QCM : Rareté, travail et choix (17 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans quel cas un bien est-il considéré comme rare ?

Lorsqu’il est accessible à tous et que sa consommation n’affecte aucun autre choix.
Lorsqu’il est apprécié et que sa production ne mobilise aucune ressource.
Lorsqu’il est produit en quantité limitée, même s’il n’est pas apprécié.
Lorsqu’il est apprécié et que s’en procurer davantage entraîne un coût d’opportunité.

Lorsqu’il est apprécié et que s’en procurer davantage entraîne un coût d’opportunité.

Explication

La rareté associe l’appréciation d’un bien au coût d’opportunité lié à l’acquisition d’une quantité supplémentaire. Une quantité limitée ne suffit pas à elle seule si le bien n’est pas apprécié.

2. Une personne consacre davantage de temps à un objectif et renonce à en satisfaire un autre autant qu’elle le souhaitait. Quel concept décrit ce compromis ?

La fonction de production, qui relie les intrants utilisés au résultat obtenu.
La productivité, qui mesure la quantité produite grâce aux ressources mobilisées.
Le coût d’opportunité, qui découle du choix entre des objectifs concurrents en situation de rareté.
Le rendement croissant, qui désigne une hausse de la production totale.

Le coût d’opportunité, qui découle du choix entre des objectifs concurrents en situation de rareté.

Explication

Le coût d’opportunité correspond au compromis inévitable : privilégier un objectif réduit la satisfaction d’autres objectifs. La productivité concerne plutôt le rapport entre des intrants et la production.

3. Dans l’analyse de la production, que désigne le travail ?

Une mesure de la quantité totale de biens et de services produits.
Une ressource utilisée pour produire des biens et des services.
Une relation entre la production et les intrants employés.
Un résultat obtenu après la combinaison de ressources productives.

Une ressource utilisée pour produire des biens et des services.

Explication

Le travail est un intrant, c’est-à-dire une ressource mobilisée dans la production de biens et de services. La quantité produite désigne le résultat, et non le travail lui-même.

4. Que décrit une fonction de production ?

La comparaison entre les objectifs poursuivis et les coûts d’opportunité.
La répartition du revenu entre les travailleurs et les propriétaires des ressources.
La relation entre les prix des biens produits et les revenus des consommateurs.
La relation entre les quantités d’intrants utilisées et la quantité produite.

La relation entre les quantités d’intrants utilisées et la quantité produite.

Explication

Une fonction de production relie les quantités d’intrants mobilisées à la quantité produite. La comparaison entre prix et revenus relève d’autres aspects de l’analyse économique.

5. Une entreprise maintient constants ses autres intrants et ajoute une unité de travail. Quelle mesure indique la production supplémentaire obtenue ?

La productivité marginale de l’intrant ajouté.
La variation de la quantité de travail employée.
La productivité moyenne de l’ensemble des intrants.
La production totale rapportée aux ventes réalisées.

La productivité marginale de l’intrant ajouté.

Explication

La productivité marginale mesure le supplément de production dû à une unité supplémentaire d’intrant, les autres intrants restant constants. La productivité moyenne rapporte plutôt la production totale à la quantité d’intrant utilisée.

6. Une usine augmente progressivement son utilisation d’un intrant, tandis que les autres restent constants. Dans quel cas sa productivité marginale est-elle décroissante ?

Chaque unité ajoutée accroît la production totale moins que l’unité ajoutée précédemment.
La production totale divisée par la quantité d’intrant diminue après chaque ajout.
La production totale baisse dès que l’usine utilise davantage d’intrant.
Chaque unité ajoutée accroît la production totale d’une quantité égale à la précédente.

Chaque unité ajoutée accroît la production totale moins que l’unité ajoutée précédemment.

Explication

La productivité marginale décroît lorsque le supplément de production associé à chaque nouvelle unité d’intrant devient inférieur au supplément précédent. Une baisse immédiate de la production totale n’est pas nécessaire : celle-ci peut encore augmenter.

7. Comment calculer la productivité moyenne du travail ?

En multipliant la production totale par la quantité de travail utilisée.
En soustrayant le travail utilisé de la production totale.
En divisant la production totale par la quantité de travail utilisée.
En divisant la production supplémentaire par une unité de travail ajoutée.

