QCM : Règles professionnelles des ergothérapeutes (29 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une ergothérapeute réalise un acte professionnel dans les conditions prévues par la loi, mais exerce selon un mode différent de celui d’un cabinet classique. Les règles professionnelles s’appliquent-elles à elle ?

Oui, quel que soit son mode d’exercice
Non, elles s’appliquent aux seuls actes prescrits
Non, elles dépendent de son mode d’exercice
Non, elles dépendent de son statut professionnel

Oui, quel que soit son mode d’exercice

Explication

Les règles professionnelles s’imposent à tout ergothérapeute effectuant un acte professionnel dans les conditions prévues par la loi, quel que soit son mode d’exercice. La variation selon le mode d’exercice confond les modalités d’exercice avec le champ d’application des règles; le statut salarié et la prescription ne constituent pas les critères indiqués.

2. Quels principes l’ergothérapeute doit-il respecter en toutes circonstances dans l’exercice de sa profession ?

La moralité, la confidentialité et l’obéissance
La probité, l’impartialité et la confidentialité
Le dévouement, l’obéissance et l’impartialité
La moralité, la probité et le dévouement

La moralité, la probité et le dévouement

Explication

Les principes professionnels mentionnés sont la moralité, la probité et le dévouement. La confidentialité relève du secret professionnel, tandis que l’obéissance hiérarchique et l’impartialité ne remplacent pas les principes énoncés.

3. Dans le cadre d’un suivi, une ergothérapeute apprend un élément en observant le comportement d’une personne, sans que celle-ci le lui ait confié. Cet élément relève-t-il du secret professionnel ?

Non, car le secret couvre les confidences reçues, mais pas les observations
Non, car le secret couvre les informations consignées, mais pas celles observées
Oui, car le secret couvre aussi ce qu’elle a vu dans l’exercice de sa profession
Non, car le secret couvre les propos entendus, mais pas les faits observés

Oui, car le secret couvre aussi ce qu’elle a vu dans l’exercice de sa profession

Explication

Le secret professionnel couvre tout ce qui vient à la connaissance de l’ergothérapeute dans l’exercice de sa profession, y compris ce qu’elle a vu, entendu ou compris. Le limiter aux confidences, aux propos entendus ou aux données écrites exclut à tort les faits observés.

4. Un ergothérapeute envisage un acte professionnel défini à l’article R.4331-1 du code de la santé publique. Quelle condition s’applique à cet acte ?

L’accord de la personne suffit, et l’ergothérapeute choisit librement ses moyens
Une prescription médicale est requise, mais il reste libre du choix de ses moyens
Une prescription médicale est requise et le médecin fixe les moyens à employer
L’accès direct est possible, mais il doit suivre les moyens fixés par le médecin

Une prescription médicale est requise, mais il reste libre du choix de ses moyens

Explication

Les actes définis à l’article R.4331-1 sont exercés sur prescription médicale, tandis que l’ergothérapeute reste libre du choix de ses moyens. L’accès direct concerne les actes non soumis à prescription; la prescription ne retire pas la liberté de choisir les moyens, et l’accord de la personne ne remplace pas cette exigence.

5. Après avoir établi le diagnostic ergothérapique d’une personne, quelle démarche l’ergothérapeute doit-il suivre pour élaborer la suite de la prise en charge ?

Construire seul le plan adapté, puis informer la personne de ses choix
Construire avec la personne, et avec son accord, le plan ou les préconisations adaptés
Fixer d’abord le plan, puis vérifier s’il concorde avec les données scientifiques
Obtenir l’accord de la personne avant le diagnostic, puis fixer le plan avec elle

Construire avec la personne, et avec son accord, le plan ou les préconisations adaptés

Explication

L’ergothérapeute élabore soigneusement son diagnostic à l’aide de méthodes et de données scientifiques adaptées, puis construit avec la personne et avec son accord le plan de traitement ou les préconisations. Construire seul exclut la participation de la personne; demander l’accord avant le diagnostic inverse les étapes, et fixer d’abord le plan néglige la démarche prévue.

6. Un ergothérapeute envisage de présenter comme sans danger un procédé thérapeutique qui n’a pas été suffisamment éprouvé. Quelle conduite respecte ses obligations professionnelles ?

Le présenter comme salutaire si un bénéfice est attendu pour la personne
Le présenter comme sans danger dès lors qu’aucun effet nocif n’a été constaté
Le présenter comme sans danger à l’entourage, mais pas directement à la personne
Ne pas le présenter comme salutaire ou sans danger et limiter ses préconisations à la qualité et à l’efficacité des soins

Ne pas le présenter comme salutaire ou sans danger et limiter ses préconisations à la qualité et à l’efficacité des soins

Explication

Les actes et préconisations doivent être limités à la qualité et à l’efficacité des soins; un procédé insuffisamment éprouvé ne doit pas être présenté comme salutaire ou sans danger. L’absence d’effet nocif constaté ne prouve pas l’innocuité, un bénéfice attendu ne permet pas d’affirmer qu’il est salutaire, et l’interdiction concerne aussi l’information donnée à l’entourage.

7. Lorsqu’un ergothérapeute commence à suivre un nouveau patient, quelle démarche doit-il effectuer pour assurer la traçabilité de sa prise en charge ?

Créer un dossier seulement lorsque les soins deviennent complexes
Créer un dossier et le tenir à jour selon les recommandations de la Haute Autorité de Santé
Créer un dossier sans le mettre à jour après la première consultation
Intégrer le patient à un dossier médical sans créer de dossier propre

Créer un dossier et le tenir à jour selon les recommandations de la Haute Autorité de Santé

Explication

Chaque patient doit avoir un dossier tenu à jour conformément aux recommandations de la Haute Autorité de Santé. L’intégration au dossier médical est une démarche distincte et conditionnelle; ne pas actualiser le dossier ou en limiter la création à certains patients méconnaît cette règle.

8. Une ergothérapeute prépare le transfert de documents concernant un patient vers un nouveau support numérique. Quelle précaution doit-elle prendre ?

Protéger leur confidentialité, quel que soit leur contenu ou leur support
Protéger leur confidentialité sur le support initial, mais pas après transfert
Réserver leur accès à l’ergothérapeute, sans autre mesure de confidentialité
Protéger leur confidentialité lorsque leur contenu est strictement médical

Protéger leur confidentialité, quel que soit leur contenu ou leur support

Explication

La confidentialité s’applique aux documents relatifs aux patients, quels que soient leur contenu et leur support. La limiter au contenu médical, au support initial ou à une restriction d’accès individuelle confond des modalités de gestion avec l’obligation générale de protection.

9. Un cabinet dispose du matériel adapté aux actes pratiqués, mais ses locaux ne sont pas accessibles et ne permettent pas de préserver le secret professionnel. Quelle évaluation correspond aux exigences du lieu d’exercice ?

Le lieu répond aux exigences, car les moyens techniques adaptés suffisent à garantir la qualité des actes
Le lieu répond aux exigences si les locaux sont accessibles, même si les moyens techniques sont insuffisants
Le lieu ne répond pas aux exigences, car les moyens techniques et les locaux doivent permettre le secret professionnel et la sécurité du patient
Le lieu répond aux exigences si les locaux protègent le patient, même sans préserver le secret professionnel

Le lieu ne répond pas aux exigences, car les moyens techniques et les locaux doivent permettre le secret professionnel et la sécurité du patient

Explication

Le lieu d’exercice doit réunir des moyens techniques suffisants et des locaux accessibles et adéquats, permettant le respect du secret professionnel et la sécurité du patient. Des moyens adaptés ne compensent pas des locaux inappropriés; l’accessibilité seule ou la sécurité sans confidentialité ne suffit pas non plus.

10. Au domicile d’un bénéficiaire, l’ergothérapeute constate que les conditions d’intervention risquent de compromettre la sécurité des personnes. Quelle conduite est conforme à ses obligations ?

Vérifier le matériel utilisé et maintenir l’intervention malgré le risque constaté
Poursuivre les actes prévus et signaler le risque après l’intervention
Intervenir en adaptant les règles d’hygiène, sans modifier les conditions compromettant la sécurité
Ne pas exercer dans ces conditions et chercher, dans la mesure du possible, à faire respecter les règles d’hygiène et de sécurité

Ne pas exercer dans ces conditions et chercher, dans la mesure du possible, à faire respecter les règles d’hygiène et de sécurité

Explication

L’ergothérapeute ne doit pas exercer dans des conditions susceptibles de compromettre la qualité des soins ou la sécurité des personnes; au domicile, il cherche, si possible, à faire respecter les règles d’hygiène et de sécurité. Poursuivre malgré le risque, ignorer ces règles ou vérifier le matériel sans traiter les conditions d’intervention ne répond pas à cette exigence.

11. Un ergothérapeute participe à un projet avec des bénéficiaires, d’autres professionnels et des institutions pour réduire les risques environnementaux et améliorer la santé collective. Quelle démarche cette action illustre-t-elle ?

Favoriser des conditions environnementales et sociales favorables à la santé, dans une perspective de transition écologique
Se concentrer sur la santé individuelle sans intégrer les risques environnementaux et sociétaux
Respecter les règles de propreté pendant les actes et l’utilisation du matériel
Appliquer les modalités de fonctionnement fixées par le fabricant des dispositifs utilisés

Favoriser des conditions environnementales et sociales favorables à la santé, dans une perspective de transition écologique

Explication

La démarche associe santé individuelle et collective, conditions environnementales et sociales, transition écologique et maîtrise des risques en collaboration avec les bénéficiaires, les professionnels et les institutions. L’hygiène des actes et les consignes du fabricant relèvent d’autres obligations, tandis que négliger les dimensions collective et environnementale réduit la portée de cette démarche.

12. Un patient demande à une ergothérapeute une intervention qui dépasse ses spécialisations et son savoir-faire. Quelle conduite doit-elle adopter ?

Réaliser l’intervention si le patient insiste pour la recevoir.
Réaliser l’intervention après avoir conseillé une consultation médicale.
Décliner l’intervention qui dépasse son domaine de savoir-faire.
Laisser le patient décider si l’intervention relève de ses compétences.

Décliner l’intervention qui dépasse son domaine de savoir-faire.

Explication

L’ergothérapeute doit décliner toute intervention au-delà de ses spécialisations ou de son savoir-faire. L’insistance du patient, une consultation médicale ou son propre choix ne rendent pas l’intervention conforme à ses compétences.

13. Une ergothérapeute souhaite maintenir la qualité de sa pratique au fil des années. Quelle démarche répond à cette exigence professionnelle ?

Se limiter à l’évaluation périodique de ses pratiques professionnelles.
Actualiser et perfectionner ses connaissances et compétences tout au long de sa vie professionnelle.
Actualiser ses connaissances et compétences durant les premières années d’exercice.
S’appuyer sur ses spécialisations acquises au début de sa carrière professionnelle.

Actualiser et perfectionner ses connaissances et compétences tout au long de sa vie professionnelle.

Explication

L’ergothérapeute actualise et perfectionne ses connaissances et compétences tout au long de sa vie, notamment par le développement professionnel continu. Les spécialisations initiales et l’évaluation des pratiques ne remplacent pas cette démarche durable.

14. Un établissement accueille un stagiaire et souhaite lui confier une activité déléguée. Quelle organisation respecte ses responsabilités de formation ?

L’associer aux activités déléguées, transmettre les règles professionnelles et lui confier seul un acte professionnel.
L’associer aux activités déléguées, transmettre les règles professionnelles et encadrer tout acte professionnel.
L’associer aux activités déléguées et transmettre les règles professionnelles sans encadrer les actes confiés.
Lui transmettre les règles professionnelles et lui faire observer les activités sans participation pratique.

L’associer aux activités déléguées, transmettre les règles professionnelles et encadrer tout acte professionnel.

Explication

La formation pratique associe le stagiaire aux activités déléguées et transmet les règles professionnelles, mais aucun acte professionnel ne peut lui être confié sans encadrement. Confier seul un acte ou omettre son encadrement méconnaît cette exigence; l’observation seule ne correspond pas à la participation pratique attendue.

15. Pendant un stage, un étudiant entend des informations sur un patient et participe à un échange portant sur son consentement. Quelle attitude professionnelle s’applique à l’étudiant ?

Respecter le secret professionnel et être sensibilisé au consentement éclairé.
Recueillir lui-même le consentement éclairé sans être soumis au secret professionnel.
Respecter le secret professionnel sans être sensibilisé au consentement éclairé.
Être sensibilisé au consentement éclairé sans être soumis au secret professionnel.

