QCM : Filarioses et helminthiases cutanées (30 questions)

Questions et réponses du QCM

1. À quelle catégorie d’organismes appartiennent les parasites adultes responsables des filarioses ?

À des arthropodes appelés filaires au stade adulte
À des trématodes appelés filaires au stade adulte
À des cestodes appelés filaires au stade adulte
À des nématodes appelés filaires au stade adulte

À des nématodes appelés filaires au stade adulte

Explication

Les filarioses sont dues à des nématodes dont les adultes sont appelés filaires. Les cestodes et les trématodes sont d’autres groupes de vers, tandis que les arthropodes peuvent servir de vecteurs.

2. Quel phénomène caractérise la reproduction des femelles filaires ?

Elles pondent des œufs appelés microfilaires
Elles émettent des embryons appelés microfilaires
Elles pondent des œufs qui deviennent des arthropodes
Elles émettent des embryons appelés filaires adultes

Elles émettent des embryons appelés microfilaires

Explication

Les femelles filaires sont vivipares : elles émettent des embryons appelés microfilaires. Les œufs ne sont pas le stade décrit, et les adultes ne sont pas les embryons produits.

3. À quel groupe géographique et clinique appartient la loase associée à *Loa loa* ?

À une filariose cutanéo-dermique rurale et forestière strictement africaine
À une filariose cutanéo-dermique rurale et forestière présente sur plusieurs continents
À une filariose lymphatique rurale et forestière strictement africaine
À une filariose cutanéo-dermique urbaine et forestière strictement africaine

À une filariose cutanéo-dermique rurale et forestière strictement africaine

Explication

La loase due à *Loa loa* est une filariose cutanéo-dermique rurale et forestière, limitée à l’Afrique. La filariose lymphatique confond le type de maladie, la répartition sur plusieurs continents élargit à tort son aire, et le caractère urbain contredit son association aux milieux ruraux et forestiers.

4. Un taon *Chrysops* ingère des microfilaires lors d’un repas sanguin. Quelle séquence permet ensuite la transmission à un humain ?

Différenciation en 10 à 12 jours, migration vers la trompe, puis ingestion par l’humain lors d’une piqûre
Différenciation en 10 à 12 jours, migration vers les tissus sous-cutanés du taon, puis inoculation lors d’une piqûre
Différenciation en 10 à 12 jours, migration vers la trompe, puis inoculation lors d’une piqûre
Inoculation lors d’une piqûre, puis différenciation en 10 à 12 jours dans les tissus humains

Différenciation en 10 à 12 jours, migration vers la trompe, puis inoculation lors d’une piqûre

Explication

Après ingestion par le taon, les microfilaires se différencient dans l’insecte pendant 10 à 12 jours, gagnent sa trompe, puis sont inoculées lors d’une piqûre. Le déplacement vers les tissus du taon inverse la migration décrite, l’humain reçoit les formes par inoculation plutôt que par ingestion, et la différenciation précède la piqûre infectante.

5. Dans une région où les cas d’onchocercose se concentrent le long des cours d’eau, quelle caractéristique de la simulie explique cette répartition ?

La simulie se reproduit dans les forêts, où le couvert végétal structure la répartition
Les vers adultes se reproduisent dans les cours d’eau, où leur migration structure la répartition
La simulie se reproduit dans les habitations, où leur distribution structure la répartition
La simulie se reproduit près des cours d’eau, où le réseau hydrographique structure la répartition

La simulie se reproduit près des cours d’eau, où le réseau hydrographique structure la répartition

Explication

La simulie, vecteur d’*Onchocerca volvulus*, se reproduit près des cours d’eau ; la distribution des foyers suit donc le réseau hydrographique. Les forêts et les habitations ne sont pas le milieu de reproduction indiqué, et ce ne sont pas les vers adultes qui se reproduisent dans les cours d’eau.

6. Après qu’une simulie a ingéré des microfilaires, quelle étape conduit à leur transmission à une personne piquée ?

Différenciation dans l’insecte, migration des formes infectantes vers la trompe, puis ingestion par la personne
Différenciation dans l’insecte, migration des formes infectantes vers la trompe, puis inoculation sous-cutanée
Émission des microfilaires dans la peau, ingestion par la simulie, puis inoculation sous-cutanée
Différenciation dans l’insecte, migration des formes infectantes vers le tube digestif, puis inoculation sous-cutanée

Différenciation dans l’insecte, migration des formes infectantes vers la trompe, puis inoculation sous-cutanée

Explication

Les microfilaires ingérées se différencient dans la simulie ; les formes infectantes migrent vers la trompe et sont inoculées dans les tissus sous-cutanés lors d’une piqûre. Le tube digestif n’est pas leur destination finale dans l’insecte, l’humain est infecté par inoculation, et l’émission dans la peau survient chez l’hôte après l’infection.

