★ À maîtriser
📌 Lorsqu’une détresse vitale est constatée, le secouriste met immédiatement en œuvre les gestes adaptés avant de poursuivre le bilan et demande un avis médical sans délai selon la situation.
Compléments
📌 La méthodologie XABCDE précise le cadre prioritaire d’évaluation et de décision sans remettre en cause la structure du bilan enseignée en PSE1.
Traiter d’abord ce qui tue en premier → préserver le pronostic vital.
📌 Dans XABCDE, X correspond à l’hémorragie, A aux voies aériennes, B à la fonction respiratoire, C à la fonction circulatoire, D à la fonction neurologique et E à la recherche des lésions.
★ À maîtriser
Le premier regard évalue trois éléments :
Pour évaluer la situation, l’équipe observe les lieux, interroge la victime ou les témoins et reconnaît les lieux afin de déterminer la nature et les circonstances de l’intervention ainsi que le nombre et la localisation des victimes.
📌 Pour la sécurité, le secouriste recherche les dangers évidents ou moins évidents et les personnes exposées, protège les intervenants et la victime et applique les précautions contre les risques infectieux.
Compléments
SSS : Sécurité, Scène, Situation.
★ À maîtriser
Le deuxième regard approche la victime, précise son état global, recherche rapidement les menaces vitales dans l’ordre XABCDE jusqu’à D et recueille sa plainte principale si elle peut l’exprimer.
Une hémorragie externe importante est recherchée au temps X et doit être arrêtée par compression manuelle, pansement compressif, garrot ou gaze hémostatique.
Au temps A, le secouriste recherche une obstruction par corps étranger, une menace de liberté des voies aériennes ou un risque d’inhalation, puis libère les voies aériennes par le geste adapté.
Au temps B, l’absence de respiration impose de débuter une réanimation cardio-pulmonaire (RCP).
La recherche du pouls n’est pas systématique pour caractériser un arrêt cardiaque ; si elle est effectuée simultanément à la recherche de la respiration, elle ne dépasse pas 10 secondes et ne retarde pas les gestes de secours.
En cas de perte de connaissance, l’absence ou le doute sur la présence du pouls impose de débuter ou poursuivre la RCP, même si des mouvements ventilatoires sont présents, notamment en cas de gasp.
Au temps D, une victime inconsciente non traumatisée est mise en position latérale de sécurité (PLS) ; en cas de traumatisme suspecté ou avéré, la PLS est réalisée après avis médical.
Compléments
📌 En cas de lésion traumatique évidente ou suspectée du rachis, le secouriste installe la victime dans une position adaptée et stabilise le rachis cervical à titre conservatoire.
📌 En présence d’un pouls mais en l’absence de respiration, des insufflations seules peuvent être réalisées pour éviter l’arrêt cardiaque.
X → A → B → C → D : rechercher les menaces vitales dans cet ordre.
★ À maîtriser
Le troisième regard apprécie les fonctions respiratoire, circulatoire et neurologique en s’appuyant sur les dires de la victime et les constatations du secouriste, selon l’ordre XABCDE jusqu’à D.
L’appréciation respiratoire consiste à écouter la parole et la respiration, observer pendant 15 secondes la rapidité, l’amplitude et la régularité de la ventilation, puis examiner la coloration de la peau et des muqueuses.
L’appréciation circulatoire examine pendant environ 15 secondes la rapidité, l’amplitude et la régularité du pouls radial, ainsi que la coloration, la température et l’humidité de la peau.
L’appréciation neurologique évalue l’orientation, une éventuelle perte de connaissance, la motricité et la sensibilité des membres, ainsi que la symétrie et la réaction des pupilles à la lumière.
Les signes de gravité respiratoire comprennent la difficulté à parler ou à respirer, une ventilation rapide ou superficielle, le tirage, le battement des ailes du nez chez l’enfant, les sueurs inexpliquées et la cyanose ; des sifflements, gargouillements ou râles peuvent être entendus.
Les signes de gravité circulatoire comprennent l’agitation ou l’angoisse, la somnolence, la pâleur, les marbrures, les sueurs froides, un pouls radial imperceptible et un pouls carotidien rapide lorsqu’il est perçu.
Les signes de gravité neurologique comprennent la somnolence, le retard de réponse, la désorientation, la paralysie, la perte de vue, les convulsions, l’asymétrie faciale ou pupillaire et l’absence de réaction pupillaire à la lumière.
Compléments
★ À maîtriser
La SpO2 est d’au moins 94 % dans la majorité des cas et d’au moins 89 % chez l’insuffisant respiratoire chronique ; une valeur inférieure à ces seuils constitue un signe de gravité correspondant.
Les signes de gravité circulatoire mesurés comprennent une fréquence cardiaque supérieure à 120 ou inférieure à 40 battements par minute au repos, un temps de recoloration cutanée supérieur à 2 secondes ou une pression artérielle systolique inférieure à 90 mmHg.
La glycémie capillaire est mesurée notamment en cas de signes évocateurs d’AVC, de malaise pouvant évoquer une hypoglycémie, de troubles du comportement ou de perte de connaissance ; une glycémie inférieure à 0,6 g/L confirme une hypoglycémie à corriger rapidement.
Un score FAST positif en présence d’une asymétrie faciale, d’une faiblesse des membres supérieurs ou d’une anomalie de la parole fait suspecter un AVC et impose un avis médical immédiat ainsi que la recherche de l’heure d’apparition des symptômes.
Le quatrième regard mesure les paramètres physiologiques et des scores, complète l’examen physique par la recherche des lésions jusqu’au temps E et recueille les informations de l’interrogatoire.
La fréquence respiratoire se mesure en comptant les mouvements respiratoires pendant une minute ; les valeurs normales indiquées sont de 12 à 20 par minute chez l’adulte, 20 à 30 chez l’enfant, 30 à 40 chez le nourrisson et 40 à 60 chez le nouveau-né.
Les fréquences cardiaques normales indiquées sont de 60 à 100 battements par minute chez l’adulte, 70 à 140 chez l’enfant, 100 à 160 chez le nourrisson et 120 à 160 chez le nouveau-né.
Le temps de recoloration cutanée normal du lit de l’ongle est inférieur ou égal à deux secondes.
Compléments
📌 La température est mesurée en cas de suspicion d’hypothermie ou d’hyperthermie, et un ECG est réalisé sur prescription d’un médecin présent ou du médecin régulateur.
Chez l’adulte au repos et réveillé, la pression artérielle oscille autour de 120 mmHg de systolique et 80 mmHg de diastolique ; chez une personne hypertendue, une pression systolique diminuée de plus de 30 % par rapport à sa valeur habituelle est également un signe de gravité.
Le score EVDA évalue la réactivité à une stimulation verbale ou douloureuse, tandis que le score de Glasgow apprécie l’ouverture des yeux, la réponse verbale et la réponse motrice.
★ À maîtriser
Compléments
Un examen de la tête aux pieds, comme un balayage progressif du corps.
★ À maîtriser
SAMPLE structure l’interrogatoire autour des Signes et Symptômes, des Allergies, des Médicaments, du Passé médico-chirurgical, du Last meal et des Évènements.
PQRST précise les symptômes selon les éléments Provoqué par, Qualité, Région, Sévérité et Temps.
Compléments
SAMPLE structure l’histoire ; PQRST précise les symptômes.
★ À maîtriser
Compléments
📌 Pendant la surveillance, le secouriste parle à la victime pour la réconforter et repérer toute modification de ses plaintes.
Réévaluer → contrôler les gestes → reprendre les paramètres vitaux.
Les regards du bilan XABCDE
| Regard | Finalité | Repères |
|---|---|---|
| Premier | Évaluer la situation | Sécurité, Scène, Situation |
| Deuxième | Rechercher les menaces vitales | X, A, B, C, D |
| Troisième | Apprécier les fonctions vitales | X, A, B, C, D |
| Quatrième | Compléter le bilan | Mesures, examen E, interrogatoire SAMPLE |
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1. Quel est l’objectif principal du bilan secouriste ?
2. Une détresse vitale est constatée pendant le bilan : quelle conduite le secouriste adopte-t-il ?
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À quoi sert le bilan secouriste ?
À repérer rapidement les détresses vitales et à guider les gestes adaptés dans un ordre cohérent.
Que fait le secouriste dès qu’il constate une détresse vitale ?
Il met immédiatement en œuvre les gestes adaptés avant de poursuivre le bilan.
Quand le secouriste demande-t-il un avis médical en cas de détresse vitale ?
Sans délai, selon la situation.
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