QCM : Le départ des salariés (34 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une salariée annonce sans ambiguïté qu’elle souhaite rompre son contrat de travail. À qui revient l’initiative de la rupture dans une démission ?

À la salariée
À l’organisme d’assurance chômage
Aux deux parties conjointement
À l’employeur

À la salariée

Explication

La démission est une rupture à l’initiative du salarié, qui doit manifester une volonté claire et non équivoque. L’initiative de l’employeur correspond au licenciement, tandis qu’une décision conjointe ou un départ à la retraite sont d’autres situations.

2. Un salarié démissionne. Son employeur ne le dispense pas de préavis et aucune disposition conventionnelle ne prévoit de dispense. Quelle règle s’applique ?

Il applique une durée fixée uniquement par son contrat de travail.
Il choisit lui-même la durée du préavis selon ses disponibilités.
Il quitte son poste dès l’annonce de sa démission.
Il effectue un préavis dont la durée relève le plus souvent des accords collectifs.

Il effectue un préavis dont la durée relève le plus souvent des accords collectifs.

Explication

Sauf dispense de l’employeur ou disposition conventionnelle, le salarié démissionnaire doit effectuer un préavis, dont la durée relève le plus souvent des accords collectifs. Quitter immédiatement le poste suppose une dispense, et la durée n’est pas laissée au seul choix du salarié.

3. Après un abandon volontaire de poste, un employeur met un salarié en demeure de justifier son absence et de reprendre le travail dans un délai fixé. Le salarié ne donne pas suite. Quelle conséquence s’applique à l’expiration du délai ?

Le salarié est présumé démissionnaire.
Le salarié est réputé licencié pour faute.
Le salarié est réputé avoir pris sa retraite.
Le contrat est suspendu dans l’attente d’une justification.

Le salarié est présumé démissionnaire.

Explication

Après une mise en demeure de justifier l’absence et de reprendre le poste, l’absence de reprise dans le délai fixé entraîne une présomption de démission à son expiration. Cette règle ne transforme pas la situation en licenciement et ne prend pas effet avant la fin du délai.

4. Une salariée démissionne pour suivre une formation nécessaire à un projet de reconversion validé. Quelle conséquence peut-elle en tirer concernant l’assurance chômage ?

Elle peut relever d’une exception permettant l’accès à l’assurance chômage.
Elle y a droit du seul fait que sa démission est écrite.
Elle doit attendre que son employeur transforme la démission en licenciement.
Elle n’y a pas droit, car toute démission exclut cette assurance.

Elle peut relever d’une exception permettant l’accès à l’assurance chômage.

Explication

La démission n’ouvre en principe pas droit à l’assurance chômage, mais un projet de reconversion nécessitant une formation peut constituer une exception lorsqu’il est validé. La forme écrite de la démission ne suffit pas à ouvrir des droits, et la règle ne dépend pas d’une transformation en licenciement.

5. Un employeur envisage de licencier un salarié parce qu’il a commis une faute lors de l’exécution de son contrat. Quel motif correspond à cette situation ?

Un licenciement pour insuffisance professionnelle
Un licenciement pour inaptitude
Un licenciement disciplinaire
Un licenciement économique

Un licenciement disciplinaire

Explication

Le licenciement disciplinaire sanctionne une faute commise par le salarié à l’occasion de l’exécution du contrat. Le motif économique repose sur la situation de l’entreprise, l’insuffisance professionnelle sur des compétences jugées limitées et l’inaptitude sur l’incapacité à accomplir les tâches prévues.

6. Une entreprise réorganise ses activités, ce qui entraîne la suppression de plusieurs postes, et rompt le contrat d’un salarié pour cette raison. Quel motif de licenciement correspond à cette situation ?

Un licenciement pour inaptitude
Un licenciement pour insuffisance professionnelle
Un licenciement économique
Un licenciement disciplinaire

Un licenciement économique

Explication

Le licenciement économique est une rupture individuelle dont la cause tient à la situation de l’entreprise, notamment à une réorganisation entraînant des suppressions de postes. Il ne sanctionne pas une faute et ne repose pas sur les compétences ou l’aptitude du salarié.

7. Une salariée est née en 1969. Quel âge légal de départ à la retraite s’applique à sa génération ?

63 ans
64 ans
62 ans
70 ans

64 ans

Explication

Pour les personnes nées à partir de 1968, l’âge légal fixé par la loi est de 64 ans. Les 62 ans correspondent à l’ancien âge de référence, 70 ans à la mise à la retraite d’office et 63 ans ne reflète pas la règle indiquée.

8. Un salarié né le 1er janvier 1968 souhaite bénéficier d’une pension à taux plein selon la durée de cotisation prévue par la réforme. Combien de trimestres doit-il avoir cotisés ?

64 trimestres
170 trimestres
160 trimestres
172 trimestres

172 trimestres

Explication

La réforme prévoit 172 trimestres pour les salariés nés à compter du 1er janvier 1968 afin de bénéficier du taux plein. Les 170 trimestres correspondent à la durée maintenue pendant la suspension, tandis que 64 désigne un âge et 160 une durée insuffisante.

9. Deux salariés ont perçu des salaires comparables, mais le premier part sans avoir cotisé suffisamment longtemps et le second retarde son départ. Quel effet est attendu sur leurs pensions ?

La première pension est minorée et la seconde majorée.
La première pension est minorée et la seconde reste inchangée.
La première pension est majorée et la seconde minorée.
Les deux pensions sont identiques puisque les salaires sont comparables.

La première pension est minorée et la seconde majorée.

Explication

Le montant dépend notamment des trimestres cotisés et des salaires : une durée insuffisante minore la pension, tandis qu’un départ tardif la majore. L’inversion des effets confond ces deux règles, et les réponses fondées sur les seuls salaires négligent la durée de cotisation.

10. Un salarié a 68 ans et refuse de partir à la retraite. Son employeur peut-il le mettre à la retraite d’office ?

Oui, dès que le salarié a atteint 64 ans.
Oui, dès que le salarié a atteint 67 ans.
Non, car une mise à la retraite d’office est interdite.
Non, pas sans l’accord du salarié avant 70 ans.

Non, pas sans l’accord du salarié avant 70 ans.

Explication

Avant 70 ans, l’employeur ne peut mettre le salarié à la retraite qu’avec son accord ; à partir de 70 ans, il peut le faire d’office. Le seuil de 64 ans concerne l’âge légal de départ, et l’interdiction totale méconnaît la règle applicable à partir de 70 ans.

11. Un employeur envisage un licenciement fondé sur des faits documentés, vérifiables et suffisamment graves pour rendre le licenciement inévitable. Comment cette cause se caractérise-t-elle ?

Comme une faute lourde nécessairement intentionnelle.
Comme une cause réelle mais insuffisamment grave.
Comme une cause réelle et sérieuse.
Comme une cause seulement subjective.

Comme une cause réelle et sérieuse.

Explication

Une cause réelle et sérieuse repose sur des faits objectifs et vérifiables, avec une gravité suffisante pour rendre le licenciement inévitable. Une impression subjective manque d’objectivité, une cause insuffisamment grave ne satisfait pas le critère de sérieux, et l’intention de nuire caractérise la faute lourde.

12. Une faute d’un salarié provoque des pertes importantes pour l’entreprise et rend impossible son maintien dans l’établissement. Quelle qualification correspond à ces éléments ?

Une faute simple.
Une faute lourde.
Une faute grave.
Une cause réelle mais non sérieuse.

Une faute grave.

Explication

La faute grave entraîne des troubles sérieux ou des pertes et rend impossible le maintien du salarié dans l’entreprise. La faute simple ne présente pas nécessairement cette gravité, tandis que la faute lourde exige en plus l’intention de nuire.

13. Après avoir qualifié un comportement de faute grave, un employeur prépare la rupture du contrat. Quelles conséquences s’appliquent au préavis et à l’indemnité de licenciement ?

Le préavis et l’indemnité de licenciement restent dus.
Le préavis et l’indemnité de licenciement ne sont pas dus.
Le préavis n’est pas dû, mais l’indemnité de licenciement reste due.
Le préavis est dû, mais pas l’indemnité de licenciement.

