QCM : Coma non traumatique (30 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel tableau définit un coma ?

Une altération de la vigilance et de la conscience, sans réponse aux stimuli quelle que soit leur intensité
Une vigilance conservée et une conscience absente, sans réponse à l’environnement
Une altération de la vigilance avec réponse possible aux stimuli intenses
Une altération de la conscience avec vigilance conservée et réponse aux stimulations faibles

Une altération de la vigilance et de la conscience, sans réponse aux stimuli quelle que soit leur intensité

Explication

Le coma associe une altération de la vigilance et de la conscience, avec absence de réponse aux stimuli quelle que soit leur intensité. La vigilance conservée évoque l’état végétatif, la réponse aux stimulations intenses ne correspond pas à la définition, et la seule altération de la conscience ne suffit pas.

2. Un patient présente une quadriplégie et une diplégie faciale, mais reste conscient et communique en bougeant les yeux verticalement. Quel état décrit ce tableau ?

Le locked-in syndrome
L’état végétatif
Le coma
Le mutisme akinétique

Le locked-in syndrome

Explication

Le locked-in syndrome associe quadriplégie et diplégie faciale à une conscience normale, avec communication par mouvements verticaux des yeux. L’état végétatif comporte une conscience absente, le coma altère vigilance et conscience, et le mutisme akinétique est décrit sans déficit moteur.

3. Quelle structure du tronc cérébral soutient la vigilance ?

Les voies de connexion cérébrales
La formation réticulée activatrice ascendante
Le cortex frontal bilatéral
Le cortex cérébral diffus

La formation réticulée activatrice ascendante

Explication

La formation réticulée activatrice ascendante, située dans le tronc cérébral, soutient la vigilance. Le cortex diffus et les voies de connexion sont d’autres éléments impliqués dans les mécanismes du coma, tandis que le cortex frontal bilatéral est associé au mutisme akinétique.

4. Un patient comateux présente un hématome intracérébral à l’imagerie. À quelle catégorie étiologique cette cause appartient-elle ?

Aux causes toxiques
Aux causes infectieuses
Aux causes métaboliques
Aux causes vasculaires

Aux causes vasculaires

Explication

L’hématome intracérébral figure parmi les causes vasculaires du coma. Les causes infectieuses comprennent notamment méningites et encéphalites, les causes métaboliques des troubles comme l’hypoglycémie, et les causes toxiques des substances telles que les benzodiazépines.

5. Chez un patient comateux, l’examen évoque une encéphalite herpétique. Dans quelle catégorie d’étiologies faut-il la classer ?

Parmi les causes carentielles
Parmi les causes infectieuses
Parmi les causes métaboliques
Parmi les causes vasculaires

Parmi les causes infectieuses

Explication

L’encéphalite, notamment herpétique, appartient aux causes infectieuses du coma. Les causes vasculaires incluent les AVC et hémorragies, les causes métaboliques incluent les troubles de la natrémie, et les causes carentielles comprennent les syndromes liés aux déficits vitaminiques.

6. Un patient comateux présente une hypernatrémie. Quelle catégorie étiologique correspond à ce trouble ?

Aux causes métaboliques
Aux causes infectieuses
Aux causes toxiques
Aux causes vasculaires

Aux causes métaboliques

Explication

L’hypo- ou l’hypernatrémie fait partie des causes métaboliques du coma. Les causes vasculaires relèvent notamment d’hémorragies ou d’AVC, les infectieuses d’infections du système nerveux, et les toxiques d’expositions à des substances comme les opioïdes.

7. Un patient est retrouvé comateux après une exposition au monoxyde de carbone. À quelle catégorie étiologique ce toxique appartient-il ?

Aux causes infectieuses
Aux causes carentielles
Aux causes toxiques
Aux causes métaboliques

Aux causes toxiques

Explication

Le monoxyde de carbone figure parmi les causes toxiques, fréquentes, de coma. Une cause métabolique correspondrait notamment à une hypoglycémie ou une anomalie de la natrémie, une cause infectieuse à une méningite ou une encéphalite, et une cause carentielle à un déficit vitaminique.

8. Un patient obtient 3 points pour l’ouverture des yeux, 5 pour la réponse motrice et 4 pour la réponse verbale. Quel est son score total de Glasgow ?

12
11
9
13

12

Explication

Le score total est la somme des composantes : 3+5+4=123 + 5 + 4 = 12. Un total de 9 omet les yeux, 13 inverse les valeurs attribuées et 11 résulte d’une addition erronée.

