QCM : Pilotage des processus support (24 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Qu’est-ce qu’un processus dans une organisation ?

Un ensemble d’activités combinées qui transforme des ressources en éléments de sortie
Une structure hiérarchique qui coordonne les activités de plusieurs équipes
Une suite de décisions qui répartit les ressources entre plusieurs services
Un ensemble d’objectifs qui mesure les résultats d’une organisation

Un ensemble d’activités combinées qui transforme des ressources en éléments de sortie

Explication

Un processus combine des activités pour transformer des éléments d’entrée, constitués de ressources, en éléments de sortie. Une structure hiérarchique organise les responsabilités, mais ne définit pas cette transformation.

2. Une équipe qui entretient les systèmes informatiques afin que la production fonctionne sans interruption remplit quel type de processus ?

Un processus support, car elle facilite et sécurise les activités opérationnelles
Un processus de production, car elle transforme les ressources en produits finis
Un processus opérationnel, car elle crée directement la valeur perçue par le client
Un processus de vente, car elle contribue à satisfaire la demande des clients

Un processus support, car elle facilite et sécurise les activités opérationnelles

Explication

L’entretien informatique rend possibles et sécurise les processus opérationnels, ce qui caractérise un processus support. Un processus opérationnel crée directement la valeur perçue par le client, ce qui n’est pas le rôle décrit ici.

3. Quelle caractéristique distingue un projet d’un processus récurrent ?

Il mesure les résultats d’une activité en les comparant à des objectifs établis
Il décrit le fonctionnement permanent d’une organisation à travers ses activités
Il est unique, limité par des dates de début et de fin, et vise un objectif défini
Il est répété à intervalles réguliers pour maintenir une activité courante

Il est unique, limité par des dates de début et de fin, et vise un objectif défini

Explication

Un projet est une réalisation unique, bornée dans le temps et destinée à atteindre un objectif répondant à des exigences spécifiques. Un processus récurrent, contrairement à un projet, est répété pour assurer le fonctionnement courant.

4. Une organisation suit un indicateur, mais ne sait ni expliquer ses écarts ni décider quoi faire ensuite : que devrait-elle ajouter pour rendre cet indicateur utile ?

Un lien explicite entre l’indicateur, un objectif et une décision à prendre
Une présentation des résultats plus détaillée sans interpréter les écarts
Une comparaison avec davantage d’indicateurs sans préciser les objectifs visés
Une fréquence de mesure plus élevée sans définir les actions possibles

Un lien explicite entre l’indicateur, un objectif et une décision à prendre

Explication

Un indicateur clé devient utile lorsqu’il aide à comprendre un écart et à agir en reliant la mesure à un objectif et à une décision. Augmenter la fréquence des relevés ne suffit pas si les résultats ne guident aucune action.

5. Quel ensemble d’enjeux les processus d’approvisionnement doivent-ils concilier pour alimenter la production ?

Répondre à la demande en maîtrisant les coûts, les délais, la qualité et les stocks
Assurer la disponibilité des produits en supprimant les coûts de possession et de rupture
Maximiser les volumes achetés en privilégiant les prix, même si les stocks augmentent
Réduire les délais de commande en transférant à la production le contrôle de la qualité

Répondre à la demande en maîtrisant les coûts, les délais, la qualité et les stocks

Explication

L’approvisionnement doit alimenter la production tout en maîtrisant les coûts d’achat, de commande, de possession et de rupture, ainsi que les délais, la qualité et les stocks. Accroître les volumes sans tenir compte des stocks et des autres coûts néglige plusieurs de ces objectifs.

6. Dans le modèle de Wilson, quelle expression calcule la quantité économique de commande lorsque DD désigne la demande annuelle, CC le coût de passation, PP le prix unitaire et tt le coût de possession unitaire ?

Q∗=DCP2tQ^* = \sqrt{\frac{DCP}{2t}}
Q∗=2DCPtQ^* = \sqrt{\frac{2DCP}{t}}
Q∗=DCPtQ^* = \frac{D}{CPt}
Q∗=2DtCPQ^* = \sqrt{\frac{2Dt}{CP}}

$$Q^* = \sqrt{\frac{2DCP}{t}}$$

Explication

La quantité économique de Wilson est calculée par Q∗=2DCPtQ^* = \sqrt{\frac{2DCP}{t}}, avec les variables indiquées. Placer le coût de possession au numérateur au lieu du dénominateur modifie la formule et ne correspond pas au modèle.

7. Une fois la quantité économique de commande déterminée, comment calcule-t-on le nombre optimal de commandes annuelles ?

