QCM : Introduction à la fiscalité des entreprises — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans une entreprise individuelle, quelle affirmation décrit le mieux le principe d’unicité du patrimoine légal ?

L’entreprise individuelle possède une personnalité morale distincte
Les biens professionnels sont toujours imposés séparément des biens privés
L’entrepreneur dispose d’un seul patrimoine, sauf exceptions prévues par la loi
Le patrimoine professionnel est automatiquement séparé du patrimoine privé

L’entrepreneur dispose d’un seul patrimoine, sauf exceptions prévues par la loi

Explication

En entreprise individuelle, il n’existe pas de séparation juridique automatique entre patrimoine privé et patrimoine d’activité. La distinction dépend donc des règles d’affectation prévues par la loi.

2. Pour qualifier une activité de professionnelle au sens fiscal, quel critère est déterminant ?

L’inscription de l’activité au registre du commerce
La perception régulière de revenus issus du patrimoine
La seule détention de biens affectés à l’activité
Une participation personnelle, directe et continue à titre professionnel

Une participation personnelle, directe et continue à titre professionnel

Explication

L’activité professionnelle suppose des actes nécessaires accomplis par une participation personnelle, directe et continue. La simple détention de biens ou la perception de revenus ne suffit pas.

3. Quel est le rôle principal des retraitements extra-comptables dans le calcul du bénéfice imposable ?

Évaluer la valeur de marché des immobilisations
Remplacer le compte de résultat par le bilan
Corriger le résultat comptable pour obtenir le résultat fiscal
Constater uniquement les produits encaissés

Corriger le résultat comptable pour obtenir le résultat fiscal

Explication

Les retraitements extra-comptables ajustent le résultat comptable afin de déterminer l’assiette du résultat fiscal. Ils servent donc à passer du résultat comptable au bénéfice imposable.

4. Que prévoit le traitement fiscal lorsqu’un produit est issu de l’activité professionnelle mais que le bien correspondant n’a pas été inscrit à l’actif ?

Le produit n’est pas retenu fiscalement
Le produit est imposé seulement à l’encaissement
Le produit est retenu fiscalement au titre de l’article 155 II
Le produit est automatiquement neutralisé par une provision

Le produit n’est pas retenu fiscalement

Explication

Le cours indique qu’un produit lié à l’activité, mais rattaché à un bien non inscrit à l’actif, n’est pas retenu fiscalement. L’article 155 II ne permet pas ici de réintégrer l’actif omis.

5. Quel principe résume le caractère différentiel du bénéfice imposable ?

Le bénéfice imposable dépend uniquement du chiffre d’affaires encaissé
Le bénéfice imposable résulte de la différence entre actif et passif
Le bénéfice imposable correspond à l’excédent des produits sur les charges déductibles
Le bénéfice imposable est fixé par la valeur nette comptable des actifs

Le bénéfice imposable correspond à l’excédent des produits sur les charges déductibles

Explication

Le bénéfice imposable est un excédent calculé à partir des produits diminués des dépenses admises en déduction. Une charge non utile à l’obtention du résultat imposable n’est donc pas déductible.

6. Une indemnité qui compense des pénalités fiscales non déductibles doit-elle être imposée ?

Non, car elle répare une charge qui n’est pas déductible
Oui, car toute indemnité reçue est imposable
Non, mais uniquement si elle est inférieure au montant des pénalités
Oui, mais seulement si elle est versée par un tiers

Non, car elle répare une charge qui n’est pas déductible

Explication

Lorsqu’une somme répare une dépense que le droit fiscal refuse en déduction, elle n’a pas vocation à être imposée. C’est précisément le cas des pénalités fiscales non déductibles.

7. Dans la comptabilité d’engagement, à quel moment rattache-t-on en principe un produit ?

À la date d’émission de la facture uniquement
À la livraison ou à l’achèvement de la prestation
Au moment où le produit est encaissé
À la date de paiement du client

À la livraison ou à l’achèvement de la prestation

Explication

La comptabilité d’engagement rattache les produits et charges à l’exécution de l’opération, et non à l’encaissement ou au paiement. Le rattachement repose donc sur la livraison ou l’achèvement.

8. Comment est traité fiscalement un écart de change négatif constaté à la clôture ?

Il est ignoré car seuls les flux encaissés comptent
Il est immédiatement compensé par le résultat exceptionnel
Il est rattaché seulement à l’exercice suivant
Il conduit à un ajustement par provision à la clôture

Il conduit à un ajustement par provision à la clôture

Explication

Le mécanisme décrit au cours prévoit un ajustement à la clôture pour tenir compte de la perte de change. L’idée est de constater l’écart à la date de clôture, notamment par une provision.

9. Quelle condition est nécessaire pour appliquer la méthode à l’avancement à un contrat à long terme ?

L’entreprise doit attendre l’encaissement final du prix
Le client doit accepter l’exécution en cours et le coût total doit pouvoir être estimé fiablement
Le contrat doit être terminé avant la clôture
Le contrat doit porter sur une prestation répétitive et standardisée

Le client doit accepter l’exécution en cours et le coût total doit pouvoir être estimé fiablement

Explication

Le régime à l’avancement suppose notamment que le client accepte l’exécution en cours et que l’entreprise puisse estimer de façon fiable le coût total. Sans ces éléments, le rattachement progressif des résultats n’est pas justifié.

