le chômage technique sont des exemples de mécanismes concernés ; la baisse des salaires relève de l’autre catégorie.

36. Quelle conséquence les rigidités du marché du travail ont-elles pour le salaire ?

Les rigidités du marché du travail rendent le salaire égal à la productivité moyenne.
Le salaire varie avec la productivité marginale sans influence des rigidités.
Le salaire n’est pas toujours égal à la productivité marginale du travail.
Le modèle néoclassique suggère une égalité entre salaire et productivité marginale.
Le salaire correspond nécessairement à la productivité marginale du travail.

Le salaire n’est pas toujours égal à la productivité marginale du travail. · Le modèle néoclassique suggère une égalité entre salaire et productivité marginale.

Explication

Les rigidités impliquent que le salaire n’est pas toujours égal à la productivité marginale du travail, contrairement à ce que suggère le modèle néoclassique. Il est donc incorrect d’affirmer une égalité nécessaire ou d’écarter l’influence des rigidités.

37. À propos des effets de la législation de protection de l’emploi (LPE) :

La LPE facilite le retour au travail des chômeurs.
La LPE réduit les flux de licenciements.
La LPE réduit les flux d’embauches.
La LPE protège les salariés en CDI.
La LPE augmente les flux de licenciements et facilite les embauches.

La LPE réduit les flux de licenciements. · La LPE réduit les flux d’embauches. · La LPE protège les salariés en CDI.

Explication

La LPE protège les salariés en CDI et réduit à la fois les flux de licenciements et les flux d’embauches. En réduisant les embauches, elle rend plus difficile le retour au travail des chômeurs, plutôt que de le faciliter.

38. Concernant le modèle WS-PS :

Le modèle WS-PS a été élaboré par Beveridge, dans ses travaux sur les emplois vacants.
Le modèle WS-PS distingue le marché du travail et le marché des biens et services.
Le modèle WS-PS explique le chômage naturel par la fixation des salaires et des prix.
Le modèle WS-PS attribue à Okun l’analyse de la formation du chômage naturel.
Le modèle WS-PS a été élaboré par Layard, Nickell et Jackman en 1991.

Le modèle WS-PS distingue le marché du travail et le marché des biens et services. · Le modèle WS-PS explique le chômage naturel par la fixation des salaires et des prix. · Le modèle WS-PS a été élaboré par Layard, Nickell et Jackman en 1991.

Explication

Le modèle explique le chômage naturel par la détermination des salaires et des prix, sur deux marchés distincts. Il est attribué à Layard, Nickell et Jackman en 1991 ; Beveridge et Okun sont associés à d’autres analyses.

39. Parmi les propositions suivantes concernant la relation PS, laquelle ou lesquelles sont exactes ?

Les entreprises fixent leurs prix selon P=(1+μ)×WP = (1 + \mu) \times W.
Dans cette relation, μ\mu désigne la marge appliquée sur le salaire.
Dans cette relation, WW représente le salaire nominal.
Dans cette relation, WW désigne le salaire réel versé aux travailleurs.
Les entreprises fixent leurs prix selon P=W1+μP = \frac{W}{1 + \mu}.

Les entreprises fixent leurs prix selon $$P = (1 + \mu) \times W$$. · Dans cette relation, $$\mu$$ désigne la marge appliquée sur le salaire. · Dans cette relation, $$W$$ représente le salaire nominal.

Explication

La relation PS donne P=(1+μ)×WP = (1 + \mu) \times W : μ\mu est la marge sur salaire et WW le salaire nominal. L’expression proposée avec une division ne correspond pas à la fixation des prix, et WW n’y désigne pas le salaire réel.

40. Dans le modèle WS-PS, l’équilibre du marché du travail se caractérise par :

Le salaire réel négocié est égal au salaire réel induit par la fixation des prix.
L’équilibre apparaît lorsque le salaire réel négocié dépasse le salaire réel issu des prix.
Le taux de chômage naturel est déterminé à l’intersection des salaires réels WS et PS.
L’équilibre est atteint lorsque le salaire nominal WS égale le salaire nominal PS.
L’intersection des relations WS et PS détermine le taux de chômage naturel.

Le salaire réel négocié est égal au salaire réel induit par la fixation des prix. · Le taux de chômage naturel est déterminé à l’intersection des salaires réels WS et PS. · L’intersection des relations WS et PS détermine le taux de chômage naturel.

Explication

L’équilibre correspond à l’égalité entre le salaire réel négocié et le salaire réel induit par la fixation des prix ; leur intersection détermine le chômage naturel. Il s’agit de salaires réels, non d’une égalité ou d’un dépassement de salaires nominaux.

41. À propos de la courbe de Beveridge :

Elle représente une relation macroéconomique décroissante entre chômage et emplois vacants.
Elle représente une relation croissante entre le taux de chômage et les emplois vacants.
Elle met en relation le taux de chômage uu et le taux d’emplois vacants vv.
Elle est attribuée à Beveridge et date de 1944.
Elle décrit le lien entre deux taux observés sur le marché du travail.

Elle représente une relation macroéconomique décroissante entre chômage et emplois vacants. · Elle met en relation le taux de chômage $$u$$ et le taux d’emplois vacants $$v$$. · Elle est attribuée à Beveridge et date de 1944. · Elle décrit le lien entre deux taux observés sur le marché du travail.

Explication

La courbe de Beveridge, attribuée à Beveridge en 1944, représente la relation décroissante entre les taux de chômage uu et d’emplois vacants vv. Elle ne décrit pas une relation croissante.

42. Un marché du travail connaît d’abord une variation conjoncturelle, puis une évolution de la qualité de l’appariement. Comment les représenter sur la courbe de Beveridge ?

La variation conjoncturelle correspond à un déplacement de la courbe lié à la structure.
L’évolution de la qualité de l’appariement correspond à un déplacement de la courbe.
La variation conjoncturelle correspond à un déplacement le long de la courbe.
Une modification de la qualité de l’appariement se traduit par un mouvement le long de la courbe.
Le déplacement le long de la courbe s’effectue sans changement de la structure d’appariement.

L’évolution de la qualité de l’appariement correspond à un déplacement de la courbe. · La variation conjoncturelle correspond à un déplacement le long de la courbe. · Le déplacement le long de la courbe s’effectue sans changement de la structure d’appariement.

Explication

Une évolution conjoncturelle sans changement de structure entraîne un déplacement le long de la courbe. Une modification de la qualité de l’appariement déplace la courbe elle-même.

43. Concernant la position de la courbe de Beveridge, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Un éloignement de l’origine est associé à un chômage structurel élevé.
Une courbe proche de l’origine signale un appariement plus efficace.
Une courbe éloignée de l’origine caractérise un marché du travail visqueux.
Une courbe proche de l’origine est associée à un chômage structurel élevé.
Une courbe éloignée de l’origine indique un appariement plus efficace.

Un éloignement de l’origine est associé à un chômage structurel élevé. · Une courbe proche de l’origine signale un appariement plus efficace. · Une courbe éloignée de l’origine caractérise un marché du travail visqueux.

Explication

Une courbe proche de l’origine indique une meilleure efficacité de l’appariement. Une courbe éloignée caractérise un marché du travail visqueux et un chômage structurel élevé, non un appariement plus efficace.

44. Quelles sont les propositions exactes au sujet des tensions professionnelles observées en France en 2021 ?

Les tensions atteignent en 2021 leur niveau le plus élevé depuis 2011.
La remontée des tensions conduit à un niveau record depuis 2011.
En 2021, trois métiers sur dix connaissent des tensions fortes ou très fortes.
En 2021, sept métiers sur dix connaissent des tensions fortes ou très fortes.
Les tensions professionnelles en France sont remontées jusqu’à leur plus haut niveau depuis 2011.

Les tensions atteignent en 2021 leur niveau le plus élevé depuis 2011. · La remontée des tensions conduit à un niveau record depuis 2011. · En 2021, sept métiers sur dix connaissent des tensions fortes ou très fortes. · Les tensions professionnelles en France sont remontées jusqu’à leur plus haut niveau depuis 2011.

Explication

En 2021, sept métiers sur dix sont en tension forte ou très forte, après une remontée portant les tensions à leur plus haut niveau depuis 2011. L’estimation de trois métiers sur dix ne correspond pas aux données indiquées.

45. La théorie du déversement de Sauvy décrit :

Un transfert d’emplois entre secteurs d’activité sous l’effet du progrès technique.
Un transfert d’emplois entre secteurs sous l’effet des gains de productivité.
Une théorie attribuée à Okun en 1962 sur croissance et chômage.
Un transfert d’emplois entre entreprises provoqué par la seule évolution démographique.
Une théorie attribuée à Schumpeter en 1942 sur le renouvellement des firmes.

Un transfert d’emplois entre secteurs d’activité sous l’effet du progrès technique. · Un transfert d’emplois entre secteurs sous l’effet des gains de productivité.

Explication

La théorie du déversement de Sauvy décrit le transfert d’emplois d’un secteur à l’autre sous l’effet du progrès technique et des gains de productivité. Schumpeter est associé à la destruction créatrice, tandis qu’Okun étudie le lien entre croissance et chômage.

