★ À maîtriser
📌 Quand l’altitude augmente, la pression diminue selon l’équilibre hydrostatique de l’atmosphère, et la masse volumique diminue également.
Compléments
La proportion des composants atmosphériques reste constante avec l’altitude, tandis que la pression, la masse volumique et la température varient.
Au niveau de la mer, la pression atmosphérique est de 760 mm de mercure (Hg).
Dans la stratosphère, la température augmente jusqu’à environ 0 °C.
★ À maîtriser
📌 Il est nécessaire de boire 1 L par tranche de 4 heures de vol.
Compléments
À 11 000 m, l’humidité est quasiment inexistante et l’air diffusé dans l’avion n’est pas humidifié.
Les femmes enceintes, les personnes âgées et les enfants doivent être particulièrement vigilants et s’hydrater très régulièrement.
La sécheresse de l’air peut gêner les porteurs de lentilles de contact, qui peuvent se munir de lotion pour lentilles.
La gêne peut être atténuée par :
★ À maîtriser
À forte concentration, l’ozone est un puissant agent oxydant toxique et irritant pour les voies respiratoires, pouvant entraîner une gêne respiratoire, une toux, un essoufflement ou un œdème pulmonaire.
Les principaux signes d’inhalation d’ozone concentré sont : des irritations nasales et pharyngées jusqu’à la baisse de l’olfaction et de l’acuité visuelle, des difficultés respiratoires avec toux, des expectorations
Compléments
L’ozone atmosphérique est produit par l’action des ultraviolets sur l’oxygène de l’air.
La chaleur décompose l’ozone et les compresseurs des réacteurs en éliminent la majeure partie ; des convertisseurs catalytiques équipent la plupart des longs courriers modernes pour dissocier l’ozone restant.
Décompression → inhalation d’ozone concentré et signes respiratoires
★ À maîtriser
📌 En vol normal, la pressurisation protège les occupants ; une dépressurisation lente due à une panne de compression entraîne une descente avec peu ou pas de troubles, tandis qu’une dépressurisation rapide peut provoquer rapidement une syncope puis un coma.
Compléments
Les effets possibles de l’hypoxie comprennent : la somnolence, les maux de tête, la baisse de la vision, les troubles du jugement, la réduction des facultés mentales, les troubles du comportement, l’euphorie, la sensation de bien-être, l’ivresse et l’agressivité, l’accélération du pouls et de la respiration, la cyanose
Les risques liés à l’hypoxie augmentent avec la durée d’exposition, la baisse de température, l’importance de l’exercice physique et la vitesse d’ascension ; une altitude plus élevée réduit le temps de pleine possession, tandis qu’une bonne santé améliore la résistance aux effets.
Les organes et systèmes sensibles au manque d’oxygène sont :
Le manque d’oxygène peut entraîner des troubles de la conscience et du comportement au niveau du cerveau, une accélération respiratoire et une tétanie au niveau des poumons, une otite ou une sinusite barotraumatique dans la sphère ORL, et une accélération du cœur pour augmenter l’apport en oxygène.
Indifférence → compensation → décompensation → défaillance
★ À maîtriser
📐 Formule - La loi de Boyle-Mariotte s’écrit et exprime la proportion inverse entre la pression d’un gaz et son volume.
📌 En montée, la pression diminue et le volume d’air augmente ; en descente, la pression augmente et le volume d’air diminue.
Pendant la descente, la diminution du volume d’air dans l’oreille moyenne fait bomber le tympan vers l’intérieur, pousse le marteau contre l’enclume et provoque de vives douleurs.
Pour équilibrer les pressions dans l’oreille pendant la descente, on peut :
Pendant la descente, une sinusite peut obstruer les canaux qui équilibrent normalement les pressions et provoquer de fortes douleurs au visage.
Pendant la montée ou la descente, une bulle d’air peut rester piégée dans une dent mal soignée et provoquer une vive douleur ; en montée, la surpression peut même faire sauter le plombage.
Pendant la montée, l’expansion de l’air contenu dans l’estomac et les intestins peut provoquer des gênes telles que l’aérophagie ou l’aérogastrie.
L’éclatement de bleds pendant la montée peut provoquer de vives douleurs thoraciques, un malaise et une détresse respiratoire appelée pneumothorax.
Compléments
📌 En cas de rupture du tympan, il ne faut rien mettre dans l’oreille ; il faut poser une compresse sur le pavillon, administrer un antalgique et prévoir une consultation ORL.
Pour limiter les problèmes d’oreille pendant la descente, il faut :
Pour prévenir les douleurs sinusales en vol, il faut éviter de voler en cas de sinusite aiguë et utiliser un décongestionnant nasal ou un antalgique.
Une hygiène dentaire irréprochable aide à prévenir les douleurs liées à une bulle d’air piégée dans une dent.
Pour limiter les gênes digestives en montée, il faut surveiller son alimentation et éviter les boissons gazeuses ainsi que les chewing-gums.
🔄 En cas de pneumothorax lié à l’éclatement de bleds, il faut :
★ À maîtriser
📌 Une décompression lente ne présente pas de danger immédiat pour les passagers, mais peut entraîner une somnolence si elle n’est pas stoppée ; le personnel navigant technique doit alors amorcer une descente d’urgence vers une altitude sans danger.
Une décompression rapide survient en moins de 15 secondes et est souvent due à la rupture d’un hublot ou d’une porte.
Une décompression rapide peut provoquer : un refroidissement brutal avec risque de gelures, un courant d’air pouvant aspirer les occupants vers l’extérieur, un manque d’oxygène dans l’avion
📌 Après une plongée sous-marine avec bouteilles à plus de 30 m, un délai minimum de 24 h doit séparer la plongée de la prise de l’avion afin d’éviter les effets de résidus de bulles d’azote dans les poumons.
Compléments
Une décompression rapide peut provoquer un bruit intense, un brouillard épais et un effet de panique que les membres d’équipage doivent calmer.
La chute brutale de pression lors d’une décompression rapide entraîne une expansion des gaz et un risque important de barotraumatisme des oreilles et des sinus.
Selon leur localisation, les bulles d’aéroembolisme sont appelées :
Les chokes se manifestent par une douleur pulmonaire et une gêne respiratoire.
Une décompression rapide peut aussi entraîner des manifestations neurologiques, rares mais très graves.
Décompression lente : somnolence possible ; rapide : effets multiples.
★ À maîtriser
Les turbulences, le roulis, le tangage et les accélérations peuvent provoquer le mal de l’air lorsque l’oreille interne transmet des informations qui entrent en conflit avec la représentation cérébrale de la position du corps dans l’espace.
Lors de turbulences, l’équipage de cabine doit : rassurer les passagers, leur demander par annonce de boucler leur ceinture, les informer de la situation
Les accélérations et les décélérations appliquent des forces d’inertie à la masse du corps ; elles sont surtout ressenties aux décollages, aux atterrissages, dans les virages et dans les zones de turbulences.
Compléments
📌 Les passagers sensibles au mal des transports peuvent demander un siège au milieu de la cabine, près des ailes et d’un hublot, garder à portée de main le sac en papier fourni à chaque siège et demander conseil à un médecin ou à un spécialiste de la médecine des voyages sur les antiémétiques et les antinaupathiques à prendre avant le vol.
Les accélérations peuvent provoquer des chutes d’objets ou de personnes et des crises neurovégétatives responsables du mal de l’air, par stimulation des canaux semi-circulaires de l’oreille interne en contradiction avec les sensations somesthésiques et visuelles.
Une décélération brutale peut survenir :
Une décélération peut provoquer des traumatismes dus aux chutes ou aux chocs lorsque le passager est debout ou non attaché, ainsi que des contusions contre des tablettes non relevées ou dues à des bagages tombant d’un coffre mal fermé.
📌 Lorsqu’un grand malade est transporté sur une civière, orienter sa tête vers l’avant est important car une décélération brutale peut aggraver sa détresse circulatoire.
Mouvements de l’avion → conflits sensoriels et mal de l’air.
★ À maîtriser
Le bruit peut provoquer : une fatigue auditive, une surdité en cas d’exposition continuelle à des bruits intenses, une accélération du rythme cardiaque, une fatigue nerveuse, des troubles du sommeil
Les vibrations en vol peuvent accroître le stress ressenti par les passagers, mais n’ont pas d’effet significatif sur les occupants de l’aéronef, hormis une sensation de jambes lourdes.
Seules les vibrations de basse fréquence, entre 4 et 12 Hz, provoquent des phénomènes de résonance au niveau des viscères.
Compléments
La plage de fréquences audibles par l’être humain est de 16 à 16 000 Hz, et la sensibilité au bruit varie selon les individus.
À titre indicatif, la voix parlée correspond à 20 dB, la voix criée à 50 dB, le décollage d’un avion à 120 dB et un avion en croisière à 70 dB.
Les vibrations ressenties en vol sont dues en majeure partie au fonctionnement des réacteurs.
Les avions à réaction long-courriers émettent des vibrations d’environ 60 Hz, décrites comme inoffensives.
Les vibrations peuvent entraîner une baisse de l’acuité visuelle, surtout chez les PNT après plusieurs années.
★ À maîtriser
Les facteurs favorisant la formation de caillots sont : la baisse de la pression partielle en oxygène en cabine, la déshydratation, l’alcool, la position assise prolongée, l’immobilité dans un espace exigu
Les mesures de prévention des caillots sont : boire suffisamment d’eau, bouger les jambes en faisant de petits exercices, marcher régulièrement dans l’avion, porter des vêtements amples, éviter les somnifères
Lorsqu’une obstruction artérielle dure plus de quelques minutes, le manque d’oxygène provoque des lésions neurologiques irréversibles, qui peuvent apparaître à partir de 3 minutes sans O₂.
📌 Dès l’apparition de symptômes d’AVC, des soins médicaux d’urgence sont nécessaires et la personne doit être conduite immédiatement à l’hôpital.
Compléments
Lorsqu’un caillot se détache et remonte jusqu’aux poumons, il provoque une embolie pulmonaire.
Les personnes à risque accru sont : les fumeurs, les femmes enceintes, les passagers ayant des antécédents de phlébite
📌 En cas de risque accru de thrombose, il est conseillé de porter des bas de contention et de consulter un médecin pour envisager un traitement anticoagulant.
Un AVC peut entraîner la paralysie d’une partie du corps, des difficultés à parler ou un coma.
Un AVC peut aussi se manifester par une hémorragie et, dans environ 10 % des AVC, celle-ci concerne une artère déformée par un anévrisme, appelé rupture d’anévrisme.
Immobilité et déshydratation → caillot → obstruction veineuse ou AVC
★ À maîtriser
La conduite à tenir en cas de malaise vagal est : allonger la personne sur le dos, desserrer ses vêtements, la rassurer, lui apporter de l’air frais par la ventilation et de l’oxygène, rechercher des signes d’AVC, faire appel à un médecin
La conduite à tenir en cas de syncope est : allonger la personne sur le dos, surélever ses jambes, la rassurer, lui apporter de l’air frais par la ventilation et de l’oxygène, appeler un médecin, surveiller son pouls et sa tension artérielle
Compléments
🔄 L’évaluation d’une douleur abdominale comprend :
Les troubles gastro-intestinaux cités sont :
La conduite à tenir en cas de diarrhée est :
La conduite à tenir en cas d’intoxication alimentaire est :
📌 L’aérocolie correspond à un excès de gaz dans le côlon, tandis que l’aérogastrie correspond à un excès d’air dans l’estomac.
📌 En cas d’aérocolie ou d’aérogastrie, il faut éviter les boissons gazeuses et proposer un antalgique gastrique et un antispasmodique.
★ À maîtriser
📌 En cas de crise de tétanie liée à une hyperventilation, il faut d’abord calmer la personne, puis l’aider à ralentir sa respiration en lui faisant calquer sa respiration sur la vôtre, sans la faire respirer dans un sac vomitoire, car cette pratique présente un risque d’hypoxie.
Compléments
📌 Si une crise de tétanie revient, il faut recommencer la procédure de prise en charge et appeler un médecin.
Anxiété → hyperventilation → baisse du CO₂ → rigidité musculaire
★ À maîtriser
À bord, une personne qui consomme de l’alcool peut devenir un danger pour elle-même et pour les autres passagers.
L’alcool peut provoquer du délire, de l’agitation ou une inconscience pouvant aller jusqu’au coma.
Les seuils d’alcoolémie indiqués sont :
🔄 La prise en charge d’une personne sous l’emprise de l’alcool consiste à : l’isoler, ne plus lui donner d’alcool, la surveiller, la mettre en PLS en cas de perte de connaissance, demander une assistance médicale à l’arrivée
Les drogues sont classées en trois catégories :
Une intoxication par les drogues peut ensuite provoquer des troubles de la conscience, des convulsions, une mydriase ou un myosis, puis une perte de conscience et des troubles respiratoires pouvant mener à un arrêt cardiorespiratoire.
📌 Face à une personne sous l’emprise de drogues, il faut impérativement la stimuler, surveiller ses fonctions vitales et appeler un médecin ; le commandant de bord fera un déroutement.
Compléments
Le taux d’alcoolémie varie selon :
L’ivresse alcoolique comporte quatre phases :
La phase euphorique se caractérise par :
Le delirium tremens est un délire hallucinatoire lié à l’état de manque chez certaines personnes alcooliques.
📌 En cas de manque d’alcool, il ne faut pas tenter de maîtriser la personne ; le cours recommande de lui donner de l’eau avec une faible dose d’alcool et d’appeler un médecin pour l’administration d’un sédatif.
Les drogues peuvent entraîner une modification du comportement, des hallucinations, une désorientation, de l’agressivité, un sentiment de persécution, de l’agitation ou de la somnolence, selon les substances ingérées.
La dépendance aux drogues peut pousser à la surconsommation, appelée overdose.
★ À maîtriser
Les turbulences ou un accident peuvent entraîner des troubles du comportement chez les passagers en raison de réactions physiologiques et psychiques.
Le personnel navigant commercial doit :
Compléments
Les manifestations possibles comprennent :
Le bruit, l’obscurité, la fumée, les mouvements brutaux de l’avion et les cris peuvent déclencher des troubles du comportement.
★ À maîtriser
Compléments
Le sommeil s’accompagne :
Un décalage du rythme circadien peut perturber les phases d’éveil et de sommeil et raccourcir le sommeil, par exemple en cas de décalage horaire.
La mélatonine participe à la régulation de l’éveil et du sommeil, et des hormones de croissance sont également sécrétées durant la nuit.
Le manque de sommeil peut diminuer la concentration, la mémoire, l’immunité et la satiété, et augmenter l’appétit et l’émotivité ; le cours indique que le risque d’attraper un rhume est multiplié par 3 et que les centres émotionnels du cerveau sont 60 % plus réactifs.
Le manque de sommeil peut provoquer des hallucinations, des difficultés à se projeter dans le futur, à évaluer les conséquences à long terme et à juger, jusqu’au risque de se laisser manipuler.
Le manque de sommeil peut : diminuer le nombre de spermatozoïdes, augmenter le risque d’obésité, augmenter le risque de diabète de type 2, augmenter le risque de maladie cardiaque, augmenter le risque d’AVC, augmenter le risque de cancer colorectal, augmenter le risque de cancer agressif du sein, augmenter le risque de mortalité
Le sommeil profond est plus abondant en début de nuit et jusqu’à 3-4 heures du matin, tandis que le sommeil léger et le sommeil paradoxal sont plus abondants dans la seconde partie de la nuit jusqu’au réveil.
Le sommeil profond domine en début de nuit ; le sommeil léger et paradoxal dominent en seconde partie.
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1. Au niveau de la mer, quelle composition décrit le mieux l’air atmosphérique ?
2. Quelle description correspond à la troposphère ?
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Quels sont les principaux gaz de l’air au niveau de la mer et leurs proportions ?
78 % d’azote, 21 % d’oxygène et un peu moins de 1 % de dioxyde de carbone et d’argon.
Quelle faible quantité variable complète la composition de l’air au niveau de la mer ?
Une faible proportion variable de vapeur d’eau et des traces de gaz rares.
Quelle est l’étendue de la troposphère et jusqu’à quelle température descend-elle ?
Elle s’étend de 0 à 11 000 m et sa température descend jusqu’à −56 °C.
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