9. Un patient comateux présente un score de Glasgow de 8, sans cause rapidement réversible lors de la prise en charge initiale. Quelle conduite ce seuil indique-t-il ?

Intuber seulement si le score dépasse 8
Différer l’intubation jusqu’à une aggravation clinique
Surveiller sans intuber en raison du score atteint
Intuber pour protéger les voies aériennes

Intuber pour protéger les voies aériennes

Explication

Un score inférieur ou égal à 8 indique un coma profond et justifie l’intubation pour protéger les voies aériennes, sauf cause rapidement réversible. Réserver l’intubation aux scores inférieurs à 8 exclut à tort le seuil de 8 ; un score supérieur à 8 ne correspond pas à ce seuil.

10. Chez un patient, les membres supérieurs sont en extension avec rotation interne, tandis que les membres inférieurs sont également en extension. Quel tableau moteur et quelle localisation évoquent ces signes ?

Décortication, évoquant une souffrance du tronc cérébral haut
Décortication, évoquant une atteinte protubérantielle
Décérébration, évoquant une souffrance du tronc cérébral haut
Décérébration, évoquant une souffrance hémisphérique étendue

Décérébration, évoquant une souffrance du tronc cérébral haut

Explication

L’extension avec rotation interne des membres supérieurs correspond à la décérébration (M2), qui évoque une souffrance du tronc cérébral haut. La décortication associe une flexion des membres supérieurs à une extension des membres inférieurs et évoque une souffrance hémisphérique étendue.

11. Un patient comateux présente une mydriase unilatérale aréactive. Quelle cause cette anomalie pupillaire évoque-t-elle ?

Un engagement temporal par compression du nerf crânien III
Une atteinte protubérantielle avec myosis bilatéral
Une atteinte diffuse sans compression du nerf crânien III
Une intoxication aux opioïdes avec myosis serré bilatéral

Un engagement temporal par compression du nerf crânien III

Explication

Une mydriase unilatérale aréactive évoque un engagement temporal comprimant le III. Le myosis serré bilatéral, et non la mydriase unilatérale, évoque une intoxication aux opioïdes ou une atteinte protubérantielle.

12. Avant de conclure à une mort encéphalique, l’équipe vérifie la température et les médicaments reçus. Quelle situation satisfait les conditions préalables requises ?

Température de 36 °C avec présence de dépresseurs du système nerveux central
Température de 36 °C et absence de barbituriques et de dépresseurs du système nerveux central
Température de 35 °C et absence de barbituriques et de dépresseurs du système nerveux central
Température de 36 °C avec présence de barbituriques

Température de 36 °C et absence de barbituriques et de dépresseurs du système nerveux central

Explication

Le diagnostic nécessite une température strictement supérieure à 35 °C et l’absence de barbituriques et de dépresseurs du système nerveux central. Une température de 35 °C ne dépasse pas le seuil, et la présence de l’un de ces médicaments empêche de satisfaire les conditions requises.

13. Pour confirmer paraclinquement une mort encéphalique, un service envisage deux EEG nuls et aréactifs ainsi qu’une imagerie vasculaire. Quel protocole EEG respecte les critères requis ?

Deux EEG réactifs de 30 minutes, espacés de 4 heures
Deux EEG nuls et aréactifs de 30 minutes, espacés de 4 heures
Deux EEG nuls et aréactifs de 30 minutes, espacés de 2 heures
Un EEG nul et aréactif de 30 minutes, suivi d’un examen clinique

Deux EEG nuls et aréactifs de 30 minutes, espacés de 4 heures

Explication

La confirmation par EEG exige deux tracés nuls et aréactifs de 30 minutes espacés de 4 heures. Un seul tracé ne suffit pas, un intervalle de 2 heures ne respecte pas le délai, et des tracés réactifs ne sont pas nuls et aréactifs.

14. Un patient diabétique présentant un trouble neurologique a une glycémie capillaire de 0,55 g/L. Comment interpréter ce résultat et quand la glycémie aurait-elle dû être mesurée ?

Pas d’hypoglycémie, car le seuil applicable est 0,50 g/L
Pas d’hypoglycémie, car le seuil applicable est 0,60 g/L
Hypoglycémie, mesurée immédiatement devant le trouble neurologique
Hypoglycémie, mais mesure à différer après l’examen neurologique

Hypoglycémie, mesurée immédiatement devant le trouble neurologique

Explication

Chez un patient diabétique, l’hypoglycémie est définie par une glycémie inférieure à 0,60 g/L ; 0,55 g/L est donc une hypoglycémie. La glycémie capillaire doit être mesurée immédiatement devant tout trouble neurologique, et non après un examen complémentaire.

15. Quels examens composent le bilan biologique urgent d’un patient présentant un coma ?

Glycémie, ionogramme, gaz du sang, bilan hépatique, NFS, hémostase, alcoolémie et scanner cérébral
Glycémie, ionogramme, gaz du sang, bilan hépatique, NFS, lactates, alcoolémie et recherche de toxiques
Glycémie, ionogramme, gaz du sang, bilan hépatique, NFS, hémostase, alcoolémie et recherche de toxiques
Glycémie, ionogramme, gaz du sang, bilan hépatique, NFS, hémostase, troponine et recherche de toxiques

Glycémie, ionogramme, gaz du sang, bilan hépatique, NFS, hémostase, alcoolémie et recherche de toxiques

Explication

Le bilan urgent associe ces examens biologiques, dont l’hémostase, l’alcoolémie et la recherche de toxiques. Les lactates et la troponine ne remplacent pas les examens cités, et le scanner est un examen d’imagerie, non un bilan biologique.

16. Un patient comateux présente une asymétrie motrice récente. Quel examen d’imagerie faut-il réaliser en urgence ?

Une ponction lombaire à visée diagnostique
Une IRM cérébrale avec séquence de diffusion
Un scanner cérébral avec injection
Un scanner cérébral sans injection

Un scanner cérébral sans injection

Explication

Une focalisation constitue une indication au scanner cérébral urgent sans injection. L’IRM est notamment indiquée pour rechercher certaines causes comme un AVC ischémique, tandis que la ponction lombaire n’est pas l’examen initial de cette situation.

17. Un patient présente un coma fébrile avec suspicion de méningoencéphalite et des signes de focalisation. Quel ordre d’examens faut-il respecter ?

Réaliser d’abord la ponction lombaire, puis un scanner
Réaliser un scanner sans injection sans prévoir de ponction lombaire
Réaliser d’abord un scanner, puis la ponction lombaire
Réaliser d’abord une IRM, puis un scanner sans ponction lombaire

Réaliser d’abord un scanner, puis la ponction lombaire

Explication

La ponction lombaire est indiquée devant un coma fébrile évoquant une méningite ou une méningoencéphalite, mais les signes de focalisation imposent qu’un scanner la précède. La ponction immédiate ignore cette précaution, tandis que l’IRM ne remplace pas la démarche décrite.

18. Un patient inconscient a une SpO₂ de 89 %. Quelles mesures symptomatiques initiales sont adaptées ?

Position latérale de sécurité, voie veineuse et monitorage sans libération des voies aériennes
Position latérale de sécurité, libération des voies aériennes et oxygénothérapie
Décubitus dorsal, libération des voies aériennes et oxygénothérapie
Position latérale de sécurité et libération des voies aériennes sans oxygénothérapie

Position latérale de sécurité, libération des voies aériennes et oxygénothérapie

Explication

La prise en charge symptomatique associe la position latérale de sécurité et la libération des voies aériennes, avec oxygénothérapie si la SpO₂ est inférieure à 92 %. Ici, la saturation de 89 % répond à ce critère; le décubitus dorsal ou l’omission de l’oxygène ne convient pas.

19. Lors de la prise en charge initiale d’un patient comateux, quelle combinaison correspond aux mesures prescrites ?

Voie veineuse avec glucosé hypotonique, monitorage ECG-SpO₂-pression artérielle et glycémie capillaire immédiate
Voie veineuse avec sérum physiologique isotonique, monitorage ECG-SpO₂-pression artérielle et glycémie capillaire immédiate
Voie veineuse avec sérum physiologique isotonique, monitorage ECG-SpO₂ et glycémie capillaire immédiate sans pression artérielle
Voie veineuse avec sérum physiologique isotonique, monitorage ECG-SpO₂-pression artérielle et glycémie capillaire différée

Voie veineuse avec sérum physiologique isotonique, monitorage ECG-SpO₂-pression artérielle et glycémie capillaire immédiate

Explication

La prise en charge prévoit une voie veineuse avec sérum physiologique isotonique, un monitorage ECG, SpO₂ et pression artérielle, ainsi qu’une glycémie capillaire immédiate. Le glucosé hypotonique risque d’aggraver l’œdème cérébral; différer la glycémie ou omettre la pression artérielle écarte une mesure prévue.

20. Un patient alcoolique inconscient nécessite une correction de son hypoglycémie par glucose. À quel moment administrer la vitamine B1 ?

Avant ou en même temps que le glucose
Après le glucose, une fois la glycémie corrigée
À la place du glucose, pour corriger l’hypoglycémie
En même temps que la naloxone, indépendamment du glucose

Avant ou en même temps que le glucose

Explication

Chez un patient alcoolique ou dénutri, la vitamine B1 doit précéder ou accompagner le glucose afin de prévenir le syndrome de Gayet-Wernicke. Le glucose seul ou l’administration différée ne respecte pas cette précaution; la naloxone est destinée à une intoxication par opioïdes.

21. Un patient a un score de Glasgow de 7, et aucune cause rapidement réversible n’est identifiée. Quelle mesure de protection des voies aériennes est indiquée ?

Une intubation orotrachéale seulement après identification d’une cause réversible
Une intubation orotrachéale
Une surveillance sans protection des voies aériennes
Une oxygénothérapie sans intubation

Une intubation orotrachéale

Explication

Une intubation orotrachéale est indiquée si le Glasgow est inférieur ou égal à 8 et qu’aucune cause rapidement réversible n’est identifiée; un score de 7 satisfait ces critères. Exiger un score inférieur à 8 exclurait à tort le seuil égal à 8, et l’oxygène ne remplace pas cette protection.

22. Un patient inconscient ne présente ni pouls palpable ni respiration. Quelle mesure faut-il entreprendre immédiatement ?

Procéder à une intubation orotrachéale seule
Mesurer la glycémie avant toute intervention
Commencer un massage cardiaque externe
Administrer immédiatement de la ceftriaxone

Commencer un massage cardiaque externe

Explication

L’absence de pouls associée à l’apnée caractérise l’arrêt cardiorespiratoire et impose un massage cardiaque externe immédiat. L’intubation seule ne remplace pas le massage, la mesure de la glycémie ne doit pas retarder cette urgence et la ceftriaxone concerne le purpura fulminans.

23. Chez une personne dans le coma, la glycémie mesurée est de 2,7 mmol/L2{,}7\ \mathrm{mmol/L}. Quelle conduite immédiate est indiquée ?

Considérer la valeur comme ne justifiant pas un resucrage immédiat
Administrer immédiatement de la ceftriaxone
Répéter la mesure avant d’envisager un traitement
Administrer immédiatement du glucose par voie intraveineuse

Administrer immédiatement du glucose par voie intraveineuse

Explication

Une glycémie inférieure à 3 mmol/L3\ \mathrm{mmol/L} chez une personne dans le coma impose un resucrage intraveineux immédiat. Attendre une nouvelle mesure retarde le traitement, la valeur dépasse le seuil indiqué et la ceftriaxone ne corrige pas l’hypoglycémie.

24. Un patient présente des crises épileptiques continues depuis six minutes, sans reprise de conscience. Quelle classification correspond à cette situation ?

Des crises brèves isolées
Un état de mal épileptique
Une crise ne répondant pas au critère temporel
Des crises répétées avec récupération complète

Un état de mal épileptique

Explication

Un état de mal épileptique correspond à des crises durant plus de cinq minutes ou se répétant sans reprise de conscience. Des crises brèves ne franchissent pas le seuil temporel, et une récupération complète entre les crises ne correspond pas au critère de répétition sans reprise de conscience.

25. Un patient dans le coma présente un purpura fulminans. Quelle prise en charge antibiotique immédiate est indiquée ?

Effectuer un resucrage intraveineux à la place de l’antibiothérapie
Différer l’antibiothérapie jusqu’à l’imagerie
Administrer immédiatement de l’amoxicilline
Administrer immédiatement de la ceftriaxone

Administrer immédiatement de la ceftriaxone

Explication

Le purpura fulminans associé au coma est une urgence absolue qui impose une antibiothérapie immédiate par ceftriaxone. Différer l’antibiothérapie méconnaît l’urgence, le resucrage répond à une hypoglycémie et l’amoxicilline ne correspond pas au traitement spécifié ici.