10. Dans un contrat à long terme anticipé déficitaire, quelle méthode est retenue selon le principe de prudence ?

La méthode à l’achèvement avec constitution d’une provision pour risque
La reconnaissance immédiate de l’intégralité du bénéfice attendu
La méthode à l’avancement avec surévaluation des produits
L’étalement des charges sans rattachement des produits

La méthode à l’achèvement avec constitution d’une provision pour risque

Explication

Lorsque le contrat est anticipé déficitaire, le cours indique que la méthode à l’achèvement est retenue, avec une provision pour risque. Cette solution traduit le principe de prudence.

11. À quel moment une subvention de fonctionnement est-elle comptabilisée ?

Uniquement lorsque l’aide finance une immobilisation
Dès que son attribution est certaine dans son principe et que son montant est déterminé
À la fin de la durée d’amortissement de l’entreprise
Au moment où l’entreprise encaisse effectivement les fonds

Dès que son attribution est certaine dans son principe et que son montant est déterminé

Explication

Une subvention de fonctionnement est rattachée dès que son attribution est certaine et que son montant est déterminable, sans attendre l’encaissement. L’encaissement n’est donc pas le critère retenu.

12. Comment est imposée une subvention d’équipement lorsqu’elle finance une immobilisation amortissable ?

Sur une durée fixe de dix ans dans tous les cas
En totalité dès la décision d’attribution
Seulement au moment de la cession de l’immobilisation
Selon le rythme de l’amortissement de l’immobilisation financée

Selon le rythme de l’amortissement de l’immobilisation financée

Explication

La subvention d’équipement suit le traitement fiscal de l’immobilisation financée et est imposée au rythme de son amortissement si le bien est amortissable. Elle n’est donc pas imposée intégralement dès l’attribution.

13. Dans le mécanisme du caractère différentiel du bénéfice imposable, quand un produit reçu devient-il imposable ?

Lorsqu’il compense une charge non déductible
Lorsqu’il compense une dépense elle-même déductible fiscalement
Uniquement s’il provient d’une vente de stock
Dès qu’il est encaissé, quel que soit son objet

Lorsqu’il compense une dépense elle-même déductible fiscalement

Explication

Le bénéfice imposable est différentiel : un produit est imposable s’il vient compenser une dépense qui était déductible. À l’inverse, la compensation d’une charge non déductible n’a pas à être imposée.

14. Quelle situation correspond à une indemnité qui n’a pas à être imposée ?

Une indemnité versée pour augmenter le résultat commercial
Une indemnité qui rembourse une charge déductible
Une indemnité qui répare des pénalités fiscales non déductibles
Une indemnité liée à une vente de marchandises

Une indemnité qui répare des pénalités fiscales non déductibles

Explication

Lorsqu’une indemnité répare une charge non déductible, comme des pénalités fiscales, elle n’est pas imposable. Elle ne fait que compenser une dépense que le droit fiscal refuse en déduction.

15. Quelle dépense relève de la non-déductibilité au titre des sanctions pécuniaires ?

Une charge engagée pour les besoins de l’exploitation
Une perte due à un détournement commis par un tiers
Un dommage-intérêt versé pour réparer un préjudice
Une amende ou pénalité infligée pour violation d’une obligation légale

Une amende ou pénalité infligée pour violation d’une obligation légale

Explication

Les amendes, sanctions pécuniaires et pénalités de toute nature ne sont pas déductibles en vertu de l’article 39, 2 du CGI. Les dommages-intérêts obéissent en principe à un autre régime.

16. Comment sont traités, en principe, les dommages-intérêts versés par une entreprise ?

Ils sont en principe déductibles, même après une infraction pénale
Ils ne sont déductibles que s’ils proviennent d’un contrat commercial
Ils sont déductibles seulement s’ils ont été imposés par une administration
Ils sont toujours assimilés à une sanction pécuniaire

Ils sont en principe déductibles, même après une infraction pénale

Explication

Les dommages-intérêts restent en principe déductibles, y compris lorsqu’ils font suite à une infraction pénale. Ils ne sont pas confondus avec une amende ou une sanction pécuniaire au sens de l’article 39, 2.

17. Quel est le principe de calcul de l’amortissement linéaire ?

Répartir la perte de valeur de façon égale sur la durée normale d’utilisation
Constater la totalité de la perte de valeur dès la première année
Appliquer une charge plus forte au début puis décroissante
Amortir uniquement à la revente du bien

Répartir la perte de valeur de façon égale sur la durée normale d’utilisation

Explication

L’amortissement linéaire répartit chaque année la perte de valeur de l’actif de manière égale sur sa durée normale d’utilisation. Il se distingue ainsi du dégressif, qui accélère l’amortissement au début.

18. Dans quel cas l’amortissement dégressif peut-il être pratiqué ?

Pour des biens neufs relevant des catégories prévues par le régime
Pour n’importe quel bien déjà utilisé
Pour tout actif, même sans texte spécifique
Pour des biens somptuaires sans restriction

Pour des biens neufs relevant des catégories prévues par le régime

Explication

L’amortissement dégressif n’est admis que pour des biens neufs entrant dans les catégories prévues par le régime. Il ne s’applique donc pas à tous les biens ni à des biens déjà utilisés.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 18 flashcards sur Introduction à la fiscalité des entreprises.

Entreprise individuelle — définition ?

Activité exercée par une personne physique sans personnalité morale.

Patrimoine affecté — rôle ?

Identifier biens utilisés pour l’activité professionnelle.

Affectation par destination — limite ?

Abandonnée en 1967, remplacée par le choix de l’entrepreneur.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Introduction à la fiscalité des entreprises.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM