QCM : Développement et classification du cancer (17 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique distingue fondamentalement un cancer d’une prolifération cellulaire normale ?

Une multiplication cellulaire échappant à l’homéostasie et à la différenciation, avec capacité d’invasion et de métastase
Une anomalie de différenciation sans capacité d’envahir les tissus voisins ni de former des métastases
Une multiplication cellulaire régulée, accompagnée d’une différenciation normale et d’une croissance limitée
Une invasion des tissus voisins sans dérèglement de la multiplication ni possibilité de dissémination à distance

Une multiplication cellulaire échappant à l’homéostasie et à la différenciation, avec capacité d’invasion et de métastase

Explication

Le cancer associe une multiplication anarchique échappant à l’homéostasie et à la différenciation à la capacité d’envahir les tissus et de former des métastases. La prolifération régulée confond cancer et croissance normale, l’absence d’invasion omet une caractéristique déterminante, et l’absence de dissémination à distance exclut les métastases.

2. Après plusieurs années de suivi, la maladie d’une patiente n’est plus détectable, mais elle n’a pas encore atteint cinq ans de rémission. Quel terme convient à son état ?

Une guérison, car plusieurs années de rémission permettent de franchir le seuil requis
Une maladie persistante, car la rémission exige l’absence de tout suivi médical
Une guérison, car l’absence de maladie détectable suffit à établir ce statut
Une rémission, car la maladie n’est plus détectable et le seuil de cinq ans n’est pas atteint

Une rémission, car la maladie n’est plus détectable et le seuil de cinq ans n’est pas atteint

Explication

La rémission désigne une maladie qui n’est plus détectable, tandis que le terme guérison est retenu après cinq ans de rémission. Assimiler la non-détection à la guérison confond ces repères, et la persistance d’une maladie détectable contredit la situation décrite.

3. Chez un patient, une tumeur vient d’être détectée cliniquement, puis envahit les tissus voisins et forme un foyer secondaire dans un organe éloigné. Quelle séquence correspond à l’histoire naturelle du cancer ?

Transformation et expansion clonale, croissance détectable, envahissement loco-régional, puis métastases à distance
Croissance détectable, transformation et expansion clonale, envahissement loco-régional, puis métastases à distance
Transformation et expansion clonale, métastases à distance, croissance détectable, puis envahissement loco-régional
Transformation et expansion clonale, envahissement loco-régional, métastases à distance, puis croissance détectable

Transformation et expansion clonale, croissance détectable, envahissement loco-régional, puis métastases à distance

Explication

L’histoire naturelle comprend d’abord la transformation et l’expansion clonale, puis la croissance jusqu’à la détection clinique, l’envahissement loco-régional et enfin les métastases à distance. Placer les métastases avant l’envahissement inverse la progression, omettre la détection saute une étape, et faire commencer le processus par la détection néglige sa phase initiale.

4. Dans une lignée cellulaire, une lésion génétique est observée dans une cellule, puis ses descendantes se multiplient. Quel événement caractérise le début du processus cancéreux ?

La multiplication de cellules intactes avant toute expansion d’une cellule lésée
Une expansion clonale qui précède l’apparition de toute lésion génétique
L’apparition d’une tumeur invasive avant la lésion génétique initiale
Une lésion génétique suivie de l’expansion clonale de la cellule lésée

Une lésion génétique suivie de l’expansion clonale de la cellule lésée

Explication

Le processus débute par une lésion génétique d’une ou plusieurs cellules, puis par l’expansion clonale d’une cellule lésée. Faire précéder la lésion par l’expansion inverse l’ordre, tandis qu’une tumeur invasive ou la multiplication de cellules intactes ne correspond pas à ces premiers événements.

5. Dans un prélèvement épithélial, les cellules sont plus nombreuses, mais conservent leur morphologie et leur organisation tissulaire normales. Quelle lésion décrit cette observation ?

Un carcinome in situ
Une hyperplasie
Une dysplasie
Un carcinome invasif

Une hyperplasie

Explication

L’hyperplasie correspond à une prolifération dont les cellules gardent une morphologie et une organisation normales. La dysplasie implique des anomalies morphologiques, le carcinome in situ des anomalies marquées et une désorganisation, et le carcinome invasif le franchissement de la lame basale.

6. Une lésion épithéliale présente des anomalies nucléo-cytoplasmiques marquées et une architecture désorganisée, mais la membrane basale reste intacte. Quelle est sa catégorie ?

Une hyperplasie
Une dysplasie
Un carcinome in situ
Un carcinome invasif

Un carcinome in situ

Explication

Le carcinome in situ associe des anomalies nucléo-cytoplasmiques marquées et une désorganisation architecturale, tout en restant limité par la membrane basale. La dysplasie correspond aux anomalies morphologiques, le carcinome invasif franchit la lame basale et l’hyperplasie conserve une morphologie et une organisation normales.

7. L’examen d’une tumeur montre que ses cellules ont franchi la lame basale et envahi le tissu situé sous l’épithélium. Quel diagnostic caractérise cette étape ?

Un carcinome in situ
Un carcinome invasif
Une dysplasie
Une hyperplasie

Un carcinome invasif

Explication

Le carcinome invasif est défini par le franchissement de la lame basale et l’envahissement des tissus situés au-delà de l’épithélium. Le carcinome in situ demeure limité par cette membrane, la dysplasie se définit par des anomalies morphologiques et l’hyperplasie conserve une organisation normale.

8. Dans une tumeur épithéliale, on observe une perte de cohésion, une dégradation de la matrice extracellulaire par des enzymes, une mobilité cellulaire et une néo-angiogenèse lorsque le volume dépasse 2 mm³. Quel phénomène ces changements caractérisent-ils ?

L’acquisition du caractère invasif
La survie des cellules cancéreuses dans la circulation
La manifestation clinique d’une tumeur infiltrante
La dissémination métastatique complète

L’acquisition du caractère invasif

Explication

L’acquisition du caractère invasif associe perte de cohésion et d’architecture, dégradation protéolytique de la matrice, mobilité cellulaire et induction de néo-angiogenèse au-delà de 2 mm³. La dissémination complète implique des étapes supplémentaires, tandis que la survie circulatoire et l’effet de masse désignent d’autres phénomènes.

9. Des cellules tumorales pénètrent dans des capillaires, survivent dans le sang, en ressortent dans un tissu distant, puis s’y maintiennent et prolifèrent. Quelle étape doit encore permettre l’établissement d’une métastase selon le processus décrit ?

Une nouvelle extravasation hors des vaisseaux
La survie initiale dans la circulation
L’induction de néo-angiogenèse
Une nouvelle intravasation dans les capillaires

L’induction de néo-angiogenèse

Explication

Après intravasation, survie circulatoire, extravasation et implantation avec survie et prolifération dans un environnement hétérotopique, l’induction de néo-angiogenèse fait partie des étapes nécessaires à la dissémination métastatique. L’intravasation et l’extravasation sont des étapes antérieures, et la survie circulatoire a déjà eu lieu dans la situation.

10. Sur 50 000 cellules cancéreuses ayant quitté un foyer tumoral initial, combien donnent naissance à des métastases actives détectables si la proportion observée est de 0,02 % ?

49 990 cellules
10 cellules
100 cellules
1 000 cellules

10 cellules

Explication

La proportion de 0,02 % correspond à 0,0002 : 50 000×0,0002=1050\,000 \times 0{,}0002 = 10 cellules. Le résultat de 1 000 correspond à 2 %, celui de 100 à 0,2 %, et 49 990 représente presque toutes les cellules, non la faible fraction qui forme des métastases actives détectables.

11. Une biopsie montre des atypies cytologiques pouvant aussi être provoquées par une exposition aux radiations ionisantes. Quelle démarche permet d’établir le diagnostic de cancer ?

Confirmer le diagnostic par un examen histologique
Confirmer le diagnostic par le seul profil moléculaire
Confirmer le diagnostic par la seule analyse cytologique
Écarter le diagnostic en présence d’atypies non spécifiques

Confirmer le diagnostic par un examen histologique

Explication

Les critères cytologiques de malignité sont relatifs et peuvent conduire à des faux positifs ; le diagnostic doit donc être confirmé histologiquement. La seule cytologie surestime les atypies, le profil moléculaire ne remplace pas cette confirmation, et une cause possible d’atypies n’exclut pas automatiquement un cancer.

12. Une tumeur se forme à partir d’un épithélium glandulaire. À quelle catégorie histologique appartient-elle selon son tissu d’origine ?

À un carcinome épidermoïde
À un adénocarcinome
À une tumeur bénigne
À une tumeur mésenchymateuse

À un adénocarcinome

Explication

Les adénocarcinomes se développent aux dépens d’un épithélium glandulaire, tandis que les carcinomes épidermoïdes proviennent d’un épithélium malpighien. Une origine épithéliale ne désigne pas à elle seule un carcinome épidermoïde, et le caractère bénin ou malin est une distinction différente.

13. Pour stadifier une tumeur, une équipe décrit son extension locale, l’atteinte des ganglions et la présence éventuelle de métastases. Quel système organise ces trois éléments ?

La classification selon les anomalies cytologiques
La classification selon le tissu reproduit
La classification TNM
Le grade histologique

La classification TNM

Explication

La classification TNM décrit l’extension de la tumeur primitive (T), l’atteinte ganglionnaire (N) et l’existence de métastases (M). Le grade porte sur la différenciation, tandis que le tissu reproduit et les anomalies cytologiques relèvent de la caractérisation histologique.

14. Un bilan révèle un envahissement ganglionnaire régional et des tissus avoisinants, sans métastases à distance. À quel stade général correspond cette extension ?

Au stade I
Au stade IV
Au stade III
Au stade II

Au stade III

Explication

Le stade III correspond à un envahissement des ganglions ou des tissus avoisinants. Le stade II reste limité à l’organe d’origine, le stade IV implique des métastases à distance et le stade I désigne une tumeur très localisée.

15. Deux tumeurs sont comparées : la première est bien différenciée et de grade I, la seconde est indifférenciée et de grade III. Laquelle présente le meilleur pronostic selon le grade ?

Aucune ne peut être comparée sans connaître le stade TNM
La tumeur bien différenciée de grade I
La tumeur indifférenciée de grade III
Les deux tumeurs ont le même pronostic selon le grade

La tumeur bien différenciée de grade I

Explication

Une tumeur bien différenciée de grade I a un meilleur pronostic qu’une tumeur indifférenciée de grade III. L’indifférenciation n’améliore pas le pronostic, les deux grades ne sont pas équivalents, et la comparaison demandée porte sur le grade, non sur le stade TNM.

16. Quels sont les deux grands types de traitements cités pour le cancer du côlon ?

La radiothérapie et les traitements médicamenteux, notamment l’immunothérapie
La chirurgie et les soins palliatifs, notamment les traitements antalgiques
La chirurgie et la radiothérapie, notamment les traitements hormonaux
La chirurgie et les traitements médicamenteux, notamment les chimiothérapies et les thérapies ciblées

La chirurgie et les traitements médicamenteux, notamment les chimiothérapies et les thérapies ciblées

Explication

Les traitements cités comprennent la chirurgie et les traitements médicamenteux, parmi lesquels figurent les chimiothérapies et les thérapies ciblées. La radiothérapie, l’immunothérapie et les soins palliatifs ne remplacent pas ces deux catégories dans cette classification.

17. Avant de proposer à une personne atteinte d’un cancer du côlon un traitement ciblé anti-EGFR, quelle information faut-il prendre en compte ?

Le statut du récepteur EGFR
Le statut du gène BRAF
Le stade de différenciation de la tumeur
Le statut du gène KRAS

Le statut du gène KRAS

Explication

Le statut de KRAS doit être pris en compte avant l’administration d’un traitement ciblé anti-EGFR. Le statut d’EGFR, le grade tumoral et celui de BRAF sont des informations distinctes de celle requise ici.

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Qu’est-ce qu’un cancer ?

Une multiplication anarchique de cellules échappant aux mécanismes normaux d’homéostasie et de différenciation, capables d’envahir les tissus voisins et de former des métastases.

Après combien d’années de rémission la guérison est-elle retenue ?

Après cinq ans de rémission.

Quelles étapes suivent la transformation et l’expansion clonale dans l’histoire naturelle d’un cancer ?

La croissance jusqu’à détection clinique, l’envahissement loco-régional et les métastases à distance.

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