Le préavis et l’indemnité de licenciement ne sont pas dus.

Explication

La faute grave prive le salarié du préavis et de l’indemnité de licenciement. Le maintien de ces deux éléments correspond à la faute simple, et les réponses qui n’en suppriment qu’un ne respectent pas les conséquences de la faute grave.

14. Une faute rend impossible le maintien du salarié dans l’entreprise ; les éléments établissent aussi qu’il voulait nuire à l’employeur. Quelle qualification tient compte de ces deux caractéristiques ?

Une faute simple avec intention de nuire.
Une faute grave sans autre caractéristique.
Une faute lourde.
Une cause réelle et sérieuse sans faute.

Une faute lourde.

Explication

La faute lourde réunit les caractéristiques de la faute grave et l’intention du salarié de nuire à l’employeur ou à l’entreprise. La faute grave ne comporte pas ce critère supplémentaire, et une faute simple ne décrit pas la gravité indiquée.

15. Un employeur envisage un licenciement pour motif personnel. Quel enchaînement respecte les étapes de la procédure ?

Convocation, entretien préalable, puis envoi de la lettre de licenciement
Convocation et lettre de licenciement, sans entretien préalable
Entretien préalable, convocation, puis envoi de la lettre de licenciement
Convocation, envoi de la lettre de licenciement, puis entretien préalable

Convocation, entretien préalable, puis envoi de la lettre de licenciement

Explication

La procédure suit l’ordre convocation, entretien préalable, puis notification par lettre de licenciement. Mettre l’entretien avant la convocation inverse les étapes, notifier avant l’entretien anticipe la décision, et supprimer l’entretien omet une étape requise.

16. La convocation à un entretien préalable est remise en main propre un lundi. À partir de quel délai minimal l’entretien peut-il se tenir, en comptant les jours ouvrables après la remise ?

Après l’écoulement d’au moins cinq jours calendaires
Après l’écoulement d’au moins cinq jours ouvrables suivant l’entretien
Après l’écoulement d’au moins deux jours ouvrables
Après l’écoulement d’au moins cinq jours ouvrables

Après l’écoulement d’au moins cinq jours ouvrables

Explication

L’entretien ne peut avoir lieu moins de cinq jours ouvrables après la remise de la convocation. Le délai en jours calendaires confond les deux modes de calcul, deux jours ouvrables reprend le délai de notification, et compter à partir de l’entretien inverse le point de départ.

17. Pendant l’entretien préalable, l’employeur expose les motifs envisagés et le salarié répond. Quelle conduite de l’employeur respecte le rôle de cet entretien ?

Annoncer sa décision avant de recueillir les explications du salarié
Notifier les motifs définitifs et annoncer sa décision de licencier
Remettre la convocation et reporter l’examen des motifs à la lettre
Recueillir les explications sans annoncer sa décision de licencier

Recueillir les explications sans annoncer sa décision de licencier

Explication

L’entretien est un temps d’échange où l’employeur présente les motifs envisagés et recueille les explications, sans annoncer sa décision. Notifier les motifs définitifs ou annoncer la décision confond l’entretien avec l’étape ultérieure de notification; remettre la convocation correspond à une étape antérieure.

18. Après un entretien préalable, l’employeur décide de licencier le salarié. Quelle modalité respecte les exigences de notification ?

Envoyer une LRAR au moins cinq jours ouvrables après l’entretien, avec des motifs vérifiables
Envoyer une LRAR au moins deux jours ouvrables après l’entretien, sans détailler les motifs
Envoyer une LRAR au moins deux jours ouvrables après l’entretien, avec des motifs vérifiables
Envoyer une convocation au moins deux jours ouvrables après l’entretien, avec les motifs vérifiables

Envoyer une LRAR au moins deux jours ouvrables après l’entretien, avec des motifs vérifiables

Explication

La lettre de licenciement est envoyée en LRAR au moins deux jours ouvrables après l’entretien et précise un ou plusieurs motifs matériellement vérifiables. Le délai de cinq jours concerne l’entretien après la convocation, l’absence de motifs ne satisfait pas l’exigence de précision, et une convocation ne remplace pas la lettre de notification.

19. Comment appelle-t-on l’indemnité de fin de contrat versée à l’issue d’un CDD lorsque les conditions ouvrant droit à son versement sont remplies ?

L’indemnité de licenciement
L’indemnité de rupture conventionnelle
L’indemnité compensatrice de congés payés
La prime de précarité

La prime de précarité

Explication

L’indemnité de fin de contrat versée, si les conditions sont remplies, à l’issue d’un CDD est appelée prime de précarité. L’indemnité de congés payés rémunère des congés non pris, tandis que les indemnités de licenciement et de rupture conventionnelle relèvent d’autres situations de fin de contrat.

20. Un salarié a reçu 4 500 € de rémunération brute pendant un CDD. Aucun accord collectif ne réduit le taux applicable. Quel est le montant minimal de sa prime de précarité ?

45 €
270 €
450 €
4 950 €

450 €

Explication

Au taux minimal de 10 %, la prime est égale à 4 500 € × 0,10 = 450 €. Le montant de 270 € applique le taux de 6 % prévu dans certains accords collectifs, 45 € correspond à 1 % et 4 950 € additionne la prime au salaire total.

21. Après qu’un licenciement a été prononcé, un salarié accepte une indemnité et renonce à saisir les tribunaux pour régler le litige. De quel mécanisme s’agit-il ?

Une rupture conventionnelle
Une démission
Une transaction
Une rupture conventionnelle collective

Une transaction

Explication

La transaction règle un litige lié à un licenciement déjà prononcé par un compromis comportant des concessions. La rupture conventionnelle organise une fin de contrat d’un commun accord, la démission relève de l’initiative du salarié et la procédure collective concerne des départs volontaires négociés à l’échelle de l’entreprise.

22. Un employeur propose une rupture conventionnelle, mais le salarié refuse et l’employeur tente de la lui imposer. Quelle règle s’applique à cette situation ?

Le refus du salarié transforme la procédure en démission.
L’employeur peut imposer la rupture si une indemnité est proposée.
La procédure peut se poursuivre comme un licenciement conventionnel.
La rupture conventionnelle ne peut pas être imposée par l’une des parties.

La rupture conventionnelle ne peut pas être imposée par l’une des parties.

Explication

La rupture conventionnelle repose sur l’accord des deux parties et ne peut être imposée par l’employeur ni par le salarié. L’imposition par l’employeur confond cette procédure avec une décision unilatérale, tandis que le refus ne constitue pas une démission et que cette rupture est distincte du licenciement.

23. Une convention de rupture conventionnelle est signée le 3 juin. Jusqu’à quelle échéance chaque partie peut-elle se rétracter au titre du délai de 15 jours calendaires ?

Pendant les 15 jours ouvrés suivant la réponse de la DREETS.
Pendant les 15 jours calendaires suivant la demande d’homologation.
Pendant les 15 jours calendaires suivant la signature de la convention.
Pendant les 15 jours ouvrés suivant la signature de la convention.

Pendant les 15 jours calendaires suivant la signature de la convention.

Explication

Chaque partie dispose de 15 jours calendaires à compter de la convention pour se rétracter. Les jours ouvrés ne sont pas le mode de calcul indiqué, et le délai ne commence ni avec la demande ni avec la réponse de la DREETS.

24. À la fin du contrat de travail de Lina, quels documents l’employeur doit-il lui remettre ?

L’attestation France Travail, la lettre de licenciement, le reçu pour solde de tout compte et le relevé bancaire.
Le certificat de travail, l’attestation France Travail, le reçu pour solde de tout compte et l’état récapitulatif de l’épargne salariale.
Le certificat de travail, l’attestation France Travail, le reçu pour solde de tout compte et le registre du personnel.
Le certificat de travail, les bulletins de paie, le reçu pour solde de tout compte et le contrat de travail initial.

Le certificat de travail, l’attestation France Travail, le reçu pour solde de tout compte et l’état récapitulatif de l’épargne salariale.

Explication

À la fin du contrat, l’employeur remet ces quatre documents, dont l’état récapitulatif de l’épargne salariale. Les bulletins de paie, la lettre de licenciement, le relevé bancaire et le registre du personnel ne remplacent pas les documents énumérés.

25. Le certificat de travail de Nadia doit rendre compte de deux emplois successifs occupés chez le même employeur. Quelles informations doivent y figurer sur ces emplois ?

Les intitulés des postes et les évaluations de performance correspondantes.
La nature et la durée de chacun des emplois successifs.
La durée totale de présence et les motifs de chaque changement de poste.
La nature du dernier emploi et le salaire de chaque poste.

La nature et la durée de chacun des emplois successifs.

Explication

Pour des emplois successifs, le certificat de travail indique la nature et la durée des emplois, ainsi que les dates d’entrée et de sortie. Se limiter au dernier poste, aux salaires ou aux évaluations ne fournit pas les informations requises sur chaque emploi.

26. En vérifiant le reçu pour solde de tout compte d’un salarié, quel ensemble correspond aux sommes qu’il doit inventorier, notamment ?

Les droits éventuels au chômage, la durée du travail et les motifs de fin de contrat.
Les dates d’entrée et de sortie, la nature des emplois et leur durée.
Les sommes réclamées après la rupture, les frais professionnels et les évaluations du salarié.
Le salaire final, les heures supplémentaires non récupérées et le solde de l’indemnité de congés payés.

Le salaire final, les heures supplémentaires non récupérées et le solde de l’indemnité de congés payés.

Explication

Le reçu pour solde de tout compte inventorie les sommes versées lors de la rupture, notamment le salaire final, les heures supplémentaires non récupérées et le solde des congés payés. Les dates et emplois relèvent du certificat de travail, tandis que les droits au chômage concernent l’attestation France Travail.

27. À quoi sert l’attestation France Travail pour un ancien salarié ?

À déclarer son départ aux organismes sociaux
À faire valoir ses droits à l’assurance chômage
À obtenir le paiement de son dernier salaire
À justifier son ancienneté auprès du nouvel employeur

À faire valoir ses droits à l’assurance chômage

Explication

L’attestation France Travail est indispensable à l’ancien salarié pour faire valoir ses droits à l’assurance chômage. Le certificat de travail justifie notamment l’emploi, le document de paie concerne la rémunération et la déclaration à l’Urssaf relève d’une démarche de l’employeur.

28. Quelles informations l’attestation France Travail doit-elle notamment rassembler pour un salarié qui quitte son emploi ?

La durée de travail, le motif de rupture, les salaires de l’année civile entière, les congés payés et les retenues sociales
La durée du préavis, le motif de rupture, le salaire de base, les heures de formation et les remboursements de frais
La durée de travail, le motif de rupture, les salaires de la période de référence, les primes concernées et les sommes versées à la rupture
La durée de travail, le motif d’embauche, le dernier salaire mensuel, les congés pris et les frais professionnels

La durée de travail, le motif de rupture, les salaires de la période de référence, les primes concernées et les sommes versées à la rupture

Explication

L’attestation réunit notamment la durée de travail, le motif de rupture, les salaires des douze mois civils précédant le dernier jour travaillé et payé, les primes de périodicité différente et les sommes versées à la rupture. Les options centrées sur le motif d’embauche, les frais ou les congés substituent à ces éléments des informations qui ne correspondent pas au contenu indiqué.

29. Une entreprise emploie 12 salariés et doit établir une attestation d’assurance chômage : quelle modalité doit-elle utiliser ?

La voie électronique, qui est obligatoire à partir de 10 salariés
La DSN événementielle, qui remplace toute attestation à partir de 10 salariés
Le papier, car la voie électronique reste facultative jusqu’à 15 salariés
Le courrier, car la voie électronique concerne les entreprises de plus de 12 salariés

La voie électronique, qui est obligatoire à partir de 10 salariés

Explication

À partir de 10 salariés, l’employeur doit établir l’attestation d’assurance chômage par voie électronique. La faculté d’utiliser une attestation papier concerne les employeurs de moins de 10 salariés ; la DSN ne supprime pas pour autant l’attestation.

