QCM : Complications et étiologies des hyperthyroïdies (54 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Où se situe la glande thyroïde par rapport au cou, à la trachée et au cartilage thyroïde ?

À la face postérieure du cou, derrière les six premiers anneaux trachéaux et sous le cartilage thyroïde
À la face antérieure du cou, derrière les six premiers anneaux trachéaux et au-dessus du cartilage thyroïde
À la face antérieure du cou, devant les six premiers anneaux trachéaux et sous le cartilage thyroïde
À la face antérieure du cou, devant les six premiers anneaux trachéaux et au-dessus du cartilage thyroïde

À la face antérieure du cou, devant les six premiers anneaux trachéaux et sous le cartilage thyroïde

Explication

La thyroïde se trouve à l’avant du cou, en avant des six premiers anneaux trachéaux et sous le cartilage thyroïde. Les autres descriptions inversent sa profondeur, son rapport à la trachée ou sa position par rapport au cartilage.

2. Un dossier décrit un nodule thyroïdien, une hypothyroïdie et une inflammation chronique : dans quelles catégories ces atteintes se rangent-elles, dans cet ordre ?

Morphologique, inflammatoire, fonctionnelle
Inflammatoire, fonctionnelle, morphologique
Fonctionnelle, morphologique, inflammatoire
Morphologique, fonctionnelle, inflammatoire

Morphologique, fonctionnelle, inflammatoire

Explication

Le nodule relève des atteintes morphologiques, l’hypothyroïdie des atteintes fonctionnelles et l’inflammation chronique des atteintes inflammatoires. Les autres classements confondent chacune de ces catégories avec une autre.

3. Chez une patiente, les examens indiquent une production accrue d’hormones thyroïdiennes qui n’est pas freinable et provient de la glande elle-même : quelle situation cela définit-il ?

Une hyperthyroïdie d’origine thyroïdienne
Une thyroïdite inflammatoire sans hyperproduction
Une hypothyroïdie par production réduite
Une hyperthyroïdie secondaire à l’hypophyse

Une hyperthyroïdie d’origine thyroïdienne

Explication

L’hyperthyroïdie correspond à une hyperproduction non freinable d’hormones thyroïdiennes, le plus souvent liée à la glande. Une origine hypophysaire est possible mais exceptionnelle; l’inflammation ou la production réduite ne définissent pas cette situation.

4. Plusieurs signes cliniques communs à différentes étiologies apparaissent chez un patient avec une élévation des hormones thyroïdiennes : comment désigne-t-on cet ensemble de manifestations ?

Le syndrome thyrotoxique, ou thyrotoxicose
L’hyperproduction non freinable des hormones thyroïdiennes
L’éréthisme cardiovasculaire isolé
La maladie de Basedow, quelle que soit son étiologie

Le syndrome thyrotoxique, ou thyrotoxicose

Explication

Le syndrome thyrotoxique, ou thyrotoxicose, désigne les manifestations communes qui témoignent de l’élévation des hormones thyroïdiennes; leur valeur clinique dépend de leur association. La maladie de Basedow est une étiologie, l’hyperproduction un mécanisme et l’éréthisme cardiovasculaire un ensemble de signes plus restreint.

5. Une personne perd 6 kg en quelques semaines, alors que son appétit reste conservé et qu’elle mange parfois davantage : quel profil correspond à l’amaigrissement thyrotoxique ?

Une perte marquée, régulière et rapide malgré l’appétit conservé ou accru
Une perte lente et irrégulière malgré l’appétit conservé ou accru
Une perte rapide accompagnée d’une diminution de l’appétit
Une prise de poids progressive malgré l’appétit conservé ou accru

Une perte marquée, régulière et rapide malgré l’appétit conservé ou accru

Explication

L’amaigrissement thyrotoxique est marqué, régulier et rapide — de 3 à 10 kg en quelques semaines — malgré un appétit conservé ou une polyphagie. Les autres profils contredisent le sens, le rythme ou le contexte alimentaire caractéristique.

6. À l’examen d’un patient, quel ensemble de constatations correspond à l’éréthisme cardiovasculaire thyrotoxique ?

Palpitations à l’effort, bradycardie sinusale aggravée au repos, pouls amples et pression systolique légèrement élevée
Palpitations au repos, tachycardie sinusale aggravée par l’effort, pouls faibles et pression systolique légèrement abaissée
Palpitations au repos, tachycardie sinusale aggravée par l’effort, pouls amples et pression systolique légèrement élevée
Palpitations au repos, tachycardie sinusale atténuée par l’effort, pouls amples et pression systolique légèrement élevée

Palpitations au repos, tachycardie sinusale aggravée par l’effort, pouls amples et pression systolique légèrement élevée

Explication

L’éréthisme cardiovasculaire associe notamment des palpitations au repos, une tachycardie sinusale permanente aggravée par l’effort et des pouls amples et bondissants, avec une légère élévation de la pression systolique. Les autres tableaux inversent la fréquence cardiaque, l’effet de l’effort ou les caractéristiques du pouls.

7. Un patient présente une TSHus effondrée et une T4 libre normale, mais une T3 libre élevée. Quelle interprétation biologique convient ?

Hyperthyroïdie non confirmée sans élévation de T4 libre
Hyperthyroïdie confirmée avec élévation isolée de T3 possible
Hyperthyroïdie non confirmée sans élévation conjointe de T4 et T3
Profil euthyroïdien malgré une TSHus effondrée

Hyperthyroïdie confirmée avec élévation isolée de T3 possible

Explication

Une TSHus basse ou effondrée associée à une T4 libre et/ou une T3 libre élevée confirme l’hyperthyroïdie ; une élévation isolée de T3 est possible. L’élévation obligatoire de T4 ou des deux hormones confond le critère diagnostique, tandis que les autres interprétations ignorent la TSHus effondrée.

8. Une personne a une TSHus freinée, des hormones thyroïdiennes dans les limites normales et des signes cliniques à peine perceptibles. Quelle forme décrit ce tableau ?

Forme monosymptomatique cardiaque
Hyperthyroïdie patente
Fonction thyroïdienne normale
Forme infraclinique ou fruste

Forme infraclinique ou fruste

Explication

La forme infraclinique ou fruste associe une TSHus freinée à des hormones thyroïdiennes normales et à des signes très atténués ou absents. L’hyperthyroïdie patente implique une élévation hormonale, et une fonction normale ne correspond pas à une TSH freinée.

9. Une femme enceinte ayant une hyperthyroïdie ne reçoit pas de traitement. Quel risque fait partie des complications possibles pour la grossesse ?

Un retard de croissance intra-utérin
Une hypothyroïdie néonatale liée au traitement
Une avance de croissance intra-utérin
Un dépassement du terme sans autre complication

Un retard de croissance intra-utérin

Explication

En l’absence de traitement, les risques cités comprennent notamment le retard de croissance intra-utérin, la pré-éclampsie, les fausses couches, la prématurité et l’insuffisance cardiaque. L’avance de croissance inverse le sens du risque, tandis que l’hypothyroïdie néonatale est associée au passage transplacentaire des antithyroïdiens.

10. Au premier trimestre, une patiente enceinte présente une thyrotoxicose qui régresse spontanément en deuxième partie de grossesse. Quel élément aide à la distinguer de la maladie de Basedow ?

La persistance habituelle jusqu’à la fin de la grossesse
La présence d’un goitre vasculaire
La présence d’anticorps anti-récepteur de la TSH
L’absence d’anticorps

L’absence d’anticorps

Explication

La thyrotoxicose gestationnelle est liée à l’effet stimulant de l’hCG sur le récepteur de la TSH et se distingue de Basedow par l’absence d’anticorps. Les anticorps et le goitre vasculaire orientent vers Basedow, et la forme gestationnelle régresse spontanément en deuxième partie de grossesse.

11. Une personne âgée ayant une cardiopathie préexistante développe une hyperthyroïdie. Quelle complication cardiaque grave doit particulièrement être envisagée ?

Une hypocholestérolémie
Une ostéoporose
Une cardiothyréose
Une nervosité excessive

Une cardiothyréose

Explication

Les cardiothyréoses sont des complications cardiaques graves de l’hyperthyroïdie, particulièrement observées chez les personnes âgées ou en présence d’une cardiopathie préexistante. L’ostéoporose est une complication osseuse, l’hypocholestérolémie une anomalie biologique possible et la nervosité une manifestation clinique.

12. Une personne en thyrotoxicose aiguë présente fièvre, tachycardie, agitation, vomissements et déshydratation, puis devient confuse et voit sa conscience s’altérer progressivement. Quelle évolution redoutable peut suivre ?

Une tachycardie paroxystique sans altération neurologique
Une récupération spontanée sans complication générale
Un coma, avec risque de défaillance cardiaque ou viscérale
Une ostéoporose avec fracture comme évolution immédiate

Un coma, avec risque de défaillance cardiaque ou viscérale

Explication

La crise aiguë thyrotoxicosique peut progresser vers une altération de la conscience puis un coma, et sa mortalité élevée est liée à une défaillance cardiaque ou viscérale. L’ostéoporose est une complication osseuse, tandis qu’une tachycardie isolée ne décrit pas l’évolution systémique de la crise.

13. Chez un patient présentant une hyperthyroïdie prolongée, quel mécanisme hormonal peut contribuer à la diminution de sa masse osseuse ?

La diminution de la fréquence du remodelage osseux
L’activation du remodelage osseux
L’activation du remodelage cardiaque
L’inhibition du remodelage osseux

L’activation du remodelage osseux

Explication

Les hormones thyroïdiennes diminuent la masse osseuse en activant le remodelage osseux. L’inhibition ou le ralentissement du remodelage inverse le mécanisme, et le remodelage cardiaque ne correspond pas au processus décrit.

14. Une personne atteinte d’hyperthyroïdie présente une fragilité osseuse. Quelle complication explique directement l’augmentation possible de son risque de fracture ?

Une ostéoporose associée à l’hyperthyroïdie
Une insuffisance cardiaque associée à l’hyperthyroïdie
Une crise thyrotoxicosique associée à l’hyperthyroïdie
Une fibrillation auriculaire associée à l’hyperthyroïdie

Une ostéoporose associée à l’hyperthyroïdie

Explication

L’hyperthyroïdie peut entraîner une ostéoporose, laquelle comporte un risque fracturaire. L’insuffisance cardiaque, la crise thyrotoxicosique et la fibrillation auriculaire sont des complications d’autres systèmes, et ne désignent pas la complication osseuse en cause.

15. Chez une personne dont l’hyperthyroïdie vient d’être confirmée biologiquement, quelle étape doit être engagée ensuite pour en déterminer la cause ?

Répéter les dosages biologiques pour confirmer une seconde fois le diagnostic
Retenir d’emblée une origine hypophysaire de l’hyperthyroïdie
Évaluer d’abord les complications avant toute recherche de cause
Mener une enquête clinique et des explorations biologiques et/ou morphologiques

Mener une enquête clinique et des explorations biologiques et/ou morphologiques

Explication

Après la confirmation biologique, la recherche étiologique constitue la deuxième étape et associe enquête clinique et explorations biologiques et/ou morphologiques. Répéter la confirmation ne recherche pas la cause, l’évaluation des complications ne remplace pas cette étape et l’origine hypophysaire est exceptionnelle.

16. Lors de l’interrogatoire d’une personne hyperthyroïdienne, quelle série d’éléments est pertinente pour orienter la recherche étiologique ?

Médicaments iodés, sans explorer les antécédents familiaux ni le contexte auto-immun
Médicaments iodés, origine géographique, antécédents thyroïdiens familiaux et contexte auto-immun
Goitre, nodules, signes oculaires et signes cutanés constatés à l’examen
Palpitations, tremblements, amaigrissement et fréquence cardiaque au repos

Médicaments iodés, origine géographique, antécédents thyroïdiens familiaux et contexte auto-immun

Explication

L’interrogatoire explore notamment les médicaments iodés, l’origine géographique, les maladies thyroïdiennes familiales et le contexte auto-immun personnel ou familial. Le goitre et les signes oculaires relèvent de l’examen, tandis que les symptômes de thyrotoxicose ne remplacent pas l’enquête sur les antécédents et expositions.

17. Une échographie découvre un nodule chez une personne présentant une hyperthyroïdie : quel examen est clé pour préciser l’origine de l’hyperfonctionnement ?

Une échographie cervicale répétée
Un dosage des anticorps anti-récepteur de la TSH
Une scintigraphie thyroïdienne
Un dosage des hormones thyroïdiennes

Une scintigraphie thyroïdienne

Explication

En cas d’hyperthyroïdie associée à un nodule, la scintigraphie thyroïdienne est l’examen clé pour préciser l’origine de l’hyperfonctionnement. Les anticorps sont notamment recherchés devant un goitre homogène, l’échographie décrit la morphologie et le dosage hormonal confirme le trouble biologique.

18. Dans quelle classification étiologique se répartissent les hyperthyroïdies ?

Causes auto-immunes, infectieuses et hypophysaires
Causes nodulaires, infectieuses et congénitales
Causes iatrogènes, hypophysaires et tumorales
Causes auto-immunes, nodulaires et iatrogènes

Causes auto-immunes, nodulaires et iatrogènes

Explication

Les trois groupes sont les causes auto-immunes, les causes nodulaires et les causes iatrogènes. Les thyroïdites auto-immunes ne constituent pas un groupe infectieux, et l’origine hypophysaire exceptionnelle ne remplace aucun des trois groupes présentés.

19. Quelle affirmation caractérise la place épidémiologique de la maladie de Basedow parmi les hyperthyroïdies ?

C’est une cause moins fréquente que les formes nodulaires et elle touche près de 2 % des femmes âgées
C’est la cause la plus fréquente et elle touche près de 2 % des hommes, surtout jeunes
C’est une cause rare qui touche près de 2 % des femmes, sans prédominance chez les jeunes
C’est la cause la plus fréquente et elle touche près de 2 % des femmes, surtout jeunes

C’est la cause la plus fréquente et elle touche près de 2 % des femmes, surtout jeunes

Explication

La maladie de Basedow est la cause la plus fréquente d’hyperthyroïdie et touche près de 2 % des femmes, surtout jeunes. Les formes nodulaires ne lui sont pas attribuées comme cause la plus fréquente, et la donnée concerne les femmes jeunes plutôt que les hommes ou les femmes âgées.

20. Chez une personne atteinte de Basedow, les anticorps anti-récepteur de la TSH stimulent les thyréocytes : quelle chaîne de conséquences en résulte ?

Une hyperplasie responsable d’un goitre diffus et un hyperfonctionnement responsable de l’hyperthyroïdie
Une atrophie responsable d’un goitre diffus et une baisse de fonction responsable d’une hypothyroïdie
Une destruction glandulaire sans goitre et un hyperfonctionnement responsable de l’hyperthyroïdie
Une hyperplasie responsable d’un nodule isolé et une baisse de fonction responsable d’une hypothyroïdie

Une hyperplasie responsable d’un goitre diffus et un hyperfonctionnement responsable de l’hyperthyroïdie

Explication

Les anticorps stimulants activent les thyréocytes : l’hyperplasie produit un goitre diffus et l’hyperfonctionnement entraîne l’hyperthyroïdie. L’atrophie et l’hypothyroïdie inversent ces effets, tandis qu’un nodule isolé ou une destruction glandulaire ne décrit pas ce mécanisme.

21. À la palpation et à l’auscultation d’une personne atteinte de Basedow, quel ensemble de caractéristiques du goitre est attendu ?

Un goitre diffus, homogène et élastique, avec thrill à l’auscultation et souffle à la palpation
Un nodule focal, homogène, dur et peu vascularisé, parfois battant avec souffle
Un goitre diffus, homogène, élastique et vasculaire, parfois battant avec thrill et souffle
Un goitre diffus, hétérogène, dur et peu vascularisé, sans thrill ni souffle

Un goitre diffus, homogène, élastique et vasculaire, parfois battant avec thrill et souffle

Explication

Le goitre basedowien est diffus, homogène, élastique et vasculaire ; il peut être battant, présenter un thrill à la palpation et un souffle à l’auscultation. Un nodule focal ou une glande dure et peu vascularisée ne correspond pas, et le thrill et le souffle sont ici associés aux modalités d’examen opposées.

22. Chez une personne suspectée de maladie de Basedow, quel profil concordant associe échographie, anticorps et scintigraphie ?

Glande hypoéchogène et très vascularisée, anticorps anti-récepteur de la TSH élevés, hyperfixation focale et hétérogène
Glande hypoéchogène et très vascularisée, anticorps anti-récepteur de la TSH bas, hyperfixation diffuse et homogène
Glande hypoéchogène et très vascularisée, anticorps anti-récepteur de la TSH élevés, hyperfixation diffuse et homogène
Glande hyperéchogène et peu vascularisée, anticorps anti-récepteur de la TSH élevés, hyperfixation diffuse et homogène

Glande hypoéchogène et très vascularisée, anticorps anti-récepteur de la TSH élevés, hyperfixation diffuse et homogène

Explication

Le profil de Basedow associe une glande globalement hypoéchogène et très vascularisée, des anticorps anti-récepteur de la TSH élevés et une hyperfixation scintigraphique diffuse et homogène. Une hyperéchogénicité avec faible vascularisation inverse l’aspect échographique, des anticorps bas contredisent le profil sérologique et une fixation focale ne correspond pas au caractère diffus et homogène.

23. Une personne présente une phase d’hyperthyroïdie transitoire liée à une thyroïdite de Hashimoto. Quelle évolution peut suivre cette phase ?

Une disparition de l’inflammation sans possibilité d’hypothyroïdie
Une hyperthyroïdie persistante sans retour à l’équilibre
Un retour à la normothyroïdie ou une évolution vers l’hypothyroïdie
Une évolution constante vers une hyperthyroïdie nodulaire autonome

Un retour à la normothyroïdie ou une évolution vers l’hypothyroïdie

Explication

La hashitoxicose est une phase d’hyperthyroïdie transitoire qui peut être suivie d’une normothyroïdie ou d’une hypothyroïdie. L’hyperthyroïdie persistante prolonge à tort la phase initiale, l’autonomie nodulaire confond deux mécanismes et l’absence d’hypothyroïdie écarte une évolution possible.

24. Chez une personne ayant une thyroïdite de Hashimoto, quel profil d’anticorps est attendu ?

Anti-TPO fortement positifs et anti-récepteur de la TSH négatifs
Anti-TPO négatifs et anti-récepteur de la TSH fortement positifs
Anti-TPO et anti-récepteur de la TSH fortement positifs
Anti-TPO et anti-récepteur de la TSH négatifs

Anti-TPO fortement positifs et anti-récepteur de la TSH négatifs

Explication

Hashimoto associe des anti-TPO fortement positifs à des anticorps anti-récepteur de la TSH négatifs. Le profil inversé et la positivité des anti-récepteurs évoquent une confusion avec Basedow, tandis que la double négativité méconnaît la forte positivité des anti-TPO.

25. Une femme développe une thyroïdite quelques semaines après avoir accouché. Quel mécanisme et quel calendrier correspondent à une thyroïdite du postpartum ?

Le mécanisme de Hashimoto, avec survenue de quelques semaines à un mois après l’accouchement
Le mécanisme de Hashimoto, avec survenue quelques semaines avant l’accouchement
Un mécanisme d’autonomie nodulaire, avec survenue de quelques semaines à un mois après l’accouchement
Le mécanisme de Hashimoto, avec survenue plusieurs années après l’accouchement

Le mécanisme de Hashimoto, avec survenue de quelques semaines à un mois après l’accouchement

Explication

La thyroïdite du postpartum repose sur le même mécanisme que celle de Hashimoto et survient de quelques semaines à un mois après l’accouchement. L’autonomie nodulaire attribue un autre mécanisme, le délai de plusieurs années est trop tardif et la période précédant l’accouchement inverse le calendrier.

26. Un nodule thyroïdien bénin produit des hormones malgré les mécanismes de freinage. Quelle catégorie décrit cette lésion ?

Un adénome toxique autonome
Une thyroïdite inflammatoire
Un adénome à production hormonale freinable
Un goitre multinodulaire toxique

Un adénome toxique autonome

Explication

L’adénome toxique est une tumeur bénigne autonome produisant des hormones thyroïdiennes de façon non freinable. Le goitre multinodulaire implique plusieurs nodules autonomes, la production freinable contredit la définition et une thyroïdite désigne une inflammation.

27. Une scintigraphie montre un nodule thyroïdien qui fixe intensément le traceur, alors que le reste du parenchyme est hypofixant ou éteint. Quelle interprétation convient ?

Un nodule hypofixant entouré d’un parenchyme hyperfixant
Une hyperfixation diffuse de l’ensemble de la thyroïde
Un goitre multinodulaire toxique à fixation de plusieurs nodules
Un adénome toxique à fixation localisée

Un adénome toxique à fixation localisée

Explication

Dans l’adénome toxique, le nodule fixe le traceur tandis que le reste du parenchyme est hypofixant ou éteint. La fixation de plusieurs nodules correspond au goitre multinodulaire toxique, la fixation diffuse contredit l’aspect localisé et la dernière interprétation inverse les zones de fixation.

28. Chez une personne âgée présentant une hyperthyroïdie, quelle cause est la plus fréquente dans ce groupe d’âge ?

Le goitre multinodulaire toxique
L’adénome toxique isolé
La surcharge iodée
La maladie de Basedow

Le goitre multinodulaire toxique

Explication

Le goitre multinodulaire toxique est la cause la plus fréquente d’hyperthyroïdie chez le sujet âgé. L’adénome isolé et la surcharge iodée peuvent être en cause, mais ne sont pas désignés comme la cause la plus fréquente ; la maladie de Basedow n’est pas la réponse à cette distinction.

29. Une personne ayant des nodules thyroïdiens préexistants reçoit un produit de contraste iodé. Quel effet thyroïdien peut résulter de cette surcharge iodée ?

L’iode peut inhiber durablement les nodules préexistants et empêcher leur autonomisation
L’iode peut provoquer un largage vésiculaire, mais pas favoriser l’autonomisation de nodules
L’iode peut alimenter les nodules préexistants et favoriser leur autonomisation
L’iode peut déclencher des anticorps anti-TPO responsables d’une autonomie nodulaire

L’iode peut alimenter les nodules préexistants et favoriser leur autonomisation

Explication

Une surcharge iodée, notamment par produit de contraste, peut alimenter des nodules préexistants et favoriser leur autonomisation ; elle peut aussi provoquer une agression thyroïdienne avec largage du contenu vésiculaire. L’inhibition durable inverse l’effet décrit, l’exclusion de l’autonomisation omet un mécanisme possible et les anti-TPO introduisent un mécanisme auto-immun distinct.

30. Quel est l’objectif global du traitement de l’hyperthyroïdie ?

Réduire les symptômes sans viser la normalisation hormonale
Induire une hypothyroïdie pour supprimer les manifestations cliniques
Normaliser les hormones sans tenir compte de la qualité de vie ni des complications
Rétablir l’euthyroïdie, améliorer la qualité de vie et prévenir les complications

Rétablir l’euthyroïdie, améliorer la qualité de vie et prévenir les complications

Explication

Le traitement vise à inhiber la production hormonale pour obtenir l’euthyroïdie, améliorer la qualité de vie et prévenir les complications. Le contrôle des symptômes seul, l’induction d’une hypothyroïdie et l’omission des autres objectifs réduisent ou déforment cette visée.

31. Au début d’une hyperthyroïdie, quelle mesure non spécifique associe repos, sédation brève et contrôle des effets hormonaux ?

Activité soutenue, sédatifs de courte durée et propranolol non cardiosélectif
Repos absolu, sédatifs de courte durée et propranolol non cardiosélectif
Repos absolu, sédatifs de courte durée et bêtabloquant cardiosélectif
Repos relatif, sédatifs prolongés et propranolol non cardiosélectif

Repos absolu, sédatifs de courte durée et propranolol non cardiosélectif

Explication

Le traitement non spécifique comprend surtout au début le repos absolu, des sédatifs de courte durée et un bêtabloquant non cardiosélectif, de préférence le propranolol. Le repos relatif, la sédation prolongée et le choix d’un bêtabloquant cardiosélectif correspondent à des confusions avec les mesures recommandées.

32. Une patiente commence un antithyroïdien de synthèse, mais ses symptômes persistent quelques jours. Quelle explication correspond à son mécanisme d’action ?

Il neutralise les hormones circulantes, mais la thyroïde continue d’en produire pendant 10 à 15 jours
Il détruit les vésicules thyroïdiennes, mais leur renouvellement maintient les symptômes 10 à 15 jours
Il bloque la sécrétion des hormones déjà formées, mais la thyropéroxydase agit encore 10 à 15 jours
Il bloque la thyropéroxydase, mais les hormones déjà synthétisées restent sécrétables pendant 10 à 15 jours

Il bloque la thyropéroxydase, mais les hormones déjà synthétisées restent sécrétables pendant 10 à 15 jours

Explication

Les antithyroïdiens de synthèse inhibent la synthèse hormonale en bloquant la thyropéroxydase, mais n’empêchent pas la sécrétion des hormones déjà produites; leur effet nécessite donc 10 à 15 jours. La neutralisation des hormones circulantes, le blocage direct de la sécrétion et la destruction des vésicules sont des mécanismes différents.

33. Un patient présente un nodule toxique isolé, tandis qu’une autre patiente souffre de Basedow. Quelle association entre affection et intervention est correcte ?

Lobectomie ou loboisthmectomie pour les deux affections
Thyroïdectomie totale pour les deux affections
Thyroïdectomie totale pour le nodule, lobectomie ou loboisthmectomie pour Basedow
Lobectomie ou loboisthmectomie pour le nodule, thyroïdectomie totale pour Basedow

Lobectomie ou loboisthmectomie pour le nodule, thyroïdectomie totale pour Basedow

Explication

Un nodule toxique relève d’une lobectomie ou d’une loboisthmectomie, alors que Basedow relève d’une thyroïdectomie totale. Inverser les interventions, ou appliquer la même intervention aux deux situations, confond leurs indications.

34. Une personne reçoit un diagnostic de maladie de Basedow sans traitement antérieur. Quelle prise en charge de première intention convient ?

Antithyroïdiens de synthèse pendant quelques semaines, avec mesures de soutien jusqu’à normalisation hormonale
Antithyroïdiens de synthèse pendant au moins 24 mois, avec mesures de soutien jusqu’à normalisation hormonale
Iode radioactif d’emblée, avec mesures de soutien jusqu’à normalisation hormonale
Antithyroïdiens de synthèse pendant au moins 24 mois, avec arrêt du soutien avant normalisation hormonale

Antithyroïdiens de synthèse pendant au moins 24 mois, avec mesures de soutien jusqu’à normalisation hormonale

Explication

En première intention, Basedow est traité par antithyroïdiens de synthèse pendant au moins 24 mois, avec repos, sédatifs et bêtabloquants jusqu’à normalisation des hormones thyroïdiennes. L’iode radioactif d’emblée, une cure trop brève ou l’arrêt prématuré des mesures de soutien ne correspondent pas à cette stratégie.

35. Après 24 mois d’antithyroïdiens de synthèse pour Basedow, les anticorps anti-récepteur de la TSH restent positifs après six mois supplémentaires. Quelle suite est recommandée ?

Proposer un traitement radical dès le premier contrôle positif
Poursuivre les antithyroïdiens sans envisager de traitement radical
Arrêter les antithyroïdiens et conclure à une guérison
Orienter le patient vers un traitement radical

Orienter le patient vers un traitement radical

Explication

Après 24 mois, une positivité des anticorps conduit d’abord à prolonger les antithyroïdiens de six mois; s’ils restent positifs, un traitement radical est recommandé. L’arrêt malgré la positivité confond celle-ci avec une guérison, tandis qu’une positivité initiale ne dispense pas de la période supplémentaire prévue.

36. Deux personnes atteintes de Basedow envisagent un traitement radical : l’une a un goitre volumineux, l’autre un goitre modéré. Quelle orientation est la plus adaptée ?

Iode radioactif pour les deux volumes de goitre
Iode radioactif pour le goitre volumineux; chirurgie avec thyroïdectomie totale pour le goitre modéré
Chirurgie avec thyroïdectomie totale pour le goitre volumineux; iode radioactif volontiers pour le goitre modéré
Chirurgie avec thyroïdectomie totale pour les deux volumes de goitre

Chirurgie avec thyroïdectomie totale pour le goitre volumineux; iode radioactif volontiers pour le goitre modéré

Explication

Un goitre volumineux oriente vers une thyroïdectomie totale, tandis qu’un goitre modéré est volontiers traité par iode radioactif. Inverser ces choix ou appliquer le même traitement aux deux volumes néglige cette distinction.

37. Une personne présente une thyroïdite subaiguë virale douloureuse avec hyperthyroïdie. Quelle prise en charge est appropriée ?

Traitement symptomatique, éventuellement par aspirine, AINS ou corticoïdes, sans antithyroïdiens de synthèse
Traitement radical par chirurgie, éventuellement associé à des corticoïdes
Antithyroïdiens de synthèse, éventuellement associés à l’aspirine ou aux AINS
Traitement symptomatique sans aspirine, AINS ni corticoïdes

Traitement symptomatique, éventuellement par aspirine, AINS ou corticoïdes, sans antithyroïdiens de synthèse

Explication

Les thyroïdites responsables d’hyperthyroïdie sont traitées symptomatiquement et ne justifient pas d’antithyroïdiens de synthèse; une forme subaiguë virale douloureuse peut recevoir de l’aspirine, des AINS ou des corticoïdes. Les antithyroïdiens confondent cette situation avec une hyperproduction hormonale, et la chirurgie n’est pas le traitement symptomatique indiqué.

38. À l’examen, une patiente présente un œdème infiltré évoquant un myxœdème. Quelle propriété permet de le distinguer des autres œdèmes ?

Il correspond à un liquide libre
Il se laisse facilement comprimer
Il se déplace sous la pression
Il ne se laisse pas comprimer

Il ne se laisse pas comprimer

Explication

Le myxœdème est une infiltration cutanéo-muqueuse riche en mucopolysaccharides et non compressible. Un œdème compressible, mobile ou constitué de liquide libre correspond à d’autres mécanismes.

39. Que traduit le syndrome d’hypométabolisme dans l’hypothyroïdie adulte ?

Un ralentissement global des principales fonctions de l’organisme
Une atteinte isolée du fonctionnement cardiaque
Une atteinte isolée des tissus cutanés et des muqueuses
Une accélération globale des principales fonctions de l’organisme

Un ralentissement global des principales fonctions de l’organisme

Explication

Le syndrome d’hypométabolisme désigne un ralentissement global de l’activité des principales fonctions de l’organisme. Une atteinte cutanéo-muqueuse ou cardiaque isolée ne définit pas ce syndrome, et il ne correspond pas à une accélération.

40. Une adulte hypothyroïdienne rapporte une asthénie surtout matinale, une baisse de mémoire et d’attention, une frilosité et une constipation. Quel tableau ces signes évoquent-ils ?

Une manifestation cardiovasculaire de l’hypothyroïdie
Un syndrome cutanéo-muqueux
Un syndrome d’hypométabolisme
Une atteinte musculaire hypothyroïdienne

Un syndrome d’hypométabolisme

Explication

L’asthénie matinale, le ralentissement intellectuel, la frilosité et la constipation font partie des manifestations possibles du syndrome d’hypométabolisme. L’infiltration cutanéo-muqueuse concerne les tissus, tandis que crampes et signes cardiaques relèvent d’autres manifestations.

41. Chez une personne atteinte d’hypothyroïdie, l’électrocardiogramme révèle un rythme sinusal lent. Quelle manifestation cardiovasculaire ce résultat indique-t-il ?

Un épanchement péricardique
Une insuffisance coronaire
Une bradycardie sinusale
Un ralentissement de la dilatation ventriculaire

Une bradycardie sinusale

Explication

L’hypothyroïdie peut provoquer une bradycardie sinusale, c’est-à-dire un rythme sinusal lent. Le ralentissement de la dilatation ventriculaire est un trouble diastolique, tandis que l’insuffisance coronaire et l’épanchement péricardique sont d’autres manifestations.

42. Une personne hypothyroïdienne ne ressent pas de symptômes coronariens, mais son évaluation met en évidence une insuffisance coronaire. Quelle conséquence clinique faut-il retenir ?

Elle est habituellement silencieuse et indique un épanchement péricardique
Elle se manifeste habituellement par des symptômes et conditionne le pronostic
Elle est habituellement silencieuse et conditionne le pronostic
Elle se manifeste habituellement par des symptômes et indique une bradycardie sinusale

Elle est habituellement silencieuse et conditionne le pronostic

Explication

Dans l’hypothyroïdie, l’insuffisance coronaire est habituellement silencieuse et conditionne le pronostic. La considérer comme nécessairement symptomatique confond son caractère clinique fréquent avec une présentation qui n’est pas la règle; bradycardie et épanchement sont des manifestations distinctes.

43. Une personne hypothyroïdienne décrit des crampes douloureuses, une fatigabilité et une sensation d’enraidissement des muscles des épaules et du bassin. Quelle atteinte explique ce tableau ?

Un syndrome du canal carpien
Une atteinte de la fonction cardiaque
Une neuropathie périphérique des membres
Une atteinte musculaire des ceintures scapulaire et pelvienne

Une atteinte musculaire des ceintures scapulaire et pelvienne

Explication

La fatigabilité, les crampes douloureuses et l’enraidissement des ceintures scapulaire et pelvienne caractérisent l’atteinte musculaire hypothyroïdienne. La neuropathie périphérique et le canal carpien sont des manifestations neurologiques, et non l’explication de ce tableau musculaire.

44. Quel ensemble regroupe des manifestations neurologiques possibles de l’hypothyroïdie ?

Syndrome du canal carpien, épanchement péricardique et crampes
Fatigabilité, crampes douloureuses et enraidissement des ceintures
Neuropathie périphérique, aréflexie tendineuse et syndrome du canal carpien
Neuropathie périphérique, réflexes tendineux exagérés et bradycardie

Neuropathie périphérique, aréflexie tendineuse et syndrome du canal carpien

Explication

Les manifestations neurologiques comprennent une neuropathie périphérique, une aréflexie tendineuse et un syndrome du canal carpien. Les crampes et l’enraidissement des ceintures sont musculaires; la bradycardie et l’épanchement péricardique sont cardiovasculaires.

45. Selon l’étiologie de l’hypothyroïdie, quel aspect de la thyroïde peut être observé ?

Une taille normale ou une inflammation glandulaire
Un goitre ou une atrophie glandulaire
Un goitre ou une taille glandulaire normale
Une atrophie ou une inflammation glandulaire

Un goitre ou une atrophie glandulaire

Explication

L’aspect thyroïdien varie avec l’étiologie : la glande peut être augmentée de volume (goitre) ou atrophiée. Une taille normale ou une inflammation ne correspond pas à cette distinction.

46. Quel ensemble de signes est caractéristique de l’hypothyroïdie chez le nourrisson ?

Macroglossie, hypercholestérolémie et hypoglycémie avec gros abdomen
Retard psychomoteur et scolaire avec petite taille, voix rauque et peau sèche
Macroglossie, visage évocateur et retard de croissance avec petite taille, gros abdomen et peau sèche
Ictère persistant, voix rauque et constipation avec retard de croissance

Macroglossie, visage évocateur et retard de croissance avec petite taille, gros abdomen et peau sèche

Explication

Chez le nourrisson, le tableau associe macroglossie et visage évocateur à un retard de croissance, une petite taille, un gros abdomen et une peau sèche. L’ictère persistant et la voix rauque relèvent du tableau du nouveau-né, tandis que le retard scolaire est décrit chez l’enfant.

47. Quels retards peuvent être présents chez un enfant atteint d’hypothyroïdie ?

Un retard de croissance, un retard psychomoteur et un retard scolaire
Un ictère persistant, une voix rauque et une constipation
Une anémie macrocytaire, une hypoglycémie et une hypocalciurie
Une petite taille, un gros abdomen et une peau sèche

Un retard de croissance, un retard psychomoteur et un retard scolaire

Explication

Chez l’enfant, les signes décrits comprennent un retard de croissance, un retard psychomoteur et un retard scolaire. La petite taille avec gros abdomen concerne le nourrisson, alors que l’ictère, la voix rauque et la constipation sont des signes néonataux.

48. Un bilan biologique d’hypothyroïdie montre une anémie macrocytaire, une hyponatrémie de dilution et une augmentation des enzymes musculaires. Quel autre profil est compatible avec les anomalies non spécifiques décrites ?

Hypercholestérolémie, hypoglycémie, hypocalciurie et hyperprolactinémie périphérique
Hypercholestérolémie, hypoglycémie, hypercalciurie et hyperprolactinémie périphérique
Hypocholestérolémie, hypoglycémie, hypocalciurie et hyperprolactinémie périphérique
Hypercholestérolémie, hyperglycémie, hypocalciurie et hyperprolactinémie périphérique

Hypercholestérolémie, hypoglycémie, hypocalciurie et hyperprolactinémie périphérique

Explication

Les anomalies non spécifiques incluent l’hypercholestérolémie, l’hypoglycémie et l’hypocalciurie ; l’hyperprolactinémie est observée dans l’hypothyroïdie périphérique. L’hypocholestérolémie, l’hyperglycémie et l’hypercalciurie inversent respectivement les anomalies décrites.

49. Chez une personne présentant une hypothyroïdie périphérique débutante, quel résultat biologique constitue le signe le plus précoce ?

Une TSH normale ou basse
Une diminution précoce de la T3 libre
Une diminution de la T4 libre
Une élévation de la TSH ultrasensible

Une élévation de la TSH ultrasensible

Explication

Dans l’hypothyroïdie périphérique, l’élévation de la TSH ultrasensible est le signe biologique le plus précoce. Une TSH normale ou basse évoque une origine centrale, tandis que la T4 libre diminuée caractérise l’hypothyroïdie patente.

50. Deux patients présentent une hypothyroïdie : chez le premier, la TSH est normale ou basse ; chez le second, elle est élevée. Quelle attribution des origines est correcte ?

Origine périphérique chez le premier, centrale chez le second
Origine périphérique chez les deux patients
Origine centrale chez le premier, périphérique chez le second
Origine centrale chez les deux patients

Origine centrale chez le premier, périphérique chez le second

Explication

Une TSH normale ou basse caractérise l’hypothyroïdie d’origine centrale, alors qu’elle est élevée dans l’hypothyroïdie périphérique. Inverser ces profils ou attribuer le même profil aux deux patients méconnaît cette distinction.

51. Un patient présente une hypothyroïdie patente avec une T4 libre diminuée. Quel résultat de T3 libre reste compatible avec ce tableau ?

Une T3 libre encore normale
Une T4 libre encore normale
Une T3 libre nécessairement élevée
Une T3 libre diminuée avec une T4 libre élevée

Une T3 libre encore normale

Explication

Dans l’hypothyroïdie patente, la T4 libre est diminuée, tandis que la T3 libre peut rester normale pendant longtemps. Une T4 libre normale correspond plutôt à l’hypothyroïdie fruste ; les autres profils ne respectent pas la distinction hormonale décrite.

52. Chez une personne atteinte d’hypothyroïdie, un ECG révèle un bloc de branche. Quel mécanisme explique le mieux ce trouble de conduction ?

Une baisse de la consommation myocardique d’oxygène
Une infiltration du péricarde
Une infiltration des voies de conduction
Une élévation du cholestérol sanguin

Une infiltration des voies de conduction

Explication

L’infiltration des voies de conduction peut provoquer des blocs de branche ou auriculo-ventriculaires. L’hypercholestérolémie contribue à l’insuffisance coronaire, l’infiltration du péricarde concerne la péricardite, et la baisse de consommation d’oxygène explique souvent le caractère asymptomatique de l’atteinte coronaire.

53. Une personne hypothyroïdienne présente une insuffisance coronaire sans douleur thoracique. Quelle explication rend cette présentation plausible ?

L’hypercholestérolémie réduit le risque coronaire
La consommation myocardique d’oxygène est diminuée
La conduction cardiaque est infiltrée
La péricardite myxœdémateuse protège le myocarde

La consommation myocardique d’oxygène est diminuée

Explication

La diminution de la consommation myocardique d’oxygène rend souvent l’insuffisance coronaire asymptomatique dans l’hypothyroïdie, tandis que l’hypercholestérolémie y contribue. L’infiltration des voies de conduction explique des blocs, et la péricardite peut rarement évoluer vers une tamponnade.

54. Quelle situation correspond au coma myxœdémateux ?

Un trouble de conduction provoqué par l’infiltration des voies cardiaques
Une insuffisance coronaire souvent silencieuse liée à une faible consommation myocardique d’oxygène
Une péricardite pouvant rarement évoluer vers une tamponnade
Une urgence endocrinienne liée à une insuffisance profonde en hormones thyroïdiennes, à forte mortalité

Une urgence endocrinienne liée à une insuffisance profonde en hormones thyroïdiennes, à forte mortalité

Explication

Le coma myxœdémateux témoigne d’une insuffisance profonde en hormones thyroïdiennes et constitue une urgence endocrinienne associée à une mortalité importante. L’insuffisance coronaire, les blocs de conduction et la tamponnade désignent d’autres complications.

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Mémorisez les réponses avec 96 flashcards sur Complications et étiologies des hyperthyroïdies.

Qu’est-ce que l’hyperthyroïdie ?

Une hyperproduction non freinable d’hormones thyroïdiennes.

Que désigne le syndrome thyrotoxique ?

Les manifestations communes témoignant d’une élévation des hormones thyroïdiennes.

Quelle perte de poids caractérise l’amaigrissement thyrotoxique ?

Une perte de 3 à 10 kg en quelques semaines.

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