QCM : Stérilisation hospitalière (46 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un fabricant destine un article à modifier un processus physiologique chez une personne. Selon sa destination, comment cet article peut-il être défini ?

Comme un équipement de protection
Comme un produit de désinfection
Comme un dispositif médical
Comme un médicament

Comme un dispositif médical

Explication

La définition du dispositif médical inclut les articles destinés à modifier l’anatomie ou un processus physiologique. Le médicament relève d’une autre catégorie, la désinfection n’est pas le critère de définition et le diagnostic ou le traitement ne sont pas les seules finalités possibles.

2. Un fabricant met sur le marché un dispositif médical standard et signale ensuite un incident lié à son utilisation. Quelle obligation s’applique à ce dispositif ?

Respecter la directive et relever de la vigilance sans marquage CE
Respecter la directive, porter le marquage CE et relever de la vigilance
Porter le marquage CE sans relever du système de vigilance
Relever de la vigilance sans satisfaire aux exigences de la directive

Respecter la directive, porter le marquage CE et relever de la vigilance

Explication

Un dispositif mis sur le marché doit satisfaire aux exigences de la directive, porter le marquage CE et être soumis à la vigilance avec rapport des incidents. L’exemption du marquage concerne les dispositifs sur mesure ou destinés aux essais cliniques; le marquage ne remplace pas la vigilance.

3. Quel texte établit des normes architecturales, fonctionnelles et organisationnelles pour les hôpitaux, avec un chapitre consacré à la stérilisation ?

Les recommandations du Conseil supérieur de la santé de 2006
Une norme de qualité ISO sur la stérilisation
L’Arrêté royal du 15 décembre 1978
La directive européenne 93/42/CEE

L’Arrêté royal du 15 décembre 1978

Explication

L’Arrêté royal du 15 décembre 1978 fixe les normes hospitalières architecturales, fonctionnelles et organisationnelles, notamment au chapitre XI sur la stérilisation. Les recommandations sanitaires, les normes ISO et la directive 93/42/CEE correspondent à d’autres cadres.

4. Un hôpital confie sa stérilisation à un prestataire externe. Quel dispositif doit-il néanmoins maintenir sur place pour répondre aux imprévus ?

Un équipement central restreint doté d’un autoclave disponible en permanence
Un stock de matériel stérile fourni par le prestataire
Un service central complet fonctionnant selon les mêmes modalités
Un autoclave utilisable uniquement pendant les heures ouvrables

Un équipement central restreint doté d’un autoclave disponible en permanence

Explication

Même avec un service externe, l’hôpital doit conserver un équipement central restreint avec un autoclave utilisable en permanence pour les situations imprévues. L’externalisation ne supprime donc pas le besoin d’une capacité locale, et une disponibilité limitée aux heures ouvrables ne répond pas à cette exigence.

5. Dans une stérilisation centrale, le matériel souillé est réceptionné, nettoyé et emballé, puis stérilisé avant stockage et distribution. Comment les zones doivent-elles être organisées ?

Zone propre pour la réception, zone sale pour le nettoyage et l’emballage, zone stérile pour le stockage et la distribution
Zone sale pour la réception, zone propre pour le stockage, zone stérile pour le nettoyage et l’emballage
Zone sale pour la réception et le nettoyage, zone stérile pour l’emballage, zone propre pour le stockage et la distribution
Zone sale pour la réception, zone propre pour le nettoyage et l’emballage, zone stérile pour le stockage et la distribution

Zone sale pour la réception, zone propre pour le nettoyage et l’emballage, zone stérile pour le stockage et la distribution

Explication

La zone sale reçoit le matériel souillé, la zone propre sert au nettoyage, à la préparation et à l’emballage, et la zone stérile accueille le matériel stérilisé pour son stockage et sa distribution. Inverser les zones sale et propre, déplacer le stockage vers la zone propre ou affecter le nettoyage à la zone stérile brouille ces fonctions distinctes.

6. Un hôpital reçoit des implants et des prothèses stériles destinés à plusieurs interventions. Quelle responsabilité incombe au pharmacien hospitalier concernant ces dispositifs ?

