QCM : Surveillance et troubles cardiaques (50 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel processus dégénératif de la paroi artérielle forme une plaque d’athérome et constitue la cause très majoritaire des maladies des artères coronaires ?

L’athérosclérose
La sténose coronaire
La thrombose coronaire
La myocardite

L’athérosclérose

Explication

L’athérosclérose est le processus dégénératif de la paroi artérielle caractérisé par la formation d’une plaque d’athérome. La sténose désigne un rétrécissement, la thrombose un caillot, et la myocardite une atteinte inflammatoire du muscle cardiaque.

2. Lors de l’analyse d’une plaque d’athérome, quelle composition correspond à sa chape périphérique protectrice ?

Cholestérol LDL, fibrine et cellules musculaires lisses
Macrophages, plaquettes et tissus fibreux
Cholestérol LDL, macrophages et débris cellulaires
Cellules musculaires lisses migrées, tissus fibreux et collagène

Cellules musculaires lisses migrées, tissus fibreux et collagène

Explication

La chape périphérique protectrice comprend des cellules musculaires lisses migrées, des tissus fibreux et du collagène. Le cholestérol LDL, les macrophages et les débris cellulaires caractérisent plutôt la zone centrale lipidique; plaquettes et fibrine évoquent un thrombus.

3. Lorsqu’un schéma représente les trois troncs coronaires principaux, quels vaisseaux doit-il identifier ?

La Cx, l’aorte et la veine cave
L’IVA, la Cx et la coronaire droite
L’IVA, la Cx et la veine coronaire
L’IVA, la coronaire droite et l’aorte

L’IVA, la Cx et la coronaire droite

Explication

Les trois troncs coronaires principaux sont l’IVA et la Cx à gauche, ainsi que la coronaire droite. L’aorte est leur origine et non un tronc coronaire; une veine ne fait pas partie de cette liste.

4. Un patient présente une occlusion coronaire partielle et une élévation des enzymes cardiaques, mais son ECG ne montre pas de sus-décalage du segment ST. Quelle forme de syndrome coronarien aigu présente-t-il ?

STEMI
NSTEMI
Angor stable
Angor instable

NSTEMI

Explication

Le NSTEMI correspond à un infarctus avec occlusion coronaire partielle et enzymes élevées, sans sus-décalage du segment ST. Le STEMI comporte un sus-décalage ST; l’angor instable ne s’accompagne pas d’élévation enzymatique, et l’angor stable n’est pas un diagnostic de SCA.

5. Un ECG montre un sus-décalage du segment ST chez une personne présentant des enzymes cardiaques élevées et une occlusion coronaire complète. Quelle forme clinique faut-il retenir ?

NSTEMI
STEMI
Angor stable
Angor instable

STEMI

Explication

Le STEMI associe une occlusion coronaire complète, une élévation des enzymes cardiaques et un sus-décalage ST indiquant une nécrose myocardique; c’est une urgence vitale. Le NSTEMI est associé à une occlusion partielle sans sus-décalage ST, tandis que l’angor instable ne comporte pas d’élévation enzymatique.

6. Lors d’une coronarographie, le produit de contraste opacifie une coronaire jusqu’à un certain point, mais pas sa partie distale. Quelle conclusion l’examen permet-il d’en tirer ?

Une dilatation coronaire augmentant le passage du contraste
Une atteinte valvulaire empêchant le contraste d’avancer
Une sténose ou une occlusion de la coronaire
Une circulation coronaire normale malgré le défaut distal

Une sténose ou une occlusion de la coronaire

Explication

Le produit de contraste iodé rend les coronaires visibles aux rayons X ; s’il n’atteint pas la partie distale, cela indique une sténose ou une occlusion. L’idée d’une circulation normale méconnaît ce signe, l’atteinte valvulaire concerne une autre structure et la dilatation n’explique pas le défaut d’opacification.

7. Que mesure la fraction d’éjection du ventricule gauche (FEVG) à chaque systole ventriculaire ?

Le pourcentage de sang éjecté par le ventricule gauche
Le pourcentage de sang reçu par le ventricule gauche au remplissage
Le nombre de contractions du ventricule gauche par minute
Le pourcentage de sang éjecté par le ventricule droit

Le pourcentage de sang éjecté par le ventricule gauche

Explication

La FEVG correspond au pourcentage de sang éjecté par le ventricule gauche à chaque systole ; sa valeur normale est de 60 à 70 %. Le remplissage, la fréquence cardiaque et l’éjection du ventricule droit sont des mesures différentes.

8. Un patient présente un résultat de troponine de 10 ng/L. En utilisant la norme indiquée de 3 à 14 ng/L, comment situer ce résultat, tout en tenant compte du type de troponine ?

