QCM : Candidoses : facteurs et manifestations (136 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une interaction durable profite à un organisme qui vit dans un biotope fourni par un autre, lequel subit un préjudice variable. Comment nomme-t-on cette interaction ?

La prédation
La symbiose
Le commensalisme
Le parasitisme

Le parasitisme

Explication

Le parasitisme est une interaction durable dans laquelle le parasite vit aux dépens de l’hôte, qui lui fournit un biotope et/ou des nutriments et en pâtit plus ou moins. Le commensalisme n’entraîne pas de préjudice, tandis que la symbiose bénéficie aux deux partenaires et que la prédation n’est pas cette relation durable.

2. Quel organisme répond à la définition d’un parasite en parasitologie humaine ?

Un procaryote vivant aux dépens d’un autre eucaryote pendant une partie ou toute son existence
Un eucaryote qui héberge un autre organisme à ses dépens pendant une partie ou toute son existence
Un eucaryote qui subvient à ses besoins sans dépendre d’un autre être vivant
Un eucaryote vivant aux dépens d’un autre eucaryote pendant une partie ou toute son existence

Un eucaryote vivant aux dépens d’un autre eucaryote pendant une partie ou toute son existence

Explication

Un parasite est un être vivant eucaryote qui vit aux dépens d’un hôte également eucaryote, durant une partie ou la totalité de son existence. L’option sur le procaryote confond les types cellulaires, celle sur la vie autonome décrit un organisme libre et celle sur l’organisme qui héberge désigne l’hôte.

3. Une équipe classe des parasites humains à partir de leur morphologie, puis complète cette classification par des données de séquence et de réponse immunitaire. Quelle démarche adopte-t-elle ?

Une classification fondée sur l’immunologie et la voie de transmission
Une classification fondée sur la morphologie et la résistance extérieure
Une classification associant morphologie, génomique et immunologie
Une classification fondée sur la génomique et la résistance extérieure

Une classification associant morphologie, génomique et immunologie

Explication

La classification des parasites humains, d’abord morphologique, fait désormais aussi appel à des critères génomiques et immunologiques. La résistance extérieure et la voie de transmission ne remplacent pas ces critères de classification.

4. Dans une enquête, un parasite est adapté à un seul hôte, tandis qu’un autre agent infecte à la fois des humains et des animaux. Quelle interprétation correspond à leur spécificité ?

Le premier a une spécificité lâche et le second est inféodé à un hôte
Le premier est inféodé à un hôte et le second a une spécificité lâche
Les deux ont une spécificité lâche, car ils peuvent infecter un humain
Les deux sont inféodés à un hôte, car ils infectent des eucaryotes

Le premier est inféodé à un hôte et le second a une spécificité lâche

Explication

Certains parasites, comme les poux et les hématozoaires, sont inféodés à un seul hôte, alors que les agents de zoonoses ont une spécificité lâche et sont communs aux humains et aux animaux. La spécificité désigne le lien avec l’hôte, pas le mode de transmission.

5. Dans un cycle parasitaire, un hôte héberge les formes adultes ou sexuées. Quel est son rôle ?

Vecteur actif
Réservoir environnemental
Hôte définitif
Hôte intermédiaire

Hôte définitif

Explication

L’hôte définitif héberge les formes adultes ou sexuées du parasite. L’hôte intermédiaire héberge plutôt des formes larvaires ou asexuées, et le rôle de vecteur décrit le transport entre réservoir et sujet réceptif.

6. Chez un organisme parasitaire, des formes larvaires se transforment en formes infectantes destinées à l’hôte définitif. Quel rôle tient l’hôte qui les héberge ?

Hôte intermédiaire
Réservoir de déjections
Sujet réceptif
Hôte définitif

Hôte intermédiaire

Explication

L’hôte intermédiaire héberge les formes larvaires ou asexuées qui se transforment en formes infectantes pour l’hôte définitif. L’hôte définitif héberge les formes adultes ou sexuées, et le sujet réceptif est l’individu susceptible d’être contaminé.

7. Une personne est exposée à des œufs d’oxyure dispersés dans l’air. Par quelle voie cette forme infestante peut-elle la contaminer ?

Par voie aérienne
Par voie orale
Par voie transcutanée
Par voie sexuelle

Par voie aérienne

Explication

Les œufs d’oxyure font partie des formes infestantes pouvant être transmises par voie aérienne. La voie orale concerne notamment les douves, la voie transcutanée les schistosomes et la voie sexuelle Trichomonas vaginalis.

8. Des aliments et de l’eau sont contaminés par des déjections de personnes infectées, puis exposent d’autres individus à un agent infectieux. Quel risque sanitaire cette situation illustre-t-elle ?

La transmission sexuelle, par contact intime
La transmission transcutanée, par pénétration cutanée
Le péril fécal, par un cycle oro-fécal
La transmission vectorielle, par un cycle de piqûre

Le péril fécal, par un cycle oro-fécal

Explication

Le péril fécal est le risque de transmission d’un agent infectieux véhiculé par les déjections, selon un cycle oro-fécal passant notamment par l’eau ou les aliments. Les piqûres, la pénétration cutanée et les contacts sexuels correspondent à d’autres voies de transmission.

9. Parmi les espèces d’Entamoeba hébergées dans l’intestin humain, laquelle est considérée comme pathogène parce qu’elle peut envahir les tissus ?

Entamoeba histolytica
Toutes les espèces du genre Entamoeba
Giardia duodenalis
Une espèce d’Entamoeba non invasive

Entamoeba histolytica

Explication

Entamoeba histolytica est considérée comme pathogène car elle peut envahir les tissus. Une espèce non invasive ne correspond pas à ce critère, le genre entier n’est pas pathogène et Giardia appartient à un autre genre.

10. Dans le cycle de l’amœbose, quelle forme provoque les symptômes et quelle forme assure la dissémination dans l’environnement ?

Les kystes provoquent les symptômes et assurent aussi la dissémination
Les trophozoïtes provoquent les symptômes et les kystes assurent la dissémination
Les kystes provoquent les symptômes et les trophozoïtes assurent la dissémination
Les trophozoïtes provoquent les symptômes et assurent aussi la dissémination

Les trophozoïtes provoquent les symptômes et les kystes assurent la dissémination

Explication

Les trophozoïtes sont les formes responsables des symptômes, tandis que les kystes assurent la dissémination environnementale. Inverser ces rôles ou attribuer les deux fonctions à une même forme confond les deux stades.

11. Après ingestion de kystes, un patient développe une atteinte colique puis un abcès hépatique. Quelle séquence explique le mieux cette évolution ?

Les kystes deviennent des trophozoïtes dans le côlon, puis certains envahissent la paroi et gagnent le foie par voie hématogène
Les kystes envahissent la paroi colique, puis deviennent des trophozoïtes dans le foie
Les kystes deviennent des trophozoïtes dans le côlon, puis gagnent le foie par voie lymphatique
Les kystes deviennent des trophozoïtes dans le côlon, puis gagnent le foie directement par voie digestive

Les kystes deviennent des trophozoïtes dans le côlon, puis certains envahissent la paroi et gagnent le foie par voie hématogène

Explication

Après leur ingestion, les kystes se transforment en trophozoïtes dans le côlon ; certains envahissent la paroi colique et peuvent atteindre le foie par voie hématogène. Les autres séquences déplacent la transformation ou l’invasion, ou remplacent la voie sanguine.

12. Un laboratoire reçoit des selles émises depuis quatre heures pour rechercher des trophozoïtes mobiles. Quelle décision respecte la règle de validité de cet examen ?

Réaliser l’examen, car les trophozoïtes restent diagnostiques plusieurs heures après l’émission
Réaliser l’examen, car le délai de trois heures concerne les kystes et non les trophozoïtes
Ne pas retenir l’examen pour rechercher les trophozoïtes mobiles, car le délai dépasse trois heures
Réfrigérer l’échantillon puis réaliser l’examen, car le refroidissement rétablit sa valeur

Ne pas retenir l’examen pour rechercher les trophozoïtes mobiles, car le délai dépasse trois heures

Explication

La recherche de trophozoïtes mobiles doit porter sur des selles fraîchement émises ; après plus de trois heures, l’examen n’a plus de valeur pour leur diagnostic. Cette règle ne concerne pas la recherche des kystes et la réfrigération ne rétablit pas la validité perdue.

13. Une personne présente, deux semaines après une contamination probable, une diarrhée modérée, des douleurs épigastriques, des ballonnements après les repas, des nausées et une anorexie. Quel tableau correspond à cette présentation typique de giardiose ?

Une amœbose intestinale aiguë avec dysenterie et ténesmes
Une forme immédiate de giardiose, sans délai après la contamination
La forme typique de giardiose, apparaissant après une à trois semaines
Une forme chronique massive de giardiose avec stéatorrhée et carences

La forme typique de giardiose, apparaissant après une à trois semaines

Explication

La forme typique de giardiose débute une à trois semaines après la contamination et associe les symptômes décrits. Une forme sévère avec malabsorption correspond plutôt à une infection chronique et massive, tandis que la dysenterie évoque l’amœbose.

14. Quelle conséquence peut apparaître après plusieurs semaines d’une giardiose chronique et massive ?

Une malabsorption avec stéatorrhée et carences vitaminiques, parfois accompagnée d’une perte de poids et d’une intolérance au lactose
Une diarrhée modérée avec ballonnements, sans conséquence nutritionnelle possible
Une hépatomégalie lisse et douloureuse, avec fièvre en plateau
Des selles sanglantes avec épreintes et ténesmes, généralement sans fièvre

Une malabsorption avec stéatorrhée et carences vitaminiques, parfois accompagnée d’une perte de poids et d’une intolérance au lactose

Explication

Une giardiose chronique et massive peut entraîner une malabsorption, notamment une stéatorrhée et des carences vitaminiques, ainsi qu’une perte de poids et parfois une intolérance au lactose. Les autres propositions décrivent la forme typique modérée ou des manifestations associées à l’amœbose.

15. Pour rechercher une giardiose chez une personne dont le premier examen de selles est négatif, quelle stratégie parasitologique convient le mieux ?

Examiner trois échantillons de selles à quelques jours d’intervalle, en recherchant surtout des kystes
Examiner trois échantillons le même jour, en recherchant surtout des trophozoïtes
Examiner un seul nouvel échantillon après plusieurs semaines, en recherchant surtout des trophozoïtes
Examiner deux échantillons à quelques jours d’intervalle, en recherchant surtout des kystes

Examiner trois échantillons de selles à quelques jours d’intervalle, en recherchant surtout des kystes

Explication

Le diagnostic parasitologique repose sur trois examens de selles réalisés à quelques jours d’intervalle ; les kystes y sont fréquemment observés, contrairement aux trophozoïtes, plus rares. Un seul prélèvement ou des prélèvements simultanés ne suivent pas cette stratégie.

16. Un laboratoire compare la sensibilité d’un examen unique de selles à celle de trois examens successifs dans le diagnostic de giardiose. Quelle interprétation des résultats est correcte ?

L’examen unique atteint 60 à 80 %, tandis que trois examens successifs dépassent 90 %
L’examen unique dépasse 90 %, tandis que trois examens successifs dépassent également 90 %
L’examen unique atteint 60 à 80 %, tandis que trois examens successifs restent dans cette même plage
L’examen unique dépasse 90 %, tandis que trois examens successifs atteignent 60 à 80 %

L’examen unique atteint 60 à 80 %, tandis que trois examens successifs dépassent 90 %

Explication

Un seul échantillon de selles a une sensibilité de 60 à 80 %, contre plus de 90 % pour trois échantillons successifs. Inverser les valeurs ou attribuer plus de 90 % à un prélèvement unique correspond à une confusion entre les stratégies de prélèvement.

17. Quel est l’agent responsable de la cryptosporidiose, une zoonose ?

Une coccidie unicellulaire du genre Cryptosporidium
Un virus intestinal du genre Rotavirus
Un flagellé unicellulaire du genre Trichomonas
Une bactérie intestinale du genre Salmonella

Une coccidie unicellulaire du genre Cryptosporidium

Explication

La cryptosporidiose est une zoonose causée par une coccidie unicellulaire du genre Cryptosporidium. Trichomonas est un flagellé, tandis que Rotavirus et Salmonella appartiennent à d’autres groupes d’agents infectieux.

18. Après une baignade dans une eau contaminée, une personne développe une cryptosporidiose. Quelle voie de transmission explique le mieux cette infection ?

L’ingestion de larves qui mûrissent dans les aliments
La pénétration de trophozoïtes à travers la peau
L’inhalation d’oocystes qui deviennent infectants dans l’air
L’ingestion d’oocystes déjà infectants dans l’eau

L’ingestion d’oocystes déjà infectants dans l’eau

Explication

Les oocystes de Cryptosporidium sont infectants dès leur émission et peuvent se transmettre par ingestion d’eau contaminée. La contamination ne repose ni sur une pénétration cutanée ni sur une maturation des oocystes dans l’air ou les aliments.

19. Chez un enfant atteint de cryptosporidiose, quel mécanisme peut contribuer à un ralentissement de la croissance ?

La destruction des globules rouges provoque un déficit en oxygène
L’invasion du foie réduit directement la production d’insuline
La multiplication dans le côlon bloque le passage des aliments
La multiplication dans les entérocytes entraîne malabsorption et pertes hydroélectrolytiques

La multiplication dans les entérocytes entraîne malabsorption et pertes hydroélectrolytiques

Explication

La multiplication du parasite dans les entérocytes perturbe les équilibres hydroélectrolytiques et entraîne une malabsorption, ce qui peut retentir sur la croissance de l’enfant. L’obstruction, l’atteinte hépatique et la destruction des globules rouges ne décrivent pas ce mécanisme.

20. Un adulte immunocompétent atteint de cryptosporidiose présente des selles liquides non sanglantes, des douleurs abdominales et des nausées. Quel tableau de fréquence et de fièvre est le plus caractéristique ?

Trois à dix selles par jour sans possibilité de fièvre
Trois à dix selles par jour et parfois une fièvre de 38 à 38,5 °C
Une à deux selles par jour et une fièvre constante supérieure à 39 °C
Plus de dix selles sanglantes par jour et une fièvre élevée

Trois à dix selles par jour et parfois une fièvre de 38 à 38,5 °C

Explication

Chez un sujet immunocompétent, la cryptosporidiose provoque typiquement trois à dix selles liquides non sanglantes par jour, avec parfois une fièvre modérée de 38 à 38,5 °C. La forme chronique sévère concerne surtout les patients immunodéprimés, et la fièvre n’est pas constante.

21. Quel organisme cause la trichomonose urogénitale ?

Cryptosporidium, une coccidie des voies urogénitales
Trichomonas vaginalis, un parasite flagellé des voies urogénitales
Neisseria gonorrhoeae, une bactérie des voies urogénitales
Candida albicans, une levure des voies urogénitales

Trichomonas vaginalis, un parasite flagellé des voies urogénitales

Explication

La trichomonose urogénitale est causée par Trichomonas vaginalis, un parasite flagellé des voies urogénitales. Cryptosporidium est une coccidie, Candida une levure et Neisseria gonorrhoeae une bactérie.

22. Un parasite responsable d’une infection urogénitale ne possède pas de forme kystique et supporte mal la dessiccation. Dans quel contexte sa transmission est-elle la plus plausible ?

Après une longue survie sur une surface sèche
Lors d’un contact en milieu humide
Par diffusion durable de kystes dans la poussière
Par transmission entre plusieurs espèces animales

Lors d’un contact en milieu humide

Explication

Trichomonas vaginalis existe sous forme de trophozoïte, sans forme kystique, et sa sensibilité à la dessiccation limite sa transmission à un milieu humide. La survie prolongée à sec et la dissémination par des kystes ne correspondent donc pas à ses caractéristiques.

23. Une femme présente des symptômes marqués environ huit jours après une exposition, tandis que son partenaire n’a pas de symptômes. Quelle interprétation correspond à la trichomonose ?

Le délai est compatible, mais l’homme doit présenter des signes bruyants
Le délai est trop court et l’homme symptomatique est le tableau attendu
Le délai évoque une incubation de plusieurs semaines et exclut le portage asymptomatique
Le délai est compatible avec l’incubation moyenne et l’homme peut être asymptomatique

Le délai est compatible avec l’incubation moyenne et l’homme peut être asymptomatique

Explication

L’incubation moyenne est de 7 à 10 jours ; les manifestations sont généralement bruyantes chez la femme, alors que l’homme est souvent porteur asymptomatique. L’absence de symptômes chez le partenaire n’exclut donc pas l’infection.

24. Une patiente reçoit un traitement contre une trichomonose urogénitale. Quelle conduite thérapeutique doit accompagner la prescription ?

Prescrire un nitro-imidazolé et traiter les partenaires s’ils deviennent symptomatiques
Prescrire un nitro-imidazolé et traiter simultanément tous les partenaires
Prescrire un antibiotique antibactérien et différer le traitement des partenaires
Prescrire un antifongique et traiter simultanément tous les partenaires

Prescrire un nitro-imidazolé et traiter simultanément tous les partenaires

Explication

Le traitement de la trichomonose repose sur les nitro-imidazolés et impose le traitement simultané de tous les partenaires. Un antifongique ou un antibiotique antibactérien ne correspond pas au traitement indiqué, et attendre l’apparition de symptômes chez les partenaires ne respecte pas la règle de prise en charge.

25. Quelle association décrit correctement l’agent du paludisme et son mode de transmission ?

Un parasite du genre Plasmodium transmis par des femelles Aedes
Un parasite du genre Anopheles transmis par des femelles Plasmodium
Un parasite du genre Anopheles transmis par des mâles du même genre
Un parasite du genre Plasmodium transmis par des femelles Anopheles

Un parasite du genre Plasmodium transmis par des femelles Anopheles

Explication

Le paludisme est causé par des parasites hématozoaires unicellulaires du genre Plasmodium et transmis par des moustiques femelles Anopheles. L’attribution de Plasmodium au vecteur confond parasite et moustique, Aedes substitue un autre genre de moustique, et les mâles Anopheles ne sont pas les transmetteurs décrits.

26. Combien d’espèces de Plasmodium sont habituellement responsables du paludisme humain, et lesquelles en font partie ?

Six, dont P. falciparum, P. vivax, P. ovale, P. malariae, P. knowlesi et P. berghei
Plus de 140, dont P. falciparum, P. vivax, P. ovale, P. malariae et P. knowlesi
Cinq, dont P. falciparum, P. vivax, P. ovale, P. malariae et P. berghei
Cinq, dont P. falciparum, P. vivax, P. ovale, P. malariae et P. knowlesi

Cinq, dont P. falciparum, P. vivax, P. ovale, P. malariae et P. knowlesi

Explication

Plus de 140 espèces de Plasmodium sont connues, mais cinq sont habituellement responsables du paludisme humain : falciparum, vivax, ovale, malariae et knowlesi. « Plus de 140 » confond l’ensemble des espèces connues avec celles retrouvées chez l’humain, tandis que berghei ne fait pas partie de cette liste habituelle.

27. Dans une région où plusieurs espèces de Plasmodium circulent, laquelle associerait-on à la plus grande diffusion et à la majorité des formes graves potentiellement mortelles ?

P. vivax
P. malariae
P. falciparum
P. knowlesi

P. falciparum

Explication

P. falciparum est l’espèce la plus répandue, développe des résistances aux antipaludiques et cause la majorité des formes graves potentiellement mortelles. P. vivax et P. malariae ne sont pas associés à cette majorité de formes graves, et le caractère zoonotique de P. knowlesi ne signifie pas qu’il soit le plus répandu.

28. Une personne est piquée par un moustique pendant un repas sanguin à 2 h du matin. Quel moustique correspond au vecteur du paludisme décrit ?

Une femelle Anopheles hématophage
Une femelle Anopheles active principalement en journée
Un mâle Anopheles hématophage
Une femelle Aedes hématophage

Une femelle Anopheles hématophage

Explication

La femelle Anopheles transmet le paludisme lors de son repas sanguin et son activité est maximale entre 23 h et 6 h. Le moustique mâle n’est pas le transmetteur, Aedes est un autre genre, et une piqûre à 2 h correspond bien à la période d’activité maximale.

29. Un patient est encore asymptomatique pendant que les parasites se multiplient dans son foie, puis développe des manifestations lorsque les parasites se multiplient dans le sang. Comment caractériser ces deux phases chez l’Homme ?

Les deux phases sont sanguines, et seule la première est clinique
La phase hépatique préérythrocytaire est clinique, puis la phase sanguine érythrocytaire est asymptomatique
La phase hépatique préérythrocytaire est asymptomatique, puis la phase sanguine érythrocytaire est clinique
La phase sanguine érythrocytaire est asymptomatique, puis la phase hépatique préérythrocytaire est clinique

La phase hépatique préérythrocytaire est asymptomatique, puis la phase sanguine érythrocytaire est clinique

Explication

Chez l’Homme, la phase hépatique préérythrocytaire correspond à l’incubation et reste asymptomatique, tandis que la phase sanguine érythrocytaire correspond à la phase clinique. Inverser les phases ou attribuer les manifestations cliniques à la phase hépatique confond leur rôle.

30. Après une piqûre infectante, quelle séquence décrit le trajet et le développement préérythrocytaire des parasites ?

10 000 à 30 000 sporozoïtes gagnent les hépatocytes en 7 à 15 jours, puis libèrent moins d’une centaine de mérozoïtes
Moins d’une centaine de sporozoïtes gagnent les érythrocytes en moins de 30 minutes, mûrissent 7 à 15 jours, puis libèrent 10 000 à 30 000 mérozoïtes
Moins d’une centaine de mérozoïtes gagnent les hépatocytes en 24 à 72 heures, puis libèrent 10 000 à 30 000 sporozoïtes
Moins d’une centaine de sporozoïtes gagnent les hépatocytes en moins de 30 minutes, mûrissent 7 à 15 jours, puis libèrent 10 000 à 30 000 mérozoïtes

Moins d’une centaine de sporozoïtes gagnent les hépatocytes en moins de 30 minutes, mûrissent 7 à 15 jours, puis libèrent 10 000 à 30 000 mérozoïtes

Explication

Après l’inoculation de moins d’une centaine de sporozoïtes, ceux-ci atteignent les hépatocytes en moins de 30 minutes, mûrissent en schizontes pendant 7 à 15 jours et libèrent 10 000 à 30 000 mérozoïtes. Les distracteurs inversent les quantités, confondent sporozoïtes et mérozoïtes ou remplacent les hépatocytes par les érythrocytes.

31. Une personne présente des reviviscences tardives après une infection par P. ovale. Quelle explication distingue correctement ce phénomène des rechutes tardives observées avec P. malariae ?

P. ovale peut former des hypnozoïtes hépatiques quiescents, contrairement à P. malariae où aucun hypnozoïte n’est démontré
P. malariae peut former des hypnozoïtes hépatiques quiescents, contrairement à P. ovale
P. falciparum forme des hypnozoïtes hépatiques quiescents responsables des reviviscences tardives
P. ovale ne forme pas d’hypnozoïtes, tandis que P. malariae en forme pour provoquer ses rechutes

P. ovale peut former des hypnozoïtes hépatiques quiescents, contrairement à P. malariae où aucun hypnozoïte n’est démontré

Explication

Les hypnozoïtes hépatiques quiescents expliquent les reviviscences de P. ovale et de P. vivax. Ils ne sont pas démontrés chez P. malariae malgré ses rechutes tardives; leur attribuer ce phénomène confond rechute et reviviscence, tandis que P. falciparum ne forme pas d’hypnozoïtes.

32. Un relevé épidémiologique porte sur l’Afrique subsaharienne, l’Afrique de l’Est et le Maghreb. Quelle répartition des espèces et des zones indemnes correspond au tableau attendu ?

P. falciparum prédomine en Afrique subsaharienne, P. ovale y coexiste, P. malariae y est sporadique, P. vivax est présent en Afrique de l’Est, et le Maghreb est indemne
P. malariae prédomine en Afrique subsaharienne, P. ovale y est absent, P. vivax est présent en Afrique de l’Est, et le Maghreb est une zone d’endémie
P. falciparum prédomine en Afrique subsaharienne, P. vivax y est présent partout, P. malariae est absent, et le Maghreb est une zone d’endémie
P. ovale prédomine en Afrique subsaharienne, P. falciparum y est sporadique, P. vivax est présent au Maghreb, et l’Afrique de l’Est est indemne

P. falciparum prédomine en Afrique subsaharienne, P. ovale y coexiste, P. malariae y est sporadique, P. vivax est présent en Afrique de l’Est, et le Maghreb est indemne

Explication

En Afrique subsaharienne, P. falciparum prédomine, P. ovale coexiste et P. malariae est sporadique; P. vivax est présent en Afrique de l’Est, tandis que le Maghreb est indemne. Les autres répartitions déplacent P. vivax, changent l’espèce prédominante ou contredisent le statut indemne du Maghreb.

33. Une personne infectée par une espèce de Plasmodium autre que P. falciparum ne présente encore aucun symptôme pendant la phase hépatocytaire. Quelle durée minimale d’incubation faut-il retenir ?

Au moins 7 jours, avec une durée possible supérieure à 12 jours selon l’espèce
Moins de 7 jours, avant l’apparition de la phase hépatocytaire
Au moins 7 jours, avec une fièvre brutale dès le début de cette phase
Jusqu’à 12 jours, sans possibilité de dépassement selon l’espèce

Au moins 7 jours, avec une durée possible supérieure à 12 jours selon l’espèce

Explication

L’incubation correspond à la phase hépatocytaire asymptomatique et dure au minimum 7 jours pour toutes les espèces, parfois davantage, notamment pour les espèces autres que P. falciparum. La limite de 12 jours est associée à P. falciparum sans exclure des durées supérieures pour d’autres espèces ; moins de 7 jours raccourcit la durée minimale, et la fièvre brutale relève de l’invasion.

34. Après une phase initiale sans symptômes, un voyageur présente une fièvre brutale, continue, accompagnée de myalgies et de troubles digestifs. À quelle étape de l’accès palustre ces signes correspondent-ils ?

À la confirmation biologique, lors de l’identification des stades parasitaires
À l’incubation, pendant la phase hépatocytaire asymptomatique
À l’accès périodique, marqué par frissons, chaleur et sueurs
À l’invasion, au début de la phase érythrocytaire

À l’invasion, au début de la phase érythrocytaire

Explication

L’invasion débute avec la phase érythrocytaire et se manifeste notamment par une fièvre brutale, des myalgies et des troubles digestifs. L’incubation est asymptomatique, la triade périodique désigne une autre présentation clinique, et l’identification des parasites relève du diagnostic biologique.

35. Un patient revient d’une région d’endémie et présente de la fièvre ; son état paraît d’abord stable. Quelle conduite diagnostique impose le risque d’évolution rapide d’une infection à P. falciparum ?

Différer l’évaluation du paludisme tant que l’état reste stable
Considérer le paludisme jusqu’à preuve du contraire
Retenir le paludisme seulement si des accès périodiques sont observés
Écarter le paludisme jusqu’à l’apparition de signes neurologiques

Considérer le paludisme jusqu’à preuve du contraire

Explication

Toute fièvre au retour d’une zone d’endémie doit faire considérer le paludisme jusqu’à preuve du contraire, car une infection à P. falciparum peut évoluer en quelques heures vers une forme grave. Attendre des signes graves ou une périodicité risque de retarder le diagnostic, tandis qu’un état stable initial ne permet pas d’écarter le paludisme.

36. Chez un patient présentant une forme classique d’accès palustre périodique due à P. vivax, quelle succession de manifestations est caractéristique ?

Chaleur, myalgies et troubles digestifs
Frissons, chaleur et sueurs
Frissons, céphalées et sueurs
Fièvre continue, chaleur et céphalées

Frissons, chaleur et sueurs

Explication

La triade classique de l’accès palustre périodique est constituée de frissons, chaleur et sueurs ; elle est typique notamment de P. vivax. Les céphalées et myalgies peuvent accompagner l’invasion, mais ne remplacent pas les éléments de cette triade.

37. Chez un enfant atteint de paludisme, quels signes sont les manifestations de gravité les plus importantes ?

L’anémie et l’hyperparasitémie
Les convulsions et les troubles de conscience
L’hypoglycémie et l’acidose métabolique
Les vomissements et les douleurs abdominales

Les convulsions et les troubles de conscience

Explication

Chez l’enfant, les signes de gravité les plus importants sont neurologiques : convulsions et troubles de conscience. Les troubles digestifs peuvent rendre la présentation trompeuse, et l’hypoglycémie ou l’acidose sont également des critères importants de mauvais pronostic sans remplacer les principaux signes neurologiques.

38. Un enfant revient d’une zone d’endémie palustre et présente une convulsion accompagnée de fièvre. Quelle interprétation clinique faut-il retenir ?

Écarter un accès grave en l’absence de troubles digestifs
Évoquer un accès palustre grave
Évoquer un accès grave seulement après une perte de conscience prolongée
Évoquer une forme simple en attendant une fièvre périodique

Évoquer un accès palustre grave

Explication

Toute convulsion fébrile chez un enfant revenant d’une zone d’endémie palustre doit faire évoquer un accès palustre grave. La fièvre périodique, les troubles digestifs ou une perte de conscience prolongée ne sont pas des conditions nécessaires pour évoquer cette gravité.

39. Une femme enceinte contracte le paludisme. Quelle association de risques maternels et fœtaux ou néonataux doit être prise en compte ?

Accès grave chez la mère, avec risque d’anémie fœtale et de détresse respiratoire néonatale
Accouchement prématuré chez la mère, avec risque d’avortement et d’anémie chez le nouveau-né
Anémie et prématurité chez la mère, avec risque d’accès grave et de convulsions chez le nouveau-né
Accès grave et anémie chez la mère, avec risque d’avortement, de prématurité ou de petit poids de naissance

Accès grave et anémie chez la mère, avec risque d’avortement, de prématurité ou de petit poids de naissance

Explication

Le paludisme expose la mère enceinte à un accès grave et à une anémie, tandis que le fœtus ou le nouveau-né risque un avortement spontané, un accouchement prématuré ou un petit poids de naissance. Les autres réponses déplacent ces risques entre la mère et l’enfant ou introduisent des conséquences qui ne sont pas celles indiquées.

40. Chez un patient suspect d’accès palustre, l’examen clinique révèle un signe neurologique. Quelle décision est requise ?

Organiser une hospitalisation urgente
Différer la décision jusqu’au résultat du frottis
Poursuivre une surveillance ambulatoire rapprochée
Limiter la prise en charge à une nouvelle évaluation clinique

Organiser une hospitalisation urgente

Explication

Devant une suspicion d’accès palustre, il faut rechercher immédiatement les signes de gravité, notamment neurologiques, et tout signe neurologique impose une hospitalisation urgente. Attendre une aggravation ou le résultat biologique retarderait l’orientation requise.

41. Un adulte atteint d’un accès simple à P. falciparum présente une parasitémie de 1,5 %, mais aussi des vomissements persistants. Peut-on envisager sa prise en charge en ambulatoire ?

Non, les troubles digestifs empêchent la prise en charge ambulatoire
Oui, car la parasitémie est inférieure à 2 %
Non, car toute parasitémie supérieure à 1 % impose l’hospitalisation
Oui, car les vomissements n’influencent pas le lieu de prise en charge

Non, les troubles digestifs empêchent la prise en charge ambulatoire

Explication

La prise en charge ambulatoire requiert la réunion des critères cliniques et biologiques, notamment l’absence de troubles digestifs ; les vomissements persistants imposent l’hospitalisation. Le seuil de 2 % ne suffit donc pas à lui seul, et le seuil de 1 % n’est pas celui indiqué.

42. Chez un adulte présentant un accès simple à P. falciparum et pouvant recevoir un traitement oral, quelle stratégie médicamenteuse respecte l’ordre de choix recommandé ?

Artésunate intraveineux, puis quinine, puis atovaquone-proguanil
Quinine, puis dérivé de l’artémisinine, puis atovaquone-proguanil
Dérivé de l’artémisinine, puis atovaquone-proguanil, puis quinine
Atovaquone-proguanil, puis quinine, puis dérivé de l’artémisinine

Dérivé de l’artémisinine, puis atovaquone-proguanil, puis quinine

Explication

Pour l’adulte atteint d’un accès simple, une combinaison à base de dérivés de l’artémisinine est privilégiée en première intention, l’atovaquone-proguanil vient ensuite et la quinine en troisième intention ou lorsque la voie parentérale est nécessaire. La quinine avancée et l’inversion des deux premières intentions confondent cet ordre, tandis que l’artésunate intraveineux concerne notamment les formes graves.

43. Une enfant et une femme enceinte présentent chacune un accès palustre non compliqué. Quelle mesure de prise en charge s’applique à ces deux situations ?

Hospitaliser l’enfant, mais suivre la femme enceinte en ambulatoire
Les hospitaliser de manière systématique
Les suivre en ambulatoire si la parasitémie est faible
Les traiter par voie parentérale sans hospitalisation

Les hospitaliser de manière systématique

Explication

Les enfants et les femmes enceintes atteints d’un accès palustre non compliqué doivent être hospitalisés de manière systématique. La possibilité de prise en charge ambulatoire évoquée pour certains adultes ne s’étend pas à ces groupes, et l’hospitalisation ne signifie pas à elle seule qu’une voie parentérale est nécessaire.

44. Deux voyageurs envisagent une chimioprophylaxie antipaludique, mais l’un part en saison humide pour un séjour prolongé et l’autre en saison sèche pour un court séjour. Comment choisir leur prévention médicamenteuse ?

Fonder le choix sur la durée du séjour, sans prendre en compte le profil du voyageur
Retenir la molécule la mieux tolérée, sans comparer le risque d’exposition au paludisme
Choisir la molécule en fonction du budget, indépendamment de la zone et de la saison
Individualiser le choix selon l’exposition, le voyageur et les conditions du séjour, en la mettant en balance avec les effets indésirables

Individualiser le choix selon l’exposition, le voyageur et les conditions du séjour, en la mettant en balance avec les effets indésirables

Explication

Le choix doit être individualisé selon la zone, le voyageur, la saison, les conditions de séjour, l’activité et le budget, en mettant en balance le risque d’exposition et celui des effets indésirables. Le budget ou la tolérance pris isolément ne suffisent pas à guider la décision.

45. Quelle caractéristique décrit le mieux le bradyzoïte de Toxoplasma gondii présent dans un kyste intracellulaire ?

Une forme issue de la reproduction sexuée et contenue dans l’oocyste
Une forme à métabolisme ralenti, peu multipliée et protégée dans le kyste
Une forme extracellulaire éliminée facilement par les traitements actuels
Une forme à multiplication rapide disséminée dans les cellules

Une forme à métabolisme ralenti, peu multipliée et protégée dans le kyste

Explication

Le bradyzoïte a un métabolisme ralenti et se multiplie peu ou pas ; regroupé dans un kyste intracellulaire, il échappe aux défenses immunitaires et aux traitements actuels. La multiplication rapide caractérise plutôt le tachyzoïte, tandis que le sporozoïte est associé à l’oocyste.

46. Un cycle de Toxoplasma gondii se déroule entre hôtes intermédiaires sans passage par un félidé. Comment le classer ?

Comme un cycle incomplet avec reproduction sexuée chez un hôte intermédiaire
Comme un cycle complet avec reproduction sexuée chez les hôtes intermédiaires
Comme un cycle incomplet avec reproduction asexuée entre hôtes intermédiaires
Comme un cycle complet avec reproduction asexuée chez les félidés

Comme un cycle incomplet avec reproduction asexuée entre hôtes intermédiaires

Explication

Le cycle incomplet se déroule uniquement entre hôtes intermédiaires et ne comporte que des phases de reproduction asexuée. La reproduction sexuée appartient au cycle complet chez les félidés, hôtes définitifs.

47. Lors d’une infection, des tachyzoïtes sont transportés vers différents organes par des cellules mononucléées. Si une immunité cellulaire efficace se met en place, quel événement est attendu dès la fin de la première semaine ?

La production d’oocystes dans les cellules mononucléées des organes
L’élimination des tachyzoïtes par la seule immunité humorale
La transformation des tachyzoïtes en bradyzoïtes et la formation de kystes
La transformation des bradyzoïtes en tachyzoïtes et la dissolution des kystes

La transformation des tachyzoïtes en bradyzoïtes et la formation de kystes

Explication

Une immunité cellulaire efficace favorise la transformation des tachyzoïtes en bradyzoïtes et conduit à la formation de kystes dès la fin de la première semaine d’infection. La dissémination est liée à la migration des cellules mononucléées qui hébergent les tachyzoïtes, et non aux anticorps seuls.

48. Chez une personne ayant contrôlé une infection par Toxoplasma gondii, quelle composante immunitaire assure principalement le contrôle à long terme ?

L’immunité cellulaire T
L’immunité humorale par les anticorps
L’immunité innée par les cellules phagocytaires
La présence des kystes intracellulaires

L’immunité cellulaire T

Explication

Le contrôle à long terme de la toxoplasmose dépend principalement de l’immunité cellulaire T ; l’immunité humorale ne joue pas de rôle majeur. Les anticorps ne doivent donc pas être confondus avec le mécanisme principal de contrôle durable.

49. Chez une personne immunocompétente, quelle proportion des toxoplasmoses acquises après la naissance est asymptomatique ?

Environ 50 % des cas
Environ 30 % des cas
Plus de 80 % des cas
Moins de 10 % des cas

Plus de 80 % des cas

Explication

Chez le sujet immunocompétent, plus de 80 % des toxoplasmoses acquises post-natales sont asymptomatiques. Environ 50 % correspond à la fréquence de la fièvre dans certaines formes cérébrales, moins de 10 % au risque de transmission au premier trimestre et environ 30 % à celui du deuxième trimestre.

50. Un patient immunodéprimé présente une toxoplasmose oculaire isolée avec une lésion maculaire. Quel risque particulier doit être pris en compte ?

Une guérison spontanée sans séquelle visuelle
Une cécité liée à la lésion maculaire
Une hydrocéphalie liée à la réactivation
Une fièvre accompagnée d’ictère

Une cécité liée à la lésion maculaire

Explication

Les formes oculaires isolées constituent une exception à la mortalité sans traitement observée dans la toxoplasmose de l’immunodéprimé, mais une lésion maculaire peut entraîner la cécité. L’hydrocéphalie et l’ictère évoquent d’autres formes cliniques, tandis que l’exception ne signifie pas l’absence de risque visuel.

51. Un patient immunodéprimé présente des céphalées persistantes et une crise comitiale ; l’imagerie après injection de contraste révèle une image en cocarde. Quelle forme clinique est la plus probable ?

Une toxoplasmose oculaire avec rétinochoroïdite
Une toxoplasmose cérébrale avec abcès
Une toxoplasmose congénitale avec hydrocéphalie
Une toxoplasmose acquise avec pneumopathie interstitielle

Une toxoplasmose cérébrale avec abcès

Explication

Chez l’immunodéprimé, la localisation cérébrale est la plus fréquente et se présente comme un abcès ; une image en cocarde après contraste est évocatrice. La rétinochoroïdite est oculaire, l’hydrocéphalie relève de formes congénitales graves et la pneumopathie interstitielle n’est pas la localisation la plus fréquente chez l’immunodéprimé.

52. Au fil de la grossesse, le risque de transmission verticale de la toxoplasmose augmente. Quelle évolution est observée parallèlement pour la gravité de l’atteinte fœtale ?

Elle reste stable quel que soit le terme
Elle varie sans lien avec le terme de grossesse
Elle augmente à mesure que le terme avance
Elle diminue à mesure que le terme avance

Elle diminue à mesure que le terme avance

Explication

Le risque de transmission augmente avec le terme, tandis que la gravité de l’atteinte fœtale diminue. L’augmentation parallèle des deux risques confond transmission et gravité ; une évolution stable ou sans lien avec le terme ne correspond pas à cette relation.

53. Une patiente présente des IgM antitoxoplasmiques détectables, mais aucun autre élément sérologique ne montre une évolution récente. Quelle conclusion est justifiée ?

Les IgM seules excluent une infection ancienne
Les IgM seules ne prouvent pas une toxoplasmose évolutive
Les IgM seules démontrent une élévation significative des IgG
Les IgM seules confirment une infection acquise récemment

Les IgM seules ne prouvent pas une toxoplasmose évolutive

Explication

Les IgM peuvent rester détectables en moyenne 7 à 12 mois ; leur présence seule ne permet donc pas d’affirmer une toxoplasmose évolutive. Les assimiler à une séroconversion ou à une hausse significative des IgG confond des critères distincts, et leur persistance ne permet pas d’exclure une infection ancienne.

54. Deux sérums prélevés à 18 jours d’intervalle montrent une séroconversion des IgG, avec des IgM présentes. Quelle interprétation sérologique convient ?

Le résultat indique seulement une infection ancienne
Le diagnostic est écarté en raison de l’intervalle
Le diagnostic de toxoplasmose évolutive est étayé
La séroconversion n’est interprétable qu’en l’absence d’IgM

Le diagnostic de toxoplasmose évolutive est étayé

Explication

Deux sérums espacés de 15 à 20 jours qui montrent une séroconversion des IgG répondent à un critère de diagnostic de toxoplasmose évolutive, habituellement associé à des IgM. Se fonder sur les IgM seules est insuffisant, et un intervalle de 18 jours convient à cette comparaison.

55. Chez une patiente ayant des IgM antitoxoplasmiques, quel examen aide le plus souvent à distinguer une infection récente d’une infection ancienne ?

La détermination de l’index d’avidité des IgG
La recherche d’une hausse des IgG après 15 jours
La comparaison des symptômes cliniques sans examen sérologique
La mesure du taux d’IgM sur un prélèvement unique

La détermination de l’index d’avidité des IgG

Explication

En présence d’IgM, l’index d’avidité des IgG permet le plus souvent de distinguer une infection récente d’une infection ancienne. Un dosage isolé des IgM ne tranche pas cette question ; le contrôle rapproché des IgG et la séroconversion répondent à d’autres critères diagnostiques.

56. Chez une femme enceinte ayant des IgM antitoxoplasmiques, quel suivi permet de confirmer rapidement une infection acquise pendant la grossesse et de prévenir l’infection fœtale ?

Contrôler la sérologie à 15 jours et traiter dès confirmation
Attendre l’apparition de signes fœtaux puis rechercher les IgG
Contrôler la sérologie à 15 jours et traiter avant tout résultat
Répéter le dosage des IgM après plusieurs mois puis traiter

Contrôler la sérologie à 15 jours et traiter dès confirmation

Explication

La confirmation repose sur un contrôle sérologique rapproché à 15 jours montrant l’apparition ou l’augmentation des IgG en présence d’IgM ; le traitement est instauré dès confirmation afin de prévenir l’infection fœtale. Les IgM seules ne suffisent pas, et attendre plusieurs mois ou des signes fœtaux retarde la démarche.

57. Quelle proposition caractérise l’oxyurose quant à son agent et à sa transmission entre humains ?

Une helminthose intestinale due à Ascaris lumbricoides
Une helminthose intestinale humaine et familiale due à Enterobius vermicularis
Une helminthose intestinale zoonotique due à un nématode non spécifique de l’humain
Une helminthose intestinale sans transmission entre personnes

Une helminthose intestinale humaine et familiale due à Enterobius vermicularis

Explication

L’oxyurose est une helminthose intestinale fréquente, strictement humaine et familiale, causée par Enterobius vermicularis. Ascaris lumbricoides est un autre nématode, tandis que les propositions zoonotique et sans transmission familiale déforment le caractère de l’oxyurose.

58. Dans une collectivité, plusieurs enfants sont exposés à des draps et à des objets contaminés par des œufs d’oxyure. Quelle voie décrit le mieux la contamination habituelle, tout en tenant compte d’une autre voie possible ?

L’ingestion d’œufs portés par les mains est la voie principale, et l’inhalation d’œufs en suspension est également possible
La piqûre d’un insecte est la voie principale, et l’ingestion d’œufs est également possible
La pénétration des œufs à travers la peau est la voie principale, et l’ingestion est également possible
L’inhalation d’œufs est la voie principale, et la pénétration à travers la peau est également possible

L’ingestion d’œufs portés par les mains est la voie principale, et l’inhalation d’œufs en suspension est également possible

Explication

La contamination se fait surtout par ingestion d’œufs transportés par les mains sales ; l’inhalation d’œufs remis en suspension dans l’air peut aussi survenir. La pénétration cutanée et la transmission par insecte ne correspondent pas aux voies décrites pour l’oxyurose.

59. Pour rechercher des œufs d’oxyure chez un enfant, quel protocole convient au test de Graham ?

Le matin avant toilette et défécation, mélanger un ruban adhésif aux selles puis examiner celles-ci au microscope
Le soir après toilette et défécation, appliquer un ruban adhésif transparent aux plis anaux puis examiner le ruban sur une lame
Le matin avant toilette et défécation, appliquer un écouvillon aux plis anaux puis examiner directement les selles sur une lame
Le matin avant toilette et défécation, appliquer un ruban adhésif transparent aux plis anaux puis examiner le ruban sur une lame

Le matin avant toilette et défécation, appliquer un ruban adhésif transparent aux plis anaux puis examiner le ruban sur une lame

Explication

Le test de Graham consiste à appliquer le matin, avant toilette locale et défécation, la face collante d’un ruban transparent contre les plis anaux, puis à examiner ce ruban au microscope sur une lame. Un prélèvement après toilette risque de manquer les œufs, et l’examen porte sur le ruban, non sur les selles.

60. Quel agent est responsable de l’ascaridiose, plus fréquente dans les pays tropicaux que dans les pays tempérés ?

Le nématode de grande taille Ascaris lumbricoides
Le nématode Enterobius vermicularis
Le nématode Necator americanus
Le cestode intestinal Taenia saginata

Le nématode de grande taille Ascaris lumbricoides

Explication

L’ascaridiose est due au nématode de grande taille Ascaris lumbricoides et est fréquente dans les pays tropicaux, mais rare dans les pays tempérés. Enterobius est l’agent de l’oxyurose, tandis que Necator provoque une ankylostomose.

61. Après ingestion d’un œuf embryonné d’Ascaris, une larve atteint le foie puis le poumon avant de revenir à l’intestin. Quel trajet décrit correctement cette migration ?

Tube digestif, paroi intestinale, foie, poumon, bronches, pharynx dégluti, puis jéjunum
Tube digestif, paroi intestinale, poumon, foie, bronches, pharynx dégluti, puis jéjunum
Tube digestif, paroi intestinale, foie, poumon, bronches, puis adulte dans les alvéoles
Tube digestif, paroi intestinale, foie, poumon, jéjunum, puis pharynx et bronches

Tube digestif, paroi intestinale, foie, poumon, bronches, pharynx dégluti, puis jéjunum

Explication

La larve traverse la paroi intestinale, séjourne dans le foie, rejoint le poumon par le sang, remonte les bronches jusqu’au pharynx, est déglutie puis devient adulte dans le jéjunum. Le passage par le poumon précède le retour digestif ; le stade adulte ne se développe pas dans les alvéoles.

62. Un patient consulte trois semaines après une contamination suspectée par Ascaris, sans ver visible. Quel résultat de laboratoire est le plus attendu pour établir le diagnostic ?

La recherche d’œufs dans les selles, à réaliser au moins deux mois après la contamination
La recherche de larves dans les selles, dès la troisième semaine après la contamination
La recherche d’œufs dans les expectorations, au moins deux mois après la contamination
La recherche d’œufs dans les selles, dès les premiers jours après la contamination

La recherche d’œufs dans les selles, à réaliser au moins deux mois après la contamination

Explication

Le diagnostic repose le plus souvent sur la découverte d’œufs dans les selles, possible au minimum deux mois après la contamination. Trois semaines est trop tôt pour ce diagnostic par les œufs ; l’éosinophilie peut apparaître plus tôt, mais ne remplace pas la recherche parasitologique attendue.

63. Une personne développe une ankylostomose après avoir marché pieds nus sur un sol contaminé. Par quelle voie les larves ont-elles pénétré dans son organisme ?

Par voie digestive, après ingestion de larves
Par voie transcutanée, au contact du sol
Par voie sanguine, après piqûre d’un insecte
Par voie respiratoire, après inhalation de larves

Par voie transcutanée, au contact du sol

Explication

L’ankylostomose se contracte essentiellement par voie transcutanée : les larves strongyloïdes pénètrent au contact du sol, notamment par les pieds nus. L’ingestion, l’inhalation et la piqûre d’un insecte ne décrivent pas la voie de contamination indiquée.

64. Une personne présente une lésion cutanée linéaire, prurigineuse, d’environ dix centimètres, qui progresse rapidement puis disparaît avant de réapparaître à intervalles irréguliers. Quel signe clinique cela évoque-t-il ?

Une larva currens
Une urticaire de contact
Une cellulite bactérienne
Un exanthème maculopapuleux

Une larva currens

Explication

La larva currens est une dermatite linéaire prurigineuse qui se déplace de plusieurs centimètres par heure, disparaît spontanément et peut récidiver. Une urticaire fixe, un exanthème non migrant ou une cellulite ne correspondent pas à cette évolution caractéristique.

65. Un patient traité par corticoïdes à faible dose depuis peu présente une anguillulose. Quel élément augmente particulièrement le risque d’une forme grave ?

L’immunodépression liée aux corticoïdes
Un séjour récent en zone d’endémie
Une éosinophilie sans autre facteur
Des symptômes digestifs peu intenses

L’immunodépression liée aux corticoïdes

Explication

Les formes graves surviennent notamment sur un terrain immunodéprimé, y compris après administration de corticoïdes à faible dose. Un séjour en zone d’endémie évoque l’exposition, mais ne constitue pas à lui seul le terrain favorisant décrit.

66. Chez un patient immunodéprimé atteint d’une anguillulose avec pullulation larvaire, des infections profondes à bacilles Gram négatifs apparaissent. Quel mécanisme les explique ?

Les larves transloquent des bactéries digestives vers les tissus
Les larves sécrètent une toxine bactérienne dans le sang
Les bactéries migrent des poumons vers l’intestin
Les bactéries empêchent les larves de traverser les tissus

Les larves transloquent des bactéries digestives vers les tissus

Explication

La pullulation larvaire peut transloquer des bacilles Gram négatifs ou anaérobies depuis le tube digestif vers les tissus, où ils provoquent des infections profondes lorsque les défenses sont défaillantes. Une toxine larvaire ou une migration bactérienne depuis les poumons ne correspond pas à ce mécanisme.

67. Un laboratoire doit confirmer une anguillulose suspectée chez une personne ayant fourni un prélèvement de selles récemment émis. Quel résultat permet le diagnostic de certitude ?

La découverte d’œufs de S. stercoralis dans les selles
La découverte de larves de S. stercoralis dans les selles
La mise en évidence d’une éosinophilie élevée dans le sang
La détection d’anticorps spécifiques dans le sérum

La découverte de larves de S. stercoralis dans les selles

Explication

Le diagnostic de certitude repose sur la découverte de larves de S. stercoralis dans des selles fraîchement émises lors d’un examen parasitologique spécifique. La sérologie et l’éosinophilie peuvent contribuer à l’évaluation, mais ne remplacent pas cette mise en évidence directe.

68. Une personne présente fièvre, asthénie, amaigrissement, douleur de l’hypocondre droit et hépatomégalie sensible, avec parfois un ictère. Quel tableau clinique est le plus évocateur d’une distomatose typique ?

Une gastro-entérite aiguë
Une cystite parasitaire
Une hépatite toxi-infectieuse
Une colique hépatique isolée

Une hépatite toxi-infectieuse

Explication

La forme typique de distomatose correspond à une hépatite toxi-infectieuse associant des signes généraux et une atteinte hépatique, notamment une douleur de l’hypocondre droit et une hépatomégalie sensible. La colique hépatique est plutôt une complication biliaire ultérieure, tandis que les tableaux digestif ou urinaire ne reprennent pas cette association.

69. Une distomatose n’a pas été traitée. Après la disparition des symptômes de la phase d’invasion au bout de quelques mois, quelle évolution est possible ?

Une atteinte pulmonaire chronique isolée
Une guérison certaine sans complication ultérieure
Une persistance prolongée des signes d’invasion
Des complications biliaires, comme une angiocholite

Des complications biliaires, comme une angiocholite

Explication

Sans traitement, les symptômes de la phase d’invasion peuvent disparaître en deux ou trois mois, puis des complications biliaires apparaître, telles qu’un ictère rétentionnel ou une angiocholite. La disparition des premiers symptômes ne garantit donc pas la guérison.

70. Lors de la phase d’invasion d’une distomatose, quelle association de résultats biologiques est la plus caractéristique ?

5 000 à 10 000 leucocytes par G/l et moins de 10 % d’éosinophiles
5 000 à 10 000 leucocytes par G/l et plus de 50 % d’éosinophiles
15 000 à 25 000 leucocytes par G/l et moins de 10 % d’éosinophiles
15 000 à 25 000 leucocytes par G/l et plus de 50 % d’éosinophiles

15 000 à 25 000 leucocytes par G/l et plus de 50 % d’éosinophiles

Explication

En phase d’invasion, l’hyperleucocytose atteint 15 000 à 25 000 G/l et l’éosinophilie dépasse souvent 50 %. Une éosinophilie faible ou une leucocytose dans les valeurs proposées comme basses ne correspond pas à ce profil.

71. Au cours des trois premiers mois d’une distomatose suspectée en phase d’invasion, la sérologie est positive, mais la recherche des œufs dans les selles est négative. Quelle interprétation est la plus juste ?

Les deux résultats sont incompatibles avec une distomatose en invasion
La sérologie peut être positive avant que les œufs soient détectables dans les selles
La sérologie positive indique une phase d’état avec élimination d’œufs
Les œufs sont détectables avant l’apparition des anticorps spécifiques

La sérologie peut être positive avant que les œufs soient détectables dans les selles

Explication

En phase d’invasion, les anticorps spécifiques peuvent être élevés alors que la recherche des œufs dans les selles reste négative pendant les trois premiers mois. Considérer ce résultat négatif comme une exclusion de la maladie confond l’absence précoce d’œufs avec l’absence d’infection.

72. Après un bain contaminant, un patient présente asthénie, fièvre, céphalées, anorexie, prurit, myalgies et urticaire. Quel nom désigne ce tableau d’invasion de la schistosomose ?

Syndrome irritatif vésical de la schistosomose urogénitale
Fièvre des safaris ou syndrome de Katayama
Syndrome dysentérique de la schistosomose intestinale
Syndrome d’hypertension portale de la schistosomose

Fièvre des safaris ou syndrome de Katayama

Explication

L’association de signes généraux et allergiques pendant la phase d’invasion est appelée fièvre des safaris ou syndrome de Katayama. Le syndrome dysentérique concerne l’atteinte intestinale, le syndrome irritatif l’atteinte vésicale et l’hypertension portale une complication évoluée.

73. Une personne présente une hématurie indolore, d’apparition inaugurale et d’évolution capricieuse, avec parfois pollakiurie et douleurs mictionnelles. Quelle forme de schistosomose ce tableau évoque-t-il principalement ?

Phase d’invasion commune aux schistosomes
Schistosomose urogénitale à S. haematobium
Schistosomose intestinale à S. mansoni
Atteinte rectale à S. intercalatum

Schistosomose urogénitale à S. haematobium

Explication

L’hématurie, souvent inaugurale et indolore, est la manifestation caractéristique de la schistosomose urogénitale à S. haematobium, parfois accompagnée de signes d’irritation vésicale. S. mansoni est associé à des troubles intestinaux, tandis que S. intercalatum est lié à une pathologie rectale.

74. Un patient atteint de schistosomose présente une alternance de diarrhée et de constipation avec des douleurs coliques. Quelle association entre espèce et tableau est la plus cohérente ?

S. intercalatum, avec un tableau intestinal et des douleurs coliques
S. mansoni, avec une pathologie rectale prédominante
S. mansoni, avec un tableau intestinal et des douleurs coliques
S. haematobium, avec une alternance du transit et des douleurs coliques

S. mansoni, avec un tableau intestinal et des douleurs coliques

Explication

S. mansoni peut provoquer une alternance de diarrhée et de constipation accompagnée de douleurs coliques. L’association à une pathologie rectale correspond à S. intercalatum, et S. haematobium se manifeste surtout par une atteinte urogénitale.

75. Cinq semaines après un bain contaminant, un patient en phase d’invasion n’élimine pas encore d’œufs. Quel résultat diagnostique peut déjà apparaître à ce stade ?

Des anticorps sériques spécifiques en cours d’apparition
Une émission d’œufs attendue dès les premières semaines
Des œufs déjà émis dans les selles ou les urines
Une identification d’espèce par l’examen des œufs éliminés

Des anticorps sériques spécifiques en cours d’apparition

Explication

Les anticorps sériques spécifiques apparaissent progressivement quatre à six semaines après le bain contaminant, avant l’émission des œufs. L’absence d’œufs à ce stade est donc compatible avec la phase d’invasion, tandis que leur émission débute plus tard.

76. Chez un patient suspect de cysticercose, les données cliniques, géographiques et d’imagerie sont évocatrices, mais l’éosinophilie sanguine est normale. Quelle interprétation diagnostique convient le mieux ?

La suspicion reste fondée, car l’éosinophilie est souvent absente et peu utile
Le diagnostic est confirmé, car l’éosinophilie normale est spécifique de la cysticercose
La suspicion devient faible, car l’éosinophilie doit accompagner la cysticercose
L’imagerie perd sa valeur, car l’éosinophilie normale contredit ses résultats

La suspicion reste fondée, car l’éosinophilie est souvent absente et peu utile

Explication

En cysticercose, les signes cliniques, géographiques et d’imagerie orientent le diagnostic, alors que l’éosinophilie sanguine est souvent absente et peu utile. Une éosinophilie normale ne permet donc pas d’écarter la suspicion; elle ne constitue pas non plus une confirmation.

77. Pour rechercher des anticorps contre la cysticercose dans le sérum ou le liquide cérébrospinal, quelle technique sérologique est plus spécifique et plus sensible que l’ELISA ?

L’ELISA
Le western blot
La PCR cysticercose
La numération des éosinophiles

Le western blot

Explication

Le sérodiagnostic recherche des anticorps dans le sérum ou le liquide cérébrospinal, notamment par ELISA et western blot; ce dernier est plus spécifique et plus sensible. La PCR est également disponible, mais ce n’est pas la technique sérologique comparée à l’ELISA.

78. Un adulte atteint d’un tæniasis à T. saginata reçoit du praziquantel. Quel schéma correspond à la posologie indiquée pour cette parasitose ?

10 mg/kg par jour pendant trois jours
400 mg en une prise unique
400 mg par jour pendant trois jours
10 mg/kg en une prise unique

10 mg/kg en une prise unique

Explication

Le praziquantel traite efficacement le tæniasis à T. saginata à la dose de 10 mg/kg en une seule prise. Le schéma de 400 mg par jour pendant trois jours correspond à l’albendazole, et non à la posologie du praziquantel.

79. Une collectivité souhaite réduire le risque de tæniasis à T. saginata chez l’Homme. Quelle mesure associe les deux axes de prévention indiqués ?

Éviter les légumes crus et traiter les porteurs par praziquantel
Éviter le poisson cru ou peu cuit et améliorer l’assainissement de l’eau
Éviter la viande porcine crue ou peu cuite et lutter contre les insectes
Éviter la viande bovine crue ou peu cuite et lutter contre le péril fécal

Éviter la viande bovine crue ou peu cuite et lutter contre le péril fécal

Explication

La prévention du tæniasis à T. saginata repose sur l’évitement de la viande bovine crue ou peu cuite et sur la lutte contre le péril fécal. La viande porcine et les insectes ne remplacent pas ces mesures propres au risque visé.

80. Quel parasite est responsable de l’échinococcose kystique, aussi appelée kyste hydatique ?

Echinococcus granulosus sensu stricto
Echinococcus granulosus sensu lato
Echinococcus multilocularis
Taenia solium

Echinococcus granulosus sensu lato

Explication

L’échinococcose kystique est due à Echinococcus granulosus sensu lato. Echinococcus multilocularis est associé à la forme alvéolaire, tandis que Taenia solium est un autre cestode.

81. Dans un élevage, un mouton ingère des embryophores présents dans le milieu, puis un chien mange ses viscères contenant un kyste hydatique. Quelle étape permet au cycle parasitaire de se poursuivre chez le chien ?

Les embryophores ingérés donnent des kystes dans les organes du chien
L’hydatide ingérée produit des embryophores dans le foie du chien
L’hydatide ingérée donne des vers adultes dans l’intestin du chien
Les vers adultes du mouton libèrent des embryophores dans son intestin

L’hydatide ingérée donne des vers adultes dans l’intestin du chien

Explication

En mangeant les viscères contenant l’hydatide, le canidé héberge le parasite adulte dans son intestin. Les embryophores sont éliminés dans le milieu extérieur, et non transformés en kystes dans les organes du chien.

82. Une personne jardine après qu’un chien infesté a souillé le sol avec ses fèces, puis porte ses mains à la bouche. Quel est le risque parasitaire correspondant ?

Ingestion d’embryophores et infection en impasse parasitaire
Ingestion de vers adultes et contamination ultérieure des chiens
Pénétration cutanée des larves et développement dans le sang
Ingestion d’hydatides et développement du ver adulte dans l’intestin

Ingestion d’embryophores et infection en impasse parasitaire

Explication

L’être humain se contamine en ingérant des embryophores transmis indirectement par un sol souillé et constitue une impasse parasitaire. L’ingestion d’hydatides dans des viscères correspond à la contamination du canidé, pas à celle de l’être humain.

83. Après la rupture d’un kyste hydatique, un patient présente une réaction aiguë grave et du liquide contenant des scolex se répand dans le péritoine. Quelles complications sont à craindre ?

Une compression anatomique et une échinococcose alvéolaire
Un choc anaphylactique et une échinococcose secondaire
Une réaction chronique et une élimination des scolex dans les selles
Une surinfection locale et une contamination pulmonaire directe

Un choc anaphylactique et une échinococcose secondaire

Explication

La rupture peut exposer brutalement l’organisme aux antigènes parasitaires et provoquer un choc anaphylactique parfois mortel; la fuite intrapéritonéale de liquide contenant des scolex peut aussi entraîner une échinococcose secondaire. La compression est une complication liée à la masse du kyste, non à la dissémination de son contenu.

84. Quel parasite provoque l’échinococcose alvéolaire ?

Le renard
Taenia solium
Echinococcus granulosus sensu lato
Echinococcus multilocularis

Echinococcus multilocularis

Explication

L’échinococcose alvéolaire est une cestodose larvaire due à Echinococcus multilocularis. Echinococcus granulosus sensu lato est l’agent de l’échinococcose kystique; le renard est un hôte définitif possible, pas le parasite.

85. Des rongeurs sauvages ingèrent des baies souillées par les excréments de carnivores, puis un carnivore dévore ces rongeurs. Quelle séquence décrit le cycle de l’échinococcose alvéolaire ?

Les carnivores développent une forme larvaire hépatique, puis les rongeurs se contaminent en les mangeant
Les carnivores développent des vers adultes après avoir mangé des baies, puis les rongeurs ingèrent des larves
Les rongeurs développent une forme larvaire hépatique, puis les carnivores se contaminent en les mangeant
Les rongeurs hébergent les vers adultes, puis les carnivores se contaminent en ingérant des œufs

Les rongeurs développent une forme larvaire hépatique, puis les carnivores se contaminent en les mangeant

Explication

Les rongeurs ingèrent les œufs avec des végétaux ou des baies souillés et développent une forme larvaire dans le foie; les carnivores se contaminent en dévorant ces rongeurs. Les vers adultes se trouvent chez les carnivores, et non chez les rongeurs.

86. À l’IRM d’une lésion hépatique évocatrice d’échinococcose alvéolaire, quelle association de signaux distingue ses deux composantes ?

Composante solide : hyposignal T1 et faible prise de contraste; composante microkystique : hypersignal T2
Composante solide : hypersignal T2 et faible prise de contraste; composante microkystique : hyposignal T1
Composante solide : hypersignal T1 et faible prise de contraste; composante microkystique : hyposignal T2
Composante solide : hyposignal T1 et forte prise de contraste; composante microkystique : hypersignal T2

Composante solide : hyposignal T1 et faible prise de contraste; composante microkystique : hypersignal T2

Explication

La composante solide, faite notamment de nécrose, de granulome et de fibrose, présente un hyposignal T1 et une faible prise de contraste; la composante microkystique parasitaire présente un hypersignal T2. L’hypersignal T2 n’est donc pas celui de la composante solide.

87. Pour confirmer une suspicion d’échinococcose alvéolaire, quelle démarche sérologique est indiquée ?

Dépistage par ELISA seul, puis confirmation par imagerie échographique
Dépistage par western blot, puis confirmation par hémagglutination indirecte et ELISA
Dépistage par hémagglutination indirecte, puis confirmation par western blot pour E. granulosus
Dépistage par hémagglutination indirecte et ELISA spécifique, puis confirmation par western blot

Dépistage par hémagglutination indirecte et ELISA spécifique, puis confirmation par western blot

Explication

La sérologie confirme le diagnostic dans 95 % des cas : elle associe un dépistage par hémagglutination indirecte et ELISA spécifique, puis une confirmation par western blot révélant des bandes propres à E. multilocularis. Un western blot recherchant E. granulosus ne correspond pas à la confirmation de la forme alvéolaire.

88. Un patient atteint de gale vit avec sa famille et partage son logement avec elle. Quelle stratégie de prise en charge réduit le risque de réinfestation ?

Traiter les proches et l’environnement après la guérison du patient
Traiter le patient et l’environnement, sans inclure ses proches
Traiter simultanément le patient, ses proches et l’environnement
Traiter le patient et surveiller ses proches sans les traiter

Traiter simultanément le patient, ses proches et l’environnement

Explication

La prise en charge associe le traitement du patient, des sujets contacts proches et de l’environnement, avec un traitement simultané du patient et de son entourage. La surveillance sans traitement omet les contacts, le décalage favorise la réinfestation et l’absence des proches laisse une source possible de transmission.

89. Dans un foyer où un cas de gale commune est diagnostiqué, un membre de la famille proche ne présente aucun symptôme. Quelle conduite appliquer à son égard ?

Le traiter seulement si un contact du deuxième cercle est atteint
Le traiter comme contact du premier cercle
Le traiter selon les règles prévues pour une gale hyperkératosique
Le surveiller et attendre l’apparition de symptômes

Le traiter comme contact du premier cercle

Explication

En cas de gale commune, tous les contacts du premier cercle sont traités, même s’ils sont asymptomatiques. Attendre des symptômes omet cette règle, tandis que le deuxième cercle relève de la conduite prévue pour la gale hyperkératosique.

90. Un cas de gale hyperkératosique est repéré dans une collectivité. Quelles personnes doivent être incluses dans le traitement des contacts ?

Les contacts du premier cercle, et ceux du deuxième si nécessaire
Les contacts du deuxième cercle et les visiteurs occasionnels
Les contacts des premier et deuxième cercles, et ceux du troisième si nécessaire
Les contacts du premier cercle et les visiteurs occasionnels, sans le deuxième

Les contacts des premier et deuxième cercles, et ceux du troisième si nécessaire

Explication

La gale hyperkératosique impose de traiter les contacts des premier et deuxième cercles, ainsi que ceux du troisième le cas échéant. Limiter la mesure au premier cercle reprend la règle de la gale commune, et exclure le deuxième cercle omet les personnes de la collectivité.

91. Un établissement doit traiter un grand nombre de personnes atteintes de gale commune. Quelle voie de traitement est privilégiée pour cette situation ?

La voie locale, plus facile à appliquer à grande échelle
La voie orale, plus facile à employer à grande échelle
La voie orale, car la voie locale ne convient pas à la gale commune
La voie locale, car la voie orale concerne la gale hyperkératosique

La voie orale, plus facile à employer à grande échelle

Explication

Pour la gale commune, le traitement peut être oral ou local, mais la voie orale est privilégiée lorsqu’il faut traiter un grand nombre de patients. La voie locale reste possible, et la préférence pour la voie orale n’est pas réservée à la gale hyperkératosique.

92. Quel domaine étudie les champignons responsables de mycoses chez l’être humain ?

La parasitologie médicale
La bactériologie médicale
La mycologie médicale
La botanique médicale

La mycologie médicale

Explication

La mycologie médicale porte sur les champignons responsables de mycoses chez l’Homme. La parasitologie et la bactériologie concernent d’autres agents, tandis que la botanique étudie les végétaux.

93. Les agents microscopiques responsables des mycoses sont désignés par quel terme, par opposition aux champignons visibles dans l’environnement ?

Les moisissures environnementales
Les macromycètes
Les mycètes, ou micromycètes
Les végétaux microscopiques

Les mycètes, ou micromycètes

Explication

Les mycoses sont provoquées par des champignons microscopiques appelés mycètes ou micromycètes, à distinguer des macromycètes visibles dans l’environnement. « Macromycètes » désigne les formes visibles, et les moisissures environnementales ne constituent pas le terme général défini ici.

94. Un organisme fongique est classé parmi les eucaryotes du règne des Fungi. Quel caractère distingue ce règne du règne végétal ?

L’absence de pigment assimilateur de la chlorophylle
L’appartenance au règne animal plutôt qu’au règne végétal
La présence d’un pigment assimilateur de la chlorophylle
L’absence d’organisation eucaryote chez les champignons

L’absence de pigment assimilateur de la chlorophylle

Explication

Les mycètes sont des eucaryotes du règne des Fungi, distinct du règne végétal parce qu’ils ne possèdent pas de pigment assimilateur de la chlorophylle. Leur caractère eucaryote est bien établi, et ils ne sont pas classés dans le règne animal.

95. Un champignon forme des filaments et des spores dans l’environnement, puis adopte une forme de levure dans les tissus d’un animal infecté. Comment le classer ?

Comme un champignon levuriforme
Comme un champignon dimorphique
Comme une moisissure non dimorphique
Comme un champignon filamenteux

Comme un champignon dimorphique

Explication

Un champignon dimorphique est filamenteux et sporulé dans l’environnement, mais prend une forme de levure dans les tissus parasités. Les réponses « filamenteux » et « levuriforme » ne retiennent qu’une seule des deux formes, et la sporulation environnementale n’exclut pas le dimorphisme.

96. Quelle caractéristique définit une dermatophytose, ou tinea ?

Une infection fongique touchant principalement les muqueuses
Une infection par un champignon filamenteux ayant une affinité pour la kératine
Une infection virale touchant la peau et les phanères
Une infection par un champignon filamenteux atteignant les tissus profonds

Une infection par un champignon filamenteux ayant une affinité pour la kératine

Explication

Une dermatophytose est due à un champignon filamenteux microscopique qui a une affinité pour la kératine de l’épiderme, des ongles, des poils ou des cheveux. L’atteinte des tissus profonds, l’origine virale et la localisation muqueuse ne correspondent pas à cette définition.

97. Après avoir jardiné, une personne développe une dermatophytose et se demande quelles sources de contamination sont possibles. Quelle réponse décrit les origines envisageables ?

Une origine humaine, animale ou tellurique
Une origine animale ou tellurique, mais pas humaine
Une origine humaine ou animale, mais pas tellurique
Une origine humaine ou tellurique, mais pas animale

Une origine humaine, animale ou tellurique

Explication

La contamination par les dermatophytes peut provenir d’un autre humain, d’un animal ou du sol. Limiter les sources à deux de ces origines écarte à tort la troisième.

98. Après une petite excoriation cutanée, une lésion arrondie apparaît et s’étend vers l’extérieur avec une bordure nette et érythématosquameuse. Quel mécanisme explique cette évolution ?

Le champignon pénètre dans l’épiderme sans excoriation préalable
Des filaments progressent de façon centrifuge dans l’épiderme
Des filaments progressent de façon centripète dans l’épiderme
Le champignon progresse dans les phanères sans atteindre l’épiderme

Des filaments progressent de façon centrifuge dans l’épiderme

Explication

Après avoir pénétré dans l’épiderme par une excoriation, même minime, le dermatophyte émet des filaments qui progressent de façon centrifuge et forment la lésion circinée. Une progression centripète inverse le mécanisme, tandis que l’absence d’excoriation ou l’atteinte des seuls phanères ne correspond pas à cette description.

99. Une enfant présente une grande plaque d’alopécie squameuse, bien délimitée et peu inflammatoire, avec des cheveux courts cassés. Quelle observation à la lampe de Wood orienterait vers une teigne microsporique ?

Une fluorescence rouge
Une fluorescence bleue
Une fluorescence verte
L’absence de fluorescence

Une fluorescence verte

Explication

Les teignes microsporiques peuvent présenter une fluorescence verte à la lampe de Wood, contrairement aux teignes trichophytiques. La fluorescence rouge ou bleue et l’absence de fluorescence ne sont pas le signe caractéristique décrit pour la teigne microsporique.

100. Un patient présente une lésion cutanée suspecte de dermatophytose. Où et dans quelles conditions faut-il effectuer le prélèvement mycologique pour le diagnostic biologique ?

Au centre de la lésion, par un dermatologue ou un mycologue, à distance de tout traitement
En périphérie active, par un dermatologue ou un mycologue, à distance de tout traitement
En périphérie active, par un intervenant non spécialiste, à distance de tout traitement
En périphérie active, par un dermatologue ou un mycologue, pendant le traitement

En périphérie active, par un dermatologue ou un mycologue, à distance de tout traitement

Explication

Le diagnostic biologique repose sur un prélèvement de qualité réalisé en périphérie active par un dermatologue ou un mycologue, à distance de toute thérapeutique locale ou générale. Un prélèvement central, réalisé sous traitement ou confié à un non-spécialiste ne respecte pas les conditions indiquées.

101. Une patiente doit faire prélever une dermatophytose de la peau et une onychomycose. Quel délai sans traitement faut-il respecter avant chacun des prélèvements ?

15 jours pour la peau et 2 mois pour l’ongle
2 mois pour la peau et 2 mois pour l’ongle
15 jours pour la peau et 15 jours pour l’ongle
2 mois pour la peau et 15 jours pour l’ongle

15 jours pour la peau et 2 mois pour l’ongle

Explication

Le prélèvement mycologique est réalisé après 15 jours sans thérapeutique pour la peau et après 2 mois pour un ongle. Échanger les délais ou appliquer le même délai aux deux sites ne respecte pas cette distinction.

102. Chez un patient suspect de dermatophytose, le prélèvement mycologique est effectué et l’examen direct vient d’être rendu. Quand faut-il commencer le traitement curatif ?

Après le prélèvement, seulement après la disparition des lésions
Après le prélèvement, dès que l’examen direct est connu
Avant le prélèvement, dès que l’examen direct est connu
Après le prélèvement, dès que la culture est terminée

Après le prélèvement, dès que l’examen direct est connu

Explication

Le traitement curatif commence après le prélèvement mycologique, dès que l’examen direct est connu. Le commencer avant le prélèvement compromet l’ordre prévu, et attendre la culture ou la disparition des lésions n’est pas la conduite indiquée.

103. Une patiente atteinte d’onychomycose présente une atteinte de la matrice de l’ongle. Quelle stratégie thérapeutique correspond à cette situation ?

Différer le traitement général jusqu’à la guérison obtenue par traitement local
Ajouter un traitement général sans traitement local
Associer un traitement général au traitement local
Traiter localement sans ajouter de traitement général

Associer un traitement général au traitement local

Explication

Lorsque la matrice est atteinte, le traitement local doit être associé à un traitement général. Un traitement local seul correspond à l’onychomycose sans atteinte matricielle, tandis qu’un traitement général seul ne correspond pas à la stratégie décrite.

104. Dans un prélèvement respiratoire, quelle espèce d’Aspergillus est le plus souvent impliquée en pathologie humaine dans les pays tempérés ?

Aspergillus fumigatus
Aspergillus niger
Aspergillus terreus
Aspergillus flavus

Aspergillus fumigatus

Explication

Dans les pays tempérés, A. fumigatus est l’espèce d’Aspergillus le plus souvent impliquée en pathologie humaine. A. flavus, A. niger et A. terreus sont des espèces moins fréquemment observées.

105. Un patient demande s’il peut contracter une aspergillose en côtoyant une personne malade. Quelle voie de contamination explique principalement l’infection ?

L’inhalation de spores présentes dans l’environnement
L’inoculation de spores à travers la peau
L’ingestion d’aliments contaminés par des spores
Le contact rapproché avec une personne infectée

L’inhalation de spores présentes dans l’environnement

Explication

La contamination se fait principalement par inhalation de spores environnementales, et il n’y a pas de transmission interhumaine. La transmission par contact avec un malade confond exposition environnementale et contagion, tandis que l’ingestion et l’inoculation cutanée ne correspondent pas au mode principal décrit.

106. Chez un patient ayant une immunodépression profonde, quel rôle l’Aspergillus est-il le plus susceptible de jouer ?

Colonisateur
Agent atopique
Allergène
Agent invasif

Agent invasif

Explication

Une immunodépression profonde favorise le comportement invasif d’Aspergillus. Le rôle d’allergène est associé aux sujets normaux ou atopiques, tandis que la colonisation est favorisée par une altération pulmonaire locale.

107. Un patient présente des polynucléaires neutrophiles à 0,4 giga/l depuis 12 jours. Quel élément de son état correspond au risque majeur d’aspergillose pulmonaire invasive ?

Une neutropénie brève, car le taux reste supérieur à 0,1 giga/l
Une neutropénie profonde prolongée répondant au seuil de risque
Une agranulocytose, car le taux est inférieur à 0,5 giga/l
Une neutropénie modérée, car le taux est inférieur à 1 giga/l

Une neutropénie profonde prolongée répondant au seuil de risque

Explication

Le risque majeur comprend une neutropénie profonde avec PNN inférieurs à 0,5 giga/l pendant plus de 10 jours : 0,4 giga/l pendant 12 jours répond à ce critère. L’agranulocytose correspond au seuil inférieur à 0,1 giga/l, et les autres réponses négligent soit le seuil, soit la durée requise.

108. Une culture d’Aspergillus est positive dans un prélèvement respiratoire, sans autre résultat disponible. Comment interpréter ce résultat ?

L’interpréter selon le contexte clinique et les autres arguments diagnostiques
Le rejeter sans évaluer les autres éléments diagnostiques
Le considérer comme une preuve diagnostique à lui seul
Le considérer comme une preuve équivalente à un prélèvement d’un site stérile

L’interpréter selon le contexte clinique et les autres arguments diagnostiques

Explication

Un isolement respiratoire peut refléter une colonisation et doit être interprété avec le contexte clinique et les autres arguments diagnostiques. Un isolement provenant d’un site stérile affirme le diagnostic, mais cette conclusion ne peut pas être transposée à un prélèvement respiratoire.

109. Chez un patient à risque, quel résultat biologique constitue un argument majeur en faveur d’une aspergillose pulmonaire invasive ?

Galactomannane positif dans un prélèvement superficiel
Galactomannane et β(1,3)-D-glucane sériques tous deux négatifs
β(1,3)-D-glucane positif dans le lavage bronchiolo-alvéolaire
Galactomannane sérique positif

Galactomannane sérique positif

Explication

La positivité du galactomannane dans le sérum ou le plasma est un argument biologique majeur en faveur de l’aspergillose pulmonaire invasive; le galactomannane positif dans le lavage bronchiolo-alvéolaire en est également un. Exiger deux biomarqueurs positifs confond le « et/ou » avec une exigence conjointe, et les deux autres réponses ne correspondent pas aux sites et marqueurs indiqués.

110. Des travaux intrahospitaliers sont prévus près des chambres de patients à risque d’aspergillose. Quelle mesure de prévention est appropriée ?

Laisser les chambres ouvertes pendant les travaux si le bionettoyage est régulier
Renforcer le bionettoyage sans protéger les chambres pendant les travaux
Réserver la filtration d’air aux chambres éloignées des travaux
Protéger les chambres des patients à risque pendant les travaux

Protéger les chambres des patients à risque pendant les travaux

Explication

La prévention repose notamment sur la protection des chambres des patients à risque lors des travaux intrahospitaliers, qui peuvent disséminer des spores. Le bionettoyage et la filtration d’air sont aussi des mesures préventives, mais ne remplacent pas cette protection pendant les travaux.

111. Chez une personne sans lésion cutanée, quel site peut héberger Candida albicans comme composant du microbiote commensal ?

Les ongles sains, surtout ceux des pieds
Les muqueuses digestives, respiratoires et génitales
La peau saine, en particulier celle des mains
Le milieu extérieur, sans présence muqueuse

Les muqueuses digestives, respiratoires et génitales

Explication

Candida albicans fait partie du microbiote de plusieurs muqueuses, mais ne se retrouve pas sur la peau saine. L’association à la peau correspond plutôt à une confusion avec C. parapsilosis ; le milieu extérieur et les ongles ne sont pas les niches indiquées.

112. Une personne développe une candidose cutanéomuqueuse dans un pli constamment humide et soumis à des frottements. Quels facteurs locaux sont les plus directement en cause ?

L’immunodépression et la greffe d’organe
Le diabète et la grossesse
La macération et les irritations
La chirurgie digestive et la réanimation

La macération et les irritations

Explication

La macération et les irritations sont des facteurs locaux souvent prédominants dans les candidoses cutanéomuqueuses. Le diabète et la grossesse sont des facteurs généraux, tandis que chirurgie, réanimation et greffe concernent notamment le risque invasif.

113. Parmi les profils suivants, lequel cumule des facteurs de risque caractéristiques d’une candidose invasive ?

Une personne enceinte présentant une macération d’un pli
Une personne immunodéprimée après une chirurgie digestive lourde
Une personne travaillant en restauration avec irritations des mains
Une personne en surcharge pondérale sous antibiothérapie large spectre

Une personne immunodéprimée après une chirurgie digestive lourde

Explication

L’immunodépression et la chirurgie digestive lourde font partie des facteurs de risque des infections invasives. La grossesse, la surcharge pondérale et l’antibiothérapie favorisent plutôt les formes cutanéomuqueuses, tandis que la macération et certaines professions sont des risques locaux.

114. Chez un patient porteur d’un dispositif étranger, des modifications écologiques favorisent une candidose profonde endogène. Quelle conséquence de la multiplication des Candida contribue à rendre le traitement antifongique moins efficace ?

La présence commensale sans multiplication des levures
L’apparition de lésions après adhérence épithéliale
La dissémination sanguine avant toute colonisation
La formation de biofilms sur le matériel étranger

La formation de biofilms sur le matériel étranger

Explication

Dans les candidoses profondes endogènes, la multiplication des Candida peut s’accompagner de biofilms sur du matériel étranger ou des muqueuses, qui rendent les levures moins accessibles aux antifongiques. L’adhérence et la filamentation relèvent du mécanisme des formes superficielles, et la dissémination ne remplace pas la phase de colonisation décrite.

115. Une personne travaillant en restauration présente des lésions d’intertrigo aux mains ; une autre développe un intertrigo à Candida aux pieds après une période chaude avec des chaussures en plastique. Quelle interprétation correspond aux facteurs d’exposition décrits ?

Les métiers de la restauration exposent aux intertrigos des mains, tandis que chaleur et chaussures en plastique favorisent surtout les onychomycoses
Les métiers de la restauration exposent aux intertrigos des mains, tandis que chaleur et chaussures en plastique favorisent ceux des pieds
Les métiers de la restauration exposent aux onychomycoses des mains, tandis que chaleur et chaussures en plastique favorisent celles des pieds
Les métiers de la restauration exposent aux intertrigos des pieds, tandis que chaleur et chaussures en plastique favorisent ceux des mains

Les métiers de la restauration exposent aux intertrigos des mains, tandis que chaleur et chaussures en plastique favorisent ceux des pieds

Explication

Les métiers de la restauration et les travaux de ménage exposent aux intertrigos des mains ; l’intertrigo des pieds, plus rare, est favorisé par le climat chaud et les chaussures en plastique. Les autres réponses inversent les localisations ou confondent intertrigo et atteinte de l’ongle.

116. Une lésion de pli est lisse et suintante, commence au fond du pli puis s’étend vers l’extérieur ; ses bords sont irréguliers avec de petites pustules satellites et le fond porte un enduit blanchâtre. Quel tableau cela évoque-t-il ?

Un périonyxis à Candida
Une atteinte cutanée sèche sans atteinte des plis
Une onycholyse à Candida
Un intertrigo à Candida

Un intertrigo à Candida

Explication

L’intertrigo à Candida associe un érythème lisse et suintant, une extension centrifuge depuis le fond du pli et parfois des papules ou pustules satellites avec un enduit blanchâtre. Le périonyxis et l’onycholyse concernent les tissus périunguéaux et l’ongle, non le fond d’un pli.

117. Une patiente présente d’abord une tuméfaction douloureuse et tendue autour de l’ongle ; l’atteinte progresse ensuite vers la tablette unguéale. Quel déroulement est typique d’une onychomycose à Candida ?

Périonyxis initial, puis invasion par le bord libre avant le bord proximal
Atteinte du bord libre initiale, puis périonyxis et extension vers la base
Décollement total initial, puis tuméfaction périunguéale secondaire
Périonyxis initial, puis invasion par le bord proximal avant le bord libre

Périonyxis initial, puis invasion par le bord proximal avant le bord libre

Explication

L’onychomycose à Candida débute classiquement par un périonyxis douloureux, puis atteint l’ongle par le bord proximal avant le bord libre ; le décollement peut évoluer vers une onycholyse totale. L’inversion de l’ordre des bords et le décollement total initial ne correspondent pas à cette progression.

118. Un clinicien doit classer une candidose oropharyngée selon ses formes cliniques. Quel ensemble de formes doit-il reconnaître ?

Pseudomembraneuse, érythémateuse atrophique et hyperplasique
Pseudomembraneuse, œsophagienne et hyperplasique
Pseudomembraneuse, érythémateuse atrophique et intertrigineuse
Érythémateuse atrophique, périunguéale et hyperplasique

Pseudomembraneuse, érythémateuse atrophique et hyperplasique

Explication

Les trois formes cliniques de candidose oropharyngée sont pseudomembraneuse, érythémateuse atrophique et hyperplasique. La forme œsophagienne, le périonyxis et l’intertrigo désignent d’autres atteintes et ne remplacent pas l’une de ces catégories.

119. Un prélèvement profond est effectué chez un patient pour rechercher une candidose. Quelles conditions de recueil et de transmission faut-il respecter ?

Le recueillir dans un récipient non stérile, l’acheminer rapidement et joindre des renseignements cliniques
Le recueillir dans un récipient stérile, puis attendre avant de l’acheminer et joindre des renseignements cliniques
Le recueillir dans un récipient stérile, l’acheminer rapidement et joindre des renseignements cliniques
Le recueillir dans un récipient stérile, l’acheminer rapidement sans joindre de renseignements cliniques

Le recueillir dans un récipient stérile, l’acheminer rapidement et joindre des renseignements cliniques

Explication

Les prélèvements biologiques doivent être recueillis dans un récipient stérile et acheminés rapidement ; les prélèvements profonds doivent aussi être accompagnés de renseignements cliniques. L’absence de stérilité, le retard d’acheminement et l’omission des informations cliniques correspondent chacun à un manquement à ces règles.

120. Une candidose superficielle ne répond pas au traitement initial. Dans quelle situation l’antifongigramme est-il indiqué ?

Sur la souche isolée, en raison de l’échec thérapeutique
Sur aucune souche, car l’échec d’une forme superficielle ne le justifie pas
Sur une souche isolée d’un site profond ou supposé stérile
Sur toute souche isolée, même sans échec thérapeutique

Sur la souche isolée, en raison de l’échec thérapeutique

Explication

L’antifongigramme n’est pas systématique, mais un échec thérapeutique d’une candidose superficielle constitue une indication. Le rendre systématique généralise à tort l’examen, tandis que le limiter aux sites profonds ou l’exclure après un échec méconnaît cette indication.

121. Un patient atteint de candidose présente aussi une pathologie sous-jacente favorisant l’infection. Quelle démarche doit accompagner le traitement antifongique, quelle que soit la gravité ?

Maîtriser la pathologie sous-jacente seulement si la candidose est grave
Prendre en compte les facteurs favorisants et maîtriser la pathologie sous-jacente
Prescrire l’antifongique sans agir sur les facteurs favorisants ni sur la pathologie sous-jacente
Agir sur les facteurs favorisants sans maîtriser la pathologie sous-jacente

Prendre en compte les facteurs favorisants et maîtriser la pathologie sous-jacente

Explication

La prise en charge antifongique doit inclure les facteurs favorisants et la maîtrise de la pathologie sous-jacente, indépendamment de la gravité. Se concentrer sur le médicament, négliger l’une de ces deux dimensions ou réserver la démarche aux formes graves contredit ce principe.

122. Un médecin envisage un antifongique systémique pour une candidose. Quelle conduite réduit le risque de résistance et permet d’ajuster le traitement ?

Le prescrire de façon raisonnée, sur décision et sous suivi d’un spécialiste, avec adaptation clinique
Le prescrire sous suivi spécialisé, sans l’adapter à la situation clinique
Le prescrire après avis spécialisé, sans organiser de suivi médical
Le prescrire sans décision spécialisée ni suivi, selon un schéma uniforme

Le prescrire de façon raisonnée, sur décision et sous suivi d’un spécialiste, avec adaptation clinique

Explication

Une prescription systémique raisonnée, décidée et suivie par un spécialiste permet de limiter les résistances et d’adapter le traitement au contexte clinique. L’absence d’avis, l’absence de suivi ou l’absence d’adaptation omet une composante essentielle de cette conduite.

123. Une candidémie persiste chez un patient porteur d’un cathéter intravasculaire et d’un matériel étranger implanté favorisant les biofilms. Quelle mesure constitue un prérequis à la maîtrise de l’infection ?

Maintien du cathéter et ablation du matériel étranger implanté
Ablation du cathéter et du matériel étranger implanté
Maintien du cathéter et du matériel étranger implanté
Ablation du cathéter et maintien du matériel étranger implanté

Ablation du cathéter et du matériel étranger implanté

Explication

L’ablation des cathéters intravasculaires et du matériel étranger implanté favorisant les biofilms est un prérequis pour enrayer la candidémie et stériliser les foyers profonds. Retirer un seul de ces dispositifs, ou les conserver tous deux, ne respecte pas cette mesure.

124. Un patient présente un premier épisode aigu de candidose oropharyngée. Quel traitement local et quelle durée sont indiqués ?

Nystatine, amphotéricine B ou miconazole pendant 3 semaines
Nystatine, amphotéricine B ou miconazole pendant 7 à 14 jours
Fluconazole per os pendant 10 à 15 jours
Nystatine, amphotéricine B ou miconazole pendant 10 à 15 jours

Nystatine, amphotéricine B ou miconazole pendant 10 à 15 jours

Explication

Un premier épisode aigu de candidose oropharyngée se traite localement par nystatine, amphotéricine B ou miconazole pendant 10 à 15 jours. Trois semaines correspond aux formes chroniques ; le fluconazole per os relève du traitement de première intention chez l’immunodéprimé, et 7 à 14 jours est une durée différente.

125. Quelle infection désigne une atteinte fongique invasive cosmopolite causée par une levure capsulée du genre Cryptococcus, surtout observée chez les personnes immunodéprimées ?

La candidose invasive
La cryptosporidiose
La cryptococcose
La malasseziose

La cryptococcose

Explication

La cryptococcose est une infection fongique invasive cosmopolite due à une levure capsulée du genre Cryptococcus, surtout chez les personnes immunodéprimées. La candidose invasive relève de Candida, la malasseziose de Malassezia et la cryptosporidiose d’un autre agent infectieux.

126. Une levure isolée chez un patient atteint de cryptococcose appartient au complexe Cryptococcus neoformans. Quel réservoir environnemental est cohérent avec ce complexe fréquemment impliqué en pathologie humaine ?

La peau grasse et les sécrétions riches en lipides
Les muqueuses humaines et les sécrétions respiratoires
Les eaux marines et les sédiments côtiers
Les fientes de pigeons, le guano, le sol ou l’écorce des arbres

Les fientes de pigeons, le guano, le sol ou l’écorce des arbres

Explication

Les Cryptococcus du complexe neoformans sont des champignons ubiquitaires saprophytes de l’environnement, notamment présents dans les fientes de pigeons, le guano de chauve-souris, le sol et l’écorce des arbres. Les muqueuses et la peau grasse ne correspondent pas à ces réservoirs environnementaux.

127. Chez quel patient le risque de cryptococcose est-il particulièrement élevé en raison du taux de CD4 ?

Une personne ayant une neutropénie sans mesure des CD4
Une personne vivant avec le VIH et ayant moins de 200 CD4/mm³
Une personne vivant avec le VIH et ayant moins de 100 CD4/mm³
Une personne vivant avec le VIH et ayant plus de 500 CD4/mm³

Une personne vivant avec le VIH et ayant moins de 100 CD4/mm³

Explication

Le risque de cryptococcose est particulièrement élevé chez les personnes infectées par le VIH lorsque leur taux de CD4 est inférieur à 100/mm³. Le seuil de 200/mm³ ne correspond pas au seuil indiqué, et une neutropénie n’est pas le critère précisé ici.

128. Chez une personne atteinte de cryptococcose, quelle localisation est la plus fréquente et peut engager le pronostic vital ?

L’atteinte digestive
La pneumopathie
La méningoencéphalite
L’atteinte cutanée

La méningoencéphalite

Explication

La méningoencéphalite est l’atteinte cryptococcique la plus fréquente et engage le pronostic vital. Les atteintes pulmonaire et cutanée ne sont pas désignées comme la localisation la plus fréquente, et l’atteinte digestive relève d’une autre confusion.

129. Quel profil décrit le mieux les malassezioses ?

Des affections fréquentes et graves dues à des champignons environnementaux
Des infections récidivantes transmises entre personnes par contact cutané
Des infections rares et graves dues à des levures sanguines
Des affections fréquentes, généralement bénignes et récidivantes, dues à des levures cutanées

Des affections fréquentes, généralement bénignes et récidivantes, dues à des levures cutanées

Explication

Les malassezioses sont des affections fréquentes, généralement sans gravité et récidivantes, dues à des levures commensales de la peau; les fongémies sont exceptionnelles. Les formes graves ne caractérisent donc pas habituellement ces affections, et elles ne sont pas contagieuses.

130. Une personne présente des récidives de malasseziose après des périodes de forte chaleur et de sudation; elle applique aussi régulièrement une huile corporelle. Quelle interprétation convient le mieux ?

La récidive indique une transmission contagieuse entre personnes
Ces conditions favorisent la prolifération cutanée de Malassezia
La prolifération nécessite la présence d’une grossesse
Ces conditions empêchent la prolifération de Malassezia

Ces conditions favorisent la prolifération cutanée de Malassezia

Explication

La peau grasse ou l’application d’huiles, la chaleur, l’humidité et la sudation favorisent la prolifération cutanée de Malassezia. La malasseziose n’est pas contagieuse, et la grossesse est un facteur favorisant possible, non une condition requise.

131. Une personne présente sur le dos et le cou des macules chamois finement squameuses, s’étendant vers la périphérie; les lésions ressortent sur la peau bronzée et démangent peu. Quel tableau est le plus évocateur ?

Une folliculite du dos
Une dermatite séborrhéique
Une candidose cutanée
Un pityriasis versicolor

Un pityriasis versicolor

Explication

Le pityriasis versicolor siège surtout sur le tronc, le dos et le cou et se manifeste par des macules chamois finement squameuses, d’extension centrifuge, qui ne se pigmentent pas au soleil; le prurit est généralement absent. Une atteinte des paumes et des plantes ou une pigmentation au soleil ne correspond pas à ce tableau.

132. Un patient atteint de pityriasis versicolor présente des lésions très squameuses. Quel schéma thérapeutique correspond à la prise en charge décrite ?

Décaper après l’application, puis attendre un mois avant de renouveler
Appliquer un imidazolé topique une fois, sans décapage ni renouvellement
Commencer par un antifongique oral, puis appliquer un imidazolé topique
Décaper d’abord si nécessaire, puis appliquer un imidazolé topique et renouveler une semaine après

Décaper d’abord si nécessaire, puis appliquer un imidazolé topique et renouveler une semaine après

Explication

Le pityriasis versicolor se traite par un imidazolé topique, par exemple le kétoconazole, avec une seconde application une semaine après; les formes très squameuses peuvent nécessiter un décapage préalable par solution détergente. Une application unique oublie le renouvellement recommandé, tandis que le traitement décrit ne commence pas par un antifongique oral.

133. Quelle affection décrit le mieux une infection à Pneumocystis jirovecii chez une personne immunodéprimée ?

Une pneumonie bactérienne opportuniste transmissible
Une infection virale pulmonaire opportuniste
Une mycose pulmonaire opportuniste transmissible
Une mycose pulmonaire touchant surtout les sujets immunocompétents

Une mycose pulmonaire opportuniste transmissible

Explication

La pneumocystose est une mycose pulmonaire due à Pneumocystis jirovecii, un champignon opportuniste transmissible qui touche principalement les personnes immunodéprimées. La pneumonie bactérienne confond la nature de l’agent, l’atteinte des sujets immunocompétents inverse le profil habituel, et l’infection virale attribue à tort une nature virale à l’agent.

134. Chez une personne immunodéprimée, une colonisation pulmonaire par Pneumocystis jirovecii préexistante s’aggrave et provoque une pneumocystose : à quel mécanisme ce scénario correspond-il ?

À une transmission aérienne sans progression de colonisation
À une acquisition de novo depuis une source extérieure
À l’aggravation d’une colonisation pulmonaire préexistante
À une phase sans colonisation préalable ni acquisition nouvelle

À l’aggravation d’une colonisation pulmonaire préexistante

Explication

La pneumocystose peut résulter de l’aggravation d’une colonisation pulmonaire préexistante, qui correspond alors à la phase d’incubation. L’acquisition de novo est l’autre mécanisme possible, tandis que l’absence de colonisation préalable ne décrit pas ce scénario et que la transmission aérienne concerne la diffusion entre personnes.

135. Lors d’une enquête sur une pneumocystose, quelle origine faut-il retenir pour les sources de Pneumocystis jirovecii, aucun réservoir environnemental ou animal n’étant caractérisé ?

Des animaux porteurs de l’agent
Un réservoir présent dans l’environnement
Une source environnementale et humaine combinée
Des personnes infectées ou colonisées

Des personnes infectées ou colonisées

Explication

Le réservoir de Pneumocystis jirovecii est strictement humain : les personnes infectées ou colonisées en constituent les sources. Le réservoir environnemental et le réservoir animal ne sont pas caractérisés, et une combinaison de ces origines contredit également cette donnée.

136. Chez une personne atteinte de pneumocystose, le lavage bronchiolo-alvéolaire est contre-indiqué : quel prélèvement de remplacement peut être utilisé, bien qu’il soit moins sensible ?

Aucun prélèvement alternatif ne peut être utilisé
Des crachats induits ou un lavage oropharyngé
Un lavage bronchiolo-alvéolaire malgré la contre-indication
Un prélèvement oropharyngé plus sensible que le lavage

Des crachats induits ou un lavage oropharyngé

Explication

Le lavage bronchiolo-alvéolaire est le prélèvement le plus performant, mais des crachats induits ou un lavage oropharyngé peuvent être utilisés s’il est contre-indiqué, avec une sensibilité moindre. Le réaliser malgré la contre-indication ignore la situation; le prélèvement oropharyngé n’est pas plus sensible, et des solutions alternatives existent.

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Mémorisez les réponses avec 96 flashcards sur Candidoses : facteurs et manifestations.

Qu’est-ce que le parasitisme ?

Une interaction durable où un parasite vit aux dépens d’un hôte qui en pâtit.

Qu’est-ce qu’un parasite ?

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Que héberge l’hôte définitif d’un parasite ?

Les formes adultes ou sexuées.

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