46. Dans le mécanisme de déversement lié aux gains de productivité agricoles, quelle évolution est attendue ?

La production augmente et les prix agricoles progressent, réduisant le pouvoir d’achat.
La baisse des prix oriente la demande vers les biens agricoles de première nécessité.
La demande accrue dans les secteurs secondaire et tertiaire entraîne des pertes d’emplois.
La demande se réoriente vers les biens supérieurs des secteurs secondaire et tertiaire.
La production augmente et les prix agricoles diminuent, renforçant le pouvoir d’achat.

La demande se réoriente vers les biens supérieurs des secteurs secondaire et tertiaire. · La production augmente et les prix agricoles diminuent, renforçant le pouvoir d’achat.

Explication

Les gains de productivité agricoles accroissent la production et font baisser les prix, ce qui augmente le pouvoir d’achat. La demande se dirige alors vers les biens supérieurs des secteurs secondaire et tertiaire, où des emplois sont créés.

47. Parmi les propositions suivantes concernant la destruction créatrice, lesquelles sont exactes ?

Elle est attribuée à Okun dans son analyse de la croissance et du chômage.
Elle introduit de nouveaux produits qui rendent les anciens obsolètes.
Elle maintient les anciennes firmes en supprimant la création de nouvelles entreprises.
Selon Schumpeter, elle associe croissance économique et progrès technique.
Selon Sauvy, elle décrit le transfert d’emplois entre secteurs sous l’effet productif.

Elle introduit de nouveaux produits qui rendent les anciens obsolètes. · Selon Schumpeter, elle associe croissance économique et progrès technique.

Explication

Schumpeter associe la destruction créatrice à la croissance et au progrès technique : de nouveaux produits apparaissent et rendent les anciens obsolètes. Ce processus peut faire disparaître certaines firmes et en créer de nouvelles ; Sauvy et Okun sont associés à d’autres théories.

48. Quelles propositions décrivent la relation établie par la loi d’Okun ?

Une croissance forte s’accompagne d’une baisse du taux de chômage.
Une croissance faible s’accompagne d’une hausse du taux de chômage.
La loi relie la croissance économique à l’évolution du chômage.
Une croissance faible s’accompagne d’une baisse du taux de chômage.
Une croissance forte s’accompagne d’une hausse du taux de chômage.

Une croissance forte s’accompagne d’une baisse du taux de chômage. · Une croissance faible s’accompagne d’une hausse du taux de chômage. · La loi relie la croissance économique à l’évolution du chômage.

Explication

La loi d’Okun établit un lien entre croissance et chômage : une croissance forte accompagne une baisse du chômage, tandis qu’une croissance faible accompagne une hausse. Les deux associations inverses sont donc incorrectes.

49. Concernant le dualisme du marché du travail :

Piore et Doeringer décrivent deux secteurs aux caractéristiques opposées dans le marché du travail.
Le dualisme oppose les travailleurs qualifiés aux travailleurs non qualifiés dans chaque secteur.
Le dualisme désigne la séparation du marché du travail entre secteurs public et privé.
Piore et Doeringer situent leur analyse du dualisme en 1981.
Cette analyse du dualisme est associée à Piore et Doeringer en 1971.

Piore et Doeringer décrivent deux secteurs aux caractéristiques opposées dans le marché du travail. · Cette analyse du dualisme est associée à Piore et Doeringer en 1971.

Explication

Piore et Doeringer décrivent bien une division entre secteurs primaire et secondaire, et leur analyse date de 1971. Le clivage ne porte pas sur les secteurs public et privé ni simplement sur les niveaux de qualification, et la date de 1981 est incorrecte.

50. Le secteur primaire et le secteur secondaire se distinguent notamment par :

Le secteur primaire associe salaires faibles, forte rotation et perspectives de carrière limitées.
Le secteur primaire offre des salaires supérieurs au salaire concurrentiel et une forte stabilité de l’emploi.
Le secteur secondaire se caractérise par de bonnes conditions de travail et des carrières favorables.
Le secteur secondaire associe généralement faibles salaires et conditions de travail difficiles.
Le secteur primaire offre de meilleures perspectives de carrière que le secteur secondaire.

Le secteur primaire offre des salaires supérieurs au salaire concurrentiel et une forte stabilité de l’emploi. · Le secteur secondaire associe généralement faibles salaires et conditions de travail difficiles. · Le secteur primaire offre de meilleures perspectives de carrière que le secteur secondaire.