Il est dans l’intervalle de référence de la CK, exprimé en UI/L
Il est sous l’intervalle indiqué, à interpréter selon le type de troponine
Il dépasse la limite supérieure indiquée pour toutes les troponines
Il est dans l’intervalle indiqué, à interpréter selon le type de troponine

Il est dans l’intervalle indiqué, à interpréter selon le type de troponine

Explication

La valeur de 10 ng/L se situe entre 3 et 14 ng/L, mais les valeurs de référence dépendent du type de troponine. La qualifier de valeur basse inverse l’intervalle, la CK a une autre norme et on ne peut pas étendre cette référence à tous les types de troponine.

9. Un patient souffrant d’une douleur thoracique reçoit, sur prescription, de la trinitrine par voie sublinguale. En l’absence d’occlusion coronaire, quel effet peut-on attendre de ce médicament ?

Un écrasement mécanique de la plaque élargissant la lumière artérielle
Un soulagement attendu même si une occlusion coronaire est présente
Une inhibition de l’agrégation plaquettaire pouvant prévenir un caillot
Une vasodilatation rapidement active pouvant soulager la douleur

Une vasodilatation rapidement active pouvant soulager la douleur

Explication

La trinitrine est un vasodilatateur d’action rapide qui peut soulager la douleur en l’absence d’occlusion coronaire. L’inhibition plaquettaire relève des antiagrégants, l’écrasement de la plaque de l’angioplastie, et l’occlusion limite l’effet attendu de la trinitrine.

10. Pendant une angioplastie coronaire, quelle action du ballonnet permet de rétablir la circulation au niveau d’une plaque ?

Il resserre la lumière autour de la plaque pour stabiliser l’artère
Il écrase la plaque contre la paroi et élargit la lumière
Il inhibe l’agrégation plaquettaire à la surface du stent
Il opacifie la plaque aux rayons X et révèle son contour

Il écrase la plaque contre la paroi et élargit la lumière

Explication

Lors de l’angioplastie, un guide porte une sonde à ballonnet que l’on gonfle au niveau de la plaque pour la comprimer contre la paroi et élargir la lumière. L’opacification relève du produit de contraste, le resserrement aggraverait l’obstruction et l’inhibition plaquettaire est l’action des antiagrégants.

11. Chez un patient dont l’anatomie coronaire ne fait pas de l’angioplastie la meilleure indication, quelle intervention peut être envisagée ?

Une angioplastie transluminale
Un pontage aorto-coronarien
Un traitement BASIC sans intervention
Une circulation extracorporelle isolée

Un pontage aorto-coronarien

Explication

Le pontage aorto-coronarien est envisagé lorsque l’angioplastie transluminale n’est pas la meilleure indication. L’angioplastie reprend l’option jugée moins adaptée, le traitement BASIC ne remplace pas cette décision et la circulation extracorporelle est un dispositif associé à l’intervention, non une solution autonome.

12. Quel énoncé caractérise le pontage aorto-coronarien ?

Une technique chirurgicale qui retire l’obstruction de la coronaire
Une intervention qui dilate la coronaire à l’aide d’un ballonnet
Une dérivation du sang par une machine qui remplace le cœur et les poumons
Une technique chirurgicale qui rétablit le flux sans désobstruer la coronaire

Une technique chirurgicale qui rétablit le flux sans désobstruer la coronaire

Explication

Le pontage rétablit le flux sanguin dans une coronaire bouchée ou très rétrécie sans désobstruer cette artère. Le retrait direct de l’obstruction et la dilatation par ballonnet décrivent d’autres mécanismes, tandis que la dérivation par machine correspond à la circulation extracorporelle.

13. Quels éléments composent le schéma BASIC du traitement au long cours après un syndrome coronarien aigu ?

Bêtabloquant, antiagrégant, statine, inhibiteur de l’enzyme de conversion et correction des facteurs de risque
Bêtabloquant, antiagrégant, diurétique, inhibiteur de l’enzyme de conversion et correction des facteurs de risque
Bêtabloquant, anticoagulant, statine, inhibiteur de l’enzyme de conversion et correction des facteurs de risque
Bêtabloquant, antiagrégant, statine, inhibiteur de l’enzyme de conversion et pontage coronaire

Bêtabloquant, antiagrégant, statine, inhibiteur de l’enzyme de conversion et correction des facteurs de risque

Explication

Le schéma BASIC associe bêtabloquant, antiagrégant plaquettaire, statine, inhibiteur de l’enzyme de conversion et correction des facteurs de risque évitables. L’anticoagulant, le pontage et le diurétique ne remplacent pas les éléments indiqués dans ce schéma.

14. Après un syndrome coronarien aigu, quelle proportion de patients présente une insuffisance cardiaque à un stade plus ou moins avancé ?