En divisant la production totale par la quantité de travail utilisée.

Explication

La productivité moyenne du travail est la production totale divisée par la quantité de travail, par exemple le nombre d’heures travaillées. Le supplément de production obtenu avec une unité de travail supplémentaire correspond à la productivité marginale.

8. Quel rôle les préférences jouent-elles dans le classement des choix possibles ?

Elles permettent de classer les choix selon l’utilité associée à leurs résultats.
Elles mesurent l’écart entre les résultats obtenus et les résultats attendus.
Elles déterminent les ressources nécessaires pour rendre chaque choix réalisable.
Elles indiquent le prix auquel chaque résultat peut être échangé.

Elles permettent de classer les choix selon l’utilité associée à leurs résultats.

Explication

Les préférences déterminent l’utilité associée aux résultats et permettent ainsi de classer les choix du plus préféré au moins préféré. Les ressources disponibles déterminent plutôt quels choix sont réalisables.

9. Deux actions sont réalisables, mais l’une a une utilité supérieure à l’autre selon les préférences d’une personne. Quel choix ce modèle prévoit-il ?

Choisir l’action de plus grande utilité, car elle a davantage de valeur selon ses préférences.
Choisir l’action qui produit le résultat le plus fréquent, indépendamment de ses préférences.
Choisir l’action qui exige le moins de ressources, même si elle a une utilité inférieure.
Choisir l’action dont l’utilité est la plus facile à mesurer, même si elle est inférieure.

Choisir l’action de plus grande utilité, car elle a davantage de valeur selon ses préférences.

Explication

L’utilité représente la valeur attribuée à une action selon les préférences, et l’action réalisable de plus grande valeur est choisie. Le moindre besoin en ressources ne détermine pas à lui seul le choix lorsque les utilités diffèrent.

10. Une personne attribue les valeurs numériques 10 et 20 à deux choix, le second étant mieux classé. Que permet de conclure l’utilité ordinale ?

Les deux choix sont indifférents, car leurs valeurs numériques ne sont pas comparables.
Le second choix est préféré, mais l’écart numérique entre les valeurs n’a pas de sens en lui-même.
Le second choix procure exactement deux fois plus de satisfaction que le premier.
Le premier choix est préférable, car une valeur numérique plus basse indique une utilité supérieure.

Le second choix est préféré, mais l’écart numérique entre les valeurs n’a pas de sens en lui-même.

Explication

L’utilité ordinale indique le classement des choix, de sorte que le choix mieux classé est préféré, sans interpréter l’écart entre les nombres. Dire que l’utilité est doublée confond le classement avec une mesure de l’intensité.

11. Que représente une courbe d’indifférence pour un individu ?

Les combinaisons de biens qui lui procurent un même niveau d’utilité.
Les combinaisons de biens qui épuisent son budget disponible.
Les combinaisons de biens qui lui procurent des niveaux d’utilité croissants.
Les combinaisons de biens qui maximisent la production totale.

Les combinaisons de biens qui lui procurent un même niveau d’utilité.

Explication

Une courbe d’indifférence réunit les combinaisons de biens qui procurent le même niveau d’utilité. Une frontière de possibilités, contrairement à cette courbe, décrit des combinaisons réalisables.

12. En comparant deux courbes d’indifférence d’un même individu, laquelle indique un niveau d’utilité plus élevé ?

Celle qui est ascendante et plus proche de l’axe vertical.
Celle qui croise l’autre courbe à plusieurs endroits.
Celle qui est plus proche de l’origine.
Celle qui est plus éloignée de l’origine.

Celle qui est plus éloignée de l’origine.

Explication

Les courbes d’indifférence plus éloignées de l’origine représentent une utilité supérieure; elles sont aussi décroissantes, généralement lisses et ne se croisent pas. Une courbe qui croise une autre contrevient à cette propriété.