En divisant la quantité économique Q∗Q^* par le coût de commande CC
En multipliant la demande annuelle DD par la quantité économique Q∗Q^*
En divisant la demande annuelle DD par la quantité économique Q∗Q^*
En multipliant la quantité économique Q∗Q^* par le coût de possession tt

En divisant la demande annuelle $$D$$ par la quantité économique $$Q^*$$

Explication

Le nombre optimal de commandes est N∗=DQ∗N^* = \frac{D}{Q^*} : la demande annuelle est répartie en commandes de quantité Q∗Q^*. Multiplier la demande par la quantité économique ne donne pas le nombre de commandes.

8. Quel compromis le modèle de Wilson original cherche-t-il à optimiser ?

La somme des coûts d’achat et de rupture de stock pendant la période
La somme des coûts de passation des commandes et de possession des stocks
La somme des coûts de transport et de contrôle de la qualité des produits
La somme des coûts de production et de stockage des produits finis

La somme des coûts de passation des commandes et de possession des stocks

Explication

Le modèle original détermine la quantité de commande qui minimise le coût de passation et le coût de possession des stocks. Il n’optimise pas directement la somme des coûts d’achat et de rupture.

9. Comment déterminer la décision économique lorsque les fournisseurs proposent des tarifs dégressifs selon la quantité commandée ?

Retenir le seuil de quantité le plus bas, puis comparer uniquement les coûts de passation
Calculer la quantité optimale pour chaque tarif, vérifier le seuil applicable et comparer les coûts totaux
Calculer une quantité optimale avec le tarif le plus élevé, puis appliquer ce résultat à tous les tarifs
Choisir le tarif unitaire le plus bas, puis commander immédiatement la quantité correspondante

Calculer la quantité optimale pour chaque tarif, vérifier le seuil applicable et comparer les coûts totaux

Explication

Il faut calculer la quantité optimale de Wilson pour chaque tarif, vérifier qu’elle respecte le seuil donnant accès à ce tarif, puis comparer les coûts totaux. Choisir le prix unitaire le plus bas sans vérifier les seuils ni les coûts totaux peut conduire à une décision non économique.

10. Quels éléments composent le coût total de stock dans le calcul économique des tarifs dégressifs ?

Le prix d’achat, le coût de contrôle qualité et le coût de préparation des commandes
Le coût de passation, le coût de détention (Q∗2×P×t)\left(\frac{Q^*}{2} \times P \times t\right) et le prix d’achat
Le coût de passation, le coût de rupture et le coût de transport des commandes
Le coût de détention (Q∗2×P×t)\left(\frac{Q^*}{2} \times P \times t\right), le coût de production et le coût de rupture

Le coût de passation, le coût de détention $$\left(\frac{Q^*}{2} \times P \times t\right)$$ et le prix d’achat

Explication

Le coût total de stock additionne le coût de passation, le coût de détention calculé avec Q∗2×P×t\frac{Q^*}{2} \times P \times t et le prix d’achat. Le coût de rupture n’est pas l’un des trois éléments de cette expression.

11. Avec un taux de défaillance α\alpha, quelle quantité optimale faut-il commander lorsque les ruptures de stock sont prises en compte ?

QR∗=Q∗+αQ_R^* = Q^* + \alpha
QR∗=Q∗−αQ_R^* = Q^* - \alpha
QR∗=αQ∗Q_R^* = \alpha Q^*
QR∗=Q∗αQ_R^* = \frac{Q^*}{\alpha}

$$Q_R^* = \frac{Q^*}{\alpha}$$

Explication

La quantité optimale corrigée des ruptures s’obtient en divisant la quantité optimale classique par le taux de défaillance. La multiplication par α\alpha applique le facteur dans le sens inverse et ne correspond pas à la formule donnée.

12. Comment définit-on le taux de défaillance α\alpha à partir de la demande ?

Le rapport entre la demande immédiatement satisfaite et la demande totale
Le rapport entre la demande en attente et la demande totale
Le rapport entre la demande totale et la demande immédiatement satisfaite
Le rapport entre les commandes passées et la demande immédiatement satisfaite

Le rapport entre la demande immédiatement satisfaite et la demande totale

Explication

Le taux de défaillance correspond à la part de la demande totale satisfaite immédiatement. Le rapport entre la demande en attente et la demande totale mesure plutôt la part non satisfaite immédiatement.

13. Une entreprise cherche à réduire ses stocks sans compromettre le service aux clients. Quel objectif doit guider le pilotage logistique ?

