📌 Avant d’engager les démarches administratives, il faut vérifier le CCAP propre au projet, car il peut ajouter ou modifier les contraintes du CCAG Travaux en marché public ou de la norme NF P03-001 en marché privé.
Pour une extension ou une surélévation, le choix entre déclaration préalable et permis de construire dépend notamment de la surface ajoutée et de la surface finale : en zone urbaine, le seuil de surface finale indiqué est de 150 m², et il est porté à 800 m² pour une construction agricole et à 2 000 m² pour des serres.
Une déclaration préalable nécessite des informations et pièces moins denses qu’un permis de construire, et son délai d’instruction est d’un mois contre trois mois pour un permis de construire.
Le recours à un architecte n’est pas obligatoire pour une déclaration préalable ni pour un permis de construire dont la surface finale ne dépasse pas 150 m² ; il est obligatoire lorsque le permis de construire est requis et que cette surface dépasse 150 m², avec des seuils portés à 800 m² pour une construction agricole et à 2 000 m² pour des serres.
La déclaration d’ouverture de chantier est le départ officiel du chantier, utile notamment pour les assurances et les démarches administratives, tandis que l’ordre de service fixe notamment la date de démarrage et s’adresse aux participants du chantier.
La DT, demandée par le maître d’ouvrage ou généralement par la maîtrise d’œuvre, informe les concessionnaires des travaux à venir et détermine si des investigations complémentaires sont nécessaires ; la DICT, faite par la première entreprise intervenant en travaux, confirme les dates et les modes opératoires.
Le PC décrit les travaux ; la DOC en fixe le départ officiel.
📌 La permission de voirie autorise une modification de la voirie, tandis que le permis de stationnement autorise une occupation sans modification ; les deux sont des autorisations d’occupation temporaire délivrées par arrêté de voirie.
📌 La demande d’arrêté de circulation utilise un CERFA dédié, accompagné de plans et d’une notice précisant notamment les panneaux ou feux provisoires souhaités ; l’arrêté est émis par la police, le délai peut atteindre deux mois et la demande est a priori gratuite.
🔄 Le dossier d’autorisation de grue comprend successivement :
Les démarches éventuelles comprennent :
Permission de voirie : on modifie ; permis de stationnement : on occupe sans modifier.
📌 La grue à tour ne génère pas de frais d’occupation, la grue mobile PPM est facturée au forfait journalier, et l’emprise de chantier est facturée au mètre carré et par mois.
📌 La base-vie sur le domaine public peut être facturée soit au mètre carré et par mois, soit au forfait journalier, et les deux modes doivent être comparés.
La grue à tour survole sans redevance, tandis que la PPM et les emprises au sol sont facturées.
Pour la demande concernant la grue à tour, il faut indiquer une implantation correspondant au survol du domaine public uniquement, la hauteur, la longueur de flèche, la surface de survol et la période d’occupation du 02/11/26 au 02/05/28.
Pour les demandes concernant l’emprise de chantier et la base-vie, il faut indiquer les surfaces occupées sur les trottoirs et la période d’occupation du 01/09/26 au 01/09/28.
L’emprise se facture au m² par mois, tandis que la base-vie peut être plus avantageuse au forfait journalier.
Pour justifier la lutte contre le travail dissimulé, les pièces peuvent comprendre une attestation sur l’honneur indiquant que chaque salarié a un contrat de travail, la liste des salariés étrangers ou la mention « pas de salariés étrangers », ainsi qu’une attestation de non-condamnation de l’entreprise sur les cinq dernières années.
Les pièces de régularité sociale et fiscale comprennent l’attestation de vigilance URSSAF de moins de six mois, la liasse fiscale n° 3666 et l’attestation de paiement des congés payés, sauf pour les bureaux d’études techniques.
Les attestations d’assurance à fournir sont la responsabilité civile professionnelle pour l’année en cours et l’assurance décennale depuis la date de déclaration d’ouverture de chantier, ou une attestation nominative pour le chantier.
Le suivi mensuel des travaux va de l’estimation de l’avancement par l’entreprise à son chiffrage dans la DPGF, puis à la demande de paiement de l’entreprise, à l’état d’acompte établi par la maîtrise d’œuvre et au certificat de paiement établi par le maître d’ouvrage.
Le montant mensuel des prestations correspond à la différence entre le cumul des travaux à la fin du mois et le cumul à la fin du mois précédent.
L’état d’acompte mensuel peut comprendre : la TVA, les montants à déduire pour le paiement direct des sous-traitants, l’avance à attribuer ou à rembourser, la retenue de garantie en l’absence de caution, les primes ou pénalités appliquées au titulaire, le montant mensuel des prestations, l’actualisation ou la révision des prix
📌 Le maître d’ouvrage règle les sommes au plus tard 30 jours après réception du décompte de la maîtrise d’œuvre.
Avancement → situation de travaux → demande de paiement → état d’acompte → certificat de paiement.
📌 L’actualisation revalorise les prix une seule fois selon une règle de trois lorsque le démarrage des travaux intervient au moins trois mois après la remise des offres, tandis que la révision revalorise le marché à chaque facturation mensuelle et sa formule doit figurer dans le CCAP.
📌 L’actualisation conserve le même coefficient, calculé avec les valeurs d’index de référence, tandis que le coefficient de révision varie chaque mois.
📌 Avec des index définitifs imposés, la révision des travaux du mois n est calculée trois mois plus tard, tandis que des index provisoires permettent un premier calcul au mois n avec l’index n-3, puis une régularisation lorsque l’index définitif est publié.
Actualisation : un coefficient unique ; révision : un coefficient qui varie chaque mois.
| Demande | Objet | Décision |
|---|---|---|
| Permission de voirie | Modification de la voirie | Arrêté de voirie |
| Permis de stationnement | Occupation sans modification | Arrêté de voirie |
| Arrêté de circulation | Modification de la circulation | Arrêté émis par la police |
| Critère | Actualisation | Révision |
|---|---|---|
| Fréquence | Une seule revalorisation | Revalorisation à chaque facturation |
| Coefficient | Identique pour toutes les périodes | Variable chaque mois |
| Déclenchement ou règle | Démarrage au moins trois mois après remise des offres | Formule obligatoirement précisée dans le CCAP |
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1. Avant d’engager les démarches administratives d’un marché de travaux, quel document faut-il vérifier en priorité pour repérer les contraintes propres au projet ?
2. Au démarrage d’un projet, le dossier du marché est incomplet et le contrat signé n’est pas encore disponible : quelle démarche convient-il d’effectuer ?
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Pourquoi vérifier le CCAP propre au projet avant les démarches administratives ?
Il peut ajouter ou modifier les contraintes applicables au marché.
Quel document vérifier au démarrage du projet pour connaître les engagements du maître d’ouvrage ?
Le contrat signé ou, provisoirement, la lettre d’attribution.
Que faire si le dossier du marché est incomplet ?
Demander par écrit au maître d’ouvrage les pièces manquantes.
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