7. Après un séjour en zone d’endémie, une personne présente des signes compatibles avec une filariose et une hyperéosinophilie de 2 G/L. Comment interpréter ces éléments dans la démarche diagnostique ?

Ils confirment la filariose quelle que soit l’espèce.
Ils ne sont pertinents que si des microfilaires sont observées.
Ils orientent vers une filariose sans en établir la certitude.
Ils orientent vers une loase car le taux dépasse 10 G/L.

Ils orientent vers une filariose sans en établir la certitude.

Explication

Le voyage en zone d’endémie, les signes cliniques et une hyperéosinophilie supérieure à 0,5 G/L constituent des éléments d’orientation, tandis que la confirmation repose sur l’observation parasitologique. La confirmation sans observation confond orientation et certitude, le seuil de 10 G/L est attribué à tort, et l’exclusion du contexte néglige des éléments d’orientation.

8. Chez un patient suspect de filariose, le contexte et les signes cliniques évoquent la maladie, puis des microfilaires sont observées sur un frottis sanguin. Quelle interprétation distingue correctement les deux étapes diagnostiques ?

Le frottis oriente, tandis que la biopsie cutanée confirme les formes sanguicoles.
Le contexte établit la certitude, et le frottis sert seulement à orienter.
Le contexte oriente, et l’observation sur frottis apporte une certitude parasitologique.
La mobilité établit la certitude, même sans observation parasitologique.

Le contexte oriente, et l’observation sur frottis apporte une certitude parasitologique.

Explication

Le contexte et les signes cliniques servent au diagnostic d’orientation, alors que l’observation des microfilaires sur frottis sanguin contribue au diagnostic de certitude. Faire du contexte une preuve confond les étapes, la mobilité seule ne remplace pas l’observation, et la biopsie cutanée concerne la recherche d’Onchocerca volvulus dans le derme.

9. Quelle mesure vaccinale est disponible pour prévenir les filarioses ?

Un vaccin est disponible pour les personnes exposées aux vecteurs.
Un vaccin est disponible pour les personnes en zone d’endémie.
Aucun vaccin n’est disponible contre les filarioses.
Un vaccin est disponible en complément de l’ivermectine.

Aucun vaccin n’est disponible contre les filarioses.

Explication

Il n’existe pas de vaccin contre les filarioses. La chimioprophylaxie par ivermectine ne constitue pas une vaccination, et les mesures antivectorielles protègent de l’exposition sans être des vaccins.

10. Une personne se rend dans une région où des vecteurs de filarioses sont présents. Quelle combinaison relève de la protection personnelle antivectorielle ?

Appliquer un répulsif, installer des pièges et prendre de l’ivermectine.
Dormir sous une moustiquaire imprégnée, traiter les gîtes larvaires et prendre de l’albendazole.
Porter des vêtements couvrants, appliquer un répulsif et dormir sous une moustiquaire imprégnée.
Porter des vêtements couvrants, détruire les eaux stagnantes et utiliser un larvicide.

Porter des vêtements couvrants, appliquer un répulsif et dormir sous une moustiquaire imprégnée.

Explication

La protection personnelle comprend les vêtements longs et couvrants, les répulsifs et les moustiquaires imprégnées. La destruction des gîtes et les larvicides relèvent de la lutte collective, les pièges sont une autre mesure de lutte antivectorielle, et l’ivermectine ou l’albendazole relèvent de la chimioprophylaxie.

11. Une campagne de prévention est organisée dans une population vivant en zone d’endémie filarienne. Quel schéma correspond à la chimioprophylaxie de masse ?

Distribuer des répulsifs, seuls ou associés à des moustiquaires imprégnées.
Administrer de l’albendazole, seul ou associé à un répulsif.
Administrer de l’ivermectine, seule ou associée à l’albendazole.
Utiliser un larvicide, seul ou associé à la destruction des gîtes.

Administrer de l’ivermectine, seule ou associée à l’albendazole.

Explication

La chimioprophylaxie de masse en zone d’endémie repose sur l’ivermectine, seule ou associée à l’albendazole. L’albendazole seul inverse le rôle du médicament de référence; répulsifs et moustiquaires sont des protections personnelles, tandis que les larvicides et la destruction des gîtes relèvent de la lutte collective.

12. Quel niveau de pathogénicité caractérise généralement les Mansonella chez l’être humain ?

Élevée surtout en cas d’immunodépression
Modérée et constante
Élevée dans la plupart des infections
Nulle ou faible

Nulle ou faible

Explication

Les Mansonella sont non pathogènes ou peu pathogènes chez l’être humain. Une pathogénicité élevée confond leur profil avec celui d’autres filarioses ou avec les formes graves d’une autre infection.

13. Chez une personne suspectée de filariose, quelle association distingue le rôle des vers adultes de celui des microfilaires ?

Les adultes et les microfilaires servent au diagnostic microscopique, sans lien avec les signes cliniques
Les adultes sont associés au diagnostic microscopique, les microfilaires aux atteintes tissulaires
Les adultes sont associés aux signes cliniques, les microfilaires au diagnostic microscopique
Les adultes servent au diagnostic microscopique, les microfilaires sont associés aux signes cliniques

Les adultes sont associés aux signes cliniques, les microfilaires au diagnostic microscopique

Explication

Dans les filarioses, les vers adultes sont associés aux signes cliniques, tandis que les microfilaires sont recherchées au microscope pour le diagnostic parasitaire. Inverser ces rôles ou attribuer aux adultes le diagnostic microscopique constitue la confusion visée.

14. Quel énoncé décrit l’anguillulose à Strongyloides stercoralis ?

Une infection digestive surtout présente en zone tropicale
Une infection cutanée surtout présente en zone tropicale
Une infection digestive surtout présente en zone tempérée
Une infection pulmonaire due principalement à un ankylostome

Une infection digestive surtout présente en zone tropicale

Explication

L’anguillulose est une infection digestive due à Strongyloides stercoralis, surtout présente en zone tropicale. L’atteinte cutanée isolée et l’attribution à un ankylostome confondent cette infection avec d’autres parasitoses.

15. Dans une situation où la température est de 22 °C, quel déroulement et quelle durée du cycle de Strongyloides stercoralis faut-il prévoir ?

Un cycle direct en 36 heures
Un cycle passant par plusieurs stades en 2 à 5 jours
Un cycle direct en 2 à 5 jours
Un cycle passant par plusieurs stades en 36 heures

Un cycle passant par plusieurs stades en 2 à 5 jours

Explication

À partir de 20 °C, le cycle passe par plusieurs stades et prend 2 à 5 jours. Le cycle direct de 36 heures correspond à une température inférieure à 20 °C; conserver cette durée ou inverser les conditions confond les deux voies.

16. Un patient greffé reçoit des corticoïdes à forte dose depuis plusieurs mois et développe une anguillulose maligne. Quelle complication grave est cohérente avec ce tableau ?

Une atteinte limitée au tube digestif, sans dissémination des larves ni passage bactérien
Une dissémination larvaire massive, sans risque de passage de bactéries entériques vers les organes
Une dissémination de bactéries entériques, sans dissémination larvaire vers les tissus
Une dissémination larvaire massive et le passage de bactéries entériques vers le sang, les poumons ou les méninges

Une dissémination larvaire massive et le passage de bactéries entériques vers le sang, les poumons ou les méninges

Explication

L’immunodépression, notamment chez les greffés ou lors de traitements prolongés par corticoïdes à forte dose, favorise l’anguillulose maligne, qui peut entraîner une dissémination larvaire massive et le passage de bactéries entériques vers le sang, les poumons ou les méninges. L’autoinfestation sans dissémination ou l’absence de l’un de ces deux phénomènes minimise la gravité décrite.

17. Un prescripteur demande un examen parasitologique des selles pour rechercher une anguillulose. Quelle méthode exploite l’attraction des larves par l’eau et la chaleur ?

La méthode de Baermann
La coproculture parasitaire
La goutte épaisse sanguine
La biopsie cutanée exsangue

La méthode de Baermann

Explication

La méthode de Baermann, utilisée pour l’examen des selles, extrait les larves attirées par l’eau et la chaleur. La goutte épaisse concerne une recherche sanguine, tandis que la coproculture déclenche le cycle stercoral et la biopsie cutanée relève d’autres recherches parasitaires.

18. Quels agents sont responsables des ankylostomoses humaines, infections digestives ?

Mansonella sp. ou Dirofilaria
Ancylostoma caninum ou A. braziliense
Strongyloides stercoralis ou Necator caninum
Ancylostoma duodenale ou Necator americanus

Ancylostoma duodenale ou Necator americanus

Explication

Les ankylostomoses humaines sont des infections digestives dues à Ancylostoma duodenale ou Necator americanus. Ancylostoma caninum et A. braziliense sont associés à la larva migrans cutanée, tandis que Strongyloides et les filaires correspondent à d’autres parasitoses.

