Fiche de révision : Biodisponibilité et besoins micronutritionnels

Plan du Cours

  1. Fondements et objectifs de la nutrithérapie
  2. Molécules et constituants du corps
  3. Régulations et fonctions cellulaires
  4. Catabolisme et détoxification
  5. Flore digestive et dysbiose
  6. Apports recommandés et déficits
  7. Densité nutritionnelle et limites alimentaires
  8. Biodisponibilité et interactions alimentaires
  9. Synergies entre micronutriments
  10. Décalage entre apports et besoins
  11. Pollution et surutilisation des nutriments
  12. Facteurs génétiques et médicaments
  13. Âge et régimes alimentaires
  14. Réviser les apports et les formulations
  15. Doses et compatibilité des nutriments
  16. Composition des compléments alimentaires
  17. Contre-indications et effets secondaires
  18. Précautions et effets indésirables

1. Fondements et objectifs de la nutrithérapie

Notions clés & Définitions

  • Nutrithérapie : Optimise les fonctions, prévient et co-traite des pathologies par le changement du comportement alimentaire, le diagnostic et la correction des déficits et surcharges nutritionnels, et l'utilisation pharmacologique des aliments, vitamines, minéraux, acides gras, acides aminés, phytonutriments et probiotiques.

★ À maîtriser

📌 La nutrithérapie n'est pas une médecine alternative : elle repose sur la biochimie et constitue son application pratique.

  • Les compléments alimentaires ne se justifient que lorsque l'alimentation ne permet pas des apports nutritionnels optimaux, lorsque les besoins sont augmentés, lorsqu'une dose correctrice ou pharmacologique est nécessaire, ou lorsque la pharmacologie exige une prise séparée de l'alimentation.

Compléments

  • La nutrithérapie vise notamment à promouvoir la santé, optimiser les fonctions, prévenir des pathologies et traiter ou co-traiter des pathologies génétiques, aiguës, chroniques ou dégénératives.

  • 🔄 La consultation et son suivi suivent ces étapes :

    1. Explorer les composantes nutritionnelles, environnementales, de mode de vie et psychologiques
    2. Réaliser l'examen clinique et prescrire les analyses et traitements prioritaires
    3. Accompagner les progrès du patient par étapes durables
  • La nutrithérapie utilise l'alimentation, les compléments nutritionnels et des moyens complémentaires tels que la réduction de la charge toxique, l'activité physique, la gestion du stress et la psychothérapie.

2. Molécules et constituants du corps

★ À maîtriser

  • Selon Brozek, les tissus et organes sont composés en moyenne de 62 % d'eau, 6 % de minéraux, 16 % de protéines et 10 à 30 % de graisses, avec une moyenne de 15 % de graisses chez l'homme et de 23 % chez la femme.

  • Les minéraux sont classés en macro-éléments — Ca, Mg, P, S, Si, Na, Cl et K — et en oligo-éléments — Fe, Zn, Cu, Mn, Se, Cr, I, Mo, Co et Ni.

  • Les 13 vitamines comprennent les vitamines liposolubles A, D, E et K, et les vitamines hydrosolubles B et C.

  • Les acides aminés essentiels ne sont pas synthétisés par l'organisme et doivent être apportés par l'alimentation, tandis que les acides aminés conditionnellement essentiels ne sont pas synthétisés en quantité suffisante dans certaines conditions.

  • Seuls deux acides gras sont essentiels : l'acide cis-linoléique (oméga 6) et l'acide alpha-linolénique (oméga 3).

Compléments

  • Les acides nucléiques comprennent les pyrimidines thymine (T) et cytosine (C), ainsi que les purines adénine (A) et guanine (G).

3. Régulations et fonctions cellulaires

★ À maîtriser

  • Dans le modèle clé-serrure, une coenzyme vitaminique ou minérale active l'enzyme, qui peut alors recevoir son substrat et effectuer l'opération biochimique correspondante.

📌 L'adaptation génétique se déroule sur des dizaines de milliers d'années, tandis que l'adaptation épigénétique peut être immédiate et réversible si les conditions changent.

  • La production d'énergie dépend notamment de l'oxygène, des calories, de leur vitesse d'apport aux mitochondries, de la catalyse par le magnésium et du nombre de mitochondries, associé à la masse musculaire et à l'activité physique.

  • La flore digestive comprend près de 4 000 espèces de micro-organismes et peut digérer la cellulose, fabriquer de l'alcool et des vitamines B12, PP et K, produire des immunomodulateurs et de l'acide butyrique, et moduler l'appétit, la vidange gastrique, la tension artérielle et les neurotransmissions cérébrales.

Compléments

  • Selon l'étude Encode de 2012, 2 % de l'ADN contiennent des gènes, 20 % ne semblent pas avoir de fonction et les 78 % restants ont des fonctions régulatrices.

  • De 5 à 6 % des électrons issus de la respiration cellulaire s'échappent sans être condensés et contribuent à la formation d'anion superoxyde, un radical libre.

Astuce mémo

Une enzyme-serrure attend sa clé coenzymatique avant de saisir son substrat.

4. Catabolisme et détoxification

★ À maîtriser

  • Selon le cours, la dégradation d’une protéine passe par son oxydation, son marquage par l’ubiquitine, puis sa digestion, qui libère des acides aminés réutilisables.

  • Les xénobiotiques peuvent être pris en charge par plusieurs voies :

    • Bloquer leur pénétration
    • Les chélater dans le sang et favoriser leur élimination urinaire
    • Les neutraliser dans les cellules
    • Éliminer les liposolubles par les sécrétions biliaires

Compléments

  • Les protéines usées sont digérées dans la cellule par les lysosomes ou par des protéasomes présents dans les globules blancs, qui peuvent aussi présenter des antigènes sélectionnés.

  • Le cours estime à 150 000 le nombre de xénobiotiques auxquels nous sommes exposés par l’air, l’eau, les aliments, les vêtements, les bâtiments, le travail, les transports, les cosmétiques et les médicaments.

  • Le glutathion participe à la neutralisation des xénobiotiques dans les cellules, la taurine favorise l’élimination biliaire des composés liposolubles et les réactions enzymatiques hépatiques sont modulées par les polyphénols et le sulforaphane des crucifères.

Astuce mémo

Oxydation → ubiquitine → digestion → recyclage

5. Flore digestive et dysbiose

★ À maîtriser

  • La flore digestive comprend près de 4000 espèces de micro-organismes et la moitié du poids des selles est attribuée à ces micro-organismes.

  • Le cours attribue à la flore digestive plusieurs fonctions :

    • Digérer la cellulose
    • Produire de l’alcool à partir des sucres
    • Synthétiser les vitamines B12, PP et K
    • Fabriquer des immunomodulateurs
    • Fabriquer de l’acide butyrique
    • Moduler l’appétit, la vidange gastrique, la tension artérielle et les neurotransmissions cérébrales
  • Le cours cite les facteurs suivants de déséquilibre de la flore :

    • Excès de sucres
    • Excès de graisses saturées
    • Excès d’alcool
    • Excès de fer
    • Édulcorants et additifs
    • Nutriments non digérés arrivant au côlon
    • Utilisation d’antibiotiques

Compléments

  • Selon le cours, les végétaux riches en fibres et en polyphénols, les glucides complexes, les oméga 3 et le zinc favorisent une flore symbiotique présentée comme anti-inflammatoire.

Astuce mémo

Fibres et polyphénols favorisent la flore symbiotique, tandis que sucres et alcool la déséquilibrent

6. Apports recommandés et déficits

★ À maîtriser

  • Les AJR ont été instaurés pour prévenir les maladies de carence découvertes à la fin du XIXe et au début du XXe siècle ; un décret de 1912 a demandé que l’alimentation fournisse des apports capables de les prévenir.

  • Le cours oppose les AJR, destinés à prévenir les carences, aux normes souhaitées par certains experts pour optimiser les fonctions et prévenir les pathologies à long terme.

Compléments

  • Le tableau des AJR européens présenté dans le cours fixe notamment la vitamine C à 80 mg, la vitamine D3 à 5 µg (200 UI), le calcium à 800 mg, le fer à 14 mg, le magnésium à 375 mg et le zinc à 10 mg par jour.

  • Dans l’exemple du scorbut, le cours indique que 10 mg de vitamine C empêchent la maladie, que la recommandation a été fixée à 60 mg pour tenir compte des pertes, puis portée à 110 mg, tandis que le scorbut correspond à une baisse des réserves corporelles sous 300 mg.

  • Le cours rapporte qu’une dose orale de 200 mg de vitamine C optimise la synthèse de noradrénaline dans les glandes surrénales et qu’une consommation quotidienne de 362 mg est associée à une réduction de 57 % de l’incidence de cataracte.

  • Selon l’étude nationale nutrition santé citée, 80,1 % des adultes français examinés présentaient une insuffisance en vitamine D, définie comme une concentration de 25(OH)D inférieure à 30 ng/ml.

7. Densité nutritionnelle et limites alimentaires

Notions clés & Définitions

  • Densité micronutritionnelle : La quantité d’une vitamine ou d’un minéral apportée par 1 000 calories.

★ À maîtriser

  • Le cours rapporte que la transformation et la cuisson des aliments peuvent réduire fortement les micronutriments : le blanchiment peut détruire jusqu’à 95 % de la vitamine C, 60 % de la vitamine B1 et 40 % des vitamines B2, PP et B9.

📌 Selon le cours, augmenter les calories ne garantit pas des apports micronutritionnels adéquats et peut accroître certains besoins en vitamines ; il préconise donc d’augmenter la densité nutritionnelle par des aliments riches en micronutriments et une supplémentation adaptée.

Compléments

  • Le cours indique que la teneur en vitamine C des aliments peut être diminuée par la lumière, l’air, le stockage et la cuisson, et que deux minutes de cuisson détruisent environ 80 % de la vitamine B9 des légumes.

  • En 2017, l’Étude NutriNet Santé a observé que chaque hausse de 10 % de la part des aliments hyper-transformés dans l’alimentation était associée à une hausse de 12 % de la fréquence des cancers.

  • Entre 1939 et 1980, la part des graisses dans la ration calorique des Français est passée de 28 % à 42 %, tandis que les glucides complexes, plus riches en vitamines et minéraux que les lipides selon le cours, ont diminué.

Astuce mémo

Calories pauvres en micronutriments → densité nutritionnelle insuffisante

8. Biodisponibilité et interactions alimentaires

★ À maîtriser

  • L’apport moyen en vitamine E est de 4,5 mg, dont environ 90 % sont utilisés par les graisses polyinsaturées des aliments qui l’apportent.

  • Le texte indique qu’environ 30 mg de vitamine E sont nécessaires pour éviter une carence, tandis qu’au moins 100 mg sont visés pour un effet protecteur contre les phénomènes oxydatifs et certains risques dégénératifs.

  • Les phytates réduisent l’absorption du zinc, du calcium, du fer, du chrome et de la vitamine B6, tandis que les oxalates réduisent celle du calcium.

  • Le fer héminique des protéines animales est absorbé à environ 25 %, contre environ 5 % pour le fer non héminique des protéines végétales.

Compléments

  • Les aliments riches en vitamine C augmentent l’absorption du fer, tandis que le lactose favorise l’absorption du calcium.

  • La disponibilité du zinc varie entre 10 et 40 %. - [48]

Astuce mémo

Phytates freinent l’absorption, vitamine C favorise celle du fer

9. Synergies entre micronutriments

★ À maîtriser

  • Un déficit en zinc peut réduire l’absorption de la vitamine B9, et un déficit en vitamine B9 peut réduire celle de la vitamine B1.

  • En France, environ 80 % de la population n’atteint pas par l’alimentation les apports recommandés en zinc, 40 % en vitamine B9 et 60 % en vitamine B1.

  • La pompe à sodium dépend d’une enzyme dont le cofacteur est le magnésium et qui rejette le sodium intracellulaire au profit de l’entrée de potassium.

  • Toutes les vitamines B doivent être transformées en coenzymes avant d’agir, et cette transformation requiert du magnésium.

Compléments

  • Un déficit suffisant en magnésium peut rendre une déplétion cellulaire en potassium résistante à l’administration de potassium tant que le déficit magnésien n’est pas corrigé.

  • La production d’ATP à partir des glucides et des lipides mobilise notamment le magnésium, les vitamines B1, B2 et B3, ainsi que les vitamines B5 et B8 pour la transformation du pyruvate en acétyl-CoA.

Astuce mémo

Absorber, transporter, activer, puis faire fonctionner

10. Décalage entre apports et besoins

★ À maîtriser

  • Les besoins en micronutriments augmentent notamment pendant la croissance, la grossesse et l’allaitement, ainsi qu’au troisième âge.

  • Le stress provoque une sortie du magnésium intracellulaire, liée à une entrée de calcium sous l’effet de la noradrénaline, puis une hausse du magnésium circulant et des pertes urinaires. - [61]

  • Le texte associe le régime végétarien à davantage de fibres, d’antioxydants, de polyphénols, de magnésium et de potassium, mais à des risques accrus de déficit en zinc, fer, vitamines D et B12.

Compléments

  • Le sport augmente les besoins en magnésium, en plusieurs vitamines B, en vitamine C et en vitamine E.

  • Les régimes amaigrissants réduisent les apports caloriques et aggravent les déficits dans l’ensemble des micronutriments.

11. Pollution et surutilisation des nutriments

★ À maîtriser

  • Le tabagisme détruit la vitamine C et altère également la vitamine E, le carotène, les vitamines B9 et B12.

  • Le texte rapporte que la pollution aérienne est responsable de 67 000 décès précoces par an en France.

  • Les polluants mobilisent des nutriments nécessaires à leur neutralisation et à la réparation des dommages, notamment les vitamines antioxydantes et les acides aminés soufrés précurseurs du glutathion.

Compléments

  • Une exposition au soleil de douze jours entraîne une baisse de la teneur en bêta-carotène de la peau et du plasma. - [65]

  • Le lindane a été retrouvé dans près de 80 % des échantillons d’air analysés, selon le texte.

Astuce mémo

Exposition aux polluants → mobilisation accrue des nutriments protecteurs

12. Facteurs génétiques et médicaments

★ À maîtriser

  • Le texte indique que 1 à 2 % de la population est porteuse d’une homocystinurie hétérozygote, 15 % d’une forme thermolabile de la MTHfolate réductase et 18 % de la population française du groupe HLA B35 associé à un défaut de rétention cellulaire du magnésium.

Compléments

  • Le texte indique que l’homocystinurie hétérozygote est associée à une élévation de l’homocystéine et que les suppléments en vitamines B6, B9 et B12 peuvent la contrôler. - [87]

  • La phénylcétonurie impose d’éviter ou de diminuer les apports en phénylalanine, tandis que l’hypertension essentielle impose de réduire le sel et l’hémochromatose le fer et la vitamine C.

  • La cholestyramine inhibe l’absorption des vitamines A, D, E et K, du bêta-carotène et de la vitamine B9.

  • La plupart des diurétiques augmentent l’excrétion urinaire du magnésium, du potassium et du calcium, tandis que les diurétiques thiazidiques augmentent celle du zinc.

13. Âge et régimes alimentaires

★ À maîtriser

  • Entre 18 et 50 ans, l’apport calorique moyen quotidien indiqué est de 2 256 calories pour les hommes et de 1 736 calories pour les femmes ; à partir de 65 ans, il est de 1 794 calories pour les hommes et de 1 513 calories pour les femmes. - [106]

  • Avec l’âge, les besoins de défense et d’adaptation augmentent alors que les capacités d’absorption, de synthèse, d’activation et de métabolisation diminuent.

Compléments

  • Les variations climatiques et l’adaptation au froid augmentent les besoins en magnésium et en acides gras oméga 3, tandis que la chaleur augmente les pertes minérales par la sueur. - [107]

  • Les polluants liposolubles libérés lors d’un amaigrissement peuvent épuiser les nutriments détoxifiants, antioxydants et réparateurs.

  • Le texte indique qu’un régime végétarien est associé en moyenne à une réduction de moitié des risques cardiovasculaires et des cancers, tout en augmentant certains risques de déficits micronutritionnels. - [109]

Astuce mémo

Le régime végétarien apporte davantage de fibres, mais expose à certains déficits

14. Réviser les apports et les formulations

★ À maîtriser

📌 Les ANC visent traditionnellement à prévenir les maladies de carence, tandis que leur révision envisagée viserait aussi à optimiser les fonctions physiologiques, réduire les risques de maladies et contribuer au bien vieillir.

  • L'apport moyen en vitamine D est évalué à 1,7 microgramme par jour, alors que l'apport conseillé varie de 5 à 10 microgrammes par jour selon les catégories de population.

📌 Le cours recommande de ne pas inclure de fer ni de cuivre dans un complément alimentaire basique, car ils sont pro-oxydants et peuvent s'opposer à l'absorption du zinc; s'ils sont nécessaires, ils doivent être pris séparément, à un autre repas.

📌 Le cours recommande de remplacer le rétinol par le bêta-carotène dans les compléments de base, car le rétinol peut être tératogène au premier trimestre de grossesse tandis que le bêta-carotène se transforme en vitamine A selon les besoins.

Compléments

  • Le cours propose d'évaluer les besoins en vitamine D par dosage plasmatique et indique un objectif d'optimisation entre 50 et 60 ng/ml, au-delà de la norme antérieure de 30 ng/ml.

  • Dans les pays évoqués, le déficit quotidien en iode est estimé entre 100 et 150 microgrammes par personne, et l'iode contribue notamment au fonctionnement thyroïdien et au développement cérébral dès la vie intra-utérine.

Astuce mémo

Fer pro-oxydant à limiter, zinc protecteur à optimiser

15. Doses et compatibilité des nutriments

★ À maîtriser

📌 Les doses nutritionnelles préviennent les déficits et couvrent les besoins circonstanciels par des apports quotidiens modulables, les doses correctrices compensent un passif accumulé par une cure à durée variable, et les doses pharmacologiques visent un effet pharmacologique plutôt qu'un déficit.

  • L'absorption du carotène de la carotte crue et du lycopène de la tomate entière est de 5 %, passe à 30 % après broyage en jus ou cuisson, et atteint 70 % si des graisses sont ajoutées.

Compléments

  • Les exemples de durées de doses correctrices donnés sont quelques jours pour la tyrosine, environ un mois pour le magnésium, 3 à 6 mois pour le zinc, 18 mois pour modifier la masse grasse et plusieurs années pour remonter une ostéopénie.

  • Les vitamines A, D, E et K, les caroténoïdes et le coenzyme Q10 sont liposolubles; les caroténoïdes sont liés aux fibres alimentaires.

  • Les phytates du pain complet et du son freinent l'absorption du zinc, tandis que la cuisson au levain évite cette inhibition; les protéines du lait freinent l'absorption des polyphénols, tandis que l'alcool l'augmente.

  • Le cours recommande d'associer des antioxydants aux doses importantes d'acides gras polyinsaturés, notamment d'oméga trois, sauf contre-indications comme la chimiothérapie ou la radiothérapie.

Astuce mémo

Nutritionnelle : prévenir ; correctrice : réparer ; pharmacologique : produire un effet

16. Composition des compléments alimentaires

★ À maîtriser

📌 Le cours recommande d'exclure des compléments de base le fer, le cuivre, le manganèse et le vanadium, et de ne donner le fluor que par voie topique, jamais par voie orale.

  • Le cours recommande d'associer au moins :
    • bêta-carotène
    • lycopène
    • lutéine
    • vitamine C
    • sélénium
    • vitamine E naturelle

Compléments

📌 Le cours recommande une vitamine E naturelle sous forme D-RRR-alpha-tocophérol et juge souhaitable la présence de gamma-tocophérol pour son rôle contre l'inflammation.

  • Les composants proposés comprennent notamment :
    • vitamine K
    • iode
    • lycopène
    • lutéine
    • astaxanthine
    • N-acétylcystéine
    • coenzyme Q10

📌 Le cours recommande des compléments garantis sans sucre, édulcorants sauf éventuellement maltodextrines, xylitol et stévia dans les poudres, colorants ou arômes de synthèse, ni produits laitiers, gluten, arachide ou œuf.

17. Contre-indications et effets secondaires

★ À maîtriser

  • Les antioxydants à dose pharmacologique ne doivent pas être administrés pendant une chimiothérapie ou une radiothérapie, en particulier la N-acétylcystéine et la vitamine C.

  • Les compléments d'oméga trois sont contre-indiqués en cas de risque hémorragique, notamment en fin de grossesse, en période péri-opératoire, après un AVC hémorragique ou en cas d'hémorragie rétinienne; ils exigent des précautions chez les personnes ayant des troubles de coagulation, des saignements abondants ou prenant des anticoagulants.

  • La vitamine K ne doit pas être donnée à une personne sous AVK, et le cours recommande de négocier le changement de ce médicament.

  • Le cours recommande de ne pas dépasser 100 mg de vitamine B6 par jour; de rares cas de polynévrite ont été rapportés après administration chronique d'environ 500 mg par jour, et sont pratiquement tous réversibles après l'arrêt du traitement.

Compléments

📌 Le fer ne doit pas être administré en cas d'infection, de cancer ou de pathologie inflammatoire.

📌 La tyrosine ne doit pas être administrée en cas de grossesse, de psychose, d'hyperthyroïdie ou de phéochromocytome, et exige des précautions en cas d'arythmie cardiaque.

18. Précautions et effets indésirables

Notions clés & Définitions

  • Pompe Na+/K+ ATPase : Mécanisme qui expulse le sodium hors de la cellule et y fait entrer le potassium grâce à l’ATP, et dont l’ATPase dépend du magnésium.

Points essentiels

📌 Les oméga-3 en complément sont à éviter en cas de risque hémorragique, notamment en fin de grossesse, en péri-opératoire, après un AVC hémorragique ou lors d’une hémorragie rétinienne, et à utiliser avec précaution en cas de troubles de la coagulation, de saignements abondants ou de traitement anticoagulant.

📌 La vitamine K ne doit pas être donnée à une personne sous AVK, traitement dont le changement devrait être discuté car la vitamine K est vitale.

  • Le fer ne doit pas être donné dans les situations suivantes :
    • infection
    • cancer
    • pathologie inflammatoire

📌 En nutrithérapie, toute prescription doit faire l’objet d’un suivi de l’adhérence, des effets positifs et négatifs et de l’évolution, afin d’ajuster les posologies, les nutriments et les mesures synergiques.

  • L’apport quotidien recommandé indiqué dans le cours est de 2,5 g de sodium et de 5 g de potassium, soit environ deux fois plus de potassium que de sodium.

  • L’Organisation mondiale de la santé recommande un maximum de 2,5 g de sodium, soit 6 g de sel par jour pour la population générale, et 1,5 g de sodium, soit environ 4 g de sel, pour les personnes à risque. - Organisation Mondiale de la Santé (OMS)

  • Le potassium contribue au contrôle de la tension artérielle, de la rétention d’eau et du rythme cardiaque, tandis que le sodium favorise la rétention d’eau et les pertes urinaires de calcium.

  • Le calcium représente environ 2 % du poids adulte, soit 1,2 kg, et 98 % se trouve dans les os et les dents sous forme de phosphate calcique et d’hydroxyapatite.

  • La vitamine D est le facteur limitant de l’absorption du calcium, et la fixation du calcium sur l’os dépend de la vitamine K, qui permet la carboxylation de protéines de la trame osseuse.

  • Le magnésium est l’inhibiteur calcique physiologique : il limite l’entrée du calcium dans les cellules et contribue ainsi à prévenir les surcharges calciques et les dépôts dans les tissus mous.

  • Un excès de phosphore perturbe le métabolisme du calcium et du magnésium, inhibe leur absorption et stimule la PTH ; les principales sources citées sont les produits laitiers, les protéines animales et les sodas industriels.

  • Le magnésium est le deuxième cation intracellulaire après le potassium, environ 20 % du magnésium corporel se trouve dans l’os, et il catalyse environ 400 réactions biochimiques fondamentales.

  • Le magnésium est nécessaire à la production d’ATP, car chaque étape du cycle de Krebs et le relargage d’énergie par les ATPases en dépendent.

  • Le magnésium module les effets du calcium, de la noradrénaline et des neurotransmetteurs excitateurs, et contribue ainsi à limiter les réactions de stress et l’hyperexcitabilité.

  • Sous l’effet du stress, le calcium entre massivement dans les cellules et en chasse le magnésium ; les cellules disposent d’au moins 6 systèmes de recapture.

Tableaux de synthèse

Repères des apports minéraux

MinéralApport indiquéGroupe concerné
Sodium2,5 g/jPopulation générale
Sodium1,5 g/jPersonnes à risque
Potassium5 g/jApport indiqué dans le cours
Calcium1 000 mg/jApport indiqué dans le cours
Phosphore700 mg/jBesoins indiqués dans le cours
Magnésium375 mg/jFemmes

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Biodisponibilité et besoins micronutritionnels avec 55 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle démarche caractérise la nutrithérapie dans la prise en charge de la santé ?

2. Quelle distinction permet de caractériser la nutrithérapie par rapport à une médecine alternative ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Biodisponibilité et besoins micronutritionnels avec 90 flashcards interactives.

Par quels moyens la nutrithérapie optimise-t-elle les fonctions et prévient-elle les pathologies ?

Par le changement alimentaire, la correction des déséquilibres nutritionnels et l’usage pharmacologique de nutriments et d’aliments.

Sur quoi repose la nutrithérapie, plutôt que sur une médecine alternative ?

Sur la biochimie, dont elle constitue l’application pratique.

Dans quelles situations les compléments alimentaires se justifient-ils ?

Lorsque l’alimentation ne suffit pas, que les besoins augmentent, qu’une dose correctrice est nécessaire ou que la pharmacologie impose une prise séparée.

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