Explication

Le secteur primaire combine des salaires supérieurs au niveau concurrentiel, la stabilité et de meilleures perspectives de carrière. Les faibles salaires et les conditions difficiles caractérisent le secteur secondaire, qui connaît aussi une forte rotation ; la première proposition lui attribue à tort ces traits du primaire.

51. À propos du pouvoir de négociation des insiders :

Le pouvoir de négociation des insiders peut conduire à une rémunération supérieure au détriment des outsiders.
Les coûts de rotation réduisent la capacité des insiders à négocier leur rémunération.
Les coûts d’embauche, de formation et de licenciement renforcent le pouvoir de négociation des insiders.
Les insiders obtiennent une rémunération supérieure en raison des coûts de production des biens.
Les coûts de rotation donnent aux outsiders un moyen de négocier des salaires supérieurs.

Le pouvoir de négociation des insiders peut conduire à une rémunération supérieure au détriment des outsiders. · Les coûts d’embauche, de formation et de licenciement renforcent le pouvoir de négociation des insiders.

Explication

Les coûts liés à l’embauche, à la formation et au licenciement rendent le remplacement coûteux et donnent ainsi un levier aux insiders. Ils peuvent négocier une rémunération supérieure aux dépens des outsiders ; les coûts de production et la capacité de négociation des outsiders ne sont pas le mécanisme décrit.

52. Quel effet macroéconomique entraîne une pratique généralisée des salaires d’efficience ?

Elle supprime le chômage involontaire lorsque les entreprises l’adoptent largement.
Elle engendre du chômage involontaire à l’échelle macroéconomique.
Elle conduit à un ajustement instantané des salaires à la productivité marginale.
Elle réduit le chômage involontaire en augmentant la mobilité entre entreprises.
Elle entraîne une hausse automatique de l’emploi dans l’ensemble de l’économie.

Elle engendre du chômage involontaire à l’échelle macroéconomique.

Explication

La généralisation des salaires d’efficience par les entreprises engendre du chômage involontaire à l’échelle macroéconomique. Elle ne garantit pas une hausse de l’emploi ni la disparition du chômage, et l’ajustement instantané des salaires n’est pas l’effet indiqué.

53. Parmi les propositions suivantes concernant le modèle des contrats optimaux, lesquelles sont exactes ?

Le syndicat négocie le salaire tandis que l’entreprise choisit seule le niveau d’emploi.
Le syndicat et l’entreprise négocient simultanément le salaire et l’emploi.
Une hausse du pouvoir syndical augmente à la fois les salaires et l’emploi.
Le modèle des contrats optimaux est associé à Mc Donald et Solow en 1981.
Le modèle distingue la négociation conjointe de celle des droits à gérer.

Le syndicat et l’entreprise négocient simultanément le salaire et l’emploi. · Une hausse du pouvoir syndical augmente à la fois les salaires et l’emploi. · Le modèle des contrats optimaux est associé à Mc Donald et Solow en 1981. · Le modèle distingue la négociation conjointe de celle des droits à gérer.

Explication

Mc Donald et Solow associent en 1981 les contrats optimaux à une négociation simultanée du salaire et de l’emploi ; un pouvoir syndical accru augmente les deux. Le modèle des droits à gérer, lui, confie la fixation de l’emploi à l’entreprise et ne correspond donc pas à la première proposition.

54. Concernant le niveau souhaitable de négociation salariale selon Calmfors et Driffill :

Calmfors et Driffill défendent les négociations de branche à la suite de Bruno et Sachs.
Les négociations décentralisées ignorent les spécificités propres aux entreprises.
Le niveau intermédiaire de branche est jugé plus souhaitable que les deux autres niveaux.
Les négociations centralisées modèrent les revendications en tenant compte des externalités.
Les niveaux centralisé et décentralisé sont jugés souhaitables, contrairement au niveau de branche.

Les négociations centralisées modèrent les revendications en tenant compte des externalités. · Les niveaux centralisé et décentralisé sont jugés souhaitables, contrairement au niveau de branche.

Explication

Calmfors et Driffill, à la suite de Bruno et Sachs, jugent souhaitables les négociations centralisées, qui prennent en compte les externalités, et les négociations décentralisées, attentives aux spécificités des entreprises. Le niveau intermédiaire de branche n’est pas retenu comme souhaitable.

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Quelles activités le travail désigne-t-il comme facteur de production ?

Toute activité humaine contribuant à concevoir ou produire un bien ou un service.

Que désigne l’emploi, par opposition au travail ?

Le contrat passé entre le travailleur et l’employeur.

Que mesure le salaire réel ?

La quantité de biens qu’un salaire donné permet d’acquérir.

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