QCM : Théories des organisations — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objet principal de la théorie classique des organisations ?

Les identités professionnelles et les cultures organisationnelles
Les structures formelles et la recherche de principes universels
Les réseaux informels et les négociations entre collègues
Les comportements humains et les dynamiques affectives

Les structures formelles et la recherche de principes universels

Explication

La théorie classique examine les aspects formels de l’organisation et cherche un « one best way » applicable aux situations organisationnelles. L’étude des comportements humains relève davantage de l’école comportementale.

2. Quelle association entre auteur classique et objet d’étude est correcte ?

Weber étudie l’atelier, Fayol la règle et Taylor le chef
Weber étudie la méthode, Fayol l’atelier et Taylor la hiérarchie
Weber étudie le chef, Fayol la méthode et Taylor la règle
Weber étudie la règle, Fayol le chef et Taylor la méthode

Weber étudie la règle, Fayol le chef et Taylor la méthode

Explication

Weber met l’accent sur la règle, Fayol sur le dirigeant et la hiérarchie, tandis que Taylor s’intéresse à la méthode de travail et à l’atelier. Confondre Weber et Taylor revient notamment à attribuer à Weber l’analyse de la méthode de travail.

3. Selon Taylor, comment faut-il organiser le travail pour améliorer l’exécution des tâches ?

En confiant au dirigeant la définition de principes valables pour toute organisation
En privilégiant les relations personnelles dans l’attribution des responsabilités
En laissant chaque ouvrier choisir librement sa méthode selon son expérience
En spécialisant les membres et en déterminant scientifiquement la meilleure méthode

En spécialisant les membres et en déterminant scientifiquement la meilleure méthode

Explication

Taylor associe la spécialisation des membres à la recherche scientifique de la meilleure manière d’exécuter chaque tâche. La définition de principes structurels généraux concernant le dirigeant correspond plutôt à la perspective de Fayol.

4. Quelle conception Fayol associe-t-il au rôle du dirigeant ?

Il exerce des fonctions générales et applique des principes structurels universels
Il exécute les tâches selon une méthode conçue par l’atelier
Il attribue les postes en fonction des relations familiales établies
Il fonde l’autorité sur le charisme personnel du responsable

Il exerce des fonctions générales et applique des principes structurels universels

Explication

Pour Fayol, le dirigeant remplit des fonctions générales d’organisation et applique des principes structurels présentés comme impartiaux et valables dans toutes les organisations. L’optimisation de la méthode de travail dans l’atelier renvoie davantage à Taylor.

5. Quels sont les trois modes de domination distingués par Weber ?

Économique, administrative et professionnelle
Hiérarchique, syndicale et contractuelle
Familiale, technique et participative
Traditionnelle, rationnelle-légale et charismatique

Traditionnelle, rationnelle-légale et charismatique

Explication

Weber distingue la domination traditionnelle, la domination rationnelle-légale et la domination charismatique. La domination rationnelle-légale s’appuie sur des règles, tandis que la domination charismatique dépend de l’autorité personnelle d’un leader.

6. Lequel de ces éléments caractérise une organisation bureaucratique selon Weber ?

Le recrutement par concours et un salaire fixe
L’autorité fondée sur le prestige individuel et la rémunération informelle
La transmission familiale du poste et une rémunération variable
La sélection par relations personnelles et la propriété du poste

Le recrutement par concours et un salaire fixe

Explication

L’organisation bureaucratique comprend notamment le recrutement par concours, un salaire fixe et la non-propriété du poste par son titulaire. L’attribution d’un poste selon des relations personnelles ou familiales relève plutôt du népotisme.

7. Pourquoi une règle bureaucratique peut-elle devenir contre-productive ?

Parce qu’elle supprime la discipline et le recrutement fondé sur des critères formels
Parce qu’elle repose nécessairement sur le leadership personnel d’un responsable
Parce qu’elle peut rester adaptée à un ancien environnement après un changement de contexte
Parce qu’elle attribue les postes en fonction de relations familiales durables

Parce qu’elle peut rester adaptée à un ancien environnement après un changement de contexte

Explication

La bureaucratie est efficace dans un environnement stable, mais une règle conçue pour un contexte donné peut freiner l’action lorsque ce contexte évolue. Le leadership personnel et les relations familiales ne constituent pas le mécanisme décrit pour expliquer cette perte d’efficacité.

8. Comment Barnard définit-il principalement une organisation ?

Une somme d’actions individuelles indépendantes les unes des autres
Un ensemble de règles formelles séparant les fonctions individuelles
Un système de coopération orienté vers un but collectif
Une structure hiérarchique fondée sur le contrôle des subordonnés

Un système de coopération orienté vers un but collectif

Explication

Pour Barnard, l’organisation repose sur la coopération, les interactions et la communication entre individus afin d’atteindre un objectif collectif. L’action individuelle isolée ne permet pas d’obtenir le même résultat commun.

9. Quelle responsabilité Barnard attribue-t-il principalement au chef dans l’organisation ?

Remplacer les échanges informels par des procédures écrites
Faire fonctionner la communication et coordonner les contributions
Mesurer la production sans intervenir dans la définition des buts
Déterminer les besoins psychologiques propres à chaque salarié

Faire fonctionner la communication et coordonner les contributions

Explication

Le chef doit assurer le fonctionnement du système de communication, obtenir les contributions nécessaires et fixer les buts de l’organisation. La mesure de la production ne constitue donc pas sa responsabilité centrale dans cette conception.

10. Dans la distinction de Barnard, que mesure l’efficience ?

La quantité d’ordres transmis par la hiérarchie aux exécutants
Le degré de réalisation du but collectif fixé par l’organisation
La satisfaction des motifs individuels favorisant l’effort
La cohésion produite par les activités sans objectif commun

La satisfaction des motifs individuels favorisant l’effort

Explication

L’efficience dépend de la satisfaction des motifs individuels, qui rend possible l’effort des membres. Le degré de réalisation du but collectif relève de l’efficacité, et non de l’efficience.

11. Quelle situation correspond à une organisation informelle selon Barnard ?

Un dispositif de communication conçu pour atteindre un but déclaré
Une structure d’autorité chargée de répartir les responsabilités
Des activités sans but commun conscient renforçant la cohésion
Une coordination consciente orientée vers un objectif officiellement fixé

Des activités sans but commun conscient renforçant la cohésion

Explication

L’organisation informelle résulte d’activités dépourvues de but commun conscient, mais pouvant contribuer à la cohésion du groupe. Une coordination consciente autour d’un objectif officiel caractérise plutôt l’organisation formelle.

12. Sur quel objet l’école behavioriste concentre-t-elle principalement son analyse des organisations ?

Les résultats financiers, les marchés et les stratégies concurrentielles
Les choix, les décisions, la psychologie et les comportements humains
Les structures formelles, les postes et les procédures hiérarchiques
Les technologies, les équipements et les flux matériels de production

Les choix, les décisions, la psychologie et les comportements humains

Explication

L’école behavioriste considère les organisations comme des ensembles d’êtres humains et étudie leurs décisions, leur psychologie et leurs comportements. La théorie classique accorde davantage de place aux structures formelles.

13. Quels courants sont réunis dans l’école comportementale ?

La bureaucratie, la contingence et l’analyse quantitative des systèmes
Les relations humaines, les ressources humaines et l’école Carnegie
La production, la logistique et le contrôle budgétaire des entreprises
La stratégie, le marketing et la gestion financière des organisations

Les relations humaines, les ressources humaines et l’école Carnegie

Explication

L’école comportementale comprend le mouvement des relations humaines, le mouvement des ressources humaines et l’école Carnegie. Les autres ensembles proposés regroupent des domaines ou approches qui ne constituent pas cette école.

14. Dans l’approche de Cyert et March, comment les incitations et les contributions s’articulent-elles ?

Les incitations offertes par l’organisation favorisent des contributions supplémentaires
Les contributions remplacent les incitations lorsque les buts individuels divergent
Les incitations réduisent les contributions en renforçant les conflits internes
Les contributions des membres déterminent directement les incitations proposées

Les incitations offertes par l’organisation favorisent des contributions supplémentaires

Explication

Les incitations correspondent à ce que l’organisation offre et peuvent susciter des contributions supplémentaires de la part de ses membres. Les contributions sont donc les apports des membres, et non les avantages distribués par l’organisation.

15. Quelle conception des buts organisationnels l’école Carnegie défend-elle ?

Les buts organisationnels sont fixés par une unité indépendante des coalitions
Les buts individuels doivent correspondre afin que les coalitions restent stables
Les buts individuels disparaissent lorsque la direction formalise les procédures
Les buts individuels peuvent différer, tandis qu’une coopération minimale reste nécessaire

Les buts individuels peuvent différer, tandis qu’une coopération minimale reste nécessaire

Explication

Pour l’école Carnegie, une organisation rassemble des coalitions dont les buts individuels peuvent diverger, tout en maintenant une coopération minimale. La convergence complète des objectifs n’est donc pas une condition exigée.

16. Quelles sont les trois étapes de la prise de décision analytique selon Cyert et March ?

L’intelligence du problème, la modélisation et le choix
La motivation des acteurs, la négociation et la formalisation
La collecte des contributions, la distribution et l’évaluation
La définition des coalitions, la communication et le contrôle

L’intelligence du problème, la modélisation et le choix

Explication

La prise de décision analytique suit une séquence composée de l’intelligence du problème, de la modélisation puis du choix. La négociation ou la distribution des contributions ne constituent pas les trois étapes de ce processus.

17. Comment la quasi-résolution des conflits permet-elle à une organisation de fonctionner malgré des désaccords ?

Elle répartit les problèmes entre des sous-unités qui les traitent séparément
Elle confie chaque problème à la direction afin d’unifier toutes les réponses
Elle impose un accord complet entre les coalitions avant toute décision
Elle supprime les conflits en alignant les buts individuels sur le but collectif

Elle répartit les problèmes entre des sous-unités qui les traitent séparément

Explication

La quasi-résolution consiste à décomposer les problèmes en sous-problèmes confiés à différentes sous-unités, ce qui permet à l’organisation de poursuivre son activité malgré des conflits partiellement résolus. Elle ne supprime donc pas les divergences et n’exige pas un accord complet.

18. Comment Robert Merton distingue-t-il les fonctions manifestes et les fonctions latentes dans une bureaucratie ?

Les fonctions manifestes sont attendues, tandis que les fonctions latentes peuvent produire des dysfonctionnements inattendus.
Les fonctions manifestes désignent les sanctions prévues, tandis que les fonctions latentes mesurent l’efficacité des procédures.
Les fonctions manifestes résultent de stratégies individuelles, tandis que les fonctions latentes correspondent aux règles officiellement écrites.
Les fonctions manifestes sont informelles, tandis que les fonctions latentes organisent explicitement la hiérarchie administrative.

Les fonctions manifestes sont attendues, tandis que les fonctions latentes peuvent produire des dysfonctionnements inattendus.

Explication

Merton appelle fonctions manifestes les effets attendus de l’organisation et fonctions latentes les effets indirects ou inattendus, qui peuvent provoquer des dysfonctionnements. Confondre les fonctions latentes avec les règles officielles inverse précisément cette distinction.

19. Selon Selznick, que se produit-il lorsque des structures informelles se développent dans une organisation bureaucratique ?

Elles transforment les zones d’incertitude en procédures écrites afin de rendre l’organisation plus facilement adaptable.
Elles renforcent l’application uniforme des règles en réduisant les interprétations produites par les groupes internes.
Elles modifient le sens, les modalités et les conséquences de l’action rationnelle, donnant une dimension institutionnelle à l’organisation.
Elles suppriment les objectifs formels et remplacent la hiérarchie par des relations fondées sur la négociation individuelle.

Elles modifient le sens, les modalités et les conséquences de l’action rationnelle, donnant une dimension institutionnelle à l’organisation.

Explication

Selznick montre que les structures informelles transforment la manière dont l’action rationnelle est comprise et réalisée, tandis que l’organisation acquiert une dimension institutionnelle. Elles ne se bornent donc pas à renforcer l’application uniforme des règles.

20. Pourquoi les règles impersonnelles rendent-elles la bureaucratie difficile à adapter selon Crozier ?

Parce qu’elles sont élaborées collectivement et donnent aux groupes internes un pouvoir égal dans chaque décision.
Parce qu’elles sont incomplètes et créent des zones d’incertitude que les acteurs cherchent à contrôler à leur avantage.
Parce qu’elles reposent sur des sanctions explicites qui dissuadent les acteurs de modifier les procédures établies.
Parce qu’elles sont trop nombreuses et empêchent les acteurs de développer des stratégies dans les situations imprévues.

Parce qu’elles sont incomplètes et créent des zones d’incertitude que les acteurs cherchent à contrôler à leur avantage.

Explication

Pour Crozier, l’incomplétude des règles laisse subsister des zones d’incertitude, que les acteurs tentent de maîtriser pour défendre leurs intérêts. L’idée d’un excès de règles ne correspond pas au mécanisme central décrit ici.

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Qu'est-ce que la théorie classique des organisations ?

Une théorie centrée sur les aspects formels et les principes universels de l'organisation.

Quels aspects Weber, Fayol et Taylor étudient-ils respectivement ?

Weber étudie la règle, Fayol le chef et la hiérarchie, Taylor la méthode et l'atelier.

Quelle période couvre les premiers développements de la théorie des organisations ?

De 1900 à 1940.

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