Environ 30 %
Environ 80 %
Environ 10 %
Environ 50 %

Environ 30 %

Explication

Une insuffisance cardiaque à un stade plus ou moins avancé survient chez environ 30 % des patients après un syndrome coronarien aigu. Les valeurs de 10 %, 50 % et 80 % ne correspondent pas à la fréquence rapportée.

15. Après un syndrome coronarien aigu, une zone myocardique touchée se contracte moins et le cœur répond mal aux besoins de l’organisme : quel mécanisme explique cette insuffisance cardiaque ?

La baisse de contractilité réduit la capacité de pompe du cœur
Un trouble de conduction constitue le mécanisme décrit
Une baisse de perfusion rénale constitue le mécanisme initial décrit
La hausse de contractilité augmente la capacité de pompe du cœur

La baisse de contractilité réduit la capacité de pompe du cœur

Explication

Après le syndrome coronarien aigu, la baisse de contractilité de la zone touchée altère la capacité de pompe et peut empêcher le cœur de répondre normalement aux besoins de l’organisme. Une hausse de contractilité inverse le mécanisme, tandis qu’un trouble de conduction ou la baisse de perfusion rénale n’est pas le mécanisme indiqué ici.

16. Un patient traité par diurétiques après un syndrome coronarien aigu présente une kaliémie basse : quel risque et quelle surveillance sont particulièrement pertinents ?

Risque de tachycardie ou fibrillation ventriculaire, avec contrôle du potassium par échographie
Risque de bradycardie ou bloc auriculoventriculaire, avec contrôle de la kaliémie par ionogramme
Risque de fibrillation auriculaire, avec contrôle de la pression artérielle par ionogramme
Risque de tachycardie ou fibrillation ventriculaire, avec contrôle de la kaliémie par ionogramme

Risque de tachycardie ou fibrillation ventriculaire, avec contrôle de la kaliémie par ionogramme

Explication

Les diurétiques peuvent provoquer une hypokaliémie, exposant à des troubles du rythme ventriculaire tels que la tachycardie et la fibrillation ventriculaires ; la kaliémie doit être contrôlée par ionogramme. L’échographie ne mesure pas le potassium, et le risque décrit ne se limite pas à la bradycardie ou à la fibrillation auriculaire.

17. Une personne consulte pour une douleur thoracique dont la cause n’est pas encore établie : quelle hypothèse doit guider la prise en charge initiale ?

Une insuffisance cardiaque jusqu’à preuve du contraire
Un syndrome coronarien aigu jusqu’à preuve du contraire
Une douleur non cardiaque jusqu’à preuve du contraire
Un angor stable jusqu’à preuve du contraire

Un syndrome coronarien aigu jusqu’à preuve du contraire

Explication

Toute douleur thoracique doit être considérée comme un syndrome coronarien aigu jusqu’à preuve du contraire. L’angor stable est une autre forme de maladie coronaire, et ni l’insuffisance cardiaque ni une cause non cardiaque ne doivent remplacer cette précaution initiale.

18. Une patiente signale une nouvelle douleur thoracique après un premier épisode. Quelle conduite permet de rechercher rapidement un sus-décalage du segment ST ?

Surveiller la douleur puis réaliser un ECG si elle s’aggrave
Réaliser un ECG seulement lors du premier épisode douloureux
Réaliser et faire interpréter un ECG le plus vite possible
Réaliser un ECG rapidement et en différer l’interprétation

Réaliser et faire interpréter un ECG le plus vite possible

Explication

Toute douleur thoracique, y compris une récidive, doit être explorée par un ECG réalisé et interprété au plus vite pour rechercher un sus-décalage du segment ST. Attendre une aggravation ou différer l’interprétation retarde cette recherche, et une récidive justifie également un ECG.

19. Quel examen enregistre l’activité électrique cardiaque à l’aide d’un électrocardiographe ou d’un scope ?

La mesure de la pression artérielle
L’échographie cardiaque
L’oxymétrie pulsée
L’électrocardiogramme

L’électrocardiogramme

Explication

L’électrocardiogramme enregistre l’activité électrique du cœur et peut contribuer à détecter des troubles du rythme ou de conduction ainsi que des anomalies cardiaques. L’échographie relève de l’imagerie, tandis que la pression artérielle et l’oxymétrie mesurent d’autres paramètres.

20. Une infirmière réalise un ECG à 12 dérivations dans le cadre de son rôle propre. Que doit-elle faire concernant son interprétation ?

Le conserver dans le dossier sans transmission au médecin
Faire interpréter le tracé par l’infirmière qui l’a réalisé
Le transmettre systématiquement au médecin pour interprétation
Le transmettre au médecin uniquement si une anomalie est repérée

Le transmettre systématiquement au médecin pour interprétation

Explication

L’ECG à 12 dérivations relève du rôle propre infirmier, mais il est systématiquement transmis au médecin pour interprétation. Le rôle prescrit concerne l’ECG à 18 dérivations; le rôle propre de réalisation ne signifie pas que l’infirmière interprète le tracé.

