Fiche de révision : Évaluation de la dyspnée chronique

Plan du Cours

  1. Définition et perception de la dyspnée
  2. Temporalité et mécanismes respiratoires
  3. Interrogatoire et orientation diagnostique
  4. Circonstances sémiologiques de la dyspnée
  5. Horaire et périodicité de la dyspnée
  6. Hyperventilation et contrôle ventilatoire
  7. Signes associés à rechercher
  8. Orientation diagnostique de la dyspnée chronique
  9. Quantification et retentissement chronique

1. Définition et perception de la dyspnée

Notions clés & Définitions

  • Dyspnée : Perception d’une respiration inconfortable ou pénible au repos ou à l’exercice, dans des situations qui n’entraînent habituellement aucune gêne.

Points essentiels

📌 La dyspnée ne se réduit pas à une modification du rythme respiratoire comme la tachypnée : une personne peut être tachypnéique sans être dyspnéique, ou dyspnéique sans être tachypnéique.

Astuce mémo

Dyspnée : sensation pénible ; tachypnée : modification du rythme

2. Temporalité et mécanismes respiratoires

Notions clés & Définitions

  • Dyspnée : La dyspnée résulte d’une inadéquation entre la demande ventilatoire, liée à la commande centrale, et l’efficacité du système respiratoire à répondre à cette demande ; le désordre peut concerner la commande, l’effecteur ou les deux.

Points essentiels

📌 La dyspnée aiguë s’installe brutalement en quelques heures à quelques jours, tandis que la dyspnée chronique persiste depuis plusieurs semaines, au moins 8, jusqu’à plusieurs mois ou années.

📌 Toute dyspnée aiguë est une urgence jusqu’à preuve du contraire et impose d’apprécier le pronostic vital.

Astuce mémo

Demande ventilatoire inadéquate à l’efficacité du système respiratoire → dyspnée

3. Interrogatoire et orientation diagnostique

Points essentiels

  • L’orientation diagnostique d’une dyspnée repose sur six questions successives concernant son caractère aigu ou chronique, le patient, les facteurs favorisants, le moment de survenue, les circonstances et les signes associés.

  • Une dyspnée avec bruits inspiratoires doit faire rechercher systématiquement une atteinte ou une obstruction des voies aériennes supérieures, notamment du larynx et de la trachée extrathoracique.

4. Circonstances sémiologiques de la dyspnée

Points essentiels

📌 Une dyspnée inspiratoire avec cornage évoque une pathologie des voies aériennes supérieures, notamment du larynx et de la trachée extrathoracique, tandis que des sifflements expiratoires évoquent une pathologie bronchique.

5. Horaire et périodicité de la dyspnée

Points essentiels

  • Une dyspnée nocturne évoque principalement un œdème aigu pulmonaire ou un asthme.

6. Hyperventilation et contrôle ventilatoire

Notions clés & Définitions

  • Hyperventilation excessive : Réponse ventilatoire supérieure aux besoins physiologiques, avec une augmentation concomitante et harmonieuse de la fréquence respiratoire et du volume courant.
  • Dysfunctional breathing : Désordre du contrôle physiologique de la ventilation caractérisé par une augmentation non harmonieuse de la fréquence respiratoire et du volume courant.

Astuce mémo

HVE harmonieuse ; dysfunctional breathing non harmonieuse

7. Signes associés à rechercher

Points essentiels

  • Les symptômes associés à rechercher comprennent :

    • une douleur thoracique
    • des palpitations
    • une toux
    • des expectorations
    • des bruits respiratoires anormaux
  • Les anomalies auscultatoires à rechercher comprennent : des crépitants, des sibilants, des râles bronchiques, une abolition localisée du murmure vésiculaire

8. Orientation diagnostique de la dyspnée chronique

Points essentiels

  • L’examen clinique, en particulier l’auscultation pulmonaire, constitue le principal élément d’orientation étiologique après l’interrogatoire.
  • Les examens complémentaires de première intention sont :

    • une radiographie thoracique
    • une numération formule sanguine
    • un BNP en cas de suspicion de cardiopathie
    • un ECG
  • En cas d’orientation vers une bronchopathie chronique ou une pathologie interstitielle chronique, le scanner thoracique se réalise sans injection ; en cas d’orientation vers une cause vasculaire, il se réalise avec injection.

Astuce mémo

Interrogatoire → examen clinique → examens complémentaires

9. Quantification et retentissement chronique

Points essentiels

  • La quantification de la dyspnée chronique sert à suivre la pathologie causale, apprécier l’efficacité des traitements et mesurer l’impact sur la qualité de vie.

  • La mMRC est une échelle opérationnelle de dyspnée chronique qui classe l’impact sur les activités physiques en cinq stades, de 0 à 4.

  • La dyspnée chronique, quelle qu’en soit la cause, a un impact délétère sur la qualité de vie.

Astuce mémo

mMRC classe l’impact ; elle détecte peu les changements

Teste tes connaissances

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1. Concernant la définition de la dyspnée :

2. Une personne présente une respiration accélérée sans inconfort respiratoire, tandis qu’une autre décrit une gêne avec un rythme non accéléré. Concernant la dyspnée et la tachypnée, quelles propositions sont exactes ?

Faire le QCM →

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Comment se définit la dyspnée ?

La perception d’une respiration inconfortable ou pénible au repos ou à l’exercice, dans des situations habituellement sans gêne.

Pourquoi dyspnée et tachypnée ne sont-elles pas équivalentes ?

Une personne peut être tachypnéique sans être dyspnéique.

Une personne dyspnéique est-elle nécessairement tachypnéique ?

Non, elle peut être dyspnéique sans être tachypnéique.

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