Respecter le secret professionnel et être sensibilisé au consentement éclairé.

Explication

Les étudiants en ergothérapie sont soumis au secret professionnel, et les ergothérapeutes les sensibilisent notamment au respect du consentement éclairé. Le statut d’étudiant ne supprime pas la confidentialité; cette sensibilisation ne signifie pas non plus que l’étudiant recueille lui-même le consentement.

16. Lors d’un premier entretien, une ergothérapeute présente plusieurs options de traitement à une personne qui semble ne pas les comprendre. Quelle conduite respecte son devoir d’information ?

Reformuler clairement les options et vérifier la compréhension de la personne
Présenter les traitements possibles sans vérifier ce que la personne en comprend
Décrire les coûts de l’intervention sans détailler les traitements possibles
Choisir l’option privilégiée et demander à la personne de l’accepter

Reformuler clairement les options et vérifier la compréhension de la personne

Explication

L’information doit être claire, loyale et adaptée, et l’ergothérapeute veille à ce que le bénéficiaire la comprenne en explicitant les possibilités et moyens de traitement. Choisir à sa place confond information et décision, omettre les traitements laisse l’information incomplète, et ne pas vérifier la compréhension néglige une exigence explicite.

17. Un ergothérapeute accompagne une personne incapable de s’exprimer et envisage une intervention. Auprès de qui doit-il rechercher le consentement ?

Auprès d’un proche choisi par l’ergothérapeute
Auprès des parents ou du représentant légal
Auprès d’un professionnel de santé de l’équipe
Auprès de la personne, sans autre démarche

Auprès des parents ou du représentant légal

Explication

Lorsque la personne est incapable de s’exprimer, le consentement est recherché auprès de ses parents ou de son représentant légal. L’incapacité ne vaut pas accord, l’équipe soignante ne remplace pas le représentant légal et un proche ne peut être choisi à sa place sans ce statut.

18. Un médecin estime, pour des raisons légitimes, qu’un patient doit ignorer un pronostic grave. En tant que membre de l’équipe de soins, que doit faire l’ergothérapeute au sujet de ce pronostic ?

Le révéler au patient dès qu’il participe à son parcours de soins
Le tenir hors de toute communication, y compris lors d’une demande d’accès
Ne pas le révéler, sous réserve des règles d’accès aux informations de santé
Le communiquer aux proches afin qu’ils le transmettent au patient

Ne pas le révéler, sous réserve des règles d’accès aux informations de santé

Explication

Lorsque le médecin estime en conscience, pour des raisons légitimes, que le patient doit ignorer un diagnostic ou un pronostic grave, l’ergothérapeute membre de l’équipe ne peut le révéler, sous réserve de l’article L. 1111-7. La transparence générale ne lève pas cette règle, la transmission aux proches ne la remplace pas et l’exception relative à l’accès aux informations doit être prise en compte.

19. À la fin d’un suivi, une ergothérapeute transmet des informations à la structure qui prendra le relais. Quelle démarche complète cette transmission pour soutenir la continuité du parcours ?

Informer la famille sans transmettre d’éléments significatifs
Informer le patient ou la personne de confiance désignée
Transmettre les éléments à une structure sans lien avec le parcours
Informer uniquement le professionnel qui prend le relais

Informer le patient ou la personne de confiance désignée

Explication

Pour assurer la continuité du parcours de soin et de vie, l’ergothérapeute transmet les éléments significatifs aux professionnels ou structures d’aval et en informe le patient ou la personne de confiance désignée. Une transmission sans information du patient omet cette démarche, une information sans transmission ne soutient pas la continuité, et un destinataire sans lien avec la suite du parcours ne correspond pas à l’objectif.

20. Une ergothérapeute commence un emploi salarié dans un établissement. Quel document doit formaliser les obligations des parties et préciser les moyens permettant de respecter les règles professionnelles ?

Un contrat écrit précisant les obligations, sans les moyens
Un contrat écrit précisant obligations et moyens
Une immatriculation d’activité précisant les obligations et les moyens
Un accord oral précisant les horaires et le salaire

Un contrat écrit précisant obligations et moyens

Explication

L’exercice salarié doit être formalisé par un contrat écrit qui définit les obligations des parties et les moyens de respecter les règles professionnelles. Un accord oral n’est pas le contrat requis, l’omission des moyens rend la description incomplète, et l’immatriculation concerne l’exercice libéral.

21. Une ergothérapeute s’installe en exercice libéral. Parmi les démarches suivantes, laquelle relève de ses obligations réglementaires ?

Respecter les obligations fiscales et d’assurance, sans démarches sociales ni de retraite
Respecter ses obligations fiscales, sociales, de retraite, d’assurance et d’immatriculation
S’immatriculer et souscrire une assurance, sans obligations fiscales ni sociales
Faire établir un contrat salarié définissant les obligations des parties

Respecter ses obligations fiscales, sociales, de retraite, d’assurance et d’immatriculation

Explication

L’exercice libéral implique le respect des obligations fiscales, sociales, de retraite complémentaire, d’assurance professionnelle et d’immatriculation. Le contrat salarié relève d’un autre mode d’exercice, tandis que les autres réponses omettent plusieurs obligations.

22. Une ergothérapeute dispense des soins à des adresses variables, sur des marchés et dans des arrière-boutiques, sans lieu professionnel régulier. Comment qualifier et traiter cette activité ?

Un exercice salarié itinérant, autorisé sans installation régulière
Un exercice forain, interdit en ergothérapie
Un exercice libéral régulier, autorisé si les soins sont continus
Un exercice en lieu professionnel établi, autorisé en ergothérapie

Un exercice forain, interdit en ergothérapie

Explication

L’exercice sans installation régulière, à des adresses variables et en des lieux divers, est un exercice forain, interdit en ergothérapie. Un cabinet établi suppose un lieu professionnel régulier; la continuité des soins ou le statut salarié ne change pas cette qualification.

23. Une prise en charge ergothérapique coûte 85 euros. Quelle démarche est requise avant la réalisation des prestations et après le paiement ?

Établir un devis écrit en un exemplaire, signé par le praticien, puis une facture avant le paiement
Établir une facture avant les prestations, puis un devis signé au paiement
Établir un devis en double exemplaire pour les montants supérieurs à 100 euros, puis une facture au paiement
Établir un devis écrit en double exemplaire, signé par le client, puis une facture au paiement

Établir un devis écrit en double exemplaire, signé par le client, puis une facture au paiement

Explication

Au-delà de 70 euros, la prise en charge nécessite un devis écrit en double exemplaire, signé par le client et indiquant la nature, la durée et le coût des prestations; la facture est établie à réception du paiement. Le seuil de 100 euros est erroné, la signature requise est celle du client, et la facture n’est pas établie avant paiement.

24. Un bénéficiaire demande à régler par un moyen différent de celui proposé par l’ergothérapeute, qui envisage aussi de facturer une séance annulée et non réalisée. Quelle conduite respecte les règles professionnelles ?

Accepter le mode de règlement choisi et facturer la séance réservée
Accepter le mode de règlement choisi et ne réclamer que les actes réalisés
Établir un devis pour la séance annulée et réclamer son montant
Imposer le mode de règlement du cabinet et ne réclamer que les actes réalisés

Accepter le mode de règlement choisi et ne réclamer que les actes réalisés

Explication

Aucun mode particulier de règlement ne peut être imposé et les honoraires ne peuvent être réclamés que pour des actes réellement effectués. Imposer un mode de paiement méconnaît la première règle; une séance annulée n’est pas un acte réalisé, et un devis ne justifie pas sa facturation.

25. Une ergothérapeute prépare une publicité qui décrit objectivement ses prestations, respecte la dignité professionnelle et présente des informations vérifiables. Quelle appréciation convient ?

Elle relève de la publicité mensongère malgré ses informations vérifiables
Elle est conforme aux exigences de la publicité professionnelle
Elle est conforme même si son contenu porte atteinte à la dignité professionnelle
Elle ne constitue une publicité conforme que si elle affiche les tarifs

Elle est conforme aux exigences de la publicité professionnelle

Explication

La publicité professionnelle doit être objective, conforme à la dignité de la profession et vérifiable; la publicité mensongère est interdite. Une information vérifiable ne rend pas conforme un contenu qui manque d’objectivité ou de dignité, et l’affichage des tarifs ne définit pas à lui seul la conformité publicitaire.

