★ À maîtriser
Le message douloureux part des récepteurs nerveux spécialisés, passe par les nerfs périphériques puis la moelle épinière, et est transmis au cerveau.
L’OMS classe les antalgiques en trois paliers :
Compléments
Les douleurs sont quantifiées notamment par l’échelle verbale simple (EVS) et l’échelle visuelle analogique (EVA).
Les antiépileptiques peuvent réduire les douleurs neuropathiques en stabilisant la membrane neuronale, en modulant des canaux sodiques ou calciques et des neurotransmetteurs, ce qui freine les décharges électriques anormales.
Stimulus → récepteurs → nerfs périphériques → moelle → cerveau
★ À maîtriser
Le paracétamol est transformé dans le foie en p-aminophénol, qui atteint le cerveau et se combine à l’acide arachidonique pour former l’AM404, impliqué dans la modulation de la douleur. - Alain Eschalier
Le paracétamol est indiqué contre les douleurs légères à modérées et les états fébriles.
Le paracétamol est contre-indiqué en cas d’allergie, d’insuffisance hépatique ou rénale et d’alcoolisme chronique.
Compléments
📌 Pendant la grossesse, le paracétamol s’utilise à la dose minimale efficace et pendant une courte durée.
Métabolisation hépatique → formation d’AM404 → modulation de la douleur
★ À maîtriser
📌 Chez l’adulte et l’enfant de plus de 50 kg, la dose usuelle de paracétamol est de 500 mg à 1 g par prise, espacée d’au moins 4 heures, sans dépasser 1 g quatre fois par jour ni 4 g par 24 heures.
📌 Chez l’enfant de moins de 50 kg, la dose recommandée est de 10 à 15 mg/kg par prise, sans dépasser 60 mg/kg par jour selon le schéma usuel décrit.
Sans ordonnance, la durée maximale recommandée du paracétamol est de 3 jours en cas de fièvre et de 5 jours en cas de douleur.
Un surdosage aigu de paracétamol supérieur à 150 mg/kg peut provoquer une hépatotoxicité grave et une cytolyse hépatique mortelle.
📌 En cas de suspicion de surdosage en paracétamol, il faut contacter immédiatement les urgences ou un centre antipoison, même si la personne se sent bien ; la N-acétylcystéine est l’antidote à administrer rapidement par des professionnels.
Compléments
📌 Chez le sujet âgé, la dose maximale de paracétamol indiquée est de 3 g par jour.
Troubles digestifs → atteinte hépatique → ictère et troubles de coagulation
★ À maîtriser
Le néfopam est un antalgique central non morphinique indiqué dans les douleurs faibles à modérées.
Le néfopam est contre-indiqué en cas de troubles convulsifs, d’épilepsie, chez l’enfant de moins de 15 ans, de risque de rétention urinaire ou de glaucome par fermeture de l’angle.
L’acide acétylsalicylique est antalgique, antipyrétique, anti-inflammatoire et antiagrégant plaquettaire.
Compléments
Le néfopam inhibe la recapture de la sérotonine, de la noradrénaline et de la dopamine, et pourrait aussi moduler la transmission glutamatergique par antagonisme des récepteurs NMDA.
L’effet antiagrégant plaquettaire de l’aspirine persiste de 4 à 8 jours après son arrêt.
Néfopam central non morphinique ; aspirine antiagrégante et AINS
★ À maîtriser
Les AINS classiques et les coxibs ont des propriétés anti-inflammatoires, antalgiques et antipyrétiques.
Les coxibs inhibent sélectivement la COX-2 aux doses usuelles, mais contrairement aux AINS classiques ils n’inhibent pas le thromboxane et n’ont donc pas d’effet antiagrégant plaquettaire.
Les AINS sont contre-indiqués à partir du 6e mois de grossesse, en cas d’allergie, d’ulcère gastroduodénal évolutif ou d’insuffisance hépatique ou rénale sévère.
Il ne faut pas associer deux AINS, et les AINS sont à éviter lors d’infections bactériennes ou virales, notamment la varicelle.
Compléments
Les coxibs exposent à des effets indésirables cardiovasculaires pouvant être graves, notamment un risque d’infarctus du myocarde.
Le syndrome de Reye associe une encéphalopathie aiguë et une stéatose hépatique, généralement après une infection virale et l’administration d’aspirine ou d’un AINS.
Coxibs : inhibition sélective de COX-2, sans effet antiagrégant
★ À maîtriser
Compléments
📌 En l’absence de processus inflammatoire, les corticoïdes n’ont pas d’effet antalgique, contrairement aux AINS.
Les indications citées des corticoïdes comprennent des affections rhumatologiques, inflammatoires, dermatologiques, pneumologiques, gastro-entérologiques, la transplantation d’organes et des allergies.
Les contre-indications citées des corticoïdes sont :
AIS inhibent l’acide arachidonique en amont ; AINS inhibent les COX
★ À maîtriser
📌 Une corticothérapie prolongée de plus de 4 semaines doit être diminuée progressivement avant l’arrêt afin de permettre le rétablissement de la production surrénalienne de cortisone.
📌 Lors d’un traitement prolongé par corticoïdes, l’arrêt doit être progressif et une supplémentation en calcium et vitamine D est administrée systématiquement selon le cours.
