QCM : Pathologies surrénaliennes (31 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Lors d’une révision des étapes de synthèse hormonale et des effets thyroïdiens, cochez les propositions exactes :

Les hormones thyroïdiennes modulent la production de glucose, mais pas son utilisation.
La biosynthèse hormonale thyroïdienne enchaîne captation, organisation, couplage et relargage.
La biosynthèse thyroïdienne commence par le couplage, puis se poursuit par la captation.
Les hormones thyroïdiennes influencent la consommation d’oxygène et la thermogenèse.
Les hormones thyroïdiennes modulent les effets chronotrope, inotrope et dromotrope cardiaques.

La biosynthèse hormonale thyroïdienne enchaîne captation, organisation, couplage et relargage. · Les hormones thyroïdiennes influencent la consommation d’oxygène et la thermogenèse. · Les hormones thyroïdiennes modulent les effets chronotrope, inotrope et dromotrope cardiaques.

Explication

La séquence de biosynthèse est captation, organisation, couplage puis relargage ; commencer par le couplage inverse les étapes. Les hormones thyroïdiennes modulent les trois effets cardiaques cités ainsi que la consommation d’oxygène et la thermogenèse. Elles interviennent aussi dans la production et l’utilisation du glucose, et non dans sa seule production.

2. À l’échographie, une femme présente un volume thyroïdien de 19 ml et une palpation compatible avec un goitre. Quelles propositions sont exactes ?

La définition d’un goitre inclut une augmentation diffuse ou localisée du volume thyroïdien.
La palpation évoque un goitre si chaque lobe dépasse la surface de la dernière phalange du pouce.
Le seuil échographique du goitre chez l’homme adulte est fixé à 18 ml.
La seule présence d’un goitre permet de conclure à une dysthyroïdie chez cette patiente.
Un volume de 19 ml dépasse le seuil échographique retenu pour une femme adulte.

La définition d’un goitre inclut une augmentation diffuse ou localisée du volume thyroïdien. · La palpation évoque un goitre si chaque lobe dépasse la surface de la dernière phalange du pouce. · Un volume de 19 ml dépasse le seuil échographique retenu pour une femme adulte.

Explication

Le seuil échographique indiqué chez la femme est supérieur à 18 ml : 19 ml le dépasse. Un goitre correspond à une augmentation diffuse ou localisée, et le critère palpatoire OMS compare chaque lobe à la dernière phalange du pouce. La présence d’un goitre ne renseigne pas à elle seule sur le fonctionnement thyroïdien ; le seuil masculin est supérieur à 20 ml.

3. Une patiente enceinte fume, présente une carence iodée et découvre une augmentation thyroïdienne à l’imagerie. Parmi les propositions suivantes, lesquelles sont exactes ?

La TSH est décrite comme un facteur constitutif plutôt que permissif du goitre.
La découverte fortuite à l’imagerie est incompatible avec la découverte d’un goitre.
La grossesse constitue un facteur constitutionnel favorisant le goitre, notamment par des facteurs hormonaux.
Le tabagisme et la carence nutritionnelle en iode figurent parmi les facteurs environnementaux favorisants.
La carence iodée relève des facteurs constitutionnels, tandis que la grossesse est environnementale.

La grossesse constitue un facteur constitutionnel favorisant le goitre, notamment par des facteurs hormonaux. · Le tabagisme et la carence nutritionnelle en iode figurent parmi les facteurs environnementaux favorisants.

Explication

La grossesse fait partie des facteurs constitutionnels, notamment en lien avec les facteurs hormonaux ; le tabagisme et la carence iodée sont des facteurs environnementaux. Un goitre peut être découvert fortuitement à l’imagerie. La carence iodée n’est pas constitutionnelle, et la TSH est un facteur permissif, non constitutif.

4. Chez une personne présentant un nodule thyroïdien, cochez les propositions exactes concernant sa définition et les facteurs de suspicion de cancer :

Un âge inférieur à 16 ans ou supérieur à 65 ans est un facteur de suspicion.
Un nodule thyroïdien correspond à une hypertrophie localisée de la glande thyroïde.
Un antécédent familial de cancer thyroïdien au second degré constitue le critère familial cité.
Un antécédent d’irradiation cervicale durant l’enfance constitue un facteur de suspicion de cancer.
Une mutation RET associée à une NEM 1 figure parmi les facteurs de suspicion mentionnés.

Un âge inférieur à 16 ans ou supérieur à 65 ans est un facteur de suspicion. · Un nodule thyroïdien correspond à une hypertrophie localisée de la glande thyroïde. · Un antécédent d’irradiation cervicale durant l’enfance constitue un facteur de suspicion de cancer.

Explication

Un nodule est une hypertrophie localisée de la glande ; l’irradiation cervicale pendant l’enfance et les âges inférieurs à 16 ans ou supérieurs à 65 ans sont des facteurs de suspicion. Le critère familial mentionné concerne un apparenté du premier degré, et l’association indiquée est une mutation RET avec une NEM 2.

5. Avant la chirurgie d’un patient porteur d’un nodule thyroïdien, quelles propositions concernant son bilan biologique sont exactes ?

Le dosage de la TSH fait partie du bilan biologique d’un nodule thyroïdien.
Une suspicion de malignité à la cytoponction écarte l’indication de calcitonine.
La thyroglobuline est indiquée si la TSH est anormale.
Un contexte héréditaire connu de carcinome médullaire ne justifie pas la calcitonine.
La calcitonine est indiquée avant toute chirurgie thyroïdienne liée au nodule.

Le dosage de la TSH fait partie du bilan biologique d’un nodule thyroïdien. · La calcitonine est indiquée avant toute chirurgie thyroïdienne liée au nodule.

Explication

Le dosage de la TSH fait partie du bilan biologique d’un nodule thyroïdien. Une suspicion de malignité à la cytoponction et un contexte héréditaire connu de carcinome médullaire justifient le dosage de la calcitonine, de même qu’une chirurgie thyroïdienne liée au nodule. Le dosage de la thyroglobuline n’a pas d’intérêt dans ce bilan, et l’indication de la calcitonine ne dépend pas d’une anomalie de la TSH.

6. Une personne âgée atteinte d’hyperthyroïdie présente une tachyarythmie, de la fièvre et une déshydratation. Quelles propositions sont exactes ?

La tachyarythmie, la fièvre et la déshydratation évoquent une crise aiguë thyrotoxique.
La cardiothyréose se manifeste notamment par un trouble du rythme ventriculaire.
La faiblesse et la fatigabilité musculaires orientent vers une hypothyroïdie primaire.
Chez un sujet âgé, l’hyperthyroïdie peut s’accompagner d’une cardiothyréose.
Une crise aiguë thyrotoxique peut évoluer de l’agitation à l’obnubilation puis au coma.

La tachyarythmie, la fièvre et la déshydratation évoquent une crise aiguë thyrotoxique. · Chez un sujet âgé, l’hyperthyroïdie peut s’accompagner d’une cardiothyréose. · Une crise aiguë thyrotoxique peut évoluer de l’agitation à l’obnubilation puis au coma.

Explication

L’association de tachyarythmie, fièvre et déshydratation correspond à des signes de crise aiguë thyrotoxique, dont l’évolution neuropsychique peut aller jusqu’au coma. La cardiothyréose concerne notamment les sujets âgés ; elle comporte des troubles du rythme supraventriculaire, tandis que faiblesse et fatigabilité musculaires figurent parmi les signes d’hyperthyroïdie.

7. Une femme de 30 ans ayant une exophtalmie bilatérale asymétrique indolore présente une suspicion de maladie de Basedow. Quelles propositions sont exactes ?

Une atteinte du nerf optique peut d’abord altérer l’acuité visuelle avant la vision des couleurs.
Les anticorps stimulants anti-récepteurs de la TSH sont associés à la maladie de Basedow.
Une infiltration lymphocytaire de la thyroïde est associée à cette maladie auto-immune.
L’ophtalmopathie basedowienne se présente le plus souvent par une exophtalmie unilatérale.
Dans une forme non compliquée, l’exophtalmie peut être axile et réductible.

Les anticorps stimulants anti-récepteurs de la TSH sont associés à la maladie de Basedow. · Une infiltration lymphocytaire de la thyroïde est associée à cette maladie auto-immune. · Dans une forme non compliquée, l’exophtalmie peut être axile et réductible.

Explication

La maladie de Basedow associe des anticorps stimulants anti-récepteurs de la TSH et une infiltration lymphocytaire, et concerne notamment les femmes de 20 à 40 ans. L’exophtalmie est le plus souvent bilatérale, asymétrique, axile et réductible si la forme n’est pas compliquée ; l’atteinte optique altère d’abord la vision des couleurs.

8. Chez deux patients atteints de thyrotoxicose, l’un présente un nodule focal et l’autre un goitre diffus bosselé. Quelles propositions sont exactes ?

L’adénome toxique s’observe souvent chez la femme entre 40 et 60 ans.
Le goitre multihétéronodulaire toxique se caractérise par un aspect régulier et lisse.
Le goitre multihétéronodulaire toxique présente une fixation scintigraphique homogène et diffuse.
Le goitre multihétéronodulaire toxique touche souvent le sujet âgé.
Un adénome toxique est une lésion tumorale bénigne pouvant être palpable ou non.

L’adénome toxique s’observe souvent chez la femme entre 40 et 60 ans. · Le goitre multihétéronodulaire toxique touche souvent le sujet âgé. · Un adénome toxique est une lésion tumorale bénigne pouvant être palpable ou non.

Explication

L’adénome toxique est bénin, peut être palpable ou non et s’observe souvent chez la femme de 40 à 60 ans. Le goitre multihétéronodulaire toxique touche fréquemment les sujets âgés et présente des zones fixantes et non fixantes, avec un aspect souvent irrégulier et bosselé.

9. Concernant l’hypothyroïdie primaire :

Elle correspond à des troubles liés au déficit d’hormones thyroïdiennes dans les tissus cibles.
Elle peut se manifester par une tachycardie et une élévation de la pression artérielle.
Elle entraîne typiquement une hypersudation et une intolérance à la chaleur.
L’infiltration myxœdémateuse peut provoquer une perte de poids et un visage creusé.
L’atteinte musculaire se traduit principalement par une hyperacousie et une voix aiguë.

Elle correspond à des troubles liés au déficit d’hormones thyroïdiennes dans les tissus cibles.

Explication

L’hypothyroïdie primaire est définie par un déficit d’hormones thyroïdiennes au niveau des tissus cibles. Elle peut provoquer bradycardie, hypotension, baisse de la température et frilosité ; l’infiltration myxœdémateuse peut notamment causer prise de poids, myalgies et voix rauque.

10. Une patiente présente un goitre douloureux et inflammatoire plusieurs semaines après une infection virale. Parmi les propositions suivantes concernant la distinction avec Hashimoto, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le coma myxœdémateux peut associer hypothermie centrale et hyponatrémie de dilution.
Le goitre ferme douloureux et inflammatoire après un épisode viral oriente vers Hashimoto.
De Quervain peut associer douleurs cervicales antérieures et vitesse de sédimentation accélérée.
L’infiltration lymphocytaire auto-immune avec anti-TPO très positifs caractérise De Quervain.
Un goitre ferme et indolore avec des anti-TPO très positifs oriente vers Hashimoto.

Le coma myxœdémateux peut associer hypothermie centrale et hyponatrémie de dilution. · De Quervain peut associer douleurs cervicales antérieures et vitesse de sédimentation accélérée. · Un goitre ferme et indolore avec des anti-TPO très positifs oriente vers Hashimoto.

Explication

Hashimoto est associée à une infiltration lymphocytaire auto-immune, un goitre souvent ferme et indolore et des anti-TPO très positifs. Le coma myxœdémateux peut comporter hypothermie centrale et hyponatrémie de dilution ; De Quervain survient après un épisode viral et peut associer douleurs cervicales et VS accélérée. L’infiltration lymphocytaire et les anti-TPO orientent vers Hashimoto, tandis que le goitre douloureux après infection virale caractérise De Quervain.

11. Un patient traité par plusieurs interventions médicales développe une hypothyroïdie. Parmi les causes iatrogènes suivantes, lesquelles sont reconnues ?

Le lithium figure parmi les causes iatrogènes possibles d’hypothyroïdie.
La prise clandestine d’hormones thyroïdiennes figure parmi ces causes d’hypothyroïdie.
La chirurgie thyroïdienne figure parmi les causes de thyrotoxicose factice ou iatrogène.
Les antiseptiques iodés figurent parmi les traitements pouvant induire une hypothyroïdie.
L’interféron alpha figure parmi les causes citées d’hypothyroïdie iatrogène.

Le lithium figure parmi les causes iatrogènes possibles d’hypothyroïdie.

Explication

Le lithium est cité parmi les causes iatrogènes d’hypothyroïdie, avec notamment les antithyroïdiens de synthèse, le mitotane, le sunitinib, l’amiodarone, l’irathérapie, la radiothérapie cervicale et la chirurgie thyroïdienne. L’interféron alpha, les hormones thyroïdiennes prises clandestinement et les antiseptiques iodés sont cités parmi les causes de thyrotoxicose factice ou iatrogène, tandis que la chirurgie est ici classée parmi les causes d’hypothyroïdie.

12. Une scintigraphie thyroïdienne est blanche chez une personne présentant une thyrotoxicose. Cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La maladie de Basedow est la cause médicamenteuse typique associée à une scintigraphie blanche.
Le lithium figure parmi les causes possibles de thyrotoxicose iatrogène.
Une carence iodée provoque une thyrotoxicose factice par prise d’hormones.
La prise clandestine d’hormones thyroïdiennes peut provoquer une thyrotoxicose factice.
Une surcharge iodée liée à l’amiodarone peut être en cause dans cette thyrotoxicose.

Le lithium figure parmi les causes possibles de thyrotoxicose iatrogène. · La prise clandestine d’hormones thyroïdiennes peut provoquer une thyrotoxicose factice. · Une surcharge iodée liée à l’amiodarone peut être en cause dans cette thyrotoxicose.

Explication

Une surcharge iodée, notamment liée à l’amiodarone ou aux antiseptiques iodés, ainsi que la prise clandestine d’hormones thyroïdiennes et le lithium peuvent causer une thyrotoxicose factice ou iatrogène ; la scintigraphie peut être blanche. Basedow n’est pas la cause médicamenteuse décrite ici, et la carence iodée ne correspond pas à une prise factice d’hormones.

13. Lors d’un rappel anatomique, quelles propositions décrivent correctement les surrénales et les sécrétions corticales ?

Le cortisol est sécrété par la médullosurrénale, tandis que la corticosurrénale produit l’adrénaline.
La corticosurrénale sécrète notamment des androgènes, dont la DHEA.
Les deux surrénales se situent au-dessus des reins et comportent deux régions distinctes.
L’aldostérone est sécrétée par la médullosurrénale située au centre de la glande.
La médullosurrénale occupe la région centrale de chaque glande surrénale.

La corticosurrénale sécrète notamment des androgènes, dont la DHEA. · Les deux surrénales se situent au-dessus des reins et comportent deux régions distinctes. · La médullosurrénale occupe la région centrale de chaque glande surrénale.

Explication

Les deux surrénales sont situées au-dessus des reins et comprennent une corticosurrénale périphérique et une médullosurrénale centrale. La corticosurrénale sécrète notamment la DHEA, l’aldostérone et le cortisol ; l’aldostérone et le cortisol ne sont donc pas des sécrétions médullaires.

14. Une stimulation hypophysaire par l’ACTH augmente l’activité corticosurrénalienne, tandis qu’une hyperkaliémie apparaît. Quelles réponses hormonales sont attendues ?

Les glucocorticoïdes exercent un rétrocontrôle positif sur l’axe hypothalamo-hypophysaire.
L’ACTH stimule la synthèse des glucocorticoïdes et des androgènes surrénaliens.
La sécrétion d’aldostérone dépend principalement de l’ACTH et de la glycémie.
L’hyperkaliémie stimule la sécrétion d’aldostérone.
L’hyperkaliémie freine la sécrétion d’aldostérone malgré le système rénine-angiotensine.

L’ACTH stimule la synthèse des glucocorticoïdes et des androgènes surrénaliens. · L’hyperkaliémie stimule la sécrétion d’aldostérone.

Explication

L’ACTH hypophysaire stimule la synthèse des glucocorticoïdes et des androgènes, et les glucocorticoïdes exercent un rétrocontrôle négatif sur l’axe hypothalamo-hypophysaire. L’aldostérone dépend principalement du système rénine-angiotensine et de la kaliémie, que l’hyperkaliémie stimule.

15. Une patiente présente un excès de cortisol : quels effets physiologiques peut-on associer à cette hormone ?

À forte dose, le cortisol exerce un effet anti-minéralocorticoïde sur l’organisme.
Le cortisol diminue le tonus vasculaire et réduit la réponse du système nerveux central.
Le cortisol stimule la sécrétion d’hormone antidiurétique et favorise la rétention d’eau.
Le cortisol stimule le catabolisme protidique et la lipogenèse facio-tronculaire.
Le cortisol stimule la néoglucogenèse, ce qui favorise une hausse de la glycémie.

Le cortisol stimule le catabolisme protidique et la lipogenèse facio-tronculaire. · Le cortisol stimule la néoglucogenèse, ce qui favorise une hausse de la glycémie.

Explication

Le cortisol stimule la néoglucogenèse, le catabolisme protidique et la lipogenèse viscérale et facio-tronculaire. Il inhibe l’hormone antidiurétique, stimule le système nerveux central et le tonus vasculaire, et possède un effet minéralocorticoïde à forte dose.

16. Chez deux patients ayant un cortisol effondré à 8 h, l’un présente une ACTH élevée et l’autre une ACTH basse : quelle interprétation est exacte ?

Une insuffisance corticotrope s’accompagne d’une ACTH élevée et d’une hyperkaliémie.
Une atteinte périphérique s’accompagne d’une ACTH élevée et d’une natrémie basse.
Une hyperkaliémie avec acidose métabolique évoque un déficit en aldostérone périphérique.
L’insuffisance chronique correspond à un défaut de fonctionnement de la corticosurrénale.
Dans l’insuffisance corticotrope, la kaliémie est généralement augmentée.

Une atteinte périphérique s’accompagne d’une ACTH élevée et d’une natrémie basse. · Une hyperkaliémie avec acidose métabolique évoque un déficit en aldostérone périphérique. · L’insuffisance chronique correspond à un défaut de fonctionnement de la corticosurrénale.

Explication

L’insuffisance chronique résulte d’un défaut de fonctionnement de la corticosurrénale, périphérique ou central. L’atteinte périphérique associe ACTH élevée et hyponatrémie, tandis que l’insuffisance corticotrope donne une ACTH normale ou basse et une kaliémie normale; l’hyperkaliémie avec acidose traduit le déficit en aldostérone.

17. Lors de l’évaluation d’une suspicion d’insuffisance surrénalienne, quelles observations sont compatibles avec les signes cliniques et le test au Synacthène ?

Après administration de 250 μg de β1-24 ACTH, une réponse cortisolique insuffisante à 60 minutes est évocatrice.
Une insuffisance corticotrope peut associer hyponatrémie par opsiurie et kaliémie normale.
Le test au Synacthène repose sur une dose de 25 μg et une mesure à 30 minutes.
Les taches ardoisées orientent vers une insuffisance corticotrope plutôt que vers une pigmentation surrénalienne.
Une hyperpigmentation typique se limite aux paumes et aux plantes, sans atteinte faciale.

Après administration de 250 μg de β1-24 ACTH, une réponse cortisolique insuffisante à 60 minutes est évocatrice. · Une insuffisance corticotrope peut associer hyponatrémie par opsiurie et kaliémie normale.

Explication

L’insuffisance corticotrope peut entraîner une hyponatrémie par opsiurie liée au SIADH avec une kaliémie normale. Le test utilise 250 μg de β1-24 ACTH et une réponse insuffisante du cortisol à 60 minutes; l’hyperpigmentation peut toucher la zone péri-buccale et les articulations interphalangiennes, avec des taches ardoisées.

18. Une personne atteinte d’insuffisance surrénalienne chronique fait une infection fébrile puis se dégrade brutalement : quelles propositions décrivent cette situation ?

Cette décompensation aiguë est grave et peut engager le pronostic vital.
La fièvre ou l’infection peut déclencher une décompensation brutale de la maladie chronique.
Les convulsions de ce tableau sont liées à une hypernatrémie ou une hyperglycémie.
Le tableau peut associer déshydratation extracellulaire et choc hypovolémique.
Les manifestations digestives se limitent à une constipation sans douleur abdominale.

Cette décompensation aiguë est grave et peut engager le pronostic vital. · La fièvre ou l’infection peut déclencher une décompensation brutale de la maladie chronique. · Le tableau peut associer déshydratation extracellulaire et choc hypovolémique.

Explication

L’insuffisance surrénalienne aiguë est une complication grave, correspondant à une décompensation brutale souvent déclenchée par une fièvre ou une infection. Elle peut provoquer déshydratation et choc hypovolémique; les signes digestifs incluent vomissements, douleurs diffuses et diarrhées, et les convulsions peuvent être liées à l’hyponatrémie ou à l’hypoglycémie.

19. Un bilan biologique est réalisé chez un patient présentant une insuffisance surrénalienne aiguë : quelles anomalies sont attendues ?

La natriurèse peut être élevée malgré une natrémie basse.
Une tendance à l’hypoglycémie peut accompagner le tableau aigu.
Une hyponatrémie peut s’associer à une hyperkaliémie avec acidose métabolique.
L’insuffisance rénale fonctionnelle survient sans déshydratation associée.
La kaliurèse diminue au cours de cette décompensation surrénalienne.

La natriurèse peut être élevée malgré une natrémie basse. · Une tendance à l’hypoglycémie peut accompagner le tableau aigu. · Une hyponatrémie peut s’associer à une hyperkaliémie avec acidose métabolique. · La kaliurèse diminue au cours de cette décompensation surrénalienne.

Explication

Le tableau biologique aigu peut associer hyponatrémie, hyperkaliémie avec acidose métabolique et tendance à l’hypoglycémie. La natriurèse est élevée malgré l’hyponatrémie, la kaliurèse diminue, et l’insuffisance rénale fonctionnelle s’accompagne d’une déshydratation.

20. Chez une personne présentant une suspicion de syndrome de Cushing, cochez les propositions exactes concernant les signes cliniques :

L’obésité facio-tronculaire et la bosse de bison figurent parmi les signes peu spécifiques.
Les vergetures caractéristiques sont fines, pâles et disposées en lignes verticales abdominales.
L’atrophie cutanée et les ecchymoses correspondent aux signes peu spécifiques non cataboliques.
L’hypertension et les infections répétées peuvent faire partie des signes peu spécifiques.
L’amyotrophie des membres et des ceintures appartient aux signes cataboliques spécifiques.

L’obésité facio-tronculaire et la bosse de bison figurent parmi les signes peu spécifiques. · L’hypertension et les infections répétées peuvent faire partie des signes peu spécifiques. · L’amyotrophie des membres et des ceintures appartient aux signes cataboliques spécifiques.

Explication

Les signes peu spécifiques comprennent notamment l’obésité facio-tronculaire, la bosse de bison, l’hypertension et les infections répétées. Les signes cataboliques spécifiques incluent l’amyotrophie, l’atrophie cutanée et les ecchymoses; les vergetures typiques sont larges, pourpres et radiaires.

21. Concernant les manifestations du syndrome de Cushing chez l’enfant et la femme :

Chez la femme, l’hyperandrogénie se manifeste plutôt par une peau sèche sans acné.
Chez l’enfant, une cassure de la croissance peut accompagner une prise pondérale paradoxale.
Chez l’enfant, l’arrêt de la croissance constitue un signe caractéristique du syndrome.
Chez la femme, l’hyperandrogénie peut s’accompagner d’hirsutisme facial et de séborrhée.
Chez l’enfant, la cassure de croissance s’associe classiquement à une perte pondérale paradoxale.

Chez l’enfant, une cassure de la croissance peut accompagner une prise pondérale paradoxale. · Chez l’enfant, l’arrêt de la croissance constitue un signe caractéristique du syndrome. · Chez la femme, l’hyperandrogénie peut s’accompagner d’hirsutisme facial et de séborrhée.

Explication

Chez l’enfant, la croissance peut s’interrompre alors que le poids augmente paradoxalement. Chez la femme, l’hyperandrogénie peut entraîner hirsutisme facial et séborrhée, parfois peau luisante, acné ou alopécie ; la perte pondérale et l’absence d’acné ne correspondent pas aux manifestations décrites.

22. À propos de l’hyperaldostéronisme primaire, quelles propositions sont exactes ?

Son hypertension est systolo-diastolique et peut ressembler cliniquement à l’hypertension essentielle.
L’hypertension essentielle présente des retentissements plus marqués que l’hyperaldostéronisme primaire.
Ses retentissements cardiovasculaires, métaboliques et rénaux peuvent être plus marqués.
Il entraîne une hypertension diastolique isolée, distincte de l’hypertension essentielle.
Il correspond à une hypersécrétion primaire de l’aldostérone par l’organisme.

Son hypertension est systolo-diastolique et peut ressembler cliniquement à l’hypertension essentielle. · Ses retentissements cardiovasculaires, métaboliques et rénaux peuvent être plus marqués. · Il correspond à une hypersécrétion primaire de l’aldostérone par l’organisme.

Explication

L’hyperaldostéronisme primaire est une hypersécrétion primaire d’aldostérone. L’hypertension est systolo-diastolique et peut être cliniquement indifférenciable de l’hypertension essentielle, mais ses retentissements sont plus marqués ; elle n’est pas décrite comme diastolique isolée.

23. Lors de la préparation d’un dosage de rénine et d’aldostérone pour suspicion d’hyperaldostéronisme primaire, cochez les propositions exactes :

Le prélèvement est préparé avec un régime normosodé apportant 6 à 9 g de NaCl par jour.
Une kaliémie basse est recherchée comme condition préalable au dosage hormonal.
La kaliémie doit être normale au moment du dosage de la rénine et de l’aldostérone.
Le profil attendu associe une aldostérone élevée à une rénine effondrée.
Une rénine élevée associée à une aldostérone basse constitue le profil hormonal attendu.

Le prélèvement est préparé avec un régime normosodé apportant 6 à 9 g de NaCl par jour. · La kaliémie doit être normale au moment du dosage de la rénine et de l’aldostérone. · Le profil attendu associe une aldostérone élevée à une rénine effondrée.

Explication

Le dosage nécessite un régime normosodé de 6 à 9 g de NaCl par jour et une kaliémie normale, avec interruption des traitements interférents. Le profil attendu associe une aldostérone élevée et une rénine effondrée ; une kaliémie basse ou une rénine élevée ne correspond pas à ces conditions ou à ce profil.

24. En cas de doute diagnostique concernant un hyperaldostéronisme primaire chez une femme en âge de procréer :

Le prélèvement de dépistage est réalisé en première partie du cycle.
L’inhibition de l’ECA par captopril peut servir de test de confirmation.
La confirmation peut recourir à un test de charge sodée.
Un test de restriction sodée constitue le test dynamique de confirmation décrit.
Le dépistage prévoit l’arrêt de la contraception orale combinée.

Le prélèvement de dépistage est réalisé en première partie du cycle. · L’inhibition de l’ECA par captopril peut servir de test de confirmation. · La confirmation peut recourir à un test de charge sodée. · Le dépistage prévoit l’arrêt de la contraception orale combinée.

Explication

En cas de doute, la confirmation peut utiliser une charge sodée ou l’inhibition de l’ECA par captopril. Chez une femme en âge de procréer, le dépistage requiert l’arrêt de la contraception orale combinée et un prélèvement en première partie de cycle ; le test décrit est une charge, non une restriction sodée.

25. Concernant les manifestations d’une tumeur surrénalienne sécrétant des androgènes chez la femme :

Une voix rauque peut traduire une virilisation liée à l’hyperandrogénie sévère.
Une hyperandrogénie sévère peut entraîner une atrophie mammaire.
Une spanioménorrhée ou une aménorrhée secondaire peut survenir.
L’hirsutisme ne fait pas partie des manifestations féminines décrites.
Une hypertrophie clitoridienne peut accompagner les signes de virilisation.

Une voix rauque peut traduire une virilisation liée à l’hyperandrogénie sévère. · Une hyperandrogénie sévère peut entraîner une atrophie mammaire. · Une spanioménorrhée ou une aménorrhée secondaire peut survenir. · Une hypertrophie clitoridienne peut accompagner les signes de virilisation.

Explication

Les manifestations peuvent comprendre spanioménorrhée, aménorrhée secondaire, hypofertilité, hirsutisme, hyperséborrhée et acné. Une forme sévère peut entraîner une atrophie mammaire ainsi qu’une voix rauque et une hypertrophie clitoridienne ; l’hirsutisme fait bien partie des signes décrits.

26. Chez un homme présentant une tumeur surrénalienne sécrétant des androgènes, quelles propositions sont exactes ?

Cette tumeur peut ne s’accompagner d’aucun signe clinique chez l’homme.
Une tumeur surrénalienne sécrétant des androgènes oriente vers un phéochromocytome.
Chez l’homme, cette tumeur se manifeste typiquement par une voix rauque.
La découverte de cette tumeur doit faire envisager un corticosurrénalome.
Chez l’homme, cette tumeur entraîne habituellement une hypertrophie clitoridienne.

Cette tumeur peut ne s’accompagner d’aucun signe clinique chez l’homme. · La découverte de cette tumeur doit faire envisager un corticosurrénalome.

Explication

Chez l’homme, la sécrétion tumorale d’androgènes ne donne pas de signes cliniques, et cette tumeur doit faire envisager un corticosurrénalome. La raucité de la voix et l’hypertrophie clitoridienne sont des signes de virilisation décrits chez la femme, tandis que le phéochromocytome est une autre tumeur.

27. Parmi les propositions suivantes concernant le phéochromocytome, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La stimulation des récepteurs α1 cardiaques augmente l’inotropisme et le chronotropisme.
Les catécholamines sécrétées par accès comprennent la dopamine, l’adrénaline et l’insuline.
Le phéochromocytome est une tumeur de la médullosurrénale dépourvue de sécrétion catécholaminergique.
La stimulation des récepteurs β1 vasculaires provoque une vasoconstriction dans le phéochromocytome.
Le phéochromocytome est une tumeur de la médullosurrénale sécrétant par accès des catécholamines.

Le phéochromocytome est une tumeur de la médullosurrénale sécrétant par accès des catécholamines.

Explication

Le phéochromocytome siège dans la médullosurrénale et sécrète généralement par accès des catécholamines, notamment dopamine, adrénaline et noradrénaline; il peut parfois être non sécrétant. Les récepteurs β1 cardiaques augmentent l’inotropisme et le chronotropisme, tandis que les récepteurs α1 vasculaires entraînent une vasoconstriction; les récepteurs α1 cardiaques et β1 vasculaires ne produisent pas les effets décrits, et l’insuline n’est pas une catécholamine.

28. Chez une personne atteinte de phéochromocytome, quelle(s) conduite(s) thérapeutique(s) est(sont) conforme(s) aux règles de sécurité ?

Un bêtabloquant peut être débuté après l’instauration d’un blocage α efficace.
Un bêtabloquant seul peut être administré avant tout blocage α efficace.
La triade de Ménard est observée dans 90 % des cas de phéochromocytome.
La triade de Ménard associe céphalées, palpitations et sueurs chaudes.
La triade de Ménard associe céphalées, tremblements et sueurs froides.

Un bêtabloquant peut être débuté après l’instauration d’un blocage α efficace.

Explication

Un bêtabloquant ne doit pas être utilisé seul avant l’instauration d’un blocage α efficace. La triade de Ménard associe céphalées, palpitations et sueurs froides et est observée dans 60 % des cas, non 90 %.

29. Une personne présente des poussées hypertensives et un infarctus du myocarde au pic d’une crise; quelles propositions concernant un phéochromocytome sont exactes ?

Une hypertension paroxystique peut s’accompagner d’un infarctus du myocarde au pic de crise.
La triade de Ménard associe céphalées, palpitations et sueurs froides dans 90 % des cas.
Une hypotension orthostatique exclut une manifestation possible du phéochromocytome.
Une hypertension liée au phéochromocytome peut être permanente ou résistante aux traitements standards.
Des antidépresseurs ou le métoclopramide peuvent déclencher une poussée hypertensive liée au phéochromocytome.

Une hypertension paroxystique peut s’accompagner d’un infarctus du myocarde au pic de crise. · Une hypertension liée au phéochromocytome peut être permanente ou résistante aux traitements standards. · Des antidépresseurs ou le métoclopramide peuvent déclencher une poussée hypertensive liée au phéochromocytome.

Explication

Le phéochromocytome peut provoquer une hypertension paroxystique accompagnée d’un infarctus du myocarde au pic de crise, ou une hypertension permanente ou résistante aux traitements standards; des antidépresseurs ou le métoclopramide peuvent déclencher une poussée. La triade de Ménard associe céphalées, palpitations et sueurs froides dans 60 % des cas, et l’hypotension orthostatique est une manifestation possible plutôt qu’un signe d’exclusion. La maladie peut aussi être asymptomatique.

30. Chez quels patients la recherche d’un phéochromocytome est-elle indiquée ?

Un diabète non auto-immun découvert avant 50 ans avec un IMC inférieur à 25 kg/m² justifie cette recherche.
Un patient présentant une triade de Ménard doit bénéficier d’une recherche de phéochromocytome.
Un diabète auto-immun découvert avant 50 ans avec un IMC inférieur à 25 kg/m² constitue le critère indiqué.
Une hypertension stable, sans autre élément évocateur, correspond au critère d’hypertension labile.
La découverte d’un incidentalome surrénalien constitue une indication à rechercher un phéochromocytome.

Un diabète non auto-immun découvert avant 50 ans avec un IMC inférieur à 25 kg/m² justifie cette recherche. · Un patient présentant une triade de Ménard doit bénéficier d’une recherche de phéochromocytome. · La découverte d’un incidentalome surrénalien constitue une indication à rechercher un phéochromocytome.

Explication

La recherche est indiquée devant une triade de Ménard, un incidentalome surrénalien, une prédisposition génétique ou une hypertension labile. Le critère de diabète concerne un diabète non auto-immun découvert avant 50 ans avec un IMC inférieur à 25 kg/m²; un diabète auto-immun ne correspond pas à cette indication.

31. Une patiente présente un goitre homogène et une iodurie des 24 heures abaissée ; quelle interprétation est compatible avec ces éléments ?

Une origine géographique particulière peut être associée à une carence iodée responsable d’hypothyroïdie.
Un goitre homogène et une iodurie abaissée sont des éléments associés à la carence iodée.
Une carence iodée est surtout liée à une origine auto-immune et à un goitre irrégulier.
Une iodurie des 24 heures élevée est caractéristique de l’hypothyroïdie par carence iodée.
Une carence iodée peut expliquer ce tableau et constitue la première cause mondiale d’hypothyroïdie.

Une origine géographique particulière peut être associée à une carence iodée responsable d’hypothyroïdie. · Un goitre homogène et une iodurie abaissée sont des éléments associés à la carence iodée. · Une carence iodée peut expliquer ce tableau et constitue la première cause mondiale d’hypothyroïdie.

Explication

La carence en iode est la première cause mondiale d’hypothyroïdie et s’associe à une origine géographique, un goitre homogène et une iodurie des 24 heures abaissée. L’origine auto-immune et le goitre irrégulier ne sont pas les caractéristiques indiquées, et l’iodurie est abaissée plutôt qu’élevée.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 91 flashcards sur Pathologies surrénaliennes.

Quelle proportion des cellules thyroïdiennes sont vésiculaires, et que produisent-elles ?

Elles représentent 99 % des cellules et produisent les hormones thyroïdiennes ainsi que la thyroglobuline.

Que produisent les cellules C thyroïdiennes ?

La calcitonine.

Quelles sont les étapes de la biosynthèse des hormones thyroïdiennes ?

La captation, l’organisation, le couplage et le relargage.

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Consultez la fiche de révision complète sur Pathologies surrénaliennes.

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