26. Un scanner cérébral sans injection est réalisé peu après le début d’une hémorragie. Quelle apparence le sang frais devrait-il avoir ?

Une hyperdensité visible uniquement après injection
Une hyperdensité spontanée
Une isodensité par rapport au parenchyme
Une hypodensité spontanée

Une hyperdensité spontanée

Explication

Le sang frais apparaît spontanément hyperdense au scanner sans injection. L’hypodensité et l’isodensité ne décrivent pas cet aspect, et l’injection n’est pas nécessaire pour mettre en évidence cette hyperdensité.

27. Une image scanographique montre une hyperdensité située dans le parenchyme cérébral, avec un effet de masse. Quelle lésion correspond le mieux à cette description ?

Un hématome intracérébral
Une hémorragie méningée
Un anévrisme identifié directement sans injection
Un signe d’engagement sans hémorragie décrite

Un hématome intracérébral

Explication

Un hématome intracérébral apparaît comme une hyperdensité intraparenchymateuse et peut s’accompagner d’un effet de masse. Une hémorragie méningée siège dans les espaces sous-arachnoïdiens, tandis qu’un anévrisme est rarement visible sans injection et qu’une déviation de la ligne médiane est un signe d’engagement.

28. Sur un scanner, des hyperdensités occupent les citernes de la base et les sillons. Quel type d’hémorragie cette distribution évoque-t-elle ?

Une inondation ventriculaire isolée
Une hémorragie méningée
Un engagement temporal
Un hématome intracérébral

Une hémorragie méningée

Explication

Une hémorragie méningée se traduit par une hyperdensité dans les espaces sous-arachnoïdiens, notamment les citernes de la base et les sillons. Une hyperdensité intraparenchymateuse évoque plutôt un hématome intracérébral, la compression du mésencéphale relève de l’engagement temporal et les ventricules ne sont pas les citernes ni les sillons.

29. Un scanner révèle une déviation de la ligne médiane et un effacement des citernes péri-mésencéphaliques. Quelle interprétation et quelle conduite ces signes imposent-ils ?

Un hématome sans signe d’engagement justifiant une surveillance différée
Une hémorragie méningée nécessitant une recherche d’anévrisme sans urgence neurochirurgicale
Un engagement cérébral nécessitant une urgence neurochirurgicale absolue
Une anomalie scanographique non urgente à réévaluer ultérieurement

Un engagement cérébral nécessitant une urgence neurochirurgicale absolue

Explication

La déviation de la ligne médiane et l’effacement des citernes péri-mésencéphaliques font partie des signes scanographiques d’engagement, lequel constitue une urgence neurochirurgicale absolue. L’hémorragie méningée désigne une localisation du sang, tandis que l’absence d’urgence ou le report de la prise en charge méconnaissent la portée de ces signes.

30. Lors de l’évaluation d’un patient inconscient, quel ensemble de constatations correspond aux critères cliniques de mort encéphalique ?

Glasgow à 3, abolition de tous les réflexes du tronc cérébral et respiration persistante avec PaCO₂ ≥ 60 mmHg
Glasgow à 3, abolition de tous les réflexes du tronc cérébral et apnée avec PaCO₂ ≥ 60 mmHg
Glasgow à 3, abolition des réflexes pupillaires et apnée avec PaCO₂ ≥ 55 mmHg
Glasgow inférieur à 3, abolition de tous les réflexes du tronc cérébral et apnée avec PaCO₂ ≥ 60 mmHg

Glasgow à 3, abolition de tous les réflexes du tronc cérébral et apnée avec PaCO₂ ≥ 60 mmHg

Explication

Les critères cliniques associent un Glasgow à 3, l’abolition de tous les réflexes du tronc cérébral et une apnée objectivée par une PaCO₂ d’au moins 60 mmHg. Le seuil de 55 mmHg est insuffisant, l’abolition de seuls réflexes pupillaires est incomplète, et une respiration persistante ne satisfait pas le critère d’apnée.

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Quelles altérations caractérisent le coma ?

Une altération de la vigilance et de la conscience, avec absence de réponse aux stimuli quelle que soit leur intensité.

Quel état de vigilance et de conscience caractérise l’état végétatif ?

La vigilance est conservée, mais la conscience est absente.

Quelles atteintes et capacités caractérisent le locked-in syndrome ?

Une quadriplégie et une diplégie faciale avec conscience normale, permettant de communiquer par mouvements verticaux des yeux.

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