En assurer un stockage permanent et adéquat et veiller à leur utilisation judicieuse
Valider les procédures de stérilisation et surveiller le conditionnement de ces dispositifs
Participer à la concertation sur leur choix sans intervenir dans leur utilisation
Organiser leur stérilisation dans un autre hôpital et coordonner leur transfert

En assurer un stockage permanent et adéquat et veiller à leur utilisation judicieuse

Explication

Le pharmacien hospitalier doit assurer un stockage permanent et adéquat des implants et des prothèses et veiller à leur utilisation judicieuse. La validation des procédures relève de son rôle pour la stérilisation centrale, tandis que la concertation sur le choix et la collaboration inter-hospitalière sont des responsabilités distinctes.

7. La stérilisation centrale d’un hôpital doit améliorer la qualité de ses activités quotidiennes. Quelle action correspond au rôle du pharmacien hospitalier ?

Conseiller sur les équipements et méthodes, valider les procédures et surveiller les étapes préalables ainsi que la conservation
Surveiller les interventions chirurgicales et choisir les dispositifs avec le comité concerné
Organiser une collaboration avec un autre hôpital et lui confier la validation des procédures
Assurer le stockage adéquat des implants et prothèses et veiller à leur utilisation au bloc opératoire

Conseiller sur les équipements et méthodes, valider les procédures et surveiller les étapes préalables ainsi que la conservation

Explication

Pour garantir la qualité des activités journalières de stérilisation centrale, le pharmacien conseille le choix des équipements et méthodes, valide les procédures et surveille le nettoyage, la désinfection, le conditionnement et la conservation. Le stockage des implants et prothèses ne couvre pas l’ensemble de ces étapes, et la surveillance des interventions chirurgicales ne correspond pas à ce rôle.

8. Un fournisseur affirme que la conformité de son système aux normes ISO 9000 et ISO 46000 prouve la qualité intrinsèque et l’origine de chaque produit livré. Quelle évaluation est correcte ?

Cette affirmation est correcte : ces normes garantissent l’origine des produits, mais pas leur qualité intrinsèque
Cette affirmation est correcte : ces normes garantissent la qualité intrinsèque des produits, mais pas leur origine
Cette affirmation est correcte : la conformité du système certifie formellement chaque produit livré
Cette affirmation va trop loin : ces normes ne garantissent formellement ni la qualité intrinsèque ni l’origine des produits

Cette affirmation va trop loin : ces normes ne garantissent formellement ni la qualité intrinsèque ni l’origine des produits

Explication

Les normes ISO 9000 et ISO 46000 n’offrent de garantie formelle ni sur la qualité intrinsèque des produits ni sur leur origine. La qualité du système d’assurance ne constitue donc pas une preuve de qualité ou de provenance pour chaque produit.

9. Quand le Conseil supérieur de la santé a-t-il publié son guide de recommandations en matière de stérilisation ?

En mai 2005
En mai 2007
En mai 2008
En mai 2006

En mai 2006

Explication

Le Conseil supérieur de la santé a publié ce guide en mai 2006. Les autres dates correspondent à des erreurs sur l’année de publication.

10. Quel risque les recommandations distinctes du Conseil supérieur de la santé visent-elles à prévenir ?

Les défauts de validation des stérilisateurs
La contamination liée aux cycles de lavage
La transmission des infections respiratoires saisonnières
La transmission des encéphalites spongiformes transmissibles

La transmission des encéphalites spongiformes transmissibles

Explication

Le Conseil supérieur de la santé a aussi publié des recommandations pour prévenir la transmission des encéphalites spongiformes transmissibles. Les infections respiratoires et les cycles de lavage relèvent d’autres enjeux, tandis que la validation concerne un autre volet du guide.

11. Une équipe de stérilisation cherche un document pour connaître les étapes indispensables du traitement du matériel et préserver sa stérilité jusqu’à son utilisation. À quoi servent les recommandations de l’AFMPS ?

À certifier la qualité intrinsèque de chaque dispositif médical
À définir la durée d’action de chaque opération de désinfection
À prévenir la transmission des encéphalites spongiformes
À fournir un guide pratique au personnel des services de stérilisation

À fournir un guide pratique au personnel des services de stérilisation

Explication

Les recommandations de l’AFMPS guident le personnel des services de stérilisation sur les étapes du traitement et le maintien de la stérilité jusqu’à l’utilisation. La certification des produits, la désinfection et la prévention des encéphalites correspondent à d’autres notions.

12. Un dispositif est désinfecté, puis contaminé par de nouveaux microorganismes après l’opération. Quelle conclusion décrit correctement la portée de cette désinfection ?

Elle rend inutile le nettoyage préalable de l’objet
Elle ne concerne que les microorganismes présents lors de l’opération
Elle élimine toutes les formes microbiennes, y compris les spores
Elle garantit l’absence durable de tout microorganisme sur le dispositif

Elle ne concerne que les microorganismes présents lors de l’opération

Explication

La désinfection a un résultat momentané, limité aux microorganismes présents au moment de l’opération; une contamination ultérieure n’est donc pas couverte. L’absence durable de microorganismes et l’élimination de toutes les formes relèvent plutôt de la stérilisation, et le nettoyage reste nécessaire pour celle-ci.

13. Un procédé de désinfection repose sur un produit chimique, tandis qu’un autre utilise la chaleur. Quelle classification convient à ces deux procédés, dans cet ordre ?

Stérilisation, puis désinfection thermique
Désinfection thermique, puis désinfection chimique
Désinfection chimique, puis désinfection thermique
Désinfection de haut niveau, puis désinfection chimique

Désinfection chimique, puis désinfection thermique

Explication

La désinfection chimique est obtenue par des moyens chimiques, parfois secondés d’effets thermiques, tandis que la désinfection thermique repose sur la chaleur. L’ordre inverse confond les agents; la désinfection de haut niveau désigne un résultat microbiologique distinct, et la stérilisation est un processus différent.

14. Une charge d’objets parfaitement nettoyés entre dans un stérilisateur. Quel résultat le processus de stérilisation vise-t-il ?

Détruire ou inactiver les microorganismes, sauf certaines formes sporulées
Détruire ou éliminer tous les microorganismes vivants, sous toute forme
Agir sur les seuls microorganismes présents au moment du traitement
Rendre stérile la charge sans exiger que les objets soient nettoyés

Détruire ou éliminer tous les microorganismes vivants, sous toute forme

Explication

La stérilisation vise à rendre stérile la charge et s’inscrit dans une suite de processus qui détruisent ou éliminent tous les microorganismes vivants portés par des objets parfaitement nettoyés. La persistance de certaines spores caractérise la désinfection de haut niveau; la limitation au moment de l’opération caractérise la désinfection, et le nettoyage préalable est requis.

15. Quel avantage principal découle du regroupement des activités de stérilisation dans un service central ?

Une utilisation plus intensive des équipements et un contrôle accru de la qualité
Une réduction de l’utilisation des équipements et un contrôle moins fréquent
Une diminution du rôle du personnel qualifié dans le contrôle des opérations
Une répartition des équipements entre les unités et une gestion plus autonome

Une utilisation plus intensive des équipements et un contrôle accru de la qualité

Explication

Le regroupement favorise une utilisation plus intensive des équipements, une gestion efficiente et un contrôle de qualité assuré par du personnel qualifié. La réduction du contrôle qualité inverse l’effet attendu, la répartition entre unités contredit le principe de centralisation et la diminution du rôle du personnel qualifié contredit le contrôle accru.

16. Dans un hôpital universitaire, qui doit diriger et surveiller les activités journalières et être présent durant chaque cycle de stérilisation ?

Un infirmier nommément désigné, présent uniquement lors du contrôle du service
Un médecin nommément désigné, présent durant chaque cycle
Un pharmacien hospitalier nommément désigné, présent durant chaque cycle
Un infirmier nommément désigné, présent durant chaque cycle

Un infirmier nommément désigné, présent durant chaque cycle

Explication

Les activités journalières relèvent d’un infirmier nommément désigné, dont la présence est exigée pendant chaque cycle dans les hôpitaux universitaires. Le médecin et le pharmacien peuvent assurer le contrôle du service, tandis qu’une présence limitée au contrôle ne satisfait pas l’exigence liée à chaque cycle.

17. Un hôpital doit désigner la personne chargée du contrôle du service de stérilisation et de la garantie de la qualité des activités journalières ; quel choix correspond à ces responsabilités ?

Un membre du comité d’hygiène, le médecin garantissant la qualité journalière
Un médecin ou un pharmacien hospitalier désigné, le médecin garantissant la qualité journalière
Un médecin ou un pharmacien hospitalier désigné, le pharmacien garantissant la qualité journalière
Un infirmier désigné, le pharmacien garantissant la qualité journalière

Un médecin ou un pharmacien hospitalier désigné, le pharmacien garantissant la qualité journalière

Explication

Le contrôle est assuré par un médecin ou un pharmacien hospitalier nommément désigné, et le pharmacien hospitalier garantit la qualité des activités journalières. L’infirmier dirige le fonctionnement quotidien, le comité d’hygiène n’est pas désigné comme contrôleur et le rôle de garantie de qualité attribué au médecin confond les responsabilités.

18. Lors de l’aménagement d’un service, dans quelle zone faut-il placer le stockage du matériel stérile, après le triage, le lavage, le contrôle et le conditionnement ?

Dans la zone de réception du matériel sale
Dans la zone sale
Dans la zone propre
Dans la zone stérile

Dans la zone stérile

Explication

Le stockage du matériel stérile relève de la zone stérile ; la zone propre accueille notamment le contrôle et le conditionnement, tandis que la zone sale sert au triage, au lavage et à la désinfection. Placer le stockage dans l’une de ces zones confond les étapes et leurs espaces dédiés.

19. Un lot d’instruments souillés doit être acheminé au service central de stérilisation ; quelle méthode de transport est recommandée ?

Le transporter sec dans un conteneur ouvert après un délai d’attente
Le transporter sec, rapidement et dans un conteneur fermé
Le transporter immergé dans un désinfectant et dans un conteneur fermé
Le transporter humide rapidement dans un conteneur fermé

Le transporter sec, rapidement et dans un conteneur fermé

Explication

Le matériel sale est transporté sec, le plus rapidement possible et dans un conteneur fermé, tandis que le nettoyage et la désinfection sont de préférence réalisés dans le service central. L’immersion n’est pas justifiée, un conteneur ouvert ne répond pas à la méthode recommandée et l’acheminement humide contredit la consigne de transport à sec.

20. Un instrument ne peut pas être nettoyé en machine ; quelle méthode de nettoyage faut-il lui appliquer ?

L’immersion dans un liquide désinfectant pendant le transport
La désinfection thermique
Le nettoyage manuel
Le nettoyage en machine

Le nettoyage manuel

Explication

Le nettoyage manuel est réservé au matériel qui ne peut pas être nettoyé en machine. Le nettoyage mécanique est donc inadapté au cas décrit, la désinfection thermique n’est pas une méthode de nettoyage et l’immersion pendant le transport ne remplace pas le nettoyage.

21. Un instrument a été nettoyé manuellement et doit ensuite être manipulé ; quel niveau de risque faut-il retenir ?

Il reste potentiellement à risque, car il n’a pas subi de désinfection thermique
Il est désinfecté thermiquement et ne présente plus de risque potentiel
Il ne présente plus de risque potentiel dès que les souillures visibles ont disparu
Il est encore sale et doit être considéré comme n’ayant subi aucun nettoyage

Il reste potentiellement à risque, car il n’a pas subi de désinfection thermique

Explication

Le matériel nettoyé manuellement ne subit pas de désinfection thermique et doit rester considéré comme potentiellement à risque lors des manipulations ultérieures. L’assimiler à une désinfection thermique ou à une suppression complète du risque est erroné ; le considérer comme non nettoyé confond l’absence de désinfection thermique avec l’absence de nettoyage.

22. Un dispositif médical est sensible à la chaleur. Quel critère guide le choix de son procédé de stérilisation ?

Son emballage, pour choisir entre vapeur et irradiation
Sa géométrie, pour choisir entre chaleur et irradiation
Sa compatibilité chimique, pour choisir entre gaz et trempage
Sa résistance thermique, pour choisir entre haute et basse température

Sa résistance thermique, pour choisir entre haute et basse température

Explication

Le choix du procédé dépend de la résistance thermique du dispositif et oriente vers une méthode à haute ou à basse température. La géométrie, la compatibilité chimique ou l’emballage ne sont pas le critère indiqué.

23. Au contrôle quotidien d’un stérilisateur à vapeur, que cherche principalement à vérifier le test de Bowie et Dick ?

La destruction d’une population de spores de référence
Le maintien de la température pendant toute la durée du stockage
L’absence de fuite d’air au cours du cycle uniquement
La pompe à vide, la purge de l’air et la pénétration de vapeur saturée

La pompe à vide, la purge de l’air et la pénétration de vapeur saturée

Explication

Le test vérifie le fonctionnement du stérilisateur et l’efficacité de la pompe à vide, notamment l’évacuation de l’air et la pénétration de vapeur saturée dans le paquet test. Le test de fuite examine une entrée d’air, tandis que la destruction des spores relève du contrôle biologique.

24. Dans un service où le contrôle biologique est planifié régulièrement, quelle fréquence et quel objectif correspondent aux indicateurs biologiques ?

Chaque jour, vérifier l’évacuation de l’air dans un paquet test
À chaque cycle, contrôler la pénétration d’air dans la chambre
Chaque semaine, vérifier l’effet létal sur une population connue de microorganismes adaptés
Chaque mois, mesurer la température de chaque dispositif conditionné

Chaque semaine, vérifier l’effet létal sur une population connue de microorganismes adaptés

Explication

Les indicateurs biologiques sont utilisés chaque semaine pour démontrer l’effet létal sur une population connue de microorganismes de référence adaptée au procédé. Le contrôle quotidien du vide et de la purge d’air correspond au test de Bowie et Dick.

25. Un lot d’indicateurs biologiques pour vapeur saturée présente 120 000 spores et une valeur D à 121 °C de 1,6 minute. Ces caractéristiques satisfont-elles les seuils indiqués ?

Oui, les deux valeurs dépassent leurs seuils respectifs
Non, la valeur D doit être inférieure à 1,5 minute
Non, le nombre de spores doit dépasser 1 000 000
Non, le nombre de spores doit être inférieur à 105

Oui, les deux valeurs dépassent leurs seuils respectifs

Explication

Le nombre doit être supérieur à 105 et la valeur D à 121 °C supérieure à 1,5 minute ; 120 000 et 1,6 minute satisfont ces exigences. Considérer 105 comme un maximum ou inverser le seuil de la valeur D conduit à une conclusion erronée.

26. Comment caractériser le conditionnement d’un dispositif médical destiné à rester stérile jusqu’à son emploi ?

L’emballage primaire conçu pour maintenir la stérilité jusqu’à l’emploi
Le procédé qui détruit les microorganismes présents sur le dispositif
L’emballage extérieur conçu pour faciliter le transport vers le service
Le contenant secondaire utilisé après l’ouverture du dispositif

L’emballage primaire conçu pour maintenir la stérilité jusqu’à l’emploi

Explication

Le conditionnement constitue l’emballage primaire du dispositif médical et vise à garantir sa stérilité jusqu’au moment de l’emploi. L’emballage de transport et le procédé de stérilisation ont des fonctions distinctes.

27. Un emballage laisse passer l’air et l’agent stérilisant, mais ses caractéristiques se dégradent durant le cycle. Respecte-t-il les exigences de conditionnement ?

Non, il doit aussi supporter le cycle sans altération de ses caractéristiques
Oui, si son contenu est protégé de la recontamination après le cycle
Oui, si un indicateur coloré permet de repérer le passage en stérilisation
Oui, la perméabilité suffit à satisfaire les exigences du cycle

Non, il doit aussi supporter le cycle sans altération de ses caractéristiques

Explication

Le conditionnement doit être perméable à l’air et à l’agent stérilisant, tout en supportant le processus sans altération de ses caractéristiques. La perméabilité ou la présence d’un indicateur ne compense pas une dégradation de l’emballage.

28. Un emballage protège le contenu et porte un indicateur coloré, une date de péremption et un numéro de lot. Il peut toutefois être refermé sans laisser de trace. Quelle exigence n’est pas satisfaite ?

Il doit permettre de connaître la température de stérilisation
Il doit porter un second indicateur coloré après son ouverture
Il doit être refermable afin de préserver la stérilité après prélèvement
Il ne doit pas pouvoir être refermé sans que cela se voie

Il ne doit pas pouvoir être refermé sans que cela se voie

Explication

Le conditionnement ne doit pas pouvoir être refermé sans que l’ouverture soit visible, ce qui rend détectable une manipulation. L’indicateur coloré renseigne sur le passage en stérilisation, tandis que la date et le lot assurent le repérage et la traçabilité.

29. Un fabricant met sur le marché un dispositif médical standard, qui n’est ni fabriqué sur mesure ni destiné à une investigation clinique. Quelle exigence de conformité s’applique ?

Il doit porter le marquage CE de conformité.
Il est exempté de marquage CE comme un dispositif sur mesure.
Il doit porter le marquage CE seulement après une investigation clinique.
Il doit porter le numéro d’un organisme notifié sans marquage CE.

Il doit porter le marquage CE de conformité.

Explication

À sa mise sur le marché, un dispositif médical qui n’est ni sur mesure ni destiné à une investigation clinique doit porter le marquage CE de conformité. L’exemption des dispositifs sur mesure ne s’étend pas aux dispositifs standards, et l’intervention d’un organisme notifié concerne le numéro qui accompagne le marquage.

30. Un dispositif médical présente un dysfonctionnement susceptible d’altérer ses performances. Quelle démarche et quel délai s’appliquent ?

Consigner le dysfonctionnement à l’hôpital et attendre qu’il se reproduise.
Notifier l’incident au fabricant après confirmation d’un dommage pour un patient.
Notifier l’incident à la Direction générale de la protection de la Santé publique le plus vite possible.
Transmettre le signalement à l’organisme notifié lors de la prochaine revue périodique.

Notifier l’incident à la Direction générale de la protection de la Santé publique le plus vite possible.

Explication

Les incidents liés aux dispositifs médicaux, notamment les dysfonctionnements ou les altérations de caractéristiques ou de performances, doivent être notifiés à la Direction générale de la protection de la Santé publique le plus vite possible. Attendre un dommage ou une répétition retarde la notification requise.

31. Un service doit choisir une méthode classique pour stériliser un produit dans son emballage définitif. Quelle option correspond aux méthodes décrites pour cet usage ?

Chaleur sèche à 160 °C pendant au moins 2 heures.
Acide per-acétique suivi d’une exposition aux rayons gamma.
Chaleur humide à 160 °C pendant au moins 2 heures.
Peroxyde d’hydrogène suivi d’une phase plasma.

Chaleur sèche à 160 °C pendant au moins 2 heures.

Explication

La méthode classique par chaleur sèche requiert 160 °C pendant au moins 2 heures; la chaleur humide correspond à la vapeur en autoclave. Le peroxyde d’hydrogène suivi d’une phase plasma et l’acide per-acétique sont des méthodes non décrites comme méthodes classiques dans la Pharmacopée Européenne.

32. Un établissement envisage d’utiliser du peroxyde d’hydrogène suivi d’une phase plasma et souhaite libérer les charges par contrôle paramétrique. Quelle conclusion s’applique ?

Cette méthode permet la libération paramétrique lorsqu’elle est associée à la vapeur.
Cette méthode est une méthode classique validée pour les produits emballés.
Cette méthode ne permet pas la libération paramétrique des charges.
Cette méthode permet la libération paramétrique si les paramètres sont enregistrés.

Cette méthode ne permet pas la libération paramétrique des charges.

Explication

Le peroxyde d’hydrogène suivi d’une phase plasma n’est pas décrit dans la Pharmacopée Européenne et n’est pas validé; il ne permet donc pas la libération paramétrique des charges. L’enregistrement de paramètres ne transforme pas cette méthode en procédé validé.

33. Un hôpital réorganise son service central de stérilisation. À qui doit-il confier la responsabilité légale du service ?

À un pharmacien nommément désigné
À une infirmière-chef expérimentée
À un pharmacien titulaire non désigné
À un médecin hygiéniste de l’hôpital

À un pharmacien nommément désigné

Explication

La responsabilité légale du service central de stérilisation revient à un pharmacien nommément désigné. Confier la gestion quotidienne à une infirmière confond les deux fonctions; un pharmacien non désigné ou un médecin hygiéniste ne répond pas à cette règle.

34. Une infirmière responsable consigne les résultats d’enregistrement de chaque charge d’autoclave. Pendant combien de temps doit-elle conserver le registre ?

Au moins 15 ans
Un an
Au moins 5 ans
Au moins 10 ans

Au moins 10 ans

Explication

Le registre contenant les résultats des enregistrements de chaque charge doit être conservé pendant au moins 10 ans. Les durées de 5 ou 15 ans ne correspondent pas à cette exigence, et un an reprend à tort la périodicité annuelle d’autres contrôles.

35. Lors d’un audit, quelle activité relève des obligations du pharmacien titulaire en matière de dispositifs médicaux réutilisables ?

Organiser la délivrance hospitalière des médicaments
Superviser leur stérilisation
Assurer l’entretien technique des appareils
Réaliser les contrôles bactériologiques des charges

Superviser leur stérilisation

Explication

Les obligations du pharmacien titulaire comprennent la supervision de la stérilisation des dispositifs médicaux réutilisables. L’entretien technique et les contrôles des appareils relèvent du rôle de l’infirmière responsable; la délivrance des médicaments est aussi une obligation pharmaceutique, mais ne répond pas à la situation ciblée.

36. Un indicateur biologique est utilisé pour évaluer un processus de stérilisation donné. Quel résultat est-il destiné à démontrer ?

La conformité de l’installation et de sa documentation
L’augmentation d’humidité de la charge après traitement
L’effet létal sur une population connue de micro-organismes de référence
L’absence de micro-organismes dans l’environnement du service

L’effet létal sur une population connue de micro-organismes de référence

Explication

L’indicateur biologique montre que l’effet létal est atteint sur une population connue de micro-organismes de référence pour le processus concerné. La documentation relève de la qualification d’installation, la siccité se contrôle par pesée et l’indicateur ne porte pas sur l’environnement du service.

37. Un équipement de stérilisation fait l’objet d’une validation initiale, puis d’une qualification annuelle. Combien d’essais sont prévus pour la première et combien de charges pour la seconde ?

Trois essais, puis une charge
Une charge, puis une charge
Trois essais, puis trois charges
Une charge, puis trois essais

Trois essais, puis une charge

Explication

La validation initiale prévoit trois essais, tandis que la qualification annuelle est réalisée avec une seule charge. L’inversion des nombres confond les deux opérations, et trois essais correspondent également à la PQ, pas à la qualification annuelle.

38. Un nouvel équipement vient d’être installé. Quelle opération de qualification vérifie que l’équipement, les services et la documentation sont conformes ?

La qualification opérationnelle (OQ)
La qualification de l’installation (IQ)
La qualification de performance (PQ)
La qualification annuelle

La qualification de l’installation (IQ)

Explication

L’IQ vérifie la conformité de l’équipement, des services et de la documentation lors de l’installation. L’OQ démontre le fonctionnement selon les exigences spécifiées, tandis que la PQ évalue la conformité et la reproductibilité de l’utilisation prévue.

39. Un établissement choisit une norme pour un petit stérilisateur à vapeur d’une capacité de 50 litres. Quelle norme correspond à cet équipement ?

EN 13 060 pour une capacité supérieure à 60 litres
EN 285
EN 554
EN 13 060

EN 13 060

Explication

La norme EN 13 060 s’applique aux petits stérilisateurs à vapeur de moins de 60 litres, ce qui comprend l’appareil de 50 litres. EN 285 concerne les grands stérilisateurs à vapeur et EN 554 les stérilisateurs à vapeur à usage médical.

40. Après un cycle, une charge est mouillée et son augmentation de poids dépasse la limite de siccité applicable. Quelle mesure faut-il prendre ?

La laisser sécher puis la libérer sans nouveau cycle
Consigner l’écart et la distribuer après un contrôle visuel
Répéter la pesée et la libérer si la valeur diminue
La reconditionner et lui faire subir un nouveau cycle de stérilisation

La reconditionner et lui faire subir un nouveau cycle de stérilisation

Explication

Toute charge mouillée qui dépasse les normes de siccité doit être reconditionnée et soumise à un nouveau cycle de stérilisation. Un simple séchage, une nouvelle pesée ou un contrôle visuel ne remplace pas ce retraitement.

41. Lorsqu’un agent trie des instruments souillés dans la zone sale, quels risques doit-il prendre en compte ?

Matériel potentiellement contaminé, produits caustiques ou toxiques et objets coupants
Matériel imparfaitement propre et risque infectieux, sans produits dangereux ni objets coupants
Matériel potentiellement contaminé et produits caustiques ou toxiques, sans risque lié aux objets
Brûlures au déchargement et projections de produits, sans risque lié au matériel souillé

Matériel potentiellement contaminé, produits caustiques ou toxiques et objets coupants

Explication

En zone sale, les risques comprennent le matériel souillé potentiellement contaminé, les produits caustiques ou toxiques et les objets coupants ou tranchants. Le risque de brûlure caractérise surtout le déchargement en zone stérile, tandis que les autres réponses écartent à tort une catégorie de risques propre à la zone sale.

42. Une personne doit manipuler du matériel souillé dans la zone sale. Quel équipement minimal doit-elle porter ?

Des gants et des chaussures spéciales
Des gants et un masque respiratoire
Des gants et des lunettes de protection
Des lunettes et un tablier de protection

Des gants et des lunettes de protection

Explication

En zone sale, les équipements de protection individuelle sont portés en tout temps et comprennent au minimum des gants et des lunettes. Un masque, un tablier ou des chaussures peuvent compléter la protection, mais ne remplacent pas ce minimum.

43. Un service veut réduire l’exposition chimique lors de la désinfection des endoscopes rigides. Quelle mesure correspond à une stratégie de prévention adaptée ?

Transvaser le désinfectant à la main avant chaque cycle de traitement
Autoclaver les endoscopes rigides au lieu de les désinfecter par immersion
Désinfecter les endoscopes rigides par immersion dans un bac ouvert
Informer le personnel sans changer la méthode de désinfection

Autoclaver les endoscopes rigides au lieu de les désinfecter par immersion

Explication

La prévention chimique peut réduire ou supprimer l’usage d’une substance nocive en recourant à une autre technique ; les endoscopes rigides peuvent ainsi être autoclavés plutôt que désinfectés par immersion. Les protections et l’information sont également utiles, mais ne correspondent pas à la substitution technique décrite dans la réponse correcte.

44. Un établissement réorganise son circuit après plusieurs incidents liés au transport de matériel souillé. Quelle mesure contribue directement à prévenir les accidents d’exposition au sang ?

Acheminer le matériel dans des bacs fermés après avoir retiré les lames
Acheminer le matériel dans des bacs fermés en laissant les lames en place
Enregistrer les accidents sans modifier le transport du matériel souillé
Acheminer le matériel dans des bacs ouverts après avoir retiré les lames

Acheminer le matériel dans des bacs fermés après avoir retiré les lames

Explication

La prévention des AES comprend l’acheminement sécurisé du matériel souillé dans des bacs fermés et le retrait des lames. Les bacs ouverts compromettent le confinement, l’enregistrement seul ne sécurise pas le transport, et laisser les lames en place maintient un risque de blessure.

45. Un établissement utilise les normes ISO 9000 pour structurer sa démarche qualité. Quel aspect ces normes encadrent-elles ?

La performance clinique des dispositifs
L’efficacité du procédé de stérilisation
La qualité intrinsèque des produits
Le système d’assurance qualité

Le système d’assurance qualité

Explication

Les normes ISO 9000 portent sur le système d’assurance qualité, sans garantir la qualité intrinsèque des produits. La qualité intrinsèque confond système et produit, l’efficacité de stérilisation relève d’un autre contrôle, et la performance clinique n’est pas la portée indiquée ici.

46. Un service prépare un emballage primaire pour un dispositif médical stérilisé. Quel référentiel doit-il prendre en compte pour que le conditionnement soit conforme ?

Les normes applicables au contrôle biologique de la stérilisation
EN ISO 11607-1 et -2, ainsi que les parties applicables d’EN 868-2 à -10
Les parties applicables d’EN 868-2 à -10, sans EN ISO 11607
EN ISO 9000 et EN ISO 11607-1, sans les autres parties

EN ISO 11607-1 et -2, ainsi que les parties applicables d’EN 868-2 à -10

Explication

Le conditionnement doit satisfaire à EN ISO 11607-1 et -2 ainsi qu’aux parties applicables de la série EN 868-2 à -10. Se limiter à EN 868 omet le référentiel EN ISO 11607, tandis qu’ISO 9000 concerne le système d’assurance qualité et le contrôle biologique porte sur la stérilisation.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 92 flashcards sur Stérilisation hospitalière.

Qu’est-ce qu’un dispositif médical selon sa destination ?

Un article destiné à diagnostiquer, prévenir, contrôler, traiter ou atténuer une maladie, une blessure ou un handicap, ou à étudier, remplacer ou modifier l’anatomie ou un processus physiologique.

À quelles exigences européennes un dispositif médical doit-il satisfaire ?

Aux exigences de la directive européenne 93/42/CEE.

Quelles exceptions dispensent un dispositif médical du marquage CE ?

La fabrication sur mesure ou la destination à des essais cliniques.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Stérilisation hospitalière.

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