Accélérer la distribution en privilégiant les commandes urgentes au détriment de la planification des approvisionnements
Maximiser les achats et la production afin de garantir la disponibilité, même si les stocks augmentent fortement
Réduire les stocks de chaque service indépendamment des effets sur la production et la distribution
Synchroniser approvisionnement, stockage, production et distribution en arbitrant entre disponibilité et niveau de stock

Synchroniser approvisionnement, stockage, production et distribution en arbitrant entre disponibilité et niveau de stock

Explication

Le pilotage logistique coordonne les différentes étapes et cherche un équilibre entre disponibilité élevée et stock minimal. Maximiser les achats et la production sans considérer le niveau de stock néglige précisément cet arbitrage.

14. Une entreprise consomme 600 unités par période et détient un stock moyen de 150 unités. Selon la formule de rotation des stocks, quelle est sa rotation ?

4
450
750
0,25

4

Explication

La rotation se calcule en divisant la consommation par le stock moyen, soit 600/150=4600/150 = 4. Le résultat 0,25 inverse le rapport et ne correspond donc pas à la formule de rotation.

15. Quel ensemble d’objectifs caractérise les processus administratifs ?

Fiabiliser, accélérer et standardiser les opérations tout en maîtrisant leurs coûts
Réduire les délais en supprimant la standardisation et en acceptant des coûts moins maîtrisés
Accroître la variété des opérations en privilégiant la flexibilité au détriment de leur fiabilité
Concentrer les efforts sur l’innovation des produits plutôt que sur l’efficacité des opérations

Fiabiliser, accélérer et standardiser les opérations tout en maîtrisant leurs coûts

Explication

Les processus administratifs visent à rendre les opérations plus fiables, rapides et standardisées, tout en contrôlant les coûts. Privilégier la flexibilité en sacrifiant la fiabilité va à l’encontre de ces objectifs.

16. Pourquoi le pilotage de la R&D doit-il tenir compte de deux horizons ?

Les délais et les ressources sont incertains, mais l’évaluation stratégique remplace celle du succès du projet
Les résultats, les délais et les ressources sont incertains, tandis qu’il faut considérer le succès du projet et sa contribution stratégique future
Les résultats sont prévisibles, mais les délais sont incertains et la contribution stratégique se limite à la fin du projet
Les ressources sont stables, tandis que les deux horizons correspondent au lancement et à la commercialisation du produit

Les résultats, les délais et les ressources sont incertains, tandis qu’il faut considérer le succès du projet et sa contribution stratégique future

Explication

La R&D combine une forte incertitude sur les résultats, les délais et les ressources avec un horizon de projet et un horizon de contribution future à la stratégie. L’évaluation stratégique ne remplace pas l’examen du succès du projet, contrairement à l’une des interprétations proposées.

17. Une équipe de R&D doit choisir comment suivre un portefeuille de projets incertains. Quelle approche correspond à un pilotage adapté ?

Utiliser des jalons, des critères go/no-go et des revues de portefeuille plutôt que s’appuyer uniquement sur le budget
Évaluer les projets uniquement selon leur rentabilité immédiate et interrompre ceux dont le rendement tarde
Répartir le budget annuel entre les projets et maintenir leur financement sans évaluer les étapes franchies
Suivre les dépenses et les délais, en évitant les décisions d’arrêt ou de poursuite en cours de projet

Utiliser des jalons, des critères go/no-go et des revues de portefeuille plutôt que s’appuyer uniquement sur le budget

Explication

Les jalons, les critères go/no-go et les revues de portefeuille permettent d’évaluer l’avancement et de décider de la poursuite des projets. Un pilotage fondé uniquement sur le budget peut décourager l’innovation et ne rend pas compte de ces décisions.

18. Un projet présente une rentabilité attendue élevée, mais contribue peu à la stratégie de l’entreprise. Quelle conclusion est justifiée ?

Sa rentabilité et son importance stratégique sont deux mesures équivalentes
Son faible apport stratégique prouve qu’il ne peut pas être rentable
Sa rentabilité ne suffit pas à en faire un projet stratégique
Sa rentabilité démontre qu’il est nécessairement stratégique

Sa rentabilité ne suffit pas à en faire un projet stratégique

Explication

La rentabilité d’un projet ne permet pas, à elle seule, de conclure qu’il est stratégique. Assimiler rentabilité et importance stratégique confond deux critères distincts.

19. Comment les processus commerciaux doivent-ils être pilotés pour couvrir leurs principaux enjeux ?

En suivant la prospection, la livraison, la trésorerie et la conformité, avec une segmentation par service.
En mesurant les ventes globales et les dépenses de marketing, sans distinguer les profils de clientèle.
En répartissant les objectifs par produit, sans tenir compte des canaux ni des territoires.
En suivant l’acquisition, la transformation, la rentabilité et la fidélisation, avec une segmentation adaptée.