30. Une salariée quitte une entreprise qui relève de l’Urssaf et d’organismes de prévoyance : où l’employeur doit-il déclarer son départ ?

Dans la DSN transmise à l’Urssaf et dans les déclarations aux organismes de prévoyance concernés
Dans la déclaration adressée à l’Urssaf et dans le dossier individuel conservé par l’employeur
Dans les déclarations aux organismes de prévoyance et dans l’attestation remise à la salariée
Dans la DSN transmise à France Travail et dans les déclarations aux services fiscaux

Dans la DSN transmise à l’Urssaf et dans les déclarations aux organismes de prévoyance concernés

Explication

L’employeur mentionne le départ dans la DSN transmise à l’Urssaf ainsi que dans les déclarations destinées aux organismes de prévoyance concernés. Déclarer uniquement à l’Urssaf omet les organismes de prévoyance, tandis que le dossier individuel et l’attestation sont d’autres démarches.

31. L’employeur et un salarié concluent une rupture conventionnelle : quelle démarche d’homologation s’applique à cette convention ?

La faire valider par France Travail
La faire approuver par l’organisme de prévoyance
La faire homologuer par la DREETS
La faire homologuer par l’Urssaf

La faire homologuer par la DREETS

Explication

Une rupture conventionnelle doit être homologuée par la DREETS. L’Urssaf reçoit des déclarations sociales, France Travail intervient notamment pour l’attestation d’assurance chômage, et les organismes de prévoyance ne sont pas l’autorité d’homologation.

32. Un salarié licencié pour faute lourde réclame l’indemnité compensatrice de congés payés correspondant aux congés acquis avant la faute. Quel est son droit ?

Il perd cette indemnité comme l’indemnité de licenciement.
Il perd cette indemnité à compter de la faute.
Il conserve cette indemnité, mais perd le préavis.
Il conserve le droit à cette indemnité compensatrice.

Il conserve le droit à cette indemnité compensatrice.

Explication

La faute lourde ne prive pas le salarié de l’indemnité compensatrice de congés payés. La perte à compter de la faute concerne les congés payés acquis après celle-ci ; la suppression de l’indemnité de licenciement et du préavis porte sur d’autres indemnités.

33. Un employeur ne respecte pas la procédure de licenciement, mais le licenciement repose sur une cause réelle et sérieuse. Quelle indemnité le tribunal peut-il accorder au salarié, même si l’entreprise compte moins de 11 salariés ou s’il a moins de 2 ans d’ancienneté ?

Une indemnité pouvant atteindre un mois de salaire brut.
Aucune indemnité, car la cause du licenciement est sérieuse.
Une indemnité de licenciement calculée selon l’ancienneté.
Une indemnité d’un mois de salaire brut, sans plafond.

Une indemnité pouvant atteindre un mois de salaire brut.

Explication

Lorsque la procédure n’est pas respectée malgré une cause réelle et sérieuse, le tribunal peut accorder une indemnité pouvant atteindre un mois de salaire brut, sans condition d’effectif ni d’ancienneté. Les seuils de 11 salariés et de 2 ans ne s’appliquent pas ici, et le montant maximal n’est pas automatique.

34. Une demande d’homologation d’une convention de rupture conventionnelle est reçue par la DREETS. À l’expiration du délai de 15 jours ouvrables, aucune réponse n’a été donnée. Quel est le statut de la convention ?

Elle reste en attente d’une décision expresse.
Le délai recommence à courir après la signature.
Elle est considérée comme homologuée.
Elle est considérée comme refusée.

Elle est considérée comme homologuée.

Explication

L’absence de réponse de la DREETS dans les 15 jours ouvrables à compter de la réception de la demande vaut homologation. Assimiler le silence à un refus, faire partir le délai de la signature ou exiger une décision expresse méconnaît cette règle.

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Qu’est-ce que la démission d’un salarié ?

La rupture du contrat de travail à l’initiative du salarié, exprimant une volonté claire et non équivoque.

Quand le salarié démissionnaire doit-il effectuer un préavis ?

Sauf dispense de l’employeur ou disposition conventionnelle.

De quoi relève le plus souvent la durée du préavis de démission ?

Des accords collectifs.

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