Compléments
La diminution indiquée pour une corticothérapie prolongée est de 10 % tous les 15 jours.
Les corticoïdes sont généralement administrés le matin afin de respecter le rythme circadien de la cortisone.
La posologie d’attaque indiquée chez l’adulte est de 0,35 à 1,2 mg/kg/jour, et elle peut atteindre 0,75 à 1,2 mg/kg/jour dans les maladies inflammatoires graves.
Chez l’enfant de plus de 10 kg, la posologie d’attaque indiquée est de 0,5 à 2 mg/kg/jour.
La surveillance d’une corticothérapie comprend l’efficacité et les effets indésirables, le poids, la tension artérielle, les œdèmes, l’état cutané et musculaire, la température, l’ionogramme sanguin et la NFS ; chez l’enfant, la courbe de croissance est également surveillée.
Forte dose → diminution progressive → arrêt
★ À maîtriser
Les antalgiques de palier II sont des opioïdes faibles, notamment la codéine et la dihydrocodéine, dérivées de l’opium, ainsi que le tramadol.
Les récepteurs aux opiacés identifiés sont :
Compléments
Les opioïdes endogènes cités sont :
Les opioïdes sont classés en :
★ À maîtriser
La codéine et la morphine sont présentées comme des agonistes sélectifs des récepteurs opioïdes mu.
La codéine est contre-indiquée en cas d’asthme, d’insuffisance respiratoire ou hépatique sévère, d’allaitement et chez les enfants de moins de 12 ans.
Compléments
La codéine se prend à intervalles de 6 à 8 heures et son pic d’action survient entre 30 minutes et 2 heures.
Les effets indésirables de la codéine comprennent notamment constipation, somnolence, nausées, vomissements, vertiges et risque de dépendance ou de sevrage.
📌 La codéine s’utilise principalement par voie orale, car son administration intraveineuse expose à un risque d’œdème pulmonaire par réaction histaminique.
Codéine : dérivé de l’opium ; tramadol : agoniste opioïde et recapture monoaminergique inhibée
★ À maîtriser
📌 Avec une association contenant du paracétamol, la dose totale de paracétamol ne doit pas dépasser 4 g par jour.
📌 L’association de Lamaline avec des benzodiazépines ou d’autres sédatifs peut entraîner une sédation, une dépression respiratoire ou un coma et nécessite une surveillance.
Compléments
★ À maîtriser
Les antalgiques de palier III sont des opioïdes forts classés comme stupéfiants et nécessitant une ordonnance sécurisée.
La surveillance infirmière des opioïdes forts comprend :
Compléments
La morphine peut être administrée par voie orale, intraveineuse, sous-cutanée, sublinguale ou péridurale, et par pompe d’analgésie contrôlée par le patient (PCA).
Pour les douleurs chroniques, la morphine est administrée par voie orale, éventuellement avec une forme à libération rapide pour les épisodes douloureux ; pour les douleurs aiguës, une voie plus rapide peut être choisie.
Choisir la voie selon la douleur ; surveiller l’effet et prévenir le surdosage
★ À maîtriser
La morphine est un antalgique majeur qui agit notamment sur les récepteurs opioïdes mu et kappa du système nerveux.
La naloxone est l’antidote de la morphine : elle se fixe sur les récepteurs opioïdes sans les activer et empêche les agonistes d’agir.
Le patch de fentanyl se change généralement toutes les 72 heures et son effet maximal survient environ 24 heures après la première application.
📌 La chaleur et la fièvre peuvent augmenter l’absorption du fentanyl transdermique et accroître le risque de surdosage ; le patch ne doit pas être coupé.
Compléments
📌 Après retrait, le patch de fentanyl doit être plié face collante vers l’intérieur et conservé hors de portée des enfants et des animaux.
★ À maîtriser
L’oxycodone possède une propriété antalgique présentée comme égale à celle de la morphine.
La buprénorphine a une action antalgique plus longue que la morphine et est utilisée dans le traitement du syndrome de manque aux opiacés.
Compléments
L’oxycodone se prend toutes les 4 à 6 heures, ou toutes les 12 heures pour une forme à libération prolongée.
Après stabilisation, la dose de buprénorphine peut être réduite progressivement jusqu’à un arrêt total dans les cas favorables, dans le cadre d’une prise en charge médicale, sociale et psychologique.
Oxycodone : antalgie égale à la morphine ; buprénorphine : action plus longue et traitement du manque
★ À maîtriser
📌 Chez les patients traités par opioïdes forts, il faut surveiller particulièrement la détresse respiratoire, l’hypotension, la somnolence et les signes de surdosage, surtout chez les personnes âgées.
Compléments
📌 Les médicaments opioïdes non utilisés doivent être rapportés pour destruction et leur délivrance doit respecter les règles de fractionnement.
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1. Quel rôle joue la douleur aiguë déclenchée par un stimulus intense ?
2. Quel trajet suit le message douloureux depuis sa détection jusqu’à sa transmission au cerveau ?
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Quel rôle joue la douleur aiguë face à un stimulus intense ?
Elle sert de signal d’alarme protecteur.
Quels types de stimulus intense déclenchent la douleur aiguë ?
Des stimuli mécaniques, chimiques ou thermiques.
Où aboutit le message douloureux après son passage par la moelle épinière ?
Au cerveau.
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