13. Sur une courbe d’indifférence, que mesure le taux marginal de substitution ?

La quantité d’un bien que la frontière des possibilités impose de sacrifier pour obtenir une unité supplémentaire d’un autre.
La quantité d’un bien produite en plus lorsque les ressources consacrées à un autre bien augmentent.
La quantité d’un bien à laquelle l’individu consent à renoncer pour obtenir une unité supplémentaire d’un autre, à utilité constante.
La quantité supplémentaire d’un bien qui augmente le revenu nécessaire pour conserver le même panier.

La quantité d’un bien à laquelle l’individu consent à renoncer pour obtenir une unité supplémentaire d’un autre, à utilité constante.

Explication

Le TMS exprime l’arbitrage souhaité par l’individu entre deux biens tout en maintenant son utilité; il correspond à la pente de la courbe d’indifférence. L’arbitrage imposé par la frontière des possibilités est plutôt mesuré par le TMT.

14. Pour un étudiant dont les capacités et les conditions d’étude sont données, que comprend l’ensemble réalisable ?

Toutes les combinaisons accessibles de note et de temps libre dans ces conditions.
Les seules combinaisons qui maximisent simultanément la note et le temps libre.
Les combinaisons limites de note et de temps libre, à l’exclusion des autres combinaisons accessibles.
Les combinaisons préférées par l’étudiant, même si elles dépassent ses capacités.

Toutes les combinaisons accessibles de note et de temps libre dans ces conditions.

Explication

L’ensemble réalisable rassemble toutes les combinaisons de note et de temps libre accessibles compte tenu des capacités et des conditions d’étude. Les seules combinaisons limites correspondent à la frontière des possibilités, pas à l’ensemble complet.

15. Si une unité supplémentaire d’un bien exige de sacrifier une quantité de l’autre, quel concept mesure cet arbitrage imposé par la frontière des possibilités ?

L’utilité ordinale, qui mesure les ressources nécessaires à la production des biens.
L’ensemble réalisable, qui classe les arbitrages selon les préférences de l’étudiant.
Le taux marginal de substitution, qui correspond à la pente d’une courbe d’indifférence.
Le taux marginal de transformation, qui correspond à la pente de cette frontière.

Le taux marginal de transformation, qui correspond à la pente de cette frontière.

Explication

Le TMT mesure la quantité d’un bien à sacrifier pour obtenir une unité supplémentaire d’un autre et correspond à la pente de la frontière des possibilités. Le TMS décrit plutôt l’arbitrage souhaité par l’étudiant le long de ses courbes d’indifférence.

16. Dans le modèle du choix d’Alexei, quelle condition caractérise le point où son utilité est maximisée ?

Sa courbe d’indifférence croise la frontière des possibilités, et le TMS est supérieur au TMT.
Sa courbe d’indifférence est parallèle à la frontière des possibilités, et le TMS est nul.
Sa courbe d’indifférence est tangente à une autre courbe, et le TMT est nul.
Sa courbe d’indifférence est tangente à la frontière des possibilités, et le TMS est égal au TMT.

Sa courbe d’indifférence est tangente à la frontière des possibilités, et le TMS est égal au TMT.

Explication

Au point optimal, la courbe d’indifférence d’Alexei est tangente à la frontière des possibilités, ce qui correspond à l’égalité entre TMS et TMT. Un croisement ne représente pas la condition de tangence qui caractérise cet optimum.

17. Selon le modèle, quel choix quotidien Alexei fait-il pour obtenir une note de 57 ?

Étudier 19 heures et consacrer 5 heures au sommeil.
Étudier 19 heures et consacrer 5 heures aux autres activités.
Étudier 5 heures et consacrer 19 heures aux autres activités.
Étudier 5 heures et consacrer 19 heures au sommeil.

Étudier 5 heures et consacrer 19 heures aux autres activités.

Explication

Le modèle prévoit qu’Alexei étudie 5 heures et consacre 19 heures aux autres activités par jour afin d’obtenir une note de 57. Inverser le temps d’étude et celui des autres activités ne correspond pas au choix prédit.

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Quand un bien est-il considéré comme rare ?

Lorsqu’il est apprécié et que son acquisition supplémentaire implique un coût d’opportunité.

Que désigne le coût d’opportunité en situation de rareté ?

Le compromis inévitable entre des objectifs concurrents.

Qu’est-ce que le travail dans la production ?

Une ressource ou un intrant utilisé pour produire des biens et des services.

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