19. Un patient atteint d’ankylostomose présente des troubles liés à la phase intestinale : quelle association de manifestations est attendue ?

Duodénite, diarrhées et anémie
Ulcérations cutanées et atteinte lymphatique
Toux, irritation des voies aériennes et lésions pulmonaires
Papules prurigineuses et trajet cutané serpigineux

Duodénite, diarrhées et anémie

Explication

La phase intestinale des ankylostomoses peut provoquer une duodénite, des diarrhées et une anémie, notamment avec Ancylostoma duodenale. La toux relève de la migration larvaire, tandis que les papules et trajets cutanés évoquent la larva migrans cutanée.

20. Plus d’un mois après une infection suspectée par des ankylostomes, quelle démarche diagnostique et quelle interprétation des œufs sont appropriées ?

Rechercher dans les selles des œufs d’environ 60 × 40 μm, qui identifient l’espèce
Rechercher dans les selles des œufs d’environ 60 × 40 μm, sans identifier l’espèce
Rechercher dans les selles des larves d’environ 60 × 40 μm, qui identifient l’espèce
Rechercher dans le sang des œufs d’environ 60 × 40 μm, qui identifient l’espèce

Rechercher dans les selles des œufs d’environ 60 × 40 μm, sans identifier l’espèce

Explication

Le diagnostic repose sur la recherche des œufs dans les selles, qui devient positive plus d’un mois après l’infection ; leur taille est d’environ 60 × 40 μm, mais elle ne permet pas un diagnostic d’espèce. Les larves ne sont pas la cible de cette recherche, et la taille des œufs ne distingue pas les espèces.

21. Quelle description correspond à la larva migrans cutanée ?

Infection digestive due à des larves d’ankylostomes d’animaux
Infection digestive due à Ancylostoma duodenale ou Necator americanus
Pénétration cutanée de larves de Strongyloides stercoralis
Pénétration cutanée de larves d’ankylostomes d’animaux, notamment Ancylostoma caninum, A. braziliense et A. tubaeforme

Pénétration cutanée de larves d’ankylostomes d’animaux, notamment Ancylostoma caninum, A. braziliense et A. tubaeforme

Explication

La larva migrans cutanée est provoquée par la pénétration transcutanée de larves d’ankylostomes d’animaux, notamment les trois espèces citées. Ancylostoma duodenale et Necator americanus sont les agents des ankylostomoses humaines digestives, et Strongyloides est un autre parasite.

22. Après avoir marché sur un sol contaminé, une personne développe des papules prurigineuses deux jours plus tard ; quelle évolution des larves est attendue chez l’humain ?

Elles pénètrent activement la peau, puis migrent vers l’intestin en quelques jours
Elles pénètrent activement la peau, puis meurent en environ un mois
Elles pénètrent passivement la peau, puis meurent en environ un mois
Elles pénètrent activement la peau, puis persistent pendant plusieurs années

Elles pénètrent activement la peau, puis meurent en environ un mois

Explication

Les larves pénètrent activement la peau après le contact avec un sol contaminé et provoquent des papules prurigineuses dans les 24 à 48 heures ; inadaptées à l’humain, elles meurent en environ un mois. Une pénétration passive, une persistance de plusieurs années ou une migration intestinale ne correspondent pas à cette évolution.

23. Un médecin traite une larva migrans cutanée et constate une surinfection bactérienne : quelle conduite thérapeutique correspond au traitement recommandé ?

Administrer une prise orale unique d’albendazole et traiter la surinfection
Administrer plusieurs prises orales d’ivermectine sans traiter la surinfection
Administrer une prise orale unique d’ivermectine et traiter la surinfection
Appliquer une dose unique d’ivermectine sur la peau et traiter la surinfection

Administrer une prise orale unique d’ivermectine et traiter la surinfection

Explication

Le traitement repose sur une prise orale unique de Stromectol® (ivermectine), avec traitement des surinfections bactériennes si nécessaire. L’albendazole seul, une application cutanée ou des prises répétées ne correspondent pas à ce schéma.

24. Comment les schistosomiases, aussi appelées bilharzioses, pénètrent-elles dans l’organisme et quelles formes peuvent-elles prendre ?

Par inhalation de cercaires aériennes, avec des formes digestives ou hépatiques
Par ingestion de mollusques infectés, avec des formes pulmonaires ou cutanées
Par pénétration transcutanée de cercaires aquatiques, avec des formes digestives ou urinaires
Par pénétration transcutanée d’œufs, avec des formes intestinales ou pulmonaires

Par pénétration transcutanée de cercaires aquatiques, avec des formes digestives ou urinaires

Explication

Les schistosomiases sont dues à la pénétration transcutanée de cercaires aquatiques et peuvent être digestives ou urinaires. L’ingestion de mollusques confond le mode d’entrée, les œufs confondent le stade infectant et l’atteinte pulmonaire ne correspond pas aux formes décrites.

25. Une patiente présente une hématurie et des douleurs à la miction après une exposition compatible avec une schistosomiase. Quelle espèce est la plus associée à cette forme urinaire ?

Schistosoma japonicum
Schistosoma mansoni
Schistosoma haematobium
Schistosoma intercalatum

Schistosoma haematobium

Explication

Schistosoma haematobium est l’espèce associée à la forme urinaire, tandis que S. mansoni et S. intercalatum sont surtout liées à la forme intestinale. S. japonicum est associé à des atteintes artério-veineuses et hépatospléniques.

26. Chez une personne infectée, des œufs retenus dans les tissus provoquent une réaction immunitaire locale. Quel mécanisme peut en résulter ?

La formation d’un granulome bilharzien
La formation d’une dermatite cercarienne
La migration de schistosomules sous la peau
La constitution d’une hypertension portale

La formation d’un granulome bilharzien

Explication

La rétention des œufs et les microsaignements peuvent déclencher une réaction immunitaire qui forme un granulome bilharzien. La dermatite cercarienne relève de la pénétration des cercaires, la migration sous-cutanée ne décrit pas cette réaction, et l’hypertension portale correspond à une complication de certaines formes sévères.

27. Un voyageur revient d’une zone d’endémie après des baignades en eau douce et présente des signes compatibles avec une schistosomiase. Quelle démarche diagnostique réunit les éléments pertinents ?

Fonder le diagnostic sur les symptômes et une imagerie abdominale, sans examens parasitologiques
Mesurer les anticorps sériques et écarter l’histoire d’exposition ainsi que les signes cliniques
Associer l’exposition et les signes cliniques aux examens biologiques et à la recherche d’œufs dans les urines ou les selles
Rechercher les œufs dans le sang et établir le diagnostic à partir de la seule baignade

Associer l’exposition et les signes cliniques aux examens biologiques et à la recherche d’œufs dans les urines ou les selles

Explication

Le diagnostic combine le séjour en zone d’endémie et la baignade en eau douce avec les signes cliniques, l’hyperéosinophilie, les anticorps sériques et la recherche d’œufs dans les urines ou les selles. L’imagerie seule ne remplace pas ces éléments, les œufs sont recherchés dans les urines ou les selles, et les anticorps ne rendent pas l’exposition ou la clinique superflues.

28. À quelle catégorie de filariose appartient Mansonella perstans ?

Aux filarioses lymphatiques
Aux filarioses du sang périphérique
Aux filarioses des séreuses
Aux filarioses cutanéo-dermiques

Aux filarioses des séreuses

Explication

Mansonella perstans appartient aux filarioses des séreuses. La catégorie lymphatique est associée notamment à Wuchereria et Brugia, tandis que la catégorie cutanéo-dermique comprend d’autres espèces comme Loa loa.

29. Dans une région où les cas de filariose lymphatique sont répartis entre les espèces principales, quelle espèce devrait être responsable d’environ 90 % des cas ?

Wuchereria bancrofti
Brugia timori
Brugia malayi et Brugia timori ensemble
Brugia malayi

Wuchereria bancrofti

Explication

Wuchereria bancrofti représente environ 90 % des filarioses lymphatiques, alors que Brugia malayi et Brugia timori en représentent ensemble environ 10 %. Attribuer la part dominante à l’une des espèces Brugia inverse ces proportions.

30. Après qu’un moustique a ingéré des microfilaires, quel développement se produit chez le moustique avant une nouvelle transmission ?

Elles migrent vers le système lymphatique et deviennent des vers adultes
Elles deviennent des larves infectantes L3 en environ 10 à 14 jours
Elles deviennent des microfilaires qui passent dans le sang périphérique
Elles se transforment en larves L3 en environ 7 jours

Elles deviennent des larves infectantes L3 en environ 10 à 14 jours

Explication

Chez le moustique, les microfilaires ingérées se développent en larves infectantes L3 en environ 10 à 14 jours. La migration vers le système lymphatique et la production de microfilaires dans le sang périphérique se déroulent chez l’humain; le délai d’environ 7 jours ne correspond pas à ce développement.

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Quelles maladies sont appelées filarioses ?

Des maladies tropicales dues à des nématodes dont les adultes sont appelés filaires.

Quel mode de reproduction caractérise les femelles filaires ?

Elles sont vivipares.

Comment appelle-t-on les embryons émis par les femelles filaires ?

Des microfilaires.

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