QCM : Anti-inflammatoires et surveillance infirmière (20 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Chez une personne traitée par un médicament qui inhibe principalement la COX-1 constitutive, quelle fonction risque directement d’être moins bien préservée ?

La protection de la muqueuse digestive
La vasodilatation et l’œdème inflammatoires
L’action des médiateurs sur l’hypothalamus
La sensibilisation des terminaisons nerveuses

La protection de la muqueuse digestive

Explication

La COX-1 constitutive participe à la protection digestive, à la fonction plaquettaire et à la régulation rénale et cardiovasculaire. La sensibilisation nerveuse, la vasodilatation avec l’œdème et la fièvre relèvent des manifestations associées à la COX-2 induite.

2. Un patient reçoit un traitement visant à freiner la cascade inflammatoire en amont des cyclo-oxygénases, notamment en inhibant la phospholipase A2. De quelle classe s’agit-il ?

Des corticoïdes
Des antipyrétiques agissant sur l’hypothalamus
Des AINS
Des antalgiques agissant sur les terminaisons nerveuses

Des corticoïdes

Explication

Les corticoïdes agissent plus en amont dans la cascade inflammatoire, notamment en inhibant la phospholipase A2 et la COX-2. Les AINS inhibent les COX, tandis que l’action sur l’hypothalamus ou les terminaisons nerveuses ne correspond pas au mécanisme décrit.

3. Une prescription mentionne un coxib. Quel profil d’inhibition des cyclo-oxygénases faut-il lui associer ?

Une inhibition ciblant surtout la COX-1
Une inhibition des cyclo-oxygénases sans préférence particulière
Une inhibition comparable de COX-1 et COX-2
Une inhibition ciblant surtout la COX-2

Une inhibition ciblant surtout la COX-2

Explication

Les coxibs ciblent surtout la COX-2, alors que les AINS non sélectifs inhibent COX-1 et COX-2. Les profils centrés sur COX-1 ou équivalents aux deux enzymes ne correspondent donc pas à la distinction entre ces familles.

4. À faible dose, un AINS est administré à un patient présentant une douleur et de la fièvre. Quelles propriétés de ces médicaments correspondent à ces deux symptômes ?

Des effets anti-inflammatoire et antiagrégant
Des effets anti-inflammatoire et antipyrétique
Des effets antalgique et antiagrégant
Des effets antalgique et antipyrétique

Des effets antalgique et antipyrétique

Explication

Les AINS ont des propriétés antalgiques et antipyrétiques à faible dose, tandis que leur effet anti-inflammatoire est surtout obtenu à dose plus forte. L’effet antiagrégant fait partie de leurs propriétés, avec l’exception des coxibs, mais il ne répond pas aux deux symptômes décrits.

5. Une personne prend un AINS et constate une diminution de sa douleur inflammatoire. Quelle démarche reste nécessaire pour une prise en charge complète ?

Rechercher la cause des symptômes
Surveiller uniquement l’intensité de la douleur
Remplacer l’AINS par un traitement antipyrétique
Poursuivre l’AINS jusqu’à disparition de la cause

Rechercher la cause des symptômes

Explication

Un AINS soulage les symptômes, mais ne traite pas leur cause, qui doit donc être recherchée. Poursuivre l’AINS confond soulagement et traitement causal ; surveiller la douleur ou changer d’antipyrétique ne répond pas à cette nécessité.

6. Chez une personne dont la liaison aux protéines plasmatiques est habituelle, quelle fraction d’un AINS est libre et active ?

Environ 99 %
Environ 1 %
Environ 50 %
Environ 10 %

Environ 1 %

Explication

Les AINS sont liés aux protéines plasmatiques à 99 %, ce qui laisse environ 1 % sous forme libre active. La valeur de 99 % correspond à la fraction liée ; 50 % et 10 % ne correspondent pas aux proportions indiquées.

7. Une personne traitée par AINS présente une baisse marquée de sa diurèse. Quelle conduite ce signe impose-t-il ?

Surveiller les vertiges lors de la prochaine prise
Réévaluer la tolérance après la fin du traitement
Attendre l’apparition d’une douleur digestive
Obtenir rapidement une évaluation clinique

Obtenir rapidement une évaluation clinique

Explication

Une baisse de diurèse sous AINS fait partie des signes imposant une évaluation rapide. Attendre une douleur digestive, surveiller les vertiges ou repousser l’évaluation méconnaît cette alerte rénale.

8. Une patiente enceinte de six mois se voit proposer un AINS. Quelle décision s’applique à cette situation ?

Autoriser l’AINS si la durée prévue est courte
Réserver la contre-indication au dernier mois de grossesse
Autoriser l’AINS avec une surveillance digestive renforcée
Considérer l’AINS comme contre-indiqué à partir de ce terme

Considérer l’AINS comme contre-indiqué à partir de ce terme

Explication

Les AINS sont contre-indiqués à partir du sixième mois de grossesse. La surveillance renforcée ou une durée courte ne supprime pas cette contre-indication ; la repousser au dernier mois fixe un seuil trop tardif.

9. Une personne prend un IEC et commence un AINS. Quel effet de cette association faut-il envisager ?

Une augmentation possible de l’effet d’un antibiotique
Une diminution possible de l’effet d’un anticoagulant
Une augmentation possible de l’effet de l’IEC
Une diminution possible de l’effet de l’IEC

Une diminution possible de l’effet de l’IEC

Explication

Les AINS peuvent diminuer l’effet des IEC, comme celui des bêtabloquants et des diurétiques. Une augmentation de l’effet inverse la direction de l’interaction ; anticoagulants et antibiotiques ne sont pas les classes visées par cette unité.

10. Avant d’administrer un AINS prescrit, puis après la prise, quelle conduite correspond à une surveillance infirmière complète ?

Vérifier les allergies et la douleur, choisir la voie selon le symptôme, puis transmettre la température mesurée
Contrôler la dose et l’horaire, administrer, puis évaluer la diurèse sans vérifier le terrain ni les interactions
Vérifier prescription, allergies, grossesse, terrain et interactions, administrer comme prescrit, réévaluer puis transmettre les observations
Vérifier le terrain et les interactions, administrer selon la prescription, puis transmettre sans réévaluer la tolérance

Vérifier prescription, allergies, grossesse, terrain et interactions, administrer comme prescrit, réévaluer puis transmettre les observations

Explication

La surveillance comprend les vérifications avant la prise, l’administration selon la dose, la voie et l’horaire prescrits, puis la réévaluation et la transmission. Omettre le terrain ou les interactions néglige les vérifications préalables; ne pas évaluer la diurèse ou la tolérance omet la réévaluation; transmettre sans réévaluer confond les deux étapes.

11. Après l’administration d’un AINS, pourquoi consigner l’effet obtenu et les paramètres surveillés ?

Pour confirmer que le nom commercial correspond à la prescription
Pour permettre d’adapter rapidement la prise en charge
Pour remplacer l’évaluation de la tolérance après la prise
Pour conserver une preuve sans influer sur la prise en charge

Pour permettre d’adapter rapidement la prise en charge

Explication

La traçabilité de l’effet et des paramètres surveillés facilite une adaptation rapide de la prise en charge. Confirmer le nom commercial relève de la lecture de la prescription, remplacer la réévaluation confond deux étapes, et considérer la trace comme sans utilité clinique méconnaît son rôle.

12. Quelles propriétés caractérisent les corticoïdes, l’effet immunosuppresseur étant associé aux fortes doses ?

Anti-inflammatoires, anticoagulants et immunosuppresseurs à fortes doses
Anti-inflammatoires, anti-allergiques et immunosuppresseurs à fortes doses
Anti-inflammatoires, anti-allergiques et immunosuppresseurs à faibles doses
Antalgiques, anti-infectieux et immunosuppresseurs à fortes doses

Anti-inflammatoires, anti-allergiques et immunosuppresseurs à fortes doses

Explication

Les corticoïdes ont des propriétés anti-inflammatoires et anti-allergiques, ainsi qu’un effet immunosuppresseur à fortes doses. Les propriétés antalgiques ou anticoagulantes ne correspondent pas à cette caractérisation, et l’effet immunosuppresseur est associé aux fortes doses, non aux faibles doses.

13. Un patient reçoit un corticoïde par voie orale pour un traitement systémique, tandis qu’un autre applique une préparation sur la peau pour une action locale. Quelles voies correspondent à ces deux objectifs, dans cet ordre ?

Voie injectable, puis voie orale
Voie orale, puis voie cutanée
Voie orale, puis voie injectable
Voie cutanée, puis voie orale

Voie orale, puis voie cutanée

Explication

La voie orale sert au traitement systémique, tandis que la voie cutanée vise une action locale. La voie cutanée n’est pas la voie systémique orale; la voie injectable peut avoir une action immédiate ou prolongée, mais ne correspond pas aux deux objectifs décrits.

14. Un patient doit remplacer une dose d’hydrocortisone de 20 mg par une dose équivalente de prednisone. Quelle dose de prednisone convient ?

5 mg
20 mg
4 mg
0,75 mg

5 mg

Explication

La prednisone est quatre fois plus puissante que l’hydrocortisone et 5 mg de prednisone correspondent à 20 mg d’hydrocortisone. 4 mg reprend l’équivalence de la méthylprednisolone, 0,75 mg celle de la bétaméthasone ou de la dexaméthasone, et 20 mg confond les deux doses équivalentes.

15. Pour remplacer 20 mg d’hydrocortisone par une dose équivalente de dexaméthasone, quelle dose faut-il retenir ?

25 à 30 mg
4 mg
0,75 mg
5 mg

0,75 mg

Explication

La dexaméthasone, comme la bétaméthasone, a une puissance relative 25 à 30 fois supérieure à celle de l’hydrocortisone, avec une dose équivalente de 0,75 mg. 25 à 30 mg confond la puissance relative avec la dose, tandis que 5 mg et 4 mg sont les équivalences de la prednisone et de la méthylprednisolone.

16. Une personne reçoit une corticothérapie à dose élevée pendant une période prolongée. Quelle évolution correspond au profil de risques associé aux corticoïdes ?

Une augmentation des risques métaboliques, sans risques osseux, psychiques ou infectieux
Une diminution des risques métaboliques et une hausse des risques osseux et infectieux
Une augmentation de risques métaboliques, osseux, digestifs, psychiques et infectieux
Une hausse des risques de saignement et une baisse des risques endocriniens et cutanés

Une augmentation de risques métaboliques, osseux, digestifs, psychiques et infectieux

Explication

Les risques des corticoïdes augmentent avec la dose et la durée et touchent plusieurs domaines, notamment les métabolismes, les os et les muscles, les systèmes digestif et psychique, ainsi que le risque infectieux et la peau. La diminution des risques inverse la relation dose-durée, le profil anticoagulant attribue une autre cause au saignement, et la réduction aux seuls effets métaboliques omet plusieurs catégories.

17. Lors d’un suivi sous corticoïdes, quels paramètres faut-il contrôler selon la surveillance ciblée ?

La tension artérielle, la kaliémie, la fonction respiratoire et la glycémie
La température, la kaliémie, le poids et la glycémie
La tension artérielle, la kaliémie, le poids et la glycémie
La tension artérielle, la natrémie, le poids et la glycémie

La tension artérielle, la kaliémie, le poids et la glycémie

Explication

La surveillance ciblée des corticoïdes porte sur la tension artérielle, la kaliémie, le poids et la glycémie. La natrémie est confondue avec la kaliémie, tandis que la température et la fonction respiratoire remplacent à tort des paramètres de cette surveillance.

18. Une équipe prévoit une corticothérapie prolongée chez un patient. Quelle conduite respecte les précautions à prendre avant et pendant ce traitement ?

Dépister les infections avant le traitement et interrompre brutalement si l’état s’améliore
Surveiller la glycémie avant le traitement et éviter tout arrêt brutal
Dépister les infections après le début et éviter tout arrêt brutal
Dépister les infections avant le traitement et éviter tout arrêt brutal

Dépister les infections avant le traitement et éviter tout arrêt brutal

Explication

Avant un traitement prolongé, il faut dépister les infections et ne pas interrompre brutalement les corticoïdes. Le dépistage après le début est tardif, l’arrêt brutal contrevient à la précaution, et la glycémie ne remplace pas le dépistage des infections.

19. Une prescription concerne un dermocorticoïde classé dans le groupe III. Quelle est sa puissance ?

Modérée
Faible
Forte
Très forte

Forte

Explication

Le groupe III correspond à une puissance forte. « Modérée » correspond au groupe II, « très forte » au groupe IV et « faible » au groupe I.

20. Une personne applique un dermocorticoïde depuis une période prolongée. Quel suivi aide à repérer les effets cutanés possibles ?

Observer la peau, la zone, la quantité et la durée prescrite
Observer la peau et vérifier l’efficacité sans examiner l’application
Évaluer la tolérance générale et les traitements associés
Surveiller la glycémie, le poids, la tension et la kaliémie

Observer la peau, la zone, la quantité et la durée prescrite

Explication

Un usage prolongé peut provoquer une atrophie ou des lésions cutanées : il faut donc observer la peau, la zone d’application, la quantité et la durée prescrite. La glycémie et le poids relèvent d’une surveillance générale des corticoïdes, tandis que vérifier seulement l’efficacité ou les traitements associés ne couvre pas les facteurs d’effets locaux.

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Quel rôle joue la COX-1 constitutive dans la protection digestive ?

Elle participe à la protection digestive.

Quel rôle joue la COX-2 induite dans la douleur ?

Elle participe à la douleur.

Quelle enzyme les AINS inhibent-ils ?

Les cyclo-oxygénases (COX).

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