26. Une ergothérapeute diplômée d’État, mais sans formation complémentaire ni expérience spécifique, peut-elle se considérer prête à pratiquer l’expertise sur la seule base de son diplôme ?

Oui, à condition d’avoir suivi des formations complémentaires, même sans expérience spécifique.
Oui, à condition d’avoir acquis une expérience spécifique, même sans formation complémentaire.
Oui, le diplôme d’État constitue à lui seul une qualification suffisante pour pratiquer l’expertise.
Non, le diplôme est nécessaire, mais l’expertise exige aussi des formations complémentaires et une expérience spécifique.

Non, le diplôme est nécessaire, mais l’expertise exige aussi des formations complémentaires et une expérience spécifique.

Explication

Le diplôme d’État est nécessaire, mais il ne suffit pas : la pratique de l’expertise requiert aussi des formations complémentaires et une expérience spécifique. L’option du diplôme seul confond nécessité et suffisance, tandis que les deux autres omettent l’une des exigences supplémentaires.

27. Une ergothérapeute traitante est sollicitée pour expertiser le même bénéficiaire et se voit proposer une mission dont les intérêts d’un proche sont en jeu ; quelle conduite respecte les règles de conflit d’intérêts ?

Refuser la mission, car elle cumulerait les rôles auprès du même bénéficiaire et impliquerait un proche.
Accepter la mission, car le conflit n’existe que si ses propres intérêts financiers sont en jeu.
Accepter la mission, car les intérêts d’un proche ne sont pas concernés par la règle.
Accepter la mission, car l’expertise peut compléter le suivi traitant du même bénéficiaire.

Refuser la mission, car elle cumulerait les rôles auprès du même bénéficiaire et impliquerait un proche.

Explication

L’ergothérapeute ne peut être expert et ergothérapeute traitant du même bénéficiaire, et ne doit pas accepter une mission mettant en jeu les intérêts d’un proche. La référence aux seuls intérêts financiers réduit à tort la règle, tandis que les deux autres réponses écartent chacune l’un des conflits explicitement visés.

28. Avant de lancer une étude impliquant des participants, quelle étape l’ergothérapeute doit-il accomplir au sujet des risques et inconvénients prévisibles ?

Évaluer les risques et les inconvénients uniquement pour les personnes directement recrutées dans l’étude.
Surveiller les risques et les inconvénients pendant l’étude sans les évaluer au préalable.
Évaluer les risques et les inconvénients uniquement après qu’un participant a subi un effet indésirable.
Évaluer les risques et les inconvénients prévisibles pour les personnes impliquées ou concernées par la recherche.

Évaluer les risques et les inconvénients prévisibles pour les personnes impliquées ou concernées par la recherche.

Explication

Toute recherche impose d’évaluer les risques et inconvénients prévisibles pour les personnes impliquées ou concernées. Une évaluation après un effet indésirable est tardive, la limitation aux personnes recrutées écarte les personnes concernées, et la surveillance ne remplace pas l’évaluation.

29. Une équipe de recherche recueille le consentement oral des participants après leur avoir expliqué l’étude ; quelle condition de consentement manque encore ?

Un accord explicite formulé par écrit, confirmant un consentement libre et éclairé.
Une approbation collective écrite, même sans accord explicite de chaque participant.
Un formulaire signé, même si le consentement n’est pas libre et éclairé.
Une explication orale supplémentaire, sans formaliser l’accord par écrit.

Un accord explicite formulé par écrit, confirmant un consentement libre et éclairé.

Explication

Les participants doivent donner un accord explicite par écrit et confirmer un consentement libre et éclairé. Une approbation collective ne remplace pas leur accord, une signature sans consentement éclairé est insuffisante, et une explication orale ne satisfait pas l’exigence d’écrit.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 85 flashcards sur Règles professionnelles des ergothérapeutes.

À quels ergothérapeutes les règles professionnelles s’imposent-elles ?

À tout ergothérapeute effectuant un acte professionnel dans les conditions prévues par la loi, quel que soit son mode d’exercice.

Quels principes l’ergothérapeute respecte-t-il en toutes circonstances ?

Les principes de moralité, de probité et de dévouement.

Au service de qui l’ergothérapeute exerce-t-il ses missions ?

De la personne et de la santé publique.

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