En suivant l’acquisition, la transformation, la rentabilité et la fidélisation, avec une segmentation adaptée.

Explication

Le pilotage commercial couvre l’acquisition, la transformation, la rentabilité et la fidélisation, et peut être segmenté selon plusieurs dimensions telles que les produits ou les territoires. Un suivi limité aux ventes globales et au marketing ne permet pas cette segmentation ni l’analyse de tous ces enjeux.

20. Une entreprise augmente son chiffre d’affaires, mais ne vérifie pas la rentabilité de ses ventes. Quelle conclusion est justifiée ?

Le chiffre d’affaires permet de mesurer la contribution économique des ventes sans autre indicateur.
La hausse du chiffre d’affaires démontre que les ventes contribuent davantage à la rentabilité de l’entreprise.
La stabilité de la marge indique que le portefeuille commercial est de meilleure qualité.
La hausse du chiffre d’affaires ne suffit pas à établir que la marge ou la qualité du portefeuille s’est améliorée.

La hausse du chiffre d’affaires ne suffit pas à établir que la marge ou la qualité du portefeuille s’est améliorée.

Explication

Le chiffre d’affaires mesure les ventes, mais ne révèle à lui seul ni leur marge ni la qualité du portefeuille commercial. Une hausse des ventes ne démontre donc pas une amélioration de leur contribution économique.

21. Une équipe affiche un pipeline très volumineux, mais ses ventes réalisées restent faibles. Quel pilotage permet le mieux d’éviter une impression trompeuse de performance ?

Remplacer les ventes réalisées par une estimation de la valeur totale du pipeline.
Associer des indicateurs d’activité à des indicateurs de résultat réalisé.
Suivre les opportunités ouvertes sans les comparer aux résultats commerciaux.
Évaluer la performance à partir du volume du pipeline et des opportunités ouvertes.

Associer des indicateurs d’activité à des indicateurs de résultat réalisé.

Explication

Le pilotage commercial associe les indicateurs d’activité aux indicateurs de résultat, car un pipeline gonflé peut donner une fausse impression de performance. Le volume des opportunités ouvertes ne remplace pas la mesure des ventes effectivement obtenues.

22. Quel ensemble d’indicateurs correspond au suivi d’un processus commercial dans un tableau de bord ?

Les délais, la qualité et la productivité.
Le service, les stocks et les coûts.
La marge, la conversion et la fidélisation.
Les jalons, les risques, la valeur et le délai de mise sur le marché.

La marge, la conversion et la fidélisation.

Explication

Le tableau de bord commercial suit notamment la marge, la conversion et la fidélisation. Les délais, la qualité et la productivité correspondent au suivi des processus administratifs.

23. Quelle situation correspond à un dysfonctionnement organisationnel ?

Un indicateur de résultat qui signale une baisse temporaire des ventes réalisées.
Une pratique non économique, improductive et inefficace qui entraîne des coûts inutiles.
Une charge financière enregistrée qui contribue à la rentabilité d’une activité.
Une dépense clairement budgétée qui accompagne une activité productive et efficace.

Une pratique non économique, improductive et inefficace qui entraîne des coûts inutiles.

Explication

Un dysfonctionnement organisationnel est une pratique non économique, improductive et inefficace qui entraîne des coûts inutiles. Une dépense budgétée liée à une activité productive n’est pas caractérisée comme telle par cette définition.

24. Pourquoi certains coûts sont-ils qualifiés de coûts cachés ?

Parce qu’ils sont évalués à partir des seuls écarts entre le budget et les ventes réalisées.
Parce qu’ils sont toujours présentés dans un poste comptable distinct et facilement identifiable.
Parce qu’ils correspondent aux coûts directement attribués à un produit dans les comptes.
Parce qu’ils peuvent être ignorés par la comptabilité financière ou dispersés dans l’ensemble des charges.

Parce qu’ils peuvent être ignorés par la comptabilité financière ou dispersés dans l’ensemble des charges.

Explication

Les coûts cachés peuvent échapper à la comptabilité financière ou être dilués et dispersés dans les charges. Des coûts présentés dans un poste distinct et facilement identifiables ne correspondent pas à cette caractéristique.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 56 flashcards sur Pilotage des processus support.

Qu’est-ce qu’un processus ?

Un ensemble d’activités combinées transforme des ressources d’entrée en éléments de sortie.

Qu’est-ce qui distingue les processus opérationnels des processus support ?

Les premiers créent directement la valeur perçue par le client ; les seconds facilitent les premiers.

Quelles exigences encadrent un projet en tant que processus unique ?

Des exigences spécifiques de délais, de coûts et de ressources.

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