21. Un service souhaite effectuer un ECG complet afin de préciser la localisation cardiaque d’un syndrome coronarien aigu. Dans quel cadre cet examen est-il réalisé ?

En cardiologie ou dans un service d’urgences
Dans tout service hospitalier prenant en charge une douleur
En consultation d’effort pour mesurer la tolérance à l’exercice
Dans tout service réalisant un ECG standard à 12 dérivations

En cardiologie ou dans un service d’urgences

Explication

L’ECG à 18 dérivations, ou ECG complet, est réalisé en cardiologie et dans les services d’urgences afin de détecter et de préciser la localisation cardiaque d’un syndrome coronarien aigu et la coronaire concernée. L’ECG standard à 12 dérivations ne se confond pas avec cet examen complet.

22. Quelles dérivations sont ajoutées à un ECG à 12 dérivations pour obtenir un ECG à 18 dérivations ?

DI, DII, DIII, aVR, aVL et aVF
V1, V2, V3, V4, V5 et V6
V1, V2, V7, V8, V9 et aVR
V3R, V4R, VE, V7, V8 et V9

V3R, V4R, VE, V7, V8 et V9

Explication

L’ECG à 18 dérivations ajoute six dérivations au 12 dérivations : trois droites (V3R, V4R et VE) et trois postérieures (V7, V8 et V9). V1 à V6 sont les dérivations précordiales standard, tandis que DI, DII, DIII et les dérivations augmentées appartiennent à l’enregistrement de base.

23. Lors de la réalisation d’un ECG à 18 dérivations selon la technique décrite, quelle séquence faut-il suivre après avoir obtenu l’ECG standard ?

Garder les électrodes périphériques, détacher V1 à V6 et placer les nouvelles dérivations sans modifier leurs noms
Détacher les électrodes périphériques, garder V1 à V6, placer les nouvelles dérivations puis modifier leurs noms
Garder les électrodes périphériques et V1 à V6, ajouter les nouvelles dérivations puis modifier leurs noms
Garder les électrodes périphériques, détacher V1 à V6, placer les nouvelles dérivations puis modifier leurs noms

Garder les électrodes périphériques, détacher V1 à V6, placer les nouvelles dérivations puis modifier leurs noms

Explication

La technique consiste à réaliser d’abord l’ECG à 12 dérivations, à laisser les électrodes périphériques en place, puis à détacher V1 à V6 pour installer les nouvelles dérivations et à en modifier les noms sur le tracé obtenu. Retirer les électrodes périphériques, conserver V1 à V6 ou omettre le changement de noms ne respecte pas cette séquence.

24. Dans une unité de soins intensifs de cardiologie, quel suivi du rythme cardiaque est prévu pour les patients ?

Une surveillance continue du rythme réservée aux patients symptomatiques
Des contrôles périodiques de la fréquence et du rythme par ECG standard
Une surveillance continue de la pression artérielle par scope ou télémétrie
Une surveillance continue de la fréquence et du rythme par scope ou télémétrie

Une surveillance continue de la fréquence et du rythme par scope ou télémétrie

Explication

En unité de soins intensifs de cardiologie, tous les patients font l’objet d’une surveillance continue de la fréquence et du rythme par scope ou télémétrie. Des contrôles périodiques ne sont pas équivalents à cette surveillance, qui ne se limite pas non plus aux patients symptomatiques.

25. Une alarme de surveillance cardiaque survient chez un patient. Quelle conduite relève des responsabilités indiquées ?

Le médecin gère les alarmes, et l’IDE ou l’AS vérifie l’état du patient
L’équipe médicale et infirmière gère les alarmes, et l’IDE ou l’AS vérifie le moniteur
L’équipe médicale et infirmière gère les alarmes, et l’IDE ou l’AS vérifie l’état du patient
L’équipe infirmière gère les alarmes, et l’IDE ou l’AS vérifie l’état du patient

L’équipe médicale et infirmière gère les alarmes, et l’IDE ou l’AS vérifie l’état du patient

Explication

La gestion des alarmes relève des responsabilités médicale et infirmière; lorsqu’une alarme survient, l’IDE et l’AS doivent vérifier l’état de santé du patient. La seule vérification du moniteur ne répond pas à cette obligation, et la gestion de l’alarme n’est pas réservée à une seule profession.

26. Après une coronarographie, un patient présente une douleur thoracique nouvelle. Quel risque associé à l’intervention faut-il notamment rechercher ?

Une réaction au produit de contraste iodé
Un trouble du rythme cardiaque
Une resténose de la coronaire traitée
Un hématome au point de ponction

Une resténose de la coronaire traitée

Explication

La resténose correspond à l’obstruction de nouveau de la coronaire traitée et peut se manifester par des douleurs thoraciques. L’hématome concerne le point de ponction, le trouble du rythme est une autre complication surveillée, et la réaction au produit iodé relève du risque allergique.

27. Pendant une coronarographie, quelle conduite relève du rôle infirmier auprès d’un patient anxieux et douloureux ?

Surveiller les paramètres vitaux à la place des soins relationnels
Adapter les soins relationnels à l’anxiété et à la douleur
Poser le pansement compressif pour apaiser l’anxiété
Réaliser la préparation cutanée sans autre accompagnement

Adapter les soins relationnels à l’anxiété et à la douleur

Explication

Pendant l’examen, l’infirmier assure des soins relationnels adaptés à l’anxiété et à la douleur, en plus de ses tâches techniques et de surveillance. La préparation cutanée, la surveillance des paramètres et le pansement compressif sont des responsabilités distinctes.

28. Que représente la pression artérielle moyenne (PAM) ?

Une pression calculée reflétant la perfusion des organes
La pression minimale lorsque le cœur est au repos entre deux battements
La pression maximale lors de la contraction du ventricule gauche
La quantité d’urine émise en vingt-quatre heures

Une pression calculée reflétant la perfusion des organes

Explication

La PAM est une pression calculée qui reflète le débit constant de perfusion des organes et s’exprime en mmHg. La pression maximale désigne la PAS, la pression minimale la PAD, et la quantité d’urine sur vingt-quatre heures désigne la diurèse.

29. Une équipe recueille et mesure toute l’urine émise par un patient pendant une période complète de vingt-quatre heures. Quelle quantité évalue-t-elle ?

La pression artérielle diastolique
La pression artérielle moyenne
La pression artérielle systolique
La diurèse

La diurèse

Explication

La diurèse est la quantité d’urine émise en vingt-quatre heures. La PAM, la PAD et la PAS sont des mesures de pression artérielle, et non des volumes urinaires.

30. Un patient atteint d’insuffisance cardiaque doit suivre un régime hyposodé pour limiter la rétention hydrosodée. Quelle quantité de sel par jour correspond à la recommandation ?

De 4 à 6 g
De 2 à 3 g
De 7 à 9 g
De 0 à 2 g

De 4 à 6 g

Explication

Le régime hyposodé recommandé apporte de 4 à 6 g de sel par jour afin de limiter la rétention hydrosodée. Une absence de sel confond régime hyposodé et suppression totale du sel, tandis que les autres valeurs sous-estiment ou surestiment la recommandation.

31. Dans le cadre de l’éducation après un syndrome coronarien aigu, quels comportements sont abordés ?

Sevrage éthylique, activité physique intense, suivi des apports liquides et du poids
Activité physique adaptée, régime hyposodé, contrôle du poids et hydratation
Activité physique adaptée, sevrage éthylique, tabagique et des autres toxiques
Sevrage tabagique, repos prolongé, surveillance de la diurèse et restriction hydrique

Activité physique adaptée, sevrage éthylique, tabagique et des autres toxiques

Explication

L’éducation après un syndrome coronarien aigu porte sur l’activité physique adaptée et le sevrage éthylique, tabagique et des autres toxiques. Le régime hyposodé relève d’un autre volet de prévention, l’arrêt des autres toxiques ne doit pas être omis, et l’activité prescrite est adaptée plutôt qu’intense.

32. Lors d’une explication du trajet de l’influx cardiaque, quelle séquence décrit correctement sa progression jusqu’à la contraction ventriculaire ?

Nœud sinusal, oreillettes, nœud auriculoventriculaire, réseau de Purkinje, faisceau de His
Réseau de Purkinje, ventricules, faisceau de His, nœud auriculoventriculaire, oreillettes
Nœud sinusal, oreillettes, faisceau de His, nœud auriculoventriculaire, réseau de Purkinje
Nœud sinusal, oreillettes, nœud auriculoventriculaire, faisceau de His, réseau de Purkinje

Nœud sinusal, oreillettes, nœud auriculoventriculaire, faisceau de His, réseau de Purkinje

Explication

L’influx naît au nœud sinusal, traverse les oreillettes, converge vers le nœud auriculoventriculaire, puis descend par le faisceau de His avant d’être diffusé par le réseau de Purkinje. Faire naître le signal dans les ventricules inverse le trajet, et intervertir le faisceau de His avec le nœud auriculoventriculaire ou le réseau de Purkinje méconnaît leur ordre.

33. Quels éléments caractérisent le rythme cardiaque normal, dit sinusal ?

Une onde P, deux complexes QRS et une onde U
Une onde P, un segment ST et une onde U
Une onde P, un complexe QRS et une onde T
Deux ondes P, un complexe QRS et une onde T

Une onde P, un complexe QRS et une onde T

Explication

Le rythme normal est sinusal et présente une onde P, un complexe QRS et une onde T. Le segment ST n’est pas le complexe QRS, et les autres choix substituent ou ajoutent des éléments qui ne font pas partie de cette caractérisation.

34. Un électrocardiogramme révèle une anomalie de déclenchement de l’impulsion électrique du myocarde. Comment qualifier ce phénomène ?

Un trouble de conduction uniquement
Une anomalie mécanique de la contraction
Une insuffisance de perfusion myocardique
Un trouble du rythme cardiaque

Un trouble du rythme cardiaque

Explication

Un trouble du rythme cardiaque est une anomalie de l’activité électrique du myocarde liée à un problème de déclenchement de l’impulsion ou de conduction de l’influx. La perfusion et la mécanique de contraction ne définissent pas ce trouble, et le problème de déclenchement n’est pas synonyme d’un problème de conduction.

35. Chez un patient, plusieurs ondes P ne sont pas suivies d’un QRS, car les impulsions auriculaires ne franchissent pas le nœud auriculoventriculaire. Quel trouble cela caractérise-t-il ?

Une tachycardie ventriculaire
Une fibrillation ventriculaire
Un bloc auriculoventriculaire du premier degré
Un bloc auriculoventriculaire complet

Un bloc auriculoventriculaire complet

Explication

Dans un bloc auriculoventriculaire complet, aucune impulsion auriculaire ne traverse le nœud jusqu’aux ventricules, de sorte que des ondes P ne sont pas suivies de QRS ou le sont très tardivement. Le retard de conduction évoque un bloc moins complet, l’origine ventriculaire une tachycardie et l’activité chaotique une fibrillation.

36. Un patient présente un bloc auriculoventriculaire complet et son rythme de secours prend le relais. Quelle fréquence ventriculaire est la plus compatible avec ce rythme ?

Environ 75 battements par minute
Environ 35 battements par minute
Environ 125 battements par minute
Environ 170 battements par minute

Environ 35 battements par minute

Explication

Le stimulateur de secours du bloc complet entraîne souvent les ventricules à moins de 40 battements par minute, ce qui rend une fréquence d’environ 35 compatible. Les fréquences de 75, 125 et 170 battements par minute correspondent à des rythmes plus rapides que ce rythme de secours.

37. Un électrocardiogramme montre un rythme régulier à QRS larges, à 150 battements par minute. Quelle arythmie correspond le mieux à ces caractéristiques ?

Une fibrillation ventriculaire
Un rythme idioventriculaire accéléré
Une tachycardie ventriculaire
Un rythme d’échappement ventriculaire lent

Une tachycardie ventriculaire

Explication

La tachycardie ventriculaire est généralement régulière, à QRS larges et comprise entre 120 et 180 battements par minute. Le RIVA est plus lent, la fibrillation est chaotique et le rythme d’échappement du bloc complet est souvent inférieur à 40 battements par minute.

38. Une personne présentant une fibrillation ventriculaire perd connaissance et cesse de respirer quelques secondes après le début de l’arythmie. Quelle chaîne de mécanismes explique le mieux cette évolution ?

L’absence de circulation entraîne rapidement perte de connaissance et arrêt respiratoire
Le rythme de secours ralentit les ventricules, puis provoque progressivement une perte de connaissance
Les contractions rapides préservent le débit, tandis qu’une pause respiratoire survient secondairement
La conduction ralentie réduit le débit, mais maintient une circulation cérébrale suffisante

L’absence de circulation entraîne rapidement perte de connaissance et arrêt respiratoire

Explication

En fibrillation ventriculaire, le sang ne circule plus, ce qui entraîne un arrêt cardio-respiratoire, une perte de connaissance et un arrêt respiratoire en quelques secondes. Une circulation conservée, des contractions efficaces ou un rythme de secours lent ne décrivent pas ce mécanisme.

39. Après un syndrome coronarien aigu, un tracé montre des QRS larges ressemblant à ceux d’une tachycardie ventriculaire, mais le rythme est à 95 battements par minute. Quelle interprétation convient le mieux ?

Un bloc auriculoventriculaire complet
Une fibrillation ventriculaire
Une tachycardie ventriculaire
Un rythme idioventriculaire accéléré

Un rythme idioventriculaire accéléré

Explication

Le RIVA présente des QRS larges ressemblant à ceux d’une tachycardie ventriculaire, mais sa fréquence est de 80 à 110 battements par minute ; 95 se situe dans cet intervalle. Une tachycardie ventriculaire est généralement plus rapide, la fibrillation est chaotique et le bloc complet est un trouble de conduction.

40. Chez une personne dont le cœur devient trop lent et présente des pauses, quelle action est assurée par le pacemaker implanté ?

Accélérer le rythme au-dessus d’une tachycardie ventriculaire
Délivrer un choc électrique lors d’une arythmie ventriculaire grave
Envoyer de petites impulsions électriques pour éviter les pauses
Analyser le rythme sans stimuler le cœur lorsqu’il ralentit

Envoyer de petites impulsions électriques pour éviter les pauses

Explication

Le pacemaker surveille le rythme et envoie de petites impulsions lorsque le cœur devient trop lent afin d’éviter les pauses. Le choc vise les troubles ventriculaires graves, l’accélération au-dessus d’une tachycardie est une fonction antitachycardique, et l’absence de stimulation ne correspond pas au rôle décrit.

41. Un patient porteur d’un dispositif implanté présente une tachycardie ventriculaire responsable d’un arrêt cardio-respiratoire. Quelle fonction du défibrillateur automatique implantable peut intervenir ?

Délivrer un choc électrique après détection du trouble ventriculaire
Accélérer le rythme au-dessus de la tachycardie sans délivrer de choc
Envoyer de petites impulsions pour prévenir les pauses liées à un cœur trop lent
Analyser le rythme sans intervenir lors d’un arrêt cardio-respiratoire

Délivrer un choc électrique après détection du trouble ventriculaire

Explication

Le défibrillateur automatique implantable analyse le rythme et peut délivrer un choc en cas de tachycardie ou de fibrillation ventriculaire responsable d’un arrêt cardio-respiratoire. Les petites impulsions préviennent les pauses de bradycardie, tandis qu’une stimulation antitachycardique ou une analyse sans intervention ne décrit pas cette fonction de choc.

42. Un patient vient de recevoir un pacemaker. Quelle consigne doit-il suivre concernant son bras après l’intervention ?

Garder le coude contre la poitrine 24 heures, puis éviter de lever le bras au-dessus de la tête pendant une semaine
Garder le bras au-dessus de l’épaule 24 heures, puis le maintenir contre la poitrine pendant un mois
Garder le coude contre la poitrine pendant un mois, puis reprendre librement les mouvements après 24 heures
Garder le coude contre la poitrine 24 heures, puis ne pas lever le bras au-dessus de l’épaule pendant un mois

Garder le coude contre la poitrine 24 heures, puis ne pas lever le bras au-dessus de l’épaule pendant un mois

Explication

Après la pose, le coude reste contre la poitrine pendant 24 heures, puis le bras ne doit pas être élevé au-dessus de l’épaule pendant un mois. La position bras levé inverse la consigne, le maintien pendant un mois confond les durées, et la limite à la tête pendant une semaine modifie la hauteur et la période.

43. Quelle description correspond à la LifeVest® ?

Un stimulateur cardiaque implanté qui traite les troubles ventriculaires par impulsions internes
Un défibrillateur automatique portable en gilet qui traite les troubles ventriculaires par choc externe
Un défibrillateur implanté qui traite les troubles ventriculaires par choc interne
Un dispositif portable en gilet qui surveille le rythme sans délivrer de traitement électrique

Un défibrillateur automatique portable en gilet qui traite les troubles ventriculaires par choc externe

Explication

La LifeVest® est un défibrillateur automatique portable sous forme de gilet, qui traite les troubles du rythme ventriculaire par choc électrique externe. Le stimulateur implanté délivre des impulsions, le dispositif de surveillance ne traite pas par choc, et le défibrillateur implanté n’est pas portable sous forme de gilet.

44. Après un syndrome coronarien aigu, un patient présente une fraction d’éjection ventriculaire gauche de 32 %. Pourquoi la LifeVest® peut-elle lui être proposée ?

Parce que sa fraction d’éjection est inférieure à 35 % et que le risque de mort subite par trouble ventriculaire est accru
Parce que sa fraction d’éjection est inférieure à 35 % et que le risque de mort subite par trouble ventriculaire est réduit
Parce que sa fraction d’éjection est supérieure à 35 % et que le risque de mort subite par trouble ventriculaire est accru
Parce que sa fraction d’éjection est inférieure à 35 % et que le risque de mort subite par trouble auriculaire est accru

Parce que sa fraction d’éjection est inférieure à 35 % et que le risque de mort subite par trouble ventriculaire est accru

Explication

Après un syndrome coronarien aigu, une fraction d’éjection inférieure à 35 % motive la proposition de LifeVest® en raison du risque accru de mort subite par tachycardie ou fibrillation ventriculaire. Le seuil supérieur inverse le critère, le trouble auriculaire ne correspond pas au risque visé, et un risque réduit contredit la justification.

45. Après une ischémie myocardique sévère qui persiste depuis 25 minutes, quelle évolution devient possible si l’apport de sang oxygéné n’est pas rétabli ?

Une hypokinésie exclut toute nécrose ultérieure
Une nécrose ne peut survenir qu’après plusieurs heures
Une nécrose irréversible peut apparaître
Une akinésie irréversible apparaît d’emblée

Une nécrose irréversible peut apparaître

Explication

Une ischémie sévère persistante peut entraîner une nécrose irréversible dès 20 à 30 minutes. L’akinésie désigne une absence de contractilité, l’hypokinésie une contractilité diminuée, et aucune des deux ne permet à elle seule d’exclure une nécrose ultérieure.

46. Une personne présente une douleur thoracique d’origine cardiaque, prolongée et survenant au repos ; ses marqueurs de nécrose ne sont pas élevés, mais son électrocardiogramme montre des signes d’ischémie. Quelle forme clinique correspond à ce tableau ?

Un infarctus du myocarde avec élévation du segment ST
Un infarctus du myocarde sans élévation du segment ST
Un angor stable
Un angor instable

Un angor instable

Explication

L’angor instable est une douleur cardiaque liée à une ischémie transitoire, qui peut être prolongée et survenir au repos, sans élévation des marqueurs de nécrose ; des signes électriques d’ischémie restent possibles. L’absence de marqueurs élevés ne signifie pas absence d’ischémie, et les deux catégories d’infarctus impliquent une nécrose.

47. Après la pose d’un stent, quel traitement réduit le risque qu’un thrombus l’obstrue et provoque une récidive du syndrome coronarien aigu ?

Une nouvelle dilatation au ballonnet
Un antiagrégant plaquettaire
Un anticoagulant
Une statine

Un antiagrégant plaquettaire

Explication

Les antiagrégants inhibent l’agrégation des plaquettes sur le stent et réduisent ainsi le risque de thrombose et de récidive du syndrome coronarien aigu. Les anticoagulants agissent sur la coagulation, les statines régulent le LDL-cholestérol, et la dilatation au ballonnet est un geste mécanique.

48. Lors d’un pontage aorto-coronarien, un chirurgien prélève une veine saphène pour contourner une occlusion coronaire : où raccorde-t-il cette veine pour rétablir le flux sanguin ?

De l’aorte ascendante à la coronaire en amont de l’occlusion
De l’origine de l’artère mammaire à la coronaire en aval de l’occlusion
De la coronaire en amont de l’occlusion à l’aorte ascendante
De l’aorte ascendante à la coronaire en aval de l’occlusion

De l’aorte ascendante à la coronaire en aval de l’occlusion

Explication

La veine saphène est greffée entre l’aorte ascendante et la coronaire en aval de l’occlusion afin de rétablir l’apport de sang oxygéné. L’option « de la coronaire en amont à l’aorte » inverse le trajet, le raccordement depuis l’origine correspond à l’artère mammaire, et un raccordement en amont ne contourne pas l’occlusion.

49. Après un syndrome coronarien aigu, la nécrose rend une partie du myocarde friable. Quelle complication mécanique peut alors provoquer un dysfonctionnement valvulaire ?

La rupture de piliers
Le bloc auriculoventriculaire
La rupture de paroi
La communication interventriculaire

La rupture de piliers

Explication

La rupture de piliers peut altérer le fonctionnement d’une valve cardiaque. La rupture de paroi et la communication interventriculaire sont d’autres complications mécaniques, tandis que le bloc auriculoventriculaire est un trouble de conduction.

50. Un patient présente un rythme idioventriculaire accéléré après un syndrome coronarien aigu. Quelle interprétation est la plus juste ?

C’est une tachycardie ventriculaire pathologique, sans lien avec la reperfusion.
C’est un trouble généralement bénin, qui survient exclusivement après un syndrome coronarien aigu.
C’est un trouble généralement grave, qui confirme une reperfusion efficace.
C’est un trouble généralement bénin, qui ne prouve pas à lui seul une reperfusion efficace.

C’est un trouble généralement bénin, qui ne prouve pas à lui seul une reperfusion efficace.

Explication

Le RIVA est généralement bénin et peut apparaître lors d’une reperfusion, mais sa présence ne prouve pas à elle seule que celle-ci est effective. Le considérer comme une preuve certaine confond association et confirmation, l’assimiler à une tachycardie ventriculaire pathologique méconnaît son caractère généralement bénin, et limiter son apparition au syndrome coronarien aigu néglige les autres contextes possibles.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 98 flashcards sur Surveillance et troubles cardiaques.

Qu’est-ce que l’athérosclérose ?

Un processus dégénératif de la paroi artérielle caractérisé par la formation d’une plaque d’athérome.

Quelles structures composent la plaque d’athérome ?

Une zone centrale lipidique et une chape périphérique protectrice.

Où naissent les artères coronaires ?

À la crosse de l’aorte, au niveau des sinus coronaires.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Surveillance et troubles cardiaques.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM