QCM : Création et formes juridiques d’entreprise (33 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle obligation générale s’applique à toute personne qui exerce une activité commerciale en tant que commerçant ?

Constituer une société dotée d’une personnalité juridique
Posséder une autorisation d’établissement
Détenir un diplôme de l’enseignement supérieur
Désigner plusieurs personnes comme dirigeants

Posséder une autorisation d’établissement

Explication

Tout commerçant doit posséder une autorisation d’établissement pour exercer son activité. La constitution d’une société est une forme juridique possible, mais elle ne remplace pas cette obligation.

2. Quel organisme délivre l’autorisation d’établissement qui permet d’exercer officiellement l’activité autorisée ?

Le Ministère du Travail – Direction générale de l’emploi
La Chambre de commerce – Service des entreprises nouvelles
L’administration communale – Service du commerce local
Le Ministère de l’Économie – Direction générale des classes moyennes

Le Ministère de l’Économie – Direction générale des classes moyennes

Explication

L’autorisation est délivrée par le Ministère de l’Économie – Direction générale des classes moyennes, et elle permet d’exercer officiellement l’activité autorisée. La Chambre de commerce peut accompagner les entreprises, mais elle n’est pas l’organisme indiqué pour délivrer cette autorisation.

3. Quelles conditions un demandeur doit-il réunir pour obtenir une autorisation d’établissement ?

Disposer d’un établissement approprié, avoir la qualification requise et être professionnellement honorable
Avoir la qualification requise, constituer une société et posséder un capital de départ
Disposer d’un établissement approprié, employer une équipe et être financièrement indépendant
Être professionnellement honorable, résider au Luxembourg et détenir un diplôme supérieur

Disposer d’un établissement approprié, avoir la qualification requise et être professionnellement honorable

Explication

L’obtention de l’autorisation requiert un établissement approprié, la qualification professionnelle nécessaire et l’honorabilité professionnelle. La résidence au Luxembourg et la détention d’un diplôme supérieur ne remplacent pas ces trois conditions générales.

4. Une entreprise désigne un dirigeant qualifié et professionnellement honorable, mais celui-ci ne participe pas à la gestion quotidienne et vient rarement dans l’entreprise. Quelle condition fait défaut ?

Le dirigeant doit intervenir lors des décisions importantes et se rendre dans l’entreprise chaque mois
Le dirigeant doit posséder la majorité du capital et participer aux opérations commerciales
Le dirigeant doit confier la gestion quotidienne à un associé et superviser les comptes à distance
Le dirigeant doit gérer réellement et en permanence l’entreprise et y être régulièrement présent

Le dirigeant doit gérer réellement et en permanence l’entreprise et y être régulièrement présent

Explication

Le dirigeant doit assurer réellement et en permanence la gestion quotidienne de l’entreprise et y être régulièrement présent. La seule participation aux décisions importantes ne suffit pas à satisfaire cette exigence de gestion effective.

5. Quel ensemble de conditions concerne l’organisation matérielle et administrative de l’entreprise au Luxembourg ?

Avoir son centre administratif au Luxembourg, disposer d’équipements adaptés et rendre accessibles les documents administratifs
Avoir son siège commercial au Luxembourg, employer un comptable et transmettre les documents administratifs une fois par an
Avoir son centre administratif au Luxembourg, disposer d’équipements standards et communiquer les comptes sur demande annuelle
Disposer d’un centre administratif dans l’Union européenne, louer des locaux et conserver les comptes chez un prestataire

Avoir son centre administratif au Luxembourg, disposer d’équipements adaptés et rendre accessibles les documents administratifs

Explication

L’entreprise doit avoir son centre administratif au Grand-Duché, posséder du matériel adapté à son activité et rendre ses documents accessibles à tout moment. Une transmission annuelle des comptes ne répond pas à cette exigence d’accessibilité permanente.

6. Quelle qualification permet d’exercer un métier de la liste A sans devoir justifier de six années de pratique après la formation ?

Un brevet de maîtrise dans la branche ou un diplôme de formation équivalente
Un DAP dans la branche accompagné de trois années de pratique professionnelle
Une expérience professionnelle dans l’activité accompagnée de connaissances en gestion
Un diplôme de gestion d’entreprise accompagné de six années de pratique professionnelle

Un brevet de maîtrise dans la branche ou un diplôme de formation équivalente

Explication

Pour un métier de la liste A, le brevet de maîtrise dans la branche ou un diplôme de formation équivalente constitue une voie de qualification. Le DAP est une autre voie, mais il doit être accompagné de six années de pratique dans une fonction dirigeante liée à l’activité.

7. Une personne souhaite exercer un métier de la liste B et ne possède pas de DAP ni de diplôme équivalent. Quelle autre voie peut-elle utiliser ?

Posséder un brevet de maîtrise dans la branche et réussir un examen d’accès à la profession
Justifier de trois années de pratique dans l’activité et obtenir une autorisation d’établissement distincte
Justifier de trois années de pratique dans l’activité et posséder des connaissances en gestion d’entreprise
Justifier de six années de pratique dans une fonction dirigeante et posséder un diplôme de gestion

Justifier de trois années de pratique dans l’activité et posséder des connaissances en gestion d’entreprise

Explication

Pour la liste B, trois années de pratique professionnelle dans l’activité, accompagnées de connaissances en gestion d’entreprise, constituent une voie possible. Les six années de pratique en fonction dirigeante correspondent à une voie de qualification pour les métiers de la liste A.

8. Quelle exigence de qualification professionnelle s’applique aux métiers de la liste C ?

Trois années de pratique professionnelle sont exigées pour exercer ces métiers
Un diplôme équivalent à un DAP est exigé pour exercer ces métiers
Un brevet de maîtrise dans la branche est exigé pour exercer ces métiers
Aucune qualification professionnelle n’est exigée pour exercer ces métiers

Aucune qualification professionnelle n’est exigée pour exercer ces métiers

Explication

Les métiers de la liste C ne requièrent aucune qualification professionnelle. L’exigence d’un diplôme équivalent à un DAP relève notamment d’une voie prévue pour les métiers de la liste B.

9. Une personne veut entreprendre seule plutôt qu’avec des associés. Quelle forme peut-elle choisir ?

Constituer un partenariat avec un autre entrepreneur
Créer une entreprise individuelle
Constituer une société avec plusieurs associés
Créer une société en faisant appel à des investisseurs

Créer une entreprise individuelle

Explication

Un entrepreneur peut exercer seul en créant une entreprise individuelle, tandis qu’une société permet d’entreprendre avec d’autres personnes. Un partenariat avec un autre entrepreneur correspondrait à une démarche impliquant d’autres personnes.

10. Quelle caractéristique juridique distingue l’entreprise individuelle d’une société dotée de la personnalité morale ?

Elle appartient à une personne physique et n’a pas de personnalité juridique distincte de celle de l’entrepreneur
Elle appartient à une personne physique et possède une personnalité juridique séparée de celle de l’entrepreneur
Elle appartient à une personne morale et possède une personnalité juridique séparée de celle du dirigeant
Elle appartient à plusieurs personnes physiques et n’a pas de personnalité juridique distincte

Elle appartient à une personne physique et n’a pas de personnalité juridique distincte de celle de l’entrepreneur

Explication

L’entreprise individuelle appartient à une seule personne physique et ne possède pas de personnalité juridique distincte de celle de l’entrepreneur. Une société dotée de la personnalité morale se distingue précisément par sa personnalité juridique propre.

11. Un entrepreneur individuel ne peut pas régler une dette professionnelle avec les seuls biens de l’entreprise. Quelle conséquence peut découler de sa responsabilité illimitée ?

Il peut perdre son investissement, tandis que ses biens personnels restent protégés
Il peut transférer la dette à une personne morale juridiquement distincte
Il peut demander à ses associés de répartir la dette entre leurs patrimoines
Il peut devoir utiliser son patrimoine personnel pour payer la dette professionnelle

Il peut devoir utiliser son patrimoine personnel pour payer la dette professionnelle

Explication

La responsabilité illimitée peut obliger l’entrepreneur à utiliser son patrimoine personnel pour payer les dettes professionnelles. La limitation du risque aux apports correspond à un autre régime de responsabilité, et non à la responsabilité illimitée.

12. Comment les bénéfices d’une entreprise individuelle sont-ils imposés ?

Ils sont imposés au nom d’une personne morale, notamment à l’impôt sur les sociétés
Ils sont imposés au nom des salariés, notamment à l’impôt sur le revenu
Ils sont imposés directement dans le chef de l’entrepreneur, notamment au titre de l’IRPP
Ils sont imposés au nom d’un associé principal, notamment à l’impôt sur les sociétés

Ils sont imposés directement dans le chef de l’entrepreneur, notamment au titre de l’IRPP

Explication

Les bénéfices de l’entreprise individuelle sont imposés directement dans le chef de l’entrepreneur, notamment à l’impôt sur le revenu des personnes physiques. L’imposition au nom d’une personne morale ne décrit pas le régime indiqué pour l’entreprise individuelle.

13. Quel est le rôle du régime matrimonial lorsqu’un époux crée une entreprise ?

Déterminer le montant des impôts professionnels et les modalités de rémunération du dirigeant
Régir les contrats commerciaux de l’entreprise et fixer les droits de ses créanciers
Fixer la forme juridique de l’entreprise et répartir les fonctions entre les associés
Déterminer la propriété des biens et des dettes et influencer les conséquences financières d’une faillite

Déterminer la propriété des biens et des dettes et influencer les conséquences financières d’une faillite

Explication

Le régime matrimonial précise à qui appartiennent les biens et les dettes des époux, ce qui peut compter en cas de faillite de l’entreprise. Il ne détermine pas la forme juridique de celle-ci, qui relève d’un choix distinct.

14. Quel régime matrimonial s’applique normalement lorsqu’aucun contrat de mariage particulier n’a été conclu ?

La séparation des biens
La communauté légale
La communauté universelle
L’indivision conventionnelle

La communauté légale

Explication

En l’absence de contrat de mariage particulier, le régime normalement applicable est la communauté légale. La communauté universelle dépend, elle, des dispositions prévues dans un contrat de mariage.

15. Dans la communauté légale, quelle distinction permet de caractériser les biens des époux ?

Les biens propres appartiennent à un époux, tandis que les biens communs appartiennent aux deux
Les biens propres appartiennent aux deux époux, tandis que les biens communs reviennent à un seul
Les biens propres sont administrés par un tiers, tandis que les biens communs appartiennent aux créanciers
Les biens propres sont des dettes, tandis que les biens communs sont des revenus professionnels

Les biens propres appartiennent à un époux, tandis que les biens communs appartiennent aux deux

Explication

La communauté légale distingue les biens propres, qui appartiennent à un seul époux, des biens communs, qui appartiennent aux deux. La communauté ne transforme donc pas les biens propres en biens appartenant conjointement aux époux.

16. Deux époux mariés sous le régime de la séparation des biens contractent chacun une dette personnelle : quelle règle s’applique en principe ?

Les biens restent séparés, mais les dettes deviennent communes
Chacun conserve son patrimoine et répond de ses propres dettes
Les patrimoines sont réunis et chacun répond des dettes de l’autre
Le patrimoine de l’époux le plus solvable garantit les dettes des deux

Chacun conserve son patrimoine et répond de ses propres dettes

Explication

Sous la séparation des biens, chaque époux conserve et gère son patrimoine personnel et reste en principe responsable de ses propres dettes. Le fait d’être mariés ne rend donc pas automatiquement leurs dettes communes.

17. Que signifie la personnalité morale d’une société commerciale ?

La société et ses associés forment une seule personne juridique
Les associés sont dispensés de respecter les règles applicables aux contrats
La société obtient automatiquement une responsabilité limitée pour ses associés
La société possède une existence juridique distincte de celle de ses associés

La société possède une existence juridique distincte de celle de ses associés

Explication

La personnalité morale donne à la société une existence juridique distincte de celle de ses associés. Une entreprise individuelle, contrairement à une société dotée de cette personnalité, ne constitue pas une personne morale distincte de son exploitant.

18. Une société commerciale dotée de la personnalité morale signe un contrat en son nom : quelle conséquence est cohérente avec ce statut ?

Le contrat doit être signé par chaque associé en son nom personnel
Le contrat engage nécessairement le patrimoine privé de tous les associés
La société peut contracter, mais ne peut ni posséder de biens ni agir en justice
Elle peut contracter en son nom et disposer d’un patrimoine et d’un siège social propres

Elle peut contracter en son nom et disposer d’un patrimoine et d’un siège social propres

Explication

Une société ayant la personnalité morale peut conclure des contrats et possède notamment son propre patrimoine et son siège social. Ses contrats n’ont donc pas nécessairement à être conclus par chaque associé en son nom personnel.

19. Quelles conditions sont nécessaires à la validité d’un contrat de société ?

La capacité juridique des associés, un siège social, une immatriculation et une cause commerciale
Un objet licite, une cause licite, un bénéfice garanti et une responsabilité limitée
Le consentement unanime des associés, un capital minimal, un objet commercial et une durée déterminée
Le consentement libre des associés, leur capacité juridique, un objet licite et une cause licite

Le consentement libre des associés, leur capacité juridique, un objet licite et une cause licite

Explication

La validité du contrat de société repose sur le consentement libre des associés, leur capacité juridique, ainsi qu’un objet et une cause licites. Un capital minimal ou un bénéfice garanti ne fait pas partie des conditions énoncées.

20. Quelle différence caractérise les sociétés de personnes par rapport aux sociétés de capitaux ?

Les sociétés de personnes et les sociétés de capitaux distinguent leurs membres selon leur domicile plutôt que selon leur rôle ou leur investissement
Les sociétés de personnes limitent en principe la responsabilité aux apports, tandis que les sociétés de capitaux engagent personnellement tous les actionnaires
Les sociétés de personnes mettent l’accent sur les associés, tandis que les sociétés de capitaux valorisent l’investissement et limitent en principe la responsabilité aux apports
Les sociétés de personnes mettent l’accent sur le capital, tandis que les sociétés de capitaux reposent sur le rôle personnel des associés

Les sociétés de personnes mettent l’accent sur les associés, tandis que les sociétés de capitaux valorisent l’investissement et limitent en principe la responsabilité aux apports

Explication

Dans les sociétés de personnes, le rôle des associés est essentiel, alors que les sociétés de capitaux accordent une place importante au capital investi et limitent en principe la responsabilité des actionnaires à leurs apports. L’idée d’une responsabilité limitée caractérise donc plutôt les sociétés de capitaux.

21. Un associé investit dans une SARL sans signer de garantie personnelle : à quoi s’expose-t-il normalement au titre des dettes sociales ?

À la prise en charge des dettes des autres associés selon leur part de capital
Principalement à la perte de la somme investie dans la société
Au remboursement des dettes sociales dans la limite de ses revenus annuels
Au remboursement de toutes les dettes sociales sur ses biens personnels

Principalement à la perte de la somme investie dans la société

Explication

Dans une SARL, la responsabilité des associés est normalement limitée à leurs apports, de sorte qu’ils risquent principalement de perdre leur investissement. Le remboursement personnel d’une dette peut toutefois découler d’un engagement distinct, comme une caution.

22. Le gérant d’une SARL signe une caution personnelle pour garantir un emprunt ; la société cesse ensuite de payer. Quelle conséquence peut en découler ?

La caution transfère automatiquement la dette aux autres associés de la société
La société perd sa personnalité morale dès qu’elle ne rembourse plus l’emprunt
Le gérant ne peut être tenu de payer, car la responsabilité des associés est limitée aux apports
Le gérant peut devoir rembourser la dette personnellement selon les conditions de la caution

Le gérant peut devoir rembourser la dette personnellement selon les conditions de la caution

Explication

La caution personnelle constitue un engagement distinct de la responsabilité normalement limitée dans une SARL et peut obliger son signataire à rembourser si la société ne paie pas. La protection liée aux apports ne neutralise donc pas les obligations issues de cette garantie.

23. Qu’est-ce qui distingue principalement une SARLU d’une SARL classique ?

La SARLU repose sur une responsabilité illimitée, tandis que la SARL classique limite les apports
La SARLU ne comprend qu’un seul associé et fonctionne selon les principes de la SARL
La SARLU est une société de capitaux, tandis que la SARL classique est une entreprise individuelle
La SARLU comprend plusieurs associés, tandis que la SARL classique n’en comprend qu’un

La SARLU ne comprend qu’un seul associé et fonctionne selon les principes de la SARL

Explication

La SARLU est une société à responsabilité limitée unipersonnelle : elle comprend un seul associé tout en fonctionnant selon les principes de la SARL. Une SARL classique n’est pas la forme unipersonnelle décrite par cette définition.

24. Comment sont prises les décisions dans une SARL classique et dans une SARLU ?

Dans la SARL classique, les décisions sont prises en assemblée générale ; dans la SARLU, l’associé unique décide et consigne ses décisions dans un procès-verbal
Dans les deux formes, les décisions sont prises en assemblée générale réunissant plusieurs associés
Dans la SARL classique, le gérant décide seul ; dans la SARLU, les décisions sont prises en assemblée générale
Dans la SARL classique, chaque associé rédige seul un procès-verbal ; dans la SARLU, le gérant décide sans consignation

Dans la SARL classique, les décisions sont prises en assemblée générale ; dans la SARLU, l’associé unique décide et consigne ses décisions dans un procès-verbal

Explication

Les décisions d’une SARL classique sont prises en assemblée générale, tandis que l’associé unique d’une SARLU décide lui-même et consigne ses décisions dans un procès-verbal. L’associé unique n’a donc pas besoin d’une assemblée réunissant plusieurs associés.

25. Dans une SA, comment le capital et les propriétaires sont-ils caractérisés ?

Le capital est divisé en actions et les propriétaires sont appelés actionnaires.
Le capital est divisé en parts sociales et les propriétaires sont appelés associés.
Le capital est constitué de créances et les propriétaires sont appelés créanciers.
Le capital est divisé en obligations et les propriétaires sont appelés obligataires.

Le capital est divisé en actions et les propriétaires sont appelés actionnaires.

Explication

La SA est une société de capitaux dont le capital est divisé en actions détenues par des actionnaires. La réponse évoquant des parts sociales décrit une autre forme de société.

26. Quel capital social minimum est requis pour constituer une SA ?

30 000 €
12 000 €
25 000 €
50 000 €

30 000 €

Explication

Le capital social minimum d’une SA est fixé à 30 000 €. Un montant de 50 000 € ne correspond pas au seuil indiqué pour cette forme juridique.

27. Lors de la constitution d’une SA, quelle part minimale du capital doit être libérée ?

Un quart du capital.
Les trois quarts du capital.
La totalité du capital.
La moitié du capital.

Un quart du capital.

Explication

Au moins un quart du capital d’une SA doit être libéré lors de sa constitution. La libération de la moitié constitue une proportion supérieure au minimum exigé.

28. Deux entrepreneurs souhaitent une société de capitaux dont le fonctionnement peut être organisé avec souplesse dans les statuts ; quelle forme correspond à ce choix ?

La société anonyme.
La société par actions simplifiée.
La société en nom collectif.
L’entreprise individuelle.

La société par actions simplifiée.

Explication

La SAS est une société de capitaux dont les statuts permettent d’organiser le fonctionnement avec une certaine souplesse. La SA est également une société de capitaux, mais cette caractéristique de souplesse statutaire est celle associée à la SAS.

29. Quelle distinction caractérise la transparence et l’opacité fiscales ?

Dans les deux régimes, la société paie elle-même l’impôt sur les bénéfices réalisés.
En transparence, les associés sont imposés directement sur les bénéfices ; en opacité, la société paie elle-même l’impôt sur ses bénéfices.
Dans les deux régimes, les associés paient directement l’impôt sur les bénéfices de la société.
En transparence, la société paie l’impôt sur ses bénéfices ; en opacité, les associés sont imposés directement sur ces bénéfices.

En transparence, les associés sont imposés directement sur les bénéfices ; en opacité, la société paie elle-même l’impôt sur ses bénéfices.

Explication

La transparence fiscale impose directement les bénéfices auprès des associés, tandis que sous l’opacité fiscale la société acquitte l’impôt sur ses bénéfices. L’option qui inverse ces deux mécanismes confond les régimes.

30. Quels impôts concernent notamment les bénéfices d’une entreprise individuelle ou d’une société de personnes ?

L’IRC et l’ICC.
L’IRPP et l’ICC.
L’IRC et la retenue à la source sur les dividendes.
L’IRPP et la contribution au fonds pour l’emploi.

L’IRPP et l’ICC.

Explication

Les bénéfices des entreprises individuelles et des sociétés de personnes sont notamment soumis à l’IRPP et à l’ICC. L’IRC est notamment associé à l’imposition des bénéfices des sociétés de capitaux.

31. Quel ensemble d’impositions s’applique notamment aux bénéfices d’une société de capitaux ?

L’IRC, l’ICC et une contribution au fonds pour l’emploi majorant l’IRC de 7 %.
L’IRPP, l’ICC et une contribution au fonds pour l’emploi majorant l’IRPP de 7 %.
L’IRC, l’IRPP et une contribution au fonds pour l’emploi majorant l’IRC de 15 %.
L’IRPP, l’ICC et une retenue à la source majorant l’ICC de 7 %.

L’IRC, l’ICC et une contribution au fonds pour l’emploi majorant l’IRC de 7 %.

Explication

Les bénéfices des sociétés de capitaux sont notamment soumis à l’IRC, à l’ICC et à une contribution au fonds pour l’emploi égale à une majoration de 7 % de l’IRC. L’IRPP concerne notamment les bénéfices des entreprises individuelles et des sociétés de personnes.

32. Comment peut se produire une double imposition des bénéfices d’une société de capitaux ?

La société est imposée sur ses bénéfices, puis l’actionnaire peut être imposé sur les dividendes reçus.
La société paie une retenue sur les dividendes, puis l’actionnaire est imposé sur le capital apporté.
L’actionnaire est imposé sur les bénéfices, puis la société est imposée sur les dividendes versés.
La société et l’actionnaire sont imposés uniquement sur les bénéfices avant leur distribution.

La société est imposée sur ses bénéfices, puis l’actionnaire peut être imposé sur les dividendes reçus.

Explication

Une première imposition peut frapper les bénéfices au niveau de la société, puis une seconde concerner l’actionnaire qui reçoit des dividendes. L’imposition des dividendes par la société ne décrit pas ce mécanisme.

33. Une créatrice compare plusieurs formes juridiques avant de lancer son activité ; quels éléments doit-elle notamment prendre en compte ?

Les moyens financiers, la notoriété, les fournisseurs, les modes de publicité et les délais de commercialisation.
Les compétences disponibles, la rémunération des salariés, les équipements, les prix de vente et la politique d’investissement.
Les moyens financiers, les compétences disponibles, la fiscalité, le statut social des dirigeants et les responsabilités encourues.
Le secteur d’activité, le nombre de clients, la localisation, la stratégie commerciale et les perspectives d’exportation.

Les moyens financiers, les compétences disponibles, la fiscalité, le statut social des dirigeants et les responsabilités encourues.

Explication

Le choix juridique doit notamment tenir compte des moyens financiers nécessaires, des compétences disponibles, de la fiscalité, du statut social des dirigeants et des responsabilités encourues. Des facteurs commerciaux comme la publicité ou les perspectives d’exportation ne remplacent pas ces critères.

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Qu’est-ce qu’un commerçant ?

Une personne qui exerce des actes de commerce à titre de profession habituelle.

Que doit posséder tout commerçant ?

Une autorisation d’établissement.

Quelle autorité délivre l’autorisation d’établissement ?

Le Ministère de l’Économie